/2017

  • Forêt de Bialowieza : la justice européenne menace la Pologne de lourdes sanctions

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/11/20/foret-de-bialowieza-la-justice-europeenne-menace-la-pologne-de-lourdes-sanct

    Cette forêt, la mieux préservée d’Europe, subit des abattages d’arbres décidés par la Pologne et auxquels l’Union européenne s’oppose depuis le mois de mars.

    http://s2.lemde.fr/image/2017/11/20/534x0/5217793_6_c03b_des-manifestants-s-opposent-depuis-des-mois_f782bd5b7c8c091b5eb552eaefd3e0c5.jpg

    La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a menacé, lundi 20 novembre, la Pologne d’une astreinte « d’au moins 100 000 euros par jour » si elle ne cessait pas « immédiatement » l’abattage des arbres dans la forêt de Bialowieza, au nord-est du pays. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle est l’une des forêts naturelles les mieux conservées d’Europe.

    « Sauf cas exceptionnel et strictement nécessaire pour assurer la sécurité publique, la Pologne doit cesser immédiatement les opérations de gestion forestière active dans la forêt de Bialowieza », a ordonné la CJUE, sise à Luxembourg, dans une ordonnance.

    En septembre, la Commission et la Pologne avaient présenté leurs points de vue devant la Cour à Luxembourg lors d’une audience de référé.

    Depuis, Varsovie a accusé la justice européenne de manquer d’impartialité, affirmant procéder à des coupes « de protection » uniquement pour stopper la prolifération d’insectes xylophages, protéger le trafic routier et lutter contre les feux de forêt. Dans son ordonnance rendue lundi, la Cour confirme sa décision de la fin juillet.

    https://seenthis.net/messages/646173 via enuncombatdouteux


  • Quatre ans après le typhon Haiyan aux Philippines, Tacloban panse encore ses plaies
    https://reporterre.net/Quatre-ans-apres-le-typhon-Haiyan-aux-Philippines-Tacloban-panse-encore-

    Le 8 novembre 2013, la ville côtière de Tacloban, aux Philippines, était dévastée par le typhon Haiyan. Quatre ans jour pour jour après la catastrophe, qui a causé la mort de plus de 6.000 personnes, de nombreux bâtiments restent délabrés, les relogements ne sont pas achevés, des millions d’euros d’aide ont disparu. Mais la vie continue. Tacloban (Philippines), #Reportage D’aussi loin que Maria Rosario Baron s’en souvienne, le jeudi 7 novembre 2013, tous les responsables des quartiers s’étaient réunis (...)

    Reportage

    / Climat , #International

    #Climat_
    « https://www.coa.gov.ph/index.php/reports/disaster-risk-reduction-and-management-reports »
    « http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/20/avec-le-rechauffement-des-cyclones-plus-violents-sont-attendus_5188356_3244. »
    https://reporterre.net/IMG/jpg/a-fleur-deau-5.jpg
    https://reporterre.net/IMG/jpg/a-fleur-deau-6.jpg
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  • Insectes : l’hécatombe invisible

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/10/28/insectes-l-hecatombe-invisible_5207102_3244.html

    Dans sa chronique, Audrey Garric, journaliste au service Planète, rappelle que la préservation de ces êtres à six pattes devrait être une priorité absolue. Il n’en est rien.

    http://img.lemde.fr/2017/10/28/393/0/3432/1716/644/322/60/0/aaf83a1_22676-20ealk.lu2em6lxr.jpg

    Un « Armageddon écologique », une « hécatombe », un « déclin terrifiant ». Aucun superlatif n’est de trop dans la presse pour qualifier l’étude sur l’extinction des insectes, parue dans la revue PloS One le 18 octobre. Il y a de quoi s’alarmer. Imaginez donc : en moins de trois décennies, les populations volantes ont chuté de près de 80 % en Allemagne, et probablement autant dans toute l’Europe.

    Pour les chercheurs, la principale cause de cet effondrement réside dans l’intensification des pratiques agricoles, et en premier lieu dans le recours accru aux pesticides chimiques. Le traitement par enrobage des semences, systématique et préventif, est le principal suspect. Il fait en effet appel aux fameux insecticides néonicotinoïdes, surnommés les « tueurs d’abeilles », qui agissent sur le système nerveux des insectes.

    Les conséquences sont dramatiques pour l’ensemble des écosystèmes, tant l’entomofaune est un socle de la chaîne alimentaire. La disparition de ces petites bestioles ne signifierait rien de moins que mettre en péril la pollinisation de 80 % des plantes sauvages et la source de nourriture de 60 % des oiseaux – sans compter celle des mammifères et des amphibiens.

    Les services écosystémiques fournis par les insectes sauvages ont été estimés à 57 milliards de dollars (49 milliards d’euros) par an aux Etats-Unis. De toute évidence, la préservation de l’abondance et de la diversité de ces êtres à six pattes devrait être une priorité absolue en matière de conservation de la biodiversité. Il n’en est rien.

    Avertissements réitérés

    Pourtant, les signaux d’alerte ne datent pas d’hier. En 2014, déjà, des chercheurs avaient fait un constat sans appel : les néonicotinoïdes sont les principaux responsables du déclin généralisé des arthropodes partout dans le monde. En 2005, une étude publiée dans Conservation Biology décrivait elle aussi les extinctions qui frappent les insectes, qualifiés de « majorité négligée ». Dès 1992, un ouvrage intitulé Insect Conservation Biology, publié par Michael Samways, pointait les menaces qui pèsent sur eux : la fragmentation des habitats et les pollutions.

    Mais ces avertissements n’ont eu que très peu d’écho. A une seule exception près : pour les abeilles. Les mises en garde des scientifiques, relayées par une large campagne médiatique des apiculteurs, ont fini par payer. Les Français, comme les citoyens d’autres pays, se sont émus du sort des butineuses, dont le catastrophique syndrome d’effondrement des colonies est démontré depuis la fin des années 1990.

    La France n’est pas restée inactive face à ce péril. En 1999, puis en 2004, les ministres de l’agriculture Jean Glavany et Hervé Gaymard ont décidé de suspendre l’usage du Gaucho – sur certaines cultures – et du fipronil, deux insecticides. En 2016, au terme d’une rude bataille, les députés ont fini par interdire la totalité des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures – avec des dérogations jusqu’en 2020.

    Voilà qui est positif, mais insuffisant. En témoigne l’échec actuel du plan Ecophyto 2, qui vise à diviser par deux le recours aux produits phytosanitaires d’ici à 2025 dans l’Hexagone. C’est peu dire que l’objectif est loin d’être atteint : en sept ans, l’emploi de ces produits chimiques a progressé de 20 % pour les usages agricoles.

    La ferme France n’a pas amorcé son sevrage

    Pourquoi ? Parce que l’industrie agrochimique manipule certaines des données scientifiques, dans un contexte de crise de l’évaluation réglementaire. Parce que les représentants du monde agricole ne veulent pas changer de modèle. Parce que les coopératives qui leur donnent des conseils sont les mêmes qui leur vendent les pesticides et les engrais. Parce que faire primer le court sur le long terme fait perdre de vue l’essentiel : loin de sécuriser la production alimentaire, l’utilisation des pesticides met en péril la biodiversité qui la rend possible.

