/2017

  • A Gaillac, une sombre histoire de tableaux noirs - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/09/13/a-gaillac-une-sombre-histoire-de-tableaux-noirs_1596062
    http://md1.libe.com/photo/413960-numbers-and-letters.jpg?modified_at=1505325968&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Des enseignants d’un collège tarnais sont visés par une plainte pour vol, intrusion et effraction après avoir essayé de sauver des tableaux noirs destinés à la déchetterie.

    Ce sont des tableaux couleur ardoise sur lesquels plusieurs générations d’élèves et d’enseignants ont usé leurs craies. Au collège Albert-Camus de Gaillac (Tarn), on se préparait à les remplacer par des tableaux blancs et des feutres. Des travaux estivaux allaient être lancés au premier étage de l’établissement, nouvelle étape dans la rénovation de l’établissement, financée à hauteur de 10 millions d’euros par le conseil départemental. L’année précédente, il y avait eu une opération similaire au deuxième étage : les tableaux blancs avaient pris la place des anciens noirs, tous conduits à la déchetterie. Pour éviter la même opération poubelle cette année, dès le mois de décembre 2016, des enseignants adressent donc un courrier à la cheffe d’établissement pour lui demander de préserver « leur outil de travail ». Pas de réponse malgré plusieurs relances.

    Le mercredi 28 juin, quelques jours avant la fin de l’année scolaire, six professeurs aidés par des parents d’élèves prennent donc l’initiative de mettre ces tableaux à l’abri pendant l’été, sans autorisation. Ils souhaitent les stocker, puis les réinstaller dans les classes à la rentrée, en complément des nouveaux tableaux. Alors qu’ils sont en train de charger le tout dans des camionnettes, la gendarmerie intervient sur le parking pour stopper l’opération, alertée d’un « cambriolage au collège ». Le groupe de dissidents est invité à décharger les tableaux et les laisse sur place, dans le hall. Cette histoire, déjà un peu insolite, aurait pu s’arrêter là. Mais elle s’est peu à peu transformée en affaire à deux volets, d’abord judiciaire puis disciplinaire.

    Des enseignants militants

    A la suite de l’échec de l’opération récup, la direction de l’établissement a déposé plainte pour « effraction, intrusion et vol », les domiciles des professeurs ont été perquisitionnés et ils sont désormais visés par une procédure disciplinaire du rectorat de Toulouse. Un comité de soutien formé durant l’été a lancé une pétition : 9 000 signatures en une semaine. Pascal Pragnère, porte-parole de ce comité, estime que les procédures engagées sont « disproportionnées ». Le conseiller municipal EE-LV d’Albi et ancien délégué syndical, toujours syndiqué à Sud éducation, connaît personnellement certains des enseignants accusés. « Les personnes mises en cause sont complètement investies dans leur travail pédagogique. Elles sont très impliquées dans la vie des environs de Gaillac et dans les mouvements sociaux, certains sont des militants syndicaux », précise-t-il.

    Et d’ajouter que ces professeurs sont présents depuis longtemps dans l’établissement tarnais, sans jamais poser de problème. Il assure enfin que la directrice du collège, présente sur les lieux, n’a pas exigé que les enseignants arrêtent leur opération récup. Contactée par Libération, elle ne désire pas répondre aux questions de la presse. Le Département confirme que l’opposition de certains professeurs, « consultés quant aux choix des tableaux qu’ils souhaitent utiliser dans les salles de classe », était connue. Leur volonté de récupérer les anciens tableaux, à l’inverse de la politique de rénovation du département qui promeut les classes tablettes et les tableaux interactifs, « a peut-être été perçue comme un signe de défiance », tente d’expliquer Pascal Pragnère.

    Accusés d’avoir volé du matériel scolaire disparu

    Les enseignants ne sont pas seulement accusés d’avoir voulu dérober des tableaux noirs mais d’avoir été les auteurs de vols d’autres objets manquant à l’inventaire réalisé en fin d’année. C’est ce que les intéressés ont appris lors de leurs auditions le 28 juillet et le 3 août. Durant la perquisition qui a suivi, les gendarmes étaient à la « recherche de deux tabourets, de deux tables d’élèves et des chariots pour téléviseurs et rétroprojecteurs », selon le comité de soutien, qui indique que la liste des objets volés aurait tendance à s’allonger. Pour preuve selon Pascal Pragnère, un communiqué récent du rectorat, consulté par Libération, qui ajoute des étagères. Il reconnaît que les enseignants, qui n’avaient prévu de récupérer que cinq tableaux au départ, ont vu que deux écrans enrouleurs et trois porte-cartes devaient avoir le même destin et les ont pris.

