• « Nous n’avons pas de dogme : qu’il s’agisse de designers, de stylistes ou d’activistes, nous cherchons des gens dont le point de vue nous excite. », dixit Shane Smith de #Vice, qui, après #Vice_News, va s’implanter en France (vise 52 pays au total)
    http://www.telerama.fr/medias/shane-smith-vice-nous-flirtons-avec-la-france-depuis-un-moment-il-est-temps

    C’est quoi ta ligne éditoriale ? L’excitation.

    L’élection de Donald Trump va-t-elle influencer la façon dont vous envisagez le développement éditorial de votre média ?

    S.S. : C’est une mauvaise nouvelle pour le monde, mais c’est une bonne nouvelle pour nous. Ça nous permet de revenir à nos origines punk et do-it-yourself [Des centaines de millions de dollars plus tard, lolz]. Ça me rappelle l’élection de Reagan. J’étais ado, et personne ne voulait y croire. Puis on a assisté à la naissance d’un mouvement punk massif, avec les Dead Kennedys et plein d’autres groupes. Pendant la campagne, Vice News a surpassé Vice pour la première fois. Ça nous a montré l’appétit des jeunes pour l’#information, et c’est un avant-goût de ce qui se prépare. Nous avons une mission, c’est une sorte de phase pré-révolutionnaire où la génération d’avant joue son dernier morceau.

    https://seenthis.net/messages/543380 via tbn


  • Au-delà du #capitalisme_cognitif : subsomption, imprinting et exploitation de la subjectivité
    http://revueperiode.net/au-dela-du-capitalisme-cognitif-subsomption-imprinting-et-exploitation

    Face à la multiplication des emplois précaires, il est devenu presque banal de diagnostiquer la crise de l’institution salariale et des formes de revendications qui y sont attachées. De même, on a souvent souligné le fait que l’accumulation capitaliste dépendait dorénavant de la mobilisation des capacités à réfléchir, à imaginer et à communiquer qui font le cœur même de la subjectivité. Pourtant, ces deux caractéristiques du capitalisme contemporain sont rarement étudiées dans leur interdépendance. Pour pallier à cette insuffisance, expliquent ici Federico Chicchi, Emanuele Leonardi et Stefano Lucarelli dans un dialogue serré avec le post-opéraïsme, il faut poser à nouveaux frais la question centrale de l’exploitation. S’appuyant à la fois sur l’analyse marxienne de la subsomption du travail au capital et sur (...)

    #Uncategorized #welfare

    https://seenthis.net/messages/543065 via Revue période


  • Les techniques secrètes pour contrôler les #forums et l’opinion publique | Korben
    http://korben.info/techniques-secretes-controler-forums-opinion-publique.html

    Techniques pour manipuler les forums sur Internet

    Il existe plusieurs techniques dédiées au contrôle et à la manipulation d’un forum sur internet, peu importe le contenu ou les personnes qui sont dessus. Nous allons voir chaque technique et démontrer qu’un nombre minimum d’étapes suffit pour prendre efficacement le contrôle d’un « forum incontrôlable. »

    Technique #1 – « FORUM SLIDING »

    Technique #2 – « CONSENSUS CRACKING »

    Technique #3 – « TOPIC DILUTION »

    Technique #4 – « COLLECTE D’INFORMATION »

    Technique #5 – « TROLLING ÉNERVÉ »

    Technique #6 – « ACQUÉRIR LE CONTRÔLE TOTAL »

    bref on dirait bien que la #CIA a lu uZine
    http://www.uzine.net/article1032.html

    https://seenthis.net/messages/80969 via Fil



  • Arrêtez avec les sondages, dit danah boyd chez @hlc
    http://cfeditions.com/boyd/9novembre/sondages

    Il est temps aujourd’hui d’ouvrir un moratoire sur l’usage des #sondages dans les #médias. Et pour les statisticiens d’arrêter de nourrir les enchères médiatiques avec des sondages dont ils connaissent pourtant les #biais.

