• "Comment nous allons sauver la Sécurité sociale", Agnès Buzyn, ministre de la santé
    http://www.lejdd.fr/politique/agnes-buzyn-au-jdd-comment-nous-aller-sauver-la-securite-sociale-3470834

    Le traditionnel discours du "sauvetage" (cf Unedic) lorsqu’il s’agit de jeter par dessus bord une part de la population.

    L’article n’est pas en accès libre, contrairement à celui ci
    Santé : Agnès Buzyn, l’atout social d’Emmanuel Macron (sic)
    http://www.lejdd.fr/politique/sante-agnes-buzyn-latout-social-demmanuel-macron-3471269
    Une sociale killeuse, en fait : "Le burn out n’est pas une maladie professionnelle", dit-elle
    http://lelab.europe1.fr/le-multiplex-du-dimanche-22-octobre-avec-bayrou-buzyn-ciotti-et-le-mai

    Un résumé du plan d’économie : La ministre de la santé dévoile ses pistes pour réduire le déficit global de la « Sécu »
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/10/22/la-ministre-de-la-sante-devoile-ses-pistes-pour-reduire-le-deficit-global-de

    La chasse aux économies est lancée. Dans Le Journal du dimanche (Le JDD) du 22 octobre, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, évalue à 30 % les dépenses de l’Assurance-maladie qui ne sont « pas pertinentes » et elle explique comment elle entend traquer les actes « inutiles » dans les hôpitaux.

    Pour réduire de 3 milliards d’euros le déficit global de la Sécurité sociale en 2018, « il y a une marge de manœuvre énorme sans toucher à l’égalité des chances », argue-t-elle. Alors que l’Assemblée nationale doit engager la semaine prochaine l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale (#PLFSS), Mme Buzyn détaille quelques axes d’économies et de meilleure utilisation des ressources.

    Cela commencera par « favoriser l’ambulatoire [hospitalisation de courte durée] » : « En chirurgie, par exemple, l’objectif est qu’en 2022, sept patients sur dix qui entrent à l’hôpital le matin en sortent le soir, contre cinq aujourd’hui, explique la ministre. Nous allons fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins et lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois. »

    Mutualiser certaines dépenses

    Mme Buzyn estime que les hôpitaux pourraient en outre « économiser 1 milliard d’euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments ». Enfin, elle met en avant sa méthode pour réformer le financement des hôpitaux en créant des « modes de tarification centrés sur la pertinence des soins », par exemple en octroyant « un bonus, un intéressement dès lors qu’ils répondront aux objectifs de qualité, de pertinence et d’efficience ».

    Parallèlement, la ministre entend renforcer la lutte contre les fraudes à l’Assurance-maladie. « Il faut cesser d’être laxiste avec ceux qui abusent d’un système généreux », dit-elle, évoquant notamment la hausse des arrêts de travail : « Jusqu’à quand l’Assurance-maladie palliera-t-elle les défaillances du management au travail ? »

    La Sécurité sociale « multiplie les contrôles en croisant les fichiers informatiques », et en 2016, la fraude relative aux cotisations et aux prestations « s’est élevée à 1,2 milliard d’euros, et le chiffre ne cesse de croître », avance-t-elle. En 2017, le déficit cumulé du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse doit atteindre 5,2 milliards d’euros. La branche maladie resterait déficitaire de 800 millions d’euros.

    Le cas du tiers payant

    Autre point abordé par la ministre, le tiers payant. Celui-ci « fonctionne » pour les patients remboursés à 100 % par l’Assurance-maladie – bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), femmes enceintes et patients atteints d’affections de longue durée –, mais « nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre », dit Mme Buzyn.

    "L’égalité des chances" de ne pas pouvoir se soigner progresserait. Fermer des lits, c’est la politique qui a été applique à la psychiatrie depuis plus de trois décennies. Mais bon, tanqué sur un brancard avant d’être lourdé au plus vite, c’est déjà bien.

    Elle a travaillé pour les labos :
    seenthis.net/messages/599748
    Son dircab est... assureur :
    seenthis.net/messages/599963

    #santé #fermer_des lits #arrêts de travail #contrôle #austérité

    https://seenthis.net/messages/639033 via colporteur


  • Pilules de troisième et quatrième générations : quatre ans après les plaintes, l’enquête classée sans suite
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/19/pilules-de-troisieme-et-quatrieme-generations-quatre-ans-apres-les-plaintes-
    http://img.lemde.fr/2017/09/19/539/0/4229/2114/644/322/60/0/94d3ab7_6153-cutett.alzorms4i.jpg

    pourquoi les 3G et 4G sont-elles toujours en vente, alors que « l’agence du médicament dit très clairement qu’elles n’apportent aucun bénéfice ; et que le risque estimé est au moins du double par rapport aux 2G ? » L’instruction judiciaire aura peut-être le mérite de nous renseigner sur le monde opaque du médicament.