    Du côté du rectorat, la procédure disciplinaire engagée pourrait mener à des blâmes, des avertissements, des mutations ou même à des radiations. Pascal Pragnère détaille ce qui leur est reproché en donnant sa version des faits : « Il y a d’abord l’intrusion dans un établissement scolaire, alors qu’ils étaient convoqués ce jour-là pour le déménagement du mobilier du collège en vue des travaux, où il était prévu de mettre les tableaux en sécurité. On les accuse aussi d’avoir manqué de loyauté vis-à-vis de leur hiérarchie, parce qu’ils n’auraient pas prévenu de ce qu’ils voulaient faire. Pourtant, ils ont envoyé un courrier à plusieurs reprises depuis décembre : au mois de mars, d’avril, de mai… La troisième raison est l’usurpation de mobilier administratif, alors que les tableaux étaient destinés à la déchetterie et qu’ils ne souhaitaient pas se les approprier. » Le rectorat n’a pas encore répondu aux demandes de précision de Libération.

    « Eléments faux »

    Lors d’une conférence de presse organisée mercredi après-midi, le comité de soutien a dénoncé la présence « d’éléments faux » dans des communiqués émis par le conseil départemental et le rectorat, sur lesquels les procédures disciplinaires sont basées. Les enseignants demandent l’arrêt des poursuites à leur encontre d’ici le début de la semaine prochaine et disent envisager une action en « diffamation par voie de presse ».

    Les six accusés seront convoqués par le rectorat dans la semaine pour prendre connaissance de leur dossier administratif. « Nous avons envoyé un courrier au ministre de l’Education nationale, nous nous attendons à une réaction rapide étant donné l’ampleur que ça prend au niveau national », espère le porte-parole du comité de soutien. Pour le moment, pas de réponse de Jean-Michel Blanquer, actuellement en déplacement sur l’île de Saint-Martin.

    Alors là j’en reste bouche bée. Dans l’Éducation nationale, on peut commettre des actes pédophiles et passer littéralement entre les mailles du filet judiciaire et administratif, mais par contre il suffit de récupérer un tableau destiné à la poubelle pour se retrouver passible de graves sanctions et comparaitre devant un tribunal. Moi je sais pas mais si j’avais des enfants j’aurais des angoisses à les confier à une administration qui fait des trucs pareils.
    #éducation_nationale #collège #tarn #tribunal

    https://seenthis.net/messages/629612 via ninachani


  • Il était une fois le salarié du futur (Libération, 10/09/2017)
    http://www.liberation.fr/france/2017/09/10/il-etait-une-fois-le-salarie-du-futur_1595425

    Dominique est chanceux. A 28 ans, il vient de décrocher un CDD dans la PME située à deux pas de chez lui. Une boîte de fabrication de pièces pour automobiles où il peut exercer ses talents de fraiseur. Un CDD… de cinq ans, qu’il s’est empressé de signer. Fini, la durée maximale de 18 ou 24 mois pour les contrats à durée déterminée : la branche de la métallurgie a décidé de profiter à fond de la nouvelle loi réformant le code du travail, et de choisir la durée maximale autorisée par la jurisprudence européenne, dernier rempart, désormais, dans ce domaine.

    Son patron a aussi indiqué à Dominique que son CDD pourrait éventuellement être renouvelé plusieurs fois, avec un délai de carence réduit au minimum. Et tant pis si la banque lui a refusé son prêt immobilier pour manque de visibilité sur son avenir professionnel.

