http://www.revue-ballast.fr

  • BALLAST Pour un #féminisme socialiste et inclusif
    http://www.revue-ballast.fr/feminisme-socialiste
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/06/women2-300x89.jpg

    Dans ce texte, initialement paru en langue anglaise en 2014, la féministe et sociologue américaine Johanna Brenner retrace la débâcle néolibérale de ces dernières années, et l’impact, aussi profond que délétère, qu’elle eut sur le mouvement féministe mondial. Et en appelle, pour penser de nouvelles #alternatives émancipatrices et sociales (à même de fédérer sur des bases larges et inclusives, c’est-à-dire prenant en compte, en plus du combat de classe, les inégalités liées à l’ethnie ou l’orientation sexuelle), à puiser dans la riche et incontournable tradition féministe socialiste et ouvrière.

    #émancipation

    http://seenthis.net/messages/380381 via Agnès Maillard



  • BALLAST Victor Hugo, la grande prose de la #révolte
    http://www.revue-ballast.fr/victor-hugo-la-grande-prose-de-la-revolte
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/06/miserables-300x89.jpg

    Le philosophe et dramaturge Alain Badiou, reconnu, décrié ou parfois craint pour ses positionnements anticapitalistes et communistes, interroge ici Les Misérables de l’illustre Hugo. Que peut nous apprendre ce #roman, paru en 1862, pour notre temps (ce temps, estime le philosophe, de l’homme nihiliste puisqu’il ne croit plus en rien et se contente du monde pour n’avoir pas à le bouleverser) ? En quoi ce #livre est-il porteur de révolte ? Quelles différences entre l’émeute, l’#insurrection, la révolte et la révolution ? La République garantit-elle l’émancipation ? Pourquoi Hugo n’aurait-il jamais pu considérer le « populisme » comme une injure ? Autant de questions que ce texte prend en main.

    http://seenthis.net/messages/379301 via Agnès Maillard


  • BALLAST Les chemins oubliés du #socialisme
    http://www.revue-ballast.fr/les-chemins-oublies-du-socialisme
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/06/soc21-300x89.jpg

    Dans le #capitalisme d’aujourd’hui, les actionnaires font porter l’ensemble des risques sur les salariés et, plus globalement, sur les populations. Les lois nationales ne présentent plus de barrières réelles à leur soif d’argent. La fiscalité est inopérante pour les freiner. Les #droits du travail nationaux ne se sont pas adaptés à cette évolution. Les représentants des salariés n’ont comme interlocuteurs que les dirigeants des entreprises, souvent des maillons interchangeables, surpayés pour se soumettre aux injonctions des actionnaires de l’entreprise qu’ils pilotent. En Europe, le processus d’intégration de l’Union européenne accélère ces évolutions en favorisant les échanges internationaux et la #dérèglementation du travail. Les plans d’austérité étendent l’exploitation capitaliste à tous les domaines de la vie. Déjà exclus de la valeur qu’ils créent dans les #entreprises, les salariés sont désormais exclus également de la valeur collective qu’ils ont créée — par la diminution des dépenses publiques et la libéralisation des services publics. Les capitalistes reconfigurent l’organisation des villes et façonnent le temps et l’espace¹. Les peuples d’Europe s’enfoncent dans la misère et dans le découragement. Nul ne sait plus par quel levier changer l’ordre des choses.

    http://seenthis.net/messages/378798 via Agnès Maillard


  • BALLAST Vous avez dit Soral ?
    http://www.revue-ballast.fr/vous-avez-dit-soral
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/06/couv-sojpg-300x69.jpg
    Le chapitre sur les #femmes vaut aussi son pesant de cacahuètes.
    En tout cas, une vraie somme de travail d’égoutiers pour ceux qui ont dû se taper sa vie et son œuvre pour décortiquer le personnage et son #idéologie de merde.