    #contraception #pilules #sexisme_médical

    https://seenthis.net/messages/630882 via touti


  • Codéine : les usagers pris de court par l’arrêté ministériel
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/07/22/codeine-les-usagers-pris-de-court-par-l-arrete-ministeriel_5163704_1651302.h
    http://img.lemde.fr/2017/07/22/243.5/0/2144/1072/644/322/60/0/18ca30f_21447-1d1wfd7.dw5qaor.jpg

    Dans les commentaires :

    En soi l’idée n’est pas mauvaise. La codéine se transforme en morphine dans l’organisme. La molécule a d’ailleurs été considérée comme un antalgique de 2ème niveau pendant longtemps avant d’être de moins en moins utilisée en raison de la difficulté à anticiper son action d’un individu à l’autre. Cependant une interdiction subite, sans moyen pour prendre en charge les consommateurs, expose à des aspects pervers qui en pousseront certains vers des marchés illégaux.

    #antidouleurs #drogues #médicaments

    https://seenthis.net/messages/617113 via Fil


  • Près de 15 000 cancers pourraient être évités chaque année chez les plus défavorisés
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/02/07/pres-de-15-000-cancers-pourraient-etre-evites-chaque-annee-chez-les-plus-def
    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/07/644x322/5075618_3_5853_des-enfants-jouent-avec-des-polypes-dans-une_477d736d55f64c5b068a0963a3601cb7.jpg

    L’étude confirme, à partir de données françaises, le surrisque des cancers des voies respiratoires et digestives hautes pour les populations des milieux défavorisés.

    #cancer #santé #inégalités

    https://seenthis.net/messages/567609 via Fil


  • Alerte sur les dangers du dioxyde de titane, un additif alimentaire très courant
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/01/20/alerte-sur-les-dangers-du-dioxyde-de-titane-un-additif-alimentaire-tres-cour
    http://s1.lemde.fr/image/2017/01/20/644x322/5066334_3_bdcb_2017-01-20-94df5b3-18918-1g56ani-fqk7cwstt9_6c677be87d953e4c1240d37da3855445.jpg

    C’est une nouvelle mise en garde sur les risques associés aux nanoparticules, ces particules lilliputiennes présentes dans de multiples produits de consommation courante, notamment alimentaires. Une étude sur des rats conduite par des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), publiée vendredi 20 janvier dans les Scientific Reports, met en évidence un effet non seulement délétère pour le système immunitaire, mais aussi possiblement cancérogène du dioxyde de titane (TiO2), un additif très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l’appellation E171. Même si les scientifiques soulignent que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme, il n’en s’agit pas moins d’une sérieuse alerte sanitaire à l’adresse des consommateurs et des pouvoirs publics.

    https://seenthis.net/messages/562426 via Agnès Maillard


  • Conflits d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques : les facs de médecine épinglées

    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/01/10/prevention-des-conflits-d-interets-les-facs-de-medecine-epinglees_5060033_16

    Une association publie un classement des universités en fonction de leurs rapports avec l’industrie pharmaceutique.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/01/10/644x322/5060032_3_be2f_2017-01-10-b39389f-18679-lkn75z-fsf62sm7vi_91ac3867b0fdea2898290fcb29cc7717.jpg

    Dès les premières années de leur cursus universitaire, les étudiants en médecine sont insuffisamment protégés contre l’influence des laboratoires pharmaceutiques. C’est ce que confirme le classement de Formindep, le premier du genre, publié lundi 9 janvier dans la revue scientifique en ligne PLOS ONE. L’association pour une information médicale indépendante a étudié les politiques des facultés de médecine vis-à-vis des conflits d’intérêts.