    Deux ans plus tard, comme Dominique travaille bien, son employeur le convainc de rompre d’un commun accord son CDD et d’accepter un CDI. Un CDI « d’opération ». Car là aussi, la branche a utilisé pleinement la nouvelle législation en instaurant des CDI « de chantier ou d’opération », dont la rupture intervient avec la fin des tâches prédéfinies dans le contrat. Pour Dominique, il s’agit de la mise en place des trois nouveaux robots fraîchement arrivés d’Allemagne. Une fois ceux-ci installés, le CDI s’éteindra de plein droit. Dominique est un peu déçu mais la rémunération continue de le motiver : il touche une prime de vacances et un 13e mois - les partenaires sociaux de la branche de la métallurgie viennent de l’adopter.

    Sauf que les temps sont durs. Peugeot menace de faire une croix sur les commandes, et les comptes risquent de virer au rouge. Pas très difficile, dans ces conditions, de persuader les élus du personnel de signer un accord supprimant à la fois le 13e mois et la prime. Une pratique permise par le nouveau code du travail, qui a exclu du domaine de la branche la plupart des thématiques qu’elle pouvait traiter et imposer à toutes les entreprises de son champ, avant la réforme. Dont les primes (hors travaux dangereux) et le 13e mois.

    Dominique est quand même heureux. Son salaire, 1 400 euros net par mois, est bien au-dessus du smic. Son secteur industriel paie toujours mieux que le bâtiment ou les services. Sauf que cette fois, c’est presque sûr, l’a prévenu son patron, ses concurrents sont allés plus loin dans les souplesses accordées par la nouvelle législation : Peugeot est à deux doigts de rompre son contrat avec la PME, qui représente presque 30 % du chiffre d’affaires. Pas le choix, il faut s’aligner sur les autres, au risque, sinon, de perdre un des plus gros clients.

    Mais le chef d’entreprise se rassure vite : la nouvelle loi permet de négocier de nouveaux accords de compétitivité, où tout ou presque est permis. Fini les garanties de l’ancien monde qui prévoyaient notamment que le salaire ne pouvait pas baisser. Pour « répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise », ou (au choix) pour « préserver ou développer l’emploi », son patron a proposé aux salariés un accord qui réduira la rémunération de Dominique au niveau du minimum conventionnel, soit 230 euros de baisse mensuelle. Et qui l’oblige également à travailler en horaires décalés. L’accord a convaincu d’autant plus facilement les salariés que c’est Philippe, le délégué du personnel, proche du patron c’est vrai, qui a négocié. Les choses ont bien changé depuis le dernier accord, quand la CGT avait mandaté un salarié et suivi de près les négociations, comme l’imposait l’ancien code du travail. Avec la nouvelle loi, plus besoin de syndicat dans les entreprises de moins de 50 salariés pour négocier et signer un accord.

    Dominique reste néanmoins (encore un peu) optimiste. Il a toujours son boulot. Et depuis huit mois qu’il bosse en CDI (« d’opération »), il a déjà installé deux robots. Ne reste plus que le troisième à mettre en place. Sauf que… Dominique ne comprend pas, il vient de recevoir une lettre qui lui annonce la fin de son contrat. « Et le troisième robot ? » s’insurge-t-il.

    Il se plaint auprès de son collègue Antoine, dans les vestiaires : « C’est totalement injustifié ! » Antoine est sympa et lui livre les dernières rumeurs qui circulent : le patron aimerait bien embaucher son petit-neveu. Et il a les compétences parfaites pour le poste… de Dominique. « Mais chut, tu ne dis rien », lui demande Antoine. Cette fois-ci, c’en est trop pour Dominique : « Un CDD de cinq ans puis un CDI d’opération, la prime de vacances et le 13e mois supprimés puis la baisse de salaire de 230 euros par mois. Et maintenant un licenciement injustifié ? » Comme Dominique n’est pas du genre à se laisser faire, il va saisir les prud’hommes. Sûr, il va arracher un beau pactole à son patron pour cette injustice.

    Quelques mois plus tard, quand les juges des prud’hommes lui expliquent, il ne veut pas y croire : oui, ils savent que c’est le petit-neveu qui a été embauché. Et oui, ils auraient voulu sanctionner le patron. Mais Dominique ne pourra pas toucher plus de trois mois de salaire en compensation. C’est le nouveau barème qui veut cela : avec trente-deux mois de présence dans la boîte, et même si le licenciement est irrégulier, il ne peut pas toucher plus de trois mois de salaire brut d’indemnités.

