• Le malade virtuel, par Virginie Bueno (juin 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BUENO/53095 #st

    C’est un fait : un nombre croissant d’internautes peinent à se déconnecter. Leur activité en ligne déborde peu à peu sur les autres secteurs de leur existence, au détriment de leur sociabilité, de leur travail, de leurs études. S’agit-il pour autant d’une maladie ? Le caractère pathologique du phénomène est loin de faire consensus au sein de la communauté scientifique. En 2008, l’inclusion de la dépendance à Internet dans la cinquième édition de son répertoire des maladies mentales (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM-5) a été rejetée faute d’éléments convaincants. Mais le débat se poursuit, notamment au sein de l’Organisation mondiale de la #santé (OMS), en vue de la publication en 2017 du manuel de classification internationale des maladies.

    #déconnexion


  • Bar PMU de #Sevran : la contre-enquête du Bondy Blog | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201703101815/bar-pmu-de-sevran-la-contre-enquete-du-bondy-blog

    Nathalie Bayon regrette “ces traitements journalistiques qui tapent toujours sur les mêmes”. Et de poursuivre : “J’ai habité dans un immeuble juste à côté de ce bar pendant plus de 15 ans et je n’ai jamais eu de problème, je suis très choquée. Je crois que ce qui m’a le plus marqué c’est lorsque nous avons organisé une réunion de quartier juste après la polémique et que les habitants demandaient à ce que le maire réagisse. On nous disait : ‘Mais on nous salit, on nous stigmatise, on nous dénigre, alors que c’est faux’. Cette histoire a profondément touché à la dignité des gens”.

    https://seenthis.net/messages/576965 via Kassem


  • « Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible »
    http://abonnes.lemonde.fr/pixels/article/2017/03/11/sur-internet-nous-travaillons-tous-et-la-penibilite-de-ce-travail-es
    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/11/644x322/5093122_3_5165_des-dizaines-de-millions-de-personnes_4ebde2812e3c97b305c7b8def1161ff7.jpg

    Quelles sont ces plates-formes, et comment nous font-elles travailler ?

    Il en existe quatre types. Le premier type, ce sont les plates-formes à la demande, comme Uber ou Airbnb, qui sous couvert d’une autre activité (transport, location, etc.) font de la production de données, enregistrent nos destinations, notre localisation, nos commentaires, notre réputation, nos évaluations, et qui revendent ensuite ces données.

    Du côté des chauffeurs du VTC, à lire : Uber crée « une nouvelle population de travailleurs pauvres et mal couverts »

    Le deuxième type, ce sont les plates-formes de microtravail comme Amazon Mechanical Turk, Upwork, l’application mCent… Des sites sur lesquels des millions de personnes dans le monde réalisent des tâches extrêmement simples [chercher sur Internet l’adresse d’un magasin, numériser les informations d’une carte de visite, décrire les éléments d’une image…] pour des rémunérations extrêmement faibles, de l’ordre de quelques centimes d’euros par minute.

    Le troisième type, ce sont les plates-formes de gestion de l’Internet des objets. Nos smartphones, nos montres connectées, mais aussi nos télévisions, nos ampoules ou nos thermostats connectés produisent de la donnée qui est ensuite exploitée. Nos maisons se transforment en usine à données, et cette production converge vers les immenses serveurs de Google ou d’Amazon.

    Le dernier type, enfin, ce sont les plates-formes sociales. Ecrire un post, formuler un tweet, filmer une vidéo pour la partager, mais aussi faire circuler des contenus, signaler ceux qui sont choquants ou inappropriés, c’est du travail, même s’il y a un côté jeu, un côté qui procure du plaisir.

    #digital_labor #plateformes #Antonio_Casilli

    https://seenthis.net/messages/577243 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier



  • VIH, sexparties et pupilles dilatées : pour le communisme, éhontément
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/100317/vih-sexparties-et-pupilles-dilatees-pour-le-communisme-ehontement

    Interview de Tadzio Müller par Carl Melchers, publiée le 5 janvier 2017 sur Jungle World sous le titre Die Linke muss geil sein http://jungle-world.com/artikel/2017/01/55499.html

    Tadzio Müller, responsable de la justice climatique et de l’énergie à la Fondation Rosa Luxembourg à Berlin, est impliqué de longue date dans le mouvement pour la justice climatique.

    Traduit de l’anglais par Isabelle Saint-Saëns (@isskein).

    Tadzio Müller : En devenant cadre politique à plein temps, j’ai totalement marginalisé une part très importante de moi-même, je l’ai reniée. J’étais persuadé que c’était la seule façon de fonctionner pour un activiste, au point de ne pas tenir compte de moi-même – ou du moins de certains aspects de moi-même – ce qui a généré d’absurdes pathologies. J’ai complètement séparé de mon activité politique mon côté cuir-queer-sexuel-lubrique, et je me suis senti complètement marginalisé dans une gauche radicale pour laquelle, sans trop d’exagération, les corps n’existent tout simplement pas.

