• AH  ! SI LES JUIFS ÉTAIENT BLEUS  ! - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Il est énorme, engoncé dans un costume de grand tailleur ; le visage envahi par la graisse ; des petits yeux porcins, au regard mauvais, enlèvent toute bonhommie à ses rondeurs. Il est penché en avant. Les coudes s’enfoncent dans ses cuisses. Il rit, d’un rire narquois. En face de lui, il y a presque sa réplique, mais en en plus petit et avec un costume chiffonné.

    Le costume chiffonné fait semblant de reprendre son souffle

    – Ah, monsieur le ministre, excusez-moi, mais j’ai du mal à me reprendre ! Votre humour pour décrire les juifs est trop décapant ! Je crois d’ailleurs que tous les spectateurs de nos actualités cinématographiques doivent être comme moi !

    Après un court instant, où le costume chiffonné fait mille simulacres d’un rire forcé, il reprend

    – Alors monsieur le ministre ? Qu’est-ce que l’on peut faire pour se protéger des juifs ? On a bien compris grâce à votre exposé plein d’humour combien ils peuvent être dangereux. Mais, alors comment notre gouvernement peut-il nous aider à éviter leurs pièges ?

    Le ministre

    – Vous avez parfaitement raison. Nous devons protéger les Françaises et les Français contre les juifs !

    Le costume chiffonné

    – Oui, mais comment ?

    Le ministre

    – Ah ! si les juifs étaient bleus, la question ne se poserait pas. On les verrait venir de loin ! Et alors chacun saurait à quoi il s’expose en fréquentant ces gens-là. Mais voilà, ils ne sont pas bleus ! Alors, comment les reconnaitre ? Eh bien ! nous avons trouvé une solution pour les désigner à nos concitoyens. Chaque juif devra désormais porter une étoile de jaune ! Ainsi du premier coup d’œil, on sera capable de les distinguer des bons Français !

    Le costume chiffonné est repris d’une crise de fou rire, presque hystérique !

    – Ah, monsieur le ministre ! Une étoile jaune ! Ah ! Parce qu’ils ne sont pas bleus ! Ah ! monsieur le ministre vous avez un humour impayable !

    Et le rire du costume chiffonné éclate encore plus fort, plus violent, plus méchant ; il s’enfle, il repousse tout sur son passage ; il devient bourrasque, tornades, ouragan, cyclone ; il emporte tout et dans le tourbillon des cris de haine et des pleurs il se métamorphose en un monstre aux pouvoirs surnaturels.

    Il peut désormais prendre toutes les apparences. Tantôt, il devient cette ravissante brune à la peau couleur des iles lointaines et aux courbes à damner un saint ; tantôt, c’est une ignoble bavarde aux pieds gigantesques ; ou encore un petit gnome à la coiffure au bol. Il a tous les droits et débite son propos avec arrogance et violence. Il est la vérité absolue, la vérité de ceux qui ont le pouvoir.

    Il crache, avec une tête en poire, que si les entreprises étrangères ne viennent pas en France, c’est la faute des travailleurs français. Il oublie, mais il oublie si souvent et tant de choses, que l’OCDE a classé la France au 3e rang mondial de la productivité du travail.

    Ou encore, cette fois-ci prenant un visage grave en lame de couteau de traite de comédie, il éructe sur le courage d’un pseudo-ministre — pseudo-futur-candidat, qui, entouré d’une vingtaine de gardes de corps et répondant sur un ton méprisant à un pauvre ouvrier à peine vêtu, déclare que ses costards, il a pu se les payer grâce à son travail !

     

    On l’entend encore vociférer. Si les touristes étrangers ont déserté la France en 2016, c’est la faute des grèves, mais cela n’a bien entendu rien à voir avec les déclarations à la limite de la déraison, où les dirigeants d’un des États les plus puissants du monde n’hésitaient pas à dire et à redire que les attentats ne faisaient que commencer et qu’il fallait s’attendre au pire ! Il est évident que ces déclarations donnaient réellement envie de se précipiter en France...