    Soral possède néanmoins trois pirouettes en la matière : la première, revendiquer les écrivains juifs qu’il affectionne (Marx, Goldmann, etc.) ; la seconde, mettre en avant, selon la logique bien connue, ses « amis » juifs (ils sont deux : Jacob Cohen et le musicien Gilad Atzmon — ce dernier a même été désavoué publiquement, du fait de ses « arguments racistes », par un collectif de penseurs palestiniens22...) ; la troisième, répéter qu’il n’est pas antisémite mais judéophobe ou judéocritique (autrement dit : qu’il cible « l’idéologie juive », comme système de pensée, et jamais les êtres en tant que personnes de chair et d’os), et, surtout, qu’il ne s’en prend jamais à ceux qu’il nomme les « Juifs sur les bords » ou « Juifs du quotidien ». La défense s’écroule pourtant dès l’instant où il déclare, en juin 2014 : « On a vu le petit Elkabbach – là, c’est mon analyse un peu plus racialo-communautaire –, qui est le petit sémite séfarade, se soumettre finalement comme une femme à quelqu’un [Poutine] qui représente encore, je dirais, la virilité aryenne, d’une certaine manière - même si elle est slave. Et ça, c’est la juste hiérarchie traditionnelle, vous voyez. Quand Poutine ouvre sa gueule, un Elkabbach la ferme. Et c’est comme ça que doit se concevoir un monde qui fonctionne bien23. » Jean-Pierre Elkabbach est très clairement attaqué en tant qu’individu membre d’une communauté ethnique déterminée. Autre exemple : un journaliste interroge Soral et lui demande ce qu’il juge obscène, en matière de littérature. Sans étonnement, Soral embraie sitôt, le visage traversé de successives moues écœurées : « J’ai ressenti un vif dégoût en lisant des pages plus ou moins autobiographiques de... ce n’est pas un hasard... Albert Cohen. Le type qui a écrit Belle du Seigneur et Mangeclous. Ça, ça me répugne. Il y a ce côté... je ne vais pas dire le mot pour ne pas m’attirer d’ennuis, mais ce côté complaisant, mis en scène, y’a du Elie Wiesel chez Albert Cohen. C’est pas un hasard. Ça m’insupporte. Moi je suis un goy du Nord, il y a le côté on se tourne pour pleurer, on pleure jamais face à la caméra. Sinon tout le reste c’est la famille, c’est Claude Lelouch, Boujenah, ça sent l’huile quoi... […] J’ai d’ailleurs ressenti cette gêne sans jamais identifier qu’il y avait une origine ethnico-culturelle là-dedans. J’ai toujours détesté les films de Woody Allen, qui sont incroyablement narcissiques et complaisants, et médiocres. Ça m’a toujours insupporté. Même les films des frères Cohen. […] Pleurer face à la caméra pour tirer les larmes du goys et lui faire les poches. C’est une évidence, on le voit. Mangeclous et Belle du Seigneur, c’est insupportable. En plus d’énormes pavés, comme ça, c’est gras, c’est gras. C’est une culture, quoi. Quand on aime ça... Aujourd’hui on est submergé par cette merde. […] Mon monde à moi, qui est le monde de la pudeur du Nord, de la pudeur héléno-chrétienne, de la retenue, de l’émotion subtile, etc., a été dévasté par la vulgarité séfarade, il faut le dire, judéo-méditerranéenne. C’est une souffrance terrible pour nous24. » Le sionisme n’a, ici, strictement rien à faire. Pas plus que la critique de l’Ancien Testament ou de la métaphysique juive. Seulement le #racisme crasse.

    #confusionisme #antisémitisme #politique #analyse #fascisme

    http://seenthis.net/messages/377646 via Agnès Maillard



  • BALLAST Philippe Marlière : « La République est un consensus mou »
    http://www.revue-ballast.fr/philippe-marliere-la-republique-est-un-consensus-mou
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/06/communeparis-300x89.jpg

    Dans les sociétés démocratiques – d’un point de vue culturel et cultuel – un État peut-il imposer à ses citoyens des normes de conduite et exiger d’eux qu’ils se conforment aux « valeurs » essentielles de la France ? C’est une question fondamentale sur le plan des libertés publiques. Je réponds sans équivoque négativement à cette question : un État démocratique doit traiter ses citoyens comme des sujets autonomes et responsables. Il doit donc se tenir à l’écart de leur choix de vie. C’est un principe démocratique essentiel, quelle que soit d’ailleurs la nature du régime (une république ou une monarchie constitutionnelle). J’aborde de front, sans plus tarder, la question du #hijab (le foulard musulman) dans les établissements scolaires, ou celle du port de la burqa (le voile intégral) dans les espaces publics. Au nom du principe de non-domination, du respect des choix de vie de chacun et de l’autonomie individuelle, l’État n’a ni à les interdire, ni à légiférer sur ces questions. En votant les lois de 2004 et de 2010, le législateur est devenu un acteur partisan, voire liberticide. Son rôle est de préserver la #liberté et l’autonomie de tous, dans le cadre de la #loi. Que l’on ne m’accuse pas de promouvoir une laïcité « positive » ou « ouverte » (en sous-entendant que mon interprétation de la #laïcité serait erronée ou laxiste). Cette qualification est hors-sujet et, bien sûr, mal intentionnée car elle veut disqualifier toute personne qui pose, comme je viens de le faire, le principe de la #neutralité de l’État vis-à-vis de tous. S’il faut distinguer entre deux interprétations idéal-types de la #laïcité en France aujourd’hui, j’opposerai une laïcité communautarienne à une laïcité pluraliste.