    Pouvez-vous en dire plus ?

    Dans la gauche allemande nous avons tendance à nous méfier du corps, vu la façon dont les Nazis l’ont sollicité et mobilisé. À gauche, nombreux sont ceux dont le schéma conceptuel est influencé, consciemment ou inconsciemment, par l’École de Francfort. Ils en viennent à penser que l’émancipation doit venir de la tête, de la rationalité. Il en résulte que le champ politique des corps et des affects – sur lequel il y a une sorte de tabou dans la gauche allemande, qui le considère souvent comme un frein à l’émancipation – est abandonné à « l’autre bord ».

    Mais une part importante de la gauche allemande n’est-elle pas justement obnubilée par les émotions, les identités et la création des « espaces safe »[4] ?

    Il est vrai que certains débats dans les universités sur les « espaces safe » et les terminologies politiquement acceptables ont pu involontairement créer des incompréhensions, voire provoquer des sentiments d’exclusion, au point de sembler parfois prêter le flanc à des accusations de sectarisme. La gauche ne devrait pas faire peur. La gauche doit être cool ! Nos pratiques politiques doivent absolument accorder une place beaucoup plus centrale à la question des corps et des affects. Si je me bats contre le changement climatique ce n’est pas seulement parce que c’est pour moi la plus importante question de justice à laquelle nous ayons jamais été confrontés ; c’est aussi parce que je veux contribuer à élaborer une façon de faire de la politique où quand on se bat pour une cause juste on se marre et c’est sexy. Bien sûr il faut continuer à ancrer notre pensée politique dans la raison, le débat sur le changement climatique se fonde nécessairement sur l’affirmation de vérités factuelles, de manière on ne peut plus classique.

    Qu’entendez-vous par « affects » ?

    Il y a un excès de rationalisme dans la gauche allemande. L’idée de honte est, pour moi, centrale dans ce débat – comme l’a bien montré Didier Eribon dans Retour à Reims. La honte est un de ces mots dont la gauche allemande ne sait pas vraiment quoi faire.

    Quel rôle la honte joue-t-elle dans votre vie ?

    Un rôle important, malheureusement, car il y a toujours quelque chose dont j’ai honte. J’ai honte d’avoir baisé avec des mecs en cachette de ma copine pendant sept ans et demi. J’ai honte d’avoir parfois des marques dans le dos, après un week-end où je me suis fait fouetter ; et ces jours-là, j’évite de faire du sport. Ou j’ai honte de m’écrouler pendant une réunion le lundi parce que j’ai passé tout le week-end à gober sans dormir. Et, il n’y a pas si longtemps, j’avais honte d’être séropositif. Quand je mesure à quel point la honte structure mes actes… et quelle incroyable sensation provoque l’énergie libérée, quand on arrive enfin à s’en débarrasser…

    #militer #émotions #rationalité #politique

    https://seenthis.net/messages/577509 via tbn


  • #Emmanuel_Macron, la politique par les #algorithmes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/041016/emmanuel-macron-la-politique-par-les-algorithmes

    12 juillet 2016. Emmanuel Macron lance son mouvement à la Mutualité. Emmanuel Macron présente ce mardi son « diagnostic » de la #France, résultat d’un sondage grandeur nature dont les résultats ont été retraités au moyen d’algorithmes utilisés en #marketing. Inédite en politique, la démarche pose bien des questions.

    #En_marche


  • CC Search. Nouveau moteur de recherche d’images libres – Les Outils Tice
    https://outilstice.com/2017/02/cc-search-nouveau-moteur-de-recherche-dimages-libres
    https://i1.wp.com/outilstice.com/wp-content/uploads/2017/02/school.jpg?resize=768%2C395&ssl=1

    Un moteur de recherche qui va vous permettre de découvrir des milliers d’œuvres pouvant être copiées, distribuées, modifiées, remixées ou encore adaptées tout en respectant les lois sur le droit d’auteur.

    CCsearch est encore en phase de test, mais se présente déjà commeun outil très convaincant qui ne demande qu’à grandir. Pour le moment CCsearch va dénicher ses images dans les collections du Rijksmuseum, la bibliothèque publique de New York, le Metropolitan ou encore des services comme Flickr ou 500px. En tout ce sont près de 10 millions d’images qui y sont référencées.

    #images #libre #CC

    https://seenthis.net/messages/576761 via Fil



  • Réactions, mode d’emploi (LeMonde.fr)
    http://lemonde.fr/m-perso/article/2017/03/03/les-commentateurs-du-web-a-confesse_5088871_4497916.html

    La règle

    – Trois réactions pas plus

    Le Monde autorise trois réactions de 500 signes par compte d’abonné derrière chaque article. Cette limitation a été choisie notamment pour bien distinguer les réactions d’une agora philosophique ou d’un bistrot des sports. C’est un espace pour réagir à un article, non pour ouvrir un interminable débat sur un sujet.