    Quelques mois plus tard, Dominique n’est plus seul : le patron a licencié un tiers des salariés de la boîte. L’entreprise allait mal, paraît-il. « Même si elle faisait partie d’un groupe international qui pétait le feu ? » demande Dominique à Antoine, au chômage lui aussi. Antoine ne sait pas trop quoi répondre. Mais en allant aux prud’hommes, les juges leur disent qu’ils n’ont plus le pouvoir, avec la nouvelle loi, de juger des difficultés économiques au niveau du groupe. Seulement de la France. Dominique et Antoine attendent désormais avec impatience la réforme à venir de l’assurance chômage, prochain dossier social au menu du gouvernement.

    #macronie

    https://seenthis.net/messages/629497 via tbn


  • Le #portable en quête de mobile pour entrer en prison - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/08/24/le-portable-en-quete-de-mobile-pour-entrer-en-prison_1591785
    http://md1.libe.com/photo/1049473-fresnes-une-prison-a-bout-de-souffle.jpg?modified_at=1503600636&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    La polémique initiée par la garde des Sceaux sur la mise à disposition de téléphones « bridés » pour les prisonniers a rouvert le débat. Avec toujours, en toile de fond, le dilemme entre droit des détenus à communiquer avec leurs proches et sécurité du personnel pénitentiaire.

    Le coup du drône, j’avoue que j’ai trouvé ça pas mal, on n’arrête pas le progrès ! Sinon c’est vraiment faire des histoires par principe. En fait tous les détenus ont un portable mais on ne veut pas les autoriser officiellement pour ne pas qu’ils communiquent avec l’extérieur alors qu’ils le font tous déjà. Cherchez l’erreur ! C’est juste que comme c’est interdit ça permet de mettre des sanctions de façon réglementaire quand on en a besoin.
    #prison #téléphone

    https://seenthis.net/messages/624676 via ninachani


  • Omar Slaouti : « La convergence des #Luttes se construit sur le terrain »
    https://reporterre.net/Omar-Slaouti-La-convergence-des-luttes-se-construit-sur-le-terrain

    La mort de Rémi Fraisse, l’état d’urgence ou encore la répression de l’opposition à la loi Travail ont révélé la violence policière et institutionnelle à l’œuvre de longue date dans les quartiers populaires. Et dans le même temps s’est opéré un rapprochement entre les luttes des plus précaires, des syndicats, et des écologistes. Une convergence qu’Omar Slaouti envisage sous la bannière du combat contre le racisme. Omar Slaouti est professeur de physique-chimie dans un lycée d’Argenteuil. Issu des mouvements (...)

    #Entretien

    / Luttes, #Ecologie_et_quartiers_populaires

    "http://www.liberation.fr/france/2017/05/29/festival-afro-feministe-le-triple-axel-d-hidalgo_1573183"
    "https://www.esu2017.org"


  • Après une rupture, les hommes avec domicile fixe
    http://www.liberation.fr/france/2017/07/17/apres-une-rupture-les-hommes-avec-domicile-fixe_1584384

    « Oui, il y a une asymétrie entre les partenaires au moment de leur séparation. Cette asymétrie est en faveur des hommes et au préjudice des femmes », commente Marie Reynaud, cheffe de l’unité des études démographiques et sociales à l’Insee. Comment l’expliquer ? Cette inégalité serait avant tout une histoire de porte-monnaie. « Les hommes ont généralement un salaire supérieur à leur conjointe. Dans beaucoup de cas, ils sont les seuls à pouvoir rester dans un appartement conçu pour deux, autrement dit, un grand appartement au loyer élevé », éclaircit la chercheuse. Les chiffres ne disent pas autre chose : les hommes financièrement à l’aise (qui contribuaient à plus de 60% des revenus d’activité du couple) sont près de la moitié (47%) à être restés dans le logement et seulement 28% à l’avoir cédé à leur ex-compagne. A l’inverse, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à conserver le logement lorsqu’il s’agit d’un habitat social (48% contre 37%).

