• Reporters sans frontières : le crime paie Théophraste R. - 3 Juin 2019 - LGS
    https://www.legrandsoir.info/reporters-sans-frontieres-le-crime-paie.html

    Le 21 octobre 2000, le journaliste Jacques-Marie Bourget (1) se trouvait sur une place publique à Ramallah (Palestine). Tout était calme, les cafés étaient ouverts quand un tireur d’élite israélien «  non identifié  » lui a perforé le poumon d’une balle https://www.legrandsoir.info/macron-soutiendra-t-il-les-correspondants-de-guerre.html de son fusil d’assaut américain « M16 ». Alors même que le pronostic vital était engagé, il a fallu l’intervention personnelle de Jacques Chirac pour qu’Israël autorise l’évacuation du journaliste. La victime miraculée nous dira prochainement sur ce site tout ce qu’elle ne doit pas à Reporters sans Frontières.

    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L318xH232/breveon6210-26a45.jpg

    C’était hier, c’est encore aujourd’hui. Le 28 février 2019, une commission d’enquête https://news.un.org/fr/story/2019/02/1037422 indépendante de l’ONU a révélé que des tireurs d’élite israéliens tirent intentionnellement sur des journalistes (2).
    En novembre 2007, Maxime Vivas publiait un livre-enquête sur l’organisation Reporters sans Frontières et sur son secrétaire général Robert Ménard, alors intouchable et coqueluche des médias, toutes tendances confondues (Ménard fut invité à la fête de l’Huma). Mettant de côté son amour pour la liberté d’expression, le secrétaire général de RSF menaça à 4 reprises de traduire l’impertinent auteur devant un tribunal.

    Le 19 mai 2019, Christophe Deloire, actuel secrétaire général de Reporters sans frontières a reçu le prix de la « défense de la démocratie » https://www.legrandsoir.info/reporters-sans-frontieres-recoit-le-prix-du-regime-assassin-de-journal (sic) lors d’une cérémonie à Tel Aviv en présence du président israélien Reuven Rivlin.

    Théophraste R. Auteur du proverbe : «  RSF est à la liberté d’expression ce que Monsanto est à l’écologie, Ségolène Royal au socialisme et BHL à la philosophie  ».

    (1) Grand reporter et écrivain, Jacques-Marie Bourget a publié 95 articles sur le site d’information alternative Le Grand Soir. Il a commencé sa carrière chez Gallimard à la NRF puis il a enchaîné à l’ORTF, l’Aurore, le Canard Enchainé, l’Express, VSD, le Sunday Times, Paris-Match et Bakchich. En 1986 a obtenu le Prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace.

    (2) Gaza 2018 : «  La Commission a constaté que les forces de sécurité israéliennes avaient tué 183 […] manifestants avec des balles réelles, dont 35 enfants, trois ambulanciers paramédicaux et deux des journalistes, clairement identifiés.  »

    #crimes_de_guerre #israel #israël #gaza #occupation #colonisation #rsf #reporters_sans_frontières #robert_ménard #christophe_deloire

    https://seenthis.net/messages/785026 via BCE 106,6 Mhz



  • Les gilets jaunes devant le mur invisible, dressé par l’oligarchie financière – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/12/08/les-gilets-jaunes-devant-le-mur-invisible-dresse-par-loligar
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH197/arton34210-a4deb.jpg

    « On ne règle pas un problème en utilisant le système qui l’a engendré. Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut les résoudre. » A .Einstein

    There is no alternative : Je ne changerai pas de cap

    En mars 2018, retraite, code du travail, chômage, défense des services publics dont la SNCF furent au centre des manifestations et de grèves. Celle des cheminots fut au centre du mécontentement social. Trois mois après, la consultation entre le gouvernement et les syndicats déboucha sur une fin de non recevoir sur l’essentiel des revendications. A savoir, l’ouverture du transport ferroviaire à l’entreprise privée avec son corollaire le démantèlement du statut des cheminots. Concernant le Code du travail et les retraites, le gouvernement fût également inflexible. Une inflexibilité présidentielle qui entraîna le premier ministre E.Philippe à énoncer, sans sourciller, une aberration : « le recours aux ordonnances permettra une large concertation. » (1) Sans commentaire !

    Et face au mécontentement social exprimé par le mouvement des gilets jaunes, dès le 21 novembre, le président , toujours inflexible, déclara qu’il ne veut pas : « changer d’avis, en assumant ses positions et actions… » (2)

    C’est le fameux « there is no alternative » de l’ancienne premier ministre britannique M.Thatcher qu’E.Macron traduit en français par : « je ne céderai rien. »

    Etat souverain, oui ! Mais à condition d’obéir à l’oligarchie financière

    Quand le candidat E.Macron clame que sa « volonté de transgression est très forte » , tel un adolescent voulant prouver qu’il est plus courageux que les autres, E.Macron annonça sa détermination pour la mise à mort de l’exception française. Services publics, Protection sociale et médicale, Education nationale, bref , le bien commun, doivent se soumettre aux normes définies par la Commission de Bruxelles et le FMI. Normes connues sous le vocable d’ajustements structurels contenus dans le Traité européen de Lisbonne, signé en 2002 par la France.Aussi, il ne faut pas se leurrer, la volonté jupitérienne de transgression qui anime le président français est imposée par la Commission de Bruxelles, le FMI, la BM et l’OMC.

    Cependant, il faut reconnaître que la pensée présidentielle est cohérente. Une pensée que le candidat E. Macron a énoncé sans détour dans les termes suivants : « notre solidarisme a joué à plein, avec pertinence et force. Mais ce qu’on appelle la solidarité ne se vit , en France, qu’avec l’appui de l’Etat providence, celui des trente glorieuses… Le modèle français dispose de solide bases solidaristes, mais il n’en est pas moins installé dans une approche corporatistes… Cette démarche convenait fort bien à des partenaires sociaux corporatistes… En réalité, il est assez injuste… » (3)

    Les barbarismes « solidarisme, solidariste » accolés à corporatiste ne sont nullement innocents. Ces barbarismes servent à disqualifier, dans une première étape, le système social français. Afin de mettre en place, dans une deuxième étape, les réformes nécessaires pour son démantèlement, en affirmant qu’ « il existe une autre et véritable solidarité, une justice sociale qui se construit par la mobilité individuelle… » (3)

    L’actuel Président français incarne la synthèse politique de la cohabitation et de l’alternance gauche-droite avec l’ inflexibilité en plus. C’est la nouveauté dans la gouvernance de la France sous l’œil vigilant de la Commission de Bruxelles et du FMI.

    Et pour préciser le fond de sa pensée, E.Macron n’a pas peur de la caricature en affirmant que la France est divisée en deux : « la France des nomades heureux et la France des sédentaires qui subissent. » (3)

    Traduction : l’heureux est flexible et s’adapte au moule idéologique du néo-libéralisme.

    Tandis que le sédentaire, pauvre s’entend, refuse ou n’a pas les capacités de prendre la forme du moule tout spécialement conçu pour lui. Et donc il est responsable de ce qu’il subit !

    Il faut souligner que les salaires sont soumis à cette flexibilité et cette mobilité. Vers le bas, évidemment. Ce qui nous amène à la situation sociale et politique actuelle.

    La ’’France silencieuse’’ porte des gilets jaunes

    Tout d’abord, le mouvement social des gilets jaunes a démontré, à qui veut bien comprendre, que la France ’’ nomade-sédentaire’’ est une vue de l’esprit d’un président qui confond sa propre vision du réel avec le réel.

    En effet, une partie de la France réelle est constituée de travailleurs pour qui la transition entre la fin d’un mois et le suivant est devenue un chemin de croix. Cette France, le président l’a rencontrée dans son périple mais ne l’a pas entendue . Et pour cause, c’est à elle de s’adapter et d’accepter la vérité présidentielle.

    Depuis le 17 novembre, elle lui répond : pouvoir d’achat et dignité. Comme réponse, le chef de l’exécutif s’est installé dans une posture qui traduit l’ arrogance, le mépris et la démagogie.

    Arrogance : je ne changerai pas de cap ! Propos qui fait écho au fameux : je suis le seul responsable qu’il viennent me chercher !

    Mépris parce que, face à l’anxiété et à la difficulté sociale pour faire la ‘’transition entre les deux bouts’’, il répond : transition énergétique et changement de pédagogie parce que le peuple n’a pas compris. Ce qui signifie qu’il possède la vérité… Bien sûr, celle de l’oligarchie financière. Sans oublier, fainéants, les riens…

    Démagogie : illustrée par le ’’selphie’’ avec le braqueur, pour faire peuple…

    Enfin, je ne peux taire le cynisme d’un président qui veut sauver la planète tout en participant à un crime contre l’humanité au Yémen et à la destruction d’un Etat souverain, la Syrie. Tout en fermant les yeux sur la violence sociale et militaire dont est victime le peuple palestinien, vivant sous le régime d’un apartheid. Mais là, l’auteur du crime est l’État d’Israël donc il faut se taire. Quant à la Libye, le président avoue que l’Etat français « a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions ? Des États faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes » (4). Mais pour autant il ne tire pas de leçon concernant la Syrie et le Yémen…Que conclure ?

    Quant aux députés de la République en marche, sans peur du ridicule, récitent les théories de la communication en utilisant ’’les éléments de langage’’ qui servent à travestir la réalité !

    Alors que faire ?

    Tandis que le président, après avoir, tel un commandant de compagnie de CRS, partagé le repas avec ses hommes puis visité, à la dérobade et sous les huées, la préfecture de Puy-En-Velay, son premier ministre annonce la suspension puis la suppression de la hausse, entre autres, des taxes de carburants…Tout ça pour ça..!

    Enfin, suite à la réforme des lycées, les élèves désertent les classes et bloquent les lycées. Les étudiants font de même…Cela dit, je ne peux taire une intuition, la force du mouvement des gilets jaunes réside dans sa seule « légitime revendication » (5), débattue dans des assemblées, sans dirigeant au sens traditionnel du terme. Ce mouvement rend plus visible le mur idéologique dressé par l’oligarchie financière…

    Mais quel est son devenir politique ?

    C’est chose aisée de trouver les mots pour dénoncer les violences physiques et les dégradations matérielles. Il n’en est pas de même concernant la violence économique et sociale que subit un peuple et dont l’auteure est une nouvelle féodalité, l’oligarchie financière. Une violence qui se traduit tout d’abord par une colère muette qu’opportunistes et politiciens récupèrent en faisant oublier qu’ils ont participé dans un passé encore présent à sa naissance.

    Il faut tout d’abord démonter leurs discours politiques, puis démontrer les voies à suivre. D’où la difficulté…En effet, les problèmes graves et urgents qui se posent au peuple français exigent une vision à long terme, à même d’insuffler un élan d’espérance pour une émancipation collective. Le mouvement des gilets jaunes en est-il un des balbutiements ?

    M. El Bachir

    (1) https://twitter.com/enmarchefr/status/968078324928049157

    (2) https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/macron-annonce-qu-il-ne-changera-pas-de-cap–les-reactions-des-gilets

    (3) https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/interview-exclusive-d-emmanuel-macron-je-ne-crois-pas-au-president-normal

    (4) https://www.bfmtv.com/politique/macron-previent-que-la-france-pourra-frapper-seule-en-syrie-1191659.html

    (5) https://www.cnews.fr/videos/france/2018-11-30/en-argentine-macron-repond-aux-gilets-jaunes-et-tacle-francois-hollande                                                                                                            

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  • #Unity4J : Christine Assange lance un appel d’urgence – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/14/unity4j-christine-assange-lance-un-appel-durgence
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    (traduit à partir de la transcription d’un document sonore) Ceci n’est pas un exercice. C’est une urgence. La vie de mon fils, le journaliste Julian Assange, est en danger imminent et grave. Je vous remercie tous d’entendre l’appel d’une mère qui vous demande de l’aider à le sauver. Bien que Julian soit un journaliste primé à maintes reprises, très aimé et respecté pour avoir courageusement dénoncé, dans l’intérêt du public, des crimes graves et la corruption à haut niveau, il est actuellement seul, malade, souffrant et réduit au silence et à l’isolement, coupé de tout contact et torturé au cœur de Londres. La prison moderne des prisonniers politiques n’est plus la Tour de Londres mais l’Ambassade de l’Equateur. Voici les faits : Julian est détenu depuis près de huit ans sans inculpation. Vous avez bien lu : sans inculpation. Au cours des six dernières années, le gouvernement britannique a refusé ses demandes d’accès aux soins de santé de base : air frais, exercice, soleil pour la vitamine D et accès à des soins médicaux et dentaires appropriés. En conséquence, sa santé s’est sérieusement détériorée et les médecins qui l’examinent mettent en garde contre ces conditions de détention qui mettent sa vie en danger. Un assassinat lent et cruel se déroule sous nos yeux à l’ambassade de Londres. En 2016, après une enquête approfondie, les Nations Unies ont statué que les droits de Julian avaient été violés à plusieurs reprises, qu’il était détenu illégalement depuis 2010, et ont ordonné sa libération immédiate, un sauf-conduit et son indemnisation. Le gouvernement britannique a refusé de se conformer à la décision de l’ONU. Le gouvernement américain a déclaré que l’arrestation de Julian était une priorité. Ils veulent contourner la protection des journalistes américains en vertu de leur Premier Amendement [de la Constitution US] en l’accusant d’espionnage. Ils ne reculeront devant rien pour le faire. En raison de la menace que les États-Unis font peser sur l’Équateur, son droit d’asile est maintenant directement menacé. Les pressions exercées par les États-Unis sur le nouveau président équatorien ont conduit Julian à être placé en isolement cellulaire strict et sévère au cours des sept derniers mois. Privé de tout contact avec sa famille et ses amis. Seuls ses avocats peuvent lui rendre visite. Il y a deux semaines, la situation s’est considérablement aggravée. L’ancien président de l’Équateur, Rafael Correa, qui a légitimement accordé à Julian l’asile politique devant les menaces américaines contre sa vie et sa liberté, a publiquement averti que lorsque le vice-président américain Mike Pence s’est récemment rendu en Équateur, un accord a été conclu pour livrer Julian aux États-Unis. Il a déclaré que parce que le coût politique d’une expulsion de Julian était trop élevé, le plan consiste à le briser mentalement. Un nouvel ensemble de règles et de protocoles inhumains, impossibles à mettre en œuvre, a été mis en place à l’ambassade pour le torturer au point de le faire craquer et le forcer à partir. En même temps, un membre du gouvernement équatorien a tenté à plusieurs reprises d’annuler la citoyenneté équatorienne [de Julian] afin qu’il puisse être extradé directement vers les États-Unis. Alors que ses avocats contestaient cette dernière violation de ses droits humains en vertu de la Constitution équatorienne, l’avocat du gouvernement a averti Julian que même son témoignage décrivant ses souffrances pourrait constituer une violation du nouveau protocole et un motif d’expulsion de l’ambassade. Ils lui ont refusé la visite de ses avocats pendant quatre jours, avant l’audience de lundi prochain, ce qui compromet la préparation de son dossier et accroît encore son isolement, son anxiété et son stress. Ils sont en train de piéger mon fils pour avoir une excuse pour le livrer aux États-Unis, où il fera l’objet d’un simulacre de procès. Au cours des huit dernières années, il n’a pas eu accès à un processus juridique approprié. A chaque étape, c’est l’injustice qui a prévalu, avec un énorme déni de justice. Il n’y a aucune raison de penser qu’il en sera autrement à l’avenir. Le grand jury américain qui produit le mandat d’extradition se tient en secret, a quatre procureurs mais pas de défense ni de juge. Le traité d’extradition entre le Royaume-Uni et les États-Unis permet au Royaume-Uni d’extrader Julian vers les États-Unis sans qu’il y ait de preuve prima facie. Une fois aux États-Unis, la National Defense Authorization Act permet la détention illimitée sans procès. Julian risque d’être emprisonné à Guantánamo Bay et torturé, d’être condamné à 45 ans de prison de haute sécurité, ou la peine de mort. Mon fils est en danger critique à cause d’une persécution brutale et politique par les tyrans au pouvoir dont il a courageusement dénoncé les crimes et la corruption quand il était rédacteur en chef de WikiLeaks. Les entités corrompues qui, au gouvernement, parlent d’intimidation, de fausses nouvelles et de droits humains sont les mêmes brutes qui poussent mon fils à la mort. Il semblerait que le journalisme courageux, honnête et primé à plusieurs reprises soit devenu une activité dangereuse. Les voies légales ont été subverties, et il est donc peu probable qu’elles puissent le sauver. Parce qu’il s’agit d’une persécution politique transnationale par une superpuissance sauvage en collusion avec ses alliés, sauver Julian nécessite l’indignation des peuples du monde. Je vous demande de faire du bruit, beaucoup de bruit, et de continuer à en faire jusqu’à ce que mon fils soit libéré. Nous devons protester contre cette brutalité assourdissante. J’en appelle à tous les journalistes pour qu’ils se dressent, parce qu’il est votre collègue – et parce que vous serez les prochains. J’en appelle à tous les politiciens qui disent qu’ils sont entrés au Parlement pour servir le peuple, pour qu’ils se dressent maintenant. J’en appelle à tous les activistes qui soutiennent les droits de l’homme, les réfugiés, l’environnement, et qui sont contre la guerre, à se dresser maintenant parce que WikiLeaks a servi les causes que vous défendez, et Julian souffre maintenant pour cela, à vos côtés. J’en appelle à tous les citoyens attachés à la liberté, à la démocratie et à la justice, à mettre de côté leurs divergences politiques et à s’unir et à se mobiliser maintenant. La plupart d’entre nous n’ont pas le courage des lanceurs d’alerte, ni des journalistes comme Julian Assange qui les publient, afin que nous soyons informés et avertis des abus de pouvoir. Mais nous pouvons nous mobiliser en masse et les protéger. Tout au long de l’histoire, lorsque les abus de pouvoir sont devenus insupportables pour le peuple, celui-ci s’est uni et s’est levé pour les faire cesser. Le moment est venu de dire « ça suffit ! Nous, les gens, ne resterons pas les bras croisés et ne regarderons pas mourir ce courageux journaliste. Traduction « gorge nouée et rage au ventre. Où sont les médias « alternatifs » ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.http://

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  • Les projets d’Horace et la « loi de l’humiliation universelle » des Algériens ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/10/les-projets-dhorace-et-la-loi-de-lhumiliation-universelle-de
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    Les mêmes députes applaudissent Ouyahia comme ils ont applaudi Tebboune ! Drôle de démocratie. C’est la démocratie populaire ! Les limites entre la vérité et le mensonge sont flexibles. Le mensonge ne trouve plus de résistance qui peut l’arrêter. Il avance et gagne du terrain dans le champ de bataille pour arriver au pouvoir. Nous devons dire l’amère vérité au peuple : Ouyahia n’est pas un Kaczynski mais peut-être un courtisant des Kaczynski. Sidi Saïd n’est pas Lech Walesa car il n’a jamais travaillé. Ali n’est pas le petit-fils de Cheikh Al Haddad mais son homonyme.