    – Pas de propos injurieux

    La charte du Monde interdit les propos injurieux et les réactions sont donc relues par une équipe spécialisée. « Les modérateurs suppriment les messages qu’ils jugent hors sujet, diffamants, insultants, ou s’attaquant de manière violente et injustifiée au travail de notre rédaction ou à d’autres membres », précise la charte. Sur les 657 693 commentaires traités en 2016 sur lemonde.fr, 85 112 (12,9 %) ont été rejetés. Sur la page Facebook principale du Monde, 3 165 386 messages ont été gérés et 592 190 (18,7 %) refusés.

    La pratique

    – Le morcellement

    Certains habitués font de la stratégie. Ils attendent le moment où la discussion est la plus active pour intervenir. Les écureuils gardent toujours une réaction en réserve, pour être certain d’avoir le dernier mot… D’autres, frustrés des 500 signes impartis, morcellent leur réponse dans deux ou trois messages à suivre.

    Il y a une faille dans le système : un bug informatique difficile à régler permet aux contributeurs inscrits avant 2012 de réagir aux réactions des autres, et ce de manière quasi infinie. De nombreux habitués usent et abusent de ce biais du système, créant ainsi des conversations parallèles à l’intérieur d’une réaction dite « racine ». S’ensuivent parfois des échanges à deux interminables et fastidieux entre vieux de la vieille. Ils encombrent l’espace et finissent par agacer les autres, frustrés de n’avoir que leur trois munitions en soute. Jusqu’à ce qu’un modérateur coupe court.

    – L’édulcorant

    Les contributeurs ont en commun d’estimer qu’on laisse dire n’importe quoi… aux autres. Seuls eux sont censurés injustement tandis que le laxisme règne partout. Leur remarquable contribution est stoppée quand ailleurs c’est la cour d’école. L’abonné débouté envoie alors un courriel hurlant aux ciseaux d’Anastasie, au déni démocratique. Il a une haute idée de sa liberté. Les habitués réessayent en édulcorant la première version ou en la postant à une autre heure, espérant que la vigilance sera moindre. Parfois un mail refusé peut être repêché : le contributeur proteste alors que sa réaction est en fait en ligne. Quand la modération tarde, le contributeur impatient renvoie sa réaction qui peut ainsi apparaître deux fois.

    #modération #commentaires #cm

    https://seenthis.net/messages/576593 via tbn


  • AudioSet
    https://research.google.com/audioset

    AudioSet consists of an expanding ontology of 632 audio event classes and a collection of 2,084,320 human-labeled 10-second sound clips drawn from YouTube videos. The ontology is specified as a hierarchical graph of event categories, covering a wide range of human and animal sounds, musical instruments and genres, and common everyday environmental sounds.

    By releasing AudioSet, we hope to provide a common, realistic-scale evaluation task for audio event detection, as well as a starting point for a comprehensive vocabulary of sound events.

    #sons #dataset #vocabulaire pour le #machine_learning mais aussi pourquoi pas pour la #radio
    ping @intempestive @supergeante @thibnton @lucile

    (via @archiloque )

    https://seenthis.net/messages/576143 via Fil


  • Vault 7: CIA Hacking Tools Revealed
    https://wikileaks.org/ciav7p1

    Today, Tuesday 7 March 2017, WikiLeaks begins its new series of leaks on the U.S. Central Intelligence Agency. Code-named “Vault 7” by WikiLeaks, it is the largest ever publication of confidential documents on the agency.

    The first full part of the series, “Year Zero”, comprises 8,761 documents and files from an isolated, high-security network situated inside the CIA’s Center for Cyber Intelligence in Langley, Virgina. It follows an introductory disclosure last month of CIA targeting French political parties and candidates in the lead up to the 2012 presidential election.

    Recently, the CIA lost control of the majority of its hacking arsenal including malware, viruses, trojans, weaponized “zero day” exploits, malware remote control systems and associated documentation. This extraordinary collection, which amounts to more than several hundred million lines of code, gives its possessor the entire hacking capacity of the CIA. The archive appears to have been circulated among former U.S. government hackers and contractors in an unauthorized manner, one of whom has provided WikiLeaks with portions of the archive.

    “Year Zero” introduces the scope and direction of the CIA’s global covert hacking program, its malware arsenal and dozens of “zero day” weaponized exploits against a wide range of U.S. and European company products, include Apple’s iPhone, Google’s Android and Microsoft’s Windows and even Samsung TVs, which are turned into covert microphones.

    Since 2001 the CIA has gained political and budgetary preeminence over the U.S. National Security Agency (NSA). The CIA found itself building not just its now infamous drone fleet, but a very different type of covert, globe-spanning force — its own substantial fleet of hackers. The agency’s hacking division freed it from having to disclose its often controversial operations to the NSA (its primary bureaucratic rival) in order to draw on the NSA’s hacking capacities.

    https://seenthis.net/messages/576008 via Nidal


  • L’abstention : « Il va falloir que je pense à gouverner, un de ces jours »
    http://www.regards.fr/web/article/l-abstention-il-va-falloir-que-je-pense-a-gouverner-un-de-ces-jours
    https://pbs.twimg.com/media/C6EUPk0WgAEMXJm.jpg

    C’est la grande inconnue d’une présidentielle dont elle devrait encore sortir gagnante… ou dont elle peut désigner le vainqueur. Qui est-elle, quelle est son analyse de la situation politique ? Confidences exclusives.