    Las ! Non seulement, la ferme France n’a pas amorcé son sevrage, mais de surcroît de nouvelles molécules, toujours plus toxiques, sont mises sur le marché. En témoigne la toute récente autorisation d’un nouveau néonicotinoïde qui ne dit pas son nom, le sulfoxaflor, par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Après l’émoi et la colère – légitimes – suscités par cette affaire, le gouvernement a demandé à l’Anses d’« examiner de façon prioritaire des données complémentaires relatives aux risques du sulfoxaflor », tandis que l’ONG Générations futures a déposé deux recours en justice.

    Il faudra aller bien plus loin. Changer de mode de production, mais aussi de regard sur les insectes, ces êtres que l’on ignore ou que l’on méprise alors qu’ils représentent les deux tiers de toutes les espèces du monde. Des biais qui se retrouvent jusque dans la recherche : la grande majorité des études concerne les vertébrés, pourtant beaucoup moins nombreux que les invertébrés. Ces derniers, perçus comme moins « sexy », engrangent moins de financements. Ce qui signifie moins de spécialistes, moins de connaissances, et donc moins de protection.

    Faire des choix politiques et sociétaux forts

    Une étude à paraître dans la revue Biological Conservation de novembre a procédé à une analyse amusante : elle s’est penchée sur les 123 espèces d’insectes protégées en Europe, soit 0,12 % des 105 000 répertoriées sur le Vieux Continent…

    Les résultats sont nets : les insectes protégés sont les plus gros, ceux qui présentent le plus de contrastes (couleurs surtout bleues et vertes, rayures, etc.) et un corps lisse. Certains groupes sont surreprésentés (les papillons, les libellules ou les sauterelles), tandis que d’autres ne figurent même pas sur les listes (les mouches, les moustiques, les bourdons, etc.). En gros, les insectes considérés comme les plus moches ou les plus nuisibles par les humains n’ont pas droit de cité. Et ce, en dépit de leur rôle dans les écosystèmes.

    Il est urgent de faire des choix politiques et sociétaux forts pour enrayer le déclin de la biodiversité. Ne plus choisir telle ou telle espèce, mais les préserver toutes, avec leurs interactions et leur habitat. Qui se trouve également être le nôtre.

    https://seenthis.net/messages/640526 via enuncombatdouteux


  • Inondations : « Ce qui arrive était exactement prévu »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/01/climat-ce-qui-arrive-etait-exactement-prevu_5179536_3244.html
    http://img.lemde.fr/2017/08/31/114/0/1363/681/644/322/60/0/c6b7a1f_AAL201_STORM-HARVEY-_0831_11.JPG

    Le secrétaire général du PNUE se focalise sur le changement climatique, que je ne nie pas. Mais comment peut-on ne pas parler, à Houston comme à Mumbai ou ailleurs, de l’étalement urbain qui aggrave considérablement les impacts par l’augmentation de l’imperméabilisation du sol, la multiplication des obstacles aux écoulements, etc.?

    Ce qui arrive aujourd’hui était exactement prévu et correspond aux projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : alors que les températures augmentent, nous devons nous attendre à des événements climatiques extrêmes plus fréquents, accompagnés d’excès ou de manque d’eau. On ne l’observe pas seulement à Houston ou à Bombay, mais dans une large partie de l’Inde, du Népal, du Bangladesh, du Niger ou du Yémen, qui font face à de graves inondations, ou en Somalie, victime de sécheresses de plus en plus fréquentes.

    LM : La communauté internationale a peu réagi aux drames subis par les régions du Sud, comme si la situation indienne était moins dramatique que l’ouragan Harvey…

    Il faut certainement être plus attentif à ce qui se passe sur l’ensemble de la planète. Le dérèglement du climat est un problème global, nous devons être capables d’appréhender l’étendue de la situation. Il ne s’agit pas de faits isolés : pourquoi cela arrive-t-il et que pouvons-nous faire ? Nous devons aussi nous poser cette question-clé : s’agit-il de désastres naturels ou causés par l’homme ? Le consensus scientifique nous dit que le changement climatique n’est peut-être pas directement responsable de ces événements extrêmes, mais qu’il les aggrave et les multiplie.

    Peut-on hiérarchiser ces événements en fonction de critères tels que le nombre de victimes, le coût économique, l’impact environnemental ?

    Tous ces points sont importants. Nous devons évidemment prendre en compte leurs impacts humains, estimer la charge financière et la perte des moyens de subsistance, évaluer les conséquences sur l’environnement et sur notre cadre de vie. Mais il faut regarder aussi quels sont ceux qui payent le plus lourd tribut. Ce sont les catégories les plus vulnérables de nos sociétés, partout dans le monde, qui sont les plus touchées : les pauvres, les femmes, les personnes en situation de handicap.

    Les réponses du PNUE sont-elles identiques dans des situations aussi différentes que Houston ou Bombay ?

    Il n’y a pas de potion magique, de solution unique pour combattre le changement climatique, mais tout un éventail d’actions à mettre en œuvre, comme travailler avec les villes sur l’efficacité énergétique et la réduction de la pollution, stopper la déforestation, préserver la biodiversité, endiguer la dégradation de nos océans. Nous travaillons avec les marchés financiers et le secteur privé pour créer de l’investissement et de l’innovation et, bien sûr, avec les gouvernements pour garantir de bonnes politiques environnementales.

    #inondations #Houston #Mumbai #changement_climatique #environnement #sprawl

    https://seenthis.net/messages/626557 via rumor


  • Qui était Wayne Lotter, défenseur des éléphants assassiné en Tanzanie
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/20/mort-de-wayne-lotter-heros-de-la-lutte-contre-le-braconnage-en-afrique_51743
    http://img.lemde.fr/2017/08/20/0/2/764/382/644/322/60/0/128b937_29043-1dt5ewr.cpkb8g2e29.jpg

    Avec ses collègues de la PAMS, Wayne Lotter met peu à peu au point une approche multiforme qui se révèle d’une redoutable efficacité. Il y a d’abord le travail de renseignement, digne des plus grands films d’action. Le PAMS, qui reçoit de l’argent de riches donateurs américains, finance l’Unité tanzanienne d’investigation sur les crimes nationaux et internationaux (NTSCIU). Depuis novembre 2014, cette structure de contreterrorisme, fondée en 1998 à la suite des attentats d’Al-Qaida contre l’ambassade américaine de Dar-es-Salaam, s’est vue assigner une nouvelle mission : démanteler les filières de braconnage qui sévissent dans le pays.

    Chaque intervention nécessite des mois d’investigations préalables. Composée de soixante hommes, la NTSCIU commence par identifier ses suspects, leur localisation, leur rôle supposé dans le réseau et leur numéro de téléphone avant de procéder à des écoutes. Elle analyse ensuite la situation géographique et les systèmes de communication avant de procéder aux arrestations. « En une nuit, nous pouvons arrêter une centaine de personnes et faire tomber un réseau. L’objectif est aussi de ne faire aucune victime collatérale, car nous avons besoin du soutien des communautés locales », détaillait son directeur Elisifa Ngowi fin 2015.