    Les sondages ont une belle histoire, une histoire que la majeure partie de ceux qui se fient aux sondages ne connaissent pas. Dans The averaged American, Sarah Igo décrit trois grandes enquêtes réalisées au milieu du XX siècle qui ont constitué les fondements sur lesquels les instituts de sondage modernes se sont construits : les études menées par Middletown, Gallup et Kinsey. En tant que chercheuse, c’est incroyable de voir la naïveté de ces pionniers, en matière de statistiques et de recueil des données. Mais il y a également un autre constat frappant dans ce livre : bien plus que partout au monde, les Américains avaient envie de contribuer à ce type d’études parce qu’il avaient le sentiment de participer ainsi à la construction de la vie publique. Ils avaient envie de révéler leurs pensées, leurs croyances et leurs idées parce qu’il pensait que cela leur apportait quelque chose, à titre individuel comme à titre collectif.

    #bias

    https://seenthis.net/messages/542578 via tbn


  • Slavoj Žižek a au moins le mérite d’exhumer cette citation d’Orwell : « Nous daubons tous allègrement sur les particularismes de classe, mais bien peu nombreux sont ceux qui souhaitent vraiment les abolir. On en arrive ainsi à constater ce fait important que toute opinion révolutionnaire tire une partie de sa force de la secrète conviction que rien ne saurait être changé. »

    #Etats-Unis — « La chance d’une gauche plus radicale » (Le Monde, 12/10/2016)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/12/une-chance-de-recreer-une-gauche-authentique_5029953_3232.html

    Dans La Lucidité (Point, 2007), José Saramago raconte d’étranges événements survenus dans la capitale sans nom d’un pays démocratique sans nom. Le matin des élections, il pleut à torrent et le faible taux de participation inquiète, mais, en milieu d’après-midi, le ciel se dégage enfin et la population se rend aux urnes en masse. Le soulagement du gouvernement est toutefois de courte durée : le décompte des voix révèle 70 % de bulletins blancs.

    Déconcerté par cette apparente erreur civique, le gouvernement veut donner aux citoyens une chance de se racheter et organise une nouvelle élection la semaine suivante. Mais c’est encore pire : c’est fois, on compte 83 % de votes blancs.

    S’agit-il d’un complot organisé pour renverser non seulement le gouvernement en place mais l’ensemble du système démocratique ? Si tel est le cas, qui se cache derrière tout ça et comment a-t-on pu convaincre, sans qu’on le remarque, des centaines de milliers de personnes de se révolter ainsi ? La ville a continué de fonctionner quasiment normalement, les gens parant tous les efforts du gouvernement dans un inexplicable unisson et dans une résistance non violente tout à fait gandhienne…

    La leçon à tirer de cette expérience de pensée est claire : le danger, aujourd’hui, ne réside pas dans la passivité, mais dans la pseudo-activité, l’envie d’être « actif », de « participer », pour masquer la vacuité de la situation. Nous ne cessons d’intervenir, de « faire quelque chose », les universitaires participent à des débats ineptes, etc. Le plus dur est de reculer, de se retirer.

    Ceux qui sont au pouvoir préfèrent souvent une participation, même « critique », un dialogue plutôt que le silence – juste pour nous forcer à « dialoguer », pour être sûr de briser notre toujours inquiétante passivité. L’abstention des électeurs est donc un véritable acte politique : elle confronte énergiquement à la vacuité des démocraties actuelles.

    C’est exactement ainsi qu’auraient dû réagir les citoyens qui avaient à choisir entre Hillary Clinton et Donald Trump. Quand, à la fin des années 1920, on a demandé à Staline quel penchant était le pire, la droite ou la gauche, il a répondu « les deux sont pires ! »

    L’élection présidentielle de 2016 n’a-t-elle pas confronté les Américains à la même situation ? Trump est de toute évidence le « pire », pour le tournant droitier qu’il nous réserve et la décomposition de la moralité publique qu’il engage. Mais au moins promet-il un changement. Tandis que Hillary est la « pire », parce que c’est le statu quo qu’elle rend désirable.

    Face à un choix pareil, il aurait fallu garder son calme et choisir le « pire » qui représentait un changement : même si c’est un changement dangereux, cela peut ouvrir la voie à un autre changement plus authentique. C’est pour cela qu’il ne fallait pas voter Trump – pas seulement parce qu’on ne devrait pas voter pour lui, mais parce qu’on ne devrait même pas participer à de telles élections. Il faut se demander froidement : quelle victoire sert au mieux un projet radical d’émancipation, celle de Clinton ou de Trump ?

