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  • Les risques majeurs - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    Encore l’illusion dans un événement. Les caprices de la nature, ses retournements, ses passions et ses débordements font maintenant des haltes dans des symposiums dits de haut niveau. Pourtant la météo n’est pas destinée à des bureaux situés dans l’altitude des cerveaux. Elle est là, chez le cantonnier que l’on devait former par le comment faire le curage, l’élagage et autres tâches de désencombrement de l’hygiène urbaine. Les technologies nouvelles de l’administration des cités ne doivent pas rester dans des data-shows à présenter en cercle fermé pour en tirer une autosatisfaction, croyant de la sorte avoir déjà en main la maîtrise des catastrophes. Tiens, mais ou est donc passée la phase pratique de cette intelligence que l’on voudrait copier pour la faire coller dans le cœur de la ville ? Demain nous passerons à la ville écolométrique, après la commune électronique, le guichet informatique, les documents biométriques et la démocratie spécifique. Voyez-vous, les mots emphatiques et les slogans déclamatoires sont si simples que l’on oublie vite l’acte matériel et son taux de réalisation. On ira peut-être crescendo dans la capacité de placer un robinet d’arrêt dans le ciel, un autre dans le rivage et un goulot d’étranglement dans tout lit d’oued. Le tout, nous dira-t-on un jour, sera dirigé distantiellement. D’un clic on l’ouvre, d’un autre clic on le ferme. A l’humeur du chef. Ce n’est plus « le jour qui a peur du soleil », mais le wali qui a peur de la pluie.

    Le climat a dépassé sa définition de phénomène naturel pour s’ériger en un épouvantail effrayant chez les gouverneurs. Il leur fait peur, en faisant grossir la crainte et la boule au ventre. Alors l’on se concerte de surcroît à l’orée d’un hiver déjà entamé pour circonscrire tous ses périls majeurs.

    A vrai dire, tous les risques dits majeurs ne sont pas dans les inondations ou dans les veines des caniveaux qui ne peuvent plus les absorber. Ils sont tout aussi loin d’être majeurs dans les échelles sismiques ou dans les affaissements de terrain. C’est dire que ça ne sert à rien d’agrandir le diamètre des buses destinées à avaler les torrents pluviaux alors qu’il suffit de faire apprendre ce petit geste de ne rien jeter au hasard et de faire tout en bonne et due forme. En étude et en prévision. Il suffit aussi de faire savoir aux déposants de déchets solides, aux acquéreurs de nouveaux logements à refaire, aux marchands, passants, épiciers, manufacturiers, promoteurs, enfin à la société citoyenne que n’importe quelle circonférence d’égout ne peut admettre une carcasse de cuisinière, un vieux matelas ou des tonnes de bouteilles et bidons plastiques. Cette mission est plus difficile que de faire une sécurisation de périmètre de zone inondable ou de détournement de l’aval ou de l’amont d’un flux naturel. Cette mission qui n’est nullement l’exclusivité du ministère de l’Intérieur et personne n’a le droit de s’en attribuer les supériorités, est aussi celle des médias, de l’école, de la mosquée et de la famille.

    C’est à la délégation créée à ce propos donc qu’échoit la responsabilité non pas de gérer intuitu-personae mais de mobiliser, sensibiliser, superviser, piloter tous les acteurs et facteurs induits dans le circuit des risques majeurs. Rien n’empêche d’instituer des piquets d’alerte et de surveillance, des modules réducteurs de vulnérabilité à mettre en œuvre là où la catastrophe ou le désastre présente des menaces de survenance. La commune. La nature a horreur du bricolage. Elle n’aime pas le précaire ou le ravalement du parterre. Malléable et flexible, elle s’apprivoise doucereusement et avec ses propres moyens. Avec une connaissance parfaite des événements fâcheux qu’elle ne cache pas et qui sont susceptibles de se produire ; la nature montre clairement ses aléas. Provoquée, elle se défend comme un animal et s’en fout éperdument des réunions du ministre ou des walis pour décrocher sinistrement ses droits au sol.

    Alors, il faut bien prendre soi-même le risque d’être un responsable entier, de dire non à un permis de construire contre nature, de ne pas se complaire dans un marché impudique, d’apprécier la bruine et d’accepter la critique. Et ce sont ceux-ci les gros risques majeurs qu’il faudrait savoir prendre.                                        Publié par El-Yazid DIB                                                                                                      http://www.lequotidien-oran.com/?news=5268139


  • Presse : liberté et devoir - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    Presse : liberté et devoir
    Publié le 25 octobre 2018 par S. Sellami

    Quel mal aurait commis ce journaliste qui nous fait lire une actualité que chacun l’en veut à sa façon ? Le mal serait dans l’acte rapporté par l’information et non pas dans le contraire. 

    A quel moment le talent d’un chroniqueur devient-il à propos agaçant, et déplaisant ? Des qu’il franchit la ligne rouge. Mais en fait cette ligne, qui la connaît avant de savoir qui est habileté à tracer ses contours ? Dire que la légalité est bafouée, le pouvoir d‘achat s’est dégringolé, les walis sont devenus des quelconques, le discours ministériel est une comédie, n’a rien de mauvais tant que le constat ainsi dressé est généralisé et consensuel. Il écrit ce que tout le monde converse et dit. Il essaye d’apprivoiser son surligneur par tout style utile au discernement de la déveine qui se réveille la nuit ou l’angoisse qui s’excite à la pointe de chaque aurore. 

    Confirmer la volonté de l’Etat de loger la presse nationale et le secteur de l’information dans la place privilégiée qui lui sied ne doit pas se limiter uniquement à un discours circonstanciel. En la dotant de garanties, la constitution et les textes subséquents , oblige par la règle de droit l’ensemble des segments des pouvoirs publics de lui assurer les différentes formes de soutien et de facilitation à même de lui permettre de s’acquitter de ses honorables missions. C’est en l’absence de cette couverture légale, de ce défaut d’approvisionnement qu’apparaissent parfois et c’est selon, ou des frasques, des dérives ou des empêchements de dévoiler l’un ou l’autre coté d’une vérité. 

    C’est par une chronique de presse que l’on défraie les chroniques du temps. C’est par un déni de chronique que l’on risque de rendre ainsi le malaise chronique et incurable. Le chroniqueur c’est cette rubrique qui arrive en pleine placidité de l’actualité. Quotidienne ou hebdomadaire, elle se greffe telle un tubercule au goût amer mais utile et entretenant. On le case, ce scribouillard dans les épithètes les plus infimes. Toujours de bon aloi mais refusant les attache-mains ce chroniqueur, quand il n’est pas cogné de front, est sérié comme un terroriste des règles syntaxiques, canoniques. Le journaliste sous toutes ses formes d’expression n’est pas un opposant à la nation, s’il manifeste son droit à ne pas partager la même vision que celle d’un régime, d’une gouvernance centrale ou d’une gestion locale. Il est toujours en droit de transmettre ce qui se passe, à charge pour l’acteur du fait le plus souvent répréhensible de ne pas user de haine ou de réprimandes. 

    Si un constat est debout, le chroniqueur le glose. Il n’a rien à justifier, sauf sa liberté. C’est un peu comme un art photographique, il y a une prise, il y a un commentaire. Sa simulation à lui se dessine, pour certains dans l’usage du pléonasme, de la métaphore et de l’idée dérisoire et indirecte. Pour d’autres, le dessin est clair, le mot tranchant, direct et franc. C’est dans le dépècement de la réalité que l’exalté de la presse en général rencontre la bonne et mauvaise humeur. Il l’expurge pour en faire un fait saillant. Le suspendre, le blâmer c’est faisable, figer son sens ou l’abattre est peine égarée. Laissez-le dans ses joies illusoires. 

    Je me suis tout le temps dis que la liberté d’expression et le devoir de vérité doivent être, comme un couple uni ; au diapason de la symbiose qu’exige une société moderne, ouverte et transparente. L’un ne s’oppose pas à l’autre. C’est en s’assemblant dans une complémentarité objective que l’information utile et efficace produira tous ses effets. Je dirai également en étant tout convaincu que seul le professionnalisme est apte à consolider davantage les multiples et importants acquis obtenus par l’ensemble de la corporation. Comme dans tout corps, la biologie, la mauvaise envie de survie, l’avidité ou l’enténèbrement peuvent provoquer des scories, des altérations et mêmes des travestissements. La presse s’interdit les caprices et les prises de gueules. Ses vertus ne sont qu’un rapport liant un fait à une information, au plus à un commentaire. En faire un poclain à détruire les uns ou un tremplin à faire hisser les autres c’est sortir de toutes les lignes morales et profaner ainsi la sacralité d’une noblesse. Cette presse, symbole de liberté d’expression et de démocratie n’a pas cessé durant son existence à s’inscrire avec toutes les souffrances dans le propre noyau du métier qu’elle exerce. Si le métier était dans le cœur, le talent dans la plume, le brio dans le son et l’art dans l’image, la presse n’en serait plus là où certains tentent de l’accrocher. La production journalistique n’est donc qu’une réaction à une action. Elle diffère selon l’intensité et le degré. Elle fait le mal et le bien, elle attribue des louanges et des réprobations. C’est le fait du jour, la nature des choses et le factuel qui une fois intériorisés tentent par petits mots à s’extérioriser au moyen d’une graphie totalement désarmée. 

    Forte et munie de son expérience, de son combat et de ses luttes contre l’obscurantisme et les velléités anti-démocratiques, la presse nationale a traversé avec honneur et gloire des moments tantôt exaltants, tantôt complexes. En conséquence de quoi elle se fait et se rend nécessaire de jour en jour. Les grands acquis ont été le fruit de longs combats menés contre les forces occultes et des sacrifices ainsi consentis par celles et ceux qui ont choisi cette voie, celle du plus difficile et contraignant métier. C’est à la mémoire de ces gens là, que nous devons savoir rendre les dignes hommages et ne pas se taire sur les tares d’ici et d’ailleurs. Alors ; excusez-nous Messieurs d’en haut, si l’on parle encore et encore de vous, de vos chinoiseries, de vos parodies et aussi de nos désillusions et nos déterminations. 
                                                 par El Yazid Dib                                                          

                                                             

     

    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5268123&fbclid=IwAR0F_MLSC73a8u96-ocV7_bSKlUf6UGZPR4Op3a22dM


  • Il entre bientôt dans sa 35e année de captivité : Le « scandale d’État » du maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    Libérable depuis 1999, le résistant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah entamera sa 35e année de détention en France, ce mercredi 24 octobre 2018. Un « scandale », selon André Delcourt qui a, en 2012, était le premier maire de France à en faire un « citoyen d’honneur ». Des manifestations pour exiger sa libération auront notamment lieu à Lannemezan (20 octobre) et à Lille (24 octobre).

     

    Le 23 février 2012, le conseil municipal de Calonne-Ricouart élevait le résistant Georges Ibrahim Abdallah au rang de « citoyen d’honneur » ! Un moyen de médiatiser l’exigence de sa libération. L’initiative en revenait au Comité « Libérez-les ! » pour la libération des prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) et à André Delcourt, alors maire de cette commune de l’ouest du bassin minier du Pas-de-Calais. Plus tard, Grenay (Pas-de-Calais) puis Bagnolet (Seine-Saint-Denis) lui emboîteront le pas.

     

    André Delcourt abore le diplôme de citoyen d’honneur remis à Georges IIbrahim Abdallah

    Un homme en colère

     

    Aujourd’hui retiré des affaires publiques, l’ex-maire « communiste et chrétien » de 84 ans est un homme en colère. Arrêté en 1984, condamné à la perpétuité, suite à un procès truqué, pour « complicité » dans l’exécution sur le sol français, deux ans plus tôt, d’un agent de la CIA et d’un autre du Mossad, les services secrets israéliens, Georges Ibrahim Abdallah est en effet toujours détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

    A plusieurs reprises pourtant, la justice française s’est prononcée pour son élargissement. La dernière fois, c’était en janvier 2013. Georges Ibrahim Abdallah devait être libéré sous condition d’expulsion vers le Liban, son pays natal. Manuel Valls, alors ministre socialiste de l’Intérieur, s’y était opposé.

    Acharnement d’ordre politique

     

    Le 24 octobre prochain, Georges Ibrahim Abdallah entamera donc sa 35e année de détention dans l’Hexagone. Celui qui est parfois présenté comme le « plus ancien prisonnier politique d’Europe » a passé plus de temps derrière les barreaux que Nelson Mandela ou même Auguste Blanqui…

    Son maintien en détention relève donc d’une logique politique qui confine à l’acharnement ; ce résistant n’ayant jamais renié ses convictions anti-impérialistes et pro-palestiniennes du temps où il militait au sein du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) ou des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) et combattait l’État d’Israël, puissance occupante de la Palestine et du Liban.

    Il s’agit bien d’une « vengeance d’État », selon Yves Bonnet, l’ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à l’époque de l’arrestation d’Abdallah. Mais pas seulement…

     

    La justice française ? La putain de l’Amérique

     

    En cette après-midi ensoleillée du 19 mai 2012, André Delcourt accueille, en l’hôtel de ville de Calonne-Ricouart, Jacques Vergès. L’avocat d’Abdallah est alors accompagné d’une militante du Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah chargée de lui transmettre la Médaille de la Ville et son diplôme de « citoyen d’honneur ».

    Aujourd’hui disparu, Jacques Vergès, dans son style si caractéristique, dénonce alors la soumission de la France aux diktats des États-Unis : « Au moment de son procès, le procureur avait dit de ne pas écouter la voix de l’Amérique. Malheureusement et c’est une honte pour nous tous, on écoute la voix de l’Amérique. Elle parle dans ce dossier comme un patron parle à un subordonné. Le gouvernement américain est partie civile dans cette affaire. Il est représenté. Il ne peut pas admette que Georges Ibrahim Abdallah soit libéré. S’il reste en prison, c’est parce que l’Amérique l’a décidé. En 2003, la cour d’appel de Pau s’était prononcée pour la liberté. Le gouvernent a alors ordonné un pourvoi devant la cour de cassation et celle-ci a cassé le jugement. A Paris, je me rappelle avoir déposé un mémoire à la chambre d’accusation. J’ai dit que notre dignité était de dire à nos condescendants amis américains que la justice française n’était pas une fille soumise ; je veux dire une putain. Ce sont les mots que j’ai employés, mais la justice ne m’a pas écouté ».

     

    André Delcourt et Jacques Vergès en mairie de Calonne-Ricouart en mai 2012

    Un scandale d’État

     

    Pointant du doigt un « scandale d’État » , Jacques Vergès rappelle par ailleurs qu’au début « des années 1970, Mahmoud El Hamchari (représentant de l’OLP en France) ou le dramaturge et journaliste algérien Mohamed Boudia (FPLP) ont été assassinés sur le sol français. L’enquête a démontré que c’est le Mossad qui a réalisé ses attentats. Ses auteurs n’ont fait l’objet d’aucune poursuite. Ils ont même été décorés alors que Georges Ibrahim Abdallah dont la participation directe n’est pas démontrée, a été condamné ! Ses victimes ? Un prétendu diplomate américain qui torturait en Indochine et l’autre un agent du Mossad… Le problème posé est un problème d’honneur pour la France. Nous avons l’un des plus vieux prisonniers politiques du monde. Personne ne veut pas en attendre parler. Je voulais saluer votre initiative, ici à Calonne-Ricouart, et le maire André Delcourt. Il faut que toute la France en parle. C’est inadmissible c’est une honte… ». Six ans plus tard, son indignation reste d’actualité !

    Debout et déterminé

     

    Jacques Vergès était un sacré bonhomme », se souvient, un brin nostalgique, André Delcourt qui correspond désormais régulièrement avec Georges Ibrahim Abdallah. Ce dernier est « un homme debout, qui met un point d’honneur à se maintenir toujours en pleine forme physique et intellectuelle. Il fait abstraction de sa situation personnelle, préférant échanger sur la situation en Syrie, au Moyen-Orient, sur les menaces qui pèsent en Europe et qui l’inquiètent énormément avec la poussée des extrêmes droites », soulignait récemment dans les colonnes du quotidien l’Humanité, la députée européenne (PCF) Marie-Pierre Vieu qui le visite régulièrement.