    Car la population représente l’autre partie du plan. La PAMS forme des centaines de rangers, parraine des initiatives éducatives dans des dizaines d’écoles et travaille avec les agriculteurs pour réduire les conflits liés à la faune.

    https://seenthis.net/messages/623386 via Fil


  • D’ici à 2100, deux Européens sur trois seront affectés par des catastrophes climatiques
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/08/05/d-ici-a-2100-deux-europeens-sur-trois-seront-affectes-par-des-evenements-cli

    Dans cette étude, les chercheurs se sont basés sur une augmentation de température moyenne d’environ 3 °C d’ici à 2100, soit le scénario le plus probable selon une majorité de scientifiques. Dans ces conditions, le nombre de morts liées aux #catastrophes associées au dérèglement #climatique en Europe serait multiplié par 50, passant de 3 000 décès annuels entre 1981 et 2010 à 152 000 à la fin du siècle.

    [...] Selon l’étude, les vagues de chaleur seront les événements climatiques les plus meurtriers. Elles causeraient ainsi 99 % du total des morts attendues. « L’exemple le plus marquant est celui de la canicule de 2003, rappelle Giovanni Forzieri. C’est un des plus grands désastres liés au climat, au niveau européen. »

    En effet, cette vague de chaleur a fait plus de 70 000 morts en Europe dont 19 000 dans l’Hexagone. Depuis, chaque année, les records de température continuent de tomber. Comme lundi 31 juillet où, avec 30,5 °C relevés en Corse, le record de #chaleur nocturne en France a été battu.

    https://seenthis.net/messages/620768 via Lyco


  • Dans votre shampoing, des produits pas très propres
    https://reporterre.net/Dans-votre-shampoing-des-produits-pas-tres-propres

    Se laver les cheveux n’est pas sans risque. Entre produits irritants, allergisants et perturbateurs endocriniens, nombre de shampoings ont des effets nuisibles. #Enquête_lessivante. Ce ne sont que quelques lignes illisibles à l’arrière de vos shampoings : la liste des ingrédients. Elle contient tout ce qu’il y a à savoir sur ces produits du #Quotidien. Mais si vous parvenez - à peu près - à distinguer les ingrédients d’un plat cuisiné, il est impossible en revanche d’analyser l’étiquette d’un shampoing (...)

    Enquête

    / Quotidien, Santé

    #Santé
    « http://www.atctoxicologie.fr »
    « https://www.biocoiff.com »
    « https://www.quechoisir.org/comparatif-substances-toxiques-dans-les-soins-des-cheveux-n43520/?f2%5B%5D=EQShampooing#filtres »
    « http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/14/perturbateurs-endocriniens-le-probleme-est-la-dose-interne-auquel-l-homme-es »
    « https://pixabay.com/fr/shampoing-homme-coiffure-mousse-1668525 »
    « https://pixabay.com/fr/shampooing-bouteille-noir-et-blanc-642517 »
    « https://www.flickr.com/photos/estampemoderne/6288705326

    Flickr
     »


  • En Asie, les « éléphants à touristes » vivent dans des conditions « inacceptables »
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/07/06/an-asie-les-elephants-a-touristes-vivent-dans-des-conditions-inacceptables_5
    http://img.lemde.fr/2017/07/06/203/0/3500/1750/644/322/60/0/d9f6264_ed01fcbad1224509991a7b645963795b-ed01fcbad1224509991a7b645963795b-0.jpg

    « Quand ils ne sont pas utilisés pour des promenades ou des spectacles, les éléphants sont enchaînés jour et nuit, le plus souvent avec une chaîne de moins de 3 m de long », souligne le rapport. Un constat fait à travers toute l’Asie. « La nourriture qui leur est donnée n’est pas bonne, ils ont des soins vétérinaires limités et sont souvent gardés dans des endroits stressants, avec de la musique forte ou des groupes de touristes, sur un sol en ciment. »

    L’#industrie_des_parcs à #éléphants en #Thaïlande s’est développée dans les années 1990, après l’interdiction de l’exploitation des éléphants pour transporter des arbres dans le secteur forestier.

    #maltraitance_animale #tourisme

    https://seenthis.net/messages/613122 via odilon


  • Le #Yémen en proie à une épidémie de #choléra et menacé de #famine
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/06/le-yemen-en-proie-a-une-epidemie-de-cholera-et-menace-de-famine_5139164_3244
    http://img.lemde.fr/2017/06/06/466/0/5760/2871/644/322/60/0/7eb890a_24073-15edaup.rf6he0cnmi.jpg

    Depuis la fin du mois d’avril, une épidémie de choléra s’étend à une vitesse exponentielle au Yémen. Les structures de santé, dévastées par plus de deux ans de conflit, sont incapables de contenir la catastrophe. Des premiers cas ont été signalés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès octobre 2016 mais l’épidémie flambe de nouveau ce printemps : entre le 27 avril et le 30 mai, 65 041 cas ont été recensés. Au cours de la seule semaine du 15 au 22 mai, 18 000 nouveaux cas ont été signalés et entre 3 000 et 5 000 nouveaux cas sont désormais enregistrés chaque jour. 532 morts ont été dénombrés. Samedi 3 juin, le directeur régional de l’Unicef, Geert Cappelaere, estimait que 130 000 personnes au total pourraient être infectées d’ici deux semaines.

    Si dix-neuf des vingt-trois gouvernorats sont touchés, l’épidémie affecte principalement des régions contrôlées par les rebelles houthistes alliés à l’ex-président Ali Abdallah Saleh : la capitale, Sanaa, et sa région, ainsi que les gouvernorats d’Amran et de Hajja, situés dans le nord-ouest du pays. Ces zones font l’objet d’un blocus de la coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite, en guerre contre les rebelles depuis mars 2015.

    L’apparition du choléra s’ajoute à une menace de famine majeure : la sécurité alimentaire de 17 millions de personnes est menacée et 6,8 millions de Yéménites sont « à un pas de la famine », a rappelé, le 31 mai, le coordinateur des secours d’urgence des Nations unies, Stephen O’Brien. Ce dernier appelle la coalition internationale à ne pas lancer l’assaut sur le port d’Hodeïda, principale voie d’accès aux zones rebelles, dont l’activité a été drastiquement réduite par les bombardements et le blocus.

    #paywall (et il n’y a plus le truc de la lecture zen pour le contourner…)

    https://seenthis.net/messages/604664 via Simplicissimus


  • La France exporte un pesticide interdit vers les pays en développement

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/29/la-france-exporte-un-pesticide-interdit-vers-les-pays-en-developpement_51351

    Cet herbicide puissant fabriqué par Syngenta, l’atrazine, a été banni en Europe en 2004.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/05/29/644x322/5135194_3_6054_detournement-d-une-publicite-comment-empoi_308da164b55fed1bc0ccd945c8d3ccee.jpg

    Depuis le mois de janvier, la France a autorisé l’exportation de sept cargaisons d’atrazine vers la Chine, la Suisse, le Pakistan, le Soudan, l’Ukraine et l’Azerbaïdjan, selon les données de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). La quantité de produit exporté n’est pas publique. Mais cet herbicide, fabriqué majoritairement par la firme suisse Syngenta, est interdit en France depuis 2001 et en Europe depuis 2004 car il polluait les nappes phréatiques.