    Voilà pour les grandes lignes. Dans le détail, l’arbitrage diffère aussi selon l’âge (plus les hommes sont âgés, plus ils ont de chance de squatter le foyer), le fait d’être propriétaire ou non (inégalités accrues si ce n’est pas de la location) et le lieu d’habitation (en milieu rural, les femmes quittent le domicile conjugal dans 83% des cas). Autre donnée à signaler, la disparité au niveau de la garde des enfants. Ainsi, quand c’est la mère qui en a la responsabilité, elle conserve le logement dans 41% des cas, contre 32% pour le père. Mais quand la garde est inversée, le père demeure au domicile dans 55 % des cas, contre 18 % pour la mère. « Finalement, même si les femmes ont plus souvent la garde exclusive des enfants, sur l’ensemble des couples avec enfants qui se séparent, l’écart reste favorable aux hommes », conclut le rapport.

    https://seenthis.net/messages/615560 via mad meg



  • Attaques de requin à la Réunion : les pouvoirs publics mis en cause - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/06/29/attaques-de-requin-a-la-reunion-les-pouvoirs-publics-mis-en-cause_1580257

    Depuis qu’il n’est plus le patron des patrons, Yann de Prince, ancien président du Medef de La Réunion, plonge dans les eaux troubles de la polémique. Prenant fait et cause pour les surfeurs et baigneurs de l’île - depuis 2011, 21 attaques de requins ont causé neuf morts, la dernière en avril – le chef d’entreprise tire à boulets rouges sur les pouvoirs publics. Il a assuré hier que « les représentants de l’Etat ont sciemment exposé la vie des gens à un péril certain », en autorisant la pose de récifs artificiels en 2012. Et d’exhumer les annexes d’un arrêté préfectoral de juillet de cette année, qui posent effectivement question.

    On apprend dans ce document officiel que « l’effet concentrateur des récifs artificiels sur les petits poissons pélagiques peut éventuellement conduire, dans certaines conditions et à certaines périodes, à la concentration des prédateurs naturels de ces espèces, comme les requins côtiers : la sédentarisation de requins bouledogue augmentant potentiellement le risque pour les activités nautiques humaines doit être particulièrement étudiée ». Pourtant, l’annexe de l’arrêté indique que les dispositifs ont été posés « à proximité des zones de baignades et de surf parmi les plus populaires de La Réunion » : dans les baies de Saint-Paul et de Saint-Leu, et au large de la Possession, du Port et des Avirons, communes balnéaires de l’ouest de La Réunion. Yann de Prince en conclut que les émanations de l’Etat – Direction de la mer sud océan Indien, Institut de recherche pour le développement (IRD), Direction de l’environnement et Réserve marine – « ont pris part à cette situation odieuse et inqualifiable conduisant à ce que des personnes soient attaquées, mutilées voire tuées ».
    « Poisson qui retrouve l’océan »

    La vérité est toutefois plus complexe. C’est le comité régional des pêches maritimes (CRPM) de La Réunion, instance privée, qui a demandé la pose des récifs afin d’augmenter ses prises. Les pêcheurs seraient-ils les vrais responsables ? « Des récifs artificiels, il y en a partout dans le monde, rétorque Jean-René Enilorac, président du CRPM en 2012. Aux Antilles, aux Etats-Unis, au Japon… où il n’y a pas d’attaque. » Autre élément, plus tangible : dans le cadre du projet Charc, lancé en 2011 pour étudier le comportement des requins-bouledogues et tigres, plus de 80 squales ont été capturés et marqués, puis suivis via des stations d’écoute sous-marines. L’une d’entre elles était installée… sur un des récifs artificiels incriminés, aux Avirons. Résultat publié dans un rapport de l’IRD : le dispositif de concentration de poissons a été visité par des requins durant trente-sept heures… en deux ans et demi, contre 194 heures en moyenne sur chacune des 53 autres stations.

    https://seenthis.net/messages/611395 via mad meg


  • À Fréjus, le maire FN poursuit le bétonnage de la Côte d’azur
    https://reporterre.net/A-Frejus-le-maire-FN-poursuit-le-betonnage-de-la-Cote-d-azur

    La municipalité FN de Fréjus multiplie les projets de bétonnage. Loin de rompre avec les anciennes pratiques, comme le prétend la communication de son parti, le sénateur-maire David Rachline s’inscrit dans l’héritage d’une #Politique antiécologique. Fréjus (Var), #Reportage Si le front de mer laisse place à une longue plage à l’air sauvage, les façades de la marina et de Saint-Aygulf témoignent d’une architecture balnéaire caricaturale. Dans la commune de Fréjus, parcs d’attractions, campings et zones (...)