    « On me reproche de faire le jeu de Marine Le Pen, mais qui ne le fait pas, aujourd’hui ? »

    Macron vous inquiète ?

    Un peu, je l’admets. Il est tellement creux, avec ce discours d’étudiant en école de commerce exalté, qu’au départ je n’ai pas vu le danger. Pourtant, chez moi on entend souvent « Élections, piège à cons ! », cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Il ne faut pas s’étonner que la politique-marketing favorise le produit le mieux emballé. L’avantage de parler comme une publicité, c’est qu’on touche un vaste public. Et Macron, c’est une bonne marque. Moi, ma nature, c’est plutôt "No logo". Il séduit les indécis, mais j’ai bon espoir de les récupérer à l’arrivée...

    https://seenthis.net/messages/575118 via marielle


  • Donald Trump et la Silicon Valley, «c’est compliqué» | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060317/donald-trump-et-la-silicon-valley-c-est-complique?onglet=full
    https://static.mediapart.fr/files/2017/03/05/thieltrump.jpg

    Lorsque l’homme d’affaires a affiché son soutien à Donald Trump, beaucoup s’attendaient à ce que Mark Zuckerberg rompe tout lien avec lui, ne serait-ce que pour une question d’image. Il n’en a rien été. Au mois d’octobre dernier, peu après la polémique de Y Combinator, le site Hacker News a révélé une note interne envoyée par le PDG de Facebook pour justifier le maintien de Peter Thiel. « Nous ne pouvons pas créer une culture qui prétend se préoccuper de la diversité et qui exclut près de la moitié du pays parce qu’il soutient un candidat politique », expliquait Mark Zuckerberg à ses salariés.

    Le cas de Peter Thiel n’est pas le seul événement à avoir fait débat au sein de Facebook durant la campagne présidentielle. Un vent de rébellion a même soufflé l’année dernière après la diffusion sur le réseau social de plusieurs posts de Donald Trump ayant choqué de nombreux salariés. Un message notamment, datant du 7 décembre 2015 et dans lequel le candidat républicain s’engageait à « empêcher l’immigration musulmane », a mis le feu aux poudres. Dans ce texte, depuis modifié, le futur président américain détaillait son fameux projet de « muslim ban » dans une version encore plus radicale que la mesure finalement adoptée. Donald Trump ne limitait pas, à l’époque, l’interdiction d’entrée sur le territoire aux ressortissants de pays « suspectés de terrorisme » mais tout simplement à l’ensemble des musulmans, quelle que soit leur origine.

    Ce « post » a été massivement signalé aux services de modération de Facebook où un débat interne s’est engagé, raconte le Wall Street Journal. Sur le service de messagerie instantanée, des employés ont plaidé pour une suppression du texte, en raison des violations évidentes des règles de bonne conduite du réseau social. Ce sont leurs supérieurs qui leur auraient donné l’ordre de ne pas le supprimer. La directrice « du management de la politique globale » de Facebook, Monika Bickert, aurait même justifié cette décision dans un mémo interne expliquant que le réseau social se devait de rester neutre durant la campagne.

    Malgré des demandes de ses salariés, Mark Zuckerberg a décidé, au mois de décembre 2015, que les posts de Donald Trump ne seraient pas censurés. Cette décision personnelle du fondateur de Facebook avait ouvert une véritable crise au sein de la société, raconte le Wall Street Journal.

    En dehors de l’aide active de Peter Thiel, et de celle plus passive de Mark Zuckerberg, Donald Trump a pu compter durant la campagne sur d’autres soutiens qui, le plus souvent, ont tout fait pour rester discrets. Le 23 septembre, le site Daily Beast a révélé l’activisme pro-Trump de Palmer Luckey, le fondateur de la société de réalité virtuelle Oculus Rift, revendue à Facebook en 2014 pour 2 milliards de dollars. Le jeune multimillionnaire de 24 ans a donné quelques milliers de dollars à une organisation baptisée Nimble America ayant pour objectif affiché de mettre en ligne des détournements, des « mèmes », des blagues sur Hillary Clinton et de les faire circuler. Palmer Luckey a lui-même mis la main à la pâte via un compte, « NimbleRichMan », ouvert pour lui sur le réseau social Reddit.