    Les libéraux épouvantés par Trump excluent la possibilité que sa victoire puisse engager une dynamique qui fera émerger une véritable gauche – leur contre-argument se fondant sur la référence à Hitler. De nombreux communistes allemands avaient vu dans la prise de pouvoir des nazis une chance pour la gauche radicale, seule force capable de les battre. Leur appréciation d’alors fut, comme on sait, une terrible erreur.

    La question est de savoir s’il en va de même avec Trump. Celui-ci représente-t-il un danger face auquel il faudrait constituer un large front où conservateurs « raisonnables » et ultralibéraux se battraient ensemble, aux côtés des libéraux progressistes traditionnels et (de ce qui reste) de la gauche radicale ? Pas encore ! (Soit dit en passant, le terme de « fascisme », tel qu’on l’emploie aujourd’hui, n’est souvent plus qu’un mot vide que l’on agite quand quelque chose de manifestement dangereux surgit sur la scène politique. Mais nous ne savons plus vraiment ce qu’il recouvre. Non, les populistes d’aujourd’hui ne sont pas de simples fascistes !).

    Craindre qu’une victoire de Trump transforme les Etats-Unis en un Etat fasciste est une exagération ridicule. Les Etats-Unis ont tout un ensemble d’institutions politiques et civiques suffisamment contradictoires pour qu’une mise au pas (Gleichshaltung [euphémisme nazi désignant la suppression de toute vie démocratique après 1933]) si directe soit impossible.

    Alors, d’où vient cette #peur ? Elle sert clairement à nous unir tous contre Trump et à masquer ainsi les véritables divisions qui existent entre la gauche ressuscitée par Sanders et Hillary, qui était LA candidate de l’establishment, soutenue par une large coalition arc-en-ciel incluant les figures belliqueuses de l’ancienne administration Bush comme Paul Wolfowitz et l’Arabie saoudite.

    Le fait est que Trump a été porté par la même colère que celle où Bernie Sanders a puisé pour mobiliser les militants : il est perçu par la majeure partie de ses sympathisants comme LE candidat anti-establishment.

    N’oublions jamais en effet que la colère populaire est, par définition, flottante, et qu’elle peut être réorientée. Les libéraux, que la victoire de Trump effraie, n’ont pas vraiment peur d’un virage radical à droite. Ce qui les effraie, en réalité, c’est un changement social radical.

    Pour reprendre les mots de Robespierre, ils reconnaissent les injustices profondes de notre vie sociale (et s’en inquiètent sincèrement), mais ils veulent s’y attaquer par « une révolution sans révolution » (exactement de la même manière que le consumérisme actuel nous vend du café sans caféine, du chocolat sans sucre, de la bière sans alcool, du multiculturalisme sans conflits violents, etc.). C’est une vision du changement social sans vrai changement, un changement qui laisse tout le monde indemne, où les libéraux bien intentionnés restent bien à l’abri dans leur cocon.

    On imagine aisément, si Hillary avait gagné, le soulagement de l’élite libérale : « Merci mon Dieu, le cauchemar est terminé, nous avons frôlé la catastrophe ! » Mais un tel soulagement n’aurait fait que précipiter la véritable catastrophe parce qu’il aurait signifié : « Merci mon Dieu, la va-t-en-guerre de l’establishment politique qui représente les intérêts des grosses banques a gagné, le danger est derrière nous ! »

    En 1937, George Orwell écrivait : « Nous daubons tous allègrement sur les particularismes de classe, mais bien peu nombreux sont ceux qui souhaitent vraiment les abolir. On en arrive ainsi à constater ce fait important que toute opinion révolutionnaire tire une partie de sa force de la secrète conviction que rien ne saurait être changé. »

    Ce que veut dire Orwell, c’est que les radicaux brandissent la nécessité d’un changement révolutionnaire comme un gri-gri destiné à les en protéger et à faire advenir le contraire ; autrement dit, pour que le seul changement qui compte, le changement de ceux qui nous gouvernent, ne puisse pas voir le jour.

