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  • Quel héritage laisseront les cimetières nucléaires

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/21/memorial-nucleaire_5204103_3232.html

    Les déchets du centre d’enfouissement de Bure (Meuse) resteront létaux pendant des centaines de milliers d’années. Comment prévenir du péril nos lointains descendants ?

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    Que pensera dans trois siècles, ou dans trois mille ans, un humain découvrant un sombre bois fait d’aiguilles de granit géantes ? Est-ce qu’il comprendra que ses ancêtres ont voulu le prévenir d’un danger effroyable ? C’est ce que nous espérons, nous qui laissons à l’humanité le cadeau empoisonné de nos cimetières nucléaires.

    En France, c’est dans la commune de Bure (Meuse), à 490 mètres sous terre, au cœur d’une épaisse couche d’argile jurassique, que nous allons enterrer des produits radioactifs dont la toxicité est fatale à l’homme pour des périodes estimées entre 240 000 et 500 000 ans. Les experts de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radio­actifs ­(Andra) assurent que cette veine ­d’argilite dure est restée stable depuis sa formation « il y a 160 millions d’années » – ce que, du reste, contestent ­certains géologues.

    On doit donc pouvoir y enfouir pour une éternité provisoire nos indestructibles et mortels poisons. Mais comment prévenir les générations futures qu’un gisement létal est enterré sous leurs pieds ? Déjà, des spécialistes de l’Andra planchent pour savoir sur quel support physique transmettre ces informations. Les technologies changent trop rapidement, il faut donc utiliser le « papier permanent » – durée de vie : plusieurs siècles. Ou graver un disque en saphir qui devrait résister un million d’années – hélas, il est cassant et fragile. Et pour y écrire quoi ? Les ­linguistes s’interrogent : saurons-nous lire notre langue dans cinq cents ans ? Dans mille ans ?

    Humains du futur

    Aux Etats-Unis, les responsables du Waste Isolation Pilot Plant (WIPP), qui, depuis 1999, sont chargés d’enterrer les déchets nucléaires américains au Nouveau-Mexique, ont demandé à des artistes d’imaginer des œuvres pérennes qui alertent les humains du futur. Certains ont proposé de graver dans la pierre une bande dessinée inspirée par Le Cri du peintre norvégien Edvard Munch… L’anthropologue David ­Givens, spécialiste en communication non verbale, s’est demandé si un tel message allait être « pris au sérieux ».

    D’autres artistes voudraient dresser des piliers de granit hauts de 7,5 mètres de haut, encerclés d’un mur de terre incrusté de diamants et de réflecteurs. Michael Brill et Safdar Abidi, se réclamant du land art, ont dessiné un champ d’épines noires colossales. Ce projet a inspiré les images futuristes du film Containment (2015), codirigé par Peter Galison, professeur d’histoire des sciences à Harvard, attentif à faire comprendre au public « les temporalités incommensurables » en jeu.

    En France, l’Andra aussi a lancé un appel à projets auprès d’artistes. Une des œuvres a été primée en 2015, La Zone bleue, de Stéfane Perraud et Aram ­Kebabdjian. Il s’agit d’une forêt géné­tiquement modifiée qui s’oxyde en ­virant au bleu. Au milieu, des stèles expliqueront qu’il s’agit d’une forêt très ­ancienne, légendaire…

    Tous ces projets n’empêchent pas historiens et anthropologues de s’interroger : ces œuvres persuaderont-elles les humains du futur que le lieu est dangereux ? N’y verront-ils pas plutôt des œuvres protégeant des trésors ­extraordinaires, ce qui engagera à aller creuser sous la surface ?

    Le sociologue allemand Ulrich Beck, auteur, en 1986, de La Société du risque (Aubier, 2001), écrivait après la catastrophe de Tchernobyl : « Nous proposons à l’humanité d’embarquer dans un avion pour lequel aucune piste d’atterrissage n’a encore été construite. »

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  • Un retour effarant sur le financement libyen de la campagne Sarkozy

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/16/retour-sur-le-financement-libyen-de-la-campagne-sarkozy_5201349_3232.html

    Les journalistes de « Mediapart » Fabrice Arfi et Karl Laske publient une synthèse serrée de six années d’enquête sur cette affaire.

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    Il est difficile, en refermant le livre, d’avoir encore le moindre doute : le colonel Kadhafi a bien financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, même si l’ancien président, qui n’est pas poursuivi dans le dossier judiciaire, le conteste formellement. Lorsque les premiers éléments du financement libyen avaient été publiés, ils n’avaient soulevé qu’un intérêt poli et un peu d’incrédulité – l’affaire et la ficelle étaient un peu grosses.

    Aujourd’hui, Fabrice Arfi et Karl Laske, journalistes à Mediapart, publient Avec les compliments du Guide, une synthèse serrée de six années d’enquête. Une charge minutieuse, documentée, argumentée, qui laisse sans voix quant aux dessous nauséeux de la République : nombre de pièces du puzzle avaient déjà été publiées, mais le tableau qu’elles forment, une fois rassemblées, est effrayant.

    L’agence officielle libyenne JANA annonce, le 10 mars 2011, la révélation d’un secret qui « va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale ». Le même jour, Kadhafi assure à la télévision : « C’est moi qui ai aidé Sarkozy à prendre le pouvoir. Je lui ai donné de l’argent avant qu’il ne devienne président. » L’un de ses fils déclare ensuite à Euronews : « Tout d’abord, il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa compagne électorale. »

    Et devant une journaliste du Figaro, qui ne révélera ce passage que quatre mois plus tard, le colonel a insisté : « Nous lui avons donné le financement nécessaire pour qu’il puisse gagner les élections chez lui. » Certes, mais la guerre menace, et la parole du clan Kadhafi ne vaut déjà plus grand-chose.

    Circuits tortueux

    Plusieurs dignitaires du régime sont pourtant allés dans le même sens. Ainsi, dans son journal, l’ancien premier ministre, Choukri Ghanem, retrouvé noyé à Vienne : « Le 29 avril [2007], j’ai déjeuné chez Bachir Saleh [directeur de cabinet de Kadhafi], Al-Baghdadi [le premier ministre] était présent. Bachir a dit avoir payé 1,5 million d’euros à Sarkozy ; quant à Saïf [le fils de Kadhafi], il lui a envoyé 3 millions d’euros. Il semblerait que les émissaires aient empoché une partie des sommes avant de les remettre à destination. Abdallah Senoussi [beau-frère de Kadhafi] lui a également envoyé 2 millions d’euros. »

    Il semble qu’il n’ait pas tort : les intermédiaires Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri ont copieusement profité de la manne ; l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Boris Boillon, a été contrôlé gare du Nord, en 2013, avec 350 000 euros et 40 000 dollars ; Claude Guéant, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, peine à justifier le demi-million d’euros perçu par l’intermédiaire de circuits panaméens tortueux ; l’ancien premier ministre Dominique de Villepin a touché la même somme, par les mêmes circuits, affirment les auteurs.

    Baghdadi a confirmé, en 2011, devant la cour d’appel de Tunis, qu’il avait lui-même « supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli ». Senoussi, devant la Cour pénale internationale en 2012, assure s’être occupé du versement de 5 millions d’euros « au directeur de cabinet du ministre de l’intérieur », Claude Guéant, par l’intermédiaire de Ziad Takieddine.

    Takieddine l’a avoué en 2016, « il s’agissait de billets en euros, neufs, des liasses de 500 euros, et quelques liasses de 200 euros. Les billets étaient enveloppés dans du film plastique ». Trois voyages, en 2006 et 2007, jusqu’au bureau de Guéant, le dernier en présence de Nicolas Sarkozy – qui juge « honteuses » les déclarations de l’intermédiaire. Le même Takieddine se fait bêtement pincer, en mars 2011, au Bourget avec 1,5 million d’euros en liquide.

    Mediapart a par ailleurs publié une note à en-tête du régime, datée du 9 décembre 2006, qui donne un accord de principe pour verser 50 millions d’euros « en soutien » à la campagne de Nicolas Sarkozy. Elle est signée de Moussa Koussa, le chef des services secrets. Après quatre ans d’expertises, la justice française a estimé que la note, très contestée, n’avait pas été « fabriquée par montage », ni « altérée ». Sur les 50 millions promis, 20 auraient été « donnés directement à Boris Boillon et à Claude Guéant » en espèces, selon un ancien cadre libyen qui a témoigné sous X devant les policiers.

    « Pourquoi mentir ou nier ? »

    Enfin, Mohammed Ismail, un proche de Kadhafi, a mis les enquêteurs sur la piste des circuits offshore : la société Rossfield Ltd de Takieddine, immatriculée aux îles Vierges britanniques et alimentée par la Libye, a transféré des fonds à la Deutsche Bank de Francfort en passant par l’Intercontinental Bank du Liban. L’ex-premier président de la Libye post-Kadhafi, Mohamed Al-Megarief, a lui même écrit dans ses Mémoires : « Pourquoi mentir ou le nier ? Oui, Kadhafi a financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et a continué à le financer encore après 2007. » Le passage du manuscrit a été expurgé dans la version publiée.

    « Je ne veux être complice d’aucune dictature dans le monde », déclarait, le 14 janvier 2007, le candidat Sarkozy. Douze jours après sa prise de fonctions, le nouveau président téléphonait au dictateur libyen et lui disait : « Je garde un magnifique souvenir de la qualité des analyses que j’ai entendues de vous » et « Je compte sur votre prière, monsieur le Guide ». Avec la vague des « printemps arabes » de 2011, c’est pourtant la France qui prend l’initiative de la guerre contre « la malheureuse Libye », selon les mots du président français. Elle « a souffert pendant des décennies d’un des dictateurs les plus cruels qu’on ait jamais connus ».

    Mouammar Kadhafi est lynché par la foule le 20 octobre 2011, mais en sort vivant. Qui l’a tué ? Le premier ministre François Fillon a fait part d’une discussion orageuse avec Vladimir Poutine, qui accuse la France d’avoir liquidé le colonel. « Même si ce n’est pas nous qui avons appuyé sur la gâchette, l’honnêteté m’oblige à dire que ses arguments n’étaient pas tous fallacieux. » Nicolas Sarkozy n’a pas répondu aux soixante questions envoyées par les auteurs du livre.

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  • Loi antiterroriste : « Nous sommes passés de l’Etat de droit à l’Etat de surveillance »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/11/mireille-delmas-marty-nous-sommes-passes-de-l-etat-de-droit-a-l-etat-de-surv

    L’accumulation de textes sur la sécurité inquiète la juriste Mireille Delmas-Marty. ­ Elle dénonce une quasi-fusion entre le droit d’exception et le droit commun.

    Quel regard portez-vous sur les lois ­antiterroristes adoptées en France ­ces dernières années ?

    Quand on compare le débat sur la loi Sécurité et liberté présentée par Alain Peyrefitte, au ­début des années 1980, à ce qui s’est passé ­depuis une quinzaine d’années, on a l’impression d’avoir changé d’univers : à partir des ­années 1970, la montée en puissance des droits de l’homme semblait irréversible et l’Etat de droit un dogme inébranlable.

    Depuis les attentats du 11 septembre 2001, un repli ­sécuritaire et souverainiste semble avoir levé un tabou : il légitime jusqu’à la torture aux Etats-Unis et déclenche un peu partout une spirale répressive qui semble accompagner une dérive sans fin de l’Etat de droit.

    Peut-on reconstituer la généalogie de ce changement de monde ?

    L’Etat de droit a commencé sa dérive avec le Patriot Act, qui a été adopté aux Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

    L’exemple américain a encouragé d’autres pays démocratiques, y compris en Europe, à faire de même : en ce début du XXIe siècle, des pays comme l’Allemagne ou la France ont abandonné peu à peu des garanties qui paraissaient pourtant définitivement acquises. Outre-Rhin, la Cour de Karlsruhe a ainsi ­accepté, en 2004, la réactivation d’une loi nazie de 1933 sur les internements de sûreté qui n’avait pas été abrogée mais qui était longtemps restée inactive.

    En France, une loi de 2008 a introduit une ­rétention de sûreté conçue sur le modèle allemand de 1933. La dérive s’est ensuite

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  • Retour du #jukendo à l’école japonaise (Le Monde, 11/05/2017)
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/11/japon-virage-a-droite-dans-l-education_5126256_3232.html
    http://img.lemde.fr/2017/05/05/87.5/0/660/330/644/322/60/0/c16a8c1_15944-1qgzwoz.b7nrn3ik9.jpg

    Le Japon célèbre sa Constitution avec un jour férié, le 3 mai. Une Constitution pacifiste que le premier ministre, Shinzo Abe, entend réviser d’ici à 2020, afin de rendre au pays toute sa souveraineté en matière militaire. En attendant, une droitisation s’opère de manière plus sournoise par ­la résurgence d’un héritage banni depuis la défaite de 1945.

    Les #arts_martiaux que l’on enseigne à l’école secondaire se sont ainsi enrichis d’une nouvelle discipline : le jukendo. Proche du kendo, la « voie de la baïonnette » est une technique de combat développée par l’armée impériale. Associé au militarisme des années 1930-1940, son retour dans les écoles suscite des controverses. D’autant que le gouvernement vient aussi de réintroduire dans le cursus scolaire l’étude du « Rescrit sur l’éducation », document de 1890 par lequel l’empereur Meiji (1852-1912) appelait ses sujets à « se ­sacrifier à l’Etat si les circonstances l’exigent ».

    Basé sur l’« art du combat à la lance » ­(sojutsu) et le maniement de la baïonnette enseigné par les missions militaires françaises au Japon entre 1870 et 1890, le jukendo (appelé alors jukenjutsu) fut interdit, comme d’autres arts martiaux, par l’occupant américain. Rétabli dès que le Japon eut recouvré son indépendance en 1952, il est aujourd’hui pratiqué par 30 000 amateurs (en majorité des militaires) avec la réplique en bois d’un fusil à l’extrémité émoussée. Selon le ­vice-président de la fédération de jukendo, Takeshi Suzuki, « les objectifs de cet art de combat sont complètement différents » de ce qu’ils étaient avant-guerre.

    via @opironet

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  • Comment cinq phrases ont précipité la crise des opioïdes

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/02/comment-cinq-phrases-ont-precipite-la-crise-des-opioides_5180036_3232.html

    Les médecins américains ont prescrit en masse ces antidouleurs sur la foi d’un faux consensus construit dans la littérature biomédicale, relate notre journaliste Stéphane Foucart dans sa chronique.