    Les entreprises du numérique ont à la fois trop à gagner à travailler avec l’administration Trump, et trop à perdre à s’y opposer. Outre les avantages que peuvent espérer les entreprises d’un président ultralibéral, elles peuvent également craindre les éventuelles conséquences d’une opposition frontale. Même aux États-Unis, le pouvoir exécutif dispose de pouvoirs économiques non négligeables, désormais entre les mains d’un milliardaire aux méthodes souvent brutales. Durant la campagne, Donald Trump avait ainsi menacé le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, de « problèmes » en raison du « monopoly » que constituerait son entreprise et de son organisation fiscale.

    L’un des premiers à avoir ouvertement brisé le tabou depuis l’élection est Gary Shapiro, président de l’influente Consumer Technology Association (CTA), une entité cumulant à la fois les fonctions de syndicat professionnel pour l’industrie électronique grand public, lobby pour la diffusion des nouvelles technologies et organisme de standarisation. C’est elle notamment qui organise, chaque année à Las Vegas, le Consumer Electronics Show, la grand-messe du high-tech.

    J’aime beaucoup celle-là :

    Comme le résumait Gary Shapiro, la question qui se pose aujourd’hui aux patrons de la Silicon Valley est celle-ci : « Êtes-vous plus préoccupés par ce que le président Trump peut faire avec un tweet ou êtes-vous plus préoccupés par ce que peuvent faire vos clients ? »

    Entre digital labor et salariat hyper-qualifié

    La mobilisation des salariés est révélatrice du pouvoir que ces derniers détiennent au sein de certaines entreprises du high-tech. Celles-ci ont en effet réussi à réunir certains des meilleurs informaticiens, mathématiciens ou développeurs du monde, en leur faisant miroiter des conditions de travail idylliques, mais également des valeurs telles que l’ouverture d’esprit, la méritocratie, une responsabilité sociale… Aujourd’hui, c’est cette ressource humaine qui constitue la réelle richesse des sociétés de la Silicon Valley. Le site Wired rappelle par exemple qu’un employé de Facebook génère en moyenne 1,9 million de dollars par an, pour une compensation moyenne de 150 000 dollars. « Le retour sur investissement d’un employé est plus haut que le trafic de drogue », commentait un spécialiste des ressources humaines de l’université de San Francisco, John Sullivan. « Dans la Silicon Valley, la pression sur les entreprises pour qu’elles agissent à 100 % politiquement correct est constante et puissante », poursuivait-il. « Le taux de turnover est déjà tellement haut dans des sociétés comme Google, qu’il serait absurde de faire quoi que ce soit qui mette en colère ne serait-ce qu’une petite portion de votre force de travail. »

    #Silicon_Valley #Trump #politique

    https://seenthis.net/messages/575727 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • The Militarization of Space, So Far
    https://www.opencanada.org/features/the-militarization-of-space-so-far

    Last week, the Canadian Forces launched their first satellite into orbit, joining a growing list of militaries with space-based capabilities. Paul Meyer wrote about the push to keep space weapon free here. The graphic below considers the current state of militarization in space.

    http://thumbnails-visually.netdna-ssl.com/the-militarization-of-space_51360f17485d8.png

    #espace #satellites #militarisation #cartographie

    via @louca et après des recherches de la vraie source

    https://seenthis.net/messages/575520 via Fil


  • Breaking News - Les musiques de l’info
    https://www.franceinter.fr/emissions/pop-co/pop-co-06-mars-2017
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15361-06.03.2017-ITEMA_21250638-2.mp3

    Le 27 février était lancée CNews, qui succède à I-Télé. Pour l’occasion, en direct d’Aubusson, ’Pop & Co’ est dédié à la #musique des chaînes d’#information en continu.

    #audiovisuel cc @booz

    https://seenthis.net/messages/575515 via tbn


  • La horde d’or. Italie 1968-1977 | Editions de l’éclat
    http://www.lyber-eclat.net/livres/la-horde-dor

    Livre d’histoires et d’analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue « transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés.

    https://seenthis.net/messages/562129 via gwyneth bison


  • The CIA Reads French Theory: On the Intellectual Labor of Dismantling the Cultural Left
    http://thephilosophicalsalon.com/the-cia-reads-french-theory-on-the-intellectual-labor-of-dism

    For in an intriguing research paper written in 1985, and recently released with minor redactions through the Freedom of Information Act, the CIA reveals that its operatives have been studying the complex, international trend-setting French theory affiliated with the names of Michel Foucault, Jacques Lacan and Roland Barthes.

    The image of American spies gathering in Parisian cafés to assiduously study and compare notes on the high priests of the French intelligentsia might shock those who presume this group of intellectuals to be luminaries whose otherworldly sophistication could never be caught in such a vulgar dragnet, or who assume them to be, on the contrary, charlatan peddlers of incomprehensible rhetoric with little or no impact on the real world. However, it should come as no surprise to those familiar with the CIA’s longstanding and ongoing investment in a global cultural war, including support for its most avant-garde forms, which has been well documented by researchers like Frances Stonor Saunders, Giles Scott-Smith, Hugh Wilford (and I have made my own contribution in Radical History & the Politics of Art).

