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  • #Unity4J : Christine Assange lance un appel d’urgence – Salimsellami’s Blog
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    (traduit à partir de la transcription d’un document sonore) Ceci n’est pas un exercice. C’est une urgence. La vie de mon fils, le journaliste Julian Assange, est en danger imminent et grave. Je vous remercie tous d’entendre l’appel d’une mère qui vous demande de l’aider à le sauver. Bien que Julian soit un journaliste primé à maintes reprises, très aimé et respecté pour avoir courageusement dénoncé, dans l’intérêt du public, des crimes graves et la corruption à haut niveau, il est actuellement seul, malade, souffrant et réduit au silence et à l’isolement, coupé de tout contact et torturé au cœur de Londres. La prison moderne des prisonniers politiques n’est plus la Tour de Londres mais l’Ambassade de l’Equateur. Voici les faits : Julian est détenu depuis près de huit ans sans inculpation. Vous avez bien lu : sans inculpation. Au cours des six dernières années, le gouvernement britannique a refusé ses demandes d’accès aux soins de santé de base : air frais, exercice, soleil pour la vitamine D et accès à des soins médicaux et dentaires appropriés. En conséquence, sa santé s’est sérieusement détériorée et les médecins qui l’examinent mettent en garde contre ces conditions de détention qui mettent sa vie en danger. Un assassinat lent et cruel se déroule sous nos yeux à l’ambassade de Londres. En 2016, après une enquête approfondie, les Nations Unies ont statué que les droits de Julian avaient été violés à plusieurs reprises, qu’il était détenu illégalement depuis 2010, et ont ordonné sa libération immédiate, un sauf-conduit et son indemnisation. Le gouvernement britannique a refusé de se conformer à la décision de l’ONU. Le gouvernement américain a déclaré que l’arrestation de Julian était une priorité. Ils veulent contourner la protection des journalistes américains en vertu de leur Premier Amendement [de la Constitution US] en l’accusant d’espionnage. Ils ne reculeront devant rien pour le faire. En raison de la menace que les États-Unis font peser sur l’Équateur, son droit d’asile est maintenant directement menacé. Les pressions exercées par les États-Unis sur le nouveau président équatorien ont conduit Julian à être placé en isolement cellulaire strict et sévère au cours des sept derniers mois. Privé de tout contact avec sa famille et ses amis. Seuls ses avocats peuvent lui rendre visite. Il y a deux semaines, la situation s’est considérablement aggravée. L’ancien président de l’Équateur, Rafael Correa, qui a légitimement accordé à Julian l’asile politique devant les menaces américaines contre sa vie et sa liberté, a publiquement averti que lorsque le vice-président américain Mike Pence s’est récemment rendu en Équateur, un accord a été conclu pour livrer Julian aux États-Unis. Il a déclaré que parce que le coût politique d’une expulsion de Julian était trop élevé, le plan consiste à le briser mentalement. Un nouvel ensemble de règles et de protocoles inhumains, impossibles à mettre en œuvre, a été mis en place à l’ambassade pour le torturer au point de le faire craquer et le forcer à partir. En même temps, un membre du gouvernement équatorien a tenté à plusieurs reprises d’annuler la citoyenneté équatorienne [de Julian] afin qu’il puisse être extradé directement vers les États-Unis. Alors que ses avocats contestaient cette dernière violation de ses droits humains en vertu de la Constitution équatorienne, l’avocat du gouvernement a averti Julian que même son témoignage décrivant ses souffrances pourrait constituer une violation du nouveau protocole et un motif d’expulsion de l’ambassade. Ils lui ont refusé la visite de ses avocats pendant quatre jours, avant l’audience de lundi prochain, ce qui compromet la préparation de son dossier et accroît encore son isolement, son anxiété et son stress. Ils sont en train de piéger mon fils pour avoir une excuse pour le livrer aux États-Unis, où il fera l’objet d’un simulacre de procès. Au cours des huit dernières années, il n’a pas eu accès à un processus juridique approprié. A chaque étape, c’est l’injustice qui a prévalu, avec un énorme déni de justice. Il n’y a aucune raison de penser qu’il en sera autrement à l’avenir. Le grand jury américain qui produit le mandat d’extradition se tient en secret, a quatre procureurs mais pas de défense ni de juge. Le traité d’extradition entre le Royaume-Uni et les États-Unis permet au Royaume-Uni d’extrader Julian vers les États-Unis sans qu’il y ait de preuve prima facie. Une fois aux États-Unis, la National Defense Authorization Act permet la détention illimitée sans procès. Julian risque d’être emprisonné à Guantánamo Bay et torturé, d’être condamné à 45 ans de prison de haute sécurité, ou la peine de mort. Mon fils est en danger critique à cause d’une persécution brutale et politique par les tyrans au pouvoir dont il a courageusement dénoncé les crimes et la corruption quand il était rédacteur en chef de WikiLeaks. Les entités corrompues qui, au gouvernement, parlent d’intimidation, de fausses nouvelles et de droits humains sont les mêmes brutes qui poussent mon fils à la mort. Il semblerait que le journalisme courageux, honnête et primé à plusieurs reprises soit devenu une activité dangereuse. Les voies légales ont été subverties, et il est donc peu probable qu’elles puissent le sauver. Parce qu’il s’agit d’une persécution politique transnationale par une superpuissance sauvage en collusion avec ses alliés, sauver Julian nécessite l’indignation des peuples du monde. Je vous demande de faire du bruit, beaucoup de bruit, et de continuer à en faire jusqu’à ce que mon fils soit libéré. Nous devons protester contre cette brutalité assourdissante. J’en appelle à tous les journalistes pour qu’ils se dressent, parce qu’il est votre collègue – et parce que vous serez les prochains. J’en appelle à tous les politiciens qui disent qu’ils sont entrés au Parlement pour servir le peuple, pour qu’ils se dressent maintenant. J’en appelle à tous les activistes qui soutiennent les droits de l’homme, les réfugiés, l’environnement, et qui sont contre la guerre, à se dresser maintenant parce que WikiLeaks a servi les causes que vous défendez, et Julian souffre maintenant pour cela, à vos côtés. J’en appelle à tous les citoyens attachés à la liberté, à la démocratie et à la justice, à mettre de côté leurs divergences politiques et à s’unir et à se mobiliser maintenant. La plupart d’entre nous n’ont pas le courage des lanceurs d’alerte, ni des journalistes comme Julian Assange qui les publient, afin que nous soyons informés et avertis des abus de pouvoir. Mais nous pouvons nous mobiliser en masse et les protéger. Tout au long de l’histoire, lorsque les abus de pouvoir sont devenus insupportables pour le peuple, celui-ci s’est uni et s’est levé pour les faire cesser. Le moment est venu de dire « ça suffit ! Nous, les gens, ne resterons pas les bras croisés et ne regarderons pas mourir ce courageux journaliste. Traduction « gorge nouée et rage au ventre. Où sont les médias « alternatifs » ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.http://

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  • EXCELLENT ! NRobin

    Quand un colonialisme en cache un autre
    Bruno GUIGUE

    Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste. Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?

    La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. ’Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers !’.

    Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : ’C’est la vie !’, lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un Etat souverain ? C’est ’la vie’ selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.

    Abreuvés d’un discours qui leur dit que leur pays est toujours du bon côté, les Français semblent à des années-lumière du chaos que contribuent à bâtir leurs propres dirigeants. Les problèmes du monde ne les affectent que lorsque des hordes de miséreux se pressent aux portes, et ils sont nombreux à accorder leurs suffrages - comme beaucoup d’Européens - à ceux qui prétendent leur épargner cette invasion. Bien entendu, cette défense d’un ’chez soi’ devrait logiquement s’accompagner du refus de l’ingérence chez les autres : que vaudrait un patriotisme qui autoriserait le fort à s’ingérer dans les affaires du faible ? Or l’expérience montre que ces ’patriotes’ sont rarement à la pointe du combat pour l’indépendance nationale en dehors du monde prétendument civilisé. Quels partis de droite européens, par exemple, soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination nationale ? Manifestement, ils ne se précipitent pas pour honorer leurs propres principes.

    Mais ce n’est pas tout. On peut même se demander si ces prétendus patriotes le sont vraiment pour eux-mêmes : combien d’entre eux, en effet, sont-ils favorables à la sortie de leur propre pays de l’OTAN, cette machine à embrigader les nations européennes ? Comme pour la question précédente, la réponse est claire : aucun. Ces ’nationalistes’ font le procès de l’Union européenne pour sa politique migratoire, mais c’est le seul morceau de leur répertoire patriotique, véritable disque rayé aux accents monocordes. Ils gonflent les muscles face aux migrants, mais ils sont beaucoup moins virils face aux USA, aux banques et aux multinationales. S’ils prenaient leur souveraineté au sérieux, ils s’interrogeraient sur leur appartenance au ’camp occidental’ et au ’monde libre’. Mais c’est sans doute beaucoup leur demander.