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    CHRONIQUE. Ne s’intéresser qu’aux conséquences des phénomènes, et non à leurs causes, est l’une des malédictions de notre époque. Tout ou presque a ainsi été écrit sur les effets désastreux de l’épidémie d’addiction aux opioïdes qui frappe les Etats-Unis, mais très peu sur ses causes profondes. Relativement méconnue en France, cette crise sanitaire est certainement l’une des plus graves menaces à laquelle est confrontée la société américaine. A quoi est-elle due ? On croit le savoir : à la mise sur le marché, au milieu des années 1990, de proches cousins de la morphine et de l’héroïne, massivement prescrits dans le traitement des douleurs chroniques. Mais pourquoi les médecins nord-américains ont-ils autant prescrit ces substances ?

    Quatre chercheurs et médecins canadiens conduits par David Juurlink (Sunnybrook Research Institute, à Toronto) se sont posé la question. Leur réponse, publiée cet été dans le New England Journal of Medicine (NEJM), compte au nombre des textes les plus surprenants et perturbants récemment publiés. « Entre 1999 et 2015, plus de 183 000 morts [par overdose] d’opioïdes ayant été prescrits ont été rapportés aux Etats-Unis, et des millions d’Américains sont dépendants à de telles substances, écrivent les auteurs. La crise est survenue en partie parce qu’il a été dit aux médecins que le risque d’addiction était faible lorsque les opioïdes étaient prescrits pour les douleurs chroniques. » Toute la question étant de savoir pourquoi tant de professionnels de santé, en majorité scrupuleux et honnêtes, ont procédé de la sorte.

    Un simple courrier

    Pour comprendre, M. Juurlink et ses coauteurs ont ausculté la littérature scientifique. Ils ont constaté qu’un nombre considérable d’articles publiés dans les revues savantes tenait pour acquis le fait que les opioïdes présentaient peu de risques d’addiction. Une écrasante majorité d’entre eux citaient à l’appui de cette affirmation : « Porter J., Jick H., “L’addiction est rare chez les patients traités avec des narcotiques”, NEJM, 1980, vol. 302 (2), p. 123. » L’absence de risque d’addiction aux opioïdes a-t-elle été démontrée dans cette publication de 1980 ? M. Juurlink et ses collègues sont allés y voir de plus près.

    En réalité, la publication en question n’était pas une étude, mais un simple courrier, un petit paragraphe de… cinq phrases. Deux médecins signalaient seulement que, sur quelque 12 000 patients hospitalisés ayant reçu « au moins un narcotique », seuls quatre avaient contracté une addiction. Ils évoquaient donc des malades traités au cours de leur hospitalisation – rien à voir avec les effets de prescriptions au long cours, pour des douleurs chroniques.

    Cette lettre a été citée plus de 600 fois

    M. Juurlink et ses collègues ont compté : cette lettre a été citée plus de 600 fois dans la littérature biomédicale ! Dans la majorité des cas (72,2 %), elle l’a été sans recul critique. Les auteurs tenaient pour acquis qu’elle dédouanait les opioïdes de tout risque d’addiction. Autant dire que les médecins et chercheurs l’ayant mentionnée de la sorte ne l’ont pas lue. Ils ont négligemment recopié une référence piochée dans des études antérieures. Un peu comme les rumeurs se propagent sur les réseaux sociaux.

    Les médecins américains ont donc prescrit en masse ces opioïdes sur la foi d’un faux consensus construit dans la littérature savante. A la faillite des régulateurs ayant autorisé ces médicaments s’est ajoutée celle de la communauté médicale, qui a collectivement cherché à légitimer leur utilisation. De fait, il faut attendre 1996 et la mise sur le marché du premier de ces antalgiques pour voir s’envoler le nombre de citations du bref courrier incriminé…

    LES PREMIÈRES ESTIMATIONS CHIFFRENT, POUR LA SEULE ANNÉE 2016, ENTRE 59 000 ET 65 000 MORTS PAR OVERDOSE

    Fréquente dans le monde académique, cette forme de conservatisme, consistant à tenir pour certaine l’innocuité d’un produit parce qu’il a été autorisé à être mis sur le marché, a parfois des conséquences désastreuses. Elles sont ici incalculables. Aux millions d’Américains entrés dans la dépendance par le biais de leur ordonnance et aux 183 000 morts par overdose d’opioïdes prescrits entre 1999 et 2015, il faudrait ajouter les milliers de morts annuels d’overdose à l’héroïne et au fentanyl, illégalement achetés par ceux dont la prescription n’a pas été renouvelée. Le bilan est énorme et s’aggrave rapidement. Les premières estimations chiffrent, pour la seule année 2016, entre 59 000 et 65 000 morts par overdose, très majoritairement dues aux opioïdes, soit plus que les accidents de la route et plus que les armes à feu. Et autant que la somme des deux.

    https://seenthis.net/messages/626669 via enuncombatdouteux


  • Azuma, l’hologramme de compagnie destinée aux célibataires
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/22/tendresse-en-hologramme_5163695_3232.html

    C’est une jeune fille ­enjouée d’une vingtaine de centimètres de haut, aux longs cheveux bleus, vivant sous une cloche de verre. Posée près du ­canapé du salon ou sur la table de nuit, elle accueille son célibataire de propriétaire avec un grand sourire quand il rentre du travail, puis elle ­allume les lumières et l’informe du temps qu’il fera demain. Quand son chéri n’est pas là, elle lui envoie des textos pour lui rappeler qu’elle pense à lui et se languit.

    Cette fée Clochette s’appelle Azuma Hikari, et c’est un personnage à la sauce manga : peau diaphane, jambes interminables, yeux immenses et voix enfantine. Elle est la première occupante de la Gatebox, la boîte ­magique lancée en décembre 2016 par une entreprise japonaise, Vinclu. Une fois activée, la bulle translucide, posée sur un socle noir, s’illumine et Azuma apparaît à l’intérieur, comme un hologramme – il s’agit en fait d’une projection sur une plaque de verre.

    Azuma mène sa vie à l’intérieur du globe transparent. Elle dort, se lave les dents, prend une tasse de thé assise dans un fauteuil, mais se dresse aussitôt que son « maître », tel qu’il est nommé sur le site de l’appareil, la sollicite. Equipée d’une caméra et d’un micro, elle le reconnaît, distingue ses mouvements, comprend quelques mots et interagit avec lui, à la manière des assistants virtuels comme Siri.

    Si Azuma est, pour le moment, moins élaborée que ces derniers, elle dispose d’un avantage considérable : un corps, intouchable, certes, mais ­visible, animé, possédant la voix adorable et fluide des personnages de dessins animés japonais. Un corps qui donne à fantasmer, une créature animée à laquelle on peut s’attacher.

    #IA #pedosexualité #domination_masculine #male_gaze #misogynie #hétérosexualité

    https://seenthis.net/messages/616925 via mad meg


  • Face aux plates-formes numériques, « tout individu doit pouvoir jouir pleinement de ses droits fondamentaux »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/11/face-aux-plates-formes-numeriques-tout-individu-doit-pouvoir-jouir-pleinemen

    Luca Belli, chercheur à la Fondation Getulio Vargas (Brésil) et à Paris-II, a analysé la comptabilité des « conditions générales d’utilisation » des 50 plus grandes plates-formes numériques avec les droits élémentaires du citoyen et du consommateur. Edifiant… Les « conditions générales d’utilisation » (CGU) des plates-formes numériques constituent de fait une des principales formes de régulation du cyberespace. Tout service que vous utilisez sur vos ordinateurs, tablettes ou smartphones demande en effet (...)

    #terms #domination

    https://seenthis.net/messages/614125 via etraces


  • Les dessous d’une photo présidentielle
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/08/les-dessous-d-une-photo-presidentielle_5157733_3232.html

    Le portrait officiel d’Emmanuel Macron a été passé au crible par les journalistes, professionnels du marketing, commentateurs politiques et simples citoyens. La photo, diffusée en exclusivité sur les réseaux sociaux, jeudi 29 juin, a largement animé le petit monde de Twitter et les sites de la presse : le portrait officiel d’Emmanuel Macron en tant que président de la ­République a commencé sa carrière en ligne, avant d’orner, dans les prochains jours, les mairies de France. Pose, lieu, objets sur le (...)

    #métadonnées #marketing

    https://seenthis.net/messages/613497 via etraces


  • Lettre ouverte à un futur président déjà haï » parue dans le monde du 5 mai François Ruffin - 4 Mai 2017

    https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/photos/a.642440839270790.1073741828.642036589311215/729140700600803/?type=3&theater

    EN INTEGRALITE :

    Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous » , et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

    D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

    Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

    Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

    Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

    Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

    A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

    Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

    Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

    Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

    C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur.

    #mondialisation #ubérisation #précarité #brutalité_sociale #guerre #régression #FMI #Social #macron #présidentielles_2017 #élections #CAC40 #Amiens #François_Ruffin

    Paru initialement dans Le monde : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.ht
    en intégralité : https://www.anti-k.org/2017/05/05/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-futur-president-deja-hai


  • Les chercheurs défendent dans la rue la liberté de la science
    https://reporterre.net/Les-chercheurs-defendent-dans-la-rue-la-liberte-de-la-science

    Ce samedi, dans plus de 50 pays, la communauté scientifique organise une Marche pour les sciences. Ce mouvement répond aux attaques de Donald Trump, contre la science, en particulier celle du climat. Mais s’interroge aussi sur l’asservissement de la science aux intérêts économiques. Tranquillement installés au fond de leurs labos, vêtus d’une blouse blanche, un paquet de graphiques sous le bras et une rangée d’éprouvettes sur la paillasse : on imagine plus volontiers les scientifiques comme de paisibles (...)

    #Info

    / #Libertés, #Luttes, #Science_et_citoyens

    « http://www.marchepourlessciences.fr »
    « http://www.marchepourlessciences.fr/participer/les-marches-en-france »
    « http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/02/15/marchons-le-22-avril-pour-signifier-l-immense-danger-que-represente-la-mise- »
    « http://www.marchepourlessciences.fr/a-propos/nous-soutenir »
    « http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/fillon-l-homme-est-en-partie-responsable-du-rechauffement-climatique-03-0 »
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  • Les chercheurs défendent dans la rue la liberté de la science
    https://reporterre.net/INF-La-communaute-scientifique-descend-dans-la-rue-pour-interpeller-la-s

    Ce samedi, dans plus de 50 pays, la communauté scientifique organise une Marche pour les sciences. Ce mouvement répond aux attaques de Donald Trump, contre la science, en particulier celle du climat. Mais s’interroge aussi sur l’asservissement de la science aux intérêts économiques. Tranquillement installés au fond de leurs labos, vêtus d’une blouse blanche, un paquet de graphiques sous le bras et une rangée d’éprouvettes sur la paillasse : on imagine plus volontiers les scientifiques comme de paisibles (...)

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  • Julien Coupat et Mathieu Burnel : la politique n’est « que le règne de la feinte et de la manigance »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/04/20/mathieu-burnel-et-julien-coupat-se-rendre-ingouvernable-est-une-necessite-vi

    Dans un entretien exclusif, les deux membres du groupe de Tarnac portent un regard ironique sur la campagne présidentielle, un « cirque qui a assez duré ».

    http://s1.lemde.fr/image/2017/04/20/644x322/5114049_3_e6c1_une-campagne-d-affichage-de-l-association-so_a3e280992609d1dfb3a83ea1b568ac2f.jpg

    Julien Coupat et Mathieu Burnel sont poursuivis depuis plus de huit ans dans ce que l’on appelle « l’affaire de Tarnac », dont la Cour de cassation a considéré, le 10 janvier, qu’elle ne relevait pas du terrorisme. Souvent considérés comme membres du Comité Invisible, dont le premier opus, L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), avait connu un succès retentissant, ils portent leur regard critique et ironique sur la campagne présidentielle, alors que sort en librairie, après A nos amis (La Fabrique, 2014), le nouveau texte de ce même groupe anonyme et révolutionnaire, Maintenant (La Fabrique, 155 pages, 9 euros).

    Quel jugement portez-vous sur la campagne présidentielle ?

    Quelle campagne ? Il n’y a pas eu de campagne. Il n’y a eu qu’un feuilleton, assez haletant à vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit à même de percer le mur de la perplexité générale. Non qu’il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatisés tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme même ne fait qu’ajouter au sentiment d’irréalité politique.

    Un graffiti, laissé aux abords de la place de la Nation par la manifestation du 1er Mai 2016, disait : « Il n’y aura pas de présidentielle. » Il suffit de se projeter au lendemain du second tour pour s’aviser de ce que ce tag contenait de prophétique : quel qu’il soit, le nouveau président sera tout aussi fantoche que l’actuel, sa légitimité à gouverner sera tout aussi introuvable, il sera tout aussi minoritaire et impotent. Cela ne tient pas seulement à l’extrême usure de la politique, au fait qu’il est devenu impossible de croire honnêtement à ce qui s’y fait et à ce qui s’y dit, mais au fait que les moyens de la politique sont dérisoires au regard de la profondeur de la catastrophe en cours.

    Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s’effondrent concomitamment les écosystèmes et les subjectivités, la société salariale et l’ordre géopolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu’ajouter au désastre. Il n’y a pas de « solution » au désastre que nous traversons. Penser en termes de problèmes et de solutions fait précisément partie de ce désastre : ce n’est qu’une manière de nous préserver de toute remise en question sérieuse. Or ce que l’état du monde met en cause, ce n’est pas seulement un système politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c’est-à-dire nous-mêmes, nos façons de vivre, d’être, de se lier et de penser.

    Les bateleurs qui montent sur des estrades pour vanter les « solutions » qu’ils se font fort de mettre en œuvre une fois élus, ne parlent qu’à notre besoin d’illusion. A notre besoin de croire qu’il existerait une sorte de changement décisif qui nous épargnerait, qui nous épargnerait notamment d’avoir à combattre. Toutes les « révolutions » qu’ils promettent ne sont là que pour nous permettre de ne rien changer à ce que nous sommes, de ne prendre aucun risque, ni physique ni existentiel. Ils ne sont candidats qu’à l’approfondissement de la catastrophe. De ce point de vue, il semble que chez certains le besoin d’illusion soit impossible à rassasier.