    Mais avec la campagne présidentielle, le petit costume chiffonné prend une dimension inouïe. Il n’y a que deux candidats autorisés ; tous les autres ne sont que des empêcheurs de tourner en rond. On prononcera cent, mille, dix mille fois les noms de Nic Sark et de Fran Hol. Mais le propos est vide ; aucun programme, aucune idée. On a quand même rajouté depuis peu un certain Macron. Il est vrai qu’après le « suicide livresque » du candidat Hollande avec ses « fausses confidences », il faut trouver une autre tête à montrer aux électeurs.

    Le petit journaliste au costume chiffonné a une méthode pour mettre en œuvre le grand plan.

     

    La méthode

    Arrogance et censure !

    Il nous impose son vocabulaire navrant que l’on finit par retenir par cœur malgré nous (la leçon de la fameuse série « Le Prisonnier ») : radicalisation, radicalisation subite, ou encore « jungle de Calais » et aussi jet set, pipole, star-système, showbiz. Pour nous faire entrer de force des noms et des idées dans la tête, il est un pédagogue primaire : répétition, répétition ! Au hit-parade du mot le plus souvent cité, il y a bien sûr Nico Sark (bien entendu pour ne pas tomber dans le travers que nous dénonçons, nous ne citerons pas ce nom !). Sur certaines chaînes de TV ou de radio, cela en devient pathologique. La palme sur une TV : 28 fois en 1 min 30 s ! Mais il y a peut-être mieux ! Triste concours.

    Arrogance

    Le ton est d’office hargneux, voire insolent ou pour le moins agressif avec tous ceux ou toutes celles qui ne sont pas dans le grand plan. Monsieur Alain Juppé lui même en a fait l’étrange expérience lors d’une interview avec Mme Elkrieff. Elle parlait plus que son invité, comme d’habitude et sur un ton si agressif, que le maire de Bordeaux n’a pu s’empêcher de le lui en faire la remarque. Il a même ajouté une question, celle de savoir si le public appréciait cette méthode. Comme atome de ce public, on peut répondre : non. On n’apprécie pas ce ton déplacé et à la limite de la muflerie !

    Censure

    Au niveau de la censure, le petit journaliste au costume chiffonné se pose là. Le nuage radioactif de Tchernobyl s’est arrêté aux frontières françaises et celui de Fukushima s’est évaporé dans la stratosphère ! Aucun livre n’a le droit de citer, s’il n’est dument sélectionné par Messieurs-les-Censeurs. Inutile de chercher une pièce de théâtre comme « Complot » de Jean Alexandre dans la moindre émission culturelle « audiovisuelle ». En revanche, vous aurez droit aux lettres d’amour d’un ancien président... Lettres qui démontrent par parenthèse ses sujets de préoccupations majeures dans l’exercice de ses hautes fonctions à des moments historiques graves. Ou encore, lorsqu’il parle de l’immigration, avez-vous remarqué comment il censure une grande question ? Du fin fond de l’Afrique comment peut-on trouver le chemin, pas si naturel que ça, de la France, de ses services sociaux, des HLM, et de ses organisations caritatives, etc. Quelqu’un a dit : « la France, c’est tout droit, deuxième porte à gauche. » Les passeurs ? Mais qui sont les passeurs ? La censure défend que l’on effleure la question. De même la censure trouve utile d’ignorer le fait qu’un des responsables de la commission des primaires de droite fut doté par Nic Sark d’un budget de 11 millions d’euros pour développer l’informatique de l’ex-UMP. Les patrons de Google France, Facebook, Twitter et autres s’en souviennent encore. Et si l’on évoquait les lycées, et surtout les lycées professionnels qui sont pour certains pris en otage par des individus qui n’ont jamais eu l’intention d’apprendre quoi que ce soit. Comme ce lycée où 60 professeurs sur 70 ont demandé à exercer leur droit de retrait lorsque de violentes bagarres ont éclaté. On avait rappelé à la rescousse des « jeunes » des cités. Il avait fallu 4 cars de police et presque une heure pour un retour à un calme précaire. Mais la ministre de l’Éducation nationale, malgré ses propos publics, semble avoir donné comme consigne aux rectorats de faire silence sur ce type d’incident. On a même avancé des sanctions contre les professeurs ! Ou encore les mystères de Montrouge qui a joué un bien étrange rôle dans les derniers événements graves que ce pays a connu. Mais, tout cela doit rester sous le coup d’une nouvelle omerta... Ne parlons pas de la police qui, en sous-effectif chronique depuis 2007, voit ses agents prendre des risques insensés au quotidien. La femme d’un policier déclarait à un représentant syndical qu’elle était désormais folle de terreur dès qu’elle voyait son mari partir au travail. Droit de retrait ? C’est sur le papier...