    En prison, Georges Ibrahim Abdallah, 67 ans, a été et demeure de tous les combats en solidarité avec l’ensemble des prisonniers politiques ( basques, kurdes, turques, palestiniens…) qui subissent les foudres de la répression (grève de la faim ou des plateaux, etc.). Son attachement à la cause de la libération de la Palestine ne s’est jamais démenti comme l’atteste sa dernière déclaration sur Gaza (1)…

    Temps forts de mobilisation

     

    Aujourd’hui, ce digne successeur de ces glorieux francs-tireurs et partisans (FTP) ayant, au sacrifice de leur liberté et parfois de leur vie, combattu sur le sol français le nazisme lors de la Seconde Guerre mondiale, ne se fait guère d’illusion quant à l’efficacité d’un énième recours en justice. Ni sur l’influence de bien trop pusillanimes autorités libanaises. Seule la mobilisation populaire pourra l’arracher aux griffes de ses geôliers. Pour exiger sa libération, une manifestation devait se dérouler, comme chaque année, à Lannemezan, ce samedi 20 octobre. Un rassemblement est également programmé dans le nord de la France, le mercredi 24 octobre à 18h, Grand’Place à Lille. Des initiatives seront également menés à Belfast, Genève ou Marseille…

    JACQUES KMIECIAK
    (1) Le lien : http://liberonsgeorges.samizdat.net/ses-declarations/abdallah-soutient-gaza

     

    Source : Investig’Action


  • Une arène nommée Twitter - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    Suivre les réseaux sociaux, et notamment Twitter, est de plus en plus dérangeant… et souvent inquiétant. 

    Il ne s’agit pas simplement du suivi de l’actualité internationale qui, elle, s’inscrit dans une longue tendance faite d’affrontements, de guerres, de conflits larvés, de rivalités commerciales ou de menaces en tous genres en provenance de telle ou telle puissance ou supposée telle. En bientôt trente ans de journalisme, je n’ai pas souvenir d’un fil de dépêches internationales qui incite à l’optimisme quant à l’avenir de la planète et de l’humanité, bien au contraire. Mais on arrive à vivre avec (à condition de ne pas travailler longtemps dans un quotidien) car, après tout, il s’agit-là de l’Histoire qui ne cesse d’être en marche (aucune allusion à un pseudo mouvement politique que l’on reconnaîtra facilement…). 

    Les réseaux sociaux ont apporté autre chose. Ils universalisent la polémique et le débat à deux sous. Toutes les algarades possibles bénéficient d’une immense caisse de résonnance. De la plus grave à la plus étrange, la plus inattendue. En quelques clics, on peut se battre contre tout le monde et se faire des ennemis dont on ne soupçonnait même pas l’existence quelques secondes avant qu’ils ne se manifestent sur votre écran. Il suffit d’émettre un jugement abrupt sur une question donnée et c’est la foire aux avis, aux emportements indignés, aux mises en causes frontales. C’est encore plus affirmé si, tel un parasite, on se greffe au compte d’une célébrité et que l’on y cherche la castagne. Il ne s’agit plus de réseaux sociaux mais d’arènes de désocialisation. Twitter et ses homologues facilitent (encouragent) des empoignades générales qui, par le passé, restaient circonscrites à des milieux plus ou moins hermétiques : un café du commerce, un lieu professionnel, un laboratoire de recherche universitaire, une amicale de retraités, etc. Maintenant, tout déborde, tout fuse. 

    Il y a plus de dix ans, avec la montée en puissance d’internet, la chancelière allemande Angela Merkel avait benoîtement posé la question de la possibilité, pour les Etats, d’appuyer sur un bouton « off » et « d’arrêter » internet si nécessaire. Outre des ricanements et des commentaires bien sentis, l’affaire avait provoqué quelques indignations à propos de la défense de la liberté d’expression et de la lutte contre la censure. Aujourd’hui, on peut se demander s’il ne serait pas sain de décréter plusieurs journées mondiales du « sans réseaux ». Des pauses bienvenues pour certains afin que tout le monde se calme un peu, prenne le temps de faire autre chose que d’insulter son prochain ou encore de le « stalker » (verbe très à la mode en ce moment qui signifie harceler) ou enfin de l’épier en permanence, lui et ses contacts… 

    On me dira que tout cela est du virtuel, que les gens ne sont pas obligés de se connecter et qu’ils peuvent à tout moment décrocher. C’est ce que je pensais mais je n’y crois plus. L’addiction aux réseaux sociaux, et plus particulièrement à Twitter, est une réalité. Combien ai-je vu de gens annoncer leur départ définitif - en raison de campagnes de harcèlement menées par leurs détracteurs – qui finissent par revenir. Certaines personnalités médiatiques ont même expliqué que les confrontations sur ce réseau leur ont valu une vraie et bonne dépression. Mais elles sont toujours présentes, le twouite aussi prompt et facile qu’avant. A-t-on besoin de Twitter pour exister ou pour se faire une réputation ? La question est d’époque dans un contexte de frénésie égotique généralisée. 

    Mais à quoi cela sert-il vraiment ? Quand une chaîne à péage ne diffuse pas le match vedette ou a du mal à faire face à ses engagements, on est content d’avoir Twitter pour se défouler. C’est bien plus facile que jadis où l’on n’avait pas forcément le numéro de téléphone de l’entreprise et encore moins l’envie et le temps de coucher sa colère sur du papier timbré. Maintenant, chaque matin le « trend » (tendance) nous indique l’indignation du jour, celle que la suivante du lendemain remplacera sans peine et ainsi de suite. La presse de bas niveau y trouve matière à faire du clic en tenant la chronique de ce qui passionne, indigne ou exaspère les twittos. Tout cela contribue à alimenter un fracas général qui exacerbe les tensions et entretient l’illusion que de choses fondamentales se règlent via les réseaux. 

    Twitter et ses batailles rangées représentent une photographie binaire. Sur un sujet donné, deux camps s’affrontent en boucle, se repassant les mêmes arguments, les mêmes accusations. Les indécis, ceux qui veulent se faire une idée, n’ont qu’une seule option, celle de passer leur chemin. L’illusion du « clicktivisme » peut faire croire que des batailles idéologiques essentielles sont menées. Certes, il est essentiel de réaffirmer une position et un engagement. Mais il est difficile de savoir si la répartition des forces telle qu’elle se dessine sur les réseaux correspond à la réalité. 

    Prenons la question de l’expression xénophobe et raciste. Si l’on doit se fier aux échanges, aux attaques violentes contre des militantes et des militants engagés pour la cause antiraciste, alors on peut en tirer la conclusion que l’heure est grave car le nombre et le niveau de virulence et d’activisme sont clairement à l’avantage des vilains. Mais, d’un autre côté, il suffit de se déconnecter pour que le bruit de la merdolâtre vert-de-gris disparaisse. Reste donc cette question à laquelle j’ai encore du mal à répondre. Est-ce que, oui ou non, ce qui se passe sur Twitter est inquiétant ? Ce qui est certain, c’est que ce réseau a contribué à libérer la parole xénophobe et raciste. Il a offert une occasion idéale de désinhibition. En cela, c’est déjà grave. 

    par Paris : Akram Belkaïd                                                     http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266810


  • Kanté musulman - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    La France a remporté la coupe du monde.

    Une coupe pleine de toutes les avidités. Et Dieu merci, elle a débordé du bon côté.

    Du côté français diront les bons français.

    Du mauvais côté diront tous ceux qui n’ont pas toutes leurs facultés car ils ont une toute autre approche de ce franc succès.

    Ils reprochent à la France d’être un peu trop métissée, de ne plus compter dans ses rangs assez de français.

    Sur les onze titulaires il n’y avait pas moins de huit étrangers.

    Leur apport n’est pas retentissant, parce qu’ils n’ont de français que le passeport. Et alors ?

    Ils n’ont jamais vu la raison avoir tort ?

    Le noir a sué autant que le blanc, le judéo-chrétien autant que le musulman

    pour réaliser un bon score et permettre à la France d’améliorer son sort.

    Qu’importe l’origine, si on apporte à tout un pays, un peu plus d’adrénaline…

    Sur les onze acteurs, il y en avait un, peut-être le plus digne de faire notre bonheur.

    A cause de son humanité. A cause de son humilité. A cause de son islamité.

    Il s’appelle N’Golo Kanté.

    Il me rappelle le Jésus de Bossuet. Je ne peux me priver du plaisir de vous le citer :

    « Il se livrait, il s’abandonnait à celui qui le jugeait injustement… Il se donne à eux pour en faire tout ce qu’ils veulent. On le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut lier, il présente les mains ; on le veut souffleter, il tend les joues ; frapper à coups de bâton, il tend le dos ; flageller inhumainement, il tend les épaules… Il ne dit mot, il ne souffle pas ; c’est une pauvre brebis qui se laisse tondre. »

    Kanté musulman, quand tu es musulman, tu as cette divine soumission qui donne toute sa noblesse à la race humaine. Tu baisses la tête parce-que tu as de la compassion pour toutes les créatures et de la Passion pour le créateur…

    Pitié et piété en même temps et dans un seul mouvement. Tu ne crains rien, même pas la mort… Et tu es le seul à mériter le ballon d’or.

    Kanté ballon d’or : pour son humilité et son humanité…

    https://www.lejournaldepersonne.com/2018/09/kante-musulman


  • « Ceux qui disent qu’Idleb est effectivement une zone de désescalade ne savent pas de quoi ils parlent ! » - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
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    "Ceux qui disent qu’Idleb est effectivement une zone de désescalade ne savent pas de quoi ils parlent !"
    Publié le 11 septembre 2018 par S. Sellami

    Pour mémoire, intervention du délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies le 7 septembre 2018 devant le Conseil de sécurité, présidé jusqu’à la fin du mois par la déléguée permanente des États-Unis ; les discussions ayant porté quasi exclusivement sur la situation « humanitaire » à Idleb...

    Merci Madame la Présidente,

    Permettez que je commence par un petit clin d’œil éducatif pour expliquer à mes collègues ce que signifient les accords d’Astana.

    L’Accord d’Astana 4, aux délibérations duquel j’ai participé, avait pour objectif la création de « zones de désescalade » en Syrie, était limité à six mois, renouvelable si les « groupes armés » concernés par l’accord respectaient le cessez-le-feu et se séparaient des « groupes terroristes armés » exclus de ce même accord. Ce qui ne fut pas le cas à Idleb, puisque les groupes armés ont refusé de se séparer des groupes terroristes armés ou, plus exactement, puisque leurs sponsors ont refusé que cette séparation ait lieu.

    De plus, les terroristes d’Idleb ont lancé 400 drones sur la base russe de Hmeimim, à Lattaquié, et ont bombardé quasi quotidiennement la ville d’Alep depuis environ un an et demi, en dépit de ces accords. C’est pourquoi, celui qui dit qu’Idleb est une zone de désescalade est dans l’erreur et ne sait pas de quoi il parle. Cette zone est tombée parce que les groupes armés n’ont pas respecté les conditions de l’Accord d’Astana 4.

    Cette simple introduction devrait donc expliquer aux membres de ce Conseil pourquoi les choses en sont arrivées là où elles sont à Idleb. Mais, naturellement, le problème remonte à plus loin et a commencé avec la « Conférence de Vienne » de novembre 2015, conférence à laquelle la Syrie n’était pas invitée et n’a donc pas participé.

    Pour rappel [], les participants à cette conférence ont décidé de charger la Jordanie d’établir la liste des terroristes et des non terroristes, puis ont demandé à l’Arabie saoudite de préciser qui était dans l’opposition et qui ne l’était pas. Ce qui n’a toujours pas été fait, parce que les États protecteurs du terrorisme refusent de distinguer le terroriste de l’opposant armé.

    Le processus d’Astana a tenté de résoudre ce problème par la création des zones de désescalade. Mais l’expérience a échoué à Idleb, les groupes armés et les groupes terroristes armés n’ayant respecté ni les conditions de la Conférence de Vienne, ni les accords d’Astana.

    Ma collègue déléguée de la Grande-Bretagne et M. de Mistura ont estimé qu’une faible minorité de combattants armés étaient présents à Idleb. C’est vrai. Mais cette faible minorité correspond à 50 000 terroristes ! Que diriez-vous, chère collègue déléguée de la Grande-Bretagne, si l’un de ces quatre matins 50 000 terroristes se répandaient dans Manchester pour y semer leurs méfaits, tandis que nous en parlerions comme d’une « opposition britannique armée modérée » et que l’OCHA [le Bureau de la coordination des affaires humanitaires] se mettait à leur envoyer des aides pour les garder en vie ?

    Telle est l’exacte absurdité de la situation à Idleb.

    Madame la Présidente,

    L’un des étranges paradoxes du moment est que certains membres de cette organisation se trouvent face à un défi sans précédent du fait que la présidence se pose en juge et ennemi à la fois. Hier, vous avez imposé l’examen de la situation au Nicaragua, alors qu’elle ne menace en rien la paix et la sécurité internationales. Aujourd’hui, vous imposez l’examen de la situation à Idlib, une partie chère à nos cœurs en Syrie. Demain, viendra le tour du Venezuela. Ensuite, il semble que ce sera le tour de l’Iran, comme nous l’avons compris de l’agenda des travaux du Conseil de sécurité de ce mois-ci.

    Le sentiment de haine tenace que vous suscitez à notre encontre depuis des décennies n’a jamais été notre option, car nous faisons partie des États fondateurs de cette organisation, lesquels avaient foi en la paix et en la possibilité d’épargner les horreurs et les malheurs des guerres à l’humanité.

    Il est désormais habituel que les trois membres permanents du Conseil de sécurité [USA, Grande-Bretagne, France ; Ndt] profitent de leurs périodes de présidence pour manœuvrer contre mon pays et mon gouvernement, convoquant des centaines de réunions, déclenchant de fausses alarmes, multipliant les accusations, les menaces et les intimidations à chaque avancée de l’Armée syrienne et de ses alliés dans leur combat contre les groupes terroristes armés, à leur solde.

    À cette tribune, nous affirmons pour la millième fois que les gouvernements de ces trois pays occidentaux, ainsi que leurs outils dans la région, sont directement responsables des souffrances de notre peuple, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, en exacerbant la crise et en cherchant à la prolonger aussi longtemps que possible par l’exploitation du terrorisme wahhabite et takfiri, d’origine saoudienne.

    Un terrorisme qu’ils ont généré dès les années quatre-vingt du siècle dernier et pour lequel leurs services du renseignement ont imaginé des appellations trompeuses, telles l’État du khalifat islamique, l’Armée de l’Islam, le Front al-Nosra, l’Armée islamique du Turkestan, Harakat Nour el-din al-Zinki, etc. Des appellations qui n’ont rien à voir avec la Syrie, ni de près, ni de loin. Des terroristes devenus les instruments de leur politique étrangère afin de régler leurs comptes avec les pays refusant leurs diktats.

    L’action menée par le gouvernement syrien pour expulser les terroristes de la province d’Idleb -laquelle se situe en Syrie, non en Somalie, pour qui aurait besoin d’un cours de géographie- est un droit souverain garanti par les principes du droit international, les dispositions de la Charte, les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le terrorisme et les accords d’Astana. Une action menée à la demande de millions de Syriens, y compris les habitants d’Idleb assiégés par les organisations terroristes, lesquels nous adressent quotidiennement des milliers de suppliques nous demandant de les libérer du terrorisme.

    Par conséquent, aucun État et aucune entité n’ont le droit de faire commerce, politiquement ou médiatiquement, de la souffrance de nos civils à Idleb dans le but de dissuader le gouvernement syrien de rétablir la sécurité, la stabilité et une vie normale aux citoyens de cette province.

    Ceux qui prennent la défense de certains éléments appartenant aux organisations terroristes présentes dans Idleb et ses environs ne font que tenter désespérément de les sauver, afin de retarder leur date de péremption et de les recycler ailleurs en tant qu’« oppositions armées très modérées ». Nous les verrons réapparaître au Yémen, dans les montagnes de Qandil en Irak, en Afghanistan, au Nigeria, etc. Nous verrons...

    L’État syrien est le plus concerné par la sécurité des siens. C’est pourquoi il a donné la priorité aux processus de réconciliation et a accordé aux groupes armés suffisamment de temps pour qu’ils se décident à déposer les armes et à se séparer des groupes terroristes armés, exclus de l’Accord d’Astana 4.

    À cet égard, ceux qui ont facilité la venue des terroristes étrangers dans mon pays -des terroristes que le Secrétariat des Nations Unies se plaît à qualifier d’« éléments non étatiques » et que son Excellence, l’ambassadeur de France, préfère désigner par le mot « jihadistes »- à commencer par le gouvernement turc, peuvent encore les retirer d’Idleb, exactement comme ils ont procédé pour les « Casques blancs » qu’ils ont évacués clandestinement, avec la coopération d’Israël et de la Jordanie, avant de les renvoyer à Idleb pour préparer leur crime terroriste d’une nouvelle attaque chimique.