    L’ONG helvétique Public Eye vient de lancer une campagne contre ces exportations, particulièrement celles à destination des Etats signataires de la convention de Bamako, qui applique en Afrique la convention de Bâle sur le transport des déchets dangereux. Ces pays en développement considèrent qu’ils ne devraient pas recevoir un produit si celui-ci est interdit dans son pays d’origine en raison de sa toxicité.
    Depuis 2004, la France a autorisé 142 exportations d’atrazine au total, dont 33 vers des pays africains signataires de cette convention : le Soudan, le Mali, le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Bénin et la Côte d’Ivoire. « Ces exportations constituent à nos yeux une violation de la convention de Bâle, estime Laurent Gaberell, spécialiste du dossier au sein de Public Eye. La France aurait dû interdire ces exportations ».

    Un produit « très toxique » pouvant « endommager des organes »

    Sur le site de l’ECHA, c’est le ministère de l’environnement qui est mentionné comme responsable de ces autorisations. Celui-ci n’a pas répondu aux questions du Monde. « Nous pointons du doigt la responsabilité des Etats qui permettent l’exportation de pesticides interdits, estime Laurent Gaberell. Mais les entreprises ont aussi un devoir de diligence ». La convention de Bâle ne prévoit pas de sanctions à l’égard des pays membres qui ne respectent pas leurs engagements, mais les soutient afin qu’ils modifient leurs pratiques.

    La France n’est pas le seul Etat mis en cause par l’ONG helvétique. L’Italie, les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne et la Suisse exportent également ce pesticide controversé, utilisé pour désherber les champs de maïs ou de canne à sucre.

    En 2011, une étude de l’Institut national de la recherche et de la santé médicale (Inserm) publiée dans la revue médicale Environmental Health Perspectives estimait que l’atrazine pouvait avoir des effets néfastes sur le développement des fœtus et sur le système neurologique des enfants.

    L’Agence européenne des produits chimiques estime qu’il s’agit d’un produit « très toxique pour la vie aquatique avec des effets de longue durée, qui peut endommager des organes suite à une exposition prolongée ou répétée et provoquer des réactions allergiques de l’épiderme ».

    Plusieurs usines Syngenta sur le sol français

    Syngenta est le principal producteur d’atrazine au niveau mondial. Le groupe bâlois ne donne pas d’indications sur les quantités exportées ni sur l’emplacement de ses usines, dont plusieurs se trouvent sur le sol français. Mais Xavier Thévenot, porte-parole de Syngenta en France, s’oppose fermement aux accusations de l’ONG Public Eye. « L’atrazine est autorisée dans 60 pays, dont les Etats-Unis, explique-t-il. Nous avons tout à fait le droit de l’exporter. »

    En 2010, plusieurs villes des Etats-Unis avaient porté plainte contre Syngenta en l’accusant de polluer leurs eaux souterraines avec l’atrazine. La procédure s’est soldée à l’automne 2012 par un accord, le groupe suisse acceptant de payer 105 millions de dollars afin que les communes en question se dotent d’un meilleur système d’épuration.
    « L’atrazine joue un rôle important dans l’alimentation mondiale », note Syngenta sur son site, qualifiant ce produit d’« efficace et sûr ». L’entreprise conteste fermement les recherches menées sur des grenouilles par le professeur américain Tyron Hayes, biologiste à l’université de Berkeley, en Californie, qui établissent un lien entre l’atrazine et la formation de cancers de la prostate et du sein.

    Le problème des exportations toxiques a été récemment abordé par les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur le droit à l’alimentation et sur les déchets toxiques. Ceux-ci estiment que « le fait d’exposer la population d’autres pays à des toxines dont il est avéré qu’elles provoquent de graves problèmes de santé et peuvent même entraîner la mort, constitue de toute évidence une violation des droits de l’homme ».

    https://seenthis.net/messages/602149 via enuncombatdouteux


  • Cauchemars et facéties #58
    https://lundi.am/Cauchemars-et-faceties-58

    Des nouvelles de l’internet.

    « http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/05/09/tous-les-indicateurs-du-rechauffement-climatique-sont-au-rouge_5124694_3244. »
    « http://www.europe1.fr/societe/securite-dans-les-aeroports-ces-technologies-du-futur-pour-optimiser-les-con »
    « http://www.humanite.fr/monsieur-flashball-promu-directeur-de-cabinet-du-president-macron-636059 »
    « http://internetactu.blog.lemonde.fr/2017/05/14/comment-passer-des-startups-detat-a-letat-plateforme »
    « http://www.liberation.fr/futurs/2017/04/03/le-supermarche-sans-caisses-amazon-go-ne-marche-pas-comme-prevu_1560220 »
    « http://www.telerama.fr/sortir/avec-experiences-airbnb-va-t-il-trop-loin-dans-l-uberisation,157664.php »
    « http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/12/01016-20170412ARTFIG00297-les-prisons-d-ile-de-france-delestees.php »
    « http://www.liberation.fr/futurs/2017/04/09/plongee-dans-l-ocean-plastique_1561588 »
    « http://www.lefigaro.fr/social/2017/04/08/20011-20170408ARTFIG00014-la-gironde-veut-experimenter-le-revenu-universel. »
    « http://www.lci.fr/societe/paris-un-arrete-autorise-les-policiers-a-proceder-a-des-controles-d-identite-et- »
    « http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/03/01016-20170403ARTFIG00152-la-cagoule-en-debat-au-sein-de-la-police.php »
    « http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/05/97001-20170405FILWWW00109-fn-enquete-ouverte-apres-la-saisie-de-documents-p »
    https://lundi.am/IMG/jpg/manif41807496-23946931944793929007-301626.jpg


  • Les nappes phréatiques françaises en déficit
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/21/les-nappes-phreatiques-francaises-en-deficit_5115167_3244.html

    L’été est encore loin, mais les départements de Charente, des Côtes-d’Armor et d’Ille-et-Vilaine sont déjà sous le coup d’arrêtés préfectoraux limitant les prélèvements d’eau de surface, première étape des restrictions. Les céréaliers français font part de leur angoisse d’affronter une année noire marquée par la sécheresse. La recharge des nappes souterraines grâce aux pluies tombées entre septembre 2016 et avril s’avère effectivement « faible » cette année, indique le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Les experts constatent une situation hétérogène au 1er avril, avec des régions « à surveiller » surtout dans la moitié nord de l’Hexagone.

    La recharge hivernale en eau – déterminante pour les six mois plus chauds – est insuffisante pour plus de la moitié des nappes souterraines, 54 % précisément, qui n’ont pas pu retrouver leur niveau moyen. En 2016, à la même date, ce n’était le cas que pour 28 % d’entre elles. Et il faut noter que la situation s’est nettement redressée grâce à un mois de mars bien arrosé.