    Vous dites cela, mais jamais dans une élection il n’y a eu autant de candidats jurant de « renverser la table » ? Et comment pouvez-vous tenir pour rien l’enthousiasme soulevé ces dernières semaines par la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

    Jean-Luc Mélenchon n’est rien, ayant tout été, y compris lambertiste. Il n’est que la surface de projection d’une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le phénomène Mélenchon relève d’un accès de crédulité désespéré. Nous avons les expériences de Syriza en Grèce ou d’Ada Colau à la mairie de Barcelone pour savoir que la « gauche radicale », une fois installée au pouvoir, ne peut rien. Il n’y a pas de révolution qui puisse être impulsée depuis le sommet de l’Etat. Moins encore dans cette époque, où les Etats sont submergés, que dans aucune autre avant nous.

    Tous les espoirs placés en Mélenchon ont vocation à être déçus. Les gouvernements de « gauche radicale », qui prétendent s’appuyer sur des « mouvements populaires », finissent plutôt par en venir à bout, non à coups de répression, mais de dépression. La virulence même des mélenchonistes atteste suffisamment de leur besoin de se convaincre de ce qu’ils savent être un mensonge. On ne cherche tant à convertir que de ce à quoi l’on n’est pas sûr de croire. Et en effet, nul n’a jamais renversé un système en en respectant les procédures.

    Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde.

    S’ajoute à cela, comme à chaque présidentielle dans ce pays, une sorte de résurgence maladive du mythe national, d’autisme collectif qui se figure une France qui n’a jamais existé. Le plan national est devenu celui de l’impuissance et de la névrose. Notre puissance d’agir se situe en deçà et au-delà de cet échelon débordé de toute part.

    Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen accéder au pouvoir ?

    Il est patent que Marine Le Pen a une fonction précise au sein du système politique français : forcer par la menace qu’elle représente la participation à des procédures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres « en se bouchant le nez », droitiser jusqu’à l’absurde les termes du débat public et figurer au sein du système politique une fausse sortie de celui-ci – alors même qu’elle en forme la clef de voûte.

    Evidemment que la question n’est pas de sortir de l’euro, mais de sortie de l’économie, qui fait de nous des rats. Evidemment que le problème n’est pas l’envahissement par les « étrangers », mais de vivre dans une société où nous sommes étrangers les uns aux autres et à nous-mêmes. Evidemment que la question n’est pas de restaurer le plein-emploi, mais d’en finir avec la nécessité de faire tout, et surtout n’importe quoi, pour « gagner sa vie ». Evidemment qu’il ne s’agit pas de « faire de la politique autrement », mais de faire autre chose que de la politique – tant il est devenu évident que la politique n’est, à tous les niveaux, que le règne de la feinte et de la manigance.

    Aucune révolution ne peut être plus folle que le temps que nous vivons – le temps de Trump et de Bachar, celui d’Uber et de l’Etat Islamique, de la chasse aux Pokémon et de l’extinction des abeilles. Se rendre ingouvernable n’est plus une lubie d’anarchiste, c’est devenu une nécessité vitale, dans la mesure où ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute évidence, la barre d’un navire qui va au gouffre. Les observateurs les plus mesurés admettent que la politique se décompose, qualifient cette campagne d’« insaisissable » pour ne pas dire inexistante. Nous n’avons aucune raison de subir un rituel devenu si évidemment nocif. Nous sommes lassés de comprendre pourquoi tout va mal.

    Vous pensez donc qu’il n’y a rien à attendre de ces élections ?

    Si, bien sûr : leur débordement. Il y a un an, il a suffi de quelques youtubeurs et d’une poignée de lycéens pour lancer un intense conflit de plusieurs mois au motif de la loi travail. Ce qui s’est alors traduit par des affrontements de rue réguliers n’était que l’extrême discrédit de l’appareil politique, et par contrecoup le refus de se laisser gouverner.

    Croyez-vous qu’au lendemain d’élections qui prennent cette fois dès le premier tour la forme du chantage à la démocratie, le dégoût de la politique sera moindre qu’alors ? Croyez-vous que chacun va sagement continuer de constater devant son écran la démence du spectacle de la politique ? Qu’il ne viendra à personne l’idée d’investir la rue de nos corps plutôt que les candidats de nos espoirs ? Croyez-vous que ces élections aient quelque chance d’apaiser l’inquiétude des âmes ? Il faut être naïf pour penser que la génération qui s’est formée politiquement dans le conflit du printemps dernier, et n’a pas cessé depuis lors de se former encore, va avaler cette supercherie parce qu’on leur propose désormais du bio à la cantine et une assemblée constituante.

    Depuis plusieurs mois, il ne s’est pas passé deux semaines sans que des affrontements n’éclatent aux quatre coins du pays, pour Théo, contre la police ou tel ou tel meeting du FN. Evidemment, cela reste minoritaire et les élections, en tant que non-événement, vont bien avoir lieu. La question est donc la suivante : comment faire pour que le vide intersidéral qui éclatera au lendemain des élections, quel que soit le vainqueur, ne soit pas le seul fait des « jeunes », immédiatement réduits par un déploiement policier démesuré ?

    Pour cela, il nous faut d’urgence réarmer nos perceptions et notre imagination politiques. Parvenir à déchiffrer cette époque et à déceler les possibles qu’elle contient, les chemins praticables. Et tenir qu’il n’y a pas eu de présidentielle, que tout ce cirque a assez duré, que ce monde doit être mis à l’arrêt au plus vite partout où nous sommes, sans attendre l’abîme. Cesser d’attendre, donc. Reprendre confiance en nous-mêmes. On pourra alors dire, comme Benjamin Fondane (1898-1944) : « Le monde est fini. Le voyage commence. »

    https://seenthis.net/messages/591367 via enuncombatdouteux


  • « Manterrupting », le sexisme ordinaire sur la voix publique http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/02/manterrupting-sexisme-sur-la-voix-publique_5088231_3224.html http://s1.lemde.fr/image/2017/03/02/644x322/5088229_3_87f6_les-hommes-coupent-trois-fois-plus-la-parole_d03f3a387a563ae4682a667990922f85.jpg

    En politique, au travail et dans la sphère privée, les hommes n’hésitent pas à interrompre leurs interlocutrices. Une forme de censure insidieuse.

    Le mot apparaît au début de l’année 2015, sous la plume de Jessica Bennett, une chroniqueuse pour le New York ­Times et le magazine Time. Dans un article intitulé « How not to be “manterrupted” in meetings » <http://time.com/3666135/sheryl-sandberg-talking-while-female-manterruptions> (« comment ne pas être interrompue par un homme en réunion »), elle raconte, études à l’appui, les étonnantes vicissitudes qui accompagnent la prise de parole des femmes. « Mes amies ont un terme pour ça : le manterrupting [contraction de man *et *interrupting] », conclut Jessica Bennett. Depuis, le mot s’est peu à peu imposé dans les débats sur le sexisme ordinaire.

    La conversation, un enjeu de pouvoir

    Malgré sa longue expérience politique – elle était la porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012 –, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait l’amère expérience du manterrupting *pendant la primaire de la droite et du centre.

    Lors du troisième débat télévisé, elle a été interrompue vingt-sept fois… contre neuf pour Alain Juppé, dix pour Jean-François Copé, onze pour Jean-Frédéric Poisson, onze pour Bruno Le Maire et douze pour François Fillon et ­Nicolas Sarkozy. Commentaire de l’ancienne ministre : « Dans une assemblée mixte, les hommes ont tendance, parfois sans s’en rendre compte, à vouloir étouffer la parole des femmes et à la prendre. » S’agit-il d’une pratique du monde ­politique liée au fait que les femmes en ont longtemps été exclues ? Une spécificité de cet univers clos qui, malgré l’instauration de la parité, peine tant à se féminiser ? Pas vraiment.

    Nombre d’études démontrent en effet que le *manterrupting *est une règle qui gouverne tous les échanges entre hommes et femmes, qu’ils aient lieu dans les ­bureaux, les cafés, les écoles ou les ­familles. Et ce n’est pas tout à fait un ­hasard. « La conversation, loin d’être une activité anodine et spontanée, est traversée par des questions de pouvoir », écrit la féministe Corinne Monnet dans un article publié en 1998

    <https://infokiosques.net/lire.php?id_article=239> dans la revue *Nouvelles Questions féministes.

    [image : Au travail ou en politique, les hommes qui parlent beaucoup sont mieux perçus que les femmes qui font de même.]

    Si la théorie du manterrupting *suscite souvent la perplexité, c’est parce que la sagesse populaire raconte une tout autre histoire. « Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes, poursuit Corinne Monnet. *Le stéréotype de la femme bavarde est certainement, en ce qui ­concerne la différence des sexes et la conversation, l’un des plus forts et des plus répandus. ­Paradoxalement, c’est aussi celui qui n’a jamais pu être confirmé par une seule étude. Bien au contraire, de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus. » Et qui interrompent le plus souvent leurs interlocuteurs – surtout si ce sont des femmes.

    Domination masculine

    La première étude d’ampleur

    <http://www.linguisticsnetwork.com/wp-content/uploads/Sex-Roles-Interruptions-and-Silences-in-Conversation.compressed.> sur le man­terrupting *a été réalisée en 1975 sur le campus de l’université de Santa Barbara (Californie). Cette année-là, deux sociologues, Don Zimmerman et Candace West, décryptent en ­détail 31 conversations enregistrées dans des cafés, des magasins et des lieux publics de l’université – des échanges ordinaires que les chercheurs appellent « everyday chit-chat ».

    Leurs conclusions sont stupéfiantes : dans les conversations non mixtes, les interruptions sont également réparties entre tous les participants, mais dès que la mixité s’installe, les chiffres s’emballent – les hommes sont responsables de 96 % des interruptions…

    Don Zimmerman et Candace West voient dans ce déséquilibre un signe de la domination masculine. « Les hommes affirment de manière asymétrique un droit de contrôle sur les sujets de conversation et ils le font avec des conséquences évidentes*, écrivent-ils. Il faut en conclure que, au moins dans ces transcriptions, les hommes ­contestent aux femmes le statut de partenaires égaux dans la conversation. »

    Bousculées par ces interruptions, les femmes peinent à maintenir le cap de leur discours. « Par toutes ces ­intrusions, les hommes parviennent à imposer leur propre sujet aux dépens de celui des femmes », poursuit Corinne Monnet.

    Les années 1970 sont loin, pensera-t-on : ­depuis cette époque, la révolution de l’égalité a bouleversé les règles du jeu. Ce n’est pas vraiment le cas. En 1998, deux professeurs de psychologie américains, Kristin J. Anderson et Campbell Leaper, analysent 43 études

    <http://link.springer.com/article/10.1023/A:1018802521676> publiées de 1968 à 1998 consacrées aux ­« effets de genre sur les interruptions pendant les conversations ».

    Les déséquilibres mesurés à Santa Barbara sont loin d’avoir disparu. « On constate dans les recherches que les hommes ont, de manière significative, une tendance plus prononcée que les femmes à couper la ­parole de leurs interlocuteurs pendant une ­conversation », résument-ils.

    Une dissymétrie invisible

    Pour en avoir le cœur net, deux chercheurs américains, Adrienne B. Hancock et Benjamin A. Rubin, analysent, en 2015, 80 conversations

    <https://www.researchgate.net/publication/275005639_Influence_of_Communication_Partner%27s_Gender_on_Language> entre 40 participants – 20 femmes et 20 hommes. Pour éviter tout biais, ils choisissent des sujets « neutres », comme l’utilisation du téléphone portable – pas de thèmes étiquetés ­féminins ou masculins.

    Les chiffres laissent rêveurs : dans un article publié dans le Journal of Language and Social Psychology, ils constatent qu’en moyenne, au cours d’une conversation de trois minutes, les femmes interrompent les hommes une seule fois alors que l’inverse se produit… 2,6 fois.

    Ces règles du jeu ont beau gouverner la plupart des échanges entre hommes et femmes, elles passent le plus souvent inaperçues. « Lorsque le genre est à l’œuvre, comme dans la distribution de la parole, c’est le plus souvent de manière indirecte, donc invisible », *soulignent les politistes Frédérique Matonti et Delphine Dulong dans un article paru en 2007 <https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=SR_024_0251> dans *Sociétés & Représentations (Publications de la Sorbonne). Pour mettre fin à cette myopie, les deux chercheuses ont, pendant plus d’un an, observé la répartition des rôles féminins et masculins au sein du ­conseil régional d’Ile-de-France.

    Leur travail permet de prendre la mesure de l’ampleur de la dissymétrie entre hommes et femmes dans la prise de parole. Malgré l’instauration de la parité, le verbe continue à se ­ décliner au masculin.

    « Le genre constitue un handicap, toutes choses égales par ailleurs, écrivent-elles. En séances plénières, quel que soit en effet le type d’intervention (dépôt d’amendement, rappel au règlement, questions orales, ­explications de vote), les hommes interviennent toujours plus que les femmes : sur huit séances entre avril 2004 et mars 2005, les hommes sont intervenus 142 fois et les femmes 80. »

    Une source d’angoisse

    Les hommes ne se contentent pas de parler plus que les femmes : ils écoutent aussi beaucoup moins. « Quel que soit leur capital politique et à rebours des stéréotypes genrés, les hommes bavardent beaucoup plus que les femmes avec leurs voisins lorsque les autres s’expriment, *constatent les chercheuses. *Certains, les plus aguerris, se lèvent même pour pouvoir parler avec un camarade assis plus loin alors qu’aucune femme ne s’autorise à le faire. Il faut ajouter que les hommes coupent beaucoup plus souvent la parole que les femmes et qu’ils la prennent davantage avant qu’on ne la leur ait donnée. »

    La dissymétrie est aussi une question de style : le verbe impérieux des hommes tranche souvent avec la parole hésitante des élues.