     

    Le grand plan

    En fait, tout cela représente un lavage de cerveau digne des grands principes de Blue Beam ou de MKUltra. Ces programmes qui furent développés aux USA après la chute du nazisme et qui avaient pour mission de voir ce que l’on pouvait bien tirer des méthodes de propagandes d’un tel système. Rassurez-vous, il y avait le pendant du côté soviétique, comme on pouvait s’en douter.

    Ce lavage de cerveau du citoyen moyen a un but sacré : passer le cap toujours un peu délicat des élections présidentielles, qui de plus, sont couplées avec les élections législatives. Il s’agit donc d’être vigilant pour les hommes qui dirigent depuis 1975 les destinées de la France.

    Le grand plan, c’est bien sûr d’amener Madame Le Pen au second tour. Dès lors, on reprendra les couplets qui ont déjà si bien réussi du style : « sauvons la démocratie » et le candidat face à cette dernière devrait être élu sans la moindre difficulté.

    En conséquence de quoi, il s’agit de placer un candidat dès le premier tour. « Une certaine France », comme la nommait Ganier Raymond, a fait son choix depuis longtemps. Ce devait être Fran Hol ou Nic Sark. Mais voilà, Monsieur Alain Juppé est venu troubler le jeu. Malgré le marteau-pilon des TV et des radios, à la gloire des « héros du parti. » L’élection est donc un peu plus hasardeuse. Alors nouvelle solution, Monsieur Macron. Parfait inconnu il y a encore quelques mois et qui malgré un appui « médiatique » impressionnant n’arrive pas à décoller. Le petit journaliste au costume chiffonné n’a rien trouvé de mieux à dire pour tenter d’attirer l’attention sur ce candidat « invisible », qu’il en avait « beaucoup dans la tête ». Mais quoi ? Là, on ne répond pas. On dit encore vaguement qu’il prépare ses idées. Elles doivent être très nouvelles, puisque Monsieur Attali s’en dit un chaud partisan. C’est quand même un peu court pour se faire élire... et puis d’autres ont déjà utilisé le truc et on a vu les résultats.

    Comme par hasard, Monsieur Hollande se retrouve avec un bien méchant livre sur les bras, difficile de poursuivre lorsque l’on a brulé d’un coup tous ses vaisseaux, de la magistrature à ses propres amis du PS. Vraiment étrange ce livre...

    Est-ce qu’un jour on reverra des héritiers des Claude Darget, André Brincourt, Pierre Louis, Pierre Dumayet, Pierre Lazareff, Étienne Lalou, Pierre Desgraupe ou des Max Paul Fouchet et Jean-Marie Drot et tant d’autres ? Ils étaient l’honneur d’une profession de foi : informer...

    L’éblouissant René Girard écrivait : « les idéologies totalitaires détruisent la croyance en une justice impartiale et souveraine... » Et il ajoutait à peu près que pour durer ces idéologies totalitaires ont besoin de provoquer des réactions de mimétisme, de mouton de Panurge, dans les communautés qu’ils asservissent en les focalisant sur des boucs émissaires. C’est le mystère de la « route antique des hommes pervers. »

    Pendant combien de temps encore notre pays suivra-t-il cette route maudite ?