    Dans cette incohérence généralisée, la France est un véritable cas d’école. Une certaine droite - ou extrême-droite, comme on voudra - y critique volontiers les interventions à l’étranger, mais de manière sélective. Le Rassemblement national, par exemple, dénonce l’ingérence française en Syrie, mais il approuve la répression israélienne contre les Palestiniens. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes serait-il à géométrie variable ? En fait, ce parti fait exactement l’inverse de ce que fait une prétendue gauche, qui soutient les Palestiniens - en paroles - et approuve l’intervention occidentale contre Damas, trouvant même qu’on n’en fait pas assez et qu’il faudrait bombarder ce pays plus sévèrement. Le drame, c’est que ces deux incohérences jumelles - et en miroir - aveuglent le peuple français. On mesure cet aveuglement au résultat, lorsqu’on voit des gauchistes souhaiter le renversement d’un Etat laïc par des mercenaires de la CIA (au nom de la démocratie et des droits de l’homme), et des nationalistes soutenir l’occupation et la répression sionistes en Palestine (au nom de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical).

    Il est vrai que ce chassé-croisé entre pseudo-patriotes et pseudo-progressistes a aussi une dimension historique. Il charrie à sa façon l’héritage empoisonné des temps coloniaux. Ainsi la droite nationaliste critique le néocolonialisme occidental en Syrie, mais elle trouve insupportable qu’on évoque les crimes coloniaux commis par la France dans le passé en Indochine, en Algérie ou à Madagascar. On suppose que ce n’est pas volontaire, mais la gauche universaliste contemporaine - au nom des droits de l’homme - fait exactement l’inverse : elle fait le procès du vieux colonialisme façon « Algérie française » mais elle approuve l’intervention néocoloniale en Syrie contre un Etat souverain qui a arraché son indépendance à l’occupant français en 1946. Bref, la droite aime follement le colonialisme au passé, la gauche l’aime passionnément au présent. La boucle est bouclée, et en définitive tout le monde est d’accord. Principale victime : la lucidité collective.

    La France est l’un des rares pays où un colonialisme en cache un autre, le vieux, celui qui plonge ses racines dans l’idéologie pseudo-civilisatrice de l’homme blanc, se trouvant comme régénéré par le sang neuf du bellicisme droit-de-l’hommiste. Ce néocolonialisme, à son tour, est un peu comme l’ancien colonialisme ’mis à la portée des caniches’, pour paraphraser Céline. Il veut nous faire pleurer avant de lancer les missiles. En tout cas, la connivence implicite entre les colonialistes de tous poils - les vieux et les jeunes, les archéo et les néo - est l’une des raisons de l’errance française sur la scène internationale depuis qu’elle a rompu avec une double tradition, gaulliste et communiste, qui lui a souvent permis - non sans errements - de balayer devant sa porte : la première par conviction anticolonialiste, la seconde par intelligence politique. Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour « partager sa culture », comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes.

    Bruno GUIGUE
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  • Les projets d’Horace et la « loi de l’humiliation universelle » des Algériens ! – Salimsellami’s Blog
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    Les mêmes députes applaudissent Ouyahia comme ils ont applaudi Tebboune ! Drôle de démocratie. C’est la démocratie populaire ! Les limites entre la vérité et le mensonge sont flexibles. Le mensonge ne trouve plus de résistance qui peut l’arrêter. Il avance et gagne du terrain dans le champ de bataille pour arriver au pouvoir. Nous devons dire l’amère vérité au peuple : Ouyahia n’est pas un Kaczynski mais peut-être un courtisant des Kaczynski. Sidi Saïd n’est pas Lech Walesa car il n’a jamais travaillé. Ali n’est pas le petit-fils de Cheikh Al Haddad mais son homonyme.

    Je commence mon texte par une illustration qui résume notre quotidien : Madame Houda est en retard pour aller à un rendez-vous avec Zizou le secrétaire général d’un ministère. Elle presse, met ses enfants dans la voiture et démarre. En route, elle ne se souvient plus si elle a fermé la porte de son appartement. Elle retourne pour vérifier et repart. Le voyant de l’essence du tableau de bord tourne au rouge. Elle passe faire le plein, la pompe 24/24 est en panne et il y a un accident sur le trajet. Madame Houda profite du bouchon pour vérifier si elle a assez de dinars pour payer l’essence. Elle ne trouve pas son porte-monnaie. Elle contacte monsieur Didou le boucher, son ex-mari, pour l’aider à trouver une solution. Didou ne répond pas à son appel téléphonique. Il est politiquement occupé. Il révise la loi pour vérifier si son étude économique concernant l’importation de viande est conforme. Il prépare son rapport pour expliquer aux bouchers l’idée de sa découverte. D’après son raisonnement, si cette idée s’applique convenablement, elle empêchera le couteau des bouchers de toucher à l’os. Madame Houda est coincée. Elle a tout raté. Le rendez-vous de sa vie s’évapore et ses rêves se dissipent et s’envolent. Pour oublier ce cauchemar, elle rentre chez elle à pied et regarde en compagnie de ses enfants Didou le petit lapin héros de la série d’albums illustrés par Yves Got.

    Cette histoire suit la loi de Murphy. Elle est connue sous de nom de « loi de l’humiliation universelle ». Sous l’administration d’Ouyahia les Algériens vivront sous cette loi.

    A l’université, la couleur de toge définit le grade des professeurs. Dalton était professeur d’université. A l’âge de 28 ans, il découvre qu’il n’a pas la même vision que le reste de la population. Ce serait sa difficulté à choisir une toge correspondant à son rang dans les cérémonies universitaires qui lui aurait permis de prendre conscience de son déficit dans la perception des couleurs. Monsieur Ouyahia porte une toge de croyance RND, si croyance existe chez lui. Il est chef de cabinet de Bouteflika, qui est FLN de conviction, et Premier ministre. Trop de robes sur son corps. Quand il parle aux Algériens, il est politiquement daltonien et vit dans la confusion des couleurs. Il ignore la couleur de robe qu’il porte. C’est cette situation qui rend son discours maelström. Le maelström verbal le rend indésirable. Le terme maelström vient du norvégien. Il désigne un courant marin tourbillonnant généré par les marées. Ce courant fougueux entraîne irrésistiblement les choses sur son passage. Peut-être après cette expérience Ouyahia va laisser la place aux gens compétents. Que Dieu protège l’Algérie de ce courant.

    Je continue, le projet d’Ouyahia me rappelle le film français « Un papa pour les Dalton », réalisé par Philippe Haïm, sorti en 2004. Ce film est une adaptation de la bande dessinée Lucky Luke, qui se concentre sur les personnages des frères Dalton. Les quatre frères Dalton sont des bandits les plus foireux du Far West. Ils n’ont pas de chance. Leur mère, Ma Dalton les menace de ne pas les laisser revenir chez elle, s’ils ne se décident pas à attaquer une banque ou imprimer des faux dollars ! Quand les Dalton, décident de dévaliser une banque pour faire plaisir à leur mère, leurs ennuis ne font que commencer. Après une évasion de prison, les quatre frères traversent la frontière mexicaine en quête d’un sombrero magique qui leur permettra d’arriver à leurs fins. Mais le parcours est semé d’embûches et Lucky Luke est à leur poursuite. Lucky Luke est le cow-boy solitaire le plus célèbre du Far West.

    Ma Dalton, dépassant la soixantaine, tombe amoureuse d’un certain Horace, un sacré menteur et trafiqueur qui la dépasse de vingt ans. En fréquentant Horace, le vieux loup, Ma Dalton découvre que ses yeux n’étaient pas noirs mais bleus. Après cette découverte un peu trop tard, elle décidât de se marier à Horace. Horace devient alors son septième mari. Ma Dalton est bien introduite dans le système. Elle supplie le Garde des Sceaux, patron du parquet pour que ses fils assistent à ses fiançailles.