    « Elles renoncent beaucoup plus facilement que les hommes à prendre la parole après l’avoir demandée au motif qu’un intervenant précédent aurait déjà dit ce qu’elles avaient à dire, écrivent Frédérique Matonti et Delphine Dulong. Leurs interventions sont beaucoup plus courtes que celles des hommes, et ce parce qu’elles ­ posent plus de questions qu’elles n’expriment une opinion. (…) Elles “avouent” en outre beaucoup plus facilement qu’eux leurs doutes, leur absence d’opinion, voire leur incompétence. »

    Nulle surprise, dans ce contexte, que la prise de parole soit, pour les femmes, une source d’angoisse. L’une des élues interrogées dans le cadre de cette étude raconte ainsi s’être ­ réveillée, un jour de discours, « avec l’impression d’avoir avalé un parpaing ».

    « Cette expérience est partagée par toutes les élues, *constatent Frédérique Matonti et Delphine Dulong. *Claire Le Flécher, par exemple, s’oblige à prendre la parole, comparant l’exercice à un sport où l’entraînement est central. Anne Souyris parle longuement de sa difficulté à prendre la parole – une “transgression”, un “traumatisme”, un “supplice” qui revient, selon elle, à “se violer”. »

    Sentiment d’illégitimité

    Près de vingt ans après l’inscription du principe de parité dans la Constitution de la Ve République, les femmes ont encore du mal à ­imposer leur voix dans les enceintes politiques.

    Pour Frédérique Matonti, ce manque d’aisance renvoie à une longue histoire. « En France, les femmes sont encore des nouvelles venues en politique : le droit de vote leur a été accordé très tardivement, en 1944 – soit bien après les Finlandaises (1906), les Danoises (1915), les Américaines (1919) ou les Britanniques (1928). C’est d’ailleurs en France que l’écart entre la date du suffrage masculin (1848) et ­féminin (1944) est le plus important. »

    Cette histoire a façonné des attitudes très différentes : selon Frédérique Matonti et Delphine Dulong, les hommes politiques se comportent comme s’ils jouissaient d’un « droit “naturel” à s’exprimer » *alors que « tout, dans le comportement des femmes, manifeste leur sentiment d’illégitimité ». Quand les femmes sont dans des positions de pouvoir, confirme la philosophe et mathématicienne Laurence Bouquiaux dans *Les Faiseuses d’histoire (La Découverte, 2011), un livre des philosophes belges Vinciane Despret et Isabelle Stengers, elles se conduisent comme si elles avaient* « investi des lieux qui ne leur étaient pas destinés ».

    Diagnostic inversé

    Dans cet ouvrage, Laurence Bouquiaux ­raconte avec subtilité cette manière de se montrer « soumise et docile » pour faire oublier qu’on ne se sent pas tout à fait à sa place. Elle évoque ainsi, dans les milieux universitaires, « les bonnes élèves, bosseuses, voire besogneuses, qui savent qu’elles sont tolérées pour autant qu’elles restent inoffensives ».

    « Nous [les femmes] laissons parler les hommes (dans les réunions, dans les colloques et même, peut-être, dans les livres) parce que beaucoup de nos collègues ne nous pardonneront d’être intelligentes que si nous renonçons à être brillantes. »

    Ces règles tacites ne concernent pas que la scène politique ou le milieu universitaire : nombre de travaux anglo-saxons montrent que, dans les entreprises, la prise de parole des femmes est mal accueillie.

    En témoigne une étude américaine

    <http://gap.hks.harvard.edu/who-takes-floor-and-why-gender-power-and-volubility-organizations> réalisée par Victoria L. Brescoll, professeure à l’université Yale : cette ­experte en psychologie sociale a demandé à 156 personnes de noter, sur une échelle de 1 à 7, la compétence, l’efficacité, l’avenir professionnel et l’aptitude au leadership de deux types de manageurs – les premiers parlent beaucoup, se mettent en avant et font volontiers état de leurs opinions personnelles, les seconds sont discrets et s’expriment peu en réunion.

    Publiés en 2012 dans la revue *Administrative Science Quarterly, les résultats font froid dans le dos. Les hommes qui parlent peu sont considérés comme de piètres dirigeants alors que ceux qui s’expriment longuement obtiennent d’excellentes notes. Un diagnostic qui pourrait parfaitement se comprendre… s’il ne s’inversait totalement pour les femmes.

    La ­faconde et l’éloquence, considérées comme d’utiles qualités pour les hommes, deviennent de terribles défauts pour les femmes : les dirigeantes silencieuses et réservées en réunion sont bien notées alors que celles qui ­s’expriment longuement sont rejetées…

    Peur d’avoir l’air agressive

    Pour Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, et le psychologue Adam Grant, professeur à l’université de Pennsylvanie, cette étude prouve que les femmes qui craignent de parler en réunion ne sont pas paranoïaques : elles savent simplement qu’en parlant autant, voire plus que les hommes, elles seront jugées avec sévérité.

    « Lorsqu’une femme s’exprime dans un cadre professionnel, elle marche sur une corde raide, résument-ils en 2015 dans le New York Times <https://www.nytimes.com/2015/01/11/opinion/sunday/speaking-while-female.html?action=click&contentCollection=Opinion&module=Re.

    Soit elle est à peine entendue, soit elle est jugée trop agressive. Quand un homme dit la même chose qu’elle, tout le monde approuve d’un signe de tête cette bonne idée. Résultat : les femmes considèrent souvent qu’il vaut mieux parler peu. »

    Comment expliquer cette étrange alchimie sociale qui endigue la parole des femmes ? Pour la politiste Frédérique Matonti, la réponse tient en un mot : la socialisation.

    « Les études sur l’éducation montrent que les parents, sans en avoir conscience, encouragent les filles au retrait plutôt qu’à la mise en avant*, explique-t-elle. Les garçons ont souvent le droit de faire du bruit alors que les filles doivent rester discrètes et baisser la voix. Petit à petit, les enfants ­intériorisent ces valeurs masculines et féminines : les garçons apprennent à prendre la parole, à dire qu’ils n’ont pas peur et à faire face, les filles à écouter et à faire attention aux autres. » Ces différences se manifestent dans les familles, mais aussi à l’école.

    Dans les années 1970 et 1980, deux sociologues de l’éducation américains, Thomas L. Good et Jere E. Brophy, montrent, en observant le fonctionnement des classes, que les professeurs, sans le savoir, appliquent la « règle des deux tiers/un tiers » : ils ont, en moyenne, deux fois plus d’échanges avec les garçons qu’avec les filles. « Ils consacrent aux garçons les deux tiers de leur temps tandis que les garçons émettent les deux tiers des propos tenus par les élèves dans la classe », résume la sociologue Marie Duru-Bellat dans L’Ecole des filles. Quelle formation pour quels rôles sociaux ? (L’Harmattan, 2004).

    « Stéréotypes »

    Avec le temps, les chiffres ont évolué mais aujourd’hui encore, l’égalité de traitement n’est pas au rendez-vous. « Les enseignants consacrent un peu moins de temps aux filles – environ 44 % de leur temps contre 56 % aux garçons, *souligne Marie Duru-Bellat. *La différence peut paraître minime, mais elle devient considérable dès lors qu’on comptabilise le temps qu’un élève passe en classe. Ce temps consacré aux garçons reflète en outre des interactions plus formatrices sur le plan pédagogique : les enseignants passent plus de temps à réagir aux interventions des garçons et à attendre leurs réponses. »

    Nul procès envers les hommes ici : les enseignantes, rappelle Marie Duru-Bellat, se comportent de la même manière que leurs collègues masculins. « Les hommes comme les femmes sont profondément imprégnés par des stéréotypes sur le féminin et le masculin qui sont véhiculés par notre société, constate-t-elle. Ce sont des processus inconscients qui définissent les normes de comportement des garçons et des filles – et donc les attentes et les comportements que l’on a envers eux. Pour les bousculer, il faut commencer par en prendre conscience. »

    En démontrant qu’hommes et femmes ne sont pas – encore – des partenaires égaux dans la conversation, les études sur le *manterrupting *ouvriront peut-être la voie à un dialogue plus équilibré entre hommes et femmes.

    Lire aussi : Aux Etats-Unis, des stratégies pour contrer le « manterrupting »

    <http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/02/aux-etats-unis-des-strategies-pour-contrer-le-manterrupting_5088214_3232.htm>

    https://seenthis.net/messages/576439 via Aude


  • « L’histoire qui se trame autour de Monsanto a tous les ingrédients d’un scénario à la Erin Brockovich »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/06/le-cancer-de-monsanto_5089702_3232.html

    Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au service Planète, explique comment une toxicologue de l’agence américaine de protection de l’environnement a expliqué dès 2013 qu’il est « fondamentalement certain que le glyphosate est cancérogène ».

    http://s1.lemde.fr/image/2017/03/06/644x322/5089701_3_656d_un-herbicide-de-monsanto-contenant-du_7e0615793f1bcb220a4d11d6d552f4f9.jpg

    Une multinationale, une scientifique muselée par sa hiérarchie, une class action conduite par des avocats rusés et enfin la découverte d’une pièce à conviction explosive… L’histoire qui se trame depuis quelques mois en Californie a tous les ingrédients d’un scénario à la Erin Brockovich, le film de Steven Soderbergh nommé cinq fois aux Oscars en 2001, dont le prix de la meilleure actrice pour Julia Roberts.

    L’affaire ne commence pas dans les prétoires américains, mais au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence des Nations unies chargée d’inventorier les substances cancérogènes.
    En mars 2015, les experts réunis par le CIRC classent le glyphosate (le principe actif de l’herbicide Roundup) comme « cancérogène probable » pour l’homme. Ils estiment le produit mutagène, cancérogène pour l’animal, et citent plusieurs études épidémiologiques suggérant un lien entre le lymphome non-hodgkinien (un cancer du sang) et le produit phare de Monsanto – qui est aussi la pierre angulaire de son modèle économique (la vente liée du pesticide et des cultures transgéniques qui le tolèrent).

    La firme de Saint-Louis (Missouri) proteste, mais le mal est fait. Aux Etats-Unis, plusieurs actions en justice, individuelles ou collectives, voient le jour. L’une d’elles, plaidée devant la cour fédérale de San Francisco (Californie), rassemble plusieurs centaines d’employés agricoles et de fermiers touchés par un lymphome après avoir travaillé au contact de l’herbicide.

    Bien sûr, les avocats de Monsanto ne se laissent pas intimider. Fin avril 2016, par une coïncidence extraordinaire, le brouillon d’une expertise de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA) – lancée en 2009 – est mis en ligne par erreur. Les toxicologues de l’agence, réunis au sein du Cancer Assessment Review Committee (CARC), y estiment que le glyphosate est improbablement cancérogène. Les avocats de la firme de Saint-Louis en font leur miel même si le rapport, provisoire, est rapidement ôté du site de l’EPA.

    « Ce n’est pas éthique »

    Hasard des acronymes : d’un côté le CIRC, de l’autre le CARC. Deux groupes d’experts, deux avis opposés. Les avocats des plaignants se sont donc demandé par quelle étrangeté des experts pouvaient soutenir des opinions aussi divergentes.

    Cherchant une réponse à cette question, ils ont déniché une pièce à conviction redoutable. C’est un courriel daté du 21 mars 2013 et adressé par Marion Copley, une toxicologue galonnée de l’EPA, à l’un de ses supérieurs, qui supervise le CARC. La missive est terrible. Marion Copley écrit avoir, sur la foi de « décennies d’expertise en pathologie », « des commentaires qui pourraient être très utiles au CARC ».

    Le glyphosate ? La chercheuse énumère quatorze mécanismes d’action par lesquels la substance, dit-elle, peut initier ou promouvoir la formation de tumeurs. « Non seulement chacun de ces mécanismes est à lui seul capable de provoquer une tumeur, mais le glyphosate les enclenche tous de façon simultanée, ajoute Marion Copley. Il est fondamentalement certain que le glyphosate est cancérogène. » La scientifique, qui travaille depuis près de trente ans à l’EPA, écrit ces mots deux ans avant l’expertise du CIRC et alors que celle du CARC est entamée depuis plus de trois ans.

    Bien mal entamée selon elle. Le propos se durcit. « Jess [c’est le prénom du destinataire], nous nous sommes toi et moi disputés de nombreuses fois à propos du CARC et tu me contredis souvent sur des sujets hors de ta compétence, ce qui n’est pas éthique, ajoute-t-elle, de plus en plus amère. Ta maîtrise obtenue en 1971 au Nebraska est complètement obsolète, en vertu de quoi la science du CARC a 10 ans de retard sur la littérature scientifique. »

    Les accusations vont crescendo : « Pour une fois, écoute-moi et arrête tes connivences et tes jeux politiques avec la science pour favoriser les industriels, écrit-elle. Pour une fois, fais ce qu’il y a à faire, et ne prends pas tes décisions en fonction de la manière dont elles vont affecter ton bonus. »

    Ce n’est pas tout. Marion Copley accuse aussi le destinataire d’avoir « intimidé les experts du CARC » et d’avoir « modifié » deux autres rapports après leur finalisation, « pour favoriser l’industrie ». Deux autres scientifiques de l’EPA sont mis en cause nommément… La lettre de Marion Copley pourrait peser très lourd. Non seulement sur l’issue de la procédure, mais sur l’avenir même du glyphosate : celui-ci est toujours en cours de réévaluation, aux Etats-Unis et en Europe. Le courriel de Marion Copley pourrait bien être à Monsanto ce que le cancer est aux humains.

    « J’aurais fait ce que j’avais à faire »

    Dans une requête transmise le 10 février à Vince Chhabria, le juge fédéral chargé de l’affaire, les avocats des plaignants demandent à ce que le supérieur de la toxicologue – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde – soit entendu. « Lorsque l’on considère l’importance des expertises de l’EPA, et leur importance dans ce contentieux, il semble approprié de prendre [sa] déposition », a déclaré le juge Chhabria, le 27 février au cours d’une audition, selon l’agence Bloomberg.

    En attendant, il est raisonnable de réserver son opinion car, après tout, Marion Copley peut avoir écrit sous le coup de la colère ou cherché à nuire à des collègues honnis. Peut-être. Mais lorsque Marion Copley écrit ces lignes, elle se trouve à un moment très particulier de la vie, où il n’y a plus rien à gagner, ni à perdre. « J’ai un cancer, écrit-elle, et je ne veux pas que ces graves problèmes au sein du département soient mis sous le boisseau avant que je ne sois au fond de ma tombe. » Depuis quinze ans, elle lutte contre un cancer du sein et se sait condamnée. « J’aurais fait ce que j’avais à faire », conclut-elle.