     

    N.B. La petite parodie qui commence cet article est une adaptation, à peine retouchée de l’interview donné par le ministre des affaires juives du gouvernement de Vichy pour expliquer le port obligatoire de l’étoile jaune... L’expression "Ah si les juifs étaient bleus" est bien du "ministre" de Vichy...


  • Graine de Tsar - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Graine de Tsar
    29 Octobre 2016, 22:20pm | Publié par S. Sellami

    Cours élémentaire de subversion
     
    Enfant, si un jour tu t’aperçois que ton parent croit dur comme fer qu’il a un droit de vie et de mort sur toi, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !
     

    Disciple, si un jour tu t’aperçois que ton maître croit dur comme fer disposer de la vérité, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

    Soldat, si un jour tu t’aperçois que ton supérieur croit dur comme fer que tu lui dois une obéissance aveugle, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

    Employé, si un jour tu t’aperçois que ton employeur croit dur comme fer qu’il peut tout te faire faire, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

    Patient, si un jour tu t’aperçois que ton analyste croit dur comme fer que tu ne peux pas te passer de lui, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

    Artiste, si un jour tu t’aperçois que ton art déplaît à un bâtard, qui ignore que l’art ne relève d’aucun savoir, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

    Mendiant, si un jour tu t’aperçois que celui qui t’a jeté une pièce croit dur comme fer qu’il peut te faire marcher, alors ne te fais pas avoir, dis-lui : va te faire voir !

     

    Si tu fais ça... alors là... je serai fière de toi... mon fils.



  • Ici repose François Hollande - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Les manifestations « illégales » des policiers qui se sont tenues ces dernières nuits dans plusieurs villes de France ont confirmé ce que l’on pouvait pressentir : le Président François Hollande apparaît désormais comme politiquement mort. C’est le résultat, bien entendu, de la multiplication des erreurs et des fautes qui ont été commises depuis les quatre ans et demi qu’il exerce son mandat. Quand il a décidé de faire voter le Traité sur la Coopération et la Gouvernance, le TSCG, en septembre-octobre 2012, il a mis de lui-même sa tête sur le billot. C’est le produit de sa pratique, dénoncée par l’un de ses anciens ministres, Arnaud Montebourg pour le nommer ici, qui consiste à mentir en permanence à tout le monde, ou plus précisément à dire à chacun ce qu’il croit que cette personne veut entendre même si cela n’a aucun rapport avec ce que pense en réalité François Hollande. C’est aussi la conséquence du profond mépris dans lequel il tient les français et que révèle les propos qui lui sont attribués dans plusieurs livres, et qu’il n’a pas démentis. Les conséquences de cette situation, alors que la France traverse une crise politique grave, sont potentiellement dramatiques.

     

    La mort politique de François Hollande

    Le Président François Hollande apparaît comme politiquement mort non pas tant en raison des désastreux résultats des derniers sondages[1], mais pour des raisons profondes. Bien sûr, une proportion de seulement 4% de français se disant satisfaits de son action est calamiteuse. Elle est inconnue jusqu’alors et correspond au plus mauvais sondage de l’ensemble des présidents de la Vème République. Elle l’est d’autant plus que l’on se rappelle les déclarations de François Hollande lui-même sur la nécessaire base de popularité qu’il faut à un président pour pouvoir gouverner. Mais, ce n’est pour cela que François Hollande apparaît désormais comme politiquement mort.