    Je commence mon texte par une illustration qui résume notre quotidien : Madame Houda est en retard pour aller à un rendez-vous avec Zizou le secrétaire général d’un ministère. Elle presse, met ses enfants dans la voiture et démarre. En route, elle ne se souvient plus si elle a fermé la porte de son appartement. Elle retourne pour vérifier et repart. Le voyant de l’essence du tableau de bord tourne au rouge. Elle passe faire le plein, la pompe 24/24 est en panne et il y a un accident sur le trajet. Madame Houda profite du bouchon pour vérifier si elle a assez de dinars pour payer l’essence. Elle ne trouve pas son porte-monnaie. Elle contacte monsieur Didou le boucher, son ex-mari, pour l’aider à trouver une solution. Didou ne répond pas à son appel téléphonique. Il est politiquement occupé. Il révise la loi pour vérifier si son étude économique concernant l’importation de viande est conforme. Il prépare son rapport pour expliquer aux bouchers l’idée de sa découverte. D’après son raisonnement, si cette idée s’applique convenablement, elle empêchera le couteau des bouchers de toucher à l’os. Madame Houda est coincée. Elle a tout raté. Le rendez-vous de sa vie s’évapore et ses rêves se dissipent et s’envolent. Pour oublier ce cauchemar, elle rentre chez elle à pied et regarde en compagnie de ses enfants Didou le petit lapin héros de la série d’albums illustrés par Yves Got.

    Cette histoire suit la loi de Murphy. Elle est connue sous de nom de « loi de l’humiliation universelle ». Sous l’administration d’Ouyahia les Algériens vivront sous cette loi.

    A l’université, la couleur de toge définit le grade des professeurs. Dalton était professeur d’université. A l’âge de 28 ans, il découvre qu’il n’a pas la même vision que le reste de la population. Ce serait sa difficulté à choisir une toge correspondant à son rang dans les cérémonies universitaires qui lui aurait permis de prendre conscience de son déficit dans la perception des couleurs. Monsieur Ouyahia porte une toge de croyance RND, si croyance existe chez lui. Il est chef de cabinet de Bouteflika, qui est FLN de conviction, et Premier ministre. Trop de robes sur son corps. Quand il parle aux Algériens, il est politiquement daltonien et vit dans la confusion des couleurs. Il ignore la couleur de robe qu’il porte. C’est cette situation qui rend son discours maelström. Le maelström verbal le rend indésirable. Le terme maelström vient du norvégien. Il désigne un courant marin tourbillonnant généré par les marées. Ce courant fougueux entraîne irrésistiblement les choses sur son passage. Peut-être après cette expérience Ouyahia va laisser la place aux gens compétents. Que Dieu protège l’Algérie de ce courant.

    Je continue, le projet d’Ouyahia me rappelle le film français « Un papa pour les Dalton », réalisé par Philippe Haïm, sorti en 2004. Ce film est une adaptation de la bande dessinée Lucky Luke, qui se concentre sur les personnages des frères Dalton. Les quatre frères Dalton sont des bandits les plus foireux du Far West. Ils n’ont pas de chance. Leur mère, Ma Dalton les menace de ne pas les laisser revenir chez elle, s’ils ne se décident pas à attaquer une banque ou imprimer des faux dollars ! Quand les Dalton, décident de dévaliser une banque pour faire plaisir à leur mère, leurs ennuis ne font que commencer. Après une évasion de prison, les quatre frères traversent la frontière mexicaine en quête d’un sombrero magique qui leur permettra d’arriver à leurs fins. Mais le parcours est semé d’embûches et Lucky Luke est à leur poursuite. Lucky Luke est le cow-boy solitaire le plus célèbre du Far West.

    Ma Dalton, dépassant la soixantaine, tombe amoureuse d’un certain Horace, un sacré menteur et trafiqueur qui la dépasse de vingt ans. En fréquentant Horace, le vieux loup, Ma Dalton découvre que ses yeux n’étaient pas noirs mais bleus. Après cette découverte un peu trop tard, elle décidât de se marier à Horace. Horace devient alors son septième mari. Ma Dalton est bien introduite dans le système. Elle supplie le Garde des Sceaux, patron du parquet pour que ses fils assistent à ses fiançailles.

    Lucky Luke escorte les quatre terribles bandits aux fiançailles de leur maman chérie ! Joe, le petit des Dalton, est dans une colère noire. Il refuse Horace comme nouveau papa. Il a juré de le tuer. Lucky Luke aussi à des doutes, il se pose la même question : Horace est-il vraiment amoureux de Ma Dalton ? Lucky Luke sait qu’Horace mentait à Ma Dalton et Ma Dalton a cru à ses mensonges. Il sait aussi que les projets mensongers d’Horace ont stimulé la volonté du business chez Ma Dalton. Ma Dalton est une vieille fauchée. Le seul moyen pour réaliser les projets d’Horace sur l’ile du diable est d’encourager ses fils à dérober une banque ou à falsifier des dollars. Quand on est fauché on ne réfléchit pas aux conséquences de nos actes. J’ai peur de dire que la situation financière actuelle ressemble à la situation financière de la famille de Ma Dalton.

    Je continue. Lech veut dire pourquoi dans le dialecte des Algériens de l’est. L’Algérien dit lech quand il voit son droit bafouillé. En politique, les Lech sont rares. Par contre, les lèche-bottes, il y en a plein et ils sont faciles à recruter ! Pour éviter la confusion, je définis les mots. Un lèche-bottes est une personne rampante. Elle utilise la flatterie pour se mettre dans les bonnes grâces de ses supérieurs, de personnes détenant du pouvoir ou représentant l’autorité. Par contre, Lech est un prénom polonais. Ce prénom est symbole de la Pologne moderne et conservatrice.

    Je m’explique. Lech Kaczynski et Jaroslaw Kaczynski sont des jumeaux. L’un était président ; l’autre, Premier ministre. Ils se partageaient le pouvoir comme dans un miroir. Le grain de beauté sur la joue de Lech fait la différence. Les Kaczynski avaient un rêve : une IVe République nettoyée de la corruption et de l’héritage communiste, berceau de l’homme nouveau et conservateur. La mort de Lech dans un crash a mis fin à leur rêve.

    Un autre Lech mérite une citation. C’est Lech Walesa. Qui est Lech Walesa ? Pour comprendre la vie de ce syndicaliste et le sacrifice de ce grand homme, je recommande aux lecteurs de voir le film d’Andrzej Wajda sur Lech Walesa « L’Homme du peuple ». Le film narre l’histoire de Lech Walesa, célèbre électricien syndicaliste avant son élection comme chef de l’État en Pologne. Daniel Vernet résume bien la vie de cet homme « Sans Lech Walesa, sans le soulèvement des ouvriers des chantiers navals de Gdansk, sans leur entente étroite et inédite avec les intellectuels dissidents de Varsovie et de Cracovie, le mur de Berlin ne serait sûrement pas tombé et avec lui le bloc soviétique ».

    Nous devons dire l’amère vérité au peuple : Ouyahia n’est pas un Kaczynski mais peut-être un courtisant des Kaczynski. Sidi Saïd n’est pas Lech Walesa car il n’a jamais travaillé. Ali n’est pas le petit-fils de Cheikh Al Haddad mais son homonyme.

    La confusion chez nous est quotidienne. Le brouillard politique est épais. La vérité sur notre futur politique est difficile à prédire. Les déclarations de certains experts font peur. Tebboune nous a rassurés qu’il est venu exécuter le programme du Président Bouteflika. Pour Tebboune l’Algérie allait très bien et son économie n’est pas alarmante. En juin dernier, il prononce un discours devant nos députés : »La situation économique de l’Algérie n’est pas aussi critique et les voyants ne sont pas au rouge, et ce, malgré le recul des ressources financières du pays de plus de 50% depuis 2014 engendré par la chute des prix du pétrole. Il ajoute, la crise est plus morale que financière ». Nos députés ont fortement applaudi et ont adopté son programme. Abdelmadjid Tebboune a rassuré l’opinion publique quant à la bonne santé financière de l’Algérie. Les Algériens étaient soulagés. Nos députés ont applaudi et ont voté haut les mains pour dire oui au programme de Tebboune.

    Trois mois après, Ouyahia, au même titre que Tebboune, tire la sonnette d’alarme et dit : « Si l’insistance sur le recours au produit national trouvait, par le passé, une explication dans la volonté de promouvoir la création d’un système de production de biens et de services, la question porte aujourd’hui sur la protection de la souveraineté économique et financière du pays ». Les mêmes députes applaudissent Ouyahia comme ils ont applaudi Tebboune ! Drôle de démocratie. C’est la démocratie populaire !

    Les limites entre la vérité et le mensonge sont flexibles. Le mensonge ne trouve plus de résistance qui peut l’arrêter. Il avance et gagne du terrain dans le champ de bataille pour arriver au pouvoir.

    Je conclue par une parole de Gandhi : Les sept fautes sociales de l’humanité sont la politique sans principes, la richesse sans travail, le plaisir sans conscience, la connaissance sans volonté, les affaires sans morale, la science sans humanisme, et la religion sans sacrifice…. L’Algérie est très chère. Il ne faut pas la laisser entre les mains des sans principes, sans morale et sans conscience….

    Dr. Omar Chaalal

     » » http://www.lematindz.net/news/25455-les-projets-dhorace-et-la-loi-de-l
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  • Chroniques du temps qui passe. CKNews : Le burnous de Bibite illusionne Héraclius ! – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/11/10/chroniques-du-temps-qui-passe-cknews-le-burnous-de-bibite-il
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    les miaules et les aboiements se mélangent. Les règles qui gouvernent le village comme ses habitants sont entourés d’obscurité. Tout le monde calcule et spécule. Personne ne connait la vérité tant que le burnous de Bibite illusionne Héraclius au Château de Kafka.

    Je commence par justifier le titre de ce texte. En général le pouvoir habite un château. Le château, « Kasr » en arabe, est le symbole de puissance et de grandeur. Le rôle du château était de protéger le territoire. Dans certains pays les châteaux sont transformés en musés ou cabarets. Le château de Kafka est une œuvre littéraire. Plusieurs lectures ont été données de ce roman. Certaines voient dans le Château une métaphore de l’État et de son l’administration abusante. Le labyrinthe bureaucratique du château représente la confusion mentale au sein du l’Etat. Kafka nous montre dans le Château l’absurdité du monde et met en exergue la puissance et l’arbitraire de l’autorité d’une administration aux subdivisions infinies, complexe et compliquées. Quant au village où se trouve le château, il est inaccessible et plein de contradictions.

    Ibn Khaldoun a fait du burnous le symbole de l’identité maghrébine. Se vêtir d’un burnous est tout un art. Son possesseur doit savoir le porter et le respecter. Le burnous est synonyme de sagesse, d’autorité et de modération. L’Emir Abdelkader, Cheikh Al Hadad, Cheikh Bouaamama et Boumediene ont porté cet habit. Dans certaines régions d’Algérie on consacre une journée au cheval et une journée au burnous. A Tiaret on organise le salon du cheval. A Bouzeguene dans willaya de Tizi Ouzou les habitants organisent la fête du burnous. En 2015, j’ai assisté à cette fête. La fête avait pour slogan Dignité et bravoure !

    Hélas ! Le cheval et le burnous sont devenus des outils sans valeurs aux mains de clowns durant les compagnes folkloriques politiques ! Dans la zaouïa de Bibite les larbins et les escrocs portent un burnous et jouent les jeux de si El Hadj !

    Pour Héraclius, je reviens à l’histoire. L’historien américain Warren Treadgold le décrit comme « une imposante mais tragique figure, qui a survécu à sa réputation et à ses succès ». Héraclius était contemporain du prophète sidi Mohamed (paix soit sur lui). Le prophète lui a envoyé une lettre lui demandant d’embrasser l’Islam. Héraclius répondit par des présents. Héraclius prit le pouvoir à Constantinople le 3 octobre 610 dans une période très critique de l’Empire romain d’Orient. On le nomme le sauveur de Byzance. L’empereur, âgé de 65 ans, sombre dans la maladie et la dépression. Héraclius, réduit à l’inaction, presque à l’immobilité, par la superstition et le découragement, devint hydropique. Il finit par ne plus se mouvoir. Tel est le principal symptôme de ce mal désespérant qui fait assister ceux qui en sont atteints à un dépérissement graduel de leur âme et de leur corps. Apres cette introduction je reviens à nos moutons.

    Durant l’empire Ottoman, Bibite était le chef de cabinet du Vali. Le courrier destiné au Vali passe par son bureau. C’est lui qui accepte ou refuse les poèmes de glorifications et éloges du Vali. Au déclin de l’empire, les Beys, Deys, les Pachas et les Khoudja flattaient le Vali pour s’éterniser à leur poste politique. Le meilleur flatteur est présenté au Vali comme le citoyen exemplaire. Il est récompensé, décoré et devient intouchable. L’expression algérienne « h’kiha el Bibite » vient de cette histoire. Enfin KCN est l’abréviation de Château Kafka News

    Il est très malheureux de dire que nous vivons une stérilité intellectuelle. L’école a mis au monde des cerveaux inertes. Ces têtes de gourdes ronronnent dans les cités universitaires. Elles sont incapables de relever le défi technologique. A défaut d’innovation, nous sommes fiers de singer Mugabe. Mugabe fut nommé en 2016 roi de la planche à billets. Mugabe n’est plus. L’héritier de ce roi est de chez nous.

    En Algérie, les circonstances et l’opportunisme délimitent les idées. L’opportunisme veut qu’une zaouïa accepte la corruption de Sonatrach et l’appelle présents ou hommages. La zaouïa d’Amar parle du futur président de la république qui mijote dans la tête de Jamal. Sidi Amar Zdeqdaqdaq donne à Jamal le surnom de « père de la stratégie ». Sa baraka fait de ce dernier un Scipion l’africain, Alexandre le grand, Napoléon ou Hannibal Barca. Les circonstances veulent que la zaouïa de Naceur, le sorcier du système, nomme si Bibite par un h’rzz. Les mêmes circonstances habilitent Cheikh Bibite et lui donnent carte blanche. Il a l’autorité absolue de taxer de rebelle tout algérien qui pense au changement. Enfin une seule zaouïa, la zaouïa de Sidi Trichomey, compare Abdelaziz à Héraclius qui fut trahis par ses propres hommes. Chaque Roméo loue sa Juliette selon les circonstances ! Dans cette saloperie ou folklore religieux, la République se dilue et perd son statut.

    Aujourd’hui, les algériens ont le sentiment que le discours politique n’a plus de sens, que les mots sont déconnectés des vraies convictions des hommes politiques. Les mots qui sortent des bouches des chefs de partis ne sont plus représentatifs du parti. Le nouveau discours du FLN n’est plus valable. Il ressemble au discours RND. Le jargon politique flatteur composé d’une suite de mots “liberté”, “laïcité”, “république”, “programme du président”, “zaouïa”, “stabilité”, “sécurité”, “terrorisme”, “printemps arabe” est employé par tous. Ces mots ont un sens très différent selon la manière dont ils sont usés. Le peuple a perdu ses repères.

    Cette confusion me permet de continuer mon texte à la manière de Walter Benjamin. Chez Kafka, comme chez Bibite, la vérité est enregistrée dans des dossiers, mais ces dossiers sont tenus secrets. Les élus sont réduits à des khodja chez Bilite et la vérité n’a aucune importance chez eux. Leur seul souci est de chercher à savoir à quoi ils ressemblent quand ils touchent la main à Bibite sous les feux d’un camera répugnant. Nous vivons la sous-culture du paraitre qui nous détruit. Nos khoudja n’ont jamais su comment utiliser un miroir avant de s’adresser au Peuple. Le miroir reflète leur laideur.

    Chez nous, le miroir du système khoudja repose sur deux axiomes. L’axiome du chat et l’axiome du chien. Les militants du FLN aiment les chats qui aboient. Les militants du RND aiment les chiens qui miaulent. Pour maintenir un équilibre inversé du miroir sur ces deux axiomes le système a besoin de deux outils. Un idiot khoudja utile et une andouille khoudja indispensable. Ces deux outils permettent au système khoudja d’exister et continuer d’exister. En plus clair, les idiots utiles sont ceux qui militent pour la croissance d’un système dont eux-mêmes seraient les premières victimes. Les andouilles indispensables sont les gens qui acceptent un discours absurde qui les insulte dans le système dont ils font partie. Le peuple joue le jeu. Il accepte tous les chats et tous les chiens sans entendre leurs voix. Le peuple sait qu’une fois rejetés et humiliés par le système, ces animaux se retirent et gardent le silence. Ils attendent…espérant être réfléchis dans un nouveau miroir. Le miroir des khoudja est l’inverseur de la vérité. Comme dans Don Quichotte, le Chevalier des Miroirs est l’ennemi mortel de l’Hidalgo dont il renie l’inspiration. Je laisse aux lecteurs d’imaginer la suite.

    Dans cette situation, le peuple est obligé de faire des choses anormales parce que les khoudja responsables lui font subir des choses qui ne sont pas admissibles. Ce gâchis politique est une honte et le silence approbateur qui l’entoure tout autant. Nous sommes en 2017 et le temps de la rigolade politique dure. Je rappelle aux gens qui font semblant de nous gouverner que l’orgueil démesuré dans le pouvoir n’est plus accepté dans le temps moderne.

    Dans l’obscurité diplomatique et la turbulence économique le peuple est coincé à bord d’un appareil algérien érodé par la corruption, les mensonges, les discordes politiques et les retards. Dans ce voyage improvisé nos cœurs sont serrés à l’étau. Le co-pilote a perdu le sens des réalités. Conquis par l’obsession de sa propre image et son abus de pouvoir, il nous annonce que le couteau a touché l’os. Il continue dans son absurdité et nous message la direction de l’enfer qui nous attend. La démagogie cache son nez et l’arrogance jaillit de son regard. Atteint par la maladie du pouvoir, il ne contrôle plus ses paroles. Sans robe rouge de procureur et sans scrupule il se substitue à la justice. Acquitte et innocente les escrocs. Comme Bibite, il contrôle les médias et oriente son influence vers des crieurs publics vendus qui conduisent les débats politiques obscurantistes. Si Jamel miaule pour dire oui aux chats qui aboient. Il profite des billets singes de si Ahmed pour payer les cinq milles dinars à ses fidèles électeurs.

    Devine, si tu peux ; et choisis, si tu l’oses disait Corneille. Cette situation confuse me permet de dire que Le FLN de 2017 n’est plus le FLN de ma mère. Ma mère a vécu un siècle. Elle a toujours voté FLN. Elle a toujours chanté « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ». Dieu merci ! Elle n’est plus en vie pour entendre les chats qui aboient et les chiens qui miaulent dans une nuit de détresse. Une nuit où la honte ne dérange plus personne. Dans une nuit où la colère du lait plastifié qui ronge les pères de famille n’a plus d’échos.

    Dans cette lutte de clans, la confusion a permis au discours de rani zaafane de traversé le monde en quelques minutes. Quatre millions de personnes ont écouté ce discours en trois jours. Plus de dix stations de télévisions ont diffusé ce discours. Je tire chapeau à ce jeune qui sait faire la distinction entre un rat et un écureuil. Il est l’homme de base d’une jeunesse qui combat pour notre dignité.

    Il ne faut pas rester au verbe avec des bras croisés ! Les ratés de la révolution ont écroué notre histoire. Unissons-nous et sortons notre histoire des clapiers coloniaux. Dégageons les chaînes qui serrent nos cerveaux et étranglent nos voix. Détruisons le mur de la honte qui entoure la République. Les aveugles nous guident vers un futur flou. Ils n’ont rien à nous apprendre dans leur politique indigeste. Leurs esprits sont bloqués et leur volonté n’a plus de valeur. Leurs mensonges ne nous mènent nulle part et leur empire imaginaire est identique au château de Kafka.