    Quelques mois plus tard, le 21 janvier 2014, Marion Copley, 66 ans, était emportée par la maladie.

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  • « La charge de Trump contre la communauté du renseignement s’est retournée contre lui »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/02/22/un-president-stagiaire-plonge-dans-un-nid-d-espions_5083365_3232.html

    Robert Littell, auteur du « Grand roman de la CIA », s’interroge : « le locataire égocentrique de la Maison Blanche » « deviendra-t-il un jour adulte » ?

    http://s1.lemde.fr/image/2017/02/22/534x0/5083433_6_48e0_2017-02-22-0bcfa9d-18206-x5yy7r-gpdkne9udi_fab441a5e1588c8acedd8bc32bd3418e.jpg

    « Un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme », disait Winston Churchill à propos de la Russie en octobre 1939. « Le déni enveloppé de ressentiment au sein d’une colère aveuglante », écrivait, le 18 février, le quotidien israélien Haaretz à propos de Donald Trump.
    Le locataire égocentrique de la Maison Blanche commet en moyenne une bourde par jour depuis qu’il a pris ses fonctions, ce qui n’a rien de surprenant puisqu’il est un président stagiaire. Mais la plus énorme remonte au temps de sa campagne, à l’époque où il n’imaginait pas qu’il puisse remporter l’élection et devenir président – reste à savoir s’il le souhaitait, mais c’est une autre histoire.

    Lorsque les services de renseignement américains sont arrivés à la conclusion que la Russie était derrière le piratage des courriels d’Hillary Clinton et leur divulgation par WikiLeaks, en vue de faire basculer le vote de 2016 en faveur de M. Trump, l’homme d’affaires milliardaire a perdu le peu de sang-froid qu’il possédait.

    Dans ses diatribes et déclarations sur Twitter, il a calomnié la CIA en particulier et la communauté du renseignement en général, en les accusant de divulguer de « fausses informations ». « On vit dans l’Allemagne nazie ou quoi ? », a-t-il fulminé, comparant de manière insultante la Central Intelligence Agency (CIA) à la Gestapo d’Hitler.

    Torrent d’insultes

    Il a accusé les espions de politiser le renseignement, d’être totalement incompétents et même de mentir. Il a affirmé que les rapports sur ­l’ingérence de la Russie dans l’élection américaine étaient « ridicules ».
    Confrontés au torrent d’insultes de Trump, sans parler de son désintérêt pour les briefings des services de renseignement, les espions ont riposté. « C’est triste, s’est désolé un responsable du renseignement, que des politiques accordent davantage de crédit à Vladimir Poutine et à Julian Assange [le fondateur de WikiLeaks] qu’aux Américains qui risquent leur vie au quotidien pour fournir des analyses objectives et impartiales. »

    La visite du président au siège de la CIA à Langley (Virginie), le lendemain de son entrée en fonction, n’a fait qu’aggraver les choses. Devant le mur mémorial où sont gravées 117 étoiles, représentant chacune des agents tués dans l’exercice de leurs fonctions, il a parlé de… lui ; il a accusé les « médias malhonnêtes » de sous-estimer le nombre de personnes venues ­assister à son investiture comme 45e président des Etats-Unis.

    Ce sont des moments comme ceux-là qui donnent la mesure d’une présidence. La communauté du renseignement que M. Trump tourne en ridicule consiste en dix-sept organismes ou entités – la CIA et la National Security Agency (NSA) étant les plus célèbres – qui emploient 850 000 personnes ! Oui, 850 000 ! Ils sont plus ou moins au courant de tous les cadavres dans le placard.

    Le précédent Kennedy

    Retournons un instant à l’époque de la présidence de John F. Kennedy. Lui et son frère Robert, qui, en tant que ministre de la justice, chapeautait le Federal Bueau of Investigation (FBI), détestaient son très despotique directeur J. Edgar Hoover, et souhaitaient le congédier.
    Hoover, dit-on, débarqua un jour dans le bureau de Robert avec un dossier sous le bras qu’il montra au frère du président. Ce dernier jeta un œil à son contenu puis rendit le dossier à son visiteur sans dire un mot : lui et son frère renoncèrent à virer Hoover.

    Le patron du FBI savait avec qui le président couchait quand Jackie Kennedy était en déplacement. Il y avait les deux jeunes employées de la Maison Blanche qui se baignaient nues avec lui dans la piscine de la Maison Blanche. Il y avait cette femme venue d’un pays d’Europe de l’Est qui était peut-être une espionne – elle fut conduite sous escorte à l’aéroport et expulsée dans la plus grande discrétion. Parmi les nombreuses maîtresses de « JFK » figurait aussi Judith Exner, qui partageait aussi la couche du boss de la Mafia de Chicago, Salvatore « Mooney Sam » Giancana. Bref, Hoover connaissait tous les secrets du président.

    La charge brutale de M. Trump contre la communauté du renseignement – alimentée par une colère aveuglante – s’est retournée contre lui. Il continuera à en payer le prix tant qu’il sera à la Maison Blanche, avec la distillation lente et douloureuse de détails embarrassants, voire contraires à la loi, sur son mode opératoire. Il n’est pas exclu non plus que les espions fournissent le détail croustillant qui l’éjectera du bureau Ovale.

    Un nouveau Watergate

    L’autre tourment de M. Trump, ce sont les grands médias. Il n’a cessé d’attaquer la presse (« elle est l’ennemie du peuple américain ») au point que son entourage et lui parlent ouvertement, et au mépris du premier amendement de la Constitution (qui protège la liberté de la presse), d’une guerre entre la Maison Blanche et les médias.
    Mais les journalistes politiques basés à Washington, qui ont noué au fil des ans des contacts au sein de la communauté du renseignement, flairent un nouveau Watergate. Ils auront leur carrière assurée dans les mois et les années qui viennent s’ils parviennent à porter un coup à l’ego surdimensionné de M. Trump ou, mieux encore, à obliger les élus républicains réticents de la Chambre des représentants à faire passer le pays avant leur parti et à le destituer.

    Ne nous y trompons pas : Donald Trump est en grande difficulté. On sait qu’il vend des biens immobiliers à des riches russes depuis des années. On sait qu’il tente, en vain jusqu’à présent, d’installer la marque Trump à Moscou. Il a visiblement plus de succès en Chine : maintenant qu’il est revenu au principe de la « Chine unique », Pékin a accordé à son entreprise la possibilité d’utiliser la marque Trump dans le pays.

    En refusant de rendre publique sa déclaration d’impôts – contrairement à tous les candidats à la présidentielle depuis quarante ans –, Donald Trump alimente le soupçon que son empire commercial est financé par des banques russes.

    Cadavres dans le placard

    Son peu d’empressement à ­critiquer les violations des droits de l’homme du Kremlin, son refus d’admettre que la Russie est intervenue pour l’aider à remporter l’élection, le nombre de personnes de son entourage entretenant des liens douteux avec Moscou – Paul Manafort, Carter Page, Roger Stone et le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, ce dernier contraint à la démission le 13 février –, tout cela suscite de la désapprobation.

    Et voilà à présent que la communauté du renseignement – les 850 000 personnes à Washington qui sont au courant des cadavres dans le placard – confirme (malgré les démentis de Trump) l’existence de contacts répétés entre des responsables du renseignement russe et des membres de l’équipe de M. Trump au cours de la campagne présidentielle. A suivre…

    Trump et ses sbires au Congrès et au ministère de la justice sont dans le déni : ils tentent de détourner l’attention du contenu des fuites pour la focaliser sur les fuites elles-mêmes. Le président a juré de mettre au jour l’identité des auteurs des fuites et de les sanctionner. Bonne chance ! Quand bien même il parviendrait à colmater cette fuite, cela provoquera à coup sûr une autre fuite ailleurs.

    Deviendra-t-il un jour adulte ?

    Donald Trump n’est pas un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme. Il est tout juste le déni enveloppé de ressentiment au sein d’une colère aveuglante. Pour lui, le vrai problème n’est pas que ces choses arrivent alors qu’il est aux commandes, le problème c’est que, à cause des « fuites » de la communauté du renseignement qui a connaissance des cadavres dans le placard, ces choses soient rendues public.
    Ce qui l’irrite, ce n’est pas le crime mais le châtiment. On connaît bien ça quand on est parent : l’enfant, pris sur le fait, n’est pas désolé de sa faute, il est désolé de s’être fait prendre.

    Donald Trump deviendra-t-il un jour adulte ? Les Etats-Unis résisteront-ils à ses accès de colère en 140 caractères ? Etant donné que nombre des 850 000 membres de la communauté du renseignement ont accès à des informations potentiellement compromettantes, aura-t-il le temps de devenir adulte pendant qu’il est le locataire égocentrique de la Maison Blanche ?

    Même s’il n’arrive pas au terme de son premier mandat, la démocratie américaine en sortira-t-elle indemne ou sera-t-elle définitivement déformée par la candidature puis la présidence d’un président enfant ?

    Robert Littell

    https://seenthis.net/messages/572194 via enuncombatdouteux


  • L’Europe menacée d’effondrement

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/28/la-nuit-europeenne_5070492_3232.html

    Inquiets, les Allemands surveillent la scène politique française. Si la France bascule dans le populisme en mai, l’Allemagne sera terriblement fragilisée. Tout le projet européen en payera le prix.

    http://s1.lemde.fr/image/2017/01/28/644x322/5070490_3_79bc_ministre-des-affaires-etrangeres-allemand-f_37472690bcc67afc86be265ed9ee4ab1.jpg

    La scène se passe, jeudi 26 janvier, sous les lambris du Quai d’Orsay. Le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui va devenir « le président Steinmeier » en succédant à Joachim Gauck à la tête de l’Etat en février, fait ses adieux à la diplomatie française.

    Officiellement, M. Steinmeier est là pour le lancement de la Nuit des idées, rafraîchissante initiative de la culture française pour beau temps. Ce qui devrait être un moment léger, purement formel, prend soudain un tour grave. En fait de Nuit des idées, M. Steinmeier a visiblement des idées noires.
    En allemand, il évoque les élections françaises à venir, souligne qu’elles seront déterminantes non seulement pour la France, mais aussi pour l’Allemagne – et pour l’Europe. Puis il passe au français pour implorer son auditoire : « S’il vous plaît, ne cédez pas aux sirènes du populisme. »

    Un peu plus tôt, à la Sorbonne, le président Gauck est lui aussi venu faire ses adieux. Il y prononce un discours émouvant ; il y est question d’amour, de littérature et puis d’Europe bien sûr, l’Europe dont il rappelle qu’elle a « engendré beaucoup d’horreurs ». « Il n’y a nullement lieu de glorifier l’Europe, poursuit-il. Elle n’a jamais connu d’âge d’or et n’en connaîtra jamais. Elle est uniquement le théâtre d’une incessante lutte pour l’humanité, la liberté et le droit, la justice et la démocratie. »

    Peu d’alliés

    Cela ressemble à un tir groupé : le même jour à Berlin, le successeur de M. Steinmeier au ministère des affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui vient de renoncer à diriger le Parti social-démocrate (SPD), tire la sonnette d’alarme au Bundestag. « Après le Brexit, lance-t-il, si les ennemis de l’Europe marquent encore des points aux Pays-Bas et en France, alors le plus grand projet civilisationnel du XXe siècle, l’Union européenne, risque de s’effondrer. »

    En ce début 2017, l’Europe est assiégée. Nulle part la menace n’est ressentie de manière aussi aiguë qu’à Berlin. A l’ouest, Trump. A l’est, Poutine. Au sud, Erdogan.
    Ces hommes forts ont une culture politique à l’opposé de la nôtre, clament leur hostilité au projet européen qu’ils voudraient voir dépecé, célèbrent le Brexit, encouragent ceux qui seraient tentés de suivre le Royaume-Uni.

    Jeudi, l’homme qui se présente comme le prochain ambassadeur américain auprès de l’UE, Ted Malloch, a expliqué à la BBC que dans un poste précédent, il avait contribué à l’effondrement de l’Union soviétique, ajoutant : « Il semble qu’il y ait une autre Union qui ait besoin d’être un peu neutralisée. » Quant au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit M. Malloch, « il paraît qu’il a été un bon maire d’une petite ville du Luxembourg : il devrait y retourner ».
    Avec des amis pareils, qui a besoin d’ennemis ? Au-delà, hormis l’exception canadienne et le lointain Japon, l’Europe compte peu d’alliés.

    Panique à Berlin

    Si la Chine de Xi Jinping s’intéresse beaucoup à elle, c’est clairement plus pour ses entreprises que pour le « projet civilisationnel » qu’elle représente. L’Inde de Narendra Modi, politiquement plus proche, reste un abîme de complexité. Le Moyen-Orient est un volcan dont l’éruption touche maintenant directement l’Europe. L’Afrique, continent de toutes les promesses, est aussi celui d’où partent les flux migratoires, qui, incontrôlés, déstabilisent le Vieux Continent.
    Malgré elle, l’Europe se retrouve dépositaire de l’héritage des Lumières, cible de toutes les attaques. Elle-même n’est pas vaccinée contre ce virus, dont elle n’est que trop familière et qui se manifeste déjà sur son flanc oriental.

    C’est précisément ce qui sème la panique à Berlin en ce début 2017 ; l’année écoulée a été éprouvante pour les dirigeants allemands, tout particulièrement pour la chancelière Angela Merkel, soudain sacrée porte-étendard des valeurs européennes. Et cet étendard, elle ne veut pas le porter seule, encerclée par l’incendie, au moment où elle affronte une nouvelle campagne électorale, à l’automne, en vue d’un quatrième mandat.

    Tout naturellement, Berlin se tourne donc vers Paris. Mais le spectacle français inquiète les dirigeants allemands ; à trois mois du premier tour de la présidentielle, la présidente du Front national, Marine Le Pen, reste en tête des sondages avec un bon quart des intentions de vote, et les deux grands partis de gouvernement, à droite et à gauche, sont au bord de l’implosion.