    Lucky Luke escorte les quatre terribles bandits aux fiançailles de leur maman chérie ! Joe, le petit des Dalton, est dans une colère noire. Il refuse Horace comme nouveau papa. Il a juré de le tuer. Lucky Luke aussi à des doutes, il se pose la même question : Horace est-il vraiment amoureux de Ma Dalton ? Lucky Luke sait qu’Horace mentait à Ma Dalton et Ma Dalton a cru à ses mensonges. Il sait aussi que les projets mensongers d’Horace ont stimulé la volonté du business chez Ma Dalton. Ma Dalton est une vieille fauchée. Le seul moyen pour réaliser les projets d’Horace sur l’ile du diable est d’encourager ses fils à dérober une banque ou à falsifier des dollars. Quand on est fauché on ne réfléchit pas aux conséquences de nos actes. J’ai peur de dire que la situation financière actuelle ressemble à la situation financière de la famille de Ma Dalton.

    Je continue. Lech veut dire pourquoi dans le dialecte des Algériens de l’est. L’Algérien dit lech quand il voit son droit bafouillé. En politique, les Lech sont rares. Par contre, les lèche-bottes, il y en a plein et ils sont faciles à recruter ! Pour éviter la confusion, je définis les mots. Un lèche-bottes est une personne rampante. Elle utilise la flatterie pour se mettre dans les bonnes grâces de ses supérieurs, de personnes détenant du pouvoir ou représentant l’autorité. Par contre, Lech est un prénom polonais. Ce prénom est symbole de la Pologne moderne et conservatrice.

    Je m’explique. Lech Kaczynski et Jaroslaw Kaczynski sont des jumeaux. L’un était président ; l’autre, Premier ministre. Ils se partageaient le pouvoir comme dans un miroir. Le grain de beauté sur la joue de Lech fait la différence. Les Kaczynski avaient un rêve : une IVe République nettoyée de la corruption et de l’héritage communiste, berceau de l’homme nouveau et conservateur. La mort de Lech dans un crash a mis fin à leur rêve.

    Un autre Lech mérite une citation. C’est Lech Walesa. Qui est Lech Walesa ? Pour comprendre la vie de ce syndicaliste et le sacrifice de ce grand homme, je recommande aux lecteurs de voir le film d’Andrzej Wajda sur Lech Walesa « L’Homme du peuple ». Le film narre l’histoire de Lech Walesa, célèbre électricien syndicaliste avant son élection comme chef de l’État en Pologne. Daniel Vernet résume bien la vie de cet homme « Sans Lech Walesa, sans le soulèvement des ouvriers des chantiers navals de Gdansk, sans leur entente étroite et inédite avec les intellectuels dissidents de Varsovie et de Cracovie, le mur de Berlin ne serait sûrement pas tombé et avec lui le bloc soviétique ».

    Nous devons dire l’amère vérité au peuple : Ouyahia n’est pas un Kaczynski mais peut-être un courtisant des Kaczynski. Sidi Saïd n’est pas Lech Walesa car il n’a jamais travaillé. Ali n’est pas le petit-fils de Cheikh Al Haddad mais son homonyme.

    La confusion chez nous est quotidienne. Le brouillard politique est épais. La vérité sur notre futur politique est difficile à prédire. Les déclarations de certains experts font peur. Tebboune nous a rassurés qu’il est venu exécuter le programme du Président Bouteflika. Pour Tebboune l’Algérie allait très bien et son économie n’est pas alarmante. En juin dernier, il prononce un discours devant nos députés : »La situation économique de l’Algérie n’est pas aussi critique et les voyants ne sont pas au rouge, et ce, malgré le recul des ressources financières du pays de plus de 50% depuis 2014 engendré par la chute des prix du pétrole. Il ajoute, la crise est plus morale que financière ». Nos députés ont fortement applaudi et ont adopté son programme. Abdelmadjid Tebboune a rassuré l’opinion publique quant à la bonne santé financière de l’Algérie. Les Algériens étaient soulagés. Nos députés ont applaudi et ont voté haut les mains pour dire oui au programme de Tebboune.

    Trois mois après, Ouyahia, au même titre que Tebboune, tire la sonnette d’alarme et dit : « Si l’insistance sur le recours au produit national trouvait, par le passé, une explication dans la volonté de promouvoir la création d’un système de production de biens et de services, la question porte aujourd’hui sur la protection de la souveraineté économique et financière du pays ». Les mêmes députes applaudissent Ouyahia comme ils ont applaudi Tebboune ! Drôle de démocratie. C’est la démocratie populaire !

    Les limites entre la vérité et le mensonge sont flexibles. Le mensonge ne trouve plus de résistance qui peut l’arrêter. Il avance et gagne du terrain dans le champ de bataille pour arriver au pouvoir.

    Je conclue par une parole de Gandhi : Les sept fautes sociales de l’humanité sont la politique sans principes, la richesse sans travail, le plaisir sans conscience, la connaissance sans volonté, les affaires sans morale, la science sans humanisme, et la religion sans sacrifice…. L’Algérie est très chère. Il ne faut pas la laisser entre les mains des sans principes, sans morale et sans conscience….

    Dr. Omar Chaalal

     » » http://www.lematindz.net/news/25455-les-projets-dhorace-et-la-loi-de-l
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  • Chroniques du temps qui passe. CKNews : Le burnous de Bibite illusionne Héraclius ! – Salimsellami’s Blog
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    les miaules et les aboiements se mélangent. Les règles qui gouvernent le village comme ses habitants sont entourés d’obscurité. Tout le monde calcule et spécule. Personne ne connait la vérité tant que le burnous de Bibite illusionne Héraclius au Château de Kafka.

    Je commence par justifier le titre de ce texte. En général le pouvoir habite un château. Le château, « Kasr » en arabe, est le symbole de puissance et de grandeur. Le rôle du château était de protéger le territoire. Dans certains pays les châteaux sont transformés en musés ou cabarets. Le château de Kafka est une œuvre littéraire. Plusieurs lectures ont été données de ce roman. Certaines voient dans le Château une métaphore de l’État et de son l’administration abusante. Le labyrinthe bureaucratique du château représente la confusion mentale au sein du l’Etat. Kafka nous montre dans le Château l’absurdité du monde et met en exergue la puissance et l’arbitraire de l’autorité d’une administration aux subdivisions infinies, complexe et compliquées. Quant au village où se trouve le château, il est inaccessible et plein de contradictions.

    Ibn Khaldoun a fait du burnous le symbole de l’identité maghrébine. Se vêtir d’un burnous est tout un art. Son possesseur doit savoir le porter et le respecter. Le burnous est synonyme de sagesse, d’autorité et de modération. L’Emir Abdelkader, Cheikh Al Hadad, Cheikh Bouaamama et Boumediene ont porté cet habit. Dans certaines régions d’Algérie on consacre une journée au cheval et une journée au burnous. A Tiaret on organise le salon du cheval. A Bouzeguene dans willaya de Tizi Ouzou les habitants organisent la fête du burnous. En 2015, j’ai assisté à cette fête. La fête avait pour slogan Dignité et bravoure !

    Hélas ! Le cheval et le burnous sont devenus des outils sans valeurs aux mains de clowns durant les compagnes folkloriques politiques ! Dans la zaouïa de Bibite les larbins et les escrocs portent un burnous et jouent les jeux de si El Hadj !

    Pour Héraclius, je reviens à l’histoire. L’historien américain Warren Treadgold le décrit comme « une imposante mais tragique figure, qui a survécu à sa réputation et à ses succès ». Héraclius était contemporain du prophète sidi Mohamed (paix soit sur lui). Le prophète lui a envoyé une lettre lui demandant d’embrasser l’Islam. Héraclius répondit par des présents. Héraclius prit le pouvoir à Constantinople le 3 octobre 610 dans une période très critique de l’Empire romain d’Orient. On le nomme le sauveur de Byzance. L’empereur, âgé de 65 ans, sombre dans la maladie et la dépression. Héraclius, réduit à l’inaction, presque à l’immobilité, par la superstition et le découragement, devint hydropique. Il finit par ne plus se mouvoir. Tel est le principal symptôme de ce mal désespérant qui fait assister ceux qui en sont atteints à un dépérissement graduel de leur âme et de leur corps. Apres cette introduction je reviens à nos moutons.

    Durant l’empire Ottoman, Bibite était le chef de cabinet du Vali. Le courrier destiné au Vali passe par son bureau. C’est lui qui accepte ou refuse les poèmes de glorifications et éloges du Vali. Au déclin de l’empire, les Beys, Deys, les Pachas et les Khoudja flattaient le Vali pour s’éterniser à leur poste politique. Le meilleur flatteur est présenté au Vali comme le citoyen exemplaire. Il est récompensé, décoré et devient intouchable. L’expression algérienne « h’kiha el Bibite » vient de cette histoire. Enfin KCN est l’abréviation de Château Kafka News

    Il est très malheureux de dire que nous vivons une stérilité intellectuelle. L’école a mis au monde des cerveaux inertes. Ces têtes de gourdes ronronnent dans les cités universitaires. Elles sont incapables de relever le défi technologique. A défaut d’innovation, nous sommes fiers de singer Mugabe. Mugabe fut nommé en 2016 roi de la planche à billets. Mugabe n’est plus. L’héritier de ce roi est de chez nous.