    C’est bien la première fois que j’arrose en avril (à part les semis) #sécheresse #eau

    https://seenthis.net/messages/592997 via odilon


  • La collecte de données, enjeu majeur pour les « smart cities » françaises
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/18/la-collecte-de-donnees-enjeu-majeur-pour-les-smart-cities-francaises_5113090

    Dans un rapport remis au premier ministre mardi 18 avril, le député PS du Maine-et-Loire Luc Belot attire l’attention sur les risques et les enjeux de la smart city, sachant que l’essor du numérique impose de réformer la gouvernance locale. « L’utilisation des technologies ne crée pas en soi une ville intelligente », prévient le député (PS) Luc Belot, porteur d’une mission sur la smart city que le gouvernement lui a confiée en novembre 2016. Dans son rapport remis mardi 18 avril au premier ministre, (...)

    #SmartCity #domotique #données

    https://seenthis.net/messages/590673 via etraces


  • Au Chili, le développement industriel menace la faune et la nature
    https://reporterre.net/Au-Chili-le-developpement-industriel-menace-la-faune-et-la-nature

    Le Chili appuie quasi exclusivement son développement économique sur l’exploitation minière et l’élevage intensif de poissons. Or, ces activités pèsent lourdement sur les écosystèmes, notamment marins. Santiago (Chili), correspondance Le village de pêcheurs de Punto dos Choros, dans le nord du Chili, est un petit coin de paradis de la côte pacifique face à l’archipel qui abrite la Réserve nationale des manchots de Humboldt. La région vit essentiellement de la pêche et du tourisme. On y vient pour (...)

    #Reportage

    / #Mines_et_Gaz_de_schiste, #International

    « http://oceana.org/press-center/press-releases/oceana-reports-severe-flaws-environmental-proceedings-dominga-and »
    « https://vimeo.com/80932346

     »
    « http://www.oecd.org/fr/publications/examens-environnementaux-de-l-ocde-chili-2016-version-abregee-9789264269163-fr »
    « https://www.greenpeace.fr/chili-catastrophe-environnementale-majeure-sur-lile-de-chiloe »
    « http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/17/le-chili-recoit-la-plus-grande-donation-de-terres-privees-de-l-histoire_5095 »
    « http://www.greenpeace.org/chile/Global/chile/2016/9/informe_chiloe.pdf?_ga=1.43688805.1961419071.1475500916 »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Manchots_de_humboldt.jpg »
    « https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Jaula_salmonera_sin_uso_en_Quinched.jpg »


  • Ce que les « Monsanto Papers » révèlent du Roundup

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/18/ce-que-les-monsanto-papers-revelent-du-roundup_5096602_3244.html

    La justice américaine a déclassifié des correspondances internes de la firme. Dès 1999, cette dernière s’inquiétait du potentiel mutagène du glyphosate.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/18/644x322/5096601_3_2b0a_le-roundup_79cc6f2351e9dbe2302a7f23b6379a6c.jpg

    Rarement hasard du calendrier aura été plus embarrassant pour une agence d’expertise. Dans le cadre d’une action intentée contre Monsanto, la justice fédérale américaine a déclassifié, jeudi 16 mars, plus de 250 pages de correspondance interne de la firme agrochimique, montrant que cette dernière s’inquiétait sérieusement, dès 1999, du potentiel mutagène du glyphosate, principe actif de son produit phare, le Roundup, et molécule phytosanitaire la plus utilisée au monde.

    Or le 15 mars, à la veille de la publication de cette documentation confidentielle, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) annonçait qu’elle ne considérait le glyphosate ni comme cancérogène ni même mutagène – c’est-à-dire capable d’engendrer des mutations génétiques.

    Pour Monsanto, l’affaire est cruciale : le Roundup est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.
    Ces documents internes de la firme de Saint Louis (Missouri) ont été rendus publics dans le cadre d’une action collective portée devant une cour fédérale de Californie par plusieurs centaines de travailleurs agricoles touchés par un lymphome non hodgkinien (un cancer du sang). S’appuyant sur un avis rendu en mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les plaignants attribuent leur maladie au contact prolongé avec l’herbicide commercialisé par Monsanto.

    Connivences

    Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).
    Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire. En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.

    « Prenons un peu de recul et regardons ce que nous voulons vraiment faire, écrit un cadre de l’entreprise à ses collègues. Nous voulons trouver quelqu’un qui est familier du profil génotoxique du glyphosate/Roundup et qui peut avoir une influence sur les régulateurs, ou conduire des opérations de communication scientifique auprès du public, lorsque la question de la génotoxicité [du glyphosate] sera soulevée. »
    Les messages échangés suggèrent qu’en interne, la crainte est forte que le glyphosate ne soit considéré comme génotoxique, c’est-à-dire nocif pour le matériel génétique et donc capable d’y induire des mutations susceptibles d’initier des cancers.
    Un rapport jamais rendu public

    La firme de Saint Louis jette son dévolu sur James Parry, alors professeur à l’université de Swansea (Pays de Galles), l’un des papes de la génotoxicité – auteur de près de 300 publications. Mark Martens, alors directeur de la toxicologie de Monsanto pour l’Europe et l’Afrique, est chargé de cornaquer le savant britannique et le faire accoucher d’un rapport sur le sujet.
    Hélas ! James Parry semble n’avoir pas saisi les règles tacites de l’exercice. Au lieu de défendre le glyphosate en mobilisant ses connaissances, il fait valoir de sérieuses inquiétudes. Le rapport qu’il remet à Monsanto ne sera jamais rendu public, ni transmis aux autorités de régulation.

    Et pour cause : sur la base d’études alors récentes, écrit M. Parry, « je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro ». Une substance « clastogène » est un mutagène capable de casser l’ADN et d’induire des aberrations chromosomiques. Sur la foi d’observations menées sur des cellules sanguines (lymphocytes) bovines et humaines, James Parry ajoute que « cette activité clastogénique [du glyphosate] pourrait se produire in vivo dans les cellules », à l’exception des cellules germinales (spermatozoïdes et ovocytes).

    James Parry précise que le mécanisme en jeu serait la capacité du glyphosate à induire un « stress oxydatif » sur les cellules – c’est précisément ce processus qui sera identifié par le Centre international de recherche sur le cancer, dans sa monographie de mars 2015. Une monographie que Monsanto qualifiera immédiatement, dans un communiqué, de « science pourrie »…

    L’impact sanitaire des « surfactants »

    Le rapport de Parry est fraîchement accueilli. Le 31 août 1999, un cadre de la firme écrit à ses interlocuteurs qu’il est « déçu » par le texte rendu et interroge : « A-t-il déjà travaillé pour l’industrie sur ce genre de projet ? » Le scientifique britannique suggère à Monsanto, dans son rapport, de conduire des tests spécifiques pour explorer plus avant le potentiel mutagène du glyphosate.