    Scénario noir, scénario rose

    Imprudemment – après avoir commis la même erreur en 2012 avec Nicolas Sarkozy –, Angela Merkel s’est affichée avec François Fillon, aujourd’hui mis en difficulté par le « Penelope Gate ». Voilà pourquoi MM. Steinmeier, Gauck et Gabriel sonnent le tocsin.

    Si la France bascule dans le populisme en mai, l’Allemagne sera terriblement fragilisée. Et si l’Allemagne bascule à l’automne, c’est l’Europe qui s’effondre. « Ne sous-estimez surtout pas l’impact que vos élections ont de l’autre côté du Rhin, nous a confié un haut responsable de l’UE. Tout le monde vous regarde. Cette élection française est capitale, pour toute l’Europe. »

    C’est le scénario noir. Le scénario rose, le voici : le 7 mai, les Français élisent un président démocrate, européen, et donnent, après les Autrichiens en décembre 2016, un coup d’arrêt à la vague des scrutins insurrectionnels. Elu sur un programme novateur, ce président a pris la mesure de la révolte des laissés-pour-compte.

    Les Allemands ont, eux aussi, senti le vent du boulet ; cessant de s’arc-bouter sur la doctrine Schaüble, ils assouplissent leur politique économique. Le social-démocrate Martin Schulz et/ou Angela Merkel (démocratie chrétienne, CDU) forment un gouvernement.

    Ensemble, Paris et Berlin relancent le moteur franco-allemand et font repartir une Europe refondée, resserrée, renforcée. La seule capable de tenir tête aux délires de Donald Trump, s’il ne s’est pas calmé d’ici là, et de servir de boussole à ceux qui résistent.

    https://seenthis.net/messages/564954 via enuncombatdouteux


  • Piketty, Méda, Landais... Des économistes « pour un revenu universel crédible et audacieux »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/24/pour-un-revenu-universel-credible-et-audacieux_5068506_3232.html

    Pour un collectif d’économistes, le revenu universel « pose des questions sérieuses qui méritent que l’on y apporte des réponses solides ».

    http://s1.lemde.fr/image/2017/01/24/534x0/5068505_6_bb43_2017-01-16-c9f4e08-3114-4j213-89la73z0k9_21e96729795775ee5e3df234bfbe4c7e.jpg

    L’ambition des candidats aux primaires citoyennes de la gauche aujourd’hui – dont le vainqueur sera candidat à la présidence de la République demain – doit être jugée sur la pertinence de leurs propositions, leur impact sur la reprise de l’activité et l’emploi en France, leur effet sur la cohésion sociale du pays.

    La politique économique et fiscale adoptée lors du quinquennat de François Hollande a empêché la France de s’inscrire dans la dynamique d’une reprise économique forte et durable. Le choix fait en 2012 d’augmenter les impôts et de réduire les déficits à marche forcée en période de récession a tué tout espoir de croissance. Les multiples alertes lancées à ce sujet sont restées sans écho. Ceux qui portent la responsabilité de cette funeste politique et qui prétendent s’en exonérer doivent aujourd’hui rendre des comptes.

    Dans les débats actuels des primaires citoyennes, les discussions se cristallisent autour d’un nouvel objet : le revenu universel d’existence (parfois appelé « revenu de base »). Benoît Hamon fait face, parce qu’il porte cette proposition, à un procès en incompétence gouvernementale. L’introduction d’un revenu universel d’existence condamnerait selon ses détracteurs la France à la faillite. L’accusation est facile mais trop rapide. Economiquement et socialement, le revenu universel d’existence peut être pertinent et innovant. A l’inverse des options fiscales et budgétaires retenues depuis 2012, et en particulier de cette inefficace usine à gaz qu’est le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Sans parler de l’exonération des heures supplémentaires, que même la droite a abandonnée et que Manuel Valls voudrait recycler aujourd’hui. Correctement conçu et précisé, le revenu universel d’existence peut constituer un élément structurant de la refondation de notre modèle social.

    Jeunes et bas salaires

    Certains voudraient évacuer le débat en évoquant un coût pharaonique de 300 ou 400 milliards d’euros. Mais ce chiffrage fantaisiste n’a absolument aucun sens. Benoît Hamon n’a jamais dit qu’il allait verser 600 euros par mois à 50 millions d’adultes. Au contraire : il a explicitement évoqué le fait que le nouveau système pourrait être sous conditions de ressources et concernerait uniquement les salaires inférieurs à 2 000 euros, avec des montants qui ne seraient évidemment pas les mêmes pour tous (Libération, 5 janvier). De fait, cela n’aurait guère de sens de verser 600 euros par mois à des personnes gagnant 2 000 euros ou 5 000 euros de salaire mensuel, pour ensuite leur reprendre immédiatement la même somme en augmentant d’autant leurs impôts. Il est temps que cela soit définitivement clarifié, pour que le débat se focalise enfin sur les bonnes questions.

    Concrètement, la question du revenu universel se pose avant tout pour les jeunes et pour les bas salaires. Cela pose des questions sérieuses qui méritent que l’on y apporte des réponses solides. Mais ces réponses existent. Et un revenu universel d’existence doit être construit par étapes.

    Son instauration dès le début du prochain quinquennat pour les 18-25 ans est susceptible de redonner de l’autonomie à notre jeunesse et de constituer une réponse à ce que sont aujourd’hui les conditions d’obtention d’une qualification supérieure et d’entrée dans la vie professionnelle. Les modalités pratiques restent à définir, en particulier concernant l’âge à partir duquel on cesse de prendre en compte les revenus parentaux, et bien sûr les contreparties en termes d’études et de projet d’insertion. On pourrait par exemple s’inspirer du système en place au Danemark, où chacun bénéficie dès l’âge de 18 ans de soixante mois d’un revenu universel qu’il peut utiliser librement pour financer sa formation initiale ou continue. Au lieu de dénigrer a priori cette question d’avenir, les conservateurs de gauche comme de droite seraient bien inspirés de regarder ce qui se passe ailleurs.

    Lier la question du revenu universel à celle de la réforme fiscale
    Pour ce qui concerne les travailleurs à bas salaire, le véritable enjeu est de lier la question du revenu universel à celle de la réforme fiscale et du salaire juste. Actuellement, un salarié au smic à plein temps touche un salaire net de 1 150 euros par mois, après déduction de 310 euros de CSG et cotisations de son salaire brut de 1 460 euros. S’il en fait la demande, il peut plusieurs mois plus tard toucher l’équivalent de 130 euros par mois de prime d’activité (environ 1 550 euros sur l’année pour une personne seule).

    Ce système est absurde : il serait infiniment préférable, pour un même coût budgétaire, de prélever 130 euros de moins à la source et d’augmenter d’autant le salaire net. C’est selon nous de cette façon que doit fonctionner le revenu universel d’existence. Pour toutes les personnes disposant d’un emploi stable, le complément de revenu doit être versé de la façon la plus automatique et universelle qui soit, c’est-à-dire directement sur le bulletin de salaire, de la même façon que les cotisations sociales, la CSG et l’impôt sur le revenu prélevé à la source. De cette façon, le smic net passerait immédiatement de 1 150 euros net à 1 280 euros net, et pourrait atteindre 1 400 euros net d’ici à la fin du quinquennat. Voici la véritable revalorisation du travail dont nous avons besoin.

    Réfléchissons ensemble aux conditions concrètes de sa mise en œuvre plutôt que de rejeter a priori le projet d’un revenu universel d’existence. Un tel projet peut être économiquement crédible et socialement audacieux. Et, contrairement aux allégations de ceux qui confondent solidarité et farniente, il peut être instauré au profit de la revalorisation du travail et des bas salaires, qui profiteront au travers de ce revenu d’un véritable droit à la formation et d’une augmentation automatique de leur salaire net.

    Par Antoine Bozio (Ecole d’économie de Paris et IPP), Thomas Breda (chercheur à l’Ecole d’Economie de Paris), Julia Cagé (Institut d’études politiques de Paris), Lucas Chancel (chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri)), Elise Huillery (université Paris-Dauphine), Camille Landais (London School of Economics), Dominique Méda (professeure de sociologie à l’université Paris-Dauphine) , Thomas Piketty (directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris), Emmanuel Saez (université de Californie, Berkeley) et Tancrède Voituriez (économiste).

    https://seenthis.net/messages/563731 via enuncombatdouteux


  • Martin Hirsch et Didier Tabuteau : « Créons une #assurance-maladie _universelle »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/14/creons-une-assurance-maladie-universelle_5062590_3232.html

    Le rassemblement de la Sécurité sociale et des mutuelles permettrait de faire des économies substantielles, avancent Martin Hirsch et Didier Tabuteau.

    Martin Hirsch (Directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et ancien membre du gouvernement de François Fillon s’exprime ici à titre personnel)

    #santé #paywall

    https://seenthis.net/messages/560592 via Fil


  • Valls devant le PS : "La gauche peut mourir ", M.B. (avec AFP) - leJDD.fr
    http://www.lejdd.fr/Politique/Valls-devant-le-PS-La-gauche-peut-mourir-671510

    Il faudrait peut-être lui expliquer que le PS n’a plus rien de socialiste, d’hétérodoxe, et n’a plus grand chose à voir avec la gauche, pour ce qui est de l’économie du moins, depuis un bail : DSK (FMI, Cercle de l’industrie), Moscovici (Cercle de l’industrie), J.Delors (Acte unique en collaboration avec l’European Round Table), M.Valls, Hollande, Pascal Lamy sont des jumeaux de l’UMP (hormis quelques mesures/promesses le temps d’endormir un électorat différent). Rien que le TSCG (Pacte budgétaire), le traité transatlantique, CETA et TISA le prouvent, sans parler des conseillers comme E.Macron ou L.Boone. On peut aussi ajouter, par exemple, le vote de la France au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU contre un projet de résolution déposé par l’Équateur et l’Afrique du Sud afin d’élaborer de nouvelles normes internationales contraignantes sur les entreprises multinationales et les droits humains, ou encore la complicité d’élus PS pour faire passer le traité de Lisbonne, le soutien inconditionnel à l’UE, instrument des ploutocrates, la politique de l’offre, le recyclage du rapport Attali-Macron, la com’ sur la baisse du « coût du travail », la reprise de la « tva sociale », le soutien à l’ « austérité » plutôt qu’à Syriza ou encore les positions décrites du gouvernement sur une éventuelle taxation des transactions financières. Et puis il y a, plus simplement, le travail idéologique de sape et de longue haleine que le PS réalise par le simple fait de répéter en boucle et en chœur avec l’UMP, l’éditocratie et autres "experts" médiatiques, la logorrhée orthodoxe tout en prétendant être de gauche, ce qui fait du PS et de ses équivalents médiatiques les premiers chiens de garde de la "pensée unique", fonction idéologique qui s’ajoute pour le PS à celle de verrou politique en tant que garant d’une alternance sans alternative dans le cadre du bipartisme.

    ...Apparemment, c’est une manie
    Manuel Valls et la guerre civile : le coup de gueule de Périco Légasse
    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/11/31001-20151211ARTFIG00302-manuel-valls-et-la-guerre-civile-le-coup-de-gueul

    "« Le FN peut conduire à la guerre civile » a déclaré Manuel Valls sur France Inter."

    #PS #Politique_PS

    Florilège de leur #Novlangue, un jour sans fin...
    Les temps modernes (2/2), par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 17 avril 2016)
    http://blog.mondediplo.net/2016-04-17-Les-temps-modernes-2-2

    • https://twitter.com/gouvernementFR/status/570840734095380480
      https://twitter.com/gouvernementFR/status/571565479912873986
      http://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2015/05/60_engagements_web.pdf

      http://www.bilan-ps.fr/liste#international (à vérifier)

      Spécial Investigation. Hollande : pacte avec le MEDEF 30 mai 2016 - YouTube #Documentaires
      https://www.youtube.com/watch?v=e6fIH6ktBWw


      Avec un Gattaz très décomplexé, ce qui en dit long sur sa perception de la situation, de l’état du rapport de force sous l’exécutif PS.

      Au pied du Sapin ! - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://fakirpresse.info/au-pied-du-sapin
      #PS

      « Noël approche, le Medef aura ses souliers garnis au pied du sapin…
      Dans les médias, ça fait à peine des brèves. On cherche en vain un chiffrage : combien ça va coûter à l’Etat ? Ca passe inaperçu, ces dizaines de milliards. C’est un symptôme : on s’est habitués à l’avalanche de cadeaux pour le patronat »

      ///PS et Grèce :

      http://zinc.mondediplo.net/messages/9745

      Grèce : y a-t-il un vrai désaccord entre Paris et Berlin ?
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-y-a-t-il-un-vrai-desaccord-entre-paris-et-berlin-496193.html

      "la France soutient sans aucune équivoque « l’accord » obtenu le 13 juillet, un accord qui vise surtout à faire payer au gouvernement grec sa longue résistance bien plus qu’à trouver un moyen de faire sortir la Grèce du marasme."

      http://www.boursorama.com/actualites/moscovici-la-grece-plus-prompte-a-rejeter-qu-a-proposer-4fff156af45b255b

      http://rue89.nouvelobs.com/rue89-politique/2012/06/16/tribune-journalistes-politiques-journalistes-pathetiques-233071 « Par ailleurs, tandis que la Grèce s’apprête à faire un vote décisif le 17 juin, que François Hollande a eu le 13 juin des propos rudes envers ce pays, l’appelant à « tenir ses engagements », et qu’il s’est rendu le 14 juin en Italie pour tenter de construire un axe européen « pro-croissance » face à Angela Merkel »

      http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/matthias-fekl-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-653773.html Fekl se félicite de ce que grâce au « couple franco-allemand » la Grèce est restée dans l’euro ; que la France a fait entendre une voix différente de celle de Schaubble et « heureusement » car « les choses auraient pu très mal tourner pour la Grèce »

      http://www.acrimed.org/article4670.html « « On va vous aider, pas vous étrangler, mais il faut atterrir » ; « Varoufákis est trop narcissique, pas assez respectueux de ses partenaires. Dire que l’Eurogroupe est composé de technocrates n’a aucun sens » (Pierre Moscovici) ;
      « Il a trop insisté sur le malheur du peuple grec alors que tout le monde a l’impression de tenir à bout de bras ce pays depuis cinq ans » ; « La politique de Syriza devra s’inscrire dans les règles acceptées par les gouvernements précédents » (Michel Sapin). »

