• Évelyne Sire-Marin : « Quand on habite Neuilly, on a peu de chance d’être assigné à résidence »
    http://www.regards.fr/web/article/evelyne-sire-marin-quand-on-habite-neuilly-on-a-peu-de-chance-d-etre-assigne

    Magistrate, ancienne porte-parole du Syndicat de la magistrature, Évelyne Sire-Marin réagit aux affaires autour du gouvernement, et analyse la banalisation de l’état d’urgence et de la restriction des libertés. Source : Regards

    https://seenthis.net/messages/608858 via Rezo


  • Creative Commons : Community Activities Fund Application Form
    https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeOrNfq3Kh4w0_GIjUMA3Qv6y41IilkMcW04BOh1WpFY_fI-w/viewform
    https://lh3.googleusercontent.com/NzY4XbrNjVovJM-drJzdQdnuz2G28p7VFWiP8DCXm8dUQSfKlCx--t9LDviab

    The #Creative_Commons Community Activities #Fund provides small amounts of funding resources to CC Community Members for everyday activities that support projects aligned with the Creative Commons Strategy. These grants are meant to provide quick support for activities, projects and events. For kickstarting projects, facilitate travel and mentorships, and support the organization of CC-themed events around the globe.

    Un simple formulaire à remplir pour demander une petite somme (de 0 à 1000$) à la fondation Creative Commons, pour soutenir un projet ou événement contribuant aux communs.

    https://seenthis.net/messages/608844 via Fil


  • Casa De La Musica (2003) — Jonathan de Vries and Jack Lewis
    https://ia601509.us.archive.org/16/items/CasaMusica/CasaDeLaMusica-Cover.jpg

    Je commence à mettre en ligne les films du réalisateur sud-africain Jack Lewis ; celui-ci, produit en 2003, parle de #jazz, de #Cuba et d’#Afrique_du_Sud

    Historian and musician Vincent Kolbe and jazz legend Robbie Jansen travel from Cape Town, South Africa to Cuba to explore the island’s rich musical heritage and share with it some of their own city’s eclectic cultural treasures. The film follows Jansen as he takes his sax on a tour of Havana’s parks, streets, jazz clubs and studios to meet and jam with the city’s soundsmiths. The result is a entertaining introduction to Cuban music - past, present and future - and a deeply personal account of Jansen rediscovering his own wellsprings of creative inspiration.

    https://archive.org/details/CasaMusica

    Ce #film #documentaire a obtenu le Encounters Jameson Audience Award en 2003.

    Sur Robbie Jansen, lire aussi http://africasacountry.com/2010/07/ah-the-mighty-has-fallen

    https://seenthis.net/messages/608839 via Fil


  • Australia agrees to pay $70 million to Manus Island detainees - CNN.com
    http://www.cnn.com/2017/06/13/asia/australia-manus-island/index.html

    The Australian government has agreed to pay detainees on Manus Island more than $70 million (US$52.75 million) in the “largest settlement in a human rights class-action” in the country’s history.
    More than 1,900 detainees had alleged they suffered serious physical and psychological injuries during their time in the Australian government’s offshore asylum seeker detention center on the Papua New Guinea island, between 2012 and 2016.

    #Australie #migrants #Manus_Island

    https://seenthis.net/messages/606692 via Fil


  • #Rae_Story : La gentrification numérique de la prostitution.

    http://tradfem.wordpress.com/2016/07/12/rae-story-la-gentrification-numerique-de-la-prostitution

    http://tradfem.files.wordpress.com/2016/07/illutration-reportage.jpg En revenant six ou sept ans en arrière, je me souviens du moment où je me suis pour la première fois hasardée dans la prostitution « free-lance ». J’avais travaillé pendant plusieurs années dans de petits bordels et des services d’escorte locaux (ayant la plupart du temps évité les grands établissements des centres-ville, ouverts 24 heures sur 24) et j’étais devenue profondément insatisfaite du peu de contrôle que j’avais sur les prostitueurs que je voyais, sur le temps passé, et l’argent gagné. Les tarifs ridicules et la multiplication des clients étaient physiquement éreintants et complètement avilissants ; et, en plus de ces problèmes physiques, une maquerelle s’appropriait la moitié de mes recettes.