    La victoire d’Hillary aurait été la victoire du statu quo, assombri par la perspective d’une nouvelle guerre mondiale (elle est définitivement la démocrate belliqueuse type), statu quo dans une situation où nous nous enfonçons pourtant, peu à peu mais sûrement, dans d’innombrables catastrophes, écologiques, économiques, humanitaires, etc.

    Oui, la victoire de Trump représente un grand danger, mais la gauche a besoin de la menace de la catastrophe pour se mobiliser – dans l’inertie du statu quo actuel, jamais il n’y aura de mobilisation de gauche. Je suis tenté ici de citer Hölderlin : « Là où il y a péril croît aussi ce qui sauve. »

    Qu’est-ce que cela aurait changé qu’Hillary Clinton soit la première femme présidente des Etats-Unis ? Dans son nouveau livre, La Vraie Vie (Fayard, 128 pages, 14 euros), Alain Badiou met en garde contre les dangers que recèle le nouvel ordre nihiliste post-patriarcal, qui prétend être l’espace de nouvelles libertés.

    Nous vivons une époque inouïe, où il est devenu impossible de fonder notre identité sur une tradition, où aucun cadre de vie digne de ce nom ne nous permet plus d’accéder à une existence qui ne soit pas simple reproduction hédoniste.

    Ce nouveau désordre mondial, cette civilisation sans monde qui émerge peu à peu sous nos yeux, affecte en particulier la jeunesse, qui oscille entre l’intensité de l’épuisement total (jouissance sexuelle, drogue, alcool, jusqu’à la violence) et l’effort pour réussir (faire des études, faire carrière, gagner de l’argent… à l’intérieur de l’ordre capitaliste existant). L’unique échappatoire étant de se retirer violemment dans une « Tradition » artificiellement ressuscitée.

    Cette désintégration d’une substance éthique partagée affecte différemment les deux sexes. Les hommes deviennent progressivement d’éternels adolescents sans qu’un véritable rite d’initiation marque leur entrée dans la maturité (service militaire, apprentissage d’un métier – même l’éducation ne remplit plus cette fonction). Il n’est dès lors pas étonnant que prolifèrent, pour pallier ce manque, des gangs de jeunes offrant un ersatz d’initiation et d’identité sociale.

    A l’opposé, les #femmes aujourd’hui sont mûres de plus en plus tôt : traitées comme de jeunes adultes, on attend d’elles qu’elles contrôlent leur vie, qu’elles planifient leur carrière… Dans cette nouvelle version de la différence sexuelle, les hommes sont des adolescents ludiques, vivant en dehors des lois, tandis que les femmes semblent dures, mûres, sérieuses, soucieuses de la légalité et vindicatives.

    L’idéologie dominante ne demande plus aux femmes d’être des subordonnées ; elle les invite, leur enjoint de devenir juge, administrateur, ministre, PDG, professeur et même d’entrer en politique et dans l’armée. L’image paradigmatique que véhiculent quotidiennement nos institutions sécuritaires est celle d’une femme professeur/juge ou psychologue s’occupant d’un jeune homme délinquant, immature et asocial…

    Une nouvelle figure de l’Un est en train de s’imposer, celle d’un agent de pouvoir compétitif et froid, séduisant et manipulateur, qui atteste du paradoxe suivant : « Dans les conditions du capitalisme, les femmes peuvent faire mieux que les hommes. » (Badiou) Il ne s’agit en aucun cas de suspecter les femmes d’être des agents du capitalisme, mais simplement de montrer que le capitalisme contemporain a inventé sa propre image idéale de la femme.

    On retrouve exactement la situation décrite par Badiou dans cette triade politique : Hillary-Duterte-Trump. Hillary Clinton et Donald Trump représentent aujourd’hui le couple politique par excellence : Trump est l’éternel adolescent, un jouisseur irresponsable sujet à des accès violents qui peuvent lui jouer des tours, tandis que Hillary est le nouvel Un féminin, une redoutable manipulatrice, toujours dans le contrôle, qui ne cesse d’exploiter sa féminité pour se poser comme la seule capable de prendre soin des marginaux et des victimes – sa féminité rend la manipulation d’autant plus efficace.