    Reportage

    / Politique, #Etalement_urbain

    « https://www.streetpress.com/sujet/1473936987-david-rachline-proche-soral-marine-le-pen »
    « https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/les-nouveaux-territoires-du-fn-episode-4-david-rachline-en-partenariat »
    « http://www.varmatin.com/environnement/urbanisation-de-la-base-nature-le-projet-qui-inquiete-a-frejus-60952 »
    « http://www.varmatin.com/vie-locale/video-vallee-du-reyran-une-reunion-de-quartier-a-lambiance-explosive-ou-le »
    « http://www.ville-frejus.fr/actu/!/news/le-projet-de-recyclerie-de-la-cavem-suspendu-par-le-senateur-maire-de-f »
    « http://www.varmatin.com/politique/frejus-le-projet-ecopole-dans-le-viseur-de-la-chambre-regionale-des-compte »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrocarbure_aromatique_polycyclique »
    « http://www.ville-frejus.fr/actu/!/news/projet-de-saint-aygulf-le-senateur-maire-annonce-un-référendum-pour-rec »
    « http://www.liberation.fr/france/2017/05/01/a-frejus-l-appetit-de-beton-de-david-rachline_1566607 »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Rhttps://reporterre.net/ecrire/?exec=document_edit&id_document=16963achline#/media/File:H%C3%A9nin-Beaumont_-_Pr%C3%A9sentation_des_candidats_du_Front_na »



  • Sujet de #philo : existe-il une sous-humanité ?
    2ème sujet : que signifie l’universalité des droits humains ?
    Joker : à quoi le Défenseur des #droits en #France, autorité administrative indépendante, exhorte-il les pouvoirs publics ? (Noter, entre autre, le parti politique de l’actuel Défenseur des droits.)
    Eviter de vomir sur le clavier. http://www.liberation.fr/france/2017/06/14/a-calais-les-policiers-riaient-en-me-frappant_1576829





  • L’ombre de l’ultradroite dans l’affaire des noyés de la Deûle - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/05/04/l-ombre-de-l-ultradroite-dans-l-affaire-des-noyes-de-la-deule_1567285

    L’affaire avait été classée sans suite. Un suicide, pensaient alors les enquêteurs. Hervé Rybarczyk, guitariste des Ashtones, groupe lillois de punk-rock, avait été retrouvé mort dans le canal de la Deûle, en novembre 2011. En fait, il a sans doute été passé à tabac par un groupe de skinheads. La semaine dernière, trois membres de l’extrême droite radicale ont été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, en réunion, avec préméditation ou guet-apens et avec arme », une information révélée ce mercredi par la Voix du Nord. Ces arrestations se sont tenues après le démantèlement d’une bande de l’ultradroite en Picardie, jugée en mars dernier à Amiens pour une série d’agressions. « C’est l’un d’eux qui a dû parler, soit par trouille, soit par bêtise », estime un proche du musicien.

    Il n’a pas été surpris de ces mises en examen. « Je savais qu’il ne s’était pas suicidé, explique-t-il. Par des fuites, j’avais appris qu’il avait le visage amoché quand on l’a retrouvé. Ce ne pouvait être qu’une agression. » Il ne comprend toujours pas pourquoi l’enquête a été stoppée nette. La PJ n’a même jamais été saisie. Certes, le groupe avait déjà été éprouvé par une mort violente, quelques mois auparavant : leur autre guitariste avait été tué par une balle perdue de chasseur, alors qu’il conduisait le van sur l’autoroute de Dijon, au retour d’une date à Marseille. Les policiers ne sont pas allés chercher plus loin.