    Son incapacité à conserver le contrôle sur le parti dit socialiste, comme en témoigne les réaction du président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, ou celle du Premier Ministre M. Manuel Valls, l’écoeurement et la désaffection de ses plus proches amis et alliés politiques, apparaît comme beaucoup plus significative. Car, l’on peut être un Président particulièrement impopulaire et conserver au moins la capacité d’influer sur qui sera son successeur, si ce n’est à la Présidence de la République mais du moins dans son propre camp. Or, cette capacité, il semble bien que François Hollande l’ait perdue de manière décisive dans ces derniers jours. Non seulement il se révèle dans l’impossibilité d’imposer un candidat aux « socialistes » mais il voit sous ses yeux ce parti se déliter à une vitesse accélérée.

     

    Un échec complet

    Il apparaît désormais que, quelque soit la personne qu’il cherche à appuyer, il entraînera cette dite personne dans sa chute. Ont peut gloser des pages entières sur la fidélité des uns, l’ingratitude des autres, ce fait s’impose désormais de manière massive. Au-delà, même de ce cercle, des personnes ayant rompu publiquement avec François Hollande mais qui peuvent être de quelque manière que ce soit associées à son action subissent, en tout ou partie, le discrédit qui le frappe. François Hollande apparaît donc comme le pestiféré de la gauche, le porte-poisse.

    Cela va cependant bien plus loin que de simples questions de personnes, et l’on sait pourtant à quel point ces dernières comptent dans un espace où la politique se réduit justement à une personnalisation excessive. Que François Hollande touche à une idée, et il la discrédite elle aussi. Qu’il s’empare d’une proposition et cette dernière devient un repoussoir. Avec François Hollande disparaîtra de la scène politique française ce que l’on peut appeler le « social-libéralisme » ou la tendance à produire une idéologie similaire à celle de Tony Blair en France. Son échec personnel est aussi celui de la « synthèse » qu’il avait tenté d’imposer au P « S ». Il n’a, de plus, pas pris la mesure du rejet très profond dans les classes populaires du discours européiste. On devine qu’il ne restera rien de François Hollande, ni en termes d’idées politiques, ni en termes de personnel politique, et encore moins en matière de style politique. Sa présidence s’avèrera un échec complet. Il y aurait bien quelque chose de tragique dans la situation de l’actuel occupant de l’Elisée si celui-ci n’était profondément ridicule.

    Le gros chat et le fauve

    On pourrait comparer cette situation à celle que connaissait François Mitterrand dans les dernières années de son second mandat. Et il est clair que François Hollande espère jouer de cette comparaison. Mais, on ne compare pas un gros chat lymphatique avec un grand fauve. Il y avait chez François Mitterrand, dont l’expérience politique allait de la guerre à la fin du gaullisme, un cynisme que n’excluait pas une vision – quoi que l’on en pense – de la France. C’est ce qui justifiait ses méthodes de Machiavel. Mais, François Hollande s’il est homme de combinaisons ne s’est guère hissé au-dessus de celles d’un président de conseil général. Il aura réussi à inverser ce qui était l’un des résultats obtenus par François Mitterrand, l’hégémonie du P « S » sur la gauche, acculant le PCF à des stratégies suicidaires et condamnant la véritable gauche à la marginalisation. Aujourd’hui, le fait que dans la totalité des sondages François Hollande ou le candidat « socialiste » soit battu par Jean-Luc Mélenchon en dit long sur son bilan.

    On dira que le style c’est l’homme ; et il est vrai François Hollande paye au prix fort son incompréhension pour ce qu’exige la fonction. Il n’y a pas de président « normal », et encore moins de président qui puisse céder à son bon plaisir sans avoir à en payer le prix. François Hollande, quand il affirmait vouloir faire une présidence « normale », a confondu le « normal » avec le « commun ». Il aurait dû, il aurait pu, choisir le registre de la simplicité personnelle. Mais, cette simplicité, qui est une vertu républicaine, entrait en contradiction avec ses aspirations et son style de vie. De cette erreur, il ne s’est jamais relevé dans l’esprit des français qui comprennent bien intuitivement, à quel point il dégrade la fonction présidentielle. Sa fascination pour les journalistes le confirme. Il apprend, mais au peu tard et à ses dépens, que la fonction de Président n’est pas un métier de la communication, que l’on n’occupe pas l’Elysée pour le plaisir narcissique de la revue de presse matinale.