    En conclusion : les miaules et les aboiements se mélangent. Les règles qui gouvernent le village comme ses habitants sont entourés d’obscurité. Tout le monde calcule et spécule. Personne ne connait la vérité tant que le burnous de Bibite illusionne Héraclius au Château de Kafka.

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  • Quand un colonialisme en cache un autre – Salimsellami’s Blog
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    Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste. Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?

    La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. ’Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers !’.

    Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : ’C’est la vie !’, lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un Etat souverain ? C’est ’la vie’ selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.

    Abreuvés d’un discours qui leur dit que leur pays est toujours du bon côté, les Français semblent à des années-lumière du chaos que contribuent à bâtir leurs propres dirigeants. Les problèmes du monde ne les affectent que lorsque des hordes de miséreux se pressent aux portes, et ils sont nombreux à accorder leurs suffrages – comme beaucoup d’Européens – à ceux qui prétendent leur épargner cette invasion. Bien entendu, cette défense d’un ’chez soi’ devrait logiquement s’accompagner du refus de l’ingérence chez les autres : que vaudrait un patriotisme qui autoriserait le fort à s’ingérer dans les affaires du faible ? Or l’expérience montre que ces ’patriotes’ sont rarement à la pointe du combat pour l’indépendance nationale en dehors du monde prétendument civilisé. Quels partis de droite européens, par exemple, soutiennent le droit des Palestiniens à l’autodétermination nationale ? Manifestement, ils ne se précipitent pas pour honorer leurs propres principes.

    Mais ce n’est pas tout. On peut même se demander si ces prétendus patriotes le sont vraiment pour eux-mêmes : combien d’entre eux, en effet, sont-ils favorables à la sortie de leur propre pays de l’OTAN, cette machine à embrigader les nations européennes ? Comme pour la question précédente, la réponse est claire : aucun. Ces ’nationalistes’ font le procès de l’Union européenne pour sa politique migratoire, mais c’est le seul morceau de leur répertoire patriotique, véritable disque rayé aux accents monocordes. Ils gonflent les muscles face aux migrants, mais ils sont beaucoup moins virils face aux USA, aux banques et aux multinationales. S’ils prenaient leur souveraineté au sérieux, ils s’interrogeraient sur leur appartenance au ’camp occidental’ et au ’monde libre’. Mais c’est sans doute beaucoup leur demander.

    Dans cette incohérence généralisée, la France est un véritable cas d’école. Une certaine droite – ou extrême-droite, comme on voudra – y critique volontiers les interventions à l’étranger, mais de manière sélective. Le Rassemblement national, par exemple, dénonce l’ingérence française en Syrie, mais il approuve la répression israélienne contre les Palestiniens. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes serait-il à géométrie variable ? En fait, ce parti fait exactement l’inverse de ce que fait une prétendue gauche, qui soutient les Palestiniens – en paroles – et approuve l’intervention occidentale contre Damas, trouvant même qu’on n’en fait pas assez et qu’il faudrait bombarder ce pays plus sévèrement. Le drame, c’est que ces deux incohérences jumelles – et en miroir – aveuglent le peuple français. On mesure cet aveuglement au résultat, lorsqu’on voit des gauchistes souhaiter le renversement d’un Etat laïc par des mercenaires de la CIA (au nom de la démocratie et des droits de l’homme), et des nationalistes soutenir l’occupation et la répression sionistes en Palestine (au nom de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical).

    Il est vrai que ce chassé-croisé entre pseudo-patriotes et pseudo-progressistes a aussi une dimension historique. Il charrie à sa façon l’héritage empoisonné des temps coloniaux. Ainsi la droite nationaliste critique le néocolonialisme occidental en Syrie, mais elle trouve insupportable qu’on évoque les crimes coloniaux commis par la France dans le passé en Indochine, en Algérie ou à Madagascar. On suppose que ce n’est pas volontaire, mais la gauche universaliste contemporaine – au nom des droits de l’homme – fait exactement l’inverse : elle fait le procès du vieux colonialisme façon « Algérie française » mais elle approuve l’intervention néocoloniale en Syrie contre un Etat souverain qui a arraché son indépendance à l’occupant français en 1946. Bref, la droite aime follement le colonialisme au passé, la gauche l’aime passionnément au présent. La boucle est bouclée, et en définitive tout le monde est d’accord. Principale victime : la lucidité collective.

    La France est l’un des rares pays où un colonialisme en cache un autre, le vieux, celui qui plonge ses racines dans l’idéologie pseudo-civilisatrice de l’homme blanc, se trouvant comme régénéré par le sang neuf du bellicisme droit-de-l’hommiste. Ce néocolonialisme, à son tour, est un peu comme l’ancien colonialisme ’mis à la portée des caniches’, pour paraphraser Céline. Il veut nous faire pleurer avant de lancer les missiles. En tout cas, la connivence implicite entre les colonialistes de tous poils – les vieux et les jeunes, les archéo et les néo – est l’une des raisons de l’errance française sur la scène internationale depuis qu’elle a rompu avec une double tradition, gaulliste et communiste, qui lui a souvent permis – non sans errements – de balayer devant sa porte : la première par conviction anticolonialiste, la seconde par intelligence politique. Un jour viendra sans doute où on dira, pour faire la synthèse, que si la France a semé le chaos en Libye, en Syrie et au Yémen, au fond, c’était pour « partager sa culture », comme l’a affirmé François Fillon à propos de la colonisation française des siècles passés. Au pays des droits de l’homme, tout est possible, et même prendre des vessies pour des lanternes.

    Bruno GUIGUE

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  • Assassinat de Khashoggi : Le pire est à venir (RT) – Salimsellami’s Blog
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    Assassinat de Khashoggi : Le pire est à venir (RT)
    octobre 28, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    La nouvelle* que des « parties défigurées du visage et du corps » de Khashoggi auraient été retrouvées dans le jardin du consulat saoudien à Istanbul, sonne la fin de la récréation pour les collaborateurs occidentaux de la dictature tyrannique arabe.

    Après Khashoggi lui-même, le principal perdant du meurtre le plus répugnant d’Istanbul est le président américain Donald Trump – comme je l’avais prédit ici il y a des semaines. Sa déclaration selon laquelle la couverture saoudienne était « crédible » a suscité les moqueries du reste du monde par son côté « Lady MacBeth », et l’a ridiculisé. Le comportement de son propre « prince héritier » – son gendre Jared Kushner – a été plus vénal que digne d’un opéra-comique.

    Comme je l’avais prédit, bien que la famille Clinton ait largement profité des largesses saoudiennes, les démocrates et leurs vastes soutiens médiatiques ont fait de l’assassinat de Khashoggi leur nouveau casus belli, en lieu et place du « Russiagate » en perte de vitesse (en fait les mêmes personnes qui, ces deux dernières années, ont inondé les ondes américaines de haine russophobe ont levé les mains au ciel, horrifiés, quand Trump – le pantin de Poutine, rappelez-vous – a annoncé une course aux armes nucléaires contre la Russie).

    D’Uber à Facebook, de JP Morgan à Virgin, des dizaines de sociétés et personnalités ont renoncé à aller au « Davos du désert » et le royaume « est en crise » comme vient de le reconnaître publiquement le ministre saoudien de l’énergie.

    Tout cela va de soi et on peut facilement prédire la fin du règne aussi court que brutal et meurtrier du Caligula saoudien qui a tué des milliers de personnes au Yémen, en Syrie, et même en Arabie saoudite.

    En Occident, c’est comme si on allumait tout à coup la lumière et qu’on voyait les cafards s’enfuir à toutes vitesses. Nulle part ce spectacle n’est aussi abject qu’au Royaume-Uni.

    Dans les années 1980, j’ai été envoyé en mission parlementaire en Arabie saoudite, sous la direction de Sir Francis Pym, qui a ensuite reçu le titre de Lord, un grand Tory qui fût ministre des Affaires étrangères de Grande-Bretagne, avant que cette fonction ne se dégrade du fait de la médiocrité et du manque évident de classe de ses occupants. Il y avait des tensions entre les Britanniques et les Saoudiens qui menaçaient de perturber le contrat d’armes extrêmement lucratif et très crapuleux d’Al Yamamamah.

    « De la pommade, mon cher, de la pommade », voilà notre mission, m’a dit Sir Francis. Nous devons les couvrir de pommade. « Il n’est pas question de s’excuser…. je ne m’excuserai pas « , a-t-il ajouté (je le répète, à l’époque, c’était la grande classe), les enduire d’une bonne couche de pommade, voilà notre feuille de route.

    Nous avons rencontré le roi saoudien de l’époque et la plupart des princes importants ; Sir Francis était un maître dans sa partie. Il ne s’est jamais excusé, mais il leur a mis beaucoup, beaucoup de pommade. Cela a marché, et le sale business de traire les vieux idiots au pouvoir à Riyad a repris.

    Bien sûr, les profits britanniques n’avaient rien de comparables avec le butin des Etats-Unis, et la différence entre les deux n’a fait que croître pendant les trente années suivantes. L’autre différence est que, maintenant, ce ne sont plus seulement les fusils, mais le beurre, la technologie, les médias, les films, les loisirs (qui savait que Disneyland était un parc de jeux saoudien ?) et le tourisme.

    En réalité, des milliers de médias occidentaux et leurs petites mains ont été corrompus par l’or saoudien. Toutes sortes de think-tanks, d’ »instituts », et même le Musée d’histoire naturelle de Grande-Bretagne, recevaient de l’argent de la Maison des Saoud. La malchance a voulu que, la nuit même où la musique s’est arrêtée avec le meurtre d’un chroniqueur du Washington Post et le démembrement de son corps, l’ambassade saoudienne organisait une soirée dans l’une des augustes salles de ce Musée.

    L’ironie du fait que le Royaume Créationniste** choisisse de siroter des cocktails sans alcool dans la maison que Charles Darwin a construite, n’a pas échappée à grand monde. Les journaux et les magazines qui s’étaient engraissés ouvertement et secrètement grâce au sponsoring saoudien, à coup de revenus publicitaires et autres arrangements entre amis sont maintenant choqués ! Choqués ! Comme le chef de la police de Vichy corrompu qui « découvre » qu’il y a des tables de jeux au Rick’s Café de Humphrey Bogart dans le film « Casablanca ».

    Personne n’a retourné sa veste aussi vite que le chef des relations publiques du Prince héritier saoudien en occident, Thomas Friedman du New York Times.

    Lors de son apparition avec Christiane Amanpour de CNN, Friedman a semblé au bord de la dépression nerveuse. Avoir gaspillé des dizaines de milliers de mots pour un criminel comme Mohammed bin Salman ! Il ne faut rien regretter Tom, tu as été bien payé pendant tout le temps que ça a duré !

    Comme Oscar Wilde l’a dit à propos de la scène de lit de mort dans « Little Nell » de Charles Dickens – « il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas rire. »

    Mais le plus dévastateur a été la corruption dans la classe politique elle-même, et on en entendra bientôt parler.

    Lorsque le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn a déposé une motion plus tôt dans l’année pour faire cesser les ventes d’armes britanniques à l’Arabie saoudite en attendant une enquête sur l’utilisation de ces armes dans la guerre sanglante contre le Yémen, la motion aurait très bien pu passer, si plus de 100 députés travaillistes de son propre camp ne s’étaient pas rendus coupables de trahison. Des députés travaillistes gays se sont rangés dans le camp de ceux qui jettent les gays du haut des immeubles. Des députés travaillistes féministes se sont rangés dans le camp de ceux qui ne reconnaissent aucun droit aux femmes. Tous ces démocrates ont soutenu l’absence désertique de liberté et de démocratie. Je n’ai pas compris et je me suis posé des questions sur l’ampleur du soutien saoudien au sein des députés du Parti travailliste. Je pense que tout s’éclairera bientôt.

    Car cette histoire n’a pas fini de faire des vagues.

    Pour l’heure, les « Gardiens des Deux Saintes Mosquées », pour donner aux rois saoudiens leur titre du vendredi***, sont occupés à effacer le visage de Jamal Khashoggi, un homme qui a peut-être légèrement critiqué la politique saoudienne, mais qui a soutenu l’armée de coupeurs de têtes financée par les Saoudiens en Syrie, jusqu’au l’instant même où sa propre tête a été arrachée de ses épaule. Cet homme qui a écrit un éditorial du Washington Post intitulé « Il est temps de diviser la Syrie » a lui-même été divisé en plusieurs parties par les instigateurs de la division avortée de la Syrie.

    Même Shakespeare n’aurait pas pu écrire une pareille histoire.

    George Galloway

    George Galloway a été membre du Parlement britannique pendant presque 30 ans. Il anime des émissions de TV and de radio (y-compris sur RT). Il est cinéaste, écrivain et un orateur renommé.

    Traduction : Dominique Muselet

    Notes :

    Maintenant démentie

    * Le créationnisme est la croyance religieuse selon laquelle une création divine est responsable de la vie et de l’univers, s’opposant généralement au consensus scientifique qui soutient une origine naturelle au moyen de l’évolution du vivant fondé sur la sélection naturelle (Wikipedia).

    * Jour de la prière dans l’Islam

     » » https://www.rt.com/op-ed/442048-khashoggi-uk-west-murder
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  • Génocide au Yémen sous l’égide des États-Unis (Medium) – Salimsellami’s Blog
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    ’Seul Dieu peut sauver nos enfants’, disent les pères et les mères yéménites obligés de regarder leurs enfants mourir, sans rien pouvoir faire d’autre que de les réconforter dans leurs derniers instants et prier Dieu de les épargner. Les pères et les mères prient et consolent pendant que, l’un après l’autre, leurs enfants meurent du choléra, de déshydratation et de faim.

    Où est Dieu ? Il ne peut pas traverser le blocus total imposé par les États-Unis au Yémen pour sauver ses enfants. Une épidémie de choléra n’est pas une catastrophe naturelle, c’est une œuvre humaine. Depuis 2015, l’épidémie de choléra est la conséquence de la guerre biologique contre le Yémen. Les bombes américaines larguées par des pilotes saoudiens ont détruit les systèmes d’eau et d’égouts du Yémen. Les pièces détachées, les produits chimiques et le carburant nécessaires au fonctionnement des stations d’épuration des eaux usées du Yémen sont interdits d’entrée. L’eau potable, le vaccin contre le choléra et même les comprimés individuels de purification de l’eau ne peuvent pas non plus entrer. L’épidémie de choléra qui en a résulté était prévisible.

    Les eaux usées des usines de traitement hors d’usage débordent dans les cours d’eau qui irriguent les terres agricoles, contaminant ainsi les légumes avant leur mise sur le marché. Les eaux usées se déversent dans les villes, les zones résidentielles et les camps de réfugiés. Les mouches pullulent au-dessus des eaux usées et répandent le choléra partout. Le Comité international de la Croix-Rouge, le Croissant-Rouge et Médecins sans frontières, les hôpitaux, les cliniques, les organisations de secours et les défenseurs des droits humains ont été ciblés par des bombardements.

    Les Nations-Unies, contrôlées par les États-Unis, donnent un semblant de légalité au blocus et à l’embargo sur les armes qui cible unilatéralement le Yémen. Cela ne sert à rien de se demander pourquoi l’ONU n’a pas aussi interdit la livraison d’armes à l’Arabie saoudite. On connait la réponse.

    L’ONU se désole de la crise humanitaire et de la pire épidémie de choléra de l’histoire de l’humanité. Mais l’ONU ne fait rien pour arrêter le génocide saoudien conduit par les États-Unis ni la destruction du Yémen, et elle publie des chiffres sciemment faux et sous-évalués sur le nombre de morts civiles.

    L’ancienne ambassadrice des États-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki Haley, s’est mise en colère lorsque l’ONU a osé critiquer timidement les États-Unis, pour avoir déplacé leur ambassade à Jérusalem. Elle a parlé du ’manque de respect’ de l’ONU à l’égard des Etats-Unis et a menacé de représailles financières l’ONU et les pays dont les votes n’étaient pas conformes aux souhaits des Etats-Unis. L’ONU n’est pas un médiateur honnête, car elle est dominée pas les Etats-Unis et elle a peur de les contrarier.

    Le président Donald Trump a réduit le financement des agences humanitaires de l’ONU, il n’a pas essayé d’empêcher Israël d’assassiner des milliers de Palestiniens non armés, il a sorti les États-Unis du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et il se moque de la Cour internationale de justice des Nations-Unies. Le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que les États-Unis prévoyaient de se retirer d’un plus grand nombre de traités qui constituent le fondement du droit international.

    En d’autres termes, Bolton confirme que les États-Unis sont un État voyou ; ils ridiculisent les Nations-Unies. Dès le début de la guerre contre le terrorisme de l’ère Bush, les États-Unis ont fait preuve du plus grand mépris pour les Conventions de Genève. Obama a également violé le droit international coutumier en toute impunité. Obama a assassiné des citoyens américains, bombardé au drone des mariages et des funérailles en Afghanistan, et détruit la Libye. Il a envahi la Syrie dans une guerre d’agression illégale. Obama était un expert en tueries. Il paraît qu’il s’en est même vanté.

    Causer délibérément une épidémie de choléra, revient à mener une guerre biologique. Le Yémen n’est pas le premier pays contre lequel les États-Unis utilisent des armes biologiques et chimiques. Pendant la guerre de Corée des années 1950, les Etats-Unis ont été accusés de manière convaincante de guerre biologique. Pendant la guerre du Vietnam, les États-Unis ont pulvérisé des millions de gallons d’agent Orange, qui ont empoisonné le sol, les rivières et les gens. L’agent Orange, 50 ans plus tard, ’provoque encore des fausses couches, des maladies de peau, des cancers et des malformations congénitales’.

    Les États-Unis ont contaminé la Bosnie, l’Afghanistan et le Moyen-Orient avec de l’uranium dit appauvri. L’uranium appauvri peut causer le cancer, des malformations congénitales et probablement beaucoup d’autres problèmes de santé. Les États-Unis le savent. Les vétérans américains de la guerre en Irak ont reçu un avertissement sanitaire.

    En 1995, Madeleine Albright est interviewée par Lesley Stahl dans l’émission ’60 Minutes’. Cette interviewdevrait avoir la place d’honneur au musée de l’Infamie pour l’éternité. Stahl a demandé à Albright si la mort de plus de 500 000 enfants irakiens causée par les sanctions américaines ’valait la peine’. La réponse d’Albright a été : ’Je pense que c’est un choix très difficile, mais le résultat… nous pensons que le résultat en valait la peine.’ (Albright ne nous a pas dit qui était ce ’nous’.) On sait maintenant que ’nous’ avons délibérément utilisé la guerre biologique pour tuer ces 500 000 enfants irakiens.

    Combien d’autres enfants, Albright, l’administration Bill Clinton et ’nous’ avons-nous tué dans le monde parce que ’nous’ pensions que cela en ’valait la peine’ ? Des centaines de milliers, selon une étude du document partiellement déclassifié de la Defense Intelligence Agency ’IRAQ WATER TREATMMENT VULNERABILITIES’ [souligné dans l’original]. Le document partiellement déclassifié a été découvert en 1998 sur un site Web officiel du Système de santé militaire. En 2001, l’Association pour les élèves victimes de génocide a publié l’étude susmentionnée : Le rôle des ’vulnérabilités du traitement de l’eau en Irak’ dans l’arrêt d’un génocide et la prévention d’autres génocides.