    Pourtant, le contexte de l’époque était tendu, à Lille. La Deûle était devenue le croque-mitaine des fêtards : quatre hommes y avaient perdu la vie, entre octobre 2010 et septembre 2011, après une nuit arrosée. John Ani, 33 ans, opérateur technique chez SFR, Thomas Ducroo, 26 ans, concessionnaire d’un magasin de motos, Jean-Meriadec Le Tarnec, 22 ans, étudiant en droit à la faculté, Lloyd Andrieu, 19 ans, étudiant en communication. La rumeur avait enflé, imaginé un serial killer, le « pousseur de la Deûle », à tendance homophobe. En effet, John Ani ne cachait pas son homosexualité, Thomas Ducroo sortait ce soir-là d’un bar gay-friendly, et l’Esplanade, où les noyades ont eu lieu, est connue comme un lieu de drague masculin. Le procureur de l’époque, Frédéric Fèvre, avait ouvert une information judiciaire, mais les enquêteurs n’avaient rien trouvé : les corps étaient indemnes de coups, aucun objet n’avait été volé. Les affaires avaient été classées sans suite, et les décès considérés comme accidentels. Certains avaient été retrouvés la braguette ouverte, ce qui accréditait la thèse d’une envie pressante et d’une glissade sur les berges.

    Gilles Durand, journaliste, qui a consacré un livre aux zones d’ombre des noyés de la Deûle, raconte une étrange anecdote : un homme l’a contacté à l’automne 2015 pour lui affirmer qu’Hervé Rybarczyk n’était pas tombé tout seul dans la Deûle. « Il affirmait que c’était dans le cadre d’un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite, par le même groupe qui avait attaqué le Resto Soleil [une pizzeria et salle de concerts lilloise appréciée des antifascistes, ndlr]. Ce soir-là, ils avaient décidé d’aller plus loin. » Et c’était prémédité, selon ce témoin anonyme : ils auraient enlevé la puce de leur téléphone portable pour ne pas être repérés. Une thèse qu’à l’époque, le journaliste n’arrive pas à recouper.
    « Nouveaux éléments suspects »

    Le décès d’Hervé Rybarczyk n’a jamais été considéré par les policiers comme faisant partie du dossier des noyés de la Deûle. Il était plus âgé, 42 ans, et son corps a été repêché dans une autre partie du canal, à Loos, dans la banlieue de Lille. Loin de l’Esplanade, où les autres noyades ont eu lieu. Cela avait d’ailleurs toujours été une interrogation pour ses amis : pourquoi avait-il été si loin, en pleine nuit ? Le musicien avait disparu après un concert donné à la Chimère, un café distant de la Deûle. Ce n’est qu’en 2015, lors de la réouverture de l’enquête sur les noyés de la Deûle, « à cause de nouveaux éléments suspects », dit le parquet, que son dossier y a été rattaché. Pourquoi ? Aucune réponse des services du procureur. « Il n’y a peut-être pas un lien avec tous les morts, mais avec certains, c’est probable », lâche l’ami d’Hervé. L’une des personnes mises en examen a été impliquée en 2013 dans le saccage du bar homosexuel le Vice-Versa, à Lille. Ce qui relance les spéculations sur un éventuel motif d’agression. Mais le parquet reste ferme sur le sujet : les mises en examen ne concernent que la mort d’Hervé Rybarczyk. Lui, et lui seul.

    Je ne comprend pas que Libé utilise le mot « ultra-droite ». C’est un élément de langage qui crée une différence artificielle avec l’extrême droite. Les citations dans l’article parlent bien d’"un règlement de comptes entre l’extrême gauche et l’extrême droite" et pas d’ultras. Ultra droite ca implique l’idée que l’extrême droite et l’ultra droite se distinguent par quelque chose et vu le contexte ca serait l’usage de la violence. L’extrême droite ne serait pas violente et radicale puisque c’est l’apanage de l’ultra-droite. C’est ce que me dit le mot « ultra-droite » et comme je sais que Libé demande d’autre part qu’on fasse obstacle au FN en votant massivement pour Macron, c’est bien cyniques de leur part de banalisé l’extrême droite en la faisant passer pour non-violente.

    #homophobie #ACAB #extrême-droite #ultra #ultra-droite #langage #homophobie #banalisation

    https://seenthis.net/messages/596090 via mad meg


  • Comment la #France a traité l’islam et les musulmans
    http://orientxxi.info/magazine/comment-la-france-a-traite-l-islam-et-les-musulmans,1767

    La construction du « problème musulman » en France ne peut se comprendre sans remonter à l’histoire des relations entre la France, l’islam et la #Langue arabe, « langue du Coran », depuis les Lumières. Une #Histoire imprégnée par le catholicisme, même quand on se réclame de la laïcité. Évoquer l’histoire de l’islam et des Français musulmans en France pour comprendre sa situation actuelle nécessite un examen des discours tenus sur eux depuis le XVIIe siècle, le siècle des Lumières. Ainsi, l’islam constituerait (...)