    Il ne faut donc pas se laisser avoir par l’image qu’elle renvoie de victime d’un mari volage, flirtant à tout-va et ayant des relations sexuelles dans son bureau : Bill Clinton est un clown, c’est Hillary qui commande et concède à son serviteur de petits plaisirs insignifiants.

    Quant à Rodrigo Duterte, le président philippin qui appelle ouvertement au meurtre des toxicomanes et des dealers et n’hésite pas se comparer à Hitler, il incarne à lui seul le déclin de l’Etat de droit, ayant transformé la puissance étatique en une loi de la foule où l’emporte la loi de la jungle. Or il ne fait rien d’autre que ce qu’il n’est pas encore permis de faire ouvertement dans nos pays occidentaux « civilisés ».

    Si l’on rassemble ces trois figures en une, on obtient l’image idéale de l’homme politique d’aujourd’hui : Hillary Duterte Trump – « Hillary Trump », la principale opposition, plus « Duterte », le président philippin, l’intrus gênant qui révèle la violence sur laquelle les deux autres s’appuient.

    En conclusion, ne cédons pas à la fausse panique qui nous fait craindre la victoire de Trump comme l’horreur suprême, qui devrait nous forcer à soutenir Hillary malgré ses évidentes défaillances. La victoire de Trump a créé une situation politique totalement inédite, qui est la chance d’une gauche plus radicale.

    Si vous aimez l’Amérique (comme je l’aime), c’est le moment de se battre par amour, de s’impliquer dans le long processus de formation d’une gauche politique radicale aux Etats-Unis… ou de conclure sur la version Mao du vers d’Hölderlin : « Sous le ciel tout est grand chaos, la situation est excellente. » (Traduit de l’anglais par Pauline Colonna d’Istria)

    via @didier2 & @opironet cc @mona (pour tes archives)

    https://seenthis.net/messages/542259 via tbn


  • Et si on arrêtait avec les bulles de filtre ? – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/3666
    Le Monde n’est pas plus objectif que Facebook, explique André Gunthert, dans une critique de l’aveuglement de la presse au lendemain de l’élection de Trump.

    Plutôt que de bulles, indépendantes et forcément étanches, la dynamique des réseaux sociaux produit des essaims informationnels perméables, orientés par les préférences et les affinités, mais toujours susceptibles d’être traversés par les impulsions virales, la contagion du LOL ou la sérendipité du web. Habités par la conviction de l’universel, les vieux médias découvrent avec frayeur les îlots minoritaires et la fragmentation communautaire, sans s’apercevoir qu’ils ne sont eux-mêmes pas moins polaires, relatifs et bornés. En réalité, c’est à une nouvelle pensée du divers qu’invite la conversation en ligne, faite de mobilisations ponctuelles et de repositionnements instantanés, reflet d’une société de moins en moins fondée sur des logiques d’appartenance, avec laquelle il va bien falloir apprendre à composer.

    https://seenthis.net/messages/541942 via rumor


  • Facebook Thinks Everyone Is Dead [Updated]
    https://gizmodo.com/facebook-thinks-everyone-is-dead-1788877146?rev=1478897324505
    https://i.kinja-img.com/gawker-media/image/upload/s--4MC3mKQk--/c_fill,fl_progressive,g_center,h_450,q_80,w_800/armkzn3r1itxpzinu4dz.png

    If you go look at your Facebook right now, there’s a high likelihood that the social network is telling everyone you are dead. It says everyone is dead. Everyone is dead, according to Facebook. Even Zuck.

    #mort

    https://seenthis.net/messages/541560 via gwyneth bison


  • Trump, le châtiment
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-11-09-usa-elections-president-chatiment-trump
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton56838.jpg

    La victoire de M. Trump, c’est donc avant tout la défaite du néolibéralisme « de gauche » incarné par Mme Clinton : son culte des diplômes et des experts, sa passion pour l’innovation et les milliardaires de la Silicon Valley, sa morgue sociale et intellectuelle. L’instrument du châtiment est redoutable. Mais la leçon sera-t-elle retenue ailleurs ?