    Pendant la première guerre du Golfe de 1991, les États-Unis ont délibérément pris pour cible toutes les usines de purification de l’eau et tous les travaux d’assainissement en Irak, ce qui constitue en soi un crime de guerre. Le document ’Iraq Water Treatment Vulnerabilities’ (Vulnérabilités du traitement de l’eau en Irak) produit par le ministère américain de la Défense et mis en œuvre en 1991, a continué d’être appliqué sous le Président Bill Clinton. Même après qu’Albright a admis à l’émission ’60 Minutes’ que le régime de sanctions américain avait tué 500 000 enfants irakiens, ’nous’ avons continué l’embargo draconien sur le matériel de purification de l’eau.

    Le ministère de la Défense et le ’nous’ de Madeleine Albright savaient que sans eau potable, les maladies véhiculées par l’eau, comme le choléra, affecteraient et tueraient des centaines de milliers d’Irakiens. Priver une population entière des produits de premières nécessités est un génocide, et c’est une violation des Conventions de Genève. Détruire l’approvisionnement en eau potable pour causer sciemment des épidémies comme le choléra, c’est une guerre biologique.

    Les sanctions économiques et les embargos commerciaux sont une guerre de siège barbare contre des populations civiles. Il n’y a aucun moyen de les blanchir grâce à des éléments de langage comme cibles chirurgicales ou intervention humanitaire. Accordez maintenant une pensée aux millions d’habitants de Cuba, d’Iran, du Venezuela, de la Syrie, de la Birmanie et de la Côte d’Ivoire qui subissent aujourd’hui un embargo américain.

    Le document ’Iraq Water Treatment Vulnerabilities’ révèle l’intention diabolique qui peut présider aux sanctions, même quand elles sont autorisées par l’ONU. C’est pour ces raisons, entre autres, que le Comité international de la Croix-Rouge a souvent exprimé ses inquiétudes sur l’usage de ces sanctions, même quand l’ONU les autorisait. L’ONU n’a pas plus le droit qu’un autre de violer les Conventions de Genève, et l’ONU outrepasse son autorité lorsqu’elle le fait.

    Les Etats-Unis ont également outrepassé l’autorisation de l’ONU en imposant un blocus total au Yémen. Comme on pouvait s’y attendre, des enfants meurent du choléra au Yémen, tout comme en Irak. Des dizaines de milliers de civils sont morts de faim, de maladie et de manque de médicaments. Et vingt millions d’êtres humains meurent en ce moment de faim dans une famine provoquée par les États-Unis et leur mandataire, la coalition dite saoudienne.

    Depuis trois ans, à commencer par l’administration Obama, les États-Unis livrent à l’Arabie saoudite les bombes, les munitions, le carburant. Pire encore, l’armée américaine est au centre du commandement et du contrôle de la guerre au Yémen. D’autres pays qui profitent de la guerre, comme le Royaume-Uni, les pays de l’UE et le Canada, ont aussi les mains couvertes du sang et des excréments infectés par le choléra des enfants yéménites.

    Les forces spéciales américaines, la Seal Team 6 et la CIA effectuent des raids nocturnes et des missions, comme celle qui a tué Nora, une fillette de 8 ans, qu’on voit ci-dessus. C’était une citoyenne américaine qui vivait avec ses grands-parents dans un village yéménite.

    Nora était la fille d’Anwar al-Awlaki, qui fut le premier citoyen américain connu pour avoir été exécuté par les États-Unis hors de toute procédure régulière. Une semaine plus tard, son fils de 16 ans, Abdulrahman al-Awlaki, a été lui aussi assassiné par un drone américain. Barack Obama a commis ces meurtres en 2011.

    C’est également Obama qui a planifié le raid au cours duquel Nora a été tuée sur ordre de Trump, le 29 janvier 2017. Lorsqu’on a demandé au secrétaire de presse d’Obama, Robert Gibb, pourquoi Abdurahman, 16 ans, avait été tué, il a répondu que son crime était qu’il ’aurait dû avoir un père plus responsable’. C’était aussi le ’crime’ de Nora ?

    La guerre contre le Yémen est une guerre sale tout comme celles d’Irak, de Libye et de Syrie. Il s’agit de la destruction d’un pays et du massacre de ses civils, qui constitue un véritable génocide même si ça n’est pas officiellement reconnu comme tel. Le Royaume d’Arabie saoudite et sa soi-disant coalition sont des mandataires américains qui paient les bombes et les larguent. Ce sont les États-Unis qui choisissent les cibles, depuis le centre de commandement et de contrôle.

    Au sol au Yémen se bat une armée de terroristes salafistes parrainés par les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, les moudjahidin, Al-Qaïda, les Frères musulmans et Blackwater (rebaptisés Academi), des mercenaires étasuniens, somaliens et sud-américains. Des terroristes soutenus par l’Arabie saoudite attaquent dans le nord, tandis que les Émirats arabes unis soutiennent des attaques terroristes dans le sud. Des terroristes soutenus par l’Arabie saoudite combattent des terroristes des Émirats arabes unis. L’Arabie saoudite impose un blocus au Qatar, suite à un différend sur le Yémen.

    Le gouvernement de facto du Yémen est la direction du Mouvement Houthi, du nom de son fondateur charismatique Hussein Badreddin al-Houthi. Le Mouvement Houthi est soutenu par les unités militaires du Yémen, les forces de sécurité et une large base du peuple yéménite, dont de nombreux sunnites. Cela ne veut pas dire que les Yéménites sont tous pareils. Ils ne le sont pas, mais lorsque leur intérêt commun est en jeu, ils s’unissent, malgré leurs différences.

    Certains groupes internes s’opposent au mouvement Houthi et collaborent avec les groupes terroristes saoudiens et émiriens, mais il ne s’agit pas d’une guerre sunnites contre chiites. La guerre n’est pas non plus une guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran, comme le monopole médiatique mainstream voudrait le faire croire au public américain.

    Les chiites zaydites, qui représentent environ 42% de la population du Yémen, sont plus proches de l’islam sunnite qu’ils ne le sont de la branche chiite de l’Islam iranien. Le mouvement Houthi, dirigé par Zaidi, ’n’a pas appelé à la restauration de l’imamat au Yémen, et les griefs religieux n’ont pas été un facteur majeur dans la guerre’, selon Al Jazeera. Au contraire, le Mouvement Houthi est surtout de nature économique, politique et régionale.

    Il existe un mouvement séparatiste dans ce qui était autrefois le Yémen du Sud, qui était jusqu’en 1990 un pays communiste distinct : la République démocratique du Yémen. Avant l’unification, le Yémen du Nord était la République arabe du Yémen. Dans la lutte pour le pouvoir qui a suivi l’unification, le Sud a perdu le pouvoir et le contrôle. Les Émirats arabes unis soutiennent un groupe séparatiste du sud, le Conseil de transition du sud, qui s’oppose également à Hadi et à l’Arabie saoudite. Comme nous l’avons dit, les terroristes soutenus par l’Arabie saoudite luttent contre les terroristes soutenus par les Émirats arabes unis.

    Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’ONU tentent de faire passer Abdrabbuh Mansour Hadi pour le ’gouvernement légitime internationalement reconnu du Yémen’. Hadi a été président d’un gouvernement intérimaire du Yémen de 2012 à 2014. Hadi s’est frauduleusement maintenu en place après la fin de son mandat en 2014.

    Hadi a été destitué de force par le Mouvement Houthi et un large soulèvement de la base du peuple yéménite. Hadi a démissionné de son poste et s’est enfui en Arabie saoudite. Les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’ONU utilisent Hadi comme figure de proue pour donner un semblant de légalité à la guerre d’agression illégale menée par les Etats-Unis contre le Yémen.

    Il y a peu ou pas de preuves que l’Iran fournisse au Mouvement Houthi des armes, du matériel ou des combattants. Regardez la carte. Même s’il le voulait, comment l’Iran pourrait-il livrer massivement des armes avec le blocus total imposé par les États-Unis ? L’Iran a déjà beaucoup à faire avec le soutien (juridique) qu’il apporte à son allié syrien. L’Iran doit aussi gérer sa propre crise économique causée par les sanctions économiques illégales des États-Unis, réimposées par l’administration Trump.

    Lorsque les États-Unis ont dû fournir des preuves tangibles de l’implication de l’Iran au Yémen, l’ancienne ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley, n’a pu présenter que des morceaux de missile. L’ONU les a rejetés au motif qu’Haley n’apportait ’aucune preuve quant à l’identité du courtier ou du fournisseur’. L’Iran a nié toute implication au Yémen et rejeté les affirmations des États-Unis comme non fondées, et il a ajouté :

    ’Ces accusations visent également à couvrir les crimes de guerre saoudiens commis au Yémen avec la complicité des Etats-Unis, et à détourner l’attention de la guerre d’agression contre les Yéménites qui s’enlise.’

    Les Yéménites, quelle que soit leur religion, leur région ou leur tribu, sont farouchement nationalistes et ils ne sont à la solde de personne. Ils n’apprécient pas que des envahisseurs étrangers veuillent les dominer. Le Yémen, comme l’Afghanistan, est un cimetière où les empires viennent mourir. Les Britanniques et les Égyptiens l’ont appris dans les années 1960 et maintenant les Saoudiens et les Émirats arabes unis l’apprennent à leurs dépens.

    Les Etats-Unis ressemblent à un empire zombie. Confronté à l’humiliation et à la défaite, ils laminent leurs adversaires depuis le ciel, comme en Irak, Libye et Syrie. Les Etats-Unis n’ont aucune pitié pour la population civile. Les Etats-Unis détruisent les infrastructures civiles, bloquent la nourriture, l’eau et les médicaments. Ils larguent des bombes à fragmentation et du phosphore blanc sur les populations, et ils empoisonnent l’eau, le sol et l’air avec des armes biologiques, chimiques et radioactives.

    Pas plus que l’Irak, la Libye, la Syrie et tant d’autres petits pays que les États-Unis ont qualifiés d’ennemis, le Yémen ne constitue une menace pour la sécurité nationale américaine. Pourquoi les États-Unis détruisent-ils tous ces petits pays et pourquoi les États-Unis détruisent-ils le Yémen ?

    Dans les années 1990, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis ont entrepris de construire un empire pour dominer le monde, et ils n’en ont pas fait mystère. Le projet américain de domination du monde a pris différents noms, comme la Doctrine Wolfowitz, le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), Full Spectrum Dominance, the Indispensable Nation, American Exceptionalism, New World Order et, plus subtilement, le rôle du leadership mondial américain.

    Quel que soit le nom que l’on donne à la domination du monde par les Etats-Unis, c’est toujours la même chose. Les Etats-Unis se considèrent au-dessus du droit international, du comportement moral coutumier et estiment qu’ils sont les seuls à avoir le droit d’agir en fonction de ce qu’ils croient être leur intérêt politique, militaire et financier. Si les États-Unis étaient une personne, ils seraient diagnostiqués comme psychopathe, sans conscience, sans empathie et sans remords ; agressif, narcissique et tueur en série.

    Le Yémen est souvent décrit par les médias grand public comme ’le pays le plus pauvre du Moyen-Orient’, comme s’il n’avait aucune richesse qu’on pourrait vouloir s’approprier. La population du Yémen est pauvre, mais le Yémen a du pétrole, des pipelines, de l’or, des minéraux, de l’agriculture, de la pêche, des entreprises publiques, des biens immobiliers enviables, de l’argent et un grand potentiel touristique du fait de sa géographie.

    Les 30 millions d’habitants du Yémen sont à la fois une source potentielle de main-d’œuvre bon marché et un marché potentiel pour les produits des entreprises mondiales américaines. Le Yémen est stratégiquement situé dans le détroit de Bab-el-Mandeb, par lequel passent 1,4 milliard de barils de pétrole chaque jour. Pendant des millénaires, le Yémen a été un pôle commercial.

    Les Etats-Unis convoitent la richesse du Yémen et sa position stratégique dans le cadre du nouvel ordre mondial néolibéral. La vision américaine du Nouvel Ordre Mondial est un monde dominé par les multinationales américaines, les institutions financières américaines et les riches dynasties familiales américaines.

    La politique étrangère des États-Unis est façonnée par des intérêts particuliers, des monopoles et leurs comités d’action politique (PACS), comme les fabricants d’armes, les multinationales financières, pharmaceutiques et agroalimentaires. Des pays étrangers comme Israël et l’Arabie saoudite ont également des lobbies puissants qui peuvent manipuler la politique étrangère américaine à leur avantage. La politique étrangère américaine n’a pas grand-chose à voir avec les intérêts du citoyen américain moyen.

    Le Yémen est le voisin méridional du Royaume d’Arabie saoudite, et les Saoudiens veulent un gouvernement corrompu, complaisant et docile au Yémen. Le Royaume a élargi sa frontière pour empiéter sur les frontières septentrionales du Yémen, berceau du mouvement Houthi. La dynastie saoudienne craint également l’influence d’un peuple yéménite indépendant sur le peuple opprimé par la dynastie saoudienne. Le Royaume est un baril de poudre, au moindre soulèvement populaire il va exploser.

    L’Arabie saoudite utilise l’islam wahhabite extrémiste comme subterfuge politique pour recruter des djihadistes et des terroristes et pour étendre son influence en Asie occidentale, en Afrique et au-delà. Le terrorisme international est une initiative conjointe des États-Unis, de l’Arabie saoudite et d’autres États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Tous les états du CCG : Arabie saoudite, EAU, Bahreïn, Oman et Koweït sont des monarchies théocratiques. Cela en dit long sur les valeurs américaines en matière de démocratie et de droits humains.

    Les États-Unis convoitent depuis longtemps les richesses du Yémen. Au milieu des années 1980, la famille Bush et ses amis pétroliers texans de Hunt Oil ont investi dans le bassin pétrolifère de Marib Shabwa au Yémen. Bush a obtenu pour Hunt Oil les droits d’exploration future. L’ancien directeur de la CIA, puis vice-président Bush, s’est arrangé en douce pour que Saddam Hussein, le président de l’Irak, finance les investissements de Bush-Hunt au Yémen. Quelques années plus tard, Bush a ’remboursé’ le prêt de Saddam avec l’opération militaire Shock and Awe.

    La guerre qui a débuté en 2015 a pour but de protéger les investissements américains dans les entreprises internationales, le néolibéralisme et le projet de nouvel ordre mondial. Le peuple yéménite a été un farouche opposant du néolibéralisme, et il aime son vieil ordre mondial. Ils se sont rebellés contre les 33 années de règne d’Ali Abdullah Saleh parce qu’il avait vendu le Yémen au néolibéralisme, puis le peuple s’est rebellé contre le gouvernement intérimaire de Hadi qui complotait de vendre au rabais leurs biens publics à l’empire néolibéral.

    Les Etasuniens qui profitent du néolibéralisme n’ont pas apprécié que leur bienfaiteur Hadi ait été renversé par le mouvement Houthi. Et l’Arabie saoudite, qui essaie d’exploiter le Yémen depuis des décennies, n’a pas apprécié non plus. Les vautours des autres pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) encerclent le Yémen dans l’espoir de se repaître aussi de son cadavre.

    Les Etats-Unis fournissent aux pays du CCG le dispositif ’Shock and Awe’ pour tuer la proie, et ils se moquent pas mal de tuer 22 millions de personnes dans le processus de pillage du Yémen. Ce sont les États-Unis qui fournissent les bombes. La coalition des pays du Golfe dirigée par l’Arabie saoudite ne fait que les larguer

    En résumé, il n’y a pas de guerre civile au Yémen. L’Iran est le bouc émissaire d’une guerre d’agression illégale menée par les États-Unis. L’Arabie saoudite et sa coalition d’États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont leur siège à Riyad, en Arabie saoudite. Les États membres du CCG sont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, Oman et les Émirats arabes unis. Ce sont toutes des monarchies. Les Etats-Unis espèrent remporter les plus gros lots au Yémen, et l’Arabie saoudite, les EAU et le Qatar s’affrontent pour les miettes. La vie de 22 millions de Yéménites ne tient qu’à un fil, à cause du blocus américain de nourriture, d’eau et de médicaments. Les États-Unis sont responsables de la pire épidémie de choléra de l’histoire. C’est une guerre biologique et un génocide.

    Jeremy Salt

    Traduction : Dominique Muselet

     » » https://medium.com/@JeremySalt/by-jeremy-salt-20d660618e79
    URL de cet article 33989
    https://www.legrandsoir.info/genocide-au-yemen-sous-l-egide-des-etats-unis-medium.html


  • Mélenchon gardé à vue par Médiapart – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/23/melenchon-garde-a-vue-par-mediapart
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L350xH207/arton33970-311c1.jpg

    Victime d’une embuscade Mélenchon accuse Macron. C’est de bonne guerre. Mais au-delà de ce doigt pointé nous devons nous interroger sur le rôle de journalistes qu’il n’est même pas utile de tirer au sort pour qu’ils acceptent de de faire partie des pelotons d’exécution. Et la justice, qui a cessé d’être aveugle, marche en cisaille avec ce qui ne mérite plus le nom de « presse ».

    Il y a des lunes que, portant le projet sur les fonts baptismaux de Yann Barthès, Edwy Plenel a déclaré : « Avec Tariq nous allons construire une maison commune ». Ce petit nom, « Tariq », recouvre l’immensité de Ramadan, savant islamique vénéré aimant Dieu et tous les seins. Un petit pépin de justice retarde le moment où le divin scientifique va poser ses valises à côté du peigne à moustaches d’Edwy. Faudrait que les choses s’accélèrent. Restent des arbitrages importants, par exemple la façon de garnir la bibliothèque dont on sait qu’elle ne recèlera que des livres saints, Trotski, al-Banna et bien sûr les œuvres complètes de l’émir du Qatar ? Ici la paire ne doit pas faire d’impair. On notera un détail : les chambres à coucher sont privées de tables de nuit. En effet, s’il y a perquisition –une action douce et légale qui menace tous les révolutionnaires-, il ne faudrait pas, somme donnée au hasard, qu’un flic trouve 12 000 euros dans un tiroir. Juste au-dessus du vase de nuit. C’est alors que saisis par l’article d’un journaliste de « Médiatarte » pratiquant la version policière du métier, quelques fonctionnaires du Parquet National Financier (PNF), s’en viendraient semer leur zone dans « la maison commune ». « Ou-la-la ! Ne sont-ce pas là des euros libyens ou de Zanzibar ? Venus des rives du Brahmapoutre où ils ont été blanchis depuis des maravédis. N’ont-ils pas alimenté une campagne électorale ? »

    Ma contine n’est pas très éloignée de l’actualité. Certainement pas plus que certains articles d’un nommé Arfi, un célèbre garçon qui écrit – très mal -, dans « Médiapart ». Une fois de plus, fidèle à la philosophie du maître Plenel, Arfi et ses potes se veulent non pas flics mais policiers, non pas magistrats mais juges. Ce Pulitzer vient de pécher un grand bandit : Jean-Luc Mélenchon. Manquent les menottes. Et puisqu’avec la « Maison commune » nous sommes dans un élan maçon je suggère que les locaux du site web soient agrandis afin d’y ouvrir une annexe du Palais de justice. Si Renzo Piano est trop occupé (à reconstruire le pont de Gênes), Alain Bauer, célèbre maçon et « expert » en criminologie, peut fournir les meilleurs plans. Et ce dispositif permettrait de licencier quelques juges inutiles.