    En Algérie, les circonstances et l’opportunisme délimitent les idées. L’opportunisme veut qu’une zaouïa accepte la corruption de Sonatrach et l’appelle présents ou hommages. La zaouïa d’Amar parle du futur président de la république qui mijote dans la tête de Jamal. Sidi Amar Zdeqdaqdaq donne à Jamal le surnom de « père de la stratégie ». Sa baraka fait de ce dernier un Scipion l’africain, Alexandre le grand, Napoléon ou Hannibal Barca. Les circonstances veulent que la zaouïa de Naceur, le sorcier du système, nomme si Bibite par un h’rzz. Les mêmes circonstances habilitent Cheikh Bibite et lui donnent carte blanche. Il a l’autorité absolue de taxer de rebelle tout algérien qui pense au changement. Enfin une seule zaouïa, la zaouïa de Sidi Trichomey, compare Abdelaziz à Héraclius qui fut trahis par ses propres hommes. Chaque Roméo loue sa Juliette selon les circonstances ! Dans cette saloperie ou folklore religieux, la République se dilue et perd son statut.

    Aujourd’hui, les algériens ont le sentiment que le discours politique n’a plus de sens, que les mots sont déconnectés des vraies convictions des hommes politiques. Les mots qui sortent des bouches des chefs de partis ne sont plus représentatifs du parti. Le nouveau discours du FLN n’est plus valable. Il ressemble au discours RND. Le jargon politique flatteur composé d’une suite de mots “liberté”, “laïcité”, “république”, “programme du président”, “zaouïa”, “stabilité”, “sécurité”, “terrorisme”, “printemps arabe” est employé par tous. Ces mots ont un sens très différent selon la manière dont ils sont usés. Le peuple a perdu ses repères.

    Cette confusion me permet de continuer mon texte à la manière de Walter Benjamin. Chez Kafka, comme chez Bibite, la vérité est enregistrée dans des dossiers, mais ces dossiers sont tenus secrets. Les élus sont réduits à des khodja chez Bilite et la vérité n’a aucune importance chez eux. Leur seul souci est de chercher à savoir à quoi ils ressemblent quand ils touchent la main à Bibite sous les feux d’un camera répugnant. Nous vivons la sous-culture du paraitre qui nous détruit. Nos khoudja n’ont jamais su comment utiliser un miroir avant de s’adresser au Peuple. Le miroir reflète leur laideur.

    Chez nous, le miroir du système khoudja repose sur deux axiomes. L’axiome du chat et l’axiome du chien. Les militants du FLN aiment les chats qui aboient. Les militants du RND aiment les chiens qui miaulent. Pour maintenir un équilibre inversé du miroir sur ces deux axiomes le système a besoin de deux outils. Un idiot khoudja utile et une andouille khoudja indispensable. Ces deux outils permettent au système khoudja d’exister et continuer d’exister. En plus clair, les idiots utiles sont ceux qui militent pour la croissance d’un système dont eux-mêmes seraient les premières victimes. Les andouilles indispensables sont les gens qui acceptent un discours absurde qui les insulte dans le système dont ils font partie. Le peuple joue le jeu. Il accepte tous les chats et tous les chiens sans entendre leurs voix. Le peuple sait qu’une fois rejetés et humiliés par le système, ces animaux se retirent et gardent le silence. Ils attendent…espérant être réfléchis dans un nouveau miroir. Le miroir des khoudja est l’inverseur de la vérité. Comme dans Don Quichotte, le Chevalier des Miroirs est l’ennemi mortel de l’Hidalgo dont il renie l’inspiration. Je laisse aux lecteurs d’imaginer la suite.

    Dans cette situation, le peuple est obligé de faire des choses anormales parce que les khoudja responsables lui font subir des choses qui ne sont pas admissibles. Ce gâchis politique est une honte et le silence approbateur qui l’entoure tout autant. Nous sommes en 2017 et le temps de la rigolade politique dure. Je rappelle aux gens qui font semblant de nous gouverner que l’orgueil démesuré dans le pouvoir n’est plus accepté dans le temps moderne.

    Dans l’obscurité diplomatique et la turbulence économique le peuple est coincé à bord d’un appareil algérien érodé par la corruption, les mensonges, les discordes politiques et les retards. Dans ce voyage improvisé nos cœurs sont serrés à l’étau. Le co-pilote a perdu le sens des réalités. Conquis par l’obsession de sa propre image et son abus de pouvoir, il nous annonce que le couteau a touché l’os. Il continue dans son absurdité et nous message la direction de l’enfer qui nous attend. La démagogie cache son nez et l’arrogance jaillit de son regard. Atteint par la maladie du pouvoir, il ne contrôle plus ses paroles. Sans robe rouge de procureur et sans scrupule il se substitue à la justice. Acquitte et innocente les escrocs. Comme Bibite, il contrôle les médias et oriente son influence vers des crieurs publics vendus qui conduisent les débats politiques obscurantistes. Si Jamel miaule pour dire oui aux chats qui aboient. Il profite des billets singes de si Ahmed pour payer les cinq milles dinars à ses fidèles électeurs.

    Devine, si tu peux ; et choisis, si tu l’oses disait Corneille. Cette situation confuse me permet de dire que Le FLN de 2017 n’est plus le FLN de ma mère. Ma mère a vécu un siècle. Elle a toujours voté FLN. Elle a toujours chanté « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ». Dieu merci ! Elle n’est plus en vie pour entendre les chats qui aboient et les chiens qui miaulent dans une nuit de détresse. Une nuit où la honte ne dérange plus personne. Dans une nuit où la colère du lait plastifié qui ronge les pères de famille n’a plus d’échos.

    Dans cette lutte de clans, la confusion a permis au discours de rani zaafane de traversé le monde en quelques minutes. Quatre millions de personnes ont écouté ce discours en trois jours. Plus de dix stations de télévisions ont diffusé ce discours. Je tire chapeau à ce jeune qui sait faire la distinction entre un rat et un écureuil. Il est l’homme de base d’une jeunesse qui combat pour notre dignité.

    Il ne faut pas rester au verbe avec des bras croisés ! Les ratés de la révolution ont écroué notre histoire. Unissons-nous et sortons notre histoire des clapiers coloniaux. Dégageons les chaînes qui serrent nos cerveaux et étranglent nos voix. Détruisons le mur de la honte qui entoure la République. Les aveugles nous guident vers un futur flou. Ils n’ont rien à nous apprendre dans leur politique indigeste. Leurs esprits sont bloqués et leur volonté n’a plus de valeur. Leurs mensonges ne nous mènent nulle part et leur empire imaginaire est identique au château de Kafka.

    En conclusion : les miaules et les aboiements se mélangent. Les règles qui gouvernent le village comme ses habitants sont entourés d’obscurité. Tout le monde calcule et spécule. Personne ne connait la vérité tant que le burnous de Bibite illusionne Héraclius au Château de Kafka.

     » » http://www.lematindalgerie.com/cknews-le-burnous-de-bibite-illusionne-heraclius
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  • Quand un colonialisme en cache un autre – Salimsellami’s Blog
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    Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste. Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?

    La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. ’Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers !’.

    Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : ’C’est la vie !’, lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un Etat souverain ? C’est ’la vie’ selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.

    Abreuvés d’un discours qui leur dit que leur pays est toujours du bon côté, les Français semblent à des années-lumière du chaos que contribuent à bâtir leurs propres dirigeants. Les problèmes du monde ne les affectent que lorsque des hordes de miséreux se pressent aux portes, et ils sont nombreux à accorder leurs suffrages – comme beaucoup d’Européens – à ceux qui prétendent leur épargner cette invasion. Bien entendu, cette défense d’un ’chez soi’ devrait logiquement s’accompagner du refus de l’ingérence chez les autres : que vaudrait un patriotisme qui autoriserait le fort à s’ingérer dans les affaires du faible ? Or l’expérience montre que ces ’patriotes’ sont rarement à la pointe du combat pour l’indépendance nationale en dehors du monde prétendument civilisé. Quels partis de droite européens, par exemple, soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination nationale ? Manifestement, ils ne se précipitent pas pour honorer leurs propres principes.