      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-europeens-sous-pression-470349.html « les responsables européens maintiennent leur position d’attente d’une capitulation hellénique.Pierre Moscovici, par exemple, ce lundi 20 avril, a affirmé que la seule issue à la crise est que « le gouvernement grec accepte les réformes que l’on attend de lui. » » ;

      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/04/10/97002-20150410FILWWW00057-grece-valls-attend-des-reformes-plus-profondes.ph

      http://www.politis.fr/Valls-la-Grece-et-le-Portugal,30827.html « Distribution de bons et de mauvais points de gouvernance économique, la semaine dernière à Lisbonne. Manuel Valls juge« insuffisants » les efforts consentis par le gouvernement grec dans le face-à-face avec Bruxelles. Il attend d’Alexis Tsipras « une liste de réformes plus profondes » s’il veut obtenir un geste de l’Union européenne pour ne pas percuter de plein fouet le mur de dettes au mois de mai. De quoi flatter son hôte portugais, qui milite contre toute aide de l’Europe à la Grèce et fayote sans vergogne auprès de la troïka. Grand cœur, Manuel Valls lui attribue même une bonne note, louant le « courage » du « programme d’ajustement sévère » mis en place depuis 2011. »

      http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/valls-fait-la-lecon-a-la-grece-lors-d-une-visite-au-portugal_166 « "La position de la France n’a jamais varié : il faut tenir compte du vote du peuple grec, mais il y a aussi un cadre institutionnel et des engagements pris. Ils doivent être respectés", déclare Manuel Valls au quotidien économique portugais.
      "Comme vous le savez, le temps presse. L’Etat grec doit faire face prochainement à des échéances de remboursement importantes. Et les choses sont simples : pour que l’assistance financière européenne puisse jouer normalement, le gouvernement grec doit définir rapidement une liste de réformes plus profondes", estime le Premier ministre français. »

      http://www.lcp.fr/actualites/politique/170574-grece-la-france-attend-de-la-grece-une-liste-de-reformes-plus-profondes « "La position de la France n’a jamais varié : il faut tenir compte du vote du peuple grec, mais il y a aussi un cadre institutionnel et des engagements pris. Ils doivent être respectés", déclare Manuel Valls au quotidien économique portugais. » ; http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-manuel-valls-a-choisi-la-passivite-467997.html

      http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/autour-du-diplo-de-mars
      –« Jeroen Dijsselboem a affirmé qu’une "extension" du programme actuel, qui arrive à échéance à la fin février, "permettrait aux Grecs d’utiliser la flexibilité" permise dans ce plan. "Le gouvernement grec doit s’engager sur le fait qu’il accepte les principaux éléments du programme", a-t-il insisté, alors que le nouveau gouvernement de gauche radicale a fait campagne sur le refus de ce programme. "Il n’y a pas d’alternative à la prolongation du programme", a renchéri le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici. "Nous allons continuer le dialogue durant cette semaine". »
      En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/grece-les-negociations-sur-le-plan-d-aide-europeen-interrompues_

      http://www.monde-diplomatique.fr/mav/124/KAIMAKI/48463 "Espoir hors de propos ! De passage à Paris le 21 mai, M. Tsipras n’est reçu ni par M. Hollande ni par aucun représentant du Parti socialiste (PS). Est-ce parce qu’on le présente comme le [Jean-Luc] « Mélenchon grec » ? En guise de bienvenue, le nouveau ministre des affaires étrangères Laurent Fabius se contente de le poignarder dans le dos :« Si les Grecs veulent rester dans la zone euro, ils ne peuvent se prononcer pour des formations qui les feraient sortir de l’euro (6). »En revanche, dès le lendemain, M. Hollande s’entretient pendant une heure, à l’Elysée, avec M. Evángelos Venizelos, le dirigeant du Pasok — parti certes social-démocrate, mais qui, de concert avec ND, a conduit le pays à la crise. Quatre jours avant le scrutin, M. Hollande rappelle à Athènes « la nécessité de poursuivre ses mesures d’assainissement budgétaire » et exige des dirigeants grecs qu’ils respectent leurs engagements : « Sinon [la] sortie de la zone euro sera inéluctable (7). »"

      http://www.alterecoplus.fr/europe/grece-pourquoi-francois-hollande-na-pas-leve-le-petit-doigt-20150227104

      Indécensee décomplexée : Conseil européen : la cohésion de l’union plutôt que l’Europe à la carte - Parti socialiste. Philip CORDERY Secrétaire national à l’Europe
      http://www.parti-socialiste.fr/conseil-europeen-la-cohesion-de-lunion-plutot-que-leurope-a-la-cart

      "

      Nous défendrons l’Union européenne comme modèle démocratique et comme modèle de justice social performant."

      Manuel Valls, un drôle d’allié pour Alexis Tsipras - L’Express
      http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/manuel-valls-un-drole-d-allie-pour-alexis-tsipras_1797952.html

      "Manuel Valls, quant à lui, aura sûrement envie de saluer le réformiste d’Alexis Tsipras, qui a entrepris des réformes dures mais nécessaires pour le versement de la tranche d’aide de 10,3 milliards d’euros. « Le gouvernement Tsipras (...) mène des réformes courageuses. Ces réformes, avec d’abord une grève générale, ont été adoptées en quelques heures - 1500 pages, sans amendements ! (...) Parfois il faut aller vite dans la réforme », avait déclaré Manuel Valls au micro de BFMTV et RMC le 26 mai."

      A peine président : le renoncement ! - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://fakirpresse.info/a-peine-president-le-renoncement

      ///-PS, UE, secret des affaires, multinationales et autres sujets :

      La troisième voie de F.Hollande : Regards Médias, Déclarama
      https://scontent-frt3-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpf1/v/t1.0-9/5430_937768896319417_1273083236471103154_n.png?oh=6bf26e4a5043beabd44854862d057934&oe=57068017

      L’engagement trahi de François Hollande (Le Monde diplomatique, avril 2017)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/A/57391

      L’arène nue : Europe : « avec Maastricht, on rira beaucoup plus » ! #UE #Bêtisier
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/03/avec-maastricht-on-rira-beaucoup-plus.html

      Jacques Delors : l’homme des firmes - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://fakirpresse.info/Jacques-Delors-l-homme-des-firmes
      #Conflits_d'intérêts

      "« Donc ce que j’ai fait en 84 c’est de rechercher un consensus par défaut avec les gouvernements qui refusaient tout sauf cette idée d’un grand marché et d’obtenir un consensus par enthousiasme des industriels. » Et c’est ainsi que ce socialiste a « relancé l’Europe » : non en s’appuyant sur les « syndicats européens », ou les « peuples européens » (qu’il ne cite jamais), mais sur l’ERT. Le principal lobby patronal...

      En janvier 1985, le président de l’ERT (et de Philips), Wisse Dekker, avait publié « Europe 1990 : un agenda pour l’action », un document où il proposait de faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales. En janvier 1985, justement, Jacques Delors prend ses fonctions à Bruxelles et devant le Parlement européen, il fait part de « [s]on idée » : faire tomber les barrières commerciales et les frontières fiscales . Heureusement, le PDG n’avait pas déposé de copyright..."

      "« Quelles seront vos priorités ? l’interroge le reporter d’Antenne 2.

      – Etre aussi compétitif que les Etats-Unis ou l’ensemble asiatique. Ce sera ça mon objectif. Et à partir de là, si nous avons la force, nous aurons la crédibilité et nous retrouverons les voies du progrès social. »"

      "Ce triple héritage est si peu conspué que c’est sa fille, Martine Aubry, qui a repris les rênes du Parti Socialiste. Et elle ne rompt pas avec le legs paternel : « C’est du populisme, pestait-elle en 2005, c’est ce qui a mené l’Italie d’autrefois à ce que l’on sait » – assimilant les « nonistes » aux fascistes. Et au nom du PS, contre le vote du peuple, elle soutient mordicus le traité de Lisbonne. Assorti, bien sûr, comme papa, d’un couplet sur « l’Europe sociale »..."

      Baisse des charges : le match Hollande-Sarkozy. Par Cédric Mathiot - Libération
      http://www.liberation.fr/desintox/2016/02/16/baisse-des-charges-le-match-hollande-sarkozy_1432075

      « La TVA compétitivité prévoyait de baisser le coût du travail de 13,2 milliards quand le CICE et le pacte de responsabilité visent trois fois plus. Pour la seule année 2015, le bénéfice du CICE pour les entreprises devait se monter à 17,5 milliards d’euros, auxquels il fallait ajouter 6 milliards liés au pacte (baisse de cotisations et de divers impôts). Soit 24 milliards d’euros en tout. En 2016, la montée en puissance de ces différents dispositifs devait atteindre un total de 33 milliards, avant 41 milliards en 2017. »

      Le tenace lobbying d’Arnaud Montebourg pour le gaz de schiste
      http://www.reporterre.net/Le-tenace-lobbying-d-Arnaud

      Le chapeau de Peugeot et l’impôt de Renault - Ma vie au poste - Télérama.fr
      http://television.telerama.fr/television/le-chapeau-de-peugeot-et-l-impot-de-renault,126336.php
      (à recouper)

      "Philippe Varin n’est pas plus à la retraite qu’il ne porte de chapeau. Il est président du conseil d’administration d’Areva, groupe majoritairement public, où il a été nommé avec l’assentiment du même gouvernement qui juge « inacceptable » sa retraite dorée."

      Urvoas : les députés frondeurs sont « dans une logique de djihadistes ». Par Ivan Valerio Publié le 29/04/2014
      http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/04/29/25002-20140429ARTFIG00140-urvoas-les-deputes-frondeurs-sont-dans-une-logiqu

      Vote du "pacte de stabilité" :

      "Jean-Jacques Urvoas, député socialiste et président de la commission des Lois, ne digère pas ces défections. « Je ne conçois pas qu’un certain nombre de collègues se promènent avec une ceinture d’explosifs autour de la taille. C’est une logique de djihadistes ! », s’indigne-t-il auprès du journal L’Opinion."

      Allocations chômage, 35 heures, TVA sociale : quand la gauche concrétise les rêves de la droite. Par Louis Boy
      http://mobile.francetvinfo.fr/economie/emploi/allocations-chomage-35-heures-tva-sociale-quand-la-gauche-concretise-les-reves-de-la-droite_1295929.html#xtref=http://m.facebook.com

      (#Finance #UE)

      En attendant la taxe Tobin, par Frédéric Lemaire (Le Monde diplomatique, mai 2016) #PS #Finance
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/LEMAIRE/55434

      "Il est certaines réformes dont l’éternel report ne suscite pas de hauts cris"

      "Le directeur général du FMI de l’époque, M. Strauss-Kahn, n’a pas changé d’avis depuis son passage à Bercy : il s’oppose à une mesure qu’il juge « tout à fait simpliste » et « probablement impossible » à mettre en œuvre sans qu’elle soit contournée (9). Les taxes sur les marchés boursiers ont pourtant existé et existent encore dans plusieurs pays."

      "Quoi qu’il en soit, la TTF ne figure pas dans le rapport rendu par le FMI en avril 2010, qui lui préfère deux simples taxes bancaires, avec pour objectif de… financer le renflouement des banques en difficulté !"

      "une fois enfilées ses pantoufles de président, M. Hollande s’assoupit sur une partie de ses promesses. La nouvelle majorité augmente le taux de la taxe de Bourse française de 0,1 % à 0,2 %, mais conserve une assiette et un taux plus restreints que ceux imposés au Royaume-Uni avec le stamp duty. Le gouvernement s’opposera par ailleurs l’année suivante, puis en juin 2014, à des amendements visant à élargir la taxe française aux opérations « intrajournalières » (intra-day) et à pénaliser le trading haute fréquence. A l’échelle européenne, faute d’unanimité, onze des vingt-huit Etats membres s’accordent, sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France, pour poursuivre le projet sous la forme d’une « coopération renforcée ». Le conseil des ministres des finances de l’Union de février 2013 officialise le processus.

      Depuis, Paris n’a cessé de mettre des bâtons dans les roues au projet de taxe européenne."

      L’occasion d’un échauffement de #Novlangue avec une spéciale chantage :

      "Moscovici annonce la couleur lors des rencontres internationales de Paris Europlace. Il dénonce le projet de la Commission européenne comme « excessif », appelle Bruxelles à se montrer « pragmatique et réaliste » et promet d’« améliorer » la proposition de la Commission. Engagement tenu (cette fois) : la France bloque les négociations européennes en multipliant les demandes d’exemption, notamment sur les produits dérivés, une spécialité des banques françaises.

      En janvier 2014, M. Moscovici organise un sommet franco-allemand visant à garantir un compromis « réaliste » : « Si on fait en sorte qu’il n’y ait plus de marchés financiers en Europe, qu’il n’y ait plus de Bourses en Europe, prévient-il, les ressources financières iront à Londres » (France Info, 27 janvier 2014)."

      "Le 9 juillet 2014, à l’occasion des rencontres internationales de Paris Europlace, le nouveau ministre des finances français Michel Sapin confirme qu’il n’acceptera pas « un projet qui serait déséquilibré pour notre place financière »"

      « Nous avons eu le pouvoir, maintenant il nous faut l’argent », par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, avril 2009)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2009/04/RIMBERT/17031

      -"Plusieurs raisons ont incité le gouvernement socialiste à pousser dans le même sens que Mme Margaret Thatcher au Royaume-Uni et Ronald Reagan aux Etats-Unis le balancier de l’économie politique qui oscille depuis deux siècles entre l’Etat et le marché." ;
      –"En France, la réforme sera étalée dans le temps et portera sur le front de la banque comme sur celui de la Bourse.(...) « On ne voulait pas donner l’idée qu’il y avait un grand mouvement, parce qu’on aurait fait peur, admet M. Naouri. Au contraire, on a fait cela très éparpillé, très morcelé, pour qu’il ne se constitue pas une opposition unie contre nous (4). »" ;
      –" « Dans la vie, il y a deux choses : le pouvoir et l’argent. Nous avons eu le pouvoir, maintenant il nous faut l’argent (12) », aurait expliqué M. Naouri lors de son départ du ministère de l’économie en 1986. Quelques mois plus tard, il créait un fonds d’investissement. En 2008, il devenait la 38e fortune de France."