    La sphère mondiale du Web s’était manifestement imposée chez la plupart des gens depuis un bon moment, et les « escortes indépendantes » étaient déjà un élément fondamental dans ce paysage. J’admirais plutôt naïvement leurs sites personnalisés comme des boutiques haut de gamme, débordants d’images photoshoppées et de phrases aguicheuses. La plupart du temps, ces femmes exigeaient des prix plus élevés pour compléter leur présumé « statut d’élite » et utilisaient leurs sites Web pour étayer ces prétentions. À mesure que se popularisaient la création de sites personnels et l’accès à de bonnes photos peu coûteuses ou gratuites, on voyait de tels sites « d’élite » et de telles escortes « haut de gamme » surgir partout comme des taupes. J’ai fait pareil.

    Ce ne fut que lorsque la police fit fermer un établissement où j’avais travaillé durant environ deux ans que j’ai réalisé qu’il serait relativement facile pour moi de « faire cavalier seul ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.feministcurrent.com/2016/02/22/whoreburbia-gentrification-sex-work

    #Rae_Story #prostitution #médias #feminist_current

    https://seenthis.net/messages/508711 via Tradfem


  • Le cerveau des enfants, au risque de la pollution chimique

    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/07/13/le-cerveau-des-enfants-au-risque-de-la-pollution-chimique_4968612_1652666.ht

    L’appel est sans précédent. Dans une « déclaration de consensus » publiée dans la revue Environmental Health Perspectives et présentée mardi 12 juillet, une cinquantaine de chercheurs et de cliniciens américains, spécialistes du développement cérébral tirent un lien entre polluants environnementaux et l’augmentation des troubles neuro-comportementaux constatée chez les enfants. Les auteurs, appuyés par neuf sociétés savantes représentant plusieurs dizaines de milliers de scientifiques et de soignants, demandent une révision profonde de la régulation des substances chimiques.

    http://s1.lemde.fr/image/2016/07/13/644x322/4968611_3_f162_pollution-chimique-enfants_e590b6457086810ffe0060fba6be5eea.jpg

    « Aux Etats-Unis, les enfants ont aujourd’hui un risque inacceptablement élevé de développer des troubles neurodéveloppementaux comme l’autisme, le déficit d’attention et l’hyperactivité, des déficiences intellectuelles et d’autres troubles de l’apprentissage ou du comportement », écrivent les auteurs. Les statistiques officielles américaines sont éloquentes. Outre-Atlantique, un enfant sur dix est considéré comme hyperactif ou frappé de déficit d’attention, et un enfant sur soixante-huit est porteur d’un trouble du spectre autistique (autisme, syndromes de Rett ou d’Asperger, etc.) – dans les années 1970, cette proportion était de l’ordre d’un enfant sur… 3000.

    Au total, un enfant sur six est aujourd’hui touché par un trouble du développement, un taux en augmentation de 17 % au cours de la dernière décennie. « Ce sont des troubles complexes aux causes multiples, génétiques, sociales, environnementales, écrivent les auteurs. Mais la contribution des substances toxiques est réelle et peut être évitée. » Celles-ci, dont certaines peuvent « interférer avec le cerveau en développement à des niveaux d’exposition extrêmement bas », agissent surtout au cours de certaines périodes : période intra-utérine, petite enfance, adolescence.

    Or, notent les chercheurs, « l’exposition à ces substances est généralisée ». Aux Etats-Unis, les substances les plus problématiques listées par les auteurs sont les pesticides organophosphorés, les retardateurs de flamme (des substances utilisées pour ignifuger les meubles rembourrés), la pollution atmosphérique (particules fines, oxydes d’azote, etc.), le plomb, le mercure (présent dans certains produits de la mer) et les PCB – des huiles initialement utilisées dans les transformateurs électriques, interdites, mais désormais omniprésentes dans l’environnement et l’alimentation.

    Large consensus

    « Globalement, les niveaux d’exposition de la population sont mieux connus aux Etats-Unis qu’en Europe, mais il y a de grandes chances que les situations soient comparables, dit Rémy Slama, épidémiologiste environnemental (Inserm). L’exposition aux retardateurs de flammes polybromés est vraisemblablement plus élevée aux Etats-Unis, la pollution atmosphérique est plus importante en Europe… » Pour la biologiste Barbara Demeneix (CNRS/Muséum national d’histoire naturelle) auteure d’un ouvrage récent sur la question (Le Cerveau endommagé, Odile Jacob, 2016), « c’est la première fois qu’une déclaration de consensus sur le sujet rassemble un soutien aussi large. »

    Malgré le caractère consensuel du texte, les mots sont forts. « Sur les polluants environnementaux, notre système d’évaluation des preuves scientifiques et de prise de décision est fondamentalement cassé », écrivent les auteurs, appelant à une refonte de la réglementation américaine. A l’heure actuelle, la majorité des substances de synthèse mises en circulation aux Etats-Unis ne sont, en effet, pas testées pour leurs effets sur le développement du cerveau, et les plus problématiques ne sont retirées du marché qu’après de longues années, le temps d’avoir commis des dégâts. Et encore, souvent sont-elles remplacées, déplorent les scientifiques, par d’autres tout aussi problématiques…

    Surtout destiné aux régulateurs américains, l’appel des chercheurs pourrait peser sur la réglementation européenne, actuellement en évolution. La Commission européenne a en effet proposé, en juin, des critères d’identification des perturbateurs endocriniens (capables d’influer sur le système hormonal) qui permettront de bannir ceux-ci des biocides et des pesticides. Or, parmi les substances qui nuisent au cerveau en développement, on trouve de nombreuses substances appartenant à cette catégorie.

    L’Europe plus stricte que les Etats-Unis

    « Cette déclaration montre qu’il est nécessaire d’agir par précaution, dès lors que des effets de perturbation endocrinienne ont été détectés in vitro ou sur des animaux, estime Jean-Louis Roumégas, député (EELV) de l’Hérault. Or la Commission européenne va à l’inverse de cette logique : selon les critères qu’elle propose, il faudrait attendre que les effets nocifs soient avérés sur l’homme avant de prendre des mesures. » Mardi 12 juillet, l’Assemblée nationale a voté une résolution contre la proposition de Bruxelles.

    Cependant, l’Union européenne demeure globalement plus stricte que les Etats-Unis. « Cette publication confirme que le système européen reste beaucoup plus protecteur de la santé et de l’environnement en appliquant une approche basée sur la précaution, contrairement aux Etats-Unis, dit David Azoulay, directeur du programme santé environnementale au Centre de droit international de l’environnement (CIEL). C’est la raison pour laquelle nous sommes très inquiets des effets que le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement [TTIP] pourrait avoir sur la protection des Européens, si les négociations continuent sur les bases actuelles. »

    https://seenthis.net/messages/508864 via enuncombatdouteux



  • Zoom sur les relations entre auteurs et collectivités
    http://www.lagazettedescommunes.com/453057/zoom-sur-les-relations-entre-auteurs-et-collectivites
    http://www.lagazettedescommunes.com/wp-content/uploads/380-X-253-EMMANUEL-NEGRIER-UNE.jpg

    Les collectivités territoriales font souvent appel à des auteurs pour nourrir les manifestations qu’elles organisent autour du livre, depuis la rencontre avec un auteur dans une bibliothèque, jusqu’au salon du livre local, en passant par les lectures publiques, les interventions en milieu scolaire… Que représentent ces activités dans les revenus des auteurs ?

    https://seenthis.net/messages/508850 via Agnès Maillard


  • Embauche-t-on les femmes quand ça va mal ?
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/07/12/embauche-t-on-les-femmes-quand-ca-va-mal_4968525_4355770.html

    Dans cette étude de 2005, les chercheurs prennent les performances des entreprises de l’indice phare de la Bourse de Londres, le FTSE 100. Ils observent qu’en comparaison avec les entreprises ayant nommé des hommes, les entreprises nommant des femmes à des postes de direction sont plus susceptibles d’avoir subi de mauvaises performances sur les marchés boursiers au cours des cinq mois précédant la ou les nominations.

    En clair, les entreprises sont dirigées par une femme quand il n’y a plus rien à perdre. Ce qui a comme conséquence, du côté des dirigeantes, que l’accession au pouvoir se double de l’obligation de réussir dans des conditions généralement défavorables ou du moins fortement exposées au risque d’échec.

    #femme #emploi #politique

    https://seenthis.net/messages/508719 via AF_Sobocinski


  • Salut à Toi 0.6.1
    http://www.goffi.org/blog/goffi/08e8ea05-5d88-4a6f-a13b-eb6e548d65de

    Salut à tous, la version 0.6.1 de Salut à Toi vient de sortir, et elle est conséquente malgré son numéro de version mineur. La prochaine version — qui est déjà bien entamée — sera la version « grand public » que nous annonçons depuis des années, autrement dit une version que nous voulons suffisamment stable pour être utilisée au quotidien, et suffisamment facile à installer pour être disponible pour un large public. Vous pouvez toujours vous référer au journal des modifications (changelog) ou au dépôt pour avoir le détail, mais voici quelques unes des nouveautés et corrections principales :

    plugin d’import extensible avec « importeurs » pour Dotclear et DokuWiki. Notez bien que grâce à l’utilisation des standards, ça peut vous être utile même si vous n’utilisez pas SàT pour afficher votre blog (c’est compatible (...)

    https://seenthis.net/messages/508796 via Goffi


  • Que c’est beau la photographie : Presse qui roule
    http://kecebolaphotographie.blogspot.fr/2016/07/presse-qui-roule_77.html
    https://1.bp.blogspot.com/-ZWoOswrFqkw/V4TdYbBgaGI/AAAAAAAAMyY/QmeMMh-tL0AsacSskzW_2C9Z-N8BKpbQwCLcB/w1200-h630-p-nu/schema-medias.png

    Parmi les actionnaires majoritaires de la presse et des médias français, on retrouve 7 des 10 premières fortunes de France (la 1ère avec Bernard Arnault et LVMH et la seconde avec la famille Bettencourt qui possède une participation dans le journal l’Opinion) et 14 au total sont classés dans les 300 premières du classement du magazine Challenge (qui au passage est la propriété du groupe Perdriel). On trouve aussi 2 banques : le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole, dont on se demande ce qu’elles foutent là exactement. Toutes les 2 sont massivement présentes, dans ce qu’on appelle la PQR, presse quotidienne régionale qui reste aujourd’hui encore la plus lue en France, face à des quotidiens nationaux anémiques et à la presse gratuite, mais est-il besoin de mentionner cet ultime avatar de l’irruption du libéralisme dans le monde de l’information qui s’en serait bien passé ? Outre cela 2 groupes ayant des liens avec le secteur de l’armement sont toujours bien présents, dont un adossé à un fond d’investissement du Qatar.

    https://seenthis.net/messages/508781 via Agnès Maillard


  • Que faire contre les inégalités ?
    http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=2190

    Et si l’on agissait au lieu de s’agiter ? En matière d’inégalités, l’écart entre les discours et les actes est trop grand (lien article louis). Cette situation met en péril notre démocratie. Que faire ? Les « toutologues » médiatiques – version moderne du café du commerce – parlent de tout sans rien dire et envahissent les médias. Ce livre prend la direction inverse : s’y expriment des chercheuses et chercheurs qui travaillent au quotidien sur ces questions depuis des années. Certains viennent de publier leurs premiers travaux, d’autres y ont consacré toute leur carrière professionnelle. De l’école aux revenus, en passant par les services publics, la santé ou les inégalités entre les femmes et les hommes, ils dessinent leur champ des possibles.

    https://seenthis.net/messages/508782 via Agnès Maillard


  • Le Rwanda, laboratoire de la « révolution verte » en Afrique

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/07/12/le-rwanda-laboratoire-de-la-revolution-verte-en-afrique_4968225_3234.html

    La route qui mène au district de Gicumbi, à une heure et demie de Kigali, serpente entre les « milles collines » qui ont donné son surnom au Rwanda. Sous ce climat équatorial, rythmé par deux saisons des pluies, les cultures vivrières ont façonné le paysage. Manioc, maïs, haricot, pomme de terre… Sur ces terres montagneuses, menacées par l’érosion, les récoltes suffisent à peine à nourrir les familles.

    http://s1.lemde.fr/image/2016/07/12/644x322/4968223_3_2a50_exploitation-agricole-a-gicumbi-district-de_6781175d1dcdfcc53b4b215960bf4bf0.jpg

    Selon une enquête menée en 2015 par World Food Programme, une agence des Nations unies, 40 % des enfants souffrent de malnutrition dans les régions rurales du Rwanda. Du point de vue économique aussi, ce déséquilibre se paie cher. Les céréales, comme le riz, le maïs ou le blé, sont au premier rang des importations de ce pays de 12 millions d’habitants. La facture s’élève chaque année à plusieurs centaines de millions de dollars.

    La situation au Rwanda est à l’image de celle du continent tout entier. L’Afrique dépense plus de 35 milliards de dollars (31,6 milliards d’euros) par an pour importer des denrées alimentaires et, si rien ne change, nourrir sa population lui coûtera de plus en plus cher. Le nombre d’habitants devrait doubler d’ici à 2050 pour atteindre 2,4 milliards.

    Face à ce défi, « rien n’est plus important que l’alimentation. Si l’Afrique monte en puissance à la faveur de nouvelles découvertes de gisements de pétrole et de gaz, personne ne se nourrit de pétrole et de gaz », insistait Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement, lors de la conférence « Nourrir l’Afrique » en octobre 2015. « Si on veut industrialiser l’Afrique et créer massivement des emplois, on doit se focaliser sur l’industrialisation du secteur agricole », a ajouté l’ancien ministre de l’agriculture du Nigeria, citant en exemple son pays – dont les importations alimentaires sont passées de 11 milliards de dollars en 2009 à 3,2 milliards en 2014 – l’Ethiopie ou encore le Sénégal.

    Experts et pelleteuses ont été dépêchés dans les campagnes, façonnant paysages et modes de vie.

    Arrivé au pouvoir depuis la fin du génocide en 1994 (en tant que vice-président jusqu’en 2000 puis président du pays), Paul Kagamé compte rejoindre ce club de « bons élèves » et faire de son pays l’étendard de la révolution verte en Afrique. Experts et pelleteuses ont été dépêchés dans les campagnes, façonnant paysages et modes de vie.

    La production de maïs a triplé

    Claudine Musabyimana est l’une des « success stories » de cette politique. A 38 ans, cette élégante Rwandaise drapée dans une robe orange chatoyante dirige l’une des plus grandes exploitations du district. Derrière cette mère de quatre enfants, s’étend un magnifique champ de maïs, dont la culture alterne avec celle de haricots :
    « Jusqu’en 2014, je cultivais sur cette parcelle différents légumes, mais cela suffisait à peine à couvrir la consommation de ma famille. Les rendements étaient faibles, car les graines et le fumier ruisselaient le long de la pente dès les premières pluies. »

    Depuis, le terrain a été aménagé en terrasses, des haies ont été plantées pour limiter l’érosion des sols, et des barrages ont été construits pour permettre l’irrigation des parcelles. Mme Musabyimana a aussi reçu la visite d’un technicien agricole envoyé par le gouvernement qui lui a fourni engrais, semences et conseils. Les résultats sont spectaculaires : en un an, la production de maïs a été multipliée par trois et celle de haricots par quatre.
    L’objectif : réduire la part de la production perdue et aider les agriculteurs à commercialiser leurs grains au meilleur prix.