    En effet, il n’est plus guère de dossiers de justice, en tout cas les plus « sensibles », qui ne passent en préalable par la chambre d’accusation de « Médiapart » Un exemple. J’ai sous les yeux une requête que des magistrats du PNF viennent d’adresser aux juges de Londres. En appui à leur demande les magistrats français ne font allusion à aucun procès-verbal, a aucune évidence, à aucun relevés de comptes crapuleux… En revanche ils bétonnent leur supplique par une kyrielle d’articles de « Médiapart » chargés de faire loi. Glissement progressif du plaisir, nos lois pénales laissent la place au Code Napoléon-Trotski.

    « Mediapart », le Pic de la Mirandole du vrai (jamais du « peut-être »), qui -avec élégance et dans le seul souci de vérité- révèle que Sophia Chirikou (la directrice de campagne des « Insoumis »), dort parfois chez Mélenchon, est donc le rouage d’une machine qui va nous sauver : la transparence. Amusez-vous à suivre « le fil » de « Médiapart », et les querelles qu’il suscite. L’exercice est facile. Il suffit d’avoir de bons nerfs et une bouteille de layon, forcément bonne. Vous allez constater que « le monde de Médiapart » est celui de la croyance, une planète à part essentiellement composée de fidèles. Convaincus que tout le monde ment sauf Plenel et qu’heureusement qu’il est là pour être procureur. L’abonné est un catéchumène, l’impatient du narthex qui préfère crever plutôt que de douter du dogme. Que mon vieil ami Edwy ait construit son usine à certitudes, c’est sa liberté. Mais quand la justice vient plonger dans sa boîte à outils pour en tirer argument, il y a danger.

    Ne venez pas me bassiner avec le respect dû au « quatrième pouvoir ». La liberté de la presse est morte et moi-même ne me sens pas très bien. La majorité des journalistes ne sont plus que des employés oints d’un mystérieux chrême qui les fait détenteur de la vérité comme d’autres sont faits moines. Nous vivons sur une planète médiatique endogamique, composée essentiellement de fils « de », mais de toute façon de gosses de riches (tout sondage opéré à l’entrée d’une « école » de journalisme démontre que les origines sociales de ces étudiants crèvent tous les plafonds des catégories sup-sup). Je vous entends objecter que nous avons, Dieu merci, une magnifique brochette d’ « investigateurs ». Prêts à nous sauver, comme Noé et son arche. Parfait. Mais, en tant que vieux mécano, permettez-moi de décrire la mécanique de ces enquêtes du genre nouveau monde.

    Un magistrat a un tuyau, un soupçon, un doute. Mais pas assez de preuves pour agir. Il livre alors « l’information » à un ami « investigateur ». Qui publie la chose sans risque d’être poursuivi en diffamation puisqu’il remplit sa mission, celle d’informer et qu’il est donc réputé « de bonne foi ». Et le magistrat, reprenant au vol la vérité de presse qu’il a initiée, justifie ainsi décision de mettre illico en examen, ou en prison, des hommes ou des femmes qui peuvent aussi être innocents. Imaginons alors qu’un Prix Albert Londres soit décerné à un « investigateur »… à qui le donne-t-on ? Au journaliste ou au juge ?

    En passant dans les rayons d’une librairie je viens de lire la quatrième de couverte du dernier chef d’œuvre de monsieur Arfi, un garçon qui se fait une réputation en ruinant celle des autres. On y annonce que ce pas laid de la découverte : « a aussi dévoilé le scandale du possible financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, qui a valu à Nicolas Sarkozy une récente mise en examen ». Admirez : on affirme le « scandale » …mais on lui accole le bémol du « possible ».On est sûr de ce que l’on écrit… mais pas tant.

    Faudrait savoir mon gars, c’est vrai ou c’est faux ? Tiens je vais faire comme toi, parler de moi. En août 1985, quand ton patron Plenel affirmait que le « Rainbow Warrior » avait été coulé par une escouade de militants RPR basés en Nouvelle Calédonie, j’imprimais : « La DGSE a fait couler le Rainbow Warrior ». Le tout sans l’aide d’un « possible ». Avec ta méthode, en décembre 1894 en pleine instruction conduite par des juges militaires, un « investigateur » (on disait alors un journaliste) aurait pu fièrement publier : « Dans la trahison vers l’Allemagne, je suis celui qui a révélé le rôle de l’espion Dreyfus »… Grand merci Edwy, par ta grâce il existe donc en France une forme de condamnation anticipée, de juridiction « Médiapart ». Un détail pour clore mon Dalloz, avez-vous remarqué que tous ces « scandales » dénoncés le sont dans un moment judiciaire particulier, celui de l’instruction. Ce qui veut dire que le magistrat, violeur de secret, peut être démenti par ses pairs, ceux de l’immédiat, et au bout du compte par le tribunal ! Pas grave puisque « Médiapart » n’assure pas l’après-vente de son département crucifixion.

    Si j’aime tant Edwy c’est qu’il est un homme indispensable, d’un métal rare, si merveilleux et utile qu’il faudrait le mettre sous cloche au muséum : c’est un homme sans passé. Il vous balance le RPR dans l’affaire du Rainbow Warrior, mais ressort de l’histoire comme son grand révélateur. Faites un tour sur Wikipedia, on doit toute la vérité de cette affaire à l’ami de Ramadan. Il a dirigé « Le Monde » avec l’ultra libéral Minc et le franc Colombani… pas grave. Dans les maternelles on apprendra bientôt qu’Edwy est un mixte de l’Affiche Rouge et de Walter Benjamin. La prochaine « Maison de la Presse Libre », le prochain « Comité national de déontologie » sera confié à Edwy. C’est comme ça, Plenel est à la fois planant et amphibie. En incidente je précise, pour être parfaitement clair dans mon intention la plus profonde à propos de Sarkozy : que cette chasse aux sous de sa campagne est une perte de temps, et d’argent (beaucoup). Après les crimes que ce président a provoqués, ou couverts, en particulier en Libye et en Syrie, sa vraie place est à la Cour Pénale Internationale, pas au PNF.

    Je n’ai pas besoin de la carte du mouvement de JLM pour me croire insoumis. C’est une vieille discipline vécue en petite compagnie : un devoir de journaliste. Donc, en rien « militant », je suis indigné après cinquante-cinq années de carte du sort fait à JLM par des êtres que je ne nomme plus « confrères ». La dissolution de l’ORTF a produit un monstre, celui d’une fausse liberté qui se veut sans entraves. Les laisses ont disparu mais l’ordre discret, le « au pied Médor » est toujours actif. Avec en prime, et ça c’est fort, le faux argument de l’indépendance et de la liberté au prétexte que la ficelle ne se voit plus. Alors allons-y, contre Mélenchon c’est à la fois le « dos et le tres de mayo ». Le tir à vue est un devoir pour qui veut garder sa place et sa conscience. Mélenchon : c’est Bachar ! A l’ORTF, un éditorialiste aurait craché sur les Insoumis, mais lui seul. Les autres confrères auraient fait le boulot en fermant leur gueule sans plus avant de se lancer dans la chasse au logeur de Chirikou. Disons qu’il y avait devoir de réserve. Et je ris de voir ces animateurs de télévision, personnages de Labiche qui, parlant des « Insoumis » entendent avoir le sérieux de Prix Nobel.

    Les perquisitions qui mettent JLM en bouillon sont un avatar qui ne m’étonne pas, qui ne m’indigne pas. Quand on est un militant politique honnête, dérangeant et indocile, qui ne se couche pas devant les oligarques, il faut s’entrainer, tôt le matin, au bruit du toc toc à la porte, et savoir que ce n’est pas le laitier. Là je m’étonne que JLM s’étonne. Une perquise ? C’est une Légion d’Honneur. Elle démontre que vous êtes un ennemi, elle vous situe, elle vous définit. Bien sûr que la centaine de policiers, la coordination de l’opération coup de poing a un sens ! Mélenchon ne l’a pas saisi. Elle fait de lui un Zapata et il s’indigne comme Méhaignerie. Y’a méprise. Pourquoi son désir d’intégration au système est tel qu’il crie ? Comme un membre maltraité d’un club auquel il n’appartient pas. JLM faut pas gueuler, tu n’auras jamais ton rond de serviette à l’Assemblée ou dans les médias, c’est-à-dire la même musique. En revanche tu peux avoir le rond et la serviette dans le peuple. Alors, perquisition ? Garde à vue ? Rions ! Souviens-toi qu’en 1994 les mêmes policiers ont refusé d’exécuter une perquisition au domicile des époux Tibéri !

    Cette justice est celle qui, à Bar-le-Duc, a provoqué la pendaison en cellule d’un malheureux libérable. Victime de deux magistrates ayant rédigé un faux jugement le supplicié est resté illégalement en tôle et s’est suicidé. Et ces deux-là n’ont même pas été réprimandées par la CSM, le Conseil Supérieur de la Magistrature. La justice, c’est ça, cher JLM : elle est à Bar-le-Duc. Mais pas dans la salle des colonnes de l’Assemblée où toi et tes amis ne sont que les participants à un épisode du « Loft ».

    Pris ailleurs, par cette Assemblée qui t’est inutile, par la gestion du mouvement, par les discours, tu as trop perdu le fil de la liberté et tu n’as pas été assez vétilleux quand, pris en triangulaire par ses amis, le « Canard enchainé » et le PNF, l’insupportable Fillon a été décapité. Pas vétilleux davantage quand les juges ont mis le feu aux jupes de Marine Le Pen, voire aux talonnettes de Sarkozy, et cette phrase m’est difficile à écrire. Dans les manifs, depuis très longtemps, j’ai toujours été estomaqué d’entendre, hurlé par des types sans doute sincères, « le fascisme ne passera pas ». Je ne vais donc pas vous rejouer cette scène, aujourd’hui d’une outrance ridicule, en citant le pasteur allemand Martin Niemöller. Avant d’être conduit à Dachau il écrivait sous Hitler : « quand les nazis sont venue cherche les communistes, je j’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. » . Et clouons le cercueil de la liberté avec cette phrase du douloureux Kateb Yacine : « Quand l’ignorance devient la norme, la vérité devient un péché ».

    A mon sens, ce que tu n’as pas totalement compris, cher JLM, c’est que la machine, les corps « constitués » nous gouvernent aussi. Macron ou pas, ils sont capables de nous étrangler sans même un ordre suprême. Presse ou justice ? Revenons à Eisenstein : c’est toujours la « Ligne générale » qui tranche. Nous vivons sous un régime « d’état d’urgence », avec des « bavures » qui n’en sont pas. Où un policier sans état d’âme peut se substituer au laitier et s’en aller sortir du lit un responsable politique pour le mettre nu.

    Jacques-Marie BOURGET

    PS. Pour le croire il faut avoir vu, sur Soir 3 le mardi 16 octobre, une journaliste questionner le secrétaire adjoint du syndicat policier Alliance. La délinquante (puisque complice) demandait au flic de réagir aux vidéos du Mélenchon en colère… Savez-vous, à France 3 et dans la police, qu’il s’agit ici d’un acte illégal ? Ce témoin au-dessus de tout soupçon violant à la fois le secret professionnel et le secret de l’instruction. Voilà le journalisme du nouveau monde, c’est la police qui parle.

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  • Paris s’inquiète des livraisons de S-300 à la Syrie mais se tait sur les agressions israéliennes – Salimsellami’s Blog
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    Vendredi, le ministère français des Affaires étrangères s’est exprimé sur les livraisons de systèmes russes de défense antiaérienne à la Syrie pour faire savoir que cela préoccuperait et inquiéterait la France car elles sont susceptibles de maintenir le risque d’une escalade militaire et de repousser les perspectives d’un règlement politique de la crise syrienne. Ce même ministère qui « s’inquiète et se préoccupe » que la Syrie soit pourvue d’un armement à même de lui permettre de se défendre contre les agressions à répétition perpétrées sur son territoire par l’Etat sioniste au mépris du droit international, a systématiquement fait silence sur celles-ci et par là même a donné à comprendre que la France n’a aucune objection à formuler contre ces agressions.

    Il s’est gardé d’en émettre une après que la dernière agression israélienne contre la Syrie ait eu pour conséquence la destruction d’un aéronef russe et la mort de ses quinze occupants. Pour rappel, la France officielle s’est contentée d’exprimer à la Russie sa navrance pour la perte de ses soldats. En se positionnant contre la livraison de systèmes russes de défense antiaérienne à la Syrie, Paris plaide en fait en faveur du maintien du statu quo dans le rapport de force militaire entre la Syrie et Israël qui a permis jusque-là à celui-ci d’entreprendre sans risque ses agressions. Que l’aviation israélienne soit désormais confrontée à celui auquel elle s’exposerait du fait d’une défense antiaérienne syrienne rendue plus efficace par l’acquisition de systèmes russes performants, c’est cela qui préoccupe et inquiète Paris et pas autre chose.

    L’escalade militaire que le ministère français des Affaires étrangères a déclaré craindre n’aurait pas de raison de se produire si au lieu de fermer les yeux sur les agressions israéliennes contre la Syrie qui sont illégales et condamnables au regard du droit international, la France et les autres puissances occidentales avaient agi auprès de l’Etat sioniste pour les lui faire cesser. Il apparaît que pour ces Etats occidentaux Israël a le droit d’entreprendre des frappes « préventives » en Syrie que lui dicterait sa sécurité nationale, mais que ce dernier pays n’a pas celui d’acquérir des moyens de défense lui permettant de s’en prémunir ou d’en faire payer un prix rédhibitoire à l’Etat sioniste.

    La France, quant à elle, et malgré quelques signaux émis de sa part visant à la montrer ouverte à un règlement de la crise syrienne autre que militaire, s’en tient au logiciel qui conditionne sa politique sur ce dossier, toujours invariable sur le fond, qui est qu’elle fera obstacle à tout ce qui contribuerait à renforcer le régime de Bachar El Assad dont elle persiste avec d’incohérents allers-retours dans ses prises de position à rechercher la chute. Pour la France, la livraison à ce régime des S-300 russes est par conséquent plus condamnable de son point de vue que les agressions israéliennes illégales et cela explique sa réaction réprobatrice à l’encontre de la première et son silence sur les secondes dont on peut avancer qu’elles provoquent à chaque fois chez elle une jubilation qu’elle refrène pour des considérations diplomatiques.

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  • Un silence complet qui tue des enfants au Yémen – Salimsellami’s Blog
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    « Quand la guerre commence c’est l’enfer qui s’ouvre »(proverbe).

                                                                                                                                                                                                                           Le Yémen est en guerre, elle est laissée et de coté par ceux qui normalement et moralement devront prendre en charge le coté de la concorde ONG et médias interposés et, dans un autre sens ou l’ONU, cette célèbre gardienne de la paix, elle ne sait pas du tout jouer son véritable rôle ou plutôt celui qui détient la force et le veto l’oblige de ne pas se mêler de tout ce qui se rapporte à la stratégie de l’impérialisme et du sionisme.

    Le Yémen est ravagé par une guerre que l’on lui a imposé pour d’autres fins bien calculés et le chaos destructif cette fois ci faisant partie de cette tactique, cette ruse ou ce nouveau plan machiavélique.

    Cette guerre a déjà fait des milliers de victimes civiles innocentes et, en plus de l’embargo qui le jugule et provoque des calamités certaines. La famine fait des ravages, des enfants meurent de faim et des écoliers sont massacrés et déchiquetés par des missiles étasuniens, français et anglais. Beaucoup d’enfants yéménites ne sont pas scolarisés, les infrastructures de l’éducation, de la santé, du commerce, de l’approvisionnement (ports) sont devenus des cibles à démolir pour mieux forcer à se résigner un peuple innocent.

    Ce nouveau monde ingrat qui ne s’intéresse pas au Yémen, ou plutôt le regarde comme il regarde la Palestine ; les Yéménites sont devenus comme des Ghazaouis, en tant que peuple affamé, meurtris, blessé, déchiré, sans infrastructure de base de vie, ces pauvres yéménites subissent aux yeux du monde une guerre destructive qui ne dit pas son nom et qui anéantit toute vie humaine ; ou les médias et les ONG sont « petrodollarisé » pour ne rien voir.

    Le Yémen est un pays très pauvre. Il est soumis malgré lui à une guerre atroce dans le silence, la population civile sous embargo souffre de carences alimentaires dont les échos sont ignorés par ces fausses ONG qui luttent contre la pauvreté et la misère humaine. Le peu de stocks en produits alimentaires est bombardé par l’aviation de l’armée des Ibn Saoud pour mieux affamer un peuple innocent, mais pas au point de se soumettre.

    Ce conflit que l’ONU devrait solutionner par le dialogue semble acquiescer aux ordres du grand maître de cette planète.

    Le problème étant interne, les Houthis et les partisans de l’ancien président du Yémen combattent l’actuel président déchu Rabbo Mansour Hadi ; les Houthis sont des yéménites et Rabbo Mansor Hadi est soutenu par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par l’Occident sous la férule étasunienne. Cette coalition a déclenché en mars 2015 une agression sauvage sur le Yémen pour empêcher les Houthis de prendre le contrôle du territoire de leur pays, le Yémen. lLArabie Saoudite avait soupçonné une conjuration des Houthis avec l’Iran et le Hizb Allah Libanais. C’est pour cette unique raison que les EU ont soutenu et favorisé la constitution de cette coalition pour mettre fin à l’influence de l’Iran et s’il le faut anéantir tout un pays.

    Le Yémen, actuellement le pays le plus pauvre de la planète, fait face a un conflit meurtrier ; la population du Yémen est prise au piège et en otage par une guerre qui lui a été imposée. Le peuple yéménite est en train de vivre une catastrophe humanitaire dans le silence hypocrite de l’Occident.

    Cette guerre entre certainement dans le cadre de la stratégie impérialiste et sioniste prônée par les EU qui mènent une vision géopolitique chaotique propre à l’impérialisme et au sionisme pour qu’enfin Israël soit le premier gendarme de la région et dont les vassaux resteront de gentils larbins et feront le sale boulot ; le cote logistique technique et conceptuelle ( plan communication, information…) revient au maître.

    Quand on voit la France, les Etats-Unis et l Angleterre signer des très gros contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite, il est certain que l’argent prime sur toute autre considération. Ainsi prospère ce commerce indigne d’un Occident croyant détenir et défendre les valeurs universelles.

    On vend des armes pour tuer des innocents et on oublie la misère et la violence véhiculée par ces armes dans une guerre qui ne finit pas et représente un profit certain pour l’Occident.

    La France, l’Angleterre et les EU ont massacré des peaux rouges, ont colonisé des millions d’êtres humains. Ils sont bien les vrais terroriste de cette planète, ce que les médias se gardent bien de dire.

    Le silence international sur cette guerre dans laquelle se trouve engagés l’Occident (EU, France, Royaume-Uni) et leurs larbins ( Roitelets du golfe), ce silence se traduit également par un non financement à personne en danger en réponse au cadre humanitaire. Aucune mobilisation n’est signalée pour apporter une aide significative à ce peuple meurtri.

    Nos médias ne voient guère dans cette guerre dévastatrice une réponse de bon sens, elle semble pour eux oubliée et passée sous un silence complice par la force des pétrodollars des roitelets. Cette guerre risque de déboucher sur une catastrophe humanitaire dont l’occident se lave les mains sous la pression de l’ impérialisme et le sionisme.