    Un président zombie ?

    François Hollande est donc politiquement mort, mais il l’a bien cherché. Il ne doit donc s’en prendre qu’à lui-même. Il pourrait cependant trouver une voie honorable dans cette déplorable situation. En actant publiquement de sa mort politique, en reconnaissant rapidement qu’il ne peut prétendre se représenter aux suffrages des français, en disant de manière claire qu’il n’interfèrera en aucune manière avec le choix d’un futur candidat issu de son propre camp, en se contentant politiquement d’expédier les affaires courantes pour laisser à son successeur une place aussi nette que possible, il pourrait retrouver si ce n’est une autorité, du moins une dignité. Encore faudrait-il qu’il comprenne les causes du mal qui le frappe.

    De cela, il est possible d’en douter. L’homme s’avère incapable de véritable autocritique, comme on a pu le mesure ces dernières années. Il cherchera donc jusqu’à la fin à « exister » politiquement, à rester dans le registre de la combinaison à double fond, celle où l’on finit plus par tomber sur un soutien-gorge que sur une véritable solution, à confondrele politique avec la politique et la politique avec la manipulation. Il est alors appelé à devenir un président-zombie. Il est condamné à cette déchéance parce qu’il n’a pas de projet autre que sa propre promotion ; il ne choisit pas, il gère. Il gère à la petite semaine, il gère au coup par coup, sans conscience ni volonté de penser aux lendemains comme aux conséquences. Les lamentables acrobaties auxquelles il s’est livré sur la question du chômage, sa réaction face aux problèmes de l’usine Alstom en témoignent.

    Réduit à l’état de cadavre politique, mais incapable d’en prendre acte et de se laisser politiquement enterrer avec dignité, François Hollande va continuer à répandre ses miasmes dans la vie politique française, que ce soit en politique intérieure ou en politique internationale. Le discrédit qui le frappe est évident, et désormais il contamine la France qui n’est plus écoutée, à défaut d’être entendue – comme l’on peut le constater sur divers dossiers internationaux – qui n’est plus respectée et dont l’Etat s’effrite de plus en plus vite, comme on a pu le constater avec les manifestations illégales des policiers.

    Vers un retournement de la politique française

    François Hollande est donc devenu un véritable problème pour la France. Il est l’origine de cette perte de légitimité de l’Etat, perte qu’il conforte par l’ambiguïté de ses actions. On n’évoquera que pour mémoire l’hypothèse du « hollandisme révolutionnaire » que certains avaient formulés au printemps 2012, tant il était évident dès cette époque qu’elle n’avait aucune chance de se réaliser. Mais, le « hollandisme » pourrait bien, « à l’insu de son plein gré » selon la formule consacré, être le vecteur par réaction d’une véritable révolution. Le fait que le souverainisme, à travers ses différents candidats, soit aujourd’hui majoritaire en France, montre bien que nous sommes à un point de retournement majeur de la vie politique en France.

    On mesure aussi tout ce qu’un « hollandisme » 2.0, comme avec Alain Juppé, ou un autre des potentiels candidats des « Républicains », poserait comme problèmes et couterait à notre pays. L’exaspération d’une large partie de la population française est aujourd’hui un phénomène patent. L’élection d’un clone de François Hollande ou celle de la « momie », ce politicien failli incapable de porter lui-même un quelconque projet novateur et qui ne surnage pour l’instant que par l’addition des petites peurs et des gros intérêts, pourrait bien porter cette exaspération à incandescence.

    L’enjeu de l’élection présidentielle de 2017 va donc bien plus loin, et plus profond, qu’un changement d’homme, ou qu’une inflexion de politique. Cet enjeu est bien celui d’une véritable refondation de notre système politique et de notre Etat. Mais, la nécessaire reconstruction de l’Etat impose que l’on revienne au principe de la souveraineté populaire, qui est à la base de la démocratie.