    Mais ce n’est pas tout. On peut même se demander si ces prétendus patriotes le sont vraiment pour eux-mêmes : combien d’entre eux, en effet, sont-ils favorables à la sortie de leur propre pays de l’OTAN, cette machine à embrigader les nations européennes ? Comme pour la question précédente, la réponse est claire : aucun. Ces ’nationalistes’ font le procès de l’Union européenne pour sa politique migratoire, mais c’est le seul morceau de leur répertoire patriotique, véritable disque rayé aux accents monocordes. Ils gonflent les muscles face aux migrants, mais ils sont beaucoup moins virils face aux USA, aux banques et aux multinationales. S’ils prenaient leur souveraineté au sérieux, ils s’interrogeraient sur leur appartenance au ’camp occidental’ et au ’monde libre’. Mais c’est sans doute beaucoup leur demander.

    Dans cette incohérence généralisée, la France est un véritable cas d’école. Une certaine droite – ou extrême-droite, comme on voudra – y critique volontiers les interventions à l’étranger, mais de manière sélective. Le Rassemblement national, par exemple, dénonce l’ingérence française en Syrie, mais il approuve la répression israélienne contre les Palestiniens. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes serait-il à géométrie variable ? En fait, ce parti fait exactement l’inverse de ce que fait une prétendue gauche, qui soutient les Palestiniens – en paroles – et approuve l’intervention occidentale contre Damas, trouvant même qu’on n’en fait pas assez et qu’il faudrait bombarder ce pays plus sévèrement. Le drame, c’est que ces deux incohérences jumelles – et en miroir – aveuglent le peuple français. On mesure cet aveuglement au résultat, lorsqu’on voit des gauchistes souhaiter le renversement d’un Etat laïc par des mercenaires de la CIA (au nom de la démocratie et des droits de l’homme), et des nationalistes soutenir l’occupation et la répression sionistes en Palestine (au nom de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical).

    Il est vrai que ce chassé-croisé entre pseudo-patriotes et pseudo-progressistes a aussi une dimension historique. Il charrie à sa façon l’héritage empoisonné des temps coloniaux. Ainsi la droite nationaliste critique le néocolonialisme occidental en Syrie, mais elle trouve insupportable qu’on évoque les crimes coloniaux commis par la France dans le passé en Indochine, en Algérie ou à Madagascar. On suppose que ce n’est pas volontaire, mais la gauche universaliste contemporaine – au nom des droits de l’homme – fait exactement l’inverse : elle fait le procès du vieux colonialisme façon « Algérie française » mais elle approuve l’intervention néocoloniale en Syrie contre un Etat souverain qui a arraché son indépendance à l’occupant français en 1946. Bref, la droite aime follement le colonialisme au passé, la gauche l’aime passionnément au présent. La boucle est bouclée, et en définitive tout le monde est d’accord. Principale victime : la lucidité collective.

    La France est l’un des rares pays où un colonialisme en cache un autre, le vieux, celui qui plonge ses racines dans l’idéologie pseudo-civilisatrice de l’homme blanc, se trouvant comme régénéré par le sang neuf du bellicisme droit-de-l’hommiste. Ce néocolonialisme, à son tour, est un peu comme l’ancien colonialisme ’mis à la portée des caniches’, pour paraphraser Céline. Il veut nous faire pleurer avant de lancer les missiles. En tout cas, la connivence implicite entre les colonialistes de tous poils – les vieux et les jeunes, les archéo et les néo – est l’une des raisons de l’errance française sur la scène internationale depuis qu’elle a rompu avec une double tradition, gaulliste et communiste, qui lui a souvent permis – non sans errements – de balayer devant sa porte : la première par conviction anticolonialiste, la seconde par intelligence politique. Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour « partager sa culture », comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes.

    Bruno GUIGUE

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  • Assassinat de Khashoggi : Le pire est à venir (RT) – Salimsellami’s Blog
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    Assassinat de Khashoggi : Le pire est à venir (RT)
    octobre 28, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    La nouvelle* que des « parties défigurées du visage et du corps » de Khashoggi auraient été retrouvées dans le jardin du consulat saoudien à Istanbul, sonne la fin de la récréation pour les collaborateurs occidentaux de la dictature tyrannique arabe.

    Après Khashoggi lui-même, le principal perdant du meurtre le plus répugnant d’Istanbul est le président américain Donald Trump – comme je l’avais prédit ici il y a des semaines. Sa déclaration selon laquelle la couverture saoudienne était « crédible » a suscité les moqueries du reste du monde par son côté « Lady MacBeth », et l’a ridiculisé. Le comportement de son propre « prince héritier » – son gendre Jared Kushner – a été plus vénal que digne d’un opéra-comique.

    Comme je l’avais prédit, bien que la famille Clinton ait largement profité des largesses saoudiennes, les démocrates et leurs vastes soutiens médiatiques ont fait de l’assassinat de Khashoggi leur nouveau casus belli, en lieu et place du « Russiagate » en perte de vitesse (en fait les mêmes personnes qui, ces deux dernières années, ont inondé les ondes américaines de haine russophobe ont levé les mains au ciel, horrifiés, quand Trump – le pantin de Poutine, rappelez-vous – a annoncé une course aux armes nucléaires contre la Russie).

    D’Uber à Facebook, de JP Morgan à Virgin, des dizaines de sociétés et personnalités ont renoncé à aller au « Davos du désert » et le royaume « est en crise » comme vient de le reconnaître publiquement le ministre saoudien de l’énergie.

    Tout cela va de soi et on peut facilement prédire la fin du règne aussi court que brutal et meurtrier du Caligula saoudien qui a tué des milliers de personnes au Yémen, en Syrie, et même en Arabie saoudite.

    En Occident, c’est comme si on allumait tout à coup la lumière et qu’on voyait les cafards s’enfuir à toutes vitesses. Nulle part ce spectacle n’est aussi abject qu’au Royaume-Uni.

    Dans les années 1980, j’ai été envoyé en mission parlementaire en Arabie saoudite, sous la direction de Sir Francis Pym, qui a ensuite reçu le titre de Lord, un grand Tory qui fût ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, avant que cette fonction ne se dégrade du fait de la médiocrité et du manque évident de classe de ses occupants. Il y avait des tensions entre les Britanniques et les Saoudiens qui menaçaient de perturber le contrat d’armes extrêmement lucratif et très crapuleux d’Al Yamamamah.

    « De la pommade, mon cher, de la pommade », voilà notre mission, m’a dit Sir Francis. Nous devons les couvrir de pommade. « Il n’est pas question de s’excuser…. je ne m’excuserai pas « , a-t-il ajouté (je le répète, à l’époque, c’était la grande classe), les enduire d’une bonne couche de pommade, voilà notre feuille de route.

    Nous avons rencontré le roi saoudien de l’époque et la plupart des princes importants ; Sir Francis était un maître dans sa partie. Il ne s’est jamais excusé, mais il leur a mis beaucoup, beaucoup de pommade. Cela a marché, et le sale business de traire les vieux idiots au pouvoir à Riyad a repris.

    Bien sûr, les profits britanniques n’avaient rien de comparables avec le butin des Etats-Unis, et la différence entre les deux n’a fait que croître pendant les trente années suivantes. L’autre différence est que, maintenant, ce ne sont plus seulement les fusils, mais le beurre, la technologie, les médias, les films, les loisirs (qui savait que Disneyland était un parc de jeux saoudien ?) et le tourisme.

    En réalité, des milliers de médias occidentaux et leurs petites mains ont été corrompus par l’or saoudien. Toutes sortes de think-tanks, d’ »instituts », et même le Musée d’histoire naturelle de Grande-Bretagne, recevaient de l’argent de la Maison des Saoud. La malchance a voulu que, la nuit même où la musique s’est arrêtée avec le meurtre d’un chroniqueur du Washington Post et le démembrement de son corps, l’ambassade saoudienne organisait une soirée dans l’une des augustes salles de ce Musée.

    L’ironie du fait que le Royaume Créationniste** choisisse de siroter des cocktails sans alcool dans la maison que Charles Darwin a construite, n’a pas échappée à grand monde. Les journaux et les magazines qui s’étaient engraissés ouvertement et secrètement grâce au sponsoring saoudien, à coup de revenus publicitaires et autres arrangements entre amis sont maintenant choqués ! Choqués ! Comme le chef de la police de Vichy corrompu qui « découvre » qu’il y a des tables de jeux au Rick’s Café de Humphrey Bogart dans le film « Casablanca ».

    Personne n’a retourné sa veste aussi vite que le chef des relations publiques du Prince héritier saoudien en occident, Thomas Friedman du New York Times.