    En septembre 1999, l’un des toxicologues de Monsanto écrit à ses collègues que « Parry n’est pas la personne qu’il nous faut et cela prendrait pas mal de temps, de dollars et d’études pour l’amener à l’être ». « Nous n’allons simplement pas conduire les études qu’il suggère, ajoute-t-il à l’adresse de Mark Martens, le cornac de James Parry. Mark, penses-tu que Parry peut devenir un avocat solide sans mener ces travaux ? Sinon, nous devrions commencer sérieusement à chercher une ou plusieurs autres personnalités avec qui travailler. » L’intéressé ajoute, à propos de la génotoxicité possible du glyphosate : « Nous sommes actuellement très vulnérables. »

    En interne, l’affaire crée des remous pendant plusieurs mois. Dans un courriel collectif envoyé en 2001 par une haute responsable de la firme, Mark Martens est stigmatisé : « Mark n’a pas bien géré cela et on en est presque arrivé à voir Parry déclarer le glyphosate génotoxique… »
    Ce n’est pas tout. L’impact sanitaire des « surfactants » (ces produits ajoutés au glyphosate pour démultiplier son pouvoir herbicide) apparaît comme une autre épine dans le pied du géant de l’agrochimie. Selon les plaignants, leur présence augmenterait l’absorption du glyphosate par la peau, accroissant ainsi l’exposition des travailleurs agricoles au produit.

    Monsanto conteste la classification de l’OMS

    Interrogée le 11 janvier 2017 par les avocats des plaignants, Donna Farmer, l’une des toxicologues de Monsanto, assure « n’avoir aucune donnée certifiant » ce soupçon. Las ! Dans les documents déclassifiés, un rapport interne de 2001 et signé de scientifiques de la firme, liste six mécanismes par lesquels « les surfactants sont capables d’augmenter l’absorption du glyphosate par la peau ».
    Interrogée par Le Monde, Monsanto rappelle que toutes les agences réglementaires considèrent le glyphosate comme sûr et conteste la classification de l’Organisation mondiale de la santé, qui l’estime mutagène et cancérogène probable pour l’homme.

    Que pense M. Parry de l’affaire ? Difficile de le savoir : il est décédé en 2010. La firme de Saint Louis assure, elle, que le rapport du scientifique britannique ne faisait que « répondre à quelques études isolées », rudimentaires et irréalistes (injection directe de la substance, etc.). « Le Dr Parry a initialement cru que ces études montraient des effets génotoxiques possibles du Roundup et a suggéré à Monsanto de conduire plus d’analyses, par le biais d’études de génotoxicité », précise la société au Monde.

    Celles-ci auraient été conduites et auraient finalement changé l’opinion de M. Parry. Pour en avoir le cœur net, les avocats des plaignants demandent donc l’accès à plus de documents internes, dont les correspondances entre M. Parry et son cornac. Les révélations des « Monsanto Papers » ne font peut-être que commencer.

    https://seenthis.net/messages/579377 via enuncombatdouteux


  • En Nouvelle-Zélande, un fleuve reconnu comme une entité vivante

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/16/en-nouvelle-zelande-un-fleuve-reconnu-comme-une-entite-vivante_5095219_3244.

    Une décision qui pourrait être une première mondiale. Un fleuve considéré comme sacré par les Maoris a été reconnu par le Parlement néo-zélandais comme une entité vivante. Le Whanganui, le troisième plus long cours d’eau du pays, s’est vu doter, mercredi 15 mars, d’une « personnalité juridique, avec tous les droits et les devoirs attenants », a détaillé le ministre de la justice, Chris Finlayson.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/16/644x322/5095247_3_c123_le-fleuve-whanganui-dans-l-ile-du-nord-en-no_1ae496d5be6338629b7edc3676d76c9d.jpg

    Le nom maori du fleuve est Te Awa Tupua. La tribu locale lutte pour la reconnaissance de ses droits sur ce cours d’eau depuis les années 1870, a relevé M. Finlayson. « La nouvelle législation est une reconnaissance de la connexion profondément spirituelle entre l’iwi [tribu] Whanganui et son fleuve ancestral. »

    Ce statut aura pour traduction concrète que les intérêts du Whanganui seront défendus dans les procédures judiciaires par un avocat représentant la tribu et un autre le gouvernement. L’iwi a également reçu 80 millions de dollars néo-zélandais (52 millions d’euros) au titre des frais de justice ainsi qu’une somme de 30 millions de dollars (19,6 millions d’euros) pour améliorer l’état du cours d’eau.

    https://seenthis.net/messages/578761 via enuncombatdouteux


  • Cancer au travail : la Commission européenne complice de l’industrie

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/24/cancer-au-travail-bruxelles-complice-de-l-industrie_5084643_3244.html

    Pour fixer les normes limitant l’exposition des travailleurs aux substances cancérogènes, responsables chaque année de 100 000 décès, Bruxelles s’appuie sur des experts majoritairement liés aux industriels.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/24/644x322/5084641_3_75b2_manifestation-pour-les-victimes-de_11b3444290de39e0a49c2975995f50c1.jpg

    Travailler à en mourir. Chaque année en Europe, 100 000 personnes meurent d’avoir été exposées à des produits qui leur ont causé un cancer tandis qu’elles exerçaient leur métier. Poumons, cavité nasale, vessie, prostate, larynx, maladie de Hodgkin, lymphomes, etc. : 100 000 cancers professionnels si bien documentés qu’ils sont dits « évitables ». Pour réduire le risque au maximum, voire l’éliminer totalement, les employeurs sont tenus d’adapter les conditions de travail de leurs employés en fonction de normes appelées « valeurs limites d’exposition ». Encore faut-il que ces normes, fixées substance par substance, soient suffisamment protectrices. Qui en décide ?

    Dans l’Union européenne (UE), la détermination de ces valeurs limites découle des recommandations d’un comité officiel largement inconnu, le Comité scientifique en matière de limites d’exposition professionnelle (Scoel). Or la majorité de ses experts (15 sur 22) entretiennent des liens avec les secteurs industriels directement concernés par les substances soumises à leur évaluation.

    Des liens on ne peut plus étroits pour trois d’entre eux, directement employés par les groupes BASF (chimie) et Shell (pétrole et gaz). Mais surtout, l’enquête du Monde démontre que c’est en toute connaissance de cause que la Commission européenne a choisi de confier à ces experts l’intégrité physique de plusieurs millions de travailleurs.

    « Les travailleurs ont l’illusion d’être protégés »

    Si le sujet prend un relief particulier aujourd’hui, c’est parce que l’Union européenne a entrepris de réviser sa « directive sur la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérogènes ou mutagènes au travail ». Le Parlement européen examinera mardi 28 février ses propositions. Elles concernent une quinzaine de substances : chlorure de vinyle, chrome hexavalent, différents types de fibres minérales (des isolants qui ont remplacé l’amiante et posent également question), poussières de bois, etc. Pas moins de 20 millions de personnes y sont exposées.

    Mais les valeurs limites d’exposition proposées par la Commission sont « beaucoup trop élevées », déplore Laurent Vogel, juriste, chercheur à l’Institut syndical européen (ETUI), un centre de recherche et de formation de la Confédération européenne des syndicats. La valeur proposée pour le chrome hexavalent, par exemple, est vingt-cinq fois supérieure à celle appliquée en France.

    Plus de 1 million d’ouvriers européens sont exposés à cette substance qui provoque des cancers du poumon. « Des valeurs limites très élevées aboutissent à des désastres, estime M. Vogel. Les travailleurs ont l’illusion d’être protégés. Dans la pratique, ces valeurs limites se convertissent alors en une autorisation de tuer accordée aux entreprises. » Et ces valeurs limites dérivent toutes des avis émis par le Scoel, le comité d’experts européen.