  • On ne l’a pas remarqué, mais la France est soudain devenue un leader de l’intelligence artificielle | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/on-ne-pas-remarque-mais-france-est-soudain-devenue-leader-intelligence-art
    http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2016/11/intelligence_artificielle.jpg

    C’est toujours plaisant de voir un site web ultralibéral, bourré d’articles hostiles à la #sécurité_sociale et au rôle de l’État, se réjouir de ce que "nos" chercheurs — “ces diplômés des prestigieux CNRS, Normale Sup, Polytechnique, Institut Poincaré (et nous en oublions)” — [sic] soient au top. Bref, encore un article national-capitaliste sur un sujet qui mérite mieux.

    Au passage un rappel du lien #intelligence_artificielle #fichage #surveillance :

    sa ligne de conduite, garantissant aux utilisateurs de l’#IA la non-exploitation de leurs données personnelles. « On n’a pas fait dix ans d’études pour vendre les #données_personnelles dans le dos des gens, tout ça pour permettre à d’autres de vendre de la #publicité […] Ce tour de table ne nous plaisait pas, nous voulions des partenaires qui n’apportent pas que du capital », avait-il confié.

    https://seenthis.net/messages/540400 via Fil


  • List of #Silicon_Valley episodes
    https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Silicon_Valley_episodes

    Silicon Valley is an American television sitcom created by Mike Judge, John Altschuler and Dave Krinsky. The series focuses on six young men who found a startup company in Silicon Valley.

    les locaux disent que c’est « très ressemblant »… entre les blagues sur le financement, la #propriété_intellectuelle, les coups tordus, le recrutement, le racisme, le sexisme, etc, ça reste de la #sitcom pipi-caca

    http://s3.amazonaws.com/assets.piedpiper.pro/app/uploads/2016/06/piedpiper_310_blog_03.jpg

    https://seenthis.net/messages/540605 via Fil


  • I Went Undercover With a Border Militia. Here’s What I Saw. | Mother Jones
    http://www.motherjones.com/politics/2016/10/undercover-border-militia-immigration-bauer
    http://www.motherjones.com/files/shanebauer-134-blacklayout2000px_0.jpg

    I crawl out of the back of the pickup with my rifle in hand. “Keep your weapons nice and tight,” Captain Pain orders. I am traveling light. Unlike the others, I don’t view southern Arizona as a war zone, so I didn’t put steel plates in my chest rig. Next to everyone else’s commando-style AR-15s, my Ruger Mini-14 with a wood stock is slightly out of place. But everything else is square—I’m wearing a MultiCam uniform, desert tan combat boots, and a radio on my shoulder. I fit in just fine.

    We are in a Walmart parking lot in Nogales. Captain Pain and a couple of others go into the store to get supplies. In Pain’s absence, Showtime is our commanding officer. He is a Marine special­-ops veteran who did three tours in Afghan­istan. He has camo paint on his face and a yeti beard. He gets in the cab to check Facebook on his phone while Destroyer, Jaeger, Spartan, and I stand with our backs to the truck, rifles in hand, keeping watch for anything suspicious. The Mexican border is three miles away.

    “There you go,” Jaeger says, looking across the lot. “Camaro with rims.” His hands rest casually on the butt of his camouflage AR-15, which hangs over his chest from a three-point tactical sling.

    “You know every other Mexican has chrome rims on his car,” Destroyer says in a reasoned tone, suggesting that this particular ride might not belong to a drug cartel. He’s clutching the pistol grip of his AK-47, his trigger finger responsibly pointed down the receiver.

    “Last time we were here, [there was] a blacked-out car,” Spartan adds. “Big-ass rims on it. Bumping Mexican music. It cruised us twice. Slowly, too.” He spits out a sunflower seed.

    Patriot Games: A Brief History of Militias in America | Mother Jones
    http://www.motherjones.com/politics/2016/10/timeline-history-militias-america
    http://www.motherjones.com/files/militia-drill2000.jpg

    After independence, America’s militias were seen as an alternative to a standing army, but they fell by the wayside in the 19th century, only to be revived in the late 20th century by self-appointed patriots animated by fears of big government, illegal immigration, and societal collapse.

    https://seenthis.net/messages/537034 via unagi


  • Gilles Kepel, l’islamo-gauchisme, la CGT et les hooligans

    On savait que Gilles Kepel avait deux obsessions. La première est le livre écrit en 2005 par Abou Moussab al- Suri, qui permettrait d’expliquer l’ensemble du phénomène djihadiste actuel ; si ce texte n’avait pas été conçu, nul doute que le monde actuel serait tranquille et que le terrorisme n’existerait pas. Seconde obsession, l’islamo-gauchisme, auquel il attribue la responsabilité d’avoir inventé une « soi-disant islamophobie », qui divise la société française et prépare la guerre civile.