    #démocratie

    http://seenthis.net/messages/376859 via Agnès Maillard


  • BALLAST Journal d’un résistant vietnamien
    http://www.revue-ballast.fr/journal-dun-resistant-vietnamien
    http://www.revue-ballast.fr/wp-content/uploads/2015/05/indochine-300x89.jpg

    Le Journal d’un combattant Viet-Minh, signé Ngo-Van-Chiêu, a paru au Seuil en 1955. Il s’agissait de documents épars, couverts de boue, que Jacques Despuech, correspondant de presse, traduisit et agença sous la forme d’un livre. Épuisé depuis longtemps, nous en publions ici un extrait, tiré du chapitre « En pays occupé ». La scène se déroule en janvier 1951 et l’auteur, ancien employé des postes entré dans la lutte indépendantiste, a trente ans ; il fuit, blessé au bras après un bombardement au napalm.

    http://seenthis.net/messages/375941 via Agnès Maillard


  • Pablo Iglesias : « Faire pression sur Syriza, c’est faire pression sur Podemos, pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative »
    http://www.revue-ballast.fr/pablo-iglesias

    Le 24 mai dernier, Podemos et ses listes citoyennes remportaient les élections municipales et régionales en Espagne — ébranlant ainsi l’ancien système politique dominé par le Parti socialiste et le Parti populaire et suscitant, en France, l’enthousiasme et l’espoir de beaucoup, en ces temps sinistres. Dans cet entretien paru il y a quatre jours dans les pages de la New Left Review, Pablo Iglesias revient sur l’analyse de la situation politique espagnole et la stratégie du jeune mouvement, né en janvier 2014. Contradictions à affronter, apparition d’un concurrent comme le parti Cuidadanos, causes de la crise économique et du récit officiel, post-franquisme, gauche et droite, Games of Thrones, rapport de Podemos à l’État monarchique et pressions allemandes contre la Grèce : le porte-parole (...)


  • Rimer à coups de poings : vie et mort d’Arthur Cravan
    http://www.revue-ballast.fr/rimer-a-coups-de-poings-vie-et-mort-darthur-cravan

    Il fut Arthur Cravan. C’est-à-dire poète, vagabond, boxeur, mystificateur et amant. Quoique figure phare de Guy Debord, l’écrivain bourlingueur tomba peu à peu dans l’oubli, loin des cercles initiés, jusqu’à ce que le romancier Patrick Deville le ressuscite dans les pages de son Viva. Portrait de l’ogre trublion. (...) Source : Ballast


  • Laurent Cordonnier : « La marchandisation des conditions d’existence est totale ! »
    http://www.revue-ballast.fr/laurent-cordonnier

    http://rezo.net/local/cache-vignettes/L85xH120/arton219177-8b983.png

    Entretien avec l’économiste et romancier Laurent Cordonnier. « Si une dictature nous obligeait à faire la même chose, je suppose qu’on se révolterait. Or, ici, c’est le caractère sucré, désirable et narcissique de l’individu qu’on vient flatter, afin qu’il se livre aux intérêts de la marchandise et de la finance. Ces petites monades perdues entre les règles de l’équilibre comptable, du calcul économique et du narcissisme apeuré fabriquent des sujets faciles à contrôler. » (...) Source : Ballast


  • Que pense #Podemos ? (2/4) ~ Revue Ballast
    http://www.revue-ballast.fr/que-pense-podemos-24 @rl

    Les commentateurs officiels peinent encore à définir Podemos, que l’on dit pourtant aux portes du pouvoir. Cet objet politique non identifié bouscule les petites cases de la clique médiatique : populistes, eurosceptiques, alter-mondialistes ? Et chacun d’y aller de son étiquette ou d’agiter le traditionnel chiffon rouge : communistes, marxistes-léninistes, chavistes, bolivariens, castristes, etc. Que pensent, au fond, ses fondateurs ? Quels sont leurs stratégies, leurs références, leurs leviers théoriques ? Qui est à la barre de ce mouvement qui ne cesse d’appeler à couper la société en deux : non plus entre la gauche et la droite, mais entre le peuple et les puissants. Nous les avons lus, et écoutés, en langue espagnole. Itinéraire d’un mouvement qui perturbe échiquiers et agendas politiques.

    #stratégie #politique #Espagne

    http://seenthis.net/messages/366963 via tbn


  • L’abécédaire de Bensaïd
    http://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-bensaid

    Attente : « Opaque époque. Triste tiédeur. Ce qui est en crise, c’est pourtant moins l’utopie que les contenus de l’attente. Les raisons, au terme de ce siècle obscur, en sont multiples et assez évidentes : les désillusions du progrès, la débâcle d’un futur bureaucratiquement administré, le souci immédiat de survie dans un présent précarisé. (...) Source : Ballast


  • Assassiner l’espoir
    http://www.revue-ballast.fr/assassiner-lespoir-par-slavoj-zizek

    « Je proclame mon respect profond pour Syriza et son combat. Sa persévérance même nous rend libres : tant que Syriza existe, nous savons tous qu’il nous reste encore une chance », écrivait récemment le philosophe slovène. Il revient, dans ce texte que nous avons traduit (paru en anglais le 24 avril), sur l’espoir que soulèvent les pourtant très modérés Syrira et Podemos et les coups de force de l’Union européenne, qu’il compare aux manœuvres nord-américaines contre l’Amérique latine, pour tenter d’y mettre au plus vite un terme. Source : Ballast