    #Magazine

    / #Algérie, France, #Islam, #Racisme, #Histoire, Langue, #Religion, Histoire, Laïcité, (...)

    #Laïcité #Orientalisme
    « http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Formation-des-imams-et-des-cadres-religieux-musulmans »
    « http://www.liberation.fr/france/2017/03/16/rachid-benzine-il-n-y-a-pas-en-france-de-veritable-cursus-de-formation-de »


  • Ne fais pas aux truies ce que tu ne voudrais pas… | Jean-Baptiste del Amo
    http://www.liberation.fr/france/2017/03/22/ne-fais-pas-aux-truies-ce-que-tu-ne-voudrais-pas_1557650

    Eleveurs ou ouvriers agricoles, Andrew, Emilie, Olivier et Anna ont préféré changer de voie après avoir pris conscience de la sensibilité de leurs animaux. Des témoignages rares, mais révélateurs de l’évolution du regard porté par notre société sur l’industrie de la viande et la souffrance animale. Source : Libération

    https://seenthis.net/messages/581293 via Rezo



  • Aulnay-sous-Bois : oui, Théo est un type bien. Mais ce n’est pas la question - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/02/08/aulnay-sous-bois-oui-theo-est-un-type-bien-mais-ce-n-est-pas-la-question_

    Un homme noir a été grièvement blessé lors de son interpellation par quatre policiers le 29 janvier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier est mis en examen pour « viol » après avoir enfoncé sa matraque dans l’anus de la victime, provoquant d’importantes lésions. Les trois autres sont poursuivis pour violences volontaires en réunion. L’Aulnaysien de 22 ans, également blessé au crâne et au visage, dit avoir subi des insultes racistes.

    Les faits sont limpides, attestés par une vidéo, reconnus par le principal suspect, même si celui-ci parle d’un « accident ». Ils sont si graves que n’importe qui devrait ressentir un profond sentiment de colère et de révolte en en prenant connaissance. Et pourtant, dans cette « affaire Théo », du prénom de la victime, on a parfois l’impression, à lire des articles et des commentaires politiques, que ce qui rend tout cela vraiment scandaleux, c’est que Théo est un « type bien », qui « ne méritait pas ça ». C’est ce qui ressort de plusieurs reportages à Aulnay-sous-Bois, où des médias ont recueilli les propos d’habitants, qui ont tous témoigné des multiples qualités du jeune homme. Le maire (LR) de la commune, Bruno Beschizza, a régulièrement insisté sur le fait que Théo est « un jeune homme connu en bien », issu d’« une famille respectée dans un quartier en difficulté ». Le prestigieux club de foot italien l’Inter Milan l’a même invité, une fois rétabli, à revêtir son maillot avec « un sourire » dans le stade San Siro.

    On se pose des questions : s’il avait le casier judiciaire d’un dealer ou d’un voleur, cet homme aurait-il mérité d’être violé ? S’il avait fait de la prison, aurait-il reçu la visite du président de la République ? Lequel, dans sa grande bonté, a souligné que « Théo a réagi avec dignité et responsabilité ». Et s’il avait été au contraire envahi par la colère et la rage, ce qui serait parfaitement compréhensible, serait-il moins digne d’être entendu ?

    A trop souligner les « qualités » de Théo, on prend le risque de le faire passer pour une exception, le gentil noir, et de présenter son cas comme un acte isolé. Insister sur sa « gentillesse », c’est mettre du mascara sur le coquard d’une réalité française : celle des violences policières. Ces agressions aveugles, basées sur des préjugés racistes, ne s’embarrassent pas de savoir si un individu est digne d’un prix Nobel de la paix ou pas. Théo n’a pas besoin de circonstance atténuante et encore moins qu’on l’enferme dans le cliché colonial du bon noir sage, seulement coupable de n’être pas né sous la bonne étoile.

    Oui, Théo est un type bien. Mais ce n’est pas la question !

    #racisme #viol #violences_policières

    https://seenthis.net/messages/568204 via mad meg