    Le document de la CIA en question:
    https://www.cia.gov/library/readingroom/docs/CIA-RDP86S00588R000300380001-5.PDF

    https://seenthis.net/messages/575282 via Nidal


  • Des intelligences artificielles au milieu des conversations numériques

    Facebook algorithms ’will identify terrorists’
    http://www.bbc.com/news/technology-38992657

    Facebook founder Mark Zuckerberg has outlined a plan to let artificial intelligence (AI) software review content posted on the social network.
    In a letter describing the plan, he said algorithms would eventually be able to spot terrorism, violence, bullying and even prevent suicide.

    He admitted Facebook had previously made mistakes in the content it had removed from the website.

    But he said it would take years for the necessary algorithms to be developed.

    The announcement has been welcomed by an internet safety charity, which had previously been critical of the way the social network had handled posts depicting extreme violence.
    Errors

    In his 5,500-word letter discussing the future of Facebook, Mr Zuckerberg said it was impossible to review the billions of posts and messages that appeared on the platform every day.

    “The complexity of the issues we’ve seen has outstripped our existing processes for governing the community,” he said.

    He highlighted the removal of videos related to the Black Lives Matter movement and the historical napalm girl photograph from Vietnam as “errors” in the existing process.

    Facebook was also criticised in 2014, following reports that one of the killers of Fusilier Lee Rigby spoke online about murdering a soldier, months before the attack.

    "We are researching systems that can read text and look at photos and videos to understand if anything dangerous may be happening.

    “This is still very early in development, but we have started to have it look at some content, and it already generates about one third of all reports to the team that reviews content.”

    “Right now, we’re starting to explore ways to use AI to tell the difference between news stories about terrorism and actual terrorist propaganda.”

    Mr Zuckerberg said his ultimate aim was to allow people to post largely whatever they liked, within the law, with algorithms detecting what had been uploaded.

    Users would then be able to filter their news feed to remove the types of post they did not want to see.

    “Where is your line on nudity? On violence? On graphic content? On profanity? What you decide will be your personal settings,” he explained.

    "For those who don’t make a decision, the default will be whatever the majority of people in your region selected, like a referendum.

    "It’s worth noting that major advances in AI are required to understand text, photos and videos to judge whether they contain hate speech, graphic violence, sexually explicit content, and more.

    “At our current pace of research, we hope to begin handling some of these cases in 2017, but others will not be possible for many years.”

    The plan was welcomed by the Family Online Safety Institute, a member of Facebook’s own safety advisory board. The charity had previously criticised the social network for allowing beheading videos to be seen without any warning on its site.

    “This letter further demonstrates that Facebook has been responsive to concerns and is working hard to prevent and respond to abuse and inappropriate material on the platform,” said Jennifer Hanley, Fosi’s vice president of legal and policy.

    “I also really like the ability for users to customise their own experiences with these developments. It’s important to give users power over their online experiences, and additional tools and controls will be helpful.”

    Read Kamal Ahmed’s interview with Mark Zuckerberg

    « On y arrive : les algos justiciers », commente @arouvroy.

    Et puis aussi #Jigsaw :

    #Modération des #commentaires : Google propose un coup de pouce de l’intelligence artificielle
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/02/23/moderation-des-commentaires-google-propose-un-coup-de-pouce-de-l-intelligenc

    Les messages agressifs et haineux pullulent en ligne, et polluent, entre autres, les fils de commentaires de nombreux sites. Jigsaw, une organisation appartenant à Google et dont le but affiché est de « rendre le monde plus sûr grâce aux technologies », devait annoncer jeudi 23 février la mise à disposition de tous en open source d’une technologie censée aider à assainir les fils de discussion.

    Perspective, c’est son nom, a été testée plusieurs mois sur le site du New York Times. Il s’agit d’une technologie d’intelligence artificielle, ou plus précisément de #machine_learning (apprentissage des machines), capable d’évaluer, sur une note de 1 à 100, le degré de « toxicité » d’un commentaire. Pour y parvenir, elle a analysé des millions de commentaires du New York Times – mais aussi de Wikipédia – et scruté la façon dont ils étaient traités par l’équipe de modération du site. Le programme a ainsi appris à repérer les commentaires problématiques, en se basant sur l’expérience des humains qui l’ont précédé à cette tâche.

    Cet outil permet donc d’évaluer un commentaire bien plus rapidement qu’un humain – et pour un coût bien moindre. Mais n’a pas pour autant vocation à remplacer les modérateurs. Et pour cause : « Cette technologie est loin d’être parfaite », reconnaît volontiers Jared Cohen, le fondateur de Jigsaw, soulignant qu’il ne s’agit que « des premiers pas » de ce programme : « Plus l’outil sera utilisé, plus il s’améliorera. »

    Les sites peuvent d’ailleurs l’utiliser comme bon leur semble : ils peuvent par exemple faire en sorte que les commentaires repérés comme étant les plus problématiques soient envoyés en priorité aux modérateurs humains. Ils peuvent aussi donner la possibilité aux internautes de classer les commentaires en fonction de leur degré de « toxicité ». Ou pourquoi pas, propose Jigsaw, afficher un message au commentateur lui-même, au moment où il s’apprête à publier un message détecté comme violent ? Avec cette dernière méthode, « il est possible de réduire ce genre de discours de façon impressionnante », assure Jared Cohen, en référence à une expérimentation du même type menée par Riot Games, l’éditeur du jeu vidéo très populaire « League of Legends ».