    En un sens, la présidence de François Hollande aura largement contribué à enterrer une Vème République devenue illisible à force d’avoir été transformée et dénaturée. C’est bien pourquoi le problème de la reconstruction de l’Etat, et donc celui de la souveraineté, est posé. On pourrait donc à son propos paraphraser l’oraison funèbre de Félix Faure prononcée par Georges Clemenceau : « Il se prenait pour Mitterrand mais il ne fut qu’une pâle copie de René Coty »[2]. Nous sommes dans une situation qui, à bien des égards, rappelle celle de 1958.

     

    [1] Bouthier B., « 4% de satisfaits : Hollande peut-il tomber jusqu’à zéro ? », Libération, le 25/10.2016, http://www.liberation.fr/auteur/12359-baptiste-bouthier

    [2] Dont on connaît le mot assassin : « Il se prenait pour César, il mourut Pompée ».

    PAR JACQUES SAPIR · 29 OCTOBRE 2016


  • « Avant la guerre, Alep était comme Paris » : la seule femme-chauffeur de taxi se raconte à RT - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    Après cinq ans de conflit, Alep est en ruines. Cependant, la seule femme-chauffeur de taxi de la ville, qui a perdu son fils et mari durant la guerre, espère que la cité renaîtra un jour de ses cendres.

    A 52 ans, Emenour est mère, grand-mère et chauffeur de taxi, ce dernier point étant assez inhabituel dans le monde arabe. « Quand j’ai commencé, j’avais peur, mais en cinq ans et demi, les gens ont accepté de voir une femme travailler ainsi », raconte-elle.

    Sa maison a été détruite dans les bombardements. Maintenant elle vit avec plusieurs chats dans un appartement que lui a donné le gouvernement syrien. « Il y a cinq ans, avant la guerre, Alep était comme Paris, même plus beau encore », estime Emenour.

    Lire aussi : Syrie : six civils tués et 71 blessés dans des bombardements djihadistes sur Alep









  • Chronique ordinaire de la futilité politique d’automne. - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
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    27 Octobre 2016, 12:01pm | Publié par S. Sellami
    J’ai décidé de faire une chronique, oui, car les choses sont devenues futiles, tellement futiles.
    Hollande se voit en Mitterrand, il nous a fait un discours auto-centré sur Tonton et les écueils de sa vie, mais il parlait de lui, en fait.
    Sauf que Mitterrand n’a rien trahi de ce qu’il était. Un mec de droite qui est devenu de gauche, qui a fait une politique progressiste et attentiste, voire même de droite avec sa rigueur, au-dessus des partis dans la cohabitation.
    Hollande a trahi. Hollande, le mec de gauche qui a fait une politique de droite avec un premier ministre qui se prend pour Clemenceau mais qui n’est qu’un Guy Mollet poujadiste. Au fond.
    Bah, Sarko se prend bien pour de Gaulle.
    Enfin, ce n’est pas le seul, de Chevènement à Philippot, en passant par Dupont-Aignan, il y en a des de Gaulle.
    Avant, on était envahi par les Napoléon, dans certaines institutions.

    Il parait que Manuel Valls veut devenir Calife à la place du Calife.

    Mélenchon a peur, Marine le Pen lui a tellement piqué d’électeurs qu’il louche dangereusement vers le côté obscur, en devenant vat-en-guerre et en partant en croisade pour la laïcité.
    Cette citation de Maalouf devrait aussi parler de politique :
     

    En attendant, on discute de la validité des crèches de Noël dans les lieux publics...quand des migrants comme Jésus et Marie sont refoulés de chez nous ou conduit comme des bêtes sales ailleurs : d’ailleurs , Légo éduque nos enfants à la situation, faut dire....
     

     

     

    On termine avec le fameux pain au chocolat de Copé....humour....