    Lors de son apparition avec Christiane Amanpour de CNN, Friedman a semblé au bord de la dépression nerveuse. Avoir gaspillé des dizaines de milliers de mots pour un criminel comme Mohammed bin Salman ! Il ne faut rien regretter Tom, tu as été bien payé pendant tout le temps que ça a duré !

    Comme Oscar Wilde l’a dit à propos de la scène de lit de mort dans « Little Nell » de Charles Dickens – « il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas rire. »

    Mais le plus dévastateur a été la corruption dans la classe politique elle-même, et on en entendra bientôt parler.

    Lorsque le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn a déposé une motion plus tôt dans l’année pour faire cesser les ventes d’armes britanniques à l’Arabie saoudite en attendant une enquête sur l’utilisation de ces armes dans la guerre sanglante contre le Yémen, la motion aurait très bien pu passer, si plus de 100 députés travaillistes de son propre camp ne s’étaient pas rendus coupables de trahison. Des députés travaillistes gays se sont rangés dans le camp de ceux qui jettent les gays du haut des immeubles. Des députés travaillistes féministes se sont rangés dans le camp de ceux qui ne reconnaissent aucun droit aux femmes. Tous ces démocrates ont soutenu l’absence désertique de liberté et de démocratie. Je n’ai pas compris et je me suis posé des questions sur l’ampleur du soutien saoudien au sein des députés du Parti travailliste. Je pense que tout s’éclairera bientôt.

    Car cette histoire n’a pas fini de faire des vagues.

    Pour l’heure, les « Gardiens des Deux Saintes Mosquées », pour donner aux rois saoudiens leur titre du vendredi***, sont occupés à effacer le visage de Jamal Khashoggi, un homme qui a peut-être légèrement critiqué la politique saoudienne, mais qui a soutenu l’armée de coupeurs de têtes financée par les Saoudiens en Syrie, jusqu’au l’instant même où sa propre tête a été arrachée de ses épaule. Cet homme qui a écrit un éditorial du Washington Post intitulé « Il est temps de diviser la Syrie » a lui-même été divisé en plusieurs parties par les instigateurs de la division avortée de la Syrie.

    Même Shakespeare n’aurait pas pu écrire une pareille histoire.

    George Galloway

    George Galloway a été membre du Parlement britannique pendant presque 30 ans. Il anime des émissions de TV and de radio (y-compris sur RT). Il est cinéaste, écrivain et un orateur renommé.

    Traduction : Dominique Muselet

    Notes :

    Maintenant démentie

    * Le créationnisme est la croyance religieuse selon laquelle une création divine est responsable de la vie et de l’univers, s’opposant généralement au consensus scientifique qui soutient une origine naturelle au moyen de l’évolution du vivant fondé sur la sélection naturelle (Wikipedia).

    * Jour de la prière dans l’Islam

     » » https://www.rt.com/op-ed/442048-khashoggi-uk-west-murder
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  • Génocide au Yémen sous l’égide des États-Unis (Medium) – Salimsellami’s Blog
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    ’Seul Dieu peut sauver nos enfants’, disent les pères et les mères yéménites obligés de regarder leurs enfants mourir, sans rien pouvoir faire d’autre que de les réconforter dans leurs derniers instants et prier Dieu de les épargner. Les pères et les mères prient et consolent pendant que, l’un après l’autre, leurs enfants meurent du choléra, de déshydratation et de faim.

    Où est Dieu ? Il ne peut pas traverser le blocus total imposé par les États-Unis au Yémen pour sauver ses enfants. Une épidémie de choléra n’est pas une catastrophe naturelle, c’est une œuvre humaine. Depuis 2015, l’épidémie de choléra est la conséquence de la guerre biologique contre le Yémen. Les bombes américaines larguées par des pilotes saoudiens ont détruit les systèmes d’eau et d’égouts du Yémen. Les pièces détachées, les produits chimiques et le carburant nécessaires au fonctionnement des stations d’épuration des eaux usées du Yémen sont interdits d’entrée. L’eau potable, le vaccin contre le choléra et même les comprimés individuels de purification de l’eau ne peuvent pas non plus entrer. L’épidémie de choléra qui en a résulté était prévisible.

    Les eaux usées des usines de traitement hors d’usage débordent dans les cours d’eau qui irriguent les terres agricoles, contaminant ainsi les légumes avant leur mise sur le marché. Les eaux usées se déversent dans les villes, les zones résidentielles et les camps de réfugiés. Les mouches pullulent au-dessus des eaux usées et répandent le choléra partout. Le Comité international de la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et Médecins sans frontières, les hôpitaux, les cliniques, les organisations de secours et les défenseurs des droits humains ont été ciblés par des bombardements.

    Les Nations-Unies, contrôlées par les États-Unis, donnent un semblant de légalité au blocus et à l’embargo sur les armes qui cible unilatéralement le Yémen. Cela ne sert à rien de se demander pourquoi l’ONU n’a pas aussi interdit la livraison d’armes à l’Arabie saoudite. On connait la réponse.

    L’ONU se désole de la crise humanitaire et de la pire épidémie de choléra de l’histoire de l’humanité. Mais l’ONU ne fait rien pour arrêter le génocide saoudien conduit par les États-Unis ni la destruction du Yémen, et elle publie des chiffres sciemment faux et sous-évalués sur le nombre de morts civiles.

    L’ancienne ambassadrice des États-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki Haley, s’est mise en colère lorsque l’ONU a osé critiquer timidement les États-Unis, pour avoir déplacé leur ambassade à Jérusalem. Elle a parlé du ’manque de respect’ de l’ONU à l’égard des Etats-Unis et a menacé de représailles financières l’ONU et les pays dont les votes n’étaient pas conformes aux souhaits des Etats-Unis. L’ONU n’est pas un médiateur honnête, car elle est dominée pas les Etats-Unis et elle a peur de les contrarier.

    Le président Donald Trump a réduit le financement des agences humanitaires de l’ONU, il n’a pas essayé d’empêcher Israël d’assassiner des milliers de Palestiniens non armés, il a sorti les États-Unis du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et il se moque de la Cour internationale de justice des Nations-Unies. Le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que les États-Unis prévoyaient de se retirer d’un plus grand nombre de traités qui constituent le fondement du droit international.

    En d’autres termes, Bolton confirme que les États-Unis sont un État voyou ; ils ridiculisent les Nations-Unies. Dès le début de la guerre contre le terrorisme de l’ère Bush, les États-Unis ont fait preuve du plus grand mépris pour les Conventions de Genève. Obama a également violé le droit international coutumier en toute impunité. Obama a assassiné des citoyens américains, bombardé au drone des mariages et des funérailles en Afghanistan, et détruit la Libye. Il a envahi la Syrie dans une guerre d’agression illégale. Obama était un expert en tueries. Il paraît qu’il s’en est même vanté.

    Causer délibérément une épidémie de choléra, revient à mener une guerre biologique. Le Yémen n’est pas le premier pays contre lequel les États-Unis utilisent des armes biologiques et chimiques. Pendant la guerre de Corée des années 1950, les Etats-Unis ont été accusés de manière convaincante de guerre biologique. Pendant la guerre du Vietnam, les États-Unis ont pulvérisé des millions de gallons d’agent Orange, qui ont empoisonné le sol, les rivières et les gens. L’agent Orange, 50 ans plus tard, ’provoque encore des fausses couches, des maladies de peau, des cancers et des malformations congénitales’.

    Les États-Unis ont contaminé la Bosnie, l’Afghanistan et le Moyen-Orient avec de l’uranium dit appauvri. L’uranium appauvri peut causer le cancer, des malformations congénitales et probablement beaucoup d’autres problèmes de santé. Les États-Unis le savent. Les vétérans américains de la guerre en Irak ont reçu un avertissement sanitaire.

    En 1995, Madeleine Albright est interviewée par Lesley Stahl dans l’émission ’60 Minutes’. Cette interviewdevrait avoir la place d’honneur au musée de l’Infamie pour l’éternité. Stahl a demandé à Albright si la mort de plus de 500 000 enfants irakiens causée par les sanctions américaines ’valait la peine’. La réponse d’Albright a été : ’Je pense que c’est un choix très difficile, mais le résultat… nous pensons que le résultat en valait la peine.’ (Albright ne nous a pas dit qui était ce ’nous’.) On sait maintenant que ’nous’ avons délibérément utilisé la guerre biologique pour tuer ces 500 000 enfants irakiens.