    Jigsaw espère ainsi permettre à ces sites « d’héberger des conversations de meilleure qualité », explique Jared Cohen, mais aussi de créer un environnement plus sain pour faire revenir les personnes n’osant plus participer aux discussions. Outre le New York Times, plusieurs médias comme le Guardian ou The Economist se sont montrés intéressés. Pour l’instant, la technologie fonctionne en anglais, mais sera bientôt accessible dans d’autres langues.

    Et puis donc #silicon_army #terrorisme #surveillance #répression

    https://seenthis.net/messages/575399 via tbn


  • How to Understand Extreme Numbers - Facts So Romantic
    http://nautil.us/blog/how-to-understand-extreme-numbers

    http://static.nautil.us/11654_459f9394f0bcd67a08a322b56db20dd3.jpg

    The late statistics wizard Hans Rosling, who died this month at age 68, brought at least 10 toilet paper rolls to some of his beloved presentations. He would stack them into a tower on a table, each roll representing one billion people. In a 2012 talk at the Skoll World Forum, he used the rolls to show how, as the number of children in the world—2 billion—holds steady, the global population will rise from 7 billion to the (also indefinitely stable) figure of about 10 billion. “We are debating peak oil,” he remarked, “but we know that we have reached peak child.” With his whimsical props and other colorful visualizations, Rosling was renowned as a translator between large, almost unfathomable numbers and the language of everyday experience. He understood that most of us need visualizations (...)

    https://seenthis.net/messages/570930 via nautilus [RSS]


  • « La guerre est une force qui nous octroie du sens », de Chris Hedges (Actes sud) — Par Sébastien Lapaque
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/LAPAQUE/56945
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/la_guerre_est_une_force_qui_nous_octroie_du_sens.jpg

    Il y a ceux qui prétendent faire la guerre sans l’aimer… et ceux qui ne l’aiment plus après l’avoir faite. Engagé sur le théâtre des opérations au Salvador, au Koweït, dans l’ancienne Yougoslavie, en Algérie et en Afghanistan, l’écrivain et reporter américain Chris Hedges ne portait pas d’armes. Cela ne l’a pas empêché de voir la mort de près et de revenir de ces campagnes avec une conviction énoncée dans ce livre publié aux États-Unis en 2002 et traduit aujourd’hui par Nancy Huston : « Pour servir la cause de la guerre, on démantèle notre univers moral. Et, une fois démantelé, il est presque impossible de le reconstituer. » Son plaidoyer pour la paix ne rejette pas la raison — et notamment l’ultima ratio regum dont parlaient les Anciens — ni ne met en question la nécessité de défendre ses amis contre ses ennemis. Cela ne l’empêche pas d’observer avec effroi que la guerre, aujourd’hui comme hier, peut faire office de stimulant destiné à « divertir une société au bord de la faillite ». Courageux et surprenant.

    Chris Hedges : «  La démocratie américaine n’est plus qu’une façade  »
    http://lemonde.fr/international/article/2017/01/03/chris-hedges-la-democratie-americaine-n-est-plus-qu-une-facade_5056866_3210.

    Par rapport à la guerre du Vietnam, comment la société américaine vit-elle la guerre en cours ?

    Le conflit au Vietnam était contenu là-bas, alors que celui qui est en cours se traduit par des actes de terrorisme sur le sol américain ou européen. L’autre différence, c’est qu’il n’y a plus de service militaire ni de conscription. La guerre actuelle est menée par les pauvres. Seule une assez petite partie de la population est touchée, contrairement à l’époque du Vietnam. Les gens n’ont pas vu leurs enfants partir ou leurs impôts augmenter. Il n’y a pas d’effet majeur, les Américains peuvent faire comme si la guerre n’existait pas. La preuve, c’est que la presse ne la couvre presque plus, et pas seulement pour des raisons économiques.

    (…)

    Trump va-t-il inaugurer une ère de repli sur soi et d’isolationnisme ?