    Au cas où les groupes terroristes armés refusent de déposer leurs armes et de quitter le territoire syrien pour retourner là d’où ils sont venus, le gouvernement syrien -conscient de ses responsabilités humaines face aux conséquences de la libération d’Idleb des griffes du Front al-Nosra et autres organisations terroristes exclues des accords d’Astana- a pris les précautions et les dispositions nécessaires à la protection des civils, notamment par l’aménagement de couloirs de sortie sécurisés comme cela a déjà été fait dans d’autres régions libérées, ainsi que par la fourniture d’abris, de nourriture, de médicaments et de soins médicaux. Il a aussi pris l’initiative d’inviter les organisations internationales travaillant en Syrie à se préparer à répondre aux besoins humanitaires les plus urgents.

    Et puisque nous parlons du Front al-Nosra, sachez que les gouvernements des États-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Ukraine ont mis un an à accepter d’inscrire « Hay’at tahrir al-Cham », alias al-Nosra, alias al-Qaïda, alias les criminels qui ont attaqué New York, sur la liste des entités terroristes de l’ONU.

    La République arabe syrienne est déterminée à combattre et à éliminer le terrorisme, tout comme elle est déterminée à libérer l’ensemble de son territoire de toute sorte d’occupation étrangère. Et, aujourd’hui, se tenir à ses côtés dans le combat contre le terrorisme est un véritable critère de bonne foi et de respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies.

    Quant aux informations que nous vous avons transmises à propos des organisations terroristes et des « Casques blancs » se préparant à utiliser des armes chimique afin d’incriminer le gouvernement syrien et ainsi justifier une nouvelle agression tripartite, nous demandons aujourd’hui aux trois gouvernements, capables de les influencer, de les en empêcher.

    Madame la Présidente,

    Je vous annonce que l’investissement dans le terrorisme a échoué en Syrie, et que la libération d’Idleb du Front al-Nosra et organisations affiliées enfoncera le dernier clou de son cercueil, brisant les espoirs de ceux qui y ont investi des milliards de dollars et de ceux dont les lamentations résonnent dans les couloirs de cette organisation, exactement comme ils ont réagi lorsque l’Armée syrienne était sur le point de libérer les quartiers Est d’Alep, la Ghouta orientale, Daraa, Quneitra et les campagnes alentour.

    Madame la Présidente,

    Pour finir, je voudrais adresser une remarque à l’assistant du délégué du Koweït pour lui rappeler qu’en 2012, un député du parlement koweitien du nom d’Al-Tabtabi avait organisé -sous le slogan « Rassemblez-vous sur la voie du jihad en Syrie »- une campagne destinée à l’envoi de terroristes en Syrie, aidé en cela par un groupe de députés salafistes, wahhabites et takfiristes. Un député du parlement koweitien !

    D’autres koweitiens, tel le nommé Chafi al-Ajami que nous avons réussi à inscrire sur la liste des individus terroristes de l’ONU, malgré la réticence de certaines délégations pendant des années, a lui aussi prétendu être un homme religieux et nous a expédié des milliers de terroristes et des milliards de dollars pour soutenir le terrorisme.

    Un autre étrange koweitien nommé Al-Qoutaïri, anciennement sergent dans l’armée koweitienne, nous a aussi envoyé son lot de terroristes plus 500 millions de dollars pour soutenir le terrorisme, comme l’a rapporté le New York Times qui lui a consacré un long article, dont mon frère, son Excellence l’ambassadeur du Koweït, doit se souvenir.

    Voilà ce que nous avons reçu de nos frères du Koweït. C’est notre collègue koweitien qui nous appelle « frères ». Mais moi, je ne sais pas de quelle sorte de frères il s’agit. Caïn et Abel n’étaient pas ainsi !

    En tout cas, quand nous nous sommes tenus aux côtés du Koweït, nous lui avons envoyé des forces militaires pour le soutenir, non des terroristes !

    Merci Madame la Présidente

    Dr Bachar al-Jaafari
    Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies

    07/09/2018

    Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

    Source : Mission syrienne à l’ONU https://www.youtube.com/watch?v=cv8Jyo_1iy4

    [] Pour rappel : Syrie : de Vienne 1 à Vienne 2, un champ de mines ? https://www.legrandsoir.info/syrie-de-vienne-1-a-vienne-2-un-champ-de-mines.html

    URL de cet article 33784 
    https://www.legrandsoir.info/ceux-qui-disent-qu-idleb-est-effectivement-une-zone-de-desescalade-ne-


  • Quel horizon pour l’Islam en France ? - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/09/quel-horizon-pour-l-islam-en-france.html
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    Quel horizon pour l’islam en France ?

    On se posait la question. Ça y est. On ne se la pose plus. On a la réponse. En guise d’horizon, trois propositions sont désormais à l’étude.

     

    a- renforcer l’apprentissage de l’arabe à l’école

    b- taxer les produits Hallal

    c- Créer une association pour le financement du culte musulman...

     

    Cela s’adresse bien entendu à tous les incultes...

    Je voudrais attirer votre attention sur l’insulte sous-jacente à cette inestimable main tendue aux musulmans.

    Parce qu’au fond de quoi il s’agit ?

    Ni plus, ni moins que d’argent.

    Faire de l’argent, make money comme dirait notre président !

    Non plus seulement en faisant feu de tout bois mais autant que faire se peut, taxer Dieu... et ses lieutenants.

    De l’argent, de l’argent, de l’argent....

    C’est tout ce qui compte. Qu’importe la source, ce sont les ressources qui importent.

    Après tout, pourquoi pas la religion, si elle remplit les caisses de la nation et donne bonne conscience à ses dirigeants...

    L’argent est propre... rend propre... propriétaire.

    Ce sont les mains qui sont sales... celui qui ne l’a pas compris, ne comprend que dalle !

    Non au terrorisme sauf s’il rapporte de quoi nous permettre de faire comme si...

    C’est ce qu’on appelle l’hypocrisie... ou la nouvelle hérésie.

     

    Réexaminons les trois propositions hérétiques ou polémiques !

     

    a- renforcer l’apprentissage de l’arabe à l’école :

    Pourquoi ? Pour qu’ils se comprennent mieux entre eux ?

    Pour qu’ils réintègrent plus facilement leur pays d’origine ? Ou pour renforcer la tour de Babel décriée ou redoutée par les conservateurs de musée ?

    Et pourquoi ne pas commencer par renforcer les liens de citoyenneté avec ceux qui sont d’origine arabe ? Nos arabes peuvent vous exprimer leur chagrin même en Mandarin... ils ne se sentent pas si vides, mais avides de liberté, d’égalité et de fraternité.... vraie... parce que notre devise est faussée !

    Donnez à quelques arabes des postes de responsabilité et ils vous réapprendront le français !

     

    b- Pourquoi taxer le Hallal ? Parce que tout ce qui est pur et sain doit rester hors de portée ? Et pourquoi ne pas taxer plutôt le Haram, la merde que vous avez dans les yeux, comme la pensée haineuse et calomnieuse qui produit chaque année des best-sellers... Zemmour vient d’en sortir 1 pour vous rappeler votre déclin.

    Pourquoi ne pas taxer la prostitution légalisée des grands esprits qui crève vos écrans et vous fait rêver par-dessus le marché ?

     

    c- Créer une association pour financer le culte des barbares ?

    Mais c’est déjà fait... ici à Paris... avec le PSG et le jus de couleuvre avalé quasiment par tous les présidents de la 5ème République depuis que l’Arabie et les pays de l’or noir ont décidé de vous acheter...

     

    Conclusion

    Ne vous posez plus de questions métaphysiques. C’est sans effet. Cherchez juste d’où vient et où va l’argent et vous saurez pourquoi vous avez la nausée.


  • AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/04/au-service-secret-de-sa-majeste.html
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    Je ne vais pas nommer les acteurs du drame que je m’en vais aborder mais juste les désigner avec trois lettres de l’alphabet : X.Y.Z. pour que votre imagination puisse les identifier.

    Question de droit : la Loi c’est la Loi… même si les faits sont réels, tant que je ne dispose pas de preuve matérielle, je ne peux prétendre qu’à un scénario imaginaire.

    Il n’est pas interdit que je sache de mener l’enquête dans ma tête pour ne pas mourir bête.

    Théoriquement, toutes les analyses sont permises… la raison se sent toute fière quand elle s’autorise une petite instruction policière.

    Peut être parce que je vous sens à la dérive que je joue à la détective.

    Je vous rassure : je ne vais pas m’inventer des indices, mais me contenter de détecter les vices cachés de toute mise en scène politico-judiciaire ou médiatico-financière.

    L’enjeu étant toujours le même : le pouvoir de l’argent quand ce n’est pas l’argent du pouvoir.

    C’est un véritable travail de réflexion et non un vulgaire jeu de pistes.

    Pour attiser votre curiosité, j’ai choisi « l’attentat terroriste-islamiste« , susceptible d’intéresser ou… d’intriguer un scénariste de métier.

    Et même si le modus operandi est toujours le même dans ce genre de coup d’éclat, on peut être surpris si on met toutes les choses à plat.

     

    L’acteur du drame, de l’attentat de celui qui va tirer dans le tas, comme ce fut le cas dans je ne sais quel supermarché, l’apprenti-djihadiste qui n’a rien de sorcier, on va le nommer X qui s’apprête à devenir le plus connu des inconnus, en donnant la mort avant de se donner la mort et finir en Martyre.

    Mais, parce qu’il y a toujours un « mais » pour bien comprendre ce genre de forfait… mais, ce n’est pas à son bras armé qu’on va intenter un procès mais à celui qui a armé son bras, non l’acteur mais le véritable auteur du drame qu’on va nommer Y, qui ne s’est pas sali les mains, il a opéré à sec, en amont, en donnant son aval.

    Comment on l’appelle déjà ? Le commanditaire de l’attentat, celui qui l’a financé ou influencé.

    Ça y est ! L’affaire est classée. Il nous suffit de reformuler un verset du Coran pour mettre Dieu et son prophète en examen… Y a pas plus facile que d’incriminer « l’absent de tous les bouquets ».

    Depuis Jésus, on le sait, il ne se défend jamais.

    La mauvaise nouvelle est toute brève : X est entré, il est entré… X a tiré, il a tiré… X a marqué, il a marqué… marqué les faibles d’esprit, eh oui ! Son forfait a été revendiqué…c’est Y qui l’a commandité… et le tour est joué.

    Mais derrière cet écran de fumée, désolée de l’affirmer, il y a souvent presque toujours un instigateur, un premier moteur, non pas le créateur mais un fauteur de troubles qui est à l’origine de ce chaos, le rédacteur du scénario, qu’on appelle Z.

    Z c’est le service secret qui a su et pu instrumentaliser X et Y pour parvenir à ses fins et réaliser ses ignobles desseins.

    Comment il a fait ?

    Il n’a rien fait pour nous éviter le drame.

    Il était au courant que X était candidat à la mort, avec l’intention de la donner. Il l’a laissé faire en sachant qu’il y a toujours un idiot utile pour le revendiquer, un Y qui cherche à récolter les lauriers… sans débourser le moindre centime et sans devoir la moindre prime.

    Z laisse faire X et laisse dire Y sous couvert de secret d’état ou sous le couvercle d’un État adroit… Parfois avec le recours ou l’aimable concours d’un autre état que l’on peut nommer Z’.

    On n’a pas besoin d’approfondir davantage notre investigation pour deviner le mobile de ce genre d’atrocités consenties par nos propres services.

    J’en vois même deux, deux mobiles concomitants :

    1- soumettre l’islam et les musulmans

    2- tout se permettre au Proche et au Moyen Orient

    En vertu du principe de précaution selon lequel : tous les coups sont permis contre les terroristes … CQFD

    C’est ce qu’il faut se dire, en tout cas, pour ne plus être surpris de découvrir toujours les mêmes pochettes surprises !

    Sinon, Messieurs dames, à quoi serviraient nos services secrets ?

    À nous servir ? Non ! Mais à se servir de nous, à l’insu de notre plein gré.

    Le terrorisme bon marché !

    https://www.lejournaldepersonne.com/2018/04/au-service-secret-de-sa-majeste


  • A Deir Ezzor, Bachar écrase Daech - RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/09/a-deir-ezzor-bachar-ecrase-daech.html
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    Que n’a-t-on entendu sur cette armée syrienne qui, au moment où j’écris ces lignes, brise l’étau de Daech autour de Deir Ezzor ! Vilipendée par les médias occidentaux, accusée des pires atrocités, qualifiée de milice à la solde d’un clan, elle donne une claque mémorable à tous ces vautours qui l’ont accusée de servir un pouvoir “criminel” alors qu’elle combattait une vermine que les dirigeants occidentaux, ces lâches, ont nourrie au grain pendant tant d’années.
    Deir Ezzor ! Depuis trois ans, la Garde républicaine y résiste héroïquement aux assauts des mercenaires sponsorisés par tous les traîtres que compte le monde arabe. Cernée de toutes parts, elle assurait la protection des 200 000 civils restés dans la capitale provinciale malgré la violence des combats. Aujourd’hui, c’est fini ! La jonction est faite entre cette unité d’élite et les troupes du Tigre, le général Souhail Al-Hassan, ce héros de la Syrie moderne qui ne sera pas dans nos manuels d’histoire mais qui figure déjà parmi les libérateurs du pays de Cham.
    Au terme d’une brillante offensive menée dans trois directions à partir du nord-ouest, de l’ouest et du sud-ouest, les positions de Daech dans le vaste désert syrien ont été anéanties par le feu roulant des forces syriennes et alliées. La vallée de l’Euphrate en ligne de mire, ces unités mobiles ont taillé en pièces la piétaille wahhabite, elles l’ont laminée en quelques semaines. Spectaculaire, cette bataille du désert fut un succès décisif, aussi important que la libération d’Alep des griffes des milices extrémistes soutenues par l’Occident au début de l’année 2017.
    Cette victoire restituera à l’Etat syrien le contrôle de ses frontières orientales, tarissant les sources d’approvisionnement du conglomérat terroriste et opérant la jonction avec les forces armées irakiennes afin de prendre en tenailles les dernières poches terroristes. Plus largement, cette victoire militaire contribuera à rétablir la souveraineté syrienne sur l’ensemble du territoire national. C’est essentiel, car cette souveraineté restaurée est le préalable indispensable, avec l’élimination des bandes terroristes, à une réconciliation nationale voulue par le gouvernement syrien afin de mettre fin au bain de sang.
    Avec la libération imminente de Deir Ezzor, la farce tragique de l’Etat islamique va connaître son dernier acte en Syrie. Pendant des années, cette organisation criminelle a bénéficié de la duplicité occidentale, elle a traficoté avec la Turquie d’Erdogan et copieusement sous-traité les intérêts saoudo-qataris. Elle a prospéré sur le double-jeu américain, la lâcheté européenne et le cynisme des richissimes potentats du Golfe. Désormais, c’est fini ! L’hydre takfiriste va rendre l’âme sous les coups d’un Etat souverain qui a subi tous les assauts, enduré toutes les trahisons, mais qui lui administre en ce moment même la raclée du siècle.
    Quelle gifle pour les guignols de la politique et les charlatans de l’expertise ! Pendant qu’ils lui crachaient dessus, la Syrie de Bachar Al-Assad a fait le boulot, elle a tordu le cou à Daech ! Ces menteurs professionnels disaient que “Bachar ne combat pas Daech”, répétant cette absurdité comme un mantra. Ils disaient même que Bachar avait “créé Daech” de toutes pièces. Maintenant ils ont l’air fin, ces politiciens opportunistes, ces experts à la noix ! Qu’ils aillent à Deir Ezzor, ils y verront une armée nationale, une armée de conscrits qui libère son pays de l’occupation étrangère. Visiblement, ils ne savent pas ce que c’est, ou plutôt ils ne veulent pas le savoir. Pauvre Occident ! Héroïque Syrie.