    Il vient de franchir une étape dans son analyse, puisqu’il associe désormais la CGT à la stratégie des islamistes. Dans un entretien accordé à L’Express cette semaine, où il réitère une fois de plus ses attaques contre Olivier Roy (en fait, pratiquement personne dans la communauté scientifique ne trouve grâce à ses yeux), il revient sur la stratégie des djihadistes.

    Parmi les objectifs du djihadisme de troisième génération (...) figure une intention bien précise : faire en sorte que, par la multiplication des actions, les forces de sécurité soient épuisées. J’ai été frappé, le 14 juin, alors que France était sidérée par le double assassinat de Magnanville, que les forces de l’ordre soient mobilisées par les manifestations conduites par M. Philippe Martinez, clope au bec, mais qui a donné lieu à des débordements au cours desquels des casseurs se sont rués contre l’hôpital Necker.(...) Ajoutons que l’Euro de football a donné lieu également à une forte implication face aux hooligans. La survenue simultanée des trois phénomènes est sidérante. Face à eux, la France – l’Europe – ne montre, pour l’instant, que sa faiblesse et l’absence de figure d’autorité.

    Une photo de l’hôpital Necker, avec des policiers en première ligne, est accompagnée de cette citation :

    La survenue simultanée des trois phénomènes est sidérante. L’épuisement des fonctionnaires de sécurité est clairement recherché par les djihadistes.

    (rappelons que les images tournées lors de la manifestation montrent deux personnes, je dis bien deux, qui s’en prennent à Necker, sans que la police, sans doute trop fatiguée, intervienne)

    Si l’on comprend bien, les djihadistes sont tellement forts qu’ils manipulent la CGT – qui n’a, pour Gilles Kepel, aucune raison de défiler avec six autres syndicats – et les hooligans (ou peut-être même les organisateurs de l’Euro de football). Effectivement, face à une telle puissance des djihadistes, il faut que la France s’arme et qu’elle apprenne enfin à imposer une figure d’ordre. Et Gilles Kepel, qui dénonce la doxa politico-médiatique, alors qu’aucun chercheur n’est autant invité dans toutes les émissions de radio, télévision et dans la presse (même dans L’Humanité ), est prêt à fournir à la République et à sa police toutes les clefs pour venir à bout de cette menace. N’ayant pas obtenu de son ami Manuel Valls la création d’un grand institut (sous son égide bien sûr), nul doute qu’il se tournera vers Bernard Cazeneuve pour lui offrir ses recettes destinées à éviter le surmenage des policiers.

    https://seenthis.net/messages/503730 via Nouvelles d’Orient



  • Au Journal officiel, un fichier biométrique de 60 millions de « gens honnêtes »
    http://www.nextinpact.com/news/101945-au-journal-officiel-fichier-biometrique-60-millions-gens-honnetes

    Hier, au Journal officiel, le gouvernement a publié un décret instituant un fichier monstre commun aux passeports et aux cartes nationale d’identité. Destiné à faciliter établissement et renouvellement de ces titres, en plus de prévenir les fraudes, il va ingurgiter des centaines de millions de données puisées dans toute la population française.

    #Politique





  • Facebook Lets Advertisers Exclude Users by Race [ProPublica, 28/10/16]

    https://www.propublica.org/article/facebook-lets-advertisers-exclude-users-by-race

    Facebook’s system allows advertisers to exclude black, Hispanic, and other “ethnic affinities” from seeing ads.

    http://www.motherjones.com/files/imagecache/top-of-content-image/propublica.jpg

    Imagine if, during the Jim Crow era, a newspaper offered advertisers the option of placing ads only in copies that went to white readers.

    That’s basically what Facebook is doing nowadays.

    The ubiquitous social network not only allows advertisers to target users by their interests or background, it also gives advertisers the ability to exclude specific groups it calls “Ethnic Affinities.” Ads that exclude people based on race, gender and other sensitive factors are prohibited by federal law in housing and employment.