    C’est ce qu’il dit, mais on verra. C’est le problème des empires : ils s’étendent au-delà de leurs capacités et finissent par s’écrouler de l’intérieur. Traversez les Etats-Unis : c’est une épave, une ruine. Allez à Cleveland, quittez le centre-ville, c’est le tiers-monde ! Pour survivre, l’empire doit alors rapatrier sur le territoire national ses forces répressives : notre police se militarise, s’équipe de drones, use de la force létale sans discernement. Nous déclinons, comme Rome, qui ne parvenait plus à mobiliser ses citoyens pour se défendre et a dû, à la fin de la république, faire appel à des mercenaires qui ont fini par désigner un empereur. Nous avons la même élite gouvernante corrompue et dévoyée. Notre démocratie n’est plus qu’une façade.

    via @opironet #conflit #guerre #États-Unis

    https://seenthis.net/messages/575402 via tbn


  • Annotation is now a web standard – Hypothesis

    https://hypothes.is/blog/annotation-is-now-a-web-standard

    The W3C architecture provides for a model where annotations live separately from documents and are reunited and reanchored in real-time whenever the relevant document is present.

    https://www.w3.org/annotation/diagrams/annotation-architecture.svg

    Nick Stenning, whose open source, AnnotatorJS, became the most widely adopted early implementation of a client server annotation architecture.

    http://annotatorjs.org

    #web_annotations

    https://seenthis.net/messages/574967 via b_b


  • Pour une orgie universelle d’existence (Marcela Iacub, 10 février 2017)
    http://www.liberation.fr/debats/2017/02/10/pour-une-orgie-universelle-d-existence_1547694

    (…) Parmi les solutions que l’on peut envisager, il y en a une qui devrait séduire tous ceux qui ont une âme « socialiste », ou tout simplement « sociale ». Il s’agirait d’organiser des rencontres collectives entre ceux et celles qui auront obtenu une carte de démuni sexuel. Ces personnes viendraient déguisées afin de préserver leur anonymat. Ce déguisement permettrait également de cacher ce qu’elles considèrent comme des défauts physiques, et qui sont pour elles source de complexes. Une fois sur place, elles se livreraient avec un ou plusieurs démunis de leur choix à des étreintes sexuelles. Personne ne sortirait de ces endroits sans en avoir profité, sauf si on décide de s’abstenir. Il y aurait un devoir de la part de tous les démunis qui y ont trouvé du plaisir à en donner en retour à ceux et à celles qui n’ont pas eu cette chance. Rien à voir donc avec la prostitution.

    Loin d’abriter une #sexualité au rabais comme on pourrait le soupçonner, ces rencontres permettraient au contraire le développement d’une sexualité des plus sophistiquées. Le fait de se déguiser désinhiberait les corps et laisserait toute leur place aux fantasmes, comme dans un rêve éveillé. Et qui sait ? Ces rencontres anonymes pourraient se poursuivre sans masques et en pleine lumière. Ou pas. C’est cela au fond le plus intéressant. Car le principe de ces orgies pour démunis implique de séparer le sexuel des relations affectives, alors que les politiques d’aujourd’hui cherchent à tout prix à les souder. Elles font semblant d’ignorer que c’est cette articulation forcée qui gâche l’une et les autres.

    Si notre société faisait la promotion de ces rencontres purement sexuelles, les relations affectives ne se fonderaient pas sur des désirs physiques insatisfaits. Ces orgies rendraient au fond un grand hommage à l’amour : déconnectées de toute sexualité, les relations amoureuses seraient plus stables et heureuses. La mise en place de ces orgies pour démunis pourrait se généraliser à tous les membres de la société. Une fois par semaine, chaque individu, qu’il soit célibataire ou qu’il vive en couple, se rendrait seul à une orgie anonyme avec le même naturel que l’on se rend dans une salle de sport ou chez le coiffeur. Pour éviter des pressions de l’entourage, s’y rendre serait obligatoire même si l’on refuse d’y faire quoi que ce soit. Bien évidemment, l’accès serait gratuit : la collectivité pourvoit un service aux citoyens en vue d’améliorer les relations humaines, condition indispensable pour l’existence d’une société heureuse.

    Seulement alors on pourra accuser la prostitution d’être un vil commerce et comparer cette activité au marché noir en temps de famine. Et, loin d’être perçues comme exploitées, on pourra dire des personnes qui la pratiquent qu’elles tirent les profits amers de notre misère sexuelle.

    https://seenthis.net/messages/575395 via tbn



  • This Picture Has No Red Pixels—So Why Do The Strawberries Still Look Red? - Motherboard
    https://motherboard.vice.com/en_us/article/this-picture-has-no-red-pixelsso-why-do-the-strawberries-still-loo
    https://video-images.vice.com/articles/58b5abca06c21a61f490eb34/lede/1488301021909-strabs.jpeg

    Since all this #color_contamination from light sources isn’t really useful (it would be super confusing if a ripe banana looked yellow in the morning but green at midday, for example), our brains have evolved to color correct. It allows the colors we see to look the same no matter the lighting.

    “In this picture, someone has very cleverly manipulated the image so that the objects you’re looking at are reflecting what would otherwise be achromatic or grayscale, but the light source that your brain interprets to be on the scene has got this blueish component,” Conway told me. “You brain says, ’the light source that I’m viewing these strawberries under has some blue component to it, so I’m going to subtract that automatically from every pixel.’ And when you take grey pixels and subtract out this blue bias, you end up with red.”

    #couleur #illusion

    https://seenthis.net/messages/574093 via baroug