  • Parlons (Inter) Net - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/parlons-inter-net.html
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    On devrait plaindre les naïfs qui paient tout plein pot alors que, les mails que je reçois le montrent, on peut s’offrir des vacances de luxe pour trois fois rien. Voyez :

    « 50€ offerts sur votre voyage ! » « Les nouvelles offres de dernière minute dès 186 euros ! » « Avec Eurostar, ayez la CLASSE, voyagez en PREMIÈRE ! » « SURPRISE : Découvrez vos codes de réduction. » « Tu veux voyager un max cet été ? On a la solution ! » « Votre séjour de luxe à moins de 99€ ! » « 20€ offerts en exclusivité sur votre vol ! » « DERNIERS JOURS ! Dès 15 euros, partez avec INTERCITÉS ! » « Dites OUI aux petits prix dès 14€ A/R. » « Jusqu’à 100 EUR offerts. » « Séjour à Disneyland pour 4 personnes à gagner. »

    Croirez-vous que je suis également bombardé de mails qui m’avisent de réductions allant jusqu’à 82 % pour tout ce que vous voudrez ? Pour Moâ, môa, moâ (souvent ils me tutoient et toujours ils m’appellent par mon prénom, c’est dire) !

    Et pas de saut dans l’inconnu puisque je peux savoir si « le ciel astral révèle un changement important » grâce à mon« horoscope d’août. »

    Rien à craindre non plus d’un de ces problèmes de santé qui pourrissent les vacances : « Vous cherchez une solution contre les troubles digestifs et les douleurs intestinales ? ». Et finis les complexes sur la plage : « Quels maillots de bain choisir pour cacher son ventre ? » et « Quels vêtements porter pour paraître plus mince ? ».

    En fait, mis à part le mail « Découvrez notre lingerie Femme Fatale », je les poubellise tous sans les lire (avec une célérité particulière pour « Mediapart à moitié prix : 1 an pour 66 € seulement, 6 mois pour 33 €. ».Car, à lire les partis-pris de l’officine de Plenel (lequel, par ailleurs, a appelé à voter Macron), à subir sa lourde et manichéenne campagne anti-vénézuélienne, je déplore que Médiapart soit à l’information ce que Reporters sans frontières est à la liberté de la presse : un leurre, ou pire encore si l’on en croit les insinuations perfides de Mitterrand (1).

    Théophraste R.

    Note (1) :
    « Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. (…) Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère », François Mitterrand, in « La Face Cachée du Monde », Philippe Cohen et Pierre Péan. Mille et une nuits, 2003.
    « Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains », François Mitterrand, in « La décennie Mitterrand », Pierre Favier, Le Seuil, 1999.

    Et lire « La face cachée de Reporters sans frontières – de la CIA aux faucons du Pentagone », Maxime Vivas, éditions Aden 2007.

    https://www.legrandsoir.info


  • I AM NOT YOUR NEGRO....JE SUIS PAS VOTRE NEGRO - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/i-am-not-your-negro.je-suis-pas-votre-negro.html
    http://img.over-blog-kiwi.com/1/04/17/76/20170815/ob_d172c9_images-1-115-2-2.jpg

    Les Etats-Unis serait le soit disant pays de la liberté et des opportunités, la première « démocratie » ? Voilà une performance réussie de propagande, mais il faudrait ajouter au slogan idéologique : pas pour tout le monde ! Pour preuve, il faut se remémorer Une histoire populaire des Etats-Unis de Howard Zinn et le film qui en a été tiré.
    Les Etats-Unis ont été fondés sur le massacre des populations indiennes et l’esclavage de populations africaines. L’extermination des Indiens, le trafic et l’asservissement des Noirs font partie de l’histoire des Etats-Unis qui en garde les traces dans les comportements au quotidien et l

    I Am Not Your Negro est en fait une histoire « officielle » revue par les luttes sociales et politiques des Noir.es, un récit bien différent du roman national WASP, White Anglo-Saxon Protestant, et de son idéologie basée sur la suprématie blanche.

    Raoul Peck a réalisé I Am Not Your Negro d’après les écrits de James Baldwin, qui évoque trois hommes importants dans le combat pour les droits civiques aux Etats-Unis, trois hommes assassinés, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr, mais rend aussi hommage aux luttes de toutes celles et tous ceux qui ont résisté à la ségrégation. C’est du très grand cinéma documentaire avec des archives étonnantes, une voix off magnifique et une bande son à couper le souffle !

    Dans la bande annonce de I Am Not Your Negro, vous entendrez James Baldwin déclarer : « Si n’importe quel Blanc dans le monde revendique la liberté ou la mort, tout le monde applaudira. Si un Noir dit exactement la même chose, il sera jugé et traité comme un criminel, et tout sera fait pour montrer à quel point c’est un mauvais nègre. L’histoire des Noirs aux Etats-Unis est l’histoire des Etats-Unis. »

    Un film documentaire exceptionnel.
    15 Août 2017

    Publié par Patrick Granet

    SERPENT - LIBERTAIRE


  • LA « FOIRE » AUX SOUTENANCES - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Peut-on imaginer un Pr. Bousoumah, spécialiste du droit de l’entreprise, diriger une thèse sur la dissolution du mariage, ou un Doyen Mahiou, publiciste de renom, assurer le suivi d’un mémoire de magister sur l’informatique et le droit ? La réponse est évidemment non, parce que ces honorables personnes, quoique capables de prendre en charge n’importe quel thème juridique, respectent leurs profils scientifiques à l’intérieur de la spécialité juridique dans laquelle ils ont investi leur carrière. Ils ne s’engagent dans la direction d’un travail de recherche que s’ils estiment être en mesure d’assurer un encadrement digne en fournissant l’aide pédagogique et méthodologiques nécessaires à l’apprenant.

    Qu’en est- il dans nos facultés ? Pour répondre à cette question et tenter d’expliquer le phénomène de la ruée vers la direction de thèses, quelques règles doivent être préalablement présentées.

    Partout dans le monde, lorsque l’étudiant de troisième cycle arrive au choix de son sujet, il doit s’adresser à un directeur de thèse. Pas n’importe lequel. Les us, commandent que l’encadreur ait traité le sujet soit dans ses cours, soit dans ses écrits. En somme, il faudra que le sujet constitue un centre d’intérêt pour le directeur de recherche. Etre professeur, ne donne pas directement droit d’apposer sa signature sur toutes les demandes d’encadrement. Il y’ a des spécialités, des profils, des sensibilités scientifiques à respecter.

    En 2016 seulement que la tutelle s’est rendu compte du mélange des genres, et qu’il a fallu l’intervention d’un texte pour faire le ménage ! L’article 6 de l’arrêté n°933 du 28 juillet 2016 dispose ce qui suit :

    Les établissements de l’enseignement supérieur… sont tenus de prendre les mesures de contrôle suivantes :

    Institution d’une base de données numérique dans chaque établissement supérieur… contenant les noms des enseignants chercheurs… classés selon leurs filières et spécialités et leurs curriculum vitae et leurs domaines d’intérêts scientifique et de recherche…

    Dans la discipline juridique, il y’a le droit public et le droit privée. Bien que cette distinction ne tienne plus la route pédagogiquement, elle continue toutefois à délimiter les frontières entre les sous-spécialités. Grosso modo, le centre d’intérêt pour un domaine ou un autre n’est pas inscrit sur le front de chaque enseignant-chercheur. On ne le devine pas. Il ressort du nombre de publications produites par cet enseignant, du thème traité dans sa thèse, de ses participations dans les divers colloques. Cependant, lorsque la majorité des enseignants sont des avocats, et donc spécialistes en tout et en rien, il n’est pas étonnant de trouver certains d’entre eux sur le chemin de toutes les soutenances toutes, spécialités confondues. Sans scrupule, ils acceptent tout ce qu’on leur propose. La consultation du registre où sont consignés les procès-verbaux donne un aperçu sur cette entorse à l’éthique universitaire.

    Les soutenances sont réduites à un spectacle honteux dont les responsables ne sont que ces pseudos encadreurs, devenus maître du « tout encadrer », submergés de propos louangeurs que les apprentis docteurs es-plagiat arrosent dans leurs remerciements. N’a-t-on pas décelé dans les dédicaces dithyrambiques d’une candidate envers son « directeur de thèse », non pas une déclaration d’amour, mais bien plus, une prosternation envers le gourou, devenu par on ne sait quel miracle « un érudit, dont le savoir encyclopédique dans le domaine juridique est reconnu par tout le monde. ». Le summum de l’emphase et les circonvolutions ;

    La réalisation d’une thèse est un partenariat entre un chercheur confirmé et un « chercheur-apprenti », que chacun va dépendre et bénéficier de l’autre au cours des années de thèse (Le guide du parfait encadrant Préparé par la direction de l’Ecole Doctorale Terre Univers Environnement de l’Université de Grenoble).

    A partir donc de la consultation dudit registre on peut mesurer l’étendue des prouesses encyclopédiquesde certains encadreurs s’immisçant sans honte bue, dans des thématiques qu’ils ne maîtrisent guère, en passant allègrement du droit pénal au droit administratif, du droit international au droit de procédures civiles, de la bioéthique au droit constitutionnel, du droit du foncier aux sciences politiques, du droit fiscal à la philosophie du droit et ainsi de suite. Certains de ces encadreurs avaient réussi par le passé l’exploit de réaliser leurs propres thèses en deux temps trois mouvements. Ils avaient franchi les murs du son !

    La participation dans les soutenances, comme rapporteur (directeur de thèse), président de jury ou simple examinateur est non seulement rémunéré (18 DA, la page), mais elle permet aussi d’amasser quelques notes qui seront comptabilisées pour la promotion dans les différents grades. Lorsque le candidat est incapable d’avancer avec des travaux de recherche digne de ce nom, le procédé, de surcroit rémunéré, permet de grignoter quelques points qui seront non négligeables au moment venu.

    Il n’est pas rare que des souteneurs expérimentés et non spécialistes arrivent jusqu’à comptabiliser des dizaines de soutenances (doctorat, magistères) en une année, soit en tant que rapporteurs, examinateurs ou présidents de jury. A supposé que l’un deux, -et ce n’est pas une simple vue de l’esprit-, ait lu une moyenne de 300 pages par document, il aurait, seulement à Oran, parcouru et corrigé 8100 pages (148000 DA), Comment est-ce possible si on rajoute à cette énorme tâche de lecture soutenue, la correction des copies des différents examens, les affaires à plaider devant les tribunaux, les présidences de divers conseils et divers comités…

    Quelle lecture doit-on faire de cette mainmise de quelques personnes qui monopolisent « le Souk des soutenances » ?

    Vaut mieux tard que jamais, l’arrêté n°933 du 28 juillet 2016 est venu mettre fin à cette pratique qui n’a que trop duré. Désormais, les conseils scientifiques doivent veiller à l’application de l’article 5 dudit arrêté, en n’autorisant pas plus de neuf thèses et mémoires dans le domaine des sciences humaines et sociales tout en respectant les spécialités et les profils des directeurs de recherche.

    En France, pour diriger une thèse de doctorat, un encadrant doit posséder une habilitation à diriger des recherches (HDR). Cette capacité est acquise au bout de plusieurs années d’expérience après la soutenance du doctorat (entre 5 et 10 ans). Aussi, cette capacité ne s’acquiert pas par l’ancienneté, ou par la fraude. Elle n’est pas non plus un grade comme le croit la majorité de nos enseignants-chercheurs. L’habilitation est au contraire une maîtrise de conceptualisation, une aptitude acquise après un long parcours dans la recherche, un couronnement et un aboutissement que le maître transmettra à son étudiant.

    Dans le système algérien, l’habilitation survient automatiquement une année après la soutenance lors de véritables parodies joliment orchestrées et bien rodées. Elle s’inscrit souvent dans le même processus « médiocratique » normal, dans lequel la thèse de doctorat a été soutenue.

    En France pour que le candidat à la l’habilitation décroche le droit de diriger des travaux de recherche, il faut qu’il rédige un mémoire reprenant les travaux effectués depuis sa thèse, une sorte de doctorat bissur travaux. Le document est expertisé par deux rapporteurs avant d’être défendu devant un véritable jury de spécialistes, et non un jury d’amis.

    Encore faut-il que le sujet soit novateur et original, comportant tout ce qu’une recherche digne de ce nom exige comme contribution à l’avancement des connaissances. A Oran, aucun candidat n’a été recalé, tout comme les doctorats et les magisters. Il ressort, que le postulant, une fois son dossier administratif jugé recevable, la soutenance n’est qu’une simple formalité. C’est devenu presque identique à un examen de permis de conduire devant un examinateur véreux avec lequel on s’est préalablement arrangé.

    Sérieusement, la soutenance est la dernière étape dans le processus de validation du travail de thèse (Le guide du parfait encadrant, ibid).

    Et lorsque les mises en scène des soutenances interviennent, c’est un véritable supplice, par pour le candidat, mais pour les autres membres qui attendent que le président leur donnent la parole. Chacun y va avec son étalage, parfois en commettant d’énormes bévues dans leurs observations. Ils commencent visionner le document page par page, du début jusqu’à la fin, à tergiverser sur une virgule mal placée, sur telle faute d’orthographe, sur telle phrase entamée par un substantif… Certains ignorent qu’ils sont en train de corriger les travaux de grands maîtres, car la majorité de ce qui est présenté devant les jurys n’est autre que du pur plagiat.

    Le président du jury est désigné par le conseil scientifique. A Oran, une tradition s’est développée à la faveur d’un jeu de ping-pong entre le rapporteur (l’encadreur) et le président du jury. D’une simple consultation du registre des soutenances, on remarque cet ascenseur qui ne s’arrête jamais entre une poignée d’enseignants alors que la faculté en compte plus d’une centaine.

    Lorsque les membres du jury ont terminé leurs examens, la parole est redonnée au candidat. Son directeur le prie d’être bref, trop bref même, juste le temps de remercier tout le monde.

    Après la soutenance, le jury se retire pour délibérer non sur l’obtention du diplôme ou pas, mais sur la mention. Cette dernière s’octroie « à la tête du client ».

    Un directeur de thèse est, avant tout, un mentor pour le doctorant qu’il va encadrer. Il doit l’aider à comprendre et à s’approprier son sujet de thèse (ibid). Cela signifie que ce dernier doit s’organiser de sorte à accorder plus de disponibilité pour l’apprenant. Les deux doivent se voir périodiquement, discuter sur l’avancement de la thèse. Le thésard n’est autorisé à soutenir qu’après approbation du directeur. Or, dans la pratique, le thésard ne contacte son encadreur que pour lui faire signer les documents administratifs de réinscriptions. Le professeur recevra son exemplaire au même moment que les autres membres désignés par le conseil scientifique. Une fois imprimée, reliée, c’est trop tard. Même si le plagiat est détecté, même si les sourates du Saint Coran sont malmenées, le thésard soutiendra comme même. C’est trop tard.

    Vînt le jour « J » celui de la « soutenance ». Celui de Melle ou de Mme. Les places sont réservées. A l’extérieur le buffet est déjà prêt. Gerbes de fleurs, confiseries, gâteaux de toutes sortes, café, thé, sodas… On sort le grand jeu, les petits plats dans les grands. Les dames invitées sont presque habillées en tenues de soirées… Comme les mariages, on fait appel à des photographes professionnels pour immortaliser le moment. Rien à voir avec les soutenances des « gu’lalil ». Les familles se rencontrent, celles des « souteneuses » avec celles des « soutenues ». Un vrai Carnaval fi dechra, où se rencontre toute la mondanité oranaise.

    La candidate se tortille, bafouille, avec une voie gutturale, psalmodie maladroitement son texte dans un français approximatif où se bousculent les phrases décousues, comme une élève de terminal qui ne maîtrise pas son sujet. En face, les membres émérites d’un jury ensommeillés, font semblant d’écouter religieusement le récit d’amphigouri de la candidate.

    A la fin, les éloges fussent de partout et une mention très honorable est discernée à l’heureuse lauréate.

    Les soutenances, notamment en fin d’années, généralement les week-ends reproduisent le même rituel, la même mise en scène. Même les youyou, et le berkoukess dans certaines facultés font partie aujourd’hui du décor sonore et digestif. La soutenance est acquise avant même son déroulement. Chaque examinateur veut surpasser son voisin en flatterie. Les soutenances sont devenues de véritables spectacles, une démonstration au grand jour de la décadence. Avec la première cuvée de doctorants LMD (3ans), il faut s’attendre au pire lorsque les douctours bambins, désopilants arriveront. Nous sommes loin du doctorat qualitatif de jadis… et ainsi vont les soutenances.

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  • Dégâts Collatéraux – Les sanctions US visent la Russie, et frappent l’Europe - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Savent-ils ce qu’ils font ? Lorsque les représentants au Congrès américain adoptent des sanctions qui visent surtout à affaiblir le Président Trump et à exclure tout effort d’améliorer les relations avec la Russie, savent-ils que ces mesures reviennent à une déclaration de guerre économique contre leur chers « amis » européens ?