    S’inspirant d’une opération similaire menée aux Etats-Unis en 2007, l’association a adressé aux doyens de trente-sept facultés de médecine en France un questionnaire de treize critères permettant d’évaluer leur démarche en la matière. Sont aussi bien pris en compte le degré de limitation des cadeaux et des repas offerts par l’industrie pharmaceutique, le niveau d’encadrement des liens d’intérêts des enseignants, l’existence de formations des étudiants sur ce sujet, ou encore la tolérance aux financements des fabricants de médicaments.
    Seules neuf facultés obtiennent au moins un point, sur un score global de vingt-six. Deux d’entre elles, Angers et Lyon-Est (Lyon-I), enregistrent les moins mauvais scores avec respectivement 4 et 5 points. Les vingt-huit autres facultés ne marquent aucun point, par absence de politique ou de réponse au questionnaire. En effet, malgré cinq relances, seuls trois doyens d’université ont répondu à l’association. Pour établir son classement, elle s’est également s’appuyée sur les informations disponibles sur les sites Internet et sur ses relais locaux. Pour cette première édition, l’enquête ne porte par ailleurs que sur les facultés, laissant de côté l’hôpital, où se jouent pourtant davantage les interactions avec les labos.

    « L’interaction avec les industries est très faible »

    Pour l’heure, l’objectif est de provoquer une prise de conscience chez les universitaires, que le Formindep juge peu investis sur le sujet. « De tous les scandales sanitaires récents, comme celui du Mediator, les facultés n’ont pas retenu le rôle central qu’ont joué les conflits d’intérêts », déplore le docteur Jean-Sébastien Borde, coauteur de l’étude. « Ce n’est pas le palmarès qui nous importe, mais le fait que les facultés progressent », fait valoir Paul Scheffer, doctorant en sciences de l’éducation et coauteur de l’étude. Pour lui, « c’est un outil dont les étudiants doivent s’emparer au niveau local ».

    En médiatisant ce premier classement, même incomplet, le Formindep espère bien voir se reproduire ce qui s’est passé aux Etats-Unis. « En 2007, toutes les facultés avaient reçu un F, la plus mauvaise note, car aucune n’avait de politique publique de gestion des conflits d’intérêts. Depuis, elles ont toutes pris des initiatives et aujourd’hui, plus du tiers est en grade A et aucune n’est plus en F », raconte le docteur Borde.

    Du côté des universitaires, le renforcement des règles existantes dans les facultés ne semble pas aller de soi. « Nous avons tout intérêt à avoir des liens avec l’industrie, à condition de mettre en place des garde-fous et d’être transparents, ce qui est le cas aussi bien pour les contrats de recherche que pour les opérations de mécénat », estime Frédéric Dardel, le président de l’université Paris-Descartes.
    « Au niveau des facs, l’interaction avec les industries est très faible », assure, de son côté, Jean-Luc Dubois-Randé, président de la conférence des doyens en médecine, qui se dit toutefois favorable à plus de transparence. Concernant les financements reçus par les facultés de médecine de la part des industries pharmaceutiques, notamment au titre de la taxe d’apprentissage, déjà réduits, selon lui, aujourd’hui à « peau de chagrin », il concède qu’une « charte morale » pourrait être utile.

    Une législation « suffisante » pour le ministère

    Mais pour le doyen de médecine de l’université Paris-Est-Créteil, c’est à l’hôpital qu’il faut aller plus loin. Il prône, par exemple, l’interdiction totale des « réunions d’informations » ou autres « petits déjeuners » encore offerts par les laboratoires pharmaceutiques dans certains services. « Il faut exclure tout enseignement dispensé par des non-universitaires », défend M. Dubois-Randé.

    « Les conflits d’intérêts sont aujourd’hui très peu évoqués dans les universités », regrette par ailleurs Claire Corbillé, de l’Association nationale des étudiants en médecine de France, partenaire du classement, qui souhaite une « plus grande sensibilisation » des étudiants. A la conférence des doyens en médecine, on rappelle qu’un cours sur le sujet doit être mis en place au moment de l’entrée en troisième cycle à la prochaine rentrée universitaire.

    Reste la question sensible des liens d’intérêts des enseignants-chercheurs avec l’industrie pharmaceutique. La loi Bertrand du 29 décembre 2011 les oblige à les déclarer sur une plate-forme en ligne, la loi santé de Marisol Touraine promulguée il y a un an prévoit même qu’ils en fassent état devant leurs étudiants au début du cours. Une disposition pour l’instant quasi inappliquée, constate le Formindep, qui plaide pour des garde-fous supplémentaires. Au ministère de la santé, on juge « suffisante » la législation actuelle, qualifiée de « très encadrante », tout en reconnaissant la « difficulté de garantir sa pleine application » dans toutes les facultés.

    https://seenthis.net/messages/559313 via enuncombatdouteux