                                                                                      
     Benallal MOHAMED                                                                                                                                                               URL de cet article 33853
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  • Le monde occidental et les Arabes se détournent de ce conflit : la Palestine n’a pas de pétrole – Salimsellami’s Blog
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    Un conflit que le monde occidental, mais aussi les Arabes oublient, c’est celui de l’occupation illégale de la Palestine. Se révélant de plus en plus instrument-massue et privilégié du sionisme raciste et d’apartheid, envers le peuple palestinien et ses droits élémentaires fondamentaux, les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et plus largement le monde, ont perdu toute crédibilité en tant qu’autorité morale dans la recherche d’une paix juste et durable au Moyen-Orient et en Palestine. Chacun sait que les Palestiniens n’ont rien à offrir ni en termes de pétrole ni en termes de richesse. Il y a bien longtemps que l’élite palestinienne s’est installée confortablement dans les temps morts, profitant d’une façon directe ou indirecte de tous ces petits avantages qui entretiennent le contact et le statu quo. Quand Ghaza n’a pas d’électricité, l’OLP et ses leaders n’en manquent pas. L’étranglement actuel du Programme des Nations unies par les Etats-Unis vise à contraindre les Palestiniens à accepter une solution qu’ils ne peuvent pas refuser à la manière du parrain.

    Le vrai plan de Donald Trump

    « Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a déclaré dimanche d’une façon pathétique avec toute la fougue de la jeunesse en banlieue parisienne la jeune Ahed Tamimi, devenue une icône de la résistance palestinienne à l’occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats. Invitée à la Fête de L’Humanité, cette adolescente de 17 ans a pris la parole devant des milliers de personnes massées devant la grande scène. « Je veux dire à Trump que Jérusalem restera la capitale de la Palestine », a lancé Ahed Tamimi, faisant allusion à la décision du président des EU d’y déménager de Tel-Aviv l’ambassade de son pays. « Les réfugiés palestiniens, nous n’avons pas besoin de l’argent des Américains, mais de retourner sur notre terre » et de retrouver « notre dignité », a-t-elle ajouté. « Nous devons être unis face à l’occupation », a-t-elle plaidé. Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des combattants pour la liberté ». (1)

    Qu’en est-il du plan machiavélique concocté par les Etats-Unis ? Amine Agefi nous explique la stratégie mûrement réfléchie de Donald Trump qui a désigné son gendre, sioniste de la première heure, comme son représentant du conflit à la hussarde au seul profit d’Israël sans tenir compte de l’avis des Palestiniens : « C’est le deal le plus difficile à conclure », mais « nous allons y arriver », avait-il déclaré en mai 2017. Pourtant, seize mois plus tard, alors que le président étasunien a chargé son gendre et conseiller, Jared Kushner, ainsi que son émissaire spécial, l’avocat Jason Greenblatt, de façonner ce « deal du siècle », aucun plan de paix n’a encore été officiellement présenté par les États-Unis.(…) Si aucun texte n’a été pour l’heure formellement présenté aux Palestiniens, plusieurs initiatives étasuniennes prises depuis décembre dernier ne laissent pas augurer de résolution rapide du conflit séculaire, basée sur le principe de « deux États pour deux peuples » qui fait consensus au sein de la communauté internationale. En décembre 2017, Donald Trump a tout bonnement renversé la table en décidant unilatéralement de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, (…). Qualifiant cette décision de « claque du siècle », le président palestinien a depuis rompu tout contact avec les Etasuniens, estimant que leur décision les a « disqualifiés » de tout rôle de médiateur entre Israéliens et Palestiniens. » (2)

    Affamer pour contraindre

    « Pour contraindre ces derniers à revenir à la table des négociations », poursuit Amine Agefi, le pensionnaire de la Maison-Blanche a employé la manière forte et usé d’un redoutable levier de pression : l’argent. L’administration Trump s’est tout d’abord attaquée à l’aide directe qu’elle verse à l’Autorité palestinienne. La semaine dernière, Washington a annulé l’essentiel de l’assistance étasunienne, soit 200 millions de dollars, au profit de « programmes autrement prioritaires ailleurs ». (…) « Ceci ne fait que confirmer l’abandon de la solution à deux États et l’adhésion complète au programme anti-paix de [Benjamin] Netanyahou. » À la tête du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël, le Premier ministre israélien n’a plus prononcé publiquement les mots « État palestinien » depuis 2009. Étonnamment, Donald Trump s’est bien gardé de toucher aux 61 millions de dollars qu’il a versés cette année aux forces de sécurité palestiniennes pour garantir le bon fonctionnement de la coopération sécuritaire entre Israël et l’Autorité palestinienne en Cisjordanie. Il faut dire qu’en dépit de l’absence de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens depuis 2014, celle-ci fonctionne bien, et garantit une relative sécurité à l’État hébreu, en tout cas depuis la Cisjordanie. « Cette coopération sécuritaire n’a jamais été remise en cause », rappelle un diplomate européen. Après avoir réduit l’aide étasunienne bilatérale à une peau de chagrin, l’administration Trump a décidé vendredi de mettre fin au financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa). Créé en 1948 pour répondre aux besoins des 750 000 Palestiniens expulsés ou qui ont fui leur terre après la première guerre israélo-arabe, l’agence onusienne, qui s’occupe aujourd’hui de 5 millions de réfugiés dans toute la région (notamment à travers l’éducation et la santé, Ndlr), « n’aura plus un sou » d’ici la fin du mois de septembre, a averti son porte-parole, Chris Gunness, soulignant « les conséquences dramatiques et imprévisibles de la décision étasunienne pour des réfugiés. » (2)

    Au contraire, la fin de l’aide des EU à l’Unrwa a été saluée par Israël qui a toujours accusé l’agence de « perpétuer le conflit » en cultivant l’idée que les réfugiés palestiniens et leurs descendants auraient le droit de retrouver un jour les terres qu’ils ont dû quitter en 1948. Ce « droit au retour r », qui a fait l’objet d’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU en 1948, est un des autres points d’achoppement du conflit israélo-palestinien, Israël estimant qu’elle menacerait le caractère juif de son État. C’est le Premier ministre Benjamin Netanyahou en personne qui aurait demandé à la Maison-Blanche de couper l’aide étasunienne à l’Unrwa, L’ambassadrice des EU à l’ONU paraît sur la même ligne. S’exprimant la semaine dernière devant la Fondation pour la défense et la démocratie, un think tank conservateur et pro-israélien à Washington, Nikki Haley a conditionné la reprise de l’aide de son pays à l’Unrwa à la diminution du nombre de réfugiés palestiniens enregistrés par l’agence. (…) À en croire la télévision israélienne, les États-Unis ne souhaiteraient plus accorder le statut de réfugié qu’à 500 000 Palestiniens, soit 10% des cinq millions de réfugiés recensés. Dernier bouleversement en date, la proposition des EU d’une confédération englobant la Cisjordanie et la Palestine en lieu et place du futur État palestinien. cette idée, qui reprend le vieux souhait d’une partie de la droite israélienne d’expulser les Palestiniens en Jordanie (où vivent 70% de Palestiniens), aurait été proposée à Mahmoud Abbas. » (2)

    Réfugiés palestiniens : de quoi s’agit-il ?

    Admin Arefi a recueilli les impressions de Pierre Krähenbühl le commissaire général de l’Unrwa : « Il avertit des risques de radicalisation et d’exode des réfugiés palestiniens après la suspension de l’aide étasunienne à l’agence de l’ONU. L’an passé, dit-il, les États-Unis ont contribué à l’Unrwa à hauteur de 364 millions de dollars pour des activités telles que le service à l’éducation, la santé, ou les appels d’urgence (humanitaires, Ndlr). Or, cette année, la contribution des EU n’est que de 60 millions de dollars. (…) Nous faisons tout pour d’abord éviter qu’il y ait le moindre effet direct sur les réfugiés. Cela a été possible pour les deux premiers mois de l’année. En effet, les autres donateurs, une quinzaine de pays et d’institutions, nous ont soutenus en avançant à janvier ou février leur contribution annuelle, qui était parfois prévue pour le mois de mai ou d’août. (…) Nous possédons des partenariats solides avec l’Arabie saoudite, les Émirats et le Koweït. L’Arabie saoudite était en 2017 le troisième donateur de l’Unrwa, derrière les États-Unis et l’Union européenne. Nous espérons établir un partenariat entre les pays européens, les pays du Golfe, les pays asiatiques et d’Amérique du Nord afin de surmonter le déficit. » (3)

    « La population des réfugiés palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie, à Gaza, en Jordanie, en Syrie et au Liban a déjà des conditions de vie extrêmement difficiles à cause de l’occupation des territoires palestiniens ou du conflit en Syrie. (…) Cette année, je peux dire qu’il y a 300 millions de dollars en moins pour un système d’éducation qui scolarise un demi-million d’élèves en danger. Donc oui, on peut se préoccuper d’un risque accru de radicalisation. Avec tous les risques sécuritaires, la dernière chose qu’il faut est de déstabiliser l’un des principaux fournisseurs d’éducation au Moyen-Orient. (…) c’est un scandale international, car ce sont des gens qui sont hautement éduqués, qui ont un esprit d’entreprise et des capacités de créativité extraordinaires.

    Le sionisme politique

    Or ils sont aujourd’hui réduits à recevoir cette aide alimentaire à cause du blocus de Gaza parce que les différents secteurs de l’économie ont été détruits et balayés. L’Unrwa fournit un service d’éducation à un demi-million d’élèves. » (3)

    Seule réaction occidentale, Les Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (Cjpmo) s’opposent à la décision du président Donald Trump de mettre fin au financement de l’office de secours des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). « C’est un triste stratagème de la part de Trump pour marginaliser davantage les Palestiniens, afin de donner l’avantage politique à Israël, l’allié américain », a déclaré Thomas Woodley, président de Cjpmo. « Le Canada doit suivre l’exemple de l’Allemagne et du Japon, et s’engager à augmenter son financement à l’Unrwa afin de contrebalancer la décision des États-Unis… Le financement actuel du Canada représente moins de 2% (4)… »

    Pour Mohamed Elbachir la situation actuelle est analogue à celle du feuilleton des Mille et Une Nuits qui permet d’une certaine façon d’endormir les Palestiniens jusqu’à la disparition de leur cause. Il écrit : « Après l’exécution de sa femme pour cause d’adultère, le roi de Perse, Sharyar, décide d’épouser chaque jour une vierge qu’il fait exécuter au lever du matin après la noce. Toutes les femmes étant perfides aux yeux du roi, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir décide de mettre fin à ce massacre en se mariant avec le roi. Le soir venu, elle raconte une histoire fascinante au sultan sans la terminer. Son époux avide de connaître la suite, lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonna sa résolution…Il va sans dire que ce roi est cette Autorité palestinienne à qui « l’Occident judéo-chrétien » raconte une histoire interminable. De narration en narration, cette Autorité nationale palestinienne, semble croire à une fin de l’histoire où le divorce à l’amiable est possible. Nul besoin d’adhésion du peuple palestinien, elle est Autorité du fait que la « Communauté internationale » lui reconnaît une légitimité et que l’occupant daigne en fonction des circonstances politiques s’asseoir à la même table. S’asseoir pour enrichir d’une nouvelle énigme l’histoire de la veille. La même histoire de terre où le quémandeur est le propriétaire. La question palestinienne est intrinsèquement liée à l’impérialisme occidental et son corollaire le sionisme politique qui, depuis, s’est affranchi, bombe atomique aidant, de son créateur européen. » (5)

    Une première remarque d’actualité s’impose. En déclarant que l’Etat d’Israël est l’Etat-Nation des juifs, les dirigeants israéliens ne font qu’exprimer leurs fidélités à l’idée originelle du sionisme politique.

    Une vérité que le premier chef du gouvernement israélien, David Ben Gourions, énonce sans état d’âme dans les termes suivants : « Si j’étais un dirigeant arabe, je ne signerai jamais un accord avec Israël. C’est normal : nous avons pris leurs pays. » Si la comédie des « négociations » cesse, alors le projet d’une Palestine libre, démocratique et laïque, patrie pour les trois monothéismes telle définie dans la Charte de l’OLP d’avant sa « liquidation » deviendrait une conséquence logique. Une telle hypothèse signifie « mettre fin aux divisions entre les différentes fractions palestiniennes, de les rassembler autour d’une Résistance globale qu’il faut développer et généraliser sous toutes les formes, à la fois populaires et militaires. » (6)

    Israël construit 1000 nouveaux logements sur des terres palestiniennes

    Robert Fisk s’indigne du statu quo actuel qui fait qu’Israël fait ce qu’elle veut. « Chaque semaine il y a mort d’homme sur la barrière de séparation à Gaza pour la « marche du retour » qui n’intéresse plus personne maintenant que les médias occidentaux ont décidé d’étouffer la Palestine. Pendant ce temps-là, le rouleau compresseur de la colonisation avance sous l’œil indifférent du monde et de la complicité impuissante des Etats arabes.
    Le gouvernement israélien a annoncé un nouveau programme de développement de sa colonisation massive de la Cisjordanie occupée. Les plans de 1000 nouveaux « logements » dans les « lotissements » juifs – ce sont les mots qu’ils utilisent pour parler de ce qui est en fait un vol de terres – sont maintenant prêts, a-t-il dit mercredi, et l’approbation finale a été donnée pour 382 autres.

    Aujourd’hui, 600 000 Israéliens juifs vivent dans environ 140 colonies construites sur des terres appartenant à un autre peuple. Il y a une sorte de voile de normalité qui recouvre tout ce qui touche au dernier conflit colonial du monde et qui se traduit par l’indifférence aux chiffres et la mollesse des réactions à l’énorme entreprise de construction en territoire palestinien.

    Le retour à la terre biblique d’Israël n’est pas la seule justification officielle de la multiplication des colonies en Cisjordanie. S’y ajoute parfois celle de punir les Palestiniens. » « Prenez les remarques pusillanimes, poursuit Fisk, de Madeleine Albright, alors secrétaire d’État, lors d’une tournée au Moyen-Orient en 1997. Elle a exhorté Israël à « s’abstenir de tout acte unilatéral », y compris de « ce que les Palestiniens perçoivent comme l’expansion provocatrice des colonies de peuplement, la confiscation des terres, la démolition des habitations et la confiscation des pièces d’identité ». Les colonies, le vol de terres – qu’elle appelle confiscation – et la saisie de papiers d’identité, dans le vocabulaire d’Albright, sont devenus simplement « ce que les Palestiniens perçoivent comme provocateurs ». (…) Nous avons dû nous battre contre tous ces éléments de langage de la colonisation : « Les « faits établis sur le terrain », est une expression inventée par les Israéliens, George W. Bush a parlé des « nouvelles réalités sur le terrain », dans sa lettre infamante de 2004 à Sharon, « lotissements », « quartiers », « banlieues », « centres de population » – tout cela construit dans une Cisjordanie qu’il est désormais interdit d’appeler « territoires occupés » selon l’ancien secrétaire d’État américain Colin Powell qui a décrété qu’il fallait dire : « Territoires contestés ». (…) Dans ces « territoires contestés », il y a eu bien sûr des « attaques terroristes » lorsque les Palestiniens attaquaient les Israéliens, mais des « affrontements meurtriers » lorsque les Israéliens tiraient sur les Palestiniens. Le mur n’était pas un mur, mais une « barrière » ou une « clôture ». (…) Même Barack Obama, dans son panégyrique du Caire il y a neuf ans, a parlé du « déplacement » et de la « dislocation » des Palestiniens, plutôt que de leur dépossession et de leur exil (…). » (6)

    Pour clôturer cela, les autorités étasuniennes ont ordonné dimanche, à l’ambassadeur palestinien aux Etats-Unis, Husam Zomlot, de quitter « immédiatement » le pays. Le visa de l’envoyé de l’OLP et ceux des membres de sa famille ont été révoqués, « et les autorités américaines lui ont demandé de quitter immédiatement le pays, alors que leurs visas sont encore valides jusqu’en 2020 ». Sombres jours pour le peuple palestinien.

    Chems Eddine CHITOUR

    1. https://www.tsa-algerie.com/ahed-tamimi-jerusalem-restera-la-capitale-

    2. Armin Arefi Israël-Palestine : le vrai plan de Donald Trump Le Point.fr 03/09/2018

    3. http://www.lepoint.fr/monde/refugies-palestiniens-le-cri-d-alarme-du-d

    4. http://www.cjpme.org/pr_2018_09_02

    5. Mohamed El Bachir https://reseauinternational.net/le-sionisme-politique-est-synonyme-de-… 03 septembre 2018

    6. Robert Fisk https://arretsurinfo.ch/israel-construit-1000-nouveaux-logements-sur-d

    20 Septembre 2018

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    https://www.legrandsoir.info/le-monde-occidental-et-les-arabes-se-detournent-de-ce-conflit-la-pales


  • J’ai demandé à la seule journaliste israélienne basée en Palestine de me montrer quelque chose de choquant – et voici ce que j’ai vu (The Independent) – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/22/jai-demande-a-la-seule-journaliste-israelienne-basee-en-pale
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L200xH200/v_lmlyii_400x400-c35fb.jpg

    C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées. Tout cela, bien sûr, finit maintenant dans le Mur.

                                                                              Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

    Ou Mur avec une majuscule. Ou, pour les journalistes prudents, « Mur de sécurité ». Ou, pour les âmes délicates, « Barrière de sécurité ». Ou pour les plumes désinvoltes, simplement « Barrière ». Ou, si ses implications politiques vous font peur, « Clôture ». Une clôture, comme ces clôtures de bois qu’on voit dans les champs. Ou – si vous voulez vraiment faire peur aux journalistes de la télévision et mettre en colère les Israéliens – le « Mur de la Ségrégation » ou même le « Mur de l’Apartheid ». Eh bien oui, nous allons parler des « bantoustans » palestiniens coupés par le Mur et les routes réservées aux Israéliens, et du vaste empire des colonies juives sur les terres arabes.

    On peut faire confiance à Amira pour ouvrir le feu. Elle crache avec colère les mots « bantoustan palestinien » encore et encore en me faisant faire, en voiture, le tour des enclaves palestiniennes de Cisjordanie pour arriver, au bout d’une heure ou deux, au Mur : il nous domine de ses 8 mètres, austère, monstrueux de détermination, il serpente entre les immeubles, se glisse dans les oueds et revient sur lui-même de sorte qu’il y a parfois deux murs, un double mur mais le même mur, comme si cette créature imitait les méandres d’une route sinueuse des Alpes. On secoue la tête, incrédule, pendant un moment et tout à coup, bizarrement, il n’y a plus de Mur, rien qu’une rue commerçante ou une colline aride, couverte de broussailles et de rochers. Puis on voit grossir une énorme colonie de peuplement d’Israël, avec de beaux arbres verts, des maisons aux toits rouges et de belles routes et, oui, encore des murs et des clôtures de barbelés et d’autres murs plus grands. Et puis le monstre en personne. Le Mur.

    Mais la section du Mur où Amira Hass m’emmène – être guide touristique et analyste de la société israélienne, admet-elle, ne va pas de pair – est un endroit vraiment misérable. Pas aussi épique que Dante. Peut-être qu’un correspondant de guerre pourrait mieux décrire l’endroit. C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées, et tout cela finit, bien sûr, dans le Mur. « Si ça, ce n’est pas choquant, je ne sais pas ce qui l’est, dit Amira. « C’est la destruction de la vie des gens – c’est la fin du monde. Tu vois ça ? C’était la route pour Jérusalem. Plus maintenant. C’était une route très fréquentée et tu peux voir que les gens avaient construit des échoppes et des maisons de pierre de taille, élégantes et solides. Regarde les panneaux en hébreu qui montrent que ces Palestiniens avaient beaucoup de clients israéliens. Même le mot ‘menuisier’ est en hébreu. »

    Mais presque toutes les maisons et les magasins sont fermés, il y a des mauvaises herbes et des arbustes secs sur la bordure en ruine du trottoir. Les graffitis sont hideux, le soleil est impitoyable, l’air est si brulant que le gris du mur se confond avec la pierre grise du ciel. « Quelle tristesse« , dit Amira Hass, sans émotion. « Cet endroit, je le montre toujours aux gens, tu sais, je l’ai montré probablement une centaine de fois déjà, et ça ne cesse de me choquer. »

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    La puanteur des eaux d’égout, une fois qu’on s’y est habitué, ne paraît plus incongrue. C’est un endroit où l’imagination s’assèche, ne laissant subsister qu’une petite mare sinistre dont la couleur verte est d’autant plus brillante que le Mur s’est patiné avec l’âge.

    Le silence n’est pas oppressant – on n’est pas dans un roman – mais il exige une réponse. Que nous dit le Mur, demandé-je à Amira ? « Pour moi… » commence-t-elle, « comme il réalise qu’il ne peut pas chasser les Palestiniens, il essaie de les cacher. Il faut qu’il les dissimule à nos yeux. Il en laisse sortir quelques-uns pour aller travailler là-bas pour les Juifs. C’est considéré comme une faveur. Les Israéliens n’entrent pas, parce qu’ils n’ont pas besoin de ces zones – nous n’en avons pas besoin – ce sont des décharges – ce sont des égouts à l’air libre. Le Mur révèle notre obsession de pureté. Combien de personnes ont participé à cet acte de violence ? Ils disent que c’est à cause des attentats suicides, mais l’infrastructure juridique et bureaucratique de la séparation existait avant le Mur. Le Mur est donc une sorte d’expression graphique, plastique ou concrète des lois de séparation qui existaient auparavant. »

    C’est une Israélienne qui me parle, la fille solide et inébranlable d’une résistante bosniaque qui a dû se rendre à la Gestapo et d’un survivant juif roumain de l’Holocauste, une fille à qui le socialisme a donné, à mon avis, un courage marxiste inflexible.

    Elle ne serait peut-être pas d’accord, mais je la considère comme une enfant de la Seconde Guerre mondiale, même si elle est née 11 ans après la mort d’Hitler. Elle pense qu’il ne lui reste plus qu’entre 100 et 500 lecteurs israéliens ; Grâce à Dieu, pensent beaucoup d’entre nous, son journal, Haaretz, existe toujours.

    Lorsqu’on l’a emmenée de la gare à Bergen-Belsen en 1944, la mère d’Amira, a été frappée par les ménagères allemandes qui venaient voir la file de prisonniers terrorisés, toutes ces Allemandes qui les « regardaient de loin« . Je crois qu’Amira Hass ne regardera jamais de loin. Elle s’est habituée à être haïe et insultée par son propre peuple. Mais elle est réaliste.

    « Tu sais, on ne peut pas nier que, pendant un certain temps, [le Mur] a eu un impact sécuritaire, » dit-elle. C’est vrai. Il a stoppé la campagne palestinienne d’attentats-suicide. Mais le Mur a aussi un objectif expansionniste ; il a confisqué des terres arabes qui ne font pas plus partie de l’État d’Israël que les vastes colonies qui abritent aujourd’hui environ 400 000 Juifs à travers la Cisjordanie. Pas encore, en tout cas.

    Amira porte des lunettes rondes qui la font ressembler à un de ces dentistes un peu déprimés, qui inspectent avec tristesse et cynisme votre dentition en perdition. C’est comme ça qu’elle écrit. Elle vient de terminer un long article pour Haaretz qui sera publié deux jours plus tard ; c’est une dissection féroce de l’accord d’Oslo de 1993 qui n’est pas loin de prouver que les Israéliens n’ont jamais voulu que l’accord de « paix » permette aux Palestiniens d’avoir un État.

    « La réalité des bantoustans, réserves ou enclaves palestiniens, écrit-elle à l’occasion du sombre 25ième anniversaire des accords d’Oslo, se voit sur le terrain… il n’a été précisé nulle part que l’objectif était la création d’un État palestinien dans le territoire occupé en 1967, contrairement à ce que les Palestiniens et beaucoup de gens du camp israélien à l’époque et dans les pays européens avaient imaginé. » Amira me confie : » Le problème, c’est que les rédacteurs en chef d’Haaretz, – je les appelle les enfants – changent de couplet tous les deux ans et à chaque fois ils me demandent : » Comment sais-tu qu’Oslo n’avait pas la paix comme objectif ? Il y a 20 ans, ils pensaient que j’étais folle, maintenant ils sont fiers d’avoir eu quelqu’un au journal qui avait tout compris dès le début. »

    La tournée d’Amira Hass nous amène vers ce qu’elle appelle « la prison cinq étoiles« . Nous nous arrêtons au-dessus de la ville de Ramallah, pseudo-capitale temporaire de l’État-palestinien-qui-n’existe-pas. Elle imagine – elle le fait souvent – un extraterrestre atterrissant en Cisjordanie. Il remarquerait, dit-elle, que les maisons palestiniennes ont des réservoirs d’eaux noirs sur leur toit – parce que l’Autorité palestinienne impose des quotas d’eau aux Palestiniens – alors que les colonies juives ont l’eau courante à volonté. « Les colons n’ont pas à s’inquiéter. » Les colonies, sur les collines, « sont luxuriantes, attirantes, l’air y est pur« , elles ont des toits rouges, en pente, de style européen. Aujourd’hui, les familles palestiniennes les plus riches copient les toits rouges de leurs occupants.

    L’extraterrestre, dit Amira Hass, « verrait une grande ville [Ramallah], avec de beaux immeubles, des cinémas, des boutiques et des commerces. Et tu as vu toutes les voitures. Notre extraterrestre dirait : « Où est le problème ? Pourquoi tu te plains de l’occupation ? » Le problème, c’est qu’ici, dans cette cage dorée, cette prison cinq étoiles, on a l’illusion qu’on n‘est pas sous occupation… Les contours, les frontières sont très clairs. Mais les gens à l’intérieur des frontières se sont habitués à une sorte de normalité à laquelle il leur est très difficile de renoncer.

    « En fait, ils craignent, s’ils s’engagent dans une nouvelle vague de résistance, de perdre ce qui leur reste, cette apparence de normalité… Une des meilleures preuves pour moi de cette ‘normalité’, c’est que les Palestiniens qui sont des citoyens israéliens viennent chaque week-end dans ce bantoustan palestinien pour échapper à l’arrogance et au racisme auquel ils sont confrontés quotidiennement en Israël – ils viennent ici pour se retrouver dans une atmosphère entièrement palestinienne« .

    Son analyse est sans concession mais elle garde une certaine distance historique. « Les Palestiniens savent que ce n’est pas l’indépendance. Mais à l’heure actuelle, ils se disent que ça ne vaut plus la peine de se battre. Les gens ne sont pas restés indifférents, loin de là, lorsque, ces deux ou trois dernières années, des jeunes hommes ont fait des attaques au couteau ou que des étudiants se sont rendus aux postes de contrôle pour s’opposer à l’armée israélienne. Mais on n’a pas vu les masses sortir dans la rue pour affronter l’armée. Aujourd’hui, ce n’est pas la peur, ce n’est pas la police palestinienne qui les arrête. Avec les Palestiniens divisés entre le Hamas et le Fatah, et avec l’Amérique – Trump –, avec tout cela, les Palestiniens, que l’expérience a rendu sagaces en matière de politique, se disent que cela ne servirait à rien de se sacrifier. »

    Amira dépasse une base militaire et elle me fait voir l’inscription – en anglais – qui est peinte au pistolet sur le mur. « Les Juifs sont responsables du 11 septembre. » Comment les Palestiniens pourraient-ils se faire plus mal voir de l’Occident qu’en écrivant ce genre de chose ? Mais il n’y a pas qu’eux qui font des graffitis. Dans un petit village palestinien situé à environ deux cents mètres de la colonie juive de Beit El – des caméras pointant vers l’extérieur le long de sa clôture – elle me montre du doigt les mots peints sur le mur d’une maison palestinienne par des colons qui ont attaqué le village. Il est écrit en hébreu « Judée et Samarie« , pour parler de la Cisjordanie, et « Le sang coulera. » Aisha Fara nous montre le toit de sa maison, où son panneau solaire a été brisé à coup de pierres – tirées à la fronde par des étudiants religieux, dit-elle, trois jours auparavant – et malgré ses 74 ans, elle ne mâche pas ses mots. Je l’écoute en silence me raconter qu’elle est née en 1944, pendant le mandat britannique sur la Palestine, l’année même où la mère d’Amira Hass a été envoyée au camp de Bergen-Belsen.

    « Les voleurs sont arrivés avant le coucher du soleil« , dit Fara à propos des lanceurs de pierres. « Ils ont brûlé nos arbres trois fois. Mais les voleurs ne seront pas toujours là. Et les Palestiniens dispersés dans le monde entier reviendront chez eux, si Dieu le veut… Vous me demandez qui ils sont [ces colons] ? C’est vous qui les avez envoyés. Vous avez tout filmé… Je veux le dire à ces cochons d’Américains – nous ne sommes pas des Amérindiens ! » Amira l’écoute attentivement.

    « Pour Aisha Fara, l’histoire est comme une longue, longue, longue, longue chaîne d’expulsion… Il y a des choses dont on finit par arrêter de parler. La ‘normalité’ nous rattrape, » se désole Amira.

    Je pense que cela perturbe Amira Hass, le fait que des exactions soient passées sous silence parce qu’elles sont devenues habituelles. Lancer des pierres, mettre le feu, construire une nouvelle colonie. Et les privilèges omniprésents des citoyens israéliens. Elle me confie : « D’une certaine façon, quand on était bombardé, c’était plus facile, parce que j’étais comme eux. On partageait la même peur des bombes. Mais la clôture, par exemple, ce n’est pas pareil, c’est plus difficile pour moi de me rendre compte. Pour moi, ce mur, c’est juste quelque chose de hideux que je traverse pour aller à Jérusalem. Mais pour les Palestiniens, c’est la fin du monde. Quand je vais à Jérusalem, je n’ose pas dire à mes voisins que j’y vais – cela me gêne… parce que pour eux, Jérusalem est aussi loin que la lune. »

    Va-t-elle vivre toute sa vie parmi les Palestiniens de Cisjordanie, elle, la seule journaliste israélienne à se trouver sur le fil de l’histoire ? « Je n’aurais jamais pensé que je vivrais à El-Bireh, mais c’est là maintenant que j’habite depuis plus longtemps que n’importe où ailleurs« , me répond-elle. « Je ne l’ai jamais planifié, mais c’est ce qui s’est passé. Et je sais que si quelque chose arrive – si je dois partir, soit parce que je perds mon travail, soit parce que les Israéliens m’obligent à partir, soit parce que les Palestiniens me demandent de partir, je ne pourrai jamais retourner vivre dans un quartier purement juif. J’irai à Acre ou à Haïfa… À Haïfa, il y a des Palestiniens. »

    En retournant à Jérusalem, sur la « lune », je remercie Amira Hass pour sa visite guidée, aussi bien culturelle que journalistique. ainsi que pour ses analyses qui justifient aux yeux des Israéliens qui la haïssent sans la lire, le courrier haineux qu’ils lui envoient. « J’ai tendance à dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre « , me dit-elle. Pour moi, Amira est une vraie journaliste. Et s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’elle ne regardera jamais passer l’injustice sans rien faire.

    Robert FISK

    Traduction : Dominique Muselet

    EN COMPLEMENT :Suivez Amira HASS sur twitter :
    @Hass_Haaretz 
    https://twitter.com/hass_haaretz
    Articles publiés dans Haaretz :
    https://www.haaretz.com/misc/writers/WRITER-1.4968114

    Quelques articles d’Amira Hass traduits : 
    https://www.legrandsoir.info/_hass-amira_.html

     » » https://www.independent.co.uk/voices/amira-hass-robert-fisk-west-bank-
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  • Algérie : La tentation sécessionniste ? Parlons-en – Salimsellami’s Blog
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    Algérie : La tentation sécessionniste ? Parlons-en
    septembre 13, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Pour éviter toute équivoque, plantons d’abord le décor. L’Algérie est une et indivisible. Portée par une histoire millénaire, la nation algérienne ne pourra que connaitre le destin qui lui échoit, celui d’une puissance qui rayonnera sur toute l’Afrique, la Méditerranée et le sud de l’Europe et qui graduellement se subsistera à d’autres puissances qui inéluctablement ont déjà entamé leur déclin.

    En plus des traumatismes endurés durant la période coloniale, l’Algérie a eu parfois à subir depuis l’indépendance les conséquences de choix politiques qui souvent, inconsciemment où pas, ont en reproduit d’autres parfois similaires aux premiers.

    Et puisque le débat est désormais public et ouvert, la question de la tentation autonomiste voire indépendantiste en Kabylie mais pas seulement puisque la ferveur sécessionniste s’est déjà révélée ailleurs comme dans le sud, les Aurès ainsi que dans d’autres régions où des manifestations similaires peuvent la suggérer bien qu’elle ne soient que de l’ordre du non-dit mérite d’être débattue et discutée.

    Il ya lieu pour espérer être objectif de dire que l’exaspération, le déni, la répression, les exactions ont toujours fait le lit de cette dérive et l’ont parfois sciemment entretenue.

    Et les dernières décisions politiques prises comme l’officialisation de la langue Amazigh et le décret instituant Ennayer journée nationale bien qu’elles soient éminemment porteuses de paix sociale et d’apaisement d’un long déni identitaire pourraient apparaitre cependant pour certains tardives puisque en la matière aussi mais pas seulement nous avons sous la pression de différents lobbys politiques perdus beaucoup de temps.

    L’Algérie est aujourd’hui une puissance émergente qui dispose des moyens d’assumer la vocation de grande nation écoutée et consultée qui s’annonce. Et Ferhat Mehenni, fils de chahid [martyr, LGS], n’a sans aucun doute aucune leçon de patriotisme à ne recevoir de personne. Poète hors pair, il porte au plus profond de lui-même les blessures et tortures qui lui ont été infligées par tant d’arrestations et de séjours en prison. Son seul et unique tort durant toute sa vie de poète et de militant a été d’avoir comme beaucoup d’autres fait sien le combat pour la liberté. Et n’oublions pas que dans ce pays il fût un temps où exhiber un document écrit en Tifinagh pouvait vous conduire en prison pour intelligence avec l’ennemi et être déféré devant la cour de sureté de l’État.

    Mais dans le contexte algéro-algérien, le cas de Ferhat n’est pas unique. D’autres militants issus d’autres mouvances politiques ont connu un traitement identique voire subi pire. Monsieur Ali Belhadj en est un exemple. Les militants communistes ont également connu les mêmes affres. Sans oublier d’autres militants appartenant à d’autres familles politiques.

    La tentation autonomiste est probablement une fausse réponse à une vraie colère. La Kabylie qui a comme d’autres régions payé un lourd tribu pour libérer l’Algérie ne peut se contenter d’un espace réduit comme le sien mais a besoin de toute la splendeur de ce pays continent pour s’épanouir, s’enrichir et s’émanciper. Les habitants du sud algérien ont légitimement le droit de solliciter un partage équitable de toutes les richesses naturelles du pays.

    L’Etat algérien dans toute sa puissance et sa pérennité ne peut rester insensible à ce qui ressemble à l’expression d’un mal pire d’un mal être profond chez soi. Nous prêchons le vivre ensemble à l’ONU, ce qui est en soi très noble, mais nous l’interdisons quasiment chez nous et il faut cesser de malmener par l’exclusion, ce sentiment d’appartenance a un pays et cette estime de soi qu’il faut constamment irriguer par le bon sens et la raison.

    Dommage que le débat politique actuel ne soit véritablement devenu indigent sur le plan de la qualité et que les questions essentielles comme le futur qui appartient certes à Dieu mais que les études prospectives qui ne sont pas une hérésie peuvent apprécier et la préservation de la cohésion sociale et territoriale d’un pays devenu le plus grand d’Afrique soient parfois occultées. La trahison ne viendra pas de ces algériens capables des plus grandes audaces mêmes les plus mal venues et les plus contestables mais d’un nouvel ordre mondial en gestation qui ne nous fera pas de cadeau si nous ne prenons pas en charge nous même nos propres différences.

    Beaucoup rêvent de nous broyer. Ceux qui se trompent de colère doivent aussi comprendre que ce pays ne peut que grandir et que le salut ne viendra certainement pas de ces faux amis qui ne nous veulent que du mal. Ceux qui ont dépecé la Palestine, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Mali et d’autres contrées du monde aiguisent déjà leurs couteaux et ne pensent et ne rêvent qu’à nous faire la peau. Qu’on se le dise.

    Et désormais faisons en sorte que nul algérien ne soit contraint de solliciter confort, sérénité et protection ailleurs que chez soi, ici dans son pays en Algérie.

    URL de cet article 33526
    Salim METREF                                                                                                                                                                                          https://www.legrandsoir.info/algerie-la-tentation-secessionniste-parlons-en.html


  • « Ceux qui disent qu’Idleb est effectivement une zone de désescalade ne savent pas de quoi ils parlent ! » - RipouxBliquedesCumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2018/09/ceux-qui-disent-qu-idleb-est-effectivement-une-zone-de-desescalade
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    "Ceux qui disent qu’Idleb est effectivement une zone de désescalade ne savent pas de quoi ils parlent !"
    Publié le 11 septembre 2018 par S. Sellami

    Pour mémoire, intervention du délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies le 7 septembre 2018 devant le Conseil de sécurité, présidé jusqu’à la fin du mois par la déléguée permanente des États-Unis ; les discussions ayant porté quasi exclusivement sur la situation « humanitaire » à Idleb...

    Merci Madame la Présidente,

    Permettez que je commence par un petit clin d’œil éducatif pour expliquer à mes collègues ce que signifient les accords d’Astana.

    L’Accord d’Astana 4, aux délibérations duquel j’ai participé, avait pour objectif la création de « zones de désescalade » en Syrie, était limité à six mois, renouvelable si les « groupes armés » concernés par l’accord respectaient le cessez-le-feu et se séparaient des « groupes terroristes armés » exclus de ce même accord. Ce qui ne fut pas le cas à Idleb, puisque les groupes armés ont refusé de se séparer des groupes terroristes armés ou, plus exactement, puisque leurs sponsors ont refusé que cette séparation ait lieu.

    De plus, les terroristes d’Idleb ont lancé 400 drones sur la base russe de Hmeimim, à Lattaquié, et ont bombardé quasi quotidiennement la ville d’Alep depuis environ un an et demi, en dépit de ces accords. C’est pourquoi, celui qui dit qu’Idleb est une zone de désescalade est dans l’erreur et ne sait pas de quoi il parle. Cette zone est tombée parce que les groupes armés n’ont pas respecté les conditions de l’Accord d’Astana 4.

    Cette simple introduction devrait donc expliquer aux membres de ce Conseil pourquoi les choses en sont arrivées là où elles sont à Idleb. Mais, naturellement, le problème remonte à plus loin et a commencé avec la « Conférence de Vienne » de novembre 2015, conférence à laquelle la Syrie n’était pas invitée et n’a donc pas participé.