    Qu’ils le sachent ou non, ils s’en fichent. Les politiciens outre-Atlantique voient le reste du monde comme un grand arrière-pays, à exploiter, punir ou ignorer avec impunité.

    La Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (l’Acte de sanctions pour lutter contre les adversaires de l’Amérique) fut adoptée le 25 juillet par 419 députés de la Chambre contre trois. Une version précédente fut adoptée par tous les Sénateurs sauf deux. Le passage final est certain, dans des proportions telles qu’il puisse passer outre à un éventuel véto présidentiel.

    Cette crise de colère du Congrès frappe dans tous les sens. Les victimes principales seront sans doute les chers alliés européens, en particulier l’Allemagne et la France – qui, soit dit en passant, peuvent parfois être des concurrents économiques des Etats-Unis. Mais de telles considérations ne frôlent pas l’esprit des nobles élus du peuple américain, tous dévoués à l’avancement de la moralité universelle.

    La “puissance douce” américaine frappe dur

    Sous le régime des sanctions U.S., chaque nation qui fait des affaires avec la Russie (ou avec les autres pays cités) peut se trouver dans le pétrin. En particulier, cette loi vise toute entreprise engagée dans la construction du gazoduc Nord Stream 2, destiné à provisionner l’Allemagne en gaz naturel de la Russie.

    Petit détail : les sociétés américaines sont prêtes à donner un coup de main à leurs amis allemands en leur vendant leur propre gaz naturel, obtenu par fracturation, beaucoup plus cher.

    Ce n’est qu’un des moyens par lesquels cette loi soumettrait les banques et sociétés européennes à des restrictions, poursuites judiciaires et amendes gigantesques.

    Tout en prêchant la « libre compétition » au monde entier, les Etats-Unis prennent constamment des mesures pour l’entraver.

    Depuis l’accord de juillet 2015 qui garantissait le non-développement d’armes nucléaires par l’Iran, les sanctions internationales contre ce pays furent levées, mais les Etats-Unis en a gardées d’autres, plus anciennes. Ainsi, toute entreprise européenne qui envisage de faire des investissements ou du commerce avec l’Iran a toutes les chances de recevoir une lettre d’une entité basé à New York, s’appelant United Against Nuclear Iran (Unis contre l’Iran nucléaire) qui prévient qu’il reste « de sérieux risques légaux, politiques, financiers et de ternir sa réputation, associés au commerce avec l’Iran, surtout dans les secteurs de l’économie iranienne tels que le pétrole et le gaz. » Parmi les risques cités on trouve des milliards de dollars d’amendes, la surveillance par un grand nombre d’organismes de régulation, des dangers personnels, la cyber-insécurité, la perte de bonnes affaires, une mauvaise réputation et un déclin de la valeur boursière.

    Les Etats-Unis se comportent en gangster en toute impunité parce que pendant de longues années ils ont crée un vaste labyrinthe juridique, impénétrable et capable de s’imposer à la vie économique du « Monde Libre » grâce à l’omniprésence du dollar, des capacités de renseignement sans pareil et l’intimidation pure et simple.

    Les dirigeants européens ont réagi avec indignation à cette dernière rafale de sanctions. Le ministère des affaires étrangères allemand jugeait « inacceptable d’utiliser les sanctions comme un instrument pour servir les intérêts de l’industrie des Etats-Unis ».

    Le Quai d’Orsay a dénoncé comme illégale « l’extraterritorialité » de la législation américaine, annonçant que « pour nous protéger des effets extraterritoriaux de cette législation, il faut adapter nos lois françaises et européennes ».

    En effet, l’imposition arrogante des Etats-Unis de leurs propres lois aux autres pays inspire une croissante amertume en France. Déjà le 5 octobre dernier, un rapport sérieux sur « l’extraterritorialité de la législation américaine » fut présenté aux commissions des affaires étrangères et de la finance de l’Assemblée nationale.

    L’extraterritorialité

    Le président de la commission d’enquête qui a produit ce rapport, Pierre Lellouche, a résumé la situation ainsi :

    “Les faits sont très simples. Nous sommes devant un mur de législations américaines extrêmement touffues avec une intention précise qui est d’utiliser le droit à des fins d’imperium économique et politique dans l’idée d’obtenir des avantages économiques et stratégiques. Comme toujours aux Etats-Unis, cet imperium, ce rouleau compresseur normatif se déroule au nom des meilleures intentions du monde puisque les Etats-Unis se définissent comme un benevolent power, c’est-à-dire un pays qui ne peut faire que le bien. »

    Toujours au nom de la « lutte contre la corruption » ou la « lutte contre le terrorisme », les Etats-Unis entament les poursuites contre tout ce qui peut être appelé un « U.S. person », ce qui selon le droit bizarre du pays peut désigner n’importe quelle entreprise liée au pays par une filiale américaine, ou qui est côté en bourse à New York, ou qui utilise un serveur basé aux Etats-Unis, ou qui tout simplement fait du commerce en dollars, ce qu’aucune entreprise internationale ne peut éviter.

    En 2014, la plus grande banque française, BNP-Paribas, s’est résignée à payer aux Américains des amendes de presque neuf milliards de dollars, rien que pour avoir utilisé des transferts en dollars au cours de transactions avec des pays sous sanctions américaines. Ce commerce était parfaitement légal en droit français. Mais parce que les échanges étaient en dollars, elles transitaient par les Etats-Unis, où elles étaient repérées par les régulateurs.

    Dans ces cas, les banques européennes ont le choix entre se faire traîner devant les tribunaux hostiles pour des procès interminables, ce qui entraînerait divers ennuis et punitions même avant le verdict, ou bien, suivre le conseil des avocats d’affaires américains bien rémunérés et accepter d’entrer dans l’obscure culture judiciaire américaine du « plea bargaining », du « plaider coupable », pour y échapper. Tout comme le misérable accusé de piquer des pommes, les entreprises européennes sont incitées à se confesser pour échapper à des conséquences bien pires.

    Alstom, joyau de l’industrie française, a cédé sa branche énergie au géant américain General Electricen 2014, au moment où Alstom était sous pression américaine suivant des accusations de corruption (probablement liées à des dessous-de-table versés aux intermédiaires de certains pays du Sud).

    Selon le rapport parlementaire déjà cité :

    « Le rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric a également suscité des interrogations sur une éventuelle instrumentalisation des procédures pour corruption engagées contre Alstom en vue de convaincre ses dirigeants de choisir l’offre américaine plutôt que celle de Siemens et de Mitsubishi. …Selon Le Figaro du 17 décembre : ’les avocats de GE auraient joué un rôle clé : leur intervention aurait permis de faire baisser le montant en échange d’une promesse d’appliquer le code de bonne conduite du groupe américain chez le français. L’accord ne devait toutefois être révélé qu’après la finalisation de l’opération pour que l’amende n’apparaisse pas comme un élément qui aurait fait pencher la balance du côté américain plutôt qu’en faveur de Siemens-Mitsubishi’ ».

    « À propos de cette amende, qui s’est tout de même élevée à 772 millions de dollars, il faut ajouter qu’au nom de la continuité juridique de la société Alstom, c’est ce qui reste de celle-ci, c’est-à-dire essentiellement l’ex-branche transport, laquelle ne représentait qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe avant son démantèlement, qui l’a réglée, alors même que les manquements à l’origine de cette sanction concernaient les activités énergie reprises par General Electric ! »

    L’hypothèse sous-jacente à ces poursuites est que la supposée corruption enlève des marchés aux firmes américaines plus vertueuses. Cela peut bien être le cas, mais ce qui manque est la moindre réciprocité. Toute une panoplie d’agences américaines, avec les moyens d’espionner n’importe quelle communication, est consacrée à la tâche de traquer les méfaits de leurs concurrents partout dans le monde. Par exemple, l’Office of Foreign Assets Control, travaille à cette tâche avec 200 employés et un budget de plus de $30 million. Son homologue à Paris emploie cinq personnes.

    Le dernier volet de sanctions est destiné à exposer les banques et les entreprises européennes à des conséquences encore plus sévères, surtout en ce qui concerne le gazoduc Nord Stream.

    Il faut noter que les sanctions font partie de toute une série de mesures législatives qui visent à miner la souveraineté nationale en créant une juridiction globale où n’importe qui peut poursuivre n’importe qui d’autre pour n’importe quoi, mais où la capacité ultime d’enquêter et d’imposer la loi reste chez les Américains.

    Sabotant l’économie européenne

    Plus d’une dizaine de banques européennes se sont trouvées dans le collimateur moralisant étasunien (anglaises, allemandes, françaises, néerlandaises, suisses), qui vise les grands pays, tandis que l’influence américaine écrasante dans des pays du Nord-Est – Pologne, les Etats Baltes et même la Suède – empêche l’Union Européenne de prendre des mesures d’autodéfense contraires aux intérêts américains.

    Le plus gros poisson dans cette expédition de pêche risque d’être la Deutsche Bank. Actuellement, la Deutsche Bank fait l’object de poursuites pour avoir participé aux spéculations sur les subprimes aux Etats-Unis. Selon Pierre Lellouche, « la Deutsche Bank va être redressée pour un montant de 14 milliards de dollars alors qu’elle en vaut 5 et demi. Surtout, elle est exposée à hauteur de l’équivalent de treize fois le PIB de l’Allemagne. Autrement dit, si cette affaire va à son terme, on risque par un effet de dominos, une crise financière majeure en Europe. »

    La question ici n’est pas les pratiques de la Deutsche Bank – sans doute répréhensibles – mais des « deux poids deux mesures » pratiqués par une puissance qui se comporte en empire. Les sanctions sont une véritable épée de Damoclès qui menace les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. Ce comportement punitif risque fort de finir par affaiblir l’économie américaine elle-même.

    Dans les auditions parlementaire, Elisabeth Guigou a déclaré que la situation est choquante. « Nous avons eu, à plusieurs reprises, des échanges avec des responsables américains, et notamment avec l’ambassadrice américaine en France : nous leur avons indiqué que cette situation était insupportable. »

    Jacques Myard enchaînait : « Actuellement, nous assistons à une volonté manifeste des États-Unis d’utiliser leur droit à des fins politiques, de sécurité et d’influence, mais également à des fins commerciales : c’est une volonté impérialiste. Le droit américain est utilisé pour obtenir des marchés et éliminer des concurrents. Nous devons ne pas être naïfs et prendre conscience de ce qui se passe. … En effet, les grands groupes sont dans les mains des cabinets d’avocats américains, qui leur conseillent de ne surtout pas avertir les autorités françaises, et de régler leurs procès discrètement, grâce au mécanisme du plaider coupable ; ces cabinets facturent pour cela des honoraires substantiels. »

    Cette enquête marquait un pas vers une prise de conscience et de la résistance contre une nouvelle forme de “taxation sans représentation”. Les députés s’accordaient pour dire qu’il faut faire quelque chose.

    C’était en octobre dernier. Au mois de juin, lors des élections parlementaires, le président de la commission, Pierre Lellouche, la rapporteur Karine Berger, Elisabeth Guigou et Jacques Myard ont tous perdu leurs sièges en faveur des novices du parti de Macron, la République en marche. Les nouveaux arrivants semblent désorientés, et peu enclins à confronter la puissance impériale. Macron non plus, lui qui a facilité la reprise d’Alstom par General Electric en 2014.

    Pourtant, il y a des situations si déséquilibrées qu’elles ne peuvent pas durer indéfiniment.

    Diana Johnstone

    La source originale de cet article est Le Grand Soir
    Copyright © Diana Johnstone, Le Grand Soir, 2017


  • ELLE MET FIN À SES JOURS : « UNE TRÈS BONNE NOUVELLE POUR LA NATURE » ! - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    La décadence commence quand la valeur accordée à une vie animale devient supérieure à celle de la vie humaine. Melania Capitan l’a appris à ses dépens.

    Elle s’appelait Melania. Elle était passionnée de chasse et de tir sportif. À 27 ans, elle avait la vie devant elle. Le 24 juillet dernier, la jeune chasseresse blonde et souriante s’est pourtant donné la mort dans un champ au nord de Saragosse.

    Melania Capitan était une blogueuse célèbre, suivie par plus de 9.500 personnes sur Instagram et près de 40.000 sur Facebook. Très active sur les réseaux sociaux, la jeune femme parlait de la chasse et du tir, donnait des conseils aux amateurs et postait souvent des photos où elle apparaissait fusil en main à côté de ses proies. Son public l’appréciait pour son humour, ses conseils toujours avisés et le bol d’air frais qu’elle apportait au milieu très masculin de la chasse. Un milieu dont elle avait réussi à gagner le respect et même l’admiration par sa dextérité.

    Si la jeune Melania était adulée par un large public, elle était néanmoins controversée et faisait souvent l’objet d’insultes et de menaces de la part d’antispécistes et autres défenseurs de la « cause » animale. Un harcèlement qui se traduisait, notamment, par des centaines de commentaires injurieux, des menaces, des courriers anonymes et d’autres lâches procédés d’intimidation qui foisonnent à l’ère des réseaux sociaux. Selon le Daily Mail, la blogueuse aurait même reçu des menaces de mort provenant d’associations de défense des animaux.

     
    Le magazine espagnol de chasse Jara y Sedal affirme que ce harcèlement constant aurait poussé la jeune femme à s’enlever la vie. Avant son ultime geste, celle-ci aurait laissé une lettre à ses proches, selonThe Independent.

     
    Loin de calmer la haine de ses contempteurs, la fin tragique de Melania Capitan n’a fait qu’exciter les instincts haineux d’internautes désœuvrés. Certains se seraient spécialement inscrits sur Twitter et Facebook dans le seul but de déverser leur haine sur la page de la défunte… « Vous avez enfin rendu service à l’humanité. Au revoir ! » ou Une très bonne nouvelle pour la Nature ! », pouvait-on lire, entre autres. Ce sont les commentaires les plus modérés. Beaucoup ont, en revanche, exprimé leur tristesse et défendu la mémoire de la blogueuse. On notera également le silence du milieu féministe, pourtant à l’avant-garde quand il s’agit de dénoncer le cyber-harcèlement des femmes.

    Il ne s’agit pas d’instrumentaliser la mort tragique d’une jeune femme et d’en faire une martyre de la chasse ou de la cause carnivore. Les injures et menaces qu’elle recevait quotidiennement sont toutefois révélatrices d’une mentalité lyncheuse et plébéienne qui a pris son essor avec les réseaux sociaux. On se souvient qu’à l’été 2015, un dentiste états-unien avait défrayé la chronique après avoir – en toute légalité – chassé un lion. Le bougre avait même dû fermer son cabinet et quitter sa ville face à la pression.

    La décadence d’une civilisation commence quand la valeur accordée à une vie animale devient supérieure à celle de la vie humaine. Melania Capitan l’a appris à ses dépens : son sourire s’est éteint pour toujours, emporté par les torrents de haine et la furie aveugle des masses biberonnées aux diverses « causes » que charrie un monde moderne en recherche effrénée d’idéal chevaleresque et d’opprimé à défendre, fût-ce au prix d’une jeune vie fauchée par le fanatisme du Bien.


  • Le procureur général va sévir contre les sources de fuites et menace les journalistes - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Alors que des informations circulent selon lesquelles le procureur spécial Robert Mueller étend son enquête sur l’ingérence alléguée de la Russie dans les élections américaines ainsi que de possibles infractions de collusion et d’entrave à la justice commises par la Maison Blanche de Trump, le procureur général Jeff Sessions a organisé une conférence de presse vendredi pour annoncer une répression contre les fuites d’informations confidentielles et sensibles.

    Sessions, qui a été rejoint par le directeur du renseignement national Dan Coats et le Procureur général adjoint Rod Rosenstein, a brandi la menace de représailles contre les journalistes qui publient des informations divulguées. Ces derniers jours, le président Trump a dénoncé publiquement Sessions pour avoir échoué à contrer de manière agressive le flux quotidien des reportages, provenant des sources de renseignement ou du gouvernement lui-même, révélant les détails des contacts entre les collaborateurs de Trump et les responsables russes et d’autres informations embarrassantes pour la Maison Blanche.

     

    À la veille de la conférence de presse vendredi, le Washington Post a publié des transcriptions d’appels téléphoniques de Trump avec le président mexicain Enrique Pena Nieto et le Premier ministre australien Malcolm Turnbull en janvier dernier dans lesquels Trump a tenté d’intimider ses homologues étrangers pour qu’ils s’alignent sur sa politique de « l’Amérique d’abord » en termes de commerce et immigration.

    Le conflit entre Trump et la presse fait partie de l’intense guerre de factions au sein de la classe dirigeante et de l’État axée sur les divergences portant sur la politique étrangère impérialiste. La presse « libérale », menée par le New York Times, le Washington Post et la plupart des médias télévisés, est alignée sur les sections de l’establishment du renseignement opposées aux efforts de Trump pour améliorer les relations avec la Russie et déterminées à amener une escalade de la confrontation politique initiée par le gouvernement d’Obama. C’est là le motif réactionnaire de l’opposition du Parti démocrate à Trump, et non pas au militarisme général du gouvernement, à ses attaques contre les immigrants, les programmes sociaux et les droits démocratiques, son personnel de milliardaires, les généraux et néo-fascistes, et son encouragement ouvert aux forces sociétales les plus réactionnaires.

    Les médias du grand patronat, pour leur part, ont été discrédités auprès de larges couches du public en servant de relais pour la propagande et les mensonges du gouvernement. L’exemple le plus tristement célèbre étant les affirmations sur les armes de destruction massive irakiennes pour justifier l’invasion de 2003. Et le récit officiel de l’ingérence russe lors des élections américaines, que l’on nous demande de croire sans qu’aucune preuve sérieuse ne soit fournie, a suscité un large scepticisme dans le public.

    Lors de la conférence de presse, Sessions a déclaré que son ministère de la Justice avait déjà triplé le nombre d’enquêtes actives sur les fuites comparées à celles du gouvernement d’Obama. Il s’est vanté que, dans les six premiers mois qui ont suivi l’inauguration de Trump, il y avait presque autant de renvois en justice concernant les fuites d’informations confidentielles que ceux des trois années précédentes toutes confondues.

    Sessions a déclaré que quatre personnes avaient été accusées sous Trump d’avoir divulgué des informations confidentielles ou d’avoir dissimulé des contacts avec des responsables du renseignement étranger et que le FBI créait une nouvelle unité de contre-espionnage pour chapeauter les enquêtes et poursuites à l’égard des fuites. Il a indiqué que son service allait probablement enquêter sur la fuite des conversations de Trump avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie, déclarant : « Aucun gouvernement ne peut être efficace lorsque ses dirigeants ne peuvent pas discuter de questions sensibles en toute confiance ou parler librement en confiance avec les dirigeants étrangers. »

    L’ironie de cette déclaration provenant d’un pays qui a été pris en flagrant délit de mettre sur écoute les bureaux des Nations Unies, de l’OTAN et de l’Union européenne et les téléphones personnels de dirigeants tels que la chancelière allemande Angela Merkel a de toute évidence échappé au procureur général et aux autres responsables sur le podium.

    Brandissant la menace de poursuites pénales pour obliger les journalistes à révéler des sources confidentielles, Sessions a déclaré : « L’une des choses que nous faisons consiste à examiner les politiques qui influent sur les citations à comparaître des médias. » Il a poursuivi : « Nous respectons le rôle important que joue la presse et lui accorderont le respect, mais ceci n’est pas sans limite. » Les journalistes, a-t-il déclaré, « ne peuvent pas mettre les vies en danger en toute impunité […] En considérant leur rôle nous devons prendre en compte la protection de notre sécurité nationale et de la vie de ceux qui servent dans notre communauté du renseignement ou dans les forces armées, et de tous les Américains respectueux des lois. »

    Rosenstein, qui a répondu aux questions des journalistes, a déclaré que la nouvelle unité du FBI se concentrerait sur l’enquête des fuites aux journalistes. Il a déclaré qu’il rencontrerait des représentants des médias pour discuter de la répression contre les sources de fuites la semaine prochaine, mais a évité de répondre lorsqu’on lui a demandé si les procureurs excluraient des accusations criminelles contre les journalistes pour avoir fait leur travail.

    Coates était encore plus menaçant. En désignant, sans le dire ouvertement, que la fuite des informations et leur publication équivaut à un acte de haute trahison, il a déclaré : « Toute personne qui s’engage dans ces actes criminels trahit la communauté du renseignement et le peuple américain. » En dirigeant ses menaces en partie contre le personnel des services de renseignement, il a ajouté : « Si vous divulguez des informations confidentielles, nous vous trouverons, nous enquêterons sur vous et nous vous poursuivrons en justice au maximum permis par la loi. Vous ne serez pas satisfait du résultat. »

    En réaction à la conférence de presse, Ben Wizner, du American Civil Liberties Union (Association américaine pour les libertés civiles), a déclaré : « Tous les Américains devraient être préoccupés par la menace du gouvernement Trump d’intensifier ses efforts contre les lanceurs d’alerte et les journalistes. Une répression pour étouffer les fuites est une répression contre la presse libre et de la démocratie dans son ensemble. »

    L’annonce d’une répression contre les sources de fuites et les médias a suivi des informations jeudi que le procureur spécial Mueller utilisait un grand jury à Washington DC pour mener son enquête ainsi qu’un grand jury précédemment signalé à Alexandrie, en Virginie. Le jury de Washington aurait lancé des assignations pour des documents concernant la réunion de juin 2016 entre Donald Trump Junior, l’assistant et gendre de Trump Jared Kushner, le directeur de campagne d’alors de Trump, Paul Manafort, et un avocat russe ayant des relations au Kremlin ainsi que d’autres responsables russes. Des reportages récents basés sur des fuites d’informations indiquent que Trump a personnellement dicté une déclaration trompeuse initialement publiée par son fils concernant la réunion.

    L’utilisation par Mueller d’un grand jury de Washington DC indique que son enquête englobe la Maison-Blanche elle-même, y compris le président, et qu’elle continuera indéfiniment. En outre, des mesures bipartites ont été introduites à la fois dans la Chambre des représentants et dans le Sénat pour empêcher le renvoi de Mueller par Trump.

    Dans ces conditions, Trump a cherché, au cours des deux dernières semaines, à ancrer son gouvernement encore plus directement sur l’armée et la police tout en faisant appel directement aux éléments sociaux d’extrême droite à travers les préjugés anti-immigrant et le racisme contre les minorités, de la démagogie de toute sécurité et les préjugés anti-gay. (Voir : « Trump makes an appeal to the fascistic right” »).

    Les démocrates ne s’opposeront pas à cet appel aux forces d’extrême droite. Au contraire, ils cherchent des pourparlers bipartites avec les républicains sur les moyens de renforcer les marchés de l’assurance au détriment des soins de santé pour les travailleurs, de réduire les impôts pour les entreprises et les riches et de générer davantage de profits pour les entreprises sous couvert d’un programme d’infrastructure.

    En outre, en attaquant la liberté de la presse, Trump s’appuie sur la base posée par Obama. Pendant son mandat, Obama a poursuivi en justice deux fois plus de journalistes et de lanceurs d’alerte en vertu de la loi sur l’espionnage que toutes les administrations antérieures confondues. L’attaque du gouvernement Obama contre la presse comprenait l’emprisonnement de Chelsea Manning pour avoir révélé des intrigues et des crimes américains en Irak, en Afghanistan et à travers le monde ; l’emprisonnement de l’ancien agent de la CIA, John Kiriakou, pour avoir exposé la torture de détenus par la CIA dans un entretien télévisé et d’avoir accédé secrètement aux relevés téléphoniques des journalistes de l’Associated Press.

    Barry Grey

    Article paru en anglais, WSWS, le 5 août 2017

    La source originale de cet article est wsws.org
    Copyright © Barry Grey, wsws.org, 2017


  • LE POUVOIR GOUVERNE LE PEUPLE SANS LE PEUPLE - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a informé dans son plan d’action les deux Chambres du Parlement, écho du pouvoir, « qu’il a besoin d’un consensus national le plus large possible ».

    Les élections

    Dans les élections, deux conceptions s’affrontent : celle qui se fonde sur la volonté du peuple librement exprimée qui veut accéder au pouvoir par des élections propres et honnêtes, et celle qui se réclame du peuple, mais n’a pas son soutien et qui s’efforce d’expliquer que la légitimité ne peut venir que du pouvoir qui trouve son expression la plus achevée dans le FLN, le RND, le TAJ, les alliés et les ralliés du pouvoir qui n’ont aucune base sociale, qui soutiennent qu’il faut dépolitiser le peuple pour qu’il soit soumis, dompté, domestiqué.

    Pour assurer aux clans du pouvoir une prolongation infinie à la tête de l’Etat, une seule condition : perpétuer le trafic des urnes. En vertu de quel droit un pouvoir issu de fraudes électorales massives, qui s’est illustré par son opposition à toute ouverture démocratique, peut-il régenter le pays et s’imposer à la majorité du peuple, si ce n’est par l’arbitraire, le despotisme, la violence ? C’est du peuple que vient le pouvoir, c’est dans le peuple que résident la légalité et la légitimité.

    A chaque élection, le pouvoir ne cesse de dire et de répéter que les élections seront libres, mais dans la mémoire collective des Algériens, les souvenirs sont frais de toutes les fraudes électorales qui leur ont fait déserter les urnes. Le peuple algérien veut devenir maître de son destin par des élections propres et transparentes, pour faire arriver aux responsabilités des femmes et des hommes compétents, doués de capacités de réflexion et d’action. Un pouvoir en fin de règne qui repose sur trois piliers, la dictature, l’affairisme et la corruption ne peut préparer des élections crédibles et céder le pouvoir au cas où le suffrage universel ne sera pas en sa faveur.

    Le boycott a été massif aux élections législatives du 4 mai 2017. Il a déclenché une grande désaffection de l’électorat qui a déserté les urnes avec un nouveau record d’abstention pour dénoncer la farce électorale et ne pas servir de caution au pouvoir. Pour combien de temps encore le pouvoir décidera-t-il de la confiscation du suffrage universel ? La politique n’est plus la science des Etats, des pouvoirs et des gouvernements, mais la technique de la conquête, de la pratique et de la conservation du pouvoir.

    Le déroulement des élections législatives du 4 mai 2017

    Le pouvoir qui gouverne le peuple sans le peuple est considéré par le peuple comme l’autre face du colonialisme. Il a intégré la pensée coloniale et les schémas mentaux coloniaux en ne donnant pas plus de droits et de liberté au peuple que le régime colonial. Les pratiques qui faussent les élections et le libre choix des électeurs sont permanentes de Naëgelen à Bouteflika. Avant de participer à des élections, il faut garantir l’assentiment du peuple souverain, ne pas lui imposer le sens unique qui ne conduit qu’au maintien du statu quo et de l’immobilisme.

    Les élections législatives qui se sont déroulées dans une terne et morne campagne peu visible, sans grands meetings publics et sans foules aux réunions publiques s’apparentent à une simple formalité. La machine du gouvernement, bien huilée et mise en marche pour donner comme d’habitude la majorité des élus aux partis de la majorité présidentielle, le FLN et le RND, dont l’unique programme est celui du Président qui n’a jamais été formalisé.

    Le mélange de la politique et de l’argent a caractérisé ces élections. Les partis islamistes qui prétendent être la première force politique du pays ont participé aux législatives en ordre dispersé. Leurs leaders chargés de conduire la campagne électorale caressaient l’espoir d’obtenir la majorité à l’APN. Ils ont révisé leurs ambitions à la baisse.

    Le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune

    Il succède à Abdelmalek Sellal comme Premier ministre. Il est né le 17 novembre 1945 à Mecheria, wilaya de Naâama, et père de cinq enfants. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration ENA). Son gouvernement est composé de 13 anciens ministres et de 10 nouveaux. Messaoud Benagoun, nommé ministre du Tourisme, est limogé 48 heures après sa nomination. Est-ce un dysfonctionnement grave au sommet de l’Etat, l’absence d’une enquête d’habilitation, ou une faute de Amara Benyounès, président du MPA, qui aurait abusé de la confiance de l’Etat, ce qu’il a démenti.

    Un mois et demi après le limogeage de Benagoun, Hacène Mermouri et nommé ministre du Tourisme. Tebboune informe les deux Chambres du Parlement, qui ne sont que l’écho du pouvoir dans son plan d’action, qu’il a besoin d’un consensus national le plus large possible pour réduire les importations, faire face à l’économie et aux défis auquel le pays est confronté. Pour convaincre, il faut des arguments ou de l’éloquence. La sortie de la crise ne peut se faire que par le renouveau politique afin d’éviter que la rue dicte sa loi. Tebboune ne peut qu’appliquer la politique du président Bouteflika.

    Il n’a pas fait devant le Parlement une analyse même sommaire, mais lucide de la situation du pays dans tous les domaines. La première réflexion profonde qu’il doit faire après avoir pris la température politique du peuple concerne l’abstention massive qui dépasse les 70% du corps électoral aux élections législatives du 4 mai 2017. Que peut-il faire pour redresser l’économie néolibérale du Président et qui ne profite qu’aux clans privilégiés du pouvoir ? L’illusion du progrès entretenue par le pouvoir, qui a manqué de réalisme économique, qui s’illusionne lui-même, n’est que désillusion, mensonge sur mensonge, incompétence et irresponsabilité.

    Tebboune doit faire respecter la liberté d’expression et de fonctionnement démocratique de l’Etat. Il doit s’interroger sur la dégradation des consciences et faire reculer l’intolérance. L’économie informelle, l’oligarchie et ses réseaux, la surfacturation des produits importés, la corruption… plombent les finances publiques. Va-t-il mettre fin à l’impunité dont bénéficient les corrupteurs et les corrompus, qui est un véritable scandale ?

    Abdessalem Bouchouareb, garde rapprochée du président Abdelaziz Bouteflika, a participé activement à sa 4e élection présidentielle en avril 2014. Il est nommé moins d’un mois après, le 5 mai, ministre de l’Industrie. Il a obtenu carte blanche pour gérer son ministère. La politique industrielle catastrophique de montage automobile n’a servi qu’à faciliter les importations.

    Pour Tebboune, cette politique industrielle a coûté près de 6 milliards de devises. Mais la gestion du foncier industriel et des mines n’est pas encore portée sur la place publique. L’affaire Abdessalem Bouchouareb, largement diffusée par la presse et tant d’autres exigent des poursuites judiciaires.

    Le moment n’est plus à l’immobilisme et au statut quo, mais à l’action. Il faut des actes, des solutions, des résultats, renouer avec la justice. Le président Bouteflika s’est doté d’une nouvelle Constitution qui concentre à outrance entre ses mains tous les pouvoirs. Depuis 2013, il est incapable de remplir les hautes fonctions dont il a la charge de diriger le pays de par sa maladie grave et durable qui relève de l’article 91 de la nouvelle Constitution.

    Au Conseil des ministres, tenu le 14 juin 2017, le président Bouteflika a adressé dans un communiqué « ses vœux au peuple algérien à l’occasion du mois de Ramadhan et l’ensemble de la oumma musulmane ». Il n’a pu présenter en quelques minutes oralement ses mots. Il doit céder sa place pour éviter la radicalisation politique du pays qu’il faut freiner pour éviter l’escalade de la violence. Nous sommes la risée du monde, le peuple ne mérite pas ce camouflet qui concerne seulement le pouvoir.

    Dans sa conférence de presse(1), Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a parlé des rumeurs sur les biens de sa famille : « Concernant ma femme, celui qui trouve une ‘‘preuve’’ de cette société, je la lui céderai ». Il n’a pas le droit de céder les biens de son épouse, même s’il lui a donné de la main droite ce qui veut récupérer de la main gauche. Il lui faut pour cela un acte notarié, signé librement pas son épouse. Cela pose une fois de plus la question des droits de la femme.

    Députée, elle a les mêmes droits que le député, elle a le droit de parole et son vote est égal au sien. Mais face au juge devant lequel elle est convoquée, son témoignage n’est que la moitié de celui de l’homme. Imaginons brièvement la réplique du juge à la femme députée qui lui dit : « Monsieur le juge, je suis membre du pouvoir législatif qui vote les lois que vous êtes chargé d’appliquer selon la Constitution qui me donne les mêmes droits que l’homme. »

    Le juge : « Madame la députée, n’oubliez pas qu’il y a une autre Constitution supérieure à celle élaborée par le pouvoir, qui relève de l’islam, du Coran, de la Sunna et de la Charia que je suis tenu d’appliquer et qui fait de vous l’éternelle mineure, dont le témoignage n’est que la moitié de celui de l’homme. » Il y a contradiction.

    Les années 2017 à 2019 seront celles de tous les dangers et de tous les espoirs. Tout est joué après 18 ans de pouvoir sans partage, où les clans rattachés à la Présidence se sont accaparés des richesse du pays, notamment durant les années fastes, où le pétrole et le gaz ont atteint le prix fort. Ils ont pris le pouvoir pour s’enrichir, ils le garderont pour se protéger, pour ne pas rendre des comptes. Après le cours de règlement de comptes, les comptes. Comment donner aux jeunes le goût de la politique devant cette corruption généralisée ? L’histoire fait de l’homme soit un citoyen, soit un sujet, soit un objet.

    Le citoyen participe à la vie du pays, désigne librement par des élections propres, honnêtes et crédibles ses représentants à toutes les institutions élues de l’Etat, désavoue un pouvoir illégitime issu d’élections truquées.
    Le sujet est soumis au pouvoir colonial, puis au pouvoir totalitaire qui est l’autre face du colonialisme qui s’est accaparé de la souveraineté populaire et de la citoyenneté. L’objet est présenté au public et retiré quelques minutes après pour prouver qu’il joue son rôle. C’est triste et désolant.

    Les migrants

    Le pouvoir doit donner le chiffre approximatif des migrants. Seraient-ils des centaines de milliers ou seulement des dizaines de milliers ? La politique actuelle du gouvernement à l’égard des migrants n’est pas celle des droits humains. Il a peur parce qu’il considère les migrants comme une menace à sa sécurité et à son équilibre. Les Algériens doivent se mobiliser pour défendre ceux que Frantz Fanon a appelés Les Damnés de la terre.

    Il faut protéger les migrants qui ont connu la faim, les périls du désert, venir en aide à des réfugiés en situation de précarité. Ils vivent dans des conditions lamentables, logent dans des taudis, travaillent au noir sans aucune garantie. S’ils protestent, ils sont dénoncés comme clandestins et renvoyés dans leurs pays. Jean Ziegler — sociologue qui lutte contre la faim et l’oppression, pour les droits de l’homme et la paix — considère que la famine actuelle en Afrique de l’Est menace directement 23 millions de personnes. Selon le dernier rapport de la FAO, un enfant qui meurt de faim est assassiné.

    Ahmed Ouyahia a déclaré que les migrants clandestins de pays subsahariens qui séjournent en Algérie « sont source de crime, de drogue et de plusieurs autres fléaux ». Les propos racistes d’un homme qui sert un système politique totalitaire depuis plus d’un quart de siècle relèvent d’un vocabulaire xénophobe tenu de par le monde par les régimes totalitaires ou d’extrême droite.

    Il soutien le principe affirmé par Auguste Comte, qui fait la pierre angulaire de la dictature : « Nul ne possède d’autre droit que de faire son devoir. » Pour Ahmed Ouyahia, il y a deux Algéries, celle des riches toujours plus riches, celle des déshérités, des pauvres toujours plus nombreux. Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, rejoint la position d’Ahmed Ouyahia quand il dit qu’« il est de notre devoir en tant que gouvernement et en tant qu’Algériens de défendre la souveraineté nationale et notre sécurité ».

    Quelle place pour les démocrates dans l’Algérie de demain ?

    Le peuple algérien doit entamer le processus de transition démocratique pour se donner un horizon politique, parce le pouvoir ne veut pas entrer dans la démocratie qui est création et contrôle du pouvoir, mais cherche à s’en donner l’apparence. Les divisions et les conflits au sommet de l’Etat sont si forts que l’explosion du pouvoir n’est pas à exclure.

    La volonté commune des Algériens dans ce moment-clé de la vie du pays où se joue l’avenir de la démocratie est de se donner un Président démocrate, compétent, cultivé, à l’Etat son chef, avec séparation et équilibre des pouvoirs. Le moment est venu d’établir un Etat de droit. L’islam est la religion de la tolérance, du respect d’autrui, de la dignité humaine. La montée de l’intégrisme religieux et de l’intolérance, du dogmatisme, de l’obscurantisme ont été des facteurs puissants de la mobilisation des démocraties, femmes et hommes, qui luttent contre les mentalités et les pratiques rétrogrades.

     
    Les démocrates qui réfléchissent et cherchent une issue à la crise doivent être particulièrement vigilants, garder leur liberté d’action, créer avec la société civile libre fondée sur la compétence, cerveau et cœur du combat pour la démocratie qui nous montre le chemin à suivre, préparer l’avenir fait de démocratie, de liberté et de justice, qui ne sont jamais données et qu’il faut construire en maîtrisant le présent, pas seulement par une alternance, mais une alternative.

    Ali Yahia Abdenour

    http://lequotidienalgerie.org


  • –« TU GRANDIRAS ET TU DEVIENDRAS UNE DJAMILA », - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    -« Tu grandiras et tu deviendras une Djamila », plus qu’une phrase, un ordre, un serment, une fortune, un agréable acouphène que j’ai depuis ma tendre enfance, être ou ne pas être une Djamila, Djamila ma Pax, mon Eiréné, une Athène, une Sekhmet et la reine de la Casbah .

    Djamila est une légende vivante, une femme assumée, une femme droite, indépendante, réflechie, juste, posée, intelligente, douce, élégante et toujours sensible aux injustices des peuples.

    Djamila est la mère de toute une nation, la mère de L’Algérie en tutti quanti car mon pays avait traversé un périple douloureux et difficile, Aujourd’hui en paix et indépendant mais hélas encore submergé par la répression, la bêtise et l’injustice.

    –C’est qui Djamila ? Hurlé-je à mon père

    –« une grande dame ! Sans elle tu ne serais là en ce moment même en train de jouer à ta PlayStation, vas travailler ton expression écrite, tu vas la rendre demain et tu dois impressionner tes camarades de classe,

    Le thème étant d’écrire sur une éminence Algérienne, mon père m’avait donc imposer « Djamila BOUHIRED « comme personnalité Algérienne « cette dame a fait honneur à son peuple et à sa patrie, Djamila la grande, Djamila la résistante … » continua t-il en clignant des yeux.

     

    –« Le module « Djamila » devrait être enseigné partout, dans les écoles dans les universités..

    Djamila fut une éminente résistante, une philanthrope, une caritative au grand coeur et une indulgente pacifiste, cette femme mérite plus qu’une reconnaisse, un prix Nobel de paix » La voix nouée, les yeux humides n’arrivant même plus à articuler, mon père s’arrêta de parler, chez nous c’est toujours ainsi, on devient vite émotif à chaque fois qu’on évoque une personnalité de la résistance Algérienne, Après tout ils nous ont rendu notre dignité, ils se sont sacrifiés pour une cause noble qui est notre liberté, notre fierté, on leur doit tout, nos prières, notre reconnaissance mais surtout notre respect.

     

    Je laissai tomber la manette de ma PlayStation, je n’ai que 10 ans, dans quelques mois je passe mon examen de sixième, je dois travailler dur comme fer si je veux maintenir mon statut de première de ma classe, un jour je serais médecin et pourquoi pas écrivain, j’écrirai pour m’exprimer, j’ecrirais pour dénoncer les injustices et je parlerai bien sûr de Djamila.

     

    Les yeux ronds, les sourcils froncés je regarde mon père ému et je riposte :

    –Djamila est elle notre Nelson Mandela ?

    –Non, c’est Nelson Mandela qui a un bout de notre Djamila.

     

    Mon père me raconta longment les tribulations de Djamila, sa clique de l’époque, ses exploits et ses tribulations, sa capture par l’armée de l’ennemi en 1957, sa surmédiatisation à l’echelle mondiale comme seul moyen pour empêcher son exécution « merci Dieu d’avoir protégé notre Djamila ! » sursauté -je en écoutant chaque détail de la vie de Djamila que mon père me livrait.

     

    Ce dialogue entre moi et mon père ne m’a jamais quitté , je voulus être une Djamila même si je ne savais comment mais je voulus par dessus tout rencontrer la vraie Djamila, lui parler de mon désarroi.

    Ma tante aussi s’appelle Djamila, un prénom qu’elle hérita en hommage à notre douce Djamila.

     

    En 2011, les étudiants en médecine avaient envahi les rues des grandes villes pour exprimer leur mécontentement, résidents, internes et externes avaient participé massivement à une grève sans précédents, l’enjeu était de taille : AMÉLIORER LE SYSTÈME DE SANTÉ ALGÉRIEN, la santé Algérienne est malade, l’hôpital est plus malade que ses malades.

     

    Pourquoi tout manque à l’hôpital ? Qui est à blâmer ? Qui est responsable du manque de sécurité, du manque d’hygiène, du manque accru en moyens financiers et humains, le médecin ou la politique ?

     

    Qui est responsable de la formation des étudiants en médecine, ces TD d’anatomie sur du plastique faute de dissection sur cadavre, ces nouvelles technologies absentes de l’enseignement des étudiants en médecine à qui la faute est finalement attributable ?

     

    La greffe d’organes via cadavres ne se fait toujours pas faute de prêches, le manque en examens complémentaires, la panne du materiel, la rupture en médicaments, en eau, en électricité, en materiel de base, la surcharge dans les maternités et dans les CHU devrais-je blâmer le médecin ?

     

    Le médecin est devenu le bouc émissaire d’un système de santé poly défaillant, faute de blâmer la politique et sa pseudo gratuité ,on pointe du doigt le médecin pour se soulager en trouvant enfin un coupable.

     

    L’Algérie est elle un pays de droit ? Sommes nous tous égaux en droits et en devoirs comme l’attestent nos lois ?

    Ou ce service civile, cette politique mensongaire et hypocrite que la politique a imposée aux médecins tout en graciant les autres filières ?

    Faute de bonne foi, on s’enfonce encore plus en dispensant tous les trentenaires du service militaire sauf Le médecin… Bien entendu.

     

    Chère politique : Ouvrez des postes permanents pour les medecins Algériens au sud, donnez -leur le même salaire qu’un cubain, offrez-leur de vrais conditions de travail et vous allez me remercier quand les choses vont radicalement changer.

     

    En 2011 et contre tous, ma Djamila a tenu à être presente parmi nous en nous apportant tout son soutien « vous êtes mes enfants, mes médecins et les médecins de ce peuple, le peuple n’a que vous et vous méritez tout notre respect » ne cessa t-elle de nous répéter.

     

    Mon père avait raison quand il me disait jadis que Djamila BOUHIRED méritait le prix Nobel de paix.

    Dans un pays où on gloirifie l’insécurité, la propagande, le charlantanisme, la misogynie, l’incivisme, l’injustice, le populisme, et la vandetta .. Je veux être une Djamila.

    Je refuse comme Djamila d’être une citoyenne de deuxième degré dans la terre de mes ancêtres.

     

    Amina FEDJER

    Résidente en pédiatrie au CHU d’Oran

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  • LES TERRORICHES - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/07/les-terroriches.html
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    De la vermine, tout le monde en parle.
    Mais de la Palestine, plus personne n’en parle !
    On vit sous le dict., le diktat, la dictature de l’impersonnel, d’une parole anonyme et d’une force maligne dont l’essentiel de l’activité consiste à noyer le poisson :
    Quelle étrange expression : « noyer le poisson »
    C’est tout ce qu’ils ont trouvé pour que leurs péchés passent inaperçus ?
    – Noyer le poisson, c’est diluer leurs délits sans risquer d’être poursuivis pour délit de fuite.
    – Noyer le poisson, c’est mettre l’impensable sur la table sans que le coupable se sente coupable, ni le responsable, responsable.

     

    On va essayer d’y voir plus clair en se mouillant au lieu de continuer à noyer le poisson comme le font si bien les guignols de l’info en combinant le vrai et le faux.
    On dit : qu’on achète l’or noir aux sales blancs. On leur vend des armes puis on les désarme en leur faisant la guerre pour qu’ils nous vendent leur pétrole beaucoup moins cher... et pour qu’à leurs dépens, on prospère...
    On voit tout de suite de quoi mais pas de qui on parle !
    Ce cycle est infernal... mais ça en dit long sur les nuisances des puissants... sur la puissance de l’argent... le capital qui ne distingue pas le bien du mal.
    On le sait mais on fait mine de ne pas le savoir :
    Le terrorisme n’est pas n’importe quelle marchandise.
    C’est de l’argent... une devise qui dynamise tout le marché financier où tout s’achète et tout se vend au plus offrant.
    Les uns thésaurisent, les autres terrorisent...

    Plus de morts, cela veut dire : plus de blé pour les détenteurs de capitaux, capito ?
    Il faut qu’on se le dise, le capitalisme a de plus en plus besoin de morts pour vivre.
    On l’a compris, ce genre d’infos, n’est jamais relayé que par les folles du logis, les guignols et compagnie qui forcent le trait pour qu’on n’aille jamais voir de près.
    À qui profite le crime ? À celui qui a les riches comme amis intimes.
    On en rit en croyant que c’est pour rire ! Alors que c’est pourri.
    J’ai failli oublier de préciser que le poisson que nous nous employons à noyer : c’est NOUS... les fish, les pigeons, les dindons de la farce.
    C’est avec notre peau sur les os qu’on finance le terrorisme qui rapporte plus qu’il n’en coûte !

    Et tous ces attentats qui mettent en danger l’intégrité de nos états ?
    C’est de la poudre aux yeux... un voile de maya.
    Samsara qui fait passer l’illusion pour une valeur pour qu’on n’accède jamais au Nirvana qui voit jusqu’à quel point la valeur est une illusion.


  • LE MARTYR TALEB ABDERRAHMANE : La pureté de la Révolution de Novembre - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    « Pour ma patrie, pour mon idéal et pour mon peuple, périr n’est qu’un sublime sacrifice auquel je suis résigné... Je saurais mourir. L’Algérie sera libre envers et contre tout. » Taleb Abderrahmane à ses bourreaux.
    Il y a 59 ans, le 24 avril 1958, Taleb Abderrahmane, artificier de l’Armée de Libération nationale (ALN), était guillotiné à la prison de Barberousse (Serkadji), à l’âge de 28 ans, après avoir été arrêté en juin 1957, lors de la bataille d’Alger. A l’âge où tous les rêves de jeunesse sont permis, Taleb Abderrahmane faisant preuve d’une rare prise de conscience de la situation misérable dans laquelle se débattait le peuple algérien, décidait de donner sa vie à la révolution. Taleb Abderrahmane est né l’année du centenaire de la colonisation, qui consacrait pour le pouvoir colonial un règne qui devait durer mille ans.Dans cette atmosphère de chape de plomb, le jeune Taleb Abderrahmane à force d’opiniâtreté et de résilience, réussit à passer les interstices de tolérance pour acquérir un savoir, d’abord le brevet, ensuite le secondaire et enfin l’Ecole de chimie qu’il quitte le 19 mai 1956. Très tôt structuré au sein du PPA, il s’engage rapidement dans la révolution et met ses compétences au service de la lutte armée en formant des artificiers.
    Sur instruction des dirigeants de la révolution, il s’occupera de la fabrication des bombes de la Zone autonome d’Alger sous la direction de Yacef Saadi. L’atelier est installé impasse de la Grenade, puis chez les Bouhired, puis au quartier de La Scala. Fin janvier 1957, passant à travers les mailles du filet tendu par le général Massu, Abderrahmane Taleb quitte la Casbah et rejoint de nouveau le maquis de Blida, au djebel Béni Salah. Sur dénonciation, il est capturé au mois d’avril par les parachutistes. Abderrahmane Taleb fut exécuté, le 24 avril 1958, à l’aube, malgré les pressantes démarches effectuées auprès du président de la République française. Seul le journal L’Humanité, prit sa défense en titrant : « Taleb ne doit pas mourir. » Le jour de son exécution, il dit au cheikh désigné par l’administration coloniale pour lire la Fatiha : « Prends une arme et rejoins le maquis ! ». Aucun mot ne sortit de la gorge nouée de l’imam, raconte Hamid Guerrab, un rescapé de la guillotine.

    Combien de suppliciés ?
    Dans un véritable réquisitoire sur le livre noir de la colonisation, on ne peut pas oublier - au nom du politiquement correct -, le supplice de 200 Algériens, coupables d’aimer leur pays à en mourir, de la façon la plus abjecte et indigne, par la guillotine. Ce devoir d’inventaire nécessaire ne doit pas rester à l’étude, un jour, le plus tard possible à trop différer la « mise au point », les événements n’auront plus la même dimension en termes de ressenti. Qui se souciera dans vingt ans du supplice de ces jeunes idéalistes qui ont donné leur vie pour ce pays, si nous ne leur rendons pas justice ici et maintenant. (1)
    Ils furent nombreux ! De Lacoste à De Gaulle, ils justifièrent leur politique mortifère par le fait qu’il fallait casser le FLN... Mais l’Histoire retiendra particulièrement, l’acharnement de l’un d’entre eux, en l’occurrence François Mitterrand ; acharnement d’autant plus incompréhensible qu’il fut aussi partisan de l’abolition de la peine de mort, il est vrai que le remords le prit près d’un quart de siècle plus tard. Pendant la guerre d’indépendance algérienne, de 1954 à 1962, plus de 1 500 condamnations à mort furent prononcées par la justice française. En 2001, après avoir pu consulter le « registre des grâces » qui répertoriait les noms des condamnés à mort, deux journalistes parvenaient au total de 222 militants du FLN exécutés entre 1956 et 1962, « le plus souvent au terme d’une parodie de justice ». Au matin du 19 juin 1956, dans la cour de la prison Barberousse, à Alger, le couperet de la guillotine tombe sur le cou de Mohamed Ben Zabana, un ouvrier soudeur de 30 ans. Le militant, rendu infirme par plusieurs blessures, est livré au bourreau. Puis ce fut Abdelkader Ferradj, 35 ans. Ce sont les deux premiers martyrs de la cause algérienne. Il y en aura d’autres, beaucoup d’autres, tout au long de la guerre, condamnés à mort et exécutés par la justice de la République. (2)

    On sait que, sur le tard, François Mitterrand s’est découvert une âme « d’humaniste », le 9 octobre 1981, François Mitterrand abolissait la peine de mort. Vingt-cinq ans plus tôt, ministre de la Justice du gouvernement de Guy Mollet, il approuvait les premières exécutions capitales de militants du FLN. « Avis défavorable au recours » ou encore « Recours à rejeter » : ces deux formules tracées à l’encre bleue ont la préférence de François Mitterrand quand, garde des Sceaux, il décide de donner un avis défavorable au recours en grâce des condamnés à mort du FLN dont les dossiers lui sont soumis. « Ce furent de l’avis des avocats, des dossiers bâclés, il fallait guillotiner et vite pour répondre à une demande’’ « (...) Quelques feuillets, deux ou trois bristols griffonnés de mains illustres ont donc suffi à mener, le plus souvent, au terme d’une parodie de justice, à la guillotine. Quand François Mitterrand revient aux affaires, il sait qu’il va falloir donner des gages aux Européens d’Algérie. « La première concession intervient cinq semaines plus tard, sous la signature de quatre ministres, dont François Mitterrand : le 17 mars 1956 sont publiées au Journal officiel les lois 56-268 et 56-269, qui permettent de condamner à mort les membres du FLN pris les armes à la main, sans instruction préalable. (...) Et le 19 juin, les deux premiers « rebelles » sont conduits à l’échafaud. » (2)
    Pour le « politique », difficile de fournir martyr plus idéal à la révolution algérienne que Mohamed Ben Zabana. Cet ouvrier soudeur de 30 ans est un vieux routier des geôles françaises, dans lesquelles il a passé trois années entre 1950 et 1953 pour ses activités nationalistes. Mais si Mgr Duval, l’archevêque d’Alger, demande à Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, de suspendre l’exécution, c’est pour une autre raison : « C’est un infirme que vous allez exécuter » plaide-t-il. C’est sa tête que fera tomber la première le bourreau d’Alger à 4 heures du matin, ce 19 juin 1956, dans la cour de la prison de Barberousse, à Alger. Aussitôt, Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, arrivés depuis peu à Alger, rédigent un tract menaçant : « Pour chaque maquisard guillotiné, cent Français seront abattus. » C’est l’enclenchement de la bataille d’Alger. « Chiffre jamais atteint jusqu’ici, 16 exécutions capitales ont eu lieu en Algérie du 3 au 12 février », écrit France-Observateur ». (3)

    Qui sont ces bourreaux chargés d’ôter la vie pour le compte de la République ?
    Le maître de ces basses oeuvres est Fernand Meyssonnier, né le 14 juin 1931 à Alger, en Algérie. Avec son père il a appris le métier. Jusqu’en1959, Fernand Meyssonnier participa à l’exécution de près de deux cents condamnés (dont deux en tant que remplaçant de son père). Catherine Simon, journaliste du Monde, l’a interviewé et en parle : « De Fernand Yveton, militant communiste, guillotiné à l’aube du 11 février 1957, à Alger, il ne se rappelle rien, ou presque. Il est mort « courageusement ». Parole de bourreau. (...) Pour sa part, Meyssonnier junior, adjoint bénévole à partir de 1948, a exécuté en vingt ans quelque 200 personnes - la plupart durant la guerre d’Algérie. Ce qu’il résume à sa façon : « Pendant le FLN, c’était à la chaîne (...) Etrange « opération » que celle qui consiste à infliger la mort à l’un de ses semblables. Froidement, avec méthode, en chemise blanche et cravate noire. « Quand on fait tomber la lame, c’est comme un film à toute vitesse. En deux secondes, tout est fini. Ça donne un sentiment de puissance. » (4)
    « A Fontaine-de-Vaucluse, dans un coin du salon, Fernand Meyssonnier a installé sa guillotine miniature - celle offerte à son père. Dans le petit panier d’osier posé au pied de la machine, il a mis une paire de lunettes. Non, pas les siennes, mais celles d’un Algérien décapité pendant la guerre. Sur le coup, il a du mal à se rappeler son nom. « C’est celui qui préparait les bombes, vous savez ? On l’avait surnommé le chimiste. C’est moi qui lui ai retiré ses lunettes. Je les ai gardées en souvenir », explique l’ancien bourreau. La famille de Abderrahmane Taleb, combattant du FLN, guillotiné le 24 avril 1958, à Alger, n’en a sans doute jamais rien su. Ce n’est pas la seule relique que Fernand Meyssonnier ait gardée près de lui. (..) Il pense aussi à la mort de certains condamnés. Il y en a trois, pas plus, à propos desquels il se dit « troublé » : Fernand Yveton, le communiste, Abderrahmane Taleb, le « chimiste », et Madeleine. » (4)
    « Abderrahmane Taleb, né le 5 mars 1930 dans la Casbah d’Alger, d’une famille originaire d’Azeffoun en Grande-Kabylie, guillotiné le 24 avril 1958 est le « chimiste » de la bataille d’Alger de 1957. Étudiant en chimie, il intègre le FLN en 1955. Appréhendé en juin 1957 au sud de Blida par le 3e R.P.C. il est condamné à mort pour la troisième fois et sera exécuté. Lors d’un hommage aux moudjahidine et anciens condamnés à mort, Mostefa Boudina, lui-même ancien condamné à mort, relate d’une façon poignante à glacer le sang. Il s’agit de Lekhlifi Abderahmane, exécuté le 30 juillet 1960. Arrêté à 19 ans, puis torturé et jugé par le tribunal militaire en France. Nous vivions dans la crainte de nous endormir et de ne pas être éveillés au moment où les gardiens de prison viendraient nous chercher à l’aube pour l’exécution... Après son exécution, un gardien de la prison est venu nous apprendre que notre compagnon a été digne jusqu’au bout, refusant la cigarette de l’officier français et déclarant à l’imam venu pour la circonstance que s’il était un bon musulman il devrait plutôt être au maquis. » (5)
    Imaginons l’angoisse, la terreur, et le désespoir de ceux qui vivent ces instants. Abdelkader Guerroudj, dit « Lucien », chef de la branche armée du Parti communiste algérien, et sa femme, Jacqueline, condamnés à mort, graciés, puis libérés en 1962 étaient aux premières loges à Barberousse. « A chaque exécution dit-il, toute la casbah hurlait. Les cris des prisonniers, les chants qui s’élevaient de toutes les cellules, glaçaient le quartier. Les premiers youyous retentissent, repris par toute la Casbah au comble de la peine. Il y eut 59 condamnés à mort exécutés en 1955 et 1958 à la prison de Barberousse. » (1)
    Pour Mostefa Boudina, le président de l’Association nationale des anciens condamnés à mort 1954-1962 : Quelque, sur les 3 000 Algériens et Européens qui ont été condamnés à mort par les autorités coloniales françaises, 1200 condamnés à mort sont toujours vivants Il a rappelé que 217 personnes ont été guillotinées durant la guerre d’indépendance, relevant qu’un condamné à mort est décédé en prison, ce qui porte le nombre de morts à 218. Après 1958, les autorités françaises ont décidé de gracier un millier de condamnés à mort. Le reste des détenus ont été libérés à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Il est mal venu de s’octroyer dans l’anomie actuelle où on peut déclarer sans preuve un statut de condamné à mort, ceci me paraît être la suprême injure aux suppliciés. Les derniers instants des 220 suppliciés, nous devrons les entendre, tous ensemble, nous recueillir et communier.

    Conclusion
    Il faut restituer le FLN marqueur indélébile de la dignité et de l’Histoire de l’Algérie, à toutes les Algériennes et tous les Algériens sans exception et non le laisser otage d’une « évanescente famille révolutionnaire ». La vraie identité des Algériens est ce droit et ce devoir de « vivre ensemble que l’on soit de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud. Durant la révolution, le travail remarquable de tout un chacun pour faire triompher la révolution était vu comme un devoir et il n’était pas question de quelconque service en retour. Toute la société algérienne du plus humble au plus aisé, de l’analphabète, à l’autodidacte, à l’intellectuel. Un jour on rendra justice aux femmes de ménage algériennes (les Fatmas dans le lexique raciste colonial) qui furent des espionnes engagées récoltant le moindre détail pour le transmettre aux dirigeants de la révolution. Il faut aussi et sans être exhaustif saluer l’apport des révolutionnaires universitaires algériens à l’ONU. En effet, la seule inscription chaque année de la « question algérienne » de la session annuelle des Nations unies, avait un impact exceptionnel dans la bataille de l’information que la délégation française à l’ONU a tenté en vain d’étouffer. Les intellectuels de la révolution ont donc donné un contenu idéologique, scientifique et culturel à la révolution en utilisant toutes les ressources de l’intelligence pour combattre la fausse image propagée par la France concernant les moudjahidine présentés comme des sauvages égorgeurs face à une nation civilisée.
    Que reste-t-il des nobles idéaux qui ont animé les lycéens et les étudiants algériens de cette époque ? A première vue, on constate, comme l’écrit si bien Max Weber, « un désenchantement du monde ». Que reste-t-il du FLN mythique qui faisait trembler l’oppresseur ? rien ! tragiquement rien ! si ce n’est le triste spectacle de militants du troisième âge qui s’étripent à qui mieux mieux sous l’oeil indifférent d’une jeunesse qui contemple la comédie humaine de l’appât du pouvoir En clair, quelle est la valeur ajoutée d’un chef de parti et de sa capacité de nuisance réelle et d’une surface électorale supposée. Il nous faut rendre à César ce qui appartient à César. Le FLN pour lequel tant de vaillants patriotes ont milité, souffert et en définitive donné leur vie, n’est pas le FLN actuel. Il faut restituer le FLN marqueur indélébile de la dignité et de l’Histoire de l’Algérie, à toutes les Algériennes et tous les Algériens sans exception et non le laisser otage d’une « évanescente famille révolutionnaire » dont on ne connaît aucune prouesse capable d’être signalée.
    Trois Algériens sur quatre sont nés après l’indépendance. Ils n’ont qu’un lointain rapport avec l’histoire de leur pays qui, il faut bien le dire, a été prise en otage. Il est illusoire de croire que des leçons de morale à l´ancienne peuvent emporter l´adhésion d’une jeunesse facebookisée. Elle a besoin pour être convaincue d´une vision globale de société qui ne doit abdiquer aucune des composantes de sa personnalité. Nos étudiants ne connaissent, pour la plupart, rien des enjeux du monde, des stratégies, bref, ils ne croient plus à rien, Ils ont en tant qu’intellectuels potentiels, l’espoir de voir, un jour, l’Algérie mettre en oeuvre, dans ce nouveau siècle, une autre légitimité, celle du mérite qui est le plus sûr garant pour mener une bataille autrement plus incertaine, celle de la survie, dans un monde qui ne fait pas de place aux plus faibles intellectuellement. Le djihad contre l´ignorance est un djihad toujours recommencé, c´est, d´une certaine façon, le « grand djihad ». Il vient que le seul bien qui nous restera, notre bien le plus précieux, la prunelle de nos yeux, ce sont nos enfants que nous devons bien former, bien structurer pour avoir des grilles de décodage du monde. C’est peut-être là aussi un message posthume de nos aîné(e)s élèves et étudiant(e)s qui ont, abandonné un relatif confort pour défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême. 

    1.Chems Eddine Chitour:http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/167448-le-supplice-des-200-guillotines.html
    2.La guillotine et la guerre d’Algérie : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2798 23 juillet 2008
    3.François Malye et Philippe Oudart : Les guillotinés de Mitterrand Le Point, 31 août 2001
    4. http://www.lemonde.fr/a-la-une/article 2002/09/16/le-bourreau-d-alger_290493_ 3208.html
    5.http://www.lesoirdalgerie.com/articles 2008/06/18/article.php ?sid=69733&cid=2
    6. http://www.algerie1.com/flash-dactu/quelque-1-200-condamnes-a-mort-entre-1954-et-1962-encore-vivants 10/02/2013

    Par Pr Chems Eddine CHITOUR - Jeudi 27 Avril 2017 

    http://www.lexpressiondz.com


  • Syrie : La divine Tragédie - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/04/syrie-la-divine-tragedie.html
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    La mauvaise santé politique est souvent compensée par la bonne santé éthique. Et la réciproque est vraie. Les malpropres prétendent à l’efficacité et les inefficaces à la propreté.

     

    Conclusion : politique et morale ne vont pas de pair. Quand l’une est sur le terrain, l’autre reste au vestiaire.

     

    D’abord les faits :

    Le leader syrien a fait usage d’armes chimiques contre sa propre population. (ça reste à prouver)
    L’opinion internationale s’émeut et condamne à l’unanimité cette barbarie. (c’est éprouvé)
    Trump frappe la Syrie d’une manière unilatérale et fait courir au monde le risque d’une escalade de la violence à l’échelle planétaire. (c’est réprouvé)
     

    Ces faits comportent trois étonnants forfaits qui s’apparentent à des énigmes sans solution possible.

     

    La première énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Assad de recourir à la chimie alors qu’il n’était pas loin de la fin du conflit, grâce à l’aide conjuguée de l’Iran et de la Russie ?

     

    La deuxième énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Poutine de continuer de prendre la défense d’un allié fou à lier qui vient de faire preuve d’inconséquence en franchissant la ligne rouge ?

     

    La troisième énigme :

    Qu’est-ce qui a pris à Trump de se prendre pour le gendarme du monde et de réveiller la vieille hostilité entre l’Est et l’Ouest ?

     

    Pas de thèses, mais des hypothèses :

     

    L’hypothèse la moins probable :

    C’est de prétendre qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Que ce sont trois pervers narcissiques qui sont prêts à tout pour asseoir leur pouvoir.

    L’hypothèse probable :

    C’est de prétendre que celui qui a mis le feu aux poudres a été téléguidé par une puissance occulte pour faire exploser toute la région. On peut tous deviner qui c’est.

    L’hypothèse la plus probable :

    C’est qu’il y a un pôle politico-financier qui ne voulait pas d’une convergence d’intérêts entre ces trois entités et qu’il vient de la compromettre en sous main à la suite de ce triple forfait.

     

    Qu’en résulte-t-il ?

    Les conséquences les plus redoutables sont redoutées.

    Car si cela ne fait aucun doute que chacun des protagonistes a agi ou réagi selon son point de vue, l’issue fatale, aucun des trois ne l’aurait voulue,

    ni Bachar, ni Donald, ni Vladimir...

    Leur sort est du même ressort qu’une tragédie :

    Où les acteurs font exactement ce qu’il faut pour que le drame soit irréversible...

    comme s’ils étaient les jouets du destin.

     

    Mais il est tout aussi vraisemblable qu’il s’agisse d’une comédie.

    D’une divine comédie qui veut nous faire croire à une passe à trois entre un débile, un versatile et un habile.

    Mais dans quel but et pour quelle fin ?

    Liquider Al Assad, ridiculiser Trump et diaboliser Poutine avec la bénédiction de l’opinion internationale...

     

    Lorsqu’il y a autant d’inepties dans l’air, il y a forcément une intelligence derrière !