    Combien d’autres enfants, Albright, l’administration Bill Clinton et ’nous’ avons-nous tué dans le monde parce que ’nous’ pensions que cela en ’valait la peine’ ? Des centaines de milliers, selon une étude du document partiellement déclassifié de la Defense Intelligence Agency ’IRAQ WATER TREATMMENT VULNERABILITIES’ [souligné dans l’original]. Le document partiellement déclassifié a été découvert en 1998 sur un site Web officiel du Système de santé militaire. En 2001, l’Association pour les élèves victimes de génocide a publié l’étude susmentionnée : Le rôle des ’vulnérabilités du traitement de l’eau en Irak’ dans l’arrêt d’un génocide et la prévention d’autres génocides.

    Pendant la première guerre du Golfe de 1991, les États-Unis ont délibérément pris pour cible toutes les usines de purification de l’eau et tous les travaux d’assainissement en Irak, ce qui constitue en soi un crime de guerre. Le document ’Iraq Water Treatment Vulnerabilities’ (Vulnérabilités du traitement de l’eau en Irak) produit par le ministère américain de la Défense et mis en œuvre en 1991, a continué d’être appliqué sous le Président Bill Clinton. Même après qu’Albright a admis à l’émission ’60 Minutes’ que le régime de sanctions américain avait tué 500 000 enfants irakiens, ’nous’ avons continué l’embargo draconien sur le matériel de purification de l’eau.

    Le ministère de la Défense et le ’nous’ de Madeleine Albright savaient que sans eau potable, les maladies véhiculées par l’eau, comme le choléra, affecteraient et tueraient des centaines de milliers d’Irakiens. Priver une population entière des produits de premières nécessités est un génocide, et c’est une violation des Conventions de Genève. Détruire l’approvisionnement en eau potable pour causer sciemment des épidémies comme le choléra, c’est une guerre biologique.

    Les sanctions économiques et les embargos commerciaux sont une guerre de siège barbare contre des populations civiles. Il n’y a aucun moyen de les blanchir grâce à des éléments de langage comme cibles chirurgicales ou intervention humanitaire. Accordez maintenant une pensée aux millions d’habitants de Cuba, d’Iran, du Venezuela, de la Syrie, de la Birmanie et de la Côte d’Ivoire qui subissent aujourd’hui un embargo américain.

    Le document ’Iraq Water Treatment Vulnerabilities’ révèle l’intention diabolique qui peut présider aux sanctions, même quand elles sont autorisées par l’ONU. C’est pour ces raisons, entre autres, que le Comité international de la Croix-Rouge a souvent exprimé ses inquiétudes sur l’usage de ces sanctions, même quand l’ONU les autorisait. L’ONU n’a pas plus le droit qu’un autre de violer les Conventions de Genève, et l’ONU outrepasse son autorité lorsqu’elle le fait.

    Les Etats-Unis ont également outrepassé l’autorisation de l’ONU en imposant un blocus total au Yémen. Comme on pouvait s’y attendre, des enfants meurent du choléra au Yémen, tout comme en Irak. Des dizaines de milliers de civils sont morts de faim, de maladie et de manque de médicaments. Et vingt millions d’êtres humains meurent en ce moment de faim dans une famine provoquée par les États-Unis et leur mandataire, la coalition dite saoudienne.

    Depuis trois ans, à commencer par l’administration Obama, les États-Unis livrent à l’Arabie saoudite les bombes, les munitions, le carburant. Pire encore, l’armée américaine est au centre du commandement et du contrôle de la guerre au Yémen. D’autres pays qui profitent de la guerre, comme le Royaume-Uni, les pays de l’UE et le Canada, ont aussi les mains couvertes du sang et des excréments infectés par le choléra des enfants yéménites.

    Les forces spéciales américaines, la Seal Team 6 et la CIA effectuent des raids nocturnes et des missions, comme celle qui a tué Nora, une fillette de 8 ans, qu’on voit ci-dessus. C’était une citoyenne américaine qui vivait avec ses grands-parents dans un village yéménite.

    Nora était la fille d’Anwar al-Awlaki, qui fut le premier citoyen américain connu pour avoir été exécuté par les États-Unis hors de toute procédure régulière. Une semaine plus tard, son fils de 16 ans, Abdulrahman al-Awlaki, a été lui aussi assassiné par un drone américain. Barack Obama a commis ces meurtres en 2011.

    C’est également Obama qui a planifié le raid au cours duquel Nora a été tuée sur ordre de Trump, le 29 janvier 2017. Lorsqu’on a demandé au secrétaire de presse d’Obama, Robert Gibb, pourquoi Abdurahman, 16 ans, avait été tué, il a répondu que son crime était qu’il ’aurait dû avoir un père plus responsable’. C’était aussi le ’crime’ de Nora ?

    La guerre contre le Yémen est une guerre sale tout comme celles d’Irak, de Libye et de Syrie. Il s’agit de la destruction d’un pays et du massacre de ses civils, qui constitue un véritable génocide même si ça n’est pas officiellement reconnu comme tel. Le Royaume d’Arabie saoudite et sa soi-disant coalition sont des mandataires américains qui paient les bombes et les larguent. Ce sont les États-Unis qui choisissent les cibles, depuis le centre de commandement et de contrôle.

    Au sol au Yémen se bat une armée de terroristes salafistes parrainés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les moudjahidin, Al-Qaïda, les Frères musulmans et Blackwater (rebaptisés Academi), des mercenaires étasuniens, somaliens et sud-américains. Des terroristes soutenus par l’Arabie saoudite attaquent dans le nord, tandis que les Émirats arabes unis soutiennent des attaques terroristes dans le sud. Des terroristes soutenus par l’Arabie saoudite combattent des terroristes des Émirats arabes unis. L’Arabie saoudite impose un blocus au Qatar, suite à un différend sur le Yémen.

    Le gouvernement de facto du Yémen est la direction du Mouvement Houthi, du nom de son fondateur charismatique Hussein Badreddin al-Houthi. Le Mouvement Houthi est soutenu par les unités militaires du Yémen, les forces de sécurité et une large base du peuple yéménite, dont de nombreux sunnites. Cela ne veut pas dire que les Yéménites sont tous pareils. Ils ne le sont pas, mais lorsque leur intérêt commun est en jeu, ils s’unissent, malgré leurs différences.

    Certains groupes internes s’opposent au mouvement Houthi et collaborent avec les groupes terroristes saoudiens et émiriens, mais il ne s’agit pas d’une guerre sunnites contre chiites. La guerre n’est pas non plus une guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran, comme le monopole médiatique mainstream voudrait le faire croire au public américain.

    Les chiites zaydites, qui représentent environ 42% de la population du Yémen, sont plus proches de l’islam sunnite qu’ils ne le sont de la branche chiite de l’Islam iranien. Le mouvement Houthi, dirigé par Zaidi, ’n’a pas appelé à la restauration de l’imamat au Yémen, et les griefs religieux n’ont pas été un facteur majeur dans la guerre’, selon Al Jazeera. Au contraire, le Mouvement Houthi est surtout de nature économique, politique et régionale.

    Il existe un mouvement séparatiste dans ce qui était autrefois le Yémen du Sud, qui était jusqu’en 1990 un pays communiste distinct : la République démocratique du Yémen. Avant l’unification, le Yémen du Nord était la République arabe du Yémen. Dans la lutte pour le pouvoir qui a suivi l’unification, le Sud a perdu le pouvoir et le contrôle. Les Émirats arabes unis soutiennent un groupe séparatiste du sud, le Conseil de transition du sud, qui s’oppose également à Hadi et à l’Arabie saoudite. Comme nous l’avons dit, les terroristes soutenus par l’Arabie saoudite luttent contre les terroristes soutenus par les Émirats arabes unis.

    Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’ONU tentent de faire passer Abdrabbuh Mansour Hadi pour le ’gouvernement légitime internationalement reconnu du Yémen’. Hadi a été président d’un gouvernement intérimaire du Yémen de 2012 à 2014. Hadi s’est frauduleusement maintenu en place après la fin de son mandat en 2014.

    Hadi a été destitué de force par le Mouvement Houthi et un large soulèvement de la base du peuple yéménite. Hadi a démissionné de son poste et s’est enfui en Arabie saoudite. Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’ONU utilisent Hadi comme figure de proue pour donner un semblant de légalité à la guerre d’agression illégale menée par les Etats-Unis contre le Yémen.

    Il y a peu ou pas de preuves que l’Iran fournisse au Mouvement Houthi des armes, du matériel ou des combattants. Regardez la carte. Même s’il le voulait, comment l’Iran pourrait-il livrer massivement des armes avec le blocus total imposé par les États-Unis ? L’Iran a déjà beaucoup à faire avec le soutien (juridique) qu’il apporte à son allié syrien. L’Iran doit aussi gérer sa propre crise économique causée par les sanctions économiques illégales des États-Unis, réimposées par l’administration Trump.