    A quelques mètres, un entrepôt en brique a été construit pour stocker les récoltes. A l’intérieur, sur une immense bâche noire, les grains de maïs sèchent à l’abri des insectes. Le long des murs, une série de sacs de 50 kg estampillés « East Africa Exchange » abritent les haricots rouges prêts à être expédiés. Financé par des fonds publics, le bâtiment est partagé par les fermes du district, réunies en coopératives. L’objectif est de réduire la part de la production perdue en raison des mauvaises conditions de conservation et d’aider les agriculteurs à commercialiser leurs grains au meilleur prix.

    Pour Mme Musabyimana, le bénéfice est indiscutable : dès la première année, elle a empoché 1 400 000 francs (1 500 euros) grâce à la vente de ses haricots et de son maïs. Une petite fortune dans un pays où le PIB par habitant dépassait à peine 600 euros en 2014. « Grâce à cet argent, j’ai pu acheter de nouvelles terres et une vache. Cela a aussi amélioré ma vie quotidienne : j’ai installé l’eau et l’électricité dans ma maison, et même acheté un smartphone ! », se félicite cette agricultrice énergique, qui « tchate » désormais sur WhatsApp avec les autres agriculteurs du district, et suit en direct l’évolution du prix des céréales.

    « Avant, avec la pauvreté, c’était tout le temps la bagarre à la maison. Maintenant, c’est fini. »

    Elue à la tête de la coopérative, elle incite désormais d’autres fermiers à lui emboîter le pas.
    Autre « success story » du district de Gicumbi, le parcours de Joseph Bihoyiki est aussi le récit d’une modernisation menée manu militari. « Pris de peur » lorsque les techniciens du gouvernement sont venus dans son village présenter le projet, il s’y est d’abord opposé. « Je n’en comprenais pas l’intérêt et craignais de ne plus pouvoir nourrir ma famille, raconte cet homme âgé de 60 ans. J’ai dit non et je suis retourné à Kigali où je travaillais comme pompiste dans une station-service. » A son retour, la surprise est de taille : « Mes champs avaient été totalement terrassés ! », explique-t-il.

    « Les mentalités ne changent pas vite »

    Les techniciens du gouvernement l’incitent alors à échanger sa vache et son cochon contre des poules, dont la fiente est un engrais naturel très prisé. « Mes voisins craignaient le pire mais, quelques mois plus tard, ils sont revenus m’acheter mon compost pour 2,6 millions de francs. Je n’avais jamais vu une telle somme de ma vie ! », témoigne cet agriculteur qui arpente désormais en costume une exploitation prospère. L’argent gagné avec cette activité au cours des deux années passées lui a permis d’acheter une trentaine de cochons, 150 poulets et 3 vaches. Après avoir fait l’acquisition de nouvelles terres, il a aussi fait construire une jolie maison en brique, bordée de bananiers et de grevilleas, des arbustes utilisés pour lutter contre l’érosion. « J’ai grandi dans une maison en terre au toit de chaume », tient-il à souligner. « C’est la première fois que je fais confiance à l’agriculture pour nourrir mes enfants », ajoute ce père de sept garçons et une fille, qui a quitté l’an passé son job dans la capitale.

    « La plupart des agriculteurs redoutent encore la monoculture, les mentalités ne changent pas vite. »

    Le fait est que tous ne sont pas aussi chanceux que lui ou Mme Musabyimana. Une enquête conduite dans huit villages de l’ouest du Rwanda et publiée au début de l’année dans la revue World Development a révélé que cette « révolution verte » n’avait pas eu l’impact escompté sur les fermiers les plus pauvres.