    Le Scoel est composé de vingt membres et de deux « invités ». Aucun n’est employé à temps plein par la Commission : ces experts ne sont pas des fonctionnaires européens, mais exercent une activité professionnelle principale comme professeurs d’université, chercheurs au sein d’instituts, etc., à Berlin, Edimbourg (Ecosse) ou Utrecht (Pays-Bas). Plusieurs fois par an, la Commission organise des réunions du Scoel auxquelles ils participent.

    Des experts liés à l’industrie délibérément sélectionnés

    C’est la Commission qui a choisi chacun d’entre eux pour un mandat de trois ans, en fonction « de leur expertise et leur expérience scientifiques reconnues », ainsi que l’exigent les textes européens. Mais les membres ont dû, au moment de la soumission de leur candidature, remplir des « déclarations d’intérêts ». Dans ces formulaires, il leur est demandé de consigner toute activité pouvant les mettre en situation de conflit d’intérêts. C’est-à-dire toute collaboration, au cours des cinq années qui précèdent, avec des entités « ayant un intérêt dans le champ d’activité » du Scoel, ce qui recouvre à peu près tous les secteurs industriels européens.

    Les déclarations d’intérêts étant des documents publics, Le Monde a pu prendre connaissance des informations dont la Commission disposait pour éclairer son choix et constater qu’elle a délibérément sélectionné quinze experts liés – à différents degrés – à l’industrie. Chimie, métaux, fibres minérales ou encore automobile : la plupart des secteurs « représentés » dans le Scoel sont d’ailleurs impliqués dans des actions de lobbying visant à influencer leurs obligations futures dans la directive sur la protection des travailleurs. Pour les industriels, des valeurs limites strictes, synonymes de mise en conformité, représentent un coût.

    La Commission n’ignorait donc pas que Robert Landsiedel et Edgar Leibold sont employés par le groupe allemand BASF, et Peter Boogaard, par Shell. Le leader mondial de la chimie et le géant de l’industrie pétrolière doivent appliquer les valeurs limites inspirées par les avis du Scoel. « Je suis tout à fait conscient du conflit d’intérêts potentiel (perceptible) et tout à fait capable, professionnellement, de faire les distinctions appropriées », a écrit Peter Boorgaard dans un courriel au Monde.

    Les clients de Sebastian Hoffmann, le dirigeant d’un cabinet de consultants en toxicologie, doivent aussi appliquer les normes d’exposition : ce sont des industriels de la chimie. La Commission a néanmoins considéré que M. Hoffmann n’avait « aucun » conflit d’intérêts. C’est le mot qu’elle a inscrit en face de plusieurs noms dans son tableau d’appréciation des membres du Scoel, en contradiction flagrante avec les informations figurant dans leurs déclarations d’intérêts.

    Fréquentes omissions

    C’est aussi le cas pour Hermann Bolt et Helmut Greim qui n’auraient, selon la Commission, « aucun » conflit d’intérêts. Retraités de longue date de leurs activités universitaires respectives, membres du Scoel depuis sa création il y a plus de deux décennies, les toxicologues allemands en sont désormais des membres « invités », présents à toutes les réunions ou presque. M. Bolt a pourtant déclaré être membre du conseil scientifique de l’EUGT, une organisation au service de l’industrie automobile et dirigée par BMW, Daimler et Volkswagen. Conseil scientifique d’ailleurs présidé par le second expert, M. Greim. Longtemps expert au sein de divers comités scientifiques européens, celui-ci s’est distingué au cours des dernières années pour prôner, auprès de la Commission, une réglementation minimaliste des perturbateurs endocriniens, des substances chimiques qui interagissent avec le sytème hormonal.

    Si M. Greim a bien indiqué être consultant et conseiller pour les industriels de la chimie et des fibres minérales, il ne mentionne pas des collaborations que plusieurs médias européens, dont Le Monde, ont documentées dans le détail au cours des derniers mois. M. Greim est, entre autres, membre d’un groupe mis en place par Monsanto pour défendre le glyphosate, principe actif du Roundup, son célèbre herbicide soupçonné d’être cancérogène, et officie comme consultant pour BASF. La rubrique prévue pour les « membres de famille proche » est vide dans sa déclaration d’intérêts alors que son épouse, Heidrun Greim, codirigeait une société de consultants en toxicologie jusqu’en 2016.

    A noter que les oublis ne sont pas rares : cinq experts ont omis de consigner certains travaux. Le président du Scoel par exemple, Leonard Levy, déclare être consultant pour l’industrie des métaux, mais oublie une mission de consultant pour l’industrie des fibres minérales effectuée en 2015 en compagnie de M. Greim.

    « Honteux »

    « Quand l’industrie me demande conseil, je le fais comme expert indépendant, et l’industrie sait très bien qu’elle ne peut pas influencer mes évaluations », a assuré M. Greim au Monde, qui lui demandait si ses collaborations avec des organisations défendant des intérêts commerciaux pouvaient altérer son jugement. Des experts mentionnés, seuls MM. Boogaard et Greim ont répondu aux sollicitations du Monde.
    Si les experts sont libres de collaborer avec qui bon leur semble, la Commission, selon les textes européens, doit, elle, veiller à ce que les recommandations du Scoel se fondent « sur les principes éthiques de l’excellence, de l’indépendance, de l’impartialité et de la transparence », a écrit la porte-parole de la Commission européenne au Monde. Des « mesures d’atténuation pour éviter des conflits d’intérêts » ont été mises en place, assure-t-elle. « Ainsi, les membres qui ont un lien avec une certaine branche industrielle ne peuvent pas participer aux discussions concernant les substances spécifiques. »

    « C’est honteux !, réagit la sociologue Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et grande figure de la santé au travail en France. J’ai du mal à comprendre que la Commission européenne, qui doit œuvrer pour le bien de tous, s’affranchisse d’un recours à une expertise effective, libérée de tout lien avec l’industrie. »

    La Commission assume

    Deux cas singuliers, enfin. Les experts Ivonne Rietjens et Angelo Moretto ont en commun d’avoir dû démissionner de panels scientifiques d’une autre agence officielle, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en raison, précisément, de leurs conflits d’intérêts. Un article de presse spécialisée avait révélé que Mme Rietjens avait été rémunérée un peu plus de 50 000 euros en 2014 pour sa présence assidue au conseil de surveillance de Royal Wessanen, une entreprise agroalimentaire néerlandaise.

    M. Moretto avait quant à lui quitté le panel traitant de la question des pesticides après avoir fait l’objet, en 2011, de l’une des deux uniques procédures de « rupture de confiance » dans l’histoire de l’agence. Il n’avait pas déclaré posséder 17 % des parts d’un cabinet de consultants en toxicologie qu’il avait cofondé, Melete. Il en possédait toujours 10 % quand il a été désigné membre du Scoel, en mai 2015, sans que la Commission, cette fois, trouve cela problématique.

    Sur les seize collaborations que M. Moretto déclare au total, la moitié correspond à des expertises dans le cadre de procès. En clair, des industriels ont recours aux services de M. Moretto pour se défendre dans des procédures les opposant à des employés – plus souvent les proches de ceux-ci quand ils en sont morts – qui leur réclament des dédommagements pour des maladies liées à leur exposition à l’amiante, au benzène, au cobalt, au chrome et plus généralement à des produits de la pétrochimie.