    Here is a screenshot of an ad we purchased in Facebook’s housing categories via the company’s advertising portal:

    http://www.motherjones.com/files/Screen%20Shot%202016-10-28%20at%201.05.01%20PM.png

    The ad we purchased was targeted to Facebook members who were house hunting and excluded anyone with an “affinity” for African-American, Asian-American or Hispanic people. (Here’s the ad itself.)

    When we showed Facebook’s racial exclusion options to a prominent civil rights lawyer John Relman, he gasped and said, “This is horrifying. This is massively illegal. This is about as blatant a violation of the federal Fair Housing Act as one can find.”

    #Facebook #racisme #publicité #réseaux_sociaux #dip

    https://seenthis.net/messages/537563 via Zalameh



  • « Brecht et Lukács ». Analyse d’une divergence d’opinions
    http://revueperiode.net/brecht-et-lukacs-analyse-dune-divergence-dopinions

    Les auteurs se réclamant du socialisme sont-ils condamnés à emprunter la voie du réalisme ? Encore faut-il s’entendre sur la définition et les principes d’une telle esthétique, érigée par Georg Lukács au rang de dogme. Au cours des années 1930, une controverse divise le milieu artistique et littéraire, dont les revues spécialisées se font l’écho. Principalement polarisée entre Georg Lukács et #bertolt_brecht mais incluant aussi des personnalités telles qu’Ernst Bloch ou encore le compositeur Hanns Eisler, la querelle divise auteurs et théoriciens sur des questions esthétiques soulevées par la production littéraire de l’époque. Au-delà des désaccords formulés sur ce qui constitue ou non l’avant-garde littéraire d’un régime, le débat met au jour des questions essentielles quant à la relation dialectique que (...)

    #Uncategorized #Lukacs #théâtre

    https://seenthis.net/messages/537005 via Revue période


  • Podcaster - BiTS - ARTE
    https://www.youtube.com/watch?v=MRJH1jDTG6o

    Le succès et la prolifération du #podcast témoigne-t-il d’un désir de retrouver un discours linéaire, dans un monde d’informations fragmentées ? Ou bien s’agit-il de la continuité d’un mouvement entamé bien avant Internet ? Recherchons les fréquences ensemble.

    via Colas Zibaut (@countercolor1)

    https://seenthis.net/messages/537330 via tbn


  • Les réseaux, qu’ils soient sociaux ou non, sont-ils intelligibles ?

    #podcast #franceculture avec Étienne Klein

    https://www.franceculture.fr/cruiser-production/2016/10/93197cfd-11a0-478c-bbce-71492fe6d222/510_urban_network.jpg.pagespeed.ce.l1OwRJb8UF.jpg

    Les physiciens et les mathématiciens tentent aujourd’hui de comprendre les réseaux afin de mieux expliquer la propagation dans l’espace et dans le temps des maladies infectieuses, mais aussi celle des rumeurs, la formation des opinions ou encore la structuration des flirts dans les lycées.

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/les-reseaux-quils-soient-sociaux-ou-non-sont-ils

    #science #radio #Étienne_Klein #datas #bigdata #mathématique #physique #réseaux #réseaux_sociaux

    https://seenthis.net/messages/536228 via Anthony


  • TLS — How Facebook divides us
    http://www.the-tls.co.uk/articles/public/facebook-trump-brexit

    When #Facebook emphasizes only what I like from the subset of friends that agree with me, instead of what I have in common with all my friends across political stripes, it undermines the very relationships that power the site. When Facebook makes posting content an all-or-nothing affair that drives users to only post upbeat, insipid posts such as the ice bucket challenge and cat gifs, it undermines our capacity for civil dialogue in what has become the world’s largest public sphere.

    Facebook’s blind emphasis on openness undermines the complex and often mutually incompatible facets of our lives. Facebook has collected an unprecedented trove of data about its users. It is time they consider ways to use this information to bring users together across political, ideological and cultural lines, rather than either hide us from each other or push us into polarized and hostile camps.

    #personnalisation via @antoniocasilli

    https://seenthis.net/messages/537328 via tbn