    Pour rappel [], les participants à cette conférence ont décidé de charger la Jordanie d’établir la liste des terroristes et des non terroristes, puis ont demandé à l’Arabie saoudite de préciser qui était dans l’opposition et qui ne l’était pas. Ce qui n’a toujours pas été fait, parce que les États protecteurs du terrorisme refusent de distinguer le terroriste de l’opposant armé.

    Le processus d’Astana a tenté de résoudre ce problème par la création des zones de désescalade. Mais l’expérience a échoué à Idleb, les groupes armés et les groupes terroristes armés n’ayant respecté ni les conditions de la Conférence de Vienne, ni les accords d’Astana.

    Ma collègue déléguée de la Grande-Bretagne et M. de Mistura ont estimé qu’une faible minorité de combattants armés étaient présents à Idleb. C’est vrai. Mais cette faible minorité correspond à 50 000 terroristes ! Que diriez-vous, chère collègue déléguée de la Grande-Bretagne, si l’un de ces quatre matins 50 000 terroristes se répandaient dans Manchester pour y semer leurs méfaits, tandis que nous en parlerions comme d’une « opposition britannique armée modérée » et que l’OCHA [le Bureau de la coordination des affaires humanitaires] se mettait à leur envoyer des aides pour les garder en vie ?

    Telle est l’exacte absurdité de la situation à Idleb.

    Madame la Présidente,

    L’un des étranges paradoxes du moment est que certains membres de cette organisation se trouvent face à un défi sans précédent du fait que la présidence se pose en juge et ennemi à la fois. Hier, vous avez imposé l’examen de la situation au Nicaragua, alors qu’elle ne menace en rien la paix et la sécurité internationales. Aujourd’hui, vous imposez l’examen de la situation à Idlib, une partie chère à nos cœurs en Syrie. Demain, viendra le tour du Venezuela. Ensuite, il semble que ce sera le tour de l’Iran, comme nous l’avons compris de l’agenda des travaux du Conseil de sécurité de ce mois-ci.

    Le sentiment de haine tenace que vous suscitez à notre encontre depuis des décennies n’a jamais été notre option, car nous faisons partie des États fondateurs de cette organisation, lesquels avaient foi en la paix et en la possibilité d’épargner les horreurs et les malheurs des guerres à l’humanité.

    Il est désormais habituel que les trois membres permanents du Conseil de sécurité [USA, Grande-Bretagne, France ; Ndt] profitent de leurs périodes de présidence pour manœuvrer contre mon pays et mon gouvernement, convoquant des centaines de réunions, déclenchant de fausses alarmes, multipliant les accusations, les menaces et les intimidations à chaque avancée de l’Armée syrienne et de ses alliés dans leur combat contre les groupes terroristes armés, à leur solde.

    À cette tribune, nous affirmons pour la millième fois que les gouvernements de ces trois pays occidentaux, ainsi que leurs outils dans la région, sont directement responsables des souffrances de notre peuple, à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, en exacerbant la crise et en cherchant à la prolonger aussi longtemps que possible par l’exploitation du terrorisme wahhabite et takfiri, d’origine saoudienne.

    Un terrorisme qu’ils ont généré dès les années quatre-vingt du siècle dernier et pour lequel leurs services du renseignement ont imaginé des appellations trompeuses, telles l’État du khalifat islamique, l’Armée de l’Islam, le Front al-Nosra, l’Armée islamique du Turkestan, Harakat Nour el-din al-Zinki, etc. Des appellations qui n’ont rien à voir avec la Syrie, ni de près, ni de loin. Des terroristes devenus les instruments de leur politique étrangère afin de régler leurs comptes avec les pays refusant leurs diktats.

    L’action menée par le gouvernement syrien pour expulser les terroristes de la province d’Idleb -laquelle se situe en Syrie, non en Somalie, pour qui aurait besoin d’un cours de géographie- est un droit souverain garanti par les principes du droit international, les dispositions de la Charte, les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le terrorisme et les accords d’Astana. Une action menée à la demande de millions de Syriens, y compris les habitants d’Idleb assiégés par les organisations terroristes, lesquels nous adressent quotidiennement des milliers de suppliques nous demandant de les libérer du terrorisme.

    Par conséquent, aucun État et aucune entité n’ont le droit de faire commerce, politiquement ou médiatiquement, de la souffrance de nos civils à Idleb dans le but de dissuader le gouvernement syrien de rétablir la sécurité, la stabilité et une vie normale aux citoyens de cette province.

    Ceux qui prennent la défense de certains éléments appartenant aux organisations terroristes présentes dans Idleb et ses environs ne font que tenter désespérément de les sauver, afin de retarder leur date de péremption et de les recycler ailleurs en tant qu’« oppositions armées très modérées ». Nous les verrons réapparaître au Yémen, dans les montagnes de Qandil en Irak, en Afghanistan, au Nigeria, etc. Nous verrons...

    L’État syrien est le plus concerné par la sécurité des siens. C’est pourquoi il a donné la priorité aux processus de réconciliation et a accordé aux groupes armés suffisamment de temps pour qu’ils se décident à déposer les armes et à se séparer des groupes terroristes armés, exclus de l’Accord d’Astana 4.

    À cet égard, ceux qui ont facilité la venue des terroristes étrangers dans mon pays -des terroristes que le Secrétariat des Nations Unies se plaît à qualifier d’« éléments non étatiques » et que son Excellence, l’ambassadeur de France, préfère désigner par le mot « jihadistes »- à commencer par le gouvernement turc, peuvent encore les retirer d’Idleb, exactement comme ils ont procédé pour les « Casques blancs » qu’ils ont évacués clandestinement, avec la coopération d’Israël et de la Jordanie, avant de les renvoyer à Idleb pour préparer leur crime terroriste d’une nouvelle attaque chimique.

    Au cas où les groupes terroristes armés refusent de déposer leurs armes et de quitter le territoire syrien pour retourner là d’où ils sont venus, le gouvernement syrien -conscient de ses responsabilités humaines face aux conséquences de la libération d’Idleb des griffes du Front al-Nosra et autres organisations terroristes exclues des accords d’Astana- a pris les précautions et les dispositions nécessaires à la protection des civils, notamment par l’aménagement de couloirs de sortie sécurisés comme cela a déjà été fait dans d’autres régions libérées, ainsi que par la fourniture d’abris, de nourriture, de médicaments et de soins médicaux. Il a aussi pris l’initiative d’inviter les organisations internationales travaillant en Syrie à se préparer à répondre aux besoins humanitaires les plus urgents.

    Et puisque nous parlons du Front al-Nosra, sachez que les gouvernements des États-Unis, de la Grande Bretagne, de la France et de l’Ukraine ont mis un an à accepter d’inscrire « Hay’at tahrir al-Cham », alias al-Nosra, alias al-Qaïda, alias les criminels qui ont attaqué New York, sur la liste des entités terroristes de l’ONU.

    La République arabe syrienne est déterminée à combattre et à éliminer le terrorisme, tout comme elle est déterminée à libérer l’ensemble de son territoire de toute sorte d’occupation étrangère. Et, aujourd’hui, se tenir à ses côtés dans le combat contre le terrorisme est un véritable critère de bonne foi et de respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies.

    Quant aux informations que nous vous avons transmises à propos des organisations terroristes et des « Casques blancs » se préparant à utiliser des armes chimique afin d’incriminer le gouvernement syrien et ainsi justifier une nouvelle agression tripartite, nous demandons aujourd’hui aux trois gouvernements, capables de les influencer, de les en empêcher.

    Madame la Présidente,

    Je vous annonce que l’investissement dans le terrorisme a échoué en Syrie, et que la libération d’Idleb du Front al-Nosra et organisations affiliées enfoncera le dernier clou de son cercueil, brisant les espoirs de ceux qui y ont investi des milliards de dollars et de ceux dont les lamentations résonnent dans les couloirs de cette organisation, exactement comme ils ont réagi lorsque l’Armée syrienne était sur le point de libérer les quartiers Est d’Alep, la Ghouta orientale, Daraa, Quneitra et les campagnes alentour.

    Madame la Présidente,

    Pour finir, je voudrais adresser une remarque à l’assistant du délégué du Koweït pour lui rappeler qu’en 2012, un député du parlement koweitien du nom d’Al-Tabtabi avait organisé -sous le slogan « Rassemblez-vous sur la voie du jihad en Syrie »- une campagne destinée à l’envoi de terroristes en Syrie, aidé en cela par un groupe de députés salafistes, wahhabites et takfiristes. Un député du parlement koweitien !

    D’autres koweitiens, tel le nommé Chafi al-Ajami que nous avons réussi à inscrire sur la liste des individus terroristes de l’ONU, malgré la réticence de certaines délégations pendant des années, a lui aussi prétendu être un homme religieux et nous a expédié des milliers de terroristes et des milliards de dollars pour soutenir le terrorisme.

    Un autre étrange koweitien nommé Al-Qoutaïri, anciennement sergent dans l’armée koweitienne, nous a aussi envoyé son lot de terroristes plus 500 millions de dollars pour soutenir le terrorisme, comme l’a rapporté le New York Times qui lui a consacré un long article, dont mon frère, son Excellence l’ambassadeur du Koweït, doit se souvenir.

    Voilà ce que nous avons reçu de nos frères du Koweït. C’est notre collègue koweitien qui nous appelle « frères ». Mais moi, je ne sais pas de quelle sorte de frères il s’agit. Caïn et Abel n’étaient pas ainsi !

    En tout cas, quand nous nous sommes tenus aux côtés du Koweït, nous lui avons envoyé des forces militaires pour le soutenir, non des terroristes !

    Merci Madame la Présidente

    Dr Bachar al-Jaafari
    Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies

    07/09/2018

    Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

    Source : Mission syrienne à l’ONU https://www.youtube.com/watch?v=cv8Jyo_1iy4

    [] Pour rappel : Syrie : de Vienne 1 à Vienne 2, un champ de mines ? https://www.legrandsoir.info/syrie-de-vienne-1-a-vienne-2-un-champ-de-mines.html

    URL de cet article 33784 
    https://www.legrandsoir.info/ceux-qui-disent-qu-idleb-est-effectivement-une-zone-de-desescalade-ne-


  • Parlons (Inter) Net – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/09/11/parlons-inter-net-14
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH141/breveon5910-1ce43.jpg

    Syrie : retour sur l’attaque chimique à venir.
                                                                                                              
    Certains affirment qu’il fallait s’y attendre. D’autres feignent la surprise et l’indignation. Comme à chaque avancée de l’armée syrienne (ou recul des combattants de la liberté, c’est comme vous voulez), la fameuse ligne rouge a été franchie par ceux-là mêmes qui n’ont aucun intérêt tactique ou stratégique à le faire, profitant justement de cette contradiction pour justement faire ce qu’ils n’ont aucun intérêt à faire sous couvert justement qu’ils n’ont aucun intérêt à le faire, d’où leur empressement à le faire.

    Vous suivez là, ou bien… ?

    En face, ceux qui n’ont rien à faire en Syrie disent qu’ils ont été poussés à y intervenir malgré eux par un franchissement de ligne rouge tracée par quelqu’un qui a décidé qu’elle était tracée là, et pas là. Ce qui pourrait faire soupçonner que le franchissement de la ligne serait l’oeuvre de ceux qui ont intérêt à la voir franchir plutôt que de ceux qui n’y ont aucun intérêt, permettant ainsi au régime machiavélique de Damas (et ses alliés) de retourner l’accusation contre ceux qui présentent un bilan impeccable en termes d’interventions humanitaires et de guerres propres et que l’idée même de propagande révulse.

    Vous suivez toujours ?

    Alors, une fois n’étant pas coutume, il faut saluer la ténacité déployée par les grands médias pour éviter les écueils du « vraisemblable » et se focaliser sur le « souhaitable » – présenté finalement comme une certitude.

    Théophraste R. 
    tresseur de faux lauriers et commentateur préventif                                                                                                                       https://www.legrandsoir.info


  • Cynisme désinhibé Philippe Bach - jeudi 14 juin 2018 - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2018/06/14/cynisme-desinhibe

    Emmanuel Macron semble pressé de faire sienne la politique de la droite dite décomplexée chère à Nicolas Sarkozy. Mercredi, il a fait diffuser de manière ostentatoire par son équipe de communicants une vidéo éclairante où il prépare son discours sur l’aide sociale. Un concentré de #cynisme où le président pérore sur ces aides « qui coûtent un pognon de dingue » sans résoudre la #pauvreté. Et qui s’inscrit dans la continuité de ses déclarations sur les #salariés #illettrés et les #costards qu’il faut pouvoir se payer où le locataire de l’Elysée fait montre d’une #arrogance de classe nauséabonde. Mais tellement révélatrice.

    On pourrait se dire que le le président veut réformer le système d’aide sociale pour améliorer les politiques de réinsertion. Rêvons un peu. Mais pas trop longtemps. Selon Le Canard enchaîné, ce sont 7 milliards d’euros qu’il est prévu purement et simplement de couper dans ce #budget. Le premier ministre, Edouard Philippe, a tenté de démentir. Mais l’hebdomadaire satirique paraissant le mercredi est généralement bien informé…
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L290xH350/arton33487-47d43.jpg
    Parallèlement à ces coupes, le président des riches prévoit de supprimer l’Exit Tax, ce mécanisme visant à freiner un tant soit peu la propension des Français les plus nantis à aller planquer leur fortune dans des paradis fiscaux. Avec à la clef, un manque gagner de 6 milliards d’euros pour les caisses de l’Etat.

    Dam. Faire financer les cadeaux fiscaux faits aux nantis en étranglant encore plus les milieux les plus modestes, il fallait oser. Emmanuel Macron n’est pas étouffé par la pudeur. Il a entamé une fuite en avant, privatise à tour de bras – il prévoit la vente de #ADP (aéroport de Paris), d’#Engie (ex-GDF Suez) et de la Française des jeux pour un montant de 15 milliards d’euros ! – et à ceux qui tentent de résister, il fait donner la maréchaussée comme à #Notre-Dames-des-Landes ou durant les manifs de #cheminots.

    Cette dérive autoritaire doit inquiéter. Le capitalisme dans une opération d’enfumage idéologique laisse accroire qu’il est le garant des #libertés ; on voit plutôt qu’il est capable de faire donner la pleine puissance de l’Etat pour défendre les intérêts de quelques-uns au détriment des plus défavorisés.

    En cela les sorties désinhibées d’Emmanuel Macron ont au moins un mérite : elles procèdent d’une logique du dévoilement génératrice d’indignation, voire de révolte, sur laquelle il sera possible de bâtir une stratégie de reconquête idéologique et politique du pouvoir au profit du bien commun.

    #France #manu #macron #emmanuel _macron

    https://seenthis.net/messages/702972 via BCE 106,6 Mhz


  • Parlons (Inter) Net - RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ
    http://slisel.over-blog.com/2017/08/parlons-inter-net.html
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L250xH77/breveon5510-0f97c.jpg

    On devrait plaindre les naïfs qui paient tout plein pot alors que, les mails que je reçois le montrent, on peut s’offrir des vacances de luxe pour trois fois rien. Voyez :

    « 50€ offerts sur votre voyage ! » « Les nouvelles offres de dernière minute dès 186 euros ! » « Avec Eurostar, ayez la CLASSE, voyagez en PREMIÈRE ! » « SURPRISE : Découvrez vos codes de réduction. » « Tu veux voyager un max cet été ? On a la solution ! » « Votre séjour de luxe à moins de 99€ ! » « 20€ offerts en exclusivité sur votre vol ! » « DERNIERS JOURS ! Dès 15 euros, partez avec INTERCITÉS ! » « Dites OUI aux petits prix dès 14€ A/R. » « Jusqu’à 100 EUR offerts. » « Séjour à Disneyland pour 4 personnes à gagner. »

    Croirez-vous que je suis également bombardé de mails qui m’avisent de réductions allant jusqu’à 82 % pour tout ce que vous voudrez ? Pour Moâ, môa, moâ (souvent ils me tutoient et toujours ils m’appellent par mon prénom, c’est dire) !

    Et pas de saut dans l’inconnu puisque je peux savoir si « le ciel astral révèle un changement important » grâce à mon« horoscope d’août. »

    Rien à craindre non plus d’un de ces problèmes de santé qui pourrissent les vacances : « Vous cherchez une solution contre les troubles digestifs et les douleurs intestinales ? ». Et finis les complexes sur la plage : « Quels maillots de bain choisir pour cacher son ventre ? » et « Quels vêtements porter pour paraître plus mince ? ».

    En fait, mis à part le mail « Découvrez notre lingerie Femme Fatale », je les poubellise tous sans les lire (avec une célérité particulière pour « Mediapart à moitié prix : 1 an pour 66 € seulement, 6 mois pour 33 €. ».Car, à lire les partis-pris de l’officine de Plenel (lequel, par ailleurs, a appelé à voter Macron), à subir sa lourde et manichéenne campagne anti-vénézuélienne, je déplore que Médiapart soit à l’information ce que Reporters sans frontières est à la liberté de la presse : un leurre, ou pire encore si l’on en croit les insinuations perfides de Mitterrand (1).

    Théophraste R.

    Note (1) :
    « Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. (…) Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère », François Mitterrand, in « La Face Cachée du Monde », Philippe Cohen et Pierre Péan. Mille et une nuits, 2003.
    « Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains », François Mitterrand, in « La décennie Mitterrand », Pierre Favier, Le Seuil, 1999.

    Et lire « La face cachée de Reporters sans frontières – de la CIA aux faucons du Pentagone », Maxime Vivas, éditions Aden 2007.

    https://www.legrandsoir.info


  • Les #chômeurs britanniques doivent payer ! - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/01/les-chomeurs-britanniques-doivent-payer.html
    https://www.legrandsoir.info/local/cache-vignettes/L314xH258/arton31391-9ecdf.png

    Voix du journaliste : « Beaucoup disent y aller la peur au ventre, comme on répondrait à une convocation du commissariat de police. Le Job Centre, l’équivalent britannique de Pôle emploi, est interdit aux caméras. Ce chômeur est l’un des rares à avoir filmé en caméra cachée son évaluation bimensuelle. Il a écrit noir sur blanc toutes ses recherches d’emploi, mais visiblement cela ne suffit pas, d’autant qu’il a osé postuler à des offres en dehors de son champ de compétence. »
     
    Voix de l’employée du Job Centre : « Vous n’avez même pas postulé. Vous avez regardé des offres d’emploi qui ne vous correspondant pas. Vous n’avez pas l’expérience nécessaire. »
     
    Voix du chômeur : « Oui mais vous ne comprenez pas ce que je vous dit. Vous m’avez dit de faire ça... »
     
    Voix de l’employée du Job Centre : « Vous n’avez pas utilisé les sites officiels... »
     
    Voix du chômeur : « Non, mais, attendez, ce n’est même pas marqué sur le formulaire... »
     
    Voix du journaliste : "Il y a 31 règles à respecter. La première d’entre elles : passer 35 heures par semaine sur ce site officiel à chercher du travail. Toutes les connexions et les clics sont enregistrés. Ce jeune chercheur d’emploi n’a pas pu atteindre le quota, ses allocations ont été coupées. « On a l’impression de n’être qu’un numéro. J’ai dû faire 35 heures de recherche d’emploi en ligne par semaine. C’est nettement impossible. Alors ils m’ont coupé les allocations. Je peux comprendre, mais si on me retire l’argent, comment fait-on pour vivre ? », demande-t-il. [Et je note même que le verbe employé, en anglais, est non pas vivre (to live) mais « survive », « survivre »...].

    https://seenthis.net/messages/557960 via Agnès Maillard