    « Il est indispensable d’avoir des experts qui ont une vraie expertise de terrain », assume la porte-parole de la Commission, justifiant la pertinence de confier les normes européennes de protection contre le cancer professionnel à des experts qui assistent les entreprises qui en sont à l’origine.

    https://seenthis.net/messages/572819 via enuncombatdouteux


  • Sept planètes rocheuses découvertes autour d’une étoile naine

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/22/sept-planetes-rocheuses-decouvertes-autour-d-une-etoile-naine_5083903_3244.h

    L’étoile Trappist-1 est située à 39 années-lumière de la Terre. Trois de ses planètes se trouvent dans la zone dite d’habitabilité, où l’eau peut exister.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/22/644x322/5083902_3_1ae6_vue-d-artiste-depeignant-ce-qui-pourrait-se-tr_28cdbd038a2bc51ae09a5fdf1b993fd0.jpg

    Trappist-1 est située à 39 années-lumière de nous, dans la constellation du Verseau. Dans le jargon des spécialistes, il s’agit d’une « naine ultra-froide », c’est-à-dire d’une toute petite étoile, dont la masse représente 8 % de celle du Soleil et dont le rayon est à peine supérieur à celui de Jupiter, la plus grosse planète du Système solaire. Et elle est dite « ultra-froide » non pas parce qu’on y gèle – cela reste une étoile… – mais parce que sa température de surface, d’environ 2 200 °C, est très inférieure à celle que l’on mesure pour d’autres astres – 5 500 °C pour le Soleil par exemple.

    C’est précisément ce nanisme stellaire qui a intéressé l’équipe liégeoise lorsque, sous la direction de Michaël Gillon, elle a conçu le petit télescope Trappist (pour « Transiting Planets and PlanetesImals Small Telescope »), installé en 2010 au Chili. Comme son nom complet l’indique, cet instrument exploite le phénomène appelé « transit » : lorsque, pour les observateurs lointains que nous sommes, une planète extrasolaire passe devant son étoile, la luminosité de cette dernière est légèrement amoindrie, une baisse d’éclat dont on peut déduire la présence d’une planète, et son rayon.

    Il y a néanmoins un risque, poursuit le chercheur français : que les exoplanètes situées dans la zone d’habitabilité… ne soient pas habitables. « Dans leur jeunesse, les étoiles naines sont très actives et émettent des rayonnements UV extrêmes, des rayons X, beaucoup de vent stellaire », décrit-il. « Cela n’est pas du tout propice à l’apparition de la vie, reconnaît Valérie Van Grootel. Cela peut éroder l’atmosphère voire la souffler complètement. »

    #They_live

    https://seenthis.net/messages/572353 via enuncombatdouteux


  • La face sombre de l’aquaculture

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/14/la-face-sombre-de-l-aquaculture_5079708_3244.html

    La surexploitation des petits poissons, réduits en farine, menace la sécurité alimentaire des pays du Sud.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/14/644x322/5079706_3_7ba9_2017-02-13-39db0cb-32529-1x7ifid-w31yrxusor_c62160c55bd420b99e6ede6194391357.jpg

    Près du marché au poisson de Joal, sur les côtes du Sénégal, les femmes qui traditionnellement achetaient chinchards, anchois, maquereaux et sardinelles pour les fumer se sont retrouvées au chômage. Ces petits pélagiques, moins nobles que le thon ou la daurade, fondent la base de la cuisine jusque dans l’arrière-pays. Mais voilà que depuis quelques années des fabricants de farine de poissons coréens, russes, chinois se sont installés sur place et raflent tout en offrant quelques centimes de plus par caisse débarquée des pirogues de pêche artisanale.

    C’est l’un des effets du boum de l’aquaculture. La population mondiale qui croît est de plus en plus gourmande de protéines animales. Il lui faut de plus en plus de farines et d’huile de poisson. Voilà pourquoi les sardinelles africaines réduites au rôle de fourrage vont nourrir des saumons norvégiens, des truites polonaises, des anguilles chinoises, des crevettes thaïlandaises, mais aussi des carpes a priori herbivores, des volailles, ou encore des visons, des chiens, des chats…

    Le même jour paraissait dans la revue Fish and Fisheries une publication scientifique cosignée par Frédéric Le Manach, directeur scientifique de Bloom, Tim Cashion, Daniel Pauly et Dirk Zeller de l’université de Colombie-Britannique. Cette étude souligne qu’en moyenne, entre 1950 et 2010, 27 % du total des captures débarquées autour du globe (soit environ 20 millions de tonnes par an) a été réduit et transformé, servant à autre chose qu’à nourrir directement les humains. Selon Bloom, les farines de poisson alimentent certes l’aquaculture mondiale (elle en consomme environ 57 %), mais elles fournissent aussi largement l’élevage de porcs (22 %) et de volailles (14 %).

    Or les auteurs estiment que 90 % des poissons devenus farine étaient parfaitement comestibles, ce qui va à l’encontre du code de conduite pour une pêche responsable établi par l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Celle-ci préconise au contraire de ne transformer que les poissons qui ne sont pas consommés par les humains (comme les lançons ou les tacauds), afin de ne pas menacer la sécurité alimentaire de tous.

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  • Un niveau de radiations record détecté à la centrale nucléaire de Fukushima

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/03/un-niveau-de-radiations-record-detecte-a-la-centrale-nucleaire-de-fukushima_

    Une caméra a permis à la fin du mois de janvier de détecter un niveau de radiation extrêmement élevé d’environ 530 sieverts par heure dans le réacteur 2 de la centrale de Fukushima.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/03/644x322/5073830_3_458b_les-images-prises-par-la-camera-inseree-dans-le_f2d891a23a5a7a6e038d666a90c5be36.jpg

    Grâce à une petite caméra envoyée à la fin janvier à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur 2 de Fukushima, la compagnie Tepco, opérateur de la centrale nucléaire, a pu y observer des niveaux de radiations records ainsi qu’un trou, a-t-elle annoncé vendredi 3 février.

    Le réacteur 2 est, à l’instar des 1 et 3, l’un des plus endommagés et responsables de dégagements massifs de substances radioactives dans la nature après la mise en péril du site par le tsunami gigantesque de mars 2011.

    L’analyse des images filmées a permis de déduire qu’il règne dans une partie de l’enceinte de confinement « des radiations qui peuvent atteindre 530 sieverts par heure », a précisé Tepco. Un homme exposé à une telle radioactivité mourrait presque instantanément. Le précédent relevé, réalisé en 2012 à un autre endroit du réacteur 2, était, selon Tepco, de 73 sieverts.

    Ce niveau extrêmement élevé « s’il est exact, peut indiquer que le combustible n’est pas loin et qu’il n’est pas recouvert d’eau », a déclaré Hiroshi Miyano, professeur de l’université Hosei qui préside une commission d’étude pour le démantèlement de la centrale.

    Jusqu’à présent, les examens n’ont pas permis de localiser précisément le combustible supposément fondu dans ces trois unités sur les six que compte la centrale.

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