• Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel de la loi sur le renseignement (#pjlrenseignement), notamment sa mesure la plus controversée : les « boîtes noires ».
    http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-713-dc/decision-n-2015-713-dc-du-23-juillet-2015.144138.html

    Trois dispositions ont cependant été censurées, dont une qui devait permettre aux services de renseignement, en cas « d’urgence opérationnelle », de déroger à l’autorité du premier ministre. Mais aussi de se passer de l’avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (#CNCTR), mise en place par cette loi. « Une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de la vie privée et au secret des correspondances », selon le communiqué du Conseil constitutionnel.

    L’institution a rejeté une autre disposition relative aux mesures de surveillance internationale, jugeant ses contours trop flous – le texte ne définissait « ni les conditions d’exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés (…), ni celles du contrôle par la CNCTR ». Le Conseil constitutionnel a par ailleurs censuré une troisième disposition, moins importante, relative au financement de la CNCTR, car elle relève, selon lui, de la loi de finances.

    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/23/le-conseil-constitutionnel-censure-trois-articles-de-la-loi-sur-le-renseigne

    Lire Félix Treguer, « Feu vert à la surveillance de masse »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/TREGUER/53056

    La loi autorise l’installation, sur les réseaux et les serveurs, de dispositifs destinés à scanner les trafics téléphonique et Internet en vue de détecter, à l’aide d’algorithmes tenus secrets, des communications suspectes en lien avec une menace terroriste. Sommé d’en dire plus lors des débats parlementaires, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a expliqué qu’il s’agissait de repérer « des connexions à certaines heures, depuis certains lieux, sur certains sites ». Le directeur de la DGSE, M. Bernard Bajolet, a pour sa part indiqué que ses services souhaitaient y recourir pour déceler des « attitudes de clandestinité » (4), telles que l’utilisation de protocoles de chiffrement des communications — une technique que le Conseil de l’Europe recommande pour se protéger.

    Bien que le gouvernement s’en défende, les boîtes noires reposent nécessairement sur les technologies controversées d’« inspection des paquets en profondeur ». Ces outils occupent une place centrale dans plusieurs programmes de collecte massive de données. On sait depuis 2006 et les révélations du lanceur d’alerte Mark Klein, un ancien technicien de l’opérateur américain AT&T, que la NSA dispose de tels appareils aux Etats-Unis. Dès 2000, au Royaume-Uni, le gouvernement de M. Anthony Blair proposait au Parlement d’en autoriser l’usage au bénéfice du MI5, l’agence de renseignement intérieur. Face à la polémique, le choix avait été fait d’une disposition beaucoup plus générale relative aux équipements d’interception, dans le cadre du Regulation of Investigatory Powers Act. Mais, si l’utilisation de ces mouchards auscultant l’ensemble du trafic n’est malheureusement pas une nouveauté, le projet de loi permet en revanche à la France de rejoindre la Russie dans le club très fermé des pays où le droit les autorise expressément.

    Quoi qu’en dise le gouvernement, il s’agit bien d’une forme de #surveillance massive, même si, en définitive, seule une faible proportion des données fait l’objet d’analyses plus approfondies. [#st]


  • Stephen Hawking et Elon Musk réclament l’interdiction des « #robots_tueurs »
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/27/intelligence-artificielle-hawking-musk-et-chomsky-reclament-l-interdiction-d

    C’est une nouvelle charge portée contre les dangers potentiels de l’#intelligence_artificielle (#IA). Dans une lettre ouverte publiée lundi 27 juillet, plus d’un millier de personnalités, dont une majorité de chercheurs en IA et en robotique, ont réclamé l’interdiction des #armes_autonomes, capables « de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine ».

    Parmi les signataires, on retrouve Elon Musk, le célèbre PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et de SpaceX, et l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, qui avaient déjà fait part publiquement de leurs inquiétudes concernant l’IA. Mais aussi le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, le linguiste américain Noam Chomsky ou encore Demis Hassabis, le fondateur de DeepMind, une entreprise consacrée à l’intelligence artificielle rachetée par Google.

    Leur crainte : que les Etats se lancent dans « une course à l’#armement », justifiée par le fait que « remplacer des hommes par des machines permet de limiter le nombre de victimes du côté de celui qui les possède ». Pour eux, « la question clé de l’humanité, aujourd’hui, est de savoir s’il faut démarrer une course à l’armement doté d’IA ou l’empêcher de commencer ».