    Lorsque les États-Unis ont dû fournir des preuves tangibles de l’implication de l’Iran au Yémen, l’ancienne ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley, n’a pu présenter que des morceaux de missile. L’ONU les a rejetés au motif qu’Haley n’apportait ’aucune preuve quant à l’identité du courtier ou du fournisseur’. L’Iran a nié toute implication au Yémen et rejeté les affirmations des États-Unis comme non fondées, et il a ajouté :

    ’Ces accusations visent également à couvrir les crimes de guerre saoudiens commis au Yémen avec la complicité des Etats-Unis, et à détourner l’attention de la guerre d’agression contre les Yéménites qui s’enlise.’

    Les Yéménites, quelle que soit leur religion, leur région ou leur tribu, sont farouchement nationalistes et ils ne sont à la solde de personne. Ils n’apprécient pas que des envahisseurs étrangers veuillent les dominer. Le Yémen, comme l’Afghanistan, est un cimetière où les empires viennent mourir. Les Britanniques et les Égyptiens l’ont appris dans les années 1960 et maintenant les Saoudiens et les Émirats arabes unis l’apprennent à leurs dépens.

    Les Etats-Unis ressemblent à un empire zombie. Confronté à l’humiliation et à la défaite, ils laminent leurs adversaires depuis le ciel, comme en Irak, Libye et Syrie. Les Etats-Unis n’ont aucune pitié pour la population civile. Les Etats-Unis détruisent les infrastructures civiles, bloquent la nourriture, l’eau et les médicaments. Ils larguent des bombes à fragmentation et du phosphore blanc sur les populations, et ils empoisonnent l’eau, le sol et l’air avec des armes biologiques, chimiques et radioactives.

    Pas plus que l’Irak, la Libye, la Syrie et tant d’autres petits pays que les États-Unis ont qualifiés d’ennemis, le Yémen ne constitue une menace pour la sécurité nationale américaine. Pourquoi les États-Unis détruisent-ils tous ces petits pays et pourquoi les États-Unis détruisent-ils le Yémen ?

    Dans les années 1990, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis ont entrepris de construire un empire pour dominer le monde, et ils n’en ont pas fait mystère. Le projet américain de domination du monde a pris différents noms, comme la Doctrine Wolfowitz, le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), Full Spectrum Dominance, the Indispensable Nation, American Exceptionalism, New World Order et, plus subtilement, le rôle du leadership mondial américain.

    Quel que soit le nom que l’on donne à la domination du monde par les Etats-Unis, c’est toujours la même chose. Les Etats-Unis se considèrent au-dessus du droit international, du comportement moral coutumier et estiment qu’ils sont les seuls à avoir le droit d’agir en fonction de ce qu’ils croient être leur intérêt politique, militaire et financier. Si les États-Unis étaient une personne, ils seraient diagnostiqués comme psychopathe, sans conscience, sans empathie et sans remords ; agressif, narcissique et tueur en série.

    Le Yémen est souvent décrit par les médias grand public comme ’le pays le plus pauvre du Moyen-Orient’, comme s’il n’avait aucune richesse qu’on pourrait vouloir s’approprier. La population du Yémen est pauvre, mais le Yémen a du pétrole, des pipelines, de l’or, des minéraux, de l’agriculture, de la pêche, des entreprises publiques, des biens immobiliers enviables, de l’argent et un grand potentiel touristique du fait de sa géographie.

    Les 30 millions d’habitants du Yémen sont à la fois une source potentielle de main-d’œuvre bon marché et un marché potentiel pour les produits des entreprises mondiales américaines. Le Yémen est stratégiquement situé dans le détroit de Bab-el-Mandeb, par lequel passent 1,4 milliard de barils de pétrole chaque jour. Pendant des millénaires, le Yémen a été un pôle commercial.

    Les Etats-Unis convoitent la richesse du Yémen et sa position stratégique dans le cadre du nouvel ordre mondial néolibéral. La vision américaine du Nouvel Ordre Mondial est un monde dominé par les multinationales américaines, les institutions financières américaines et les riches dynasties familiales américaines.

    La politique étrangère des États-Unis est façonnée par des intérêts particuliers, des monopoles et leurs comités d’action politique (PACS), comme les fabricants d’armes, les multinationales financières, pharmaceutiques et agroalimentaires. Des pays étrangers comme Israël et l’Arabie saoudite ont également des lobbies puissants qui peuvent manipuler la politique étrangère américaine à leur avantage. La politique étrangère américaine n’a pas grand-chose à voir avec les intérêts du citoyen américain moyen.

    Le Yémen est le voisin méridional du Royaume d’Arabie saoudite, et les Saoudiens veulent un gouvernement corrompu, complaisant et docile au Yémen. Le Royaume a élargi sa frontière pour empiéter sur les frontières septentrionales du Yémen, berceau du mouvement Houthi. La dynastie saoudienne craint également l’influence d’un peuple yéménite indépendant sur le peuple opprimé par la dynastie saoudienne. Le Royaume est un baril de poudre, au moindre soulèvement populaire il va exploser.

    L’Arabie saoudite utilise l’islam wahhabite extrémiste comme subterfuge politique pour recruter des djihadistes et des terroristes et pour étendre son influence en Asie occidentale, en Afrique et au-delà. Le terrorisme international est une initiative conjointe des États-Unis, de l’Arabie saoudite et d’autres États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Tous les états du CCG : Arabie saoudite, EAU, Bahreïn, Oman et Koweït sont des monarchies théocratiques. Cela en dit long sur les valeurs américaines en matière de démocratie et de droits humains.

    Les États-Unis convoitent depuis longtemps les richesses du Yémen. Au milieu des années 1980, la famille Bush et ses amis pétroliers texans de Hunt Oil ont investi dans le bassin pétrolifère de Marib Shabwa au Yémen. Bush a obtenu pour Hunt Oil les droits d’exploration future. L’ancien directeur de la CIA, puis vice-président Bush, s’est arrangé en douce pour que Saddam Hussein, le président de l’Irak, finance les investissements de Bush-Hunt au Yémen. Quelques années plus tard, Bush a ’remboursé’ le prêt de Saddam avec l’opération militaire Shock and Awe.

    La guerre qui a débuté en 2015 a pour but de protéger les investissements américains dans les entreprises internationales, le néolibéralisme et le projet de nouvel ordre mondial. Le peuple yéménite a été un farouche opposant du néolibéralisme, et il aime son vieil ordre mondial. Ils se sont rebellés contre les 33 années de règne d’Ali Abdullah Saleh parce qu’il avait vendu le Yémen au néolibéralisme, puis le peuple s’est rebellé contre le gouvernement intérimaire de Hadi qui complotait de vendre au rabais leurs biens publics à l’empire néolibéral.

    Les Etasuniens qui profitent du néolibéralisme n’ont pas apprécié que leur bienfaiteur Hadi ait été renversé par le mouvement Houthi. Et l’Arabie saoudite, qui essaie d’exploiter le Yémen depuis des décennies, n’a pas apprécié non plus. Les vautours des autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) encerclent le Yémen dans l’espoir de se repaître aussi de son cadavre.

    Les Etats-Unis fournissent aux pays du CCG le dispositif ’Shock and Awe’ pour tuer la proie, et ils se moquent pas mal de tuer 22 millions de personnes dans le processus de pillage du Yémen. Ce sont les États-Unis qui fournissent les bombes. La coalition des pays du Golfe dirigée par l’Arabie saoudite ne fait que les larguer

    En résumé, il n’y a pas de guerre civile au Yémen. L’Iran est le bouc émissaire d’une guerre d’agression illégale menée par les États-Unis. L’Arabie saoudite et sa coalition d’États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont leur siège à Riyad, en Arabie saoudite. Les États membres du CCG sont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, Oman et les Émirats arabes unis. Ce sont toutes des monarchies. Les Etats-Unis espèrent remporter les plus gros lots au Yémen, et l’Arabie saoudite, les EAU et le Qatar s’affrontent pour les miettes. La vie de 22 millions de Yéménites ne tient qu’à un fil, à cause du blocus américain de nourriture, d’eau et de médicaments. Les États-Unis sont responsables de la pire épidémie de choléra de l’histoire. C’est une guerre biologique et un génocide.

    Jeremy Salt

    Traduction : Dominique Muselet

     » » https://medium.com/@JeremySalt/by-jeremy-salt-20d660618e79
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    https://www.legrandsoir.info/genocide-au-yemen-sous-l-egide-des-etats-unis-medium.html