    « De nombreuses familles ont dû vendre leurs terres au cours de la décennie pour acheter de quoi manger, et 12 % d’entre elles n’ont maintenant plus de terre du tout », souligne Neil Dawson, professeur à l’université d’East Anglia (Royaume-Uni) et auteur de l’étude. Contraints d’abandonner la polyculture pour l’une des monocultures choisies par le gouvernement (blé, riz, maïs, pomme de terre, banane, manioc ou thé), certains fermiers se retrouvés dans une situation compliquée, après des récoltes décevantes. Ainsi, rappelle Neil Dawson :
    « Dans ce cas, la loi prévoit que le gouvernement peut réallouer les terres à d’autres fermiers, souvent sans compensation. Les analyses macroéconomiques occultent ces impacts négatifs en partant du principe que la croissance créera de nouveaux emplois. Mais il est illusoire de penser que des millions de paysans pourront ainsi quitter leurs terres et se reconvertir du jour au lendemain. »

    https://seenthis.net/messages/508783 via enuncombatdouteux




  • Hé ho, au bout du rouleau !
    http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/818-he-ho-au-bout-du-rouleau

    Lundi 4 Juillet à Lille se tenait une espèce de meeting – c’est du moins comme cela que le machin était présenté – initié par le collectif « Hé ho la gauche », la réunion des derniers soutiens à François Hollande. Car oui, il y en a. En dépit d’un important dispositif visant à ne faire entrer que les membres du parti, La Brique a pu s’y infiltrer. Et constater à quoi ressemble une thérapie de groupe pour s’auto-persuader qu’on est de gauche, et galvaniser les foules en soutien à un candidat qui n’existe pas. Source : La Brique

    https://seenthis.net/messages/508746 via Rezo


  • Demain les gens de la police refleuriront sur le trottoir... | Ça fait mal
    http://lalocale.ckdevelop.org/news/news.php?id=1193

    Ça fait mal partout la violence policière. Alors le mouvement social s’organise pour soigner ses blessé.e.s. Aujourd’hui, on reçoit Kasko, « Street Medic » à Paris ces derniers mois, pour revenir sur cette pratique d’autodéfense populaire et sur la volonté étatique de terroriser les manifestants. Durée (...) — Street%20Medics.mp3

    http://lalocale.ckdevelop.org/upload/Ca%20fait%20mal/2016/Street%20Medics.mp3

    https://seenthis.net/messages/508693 via Solitudemaisdishuitsansde


  • #Obliterated Families (familles décimées) | Anne Paq et Ala Qandil
    http://www.obliteratedfamilies.com/main/fr/index.php

    http://rezo.net/local/cache-vignettes/L120xH80/arton227703-8dd31.jpg

    Durant l’offensive israélienne de 2014 sur la bande de Gaza, 142 familles palestiniennes ont perdu trois membres ou plus. Certaines familles ont été entièrement décimées. Le projet #ObliteratedFamilies, « Familles décimées », raconte l’histoire de plusieurs de ces familles, de leurs proches qui ont été tués, et de ceux qui restent. Source : Relevé sur le Net...

    https://seenthis.net/messages/508679 via Rezo



  • La CGT dans le mouvement contre la « loi travail »

    http://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/arton6404.jpg
    http://paris-luttes.info/la-cgt-dans-le-mouvement-contre-la-6404

    Emission de radio vivelasociale sur FPP 106.3 , La CGT dans le mouvement contre la loi travail .
    Un des animateurs du site « Où va la CGT ? » nous aide à comprendre l’état d’esprit des syndicalistes de base ainsi que les dynamiques internes à la confédération qui peuvent expliquer son apparente radicalisation.

    @rezo

    https://seenthis.net/messages/508569 via Paris Luttes Info