    #armes #armement

    http://seenthis.net/messages/393461 via odilon


  • Le « deep learning », une révolution dans l’intelligence artificielle

    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/24/comment-le-deep-learning-revolutionne-l-intelligence-artificielle_4695929_44

    Concrètement, le deep learning est une technique d’apprentissage permettant à un programme, par exemple, de reconnaître le contenu d’une image ou de comprendre le langage parlé – des défis complexes, sur lesquels la communauté de chercheurs en intelligence artificielle s’est longtemps cassé le nez. « La technologie du deep learning apprend à représenter le monde. C’est-à-dire comment la machine va représenter la parole ou l’image par exemple », pose Yann LeCun, considéré par ses pairs comme un des chercheurs les plus influents dans le domaine. « Avant, il fallait le faire à la main, expliquer à l’outil comment transformer une image afin de la classifier. Avec le deep learning, la machine apprend à le faire elle-même. Et elle le fait beaucoup mieux que les ingénieurs, c’est presque humiliant ! »

    http://s2.lemde.fr/image/2015/07/23/644x322/4695943_3_10db_le-massif-du-mont-blanc-vu-par-deep-dream_7a4f6101de771599edeb6324b1f6ace6.jpg

    Pour comprendre le deep learning, il faut revenir sur l’apprentissage supervisé, une technique courante en IA, permettant aux machines d’apprendre. Concrètement, pour qu’un programme apprenne à reconnaître une voiture, par exemple, on le « nourrit » de dizaines de milliers d’images de voitures, étiquetées comme telles. Un « entraînement », qui peut nécessiter des heures, voire des jours. Une fois entraîné, il peut reconnaître des voitures sur de nouvelles images.

    Le deep learning utilise lui aussi l’apprentissage supervisé, mais c’est l’architecture interne de la machine qui est différente : il s’agit d’un « réseau de neurones », une machine virtuelle composée de milliers d’unités (les neurones) qui effectuent chacune de petits calculs simples. « La particularité, c’est que les résultats de la première couche de neurones vont servir d’entrée au calcul des autres », détaille Yann Ollivier, chercheur en IA au CNRS, spécialiste du sujet. Ce fonctionnement par « couches » est ce qui rend ce type d’apprentissage « profond ». Yann Ollivier donne un exemple parlant :

    « Comment reconnaître une image de chat ? Les points saillants sont les yeux et les oreilles. Comment reconnaître une oreille de chat ? L’angle est à peu près de 45°. Pour reconnaître la présence d’une ligne, la première couche de neurones va comparer la différence des pixels au-dessus et en dessous : cela donnera une caractéristique de niveau 1. La deuxième couche va travailler sur ces caractéristiques et les combiner entre elles. S’il y a deux lignes qui se rencontrent à 45°, elle va commencer à reconnaître le triangle de l’oreille de chat. Et ainsi de suite. »

    http://seenthis.net/messages/392613#message392613 via Enuncombatdouteux


  • Dégradations de câbles Internet transocéaniques.
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/01/le-fbi-enquete-sur-une-serie-de-degradations-de-cables-internet_4665918_4408

    La coupure la plus récente a eu lieu à Livermore, une ville proche de San Francisco. Elle aurait provoqué des perturbations jusqu’à Seattle, selon le Wall Street Journal, une ville située plus d’un millier de kilomètres au nord de la Silicon Valley. Une action coordonnée, selon le FBI, nécessitant un outillage adapté, pour s’attaquer aux gaines qui protègent les câbles.
    La baie de San Francisco est une importante zone de passage pour les câbles sous-marins du Pacifique, qui relient les Etats-Unis à la Chine, le Japon, l’Amérique du Sud ou encore l’Australie.

    http://s2.lemde.fr/image/2015/07/01/534x0/4665916_6_5491_plus-de-250-cables-sous-marins-tissent-le_f5bfcbc058b6eb4681ea3130040a46c5.jpg
    Cartes interactives :
    http://www.cablemap.info

    Hey, mais il y a la même chose sous la plage du Prado à Marseille… idée… (parce que j’y était quand ils les ont enterré)

    http://seenthis.net/messages/386307 via Sandburg