      Europe : la trahison socialiste - Chroniques de l’Anthropocène
      https://alaingrandjean.fr/2015/08/24/europe-la-trahison-socialiste
      L’édifiant destin de la directive européenne sur le congé maternité, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/ROBERT/54465

      "Cet appel au débat libre et raisonné étonnera sans doute les députés marginalisés dans la vie parlementaire européenne par les dominants, groupes socialiste et démocrate d’une part et Parti populaire européen (droite conservatrice) d’autre part. En vertu d’un accord dit « technique », ceux-ci se partagent en effet les postes de pouvoir (bureau, présidences de commissions) au sein de l’assemblée de Strasbourg."

      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/GADREY/50853 « De leur côté, la plupart des pays riches ont rivalisé de fermeté dans leur soutien à l’élite financière. Le 9 septembre 2014, l’Assemblée générale des Nations unies était appelée à voter un texte visant à établir un mécanisme de restructuration des dettes souveraines, proposé par le « groupe des 77 » pays en développement plus la Chine. Les Etats-Unis et leurs alliés (Israël, le Canada, l’Australie, l’Allemagne) ont voté contre, tandis que la plupart des Etats européens se sont abstenus (France comprise). Néanmoins, le texte a été adopté avec cent vingt et une voix (onze contre, quarante et une abstentions). »

      SMIC : la hausse sera minime et sans coup de pouce au 1er janvier, Social
      http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021531242587-smic-la-hausse-sera-minime-et-sans-coup-de-pouce-au-1er-janvie

      « Pour la quatrième année de suite, le gouvernement exclut de compléter la revalorisation automatique du SMIC »

      La politique déboussolée : purge à la française, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/BULARD/50762

      Le « socialisme de l’offre », ou la politique de la déflation
      http://www.marianne.net/les-eco-att/Le-%C2%A0socialisme-de-l-offre%C2%A0--ou-la-politique-de-la-deflation_a24.

      Pascal Lamy prône des « petits boulots » payés en dessous du Smic - Libération
      http://www.liberation.fr/futurs/2014/04/02/pascal-lamy-prone-des-petits-boulots-payes-en-dessous-du-smic_992696

      Quand un ministre suggère de baisser la durée et le montant des allocations chômage
      http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/2016/01/13/29001-20160113ARTFIG00197-quand-un-ministre-suggere-de-baisser-la-duree-et-

      "Jean-Marie Le Guen a dit tout haut ce que le gouvernement attend de la prochaine renégociation de la convention d’assurance chômage (...) « Il est extrêmement difficile de diminuer les aides aux chômeurs pendant une période où le chômage est encore très élevé », a tout d’abord assuré le secrétaire d’État(...) Avant, de préciser : « Mais en même temps, on sait bien que, un peu pour des raisons financières (...), mais aussi pour mobiliser plus de moyens sur la formation des chômeurs, il est assez vraisemblable qu’il faille un petit peu changer les paramètres de notre assurance-chômage »."

      Et, comme le veut l’étiquette, l’élément de langage de leur novlangue pathétique :

      "« Je pense que ces questions-là doivent être traitées avec courage par les partenaires sociaux »"

      Pour Valls, ce sera « dépasser les postures »...

      Pacte républicain contre le chômage : "Cela fait vingt ans que la droite et la gauche sont d’accord", dénonce un député PS frondeur
      http://mobile.francetvinfo.fr/economie/emploi/pacte-republicain-contre-le-chomage-cela-fait-vingt-ans-que-la-d

      Hollande s’attaque aux 35 heures. Par Luc Peillon - Libération
      http://www.liberation.fr/france/2016/01/18/hollande-s-attaque-aux-35-heures_1427179

      "

      Plus technique, mais pas moins important : ces accords collectifs pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ». Ce qui signifie que le refus individuel du salarié de se voir appliquer l’accord ne conduirait plus à un licenciement économique, comme c’est le cas aujourd’hui dans la plupart des situations de refus, mais à un licenciement personnel, beaucoup moins protecteur."

      Que contient le plan d’urgence pour l’emploi annoncé par François Hollande ?
      http://www.europe1.fr/economie/que-contient-le-plan-durgence-pour-lemploi-dernier-acte-economique-de-franco

      "Dispositif fiscal de soutien à l’innovation très prisé des entreprises, le Crédit impôt recherche "sera pérennisé dans ses formes actuelles", a par ailleurs précisé François Hollande."

      Macron au forum de Davos s’attaque à nouveau aux 35 heures | France info
      http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/macron-au-forum-de-davos-travailler-plus-sans-gagner-plus-760553

      Le ministre de l’Economie s’en est à nouveau pris aux 35 heures estimant que les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus « si les syndicats majoritaires sont d’accord ».

      Emmanuel Macron propose donc des heures supplémentaires sans bonus en cas d’accord majoritaire, ce qui signe « de facto » dit-il, la fin des 35 heures. « Le point crucial n’est pas de tuer la loi, mais de prouver son efficacité et de l’adapter à l’entreprise ».

      Et pour les tocards qui n’auraient pas compris, il s’agit de "pragmatisme".

      Pour Macron, « la vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié »
      http://www.20minutes.fr/politique/1769575-20160120-macron-vie-entrepreneur-souvent-plus-dure-celle-salarie

      Emploi - Basta !
      http://portail.bastamag.net/Emploi-19

      =>Ouch ! Si tout ça se fait, Hollande aura bel et bien marqué l’histoire française récente par son mandat, à sa manière...
      Projet de loi El Khomri : le temps de travail passé à la moulinette. Par Catherine Gasté
      http://www.leparisien.fr/economie/emploi/projet-de-loi-el-khomri-le-temps-de-travail-passe-a-la-moulinette-17-02-2

      France/Monde | Salaire "modulable", astreintes non payées : les idées chocs d’El Khomri
      http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/02/17/salaire-modulable-astreintes-non-payees-les-idees-chocs-d-el-khomri

      L’occasion de consulter ses fiches de révision de #Novlangue
      Macron salue le projet de loi El Khomri
      http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/02/18/97002-20160218FILWWW00098-macron-salue-le-projet-de-loi-el-khomri.php

      ""C’est une réforme importante parce qu’on sait que notre économie a besoin de davantage de flexibilité, de souplesse pour s’adapter aux changements contemporains, à l’accélération du monde, aux grandes transformations du monde, de nos économies, en particulier du numérique", a déclaré Emmanuel Macron à des journalistes."

      Projet de loi : l’Etat s’attaque aux 35 heures. Par Catherine Gasté et Sébastien Lernould
      http://www.leparisien.fr/economie/emploi/l-etat-s-attaque-aux-35-heures-17-02-2016-5553371.php

      Réforme du droit du travail : El Khomri n’exclut pas un passage en force
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/18/20002-20160218ARTFIG00059-reforme-du-droit-du-travail-el-khomri-n-exclut-pa

      -"« Avec le premier ministre, nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous prendrons nos responsabilités », prévient-elle dans une interview aux Echos ce jeudi. Autrement dit, elle n’écarte pas un recours à l’article 49-3, comme en juin dernier lors du vote de la loi Macron." ;
      –"Le barème des indemnités prud’homales sera aussi modifié avec un plafond de 15 mois maximum de salaire. « Désormais, la règle sera compréhensible par tous et lèvera la peur d’embaucher, qui est une des causes du recours excessif aux contrats courts », répond la minstre aux critiques. Plus sensible encore : le licenciement économique sera simplifié. « Nous donnons des repères pour répondre à une exigence de clarté et de lisibilité. Les entreprises ont besoin de cette clarté »" ;
      –"« Nous introduisions un droit nouveau et essentiel, structurant pour l’avenir : le compte personnel d’activité, avec des droits rattachés à l’individu, toute sa carrière, et non plus à son statut », rappelle-t-elle. « Nous voulons améliorer la compétitivité des entreprises, développer et préserver l’emploi, réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés (...) C’est cela, le modèle social que je défends », insiste-t-elle. « Nous ne vivons pas dans un monde clos et nous devons nous aussi évoluer »"

      Pierre Gattaz (Medef) : le projet de loi El Khomri "va dans le bon sens" - L’Express L’Entreprise
      http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/pierre-gattaz-medef-le-projet-de-loi-el-khomri-va-dans-le-bon-s

      « Il faut se battre contre le chômage, l’un des fléaux terribles du pays, il faut créer de l’emploi », a-t-il insisté. « Qui crée de l’emploi’ Ce sont les entreprises. Il faut donc baisser la double peur, celle des patrons d’embaucher et celle des salariés de se faire licencier »

      C’est bien connu, ces organisations sont obsédées par l’intérêt général... du moins peut de monde les contredit lorsqu’elles font comme si à l’antenne.

      Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri. Par Bertrand Bissuel
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/18/droit-du-travail-ce-que-contient-l-avant-projet-de-loi-de-myriam-el-khomri_4

      "La durée maximale de travail pendant une journée reste fixée à dix heures, mais un accord collectif peut porter ce seuil à douze heures « en cas d’activité accrue ou pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise », à condition de ne pas aller au-delà.

      De même, la durée maximale de travail pendant une semaine est fixée à quarante-huit heures mais les services du ministère du travail peuvent, ponctuellement, élever ce plafond à soixante heures, en cas de « circonstances exceptionnelles et pour la durée de celles-ci »."

      Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite. Par Samuel Laurent et Pierre Breteau
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/19/droit-du-travail-une-reforme-directement-inspiree-des-propositions-du-medef-

      Loi Travail : non, merci !
      http://loitravail.lol

      –L’Assemblée retoque l’amendement Mediapart et le "reporting" des entreprises
      http://www.europe1.fr/economie/lassemblee-retoque-lamendement-mediapart-et-le-reporting-des-entreprises-263

      "Le « reporting » ? « Des risques en matière de compétitivité ». L’autre évolution notable par rapport à la première lecture concerne l’obligation de rendre publics le « reporting » pour les grandes entreprises, qui avait été adoptée contre l’avis du gouvernement lors du premier passage du texte devant les députés. Mardi soir, cette mesure, destinée à lutter contre l’optimisation et la fraude fiscale et qui consiste à rendre obligatoire la publication des activités et impôts payés pays par pays par les grandes entreprises, avait d’abord été adoptée par 28 voix contre 24.
      Mais Christian Eckert a aussitôt demandé une suspension de séance en vue d’une seconde délibération, arguant notamment des « risques en matière de compétitivité »."

      Le gouvernement bloque en pleine nuit un outil anti-paradis fiscaux, par CHRISTIAN CHAVAGNEUX | AlterEco+ Alterecoplus
      http://www.alterecoplus.fr/economie/le-gouvernement-bloque-en-pleine-nuit-un-outil-anti-paradis-fiscaux-201

      -"A minuit, la France était dotée d’une arme anti-paradis fiscaux très attendue et qui recevait son deuxième vote parlementaire positif en 10 jours. A une heure trente du matin, le vote était annulé par une manœuvre indigne du gouvernement." ;
      –" le gouvernement décide alors une suspension de séance, réveille ses partisans et fait voter à 1 h 30 un nouvel amendement annulant le précédent.
      Surtout pas de données publiques sur les turpitudes fiscales de nos grandes entreprises. Une honte. Sur cette page de l’Assemblée, vous trouverez les noms des députés présents qui ont permis au gouvernement de réussir sa manœuvre (les votes pour) et ceux des 21 députés de gauche qui ont tenté de sauver l’honneur de leur famille politique.
      En 2013, la France avait obligé les banques à fournir ces informations et à les rendre publiques. Le Parlement européen nous avait emboîté le pas et toutes les banques doivent désormais communiquer, à tous, ces informations (bientôt une analyse des résultats sera disponible). L’enjeu était d’étendre cette obligation à toutes les entreprises, au-delà du secteur bancaire."

      Une manœuvre à l’Assemblée nationale fait voler en éclats l’ambition de transparence fiscale des députés - Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires
      http://www.stopparadisfiscaux.fr/qui-sommes-nous/plateformes-regionales-43/article/reactive-une-manoeuvre-a-l

      http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/%28legislature%29/14/%28num%29/1207
      https://www.facebook.com/guillaume.duvalaltereco/posts/426223190835654
      https://www.facebook.com/Logikeco/videos/1540660509586797/?theater (Logiquement, Aphatie devrait accuser Victor Robert de démagogie)

      Réponse de Christian Eckert :
      Lutte contre la fraude : jouons la transparence ! - le blog christianeckert par : Christian
      http://christianeckert.over-blog.com/2015/12/lutte-contre-la-fraude-jouons-la-transparence.html

      « Je leur ai redit que le Gouvernement ne souhaitait pas des contraintes supplémentaires pour les seules entreprises françaises, confrontées à une concurrence internationale bien connue. »

      Rien de neuf, toujours les prétextes habituels, en l’occurrence, on ne peut pas y aller seul, il faudrait donc attendre un parfait alignement des planètes ?

      Puis, contradiction ?

      « nous venons d’adopter dans la loi de Finances pour 2016, il y a une semaine à peine, l’obligation d’échange automatique de ces mêmes informations, à partir de 2017, entre les administrations fiscales de tous les pays pour les entreprises ayant un chiffre d’affaire consolidé supérieur à 750 Millions d’Euros.
      Notre administration fiscale a donc tous les moyens de contrôler et donc de redresser ces entreprises.
      Elle a en outre d’ores et déjà depuis novembre 2013, les moyens d’obtenir les prix de transfert (source fréquente d’abus), que nous avons obligé dans la loi de finances de 2016 à transmettre de façon dématérialisée, ce qui permet de les exploiter mieux et plus vite. »

      « Plus de 8 000 entreprises se voyaient ainsi contraintes de publier ces informations dévoilant ainsi (y compris à leurs concurrents d’autres Etats) une partie de leur stratégie industrielle ou commerciale. »

      Heureusement, la directive sur le secret des affaires devrait permettre de faire ce que la Loi Macron a dû abandonner ?

      « Leurs concurrents étrangers n’étant pas soumis à cette même contrainte, le Gouvernement estime qu’il serait ainsi créé un handicap pour les sociétés françaises, pouvant là nuire à l’emploi et à la compétitivité. »

      Par contre, les dumpings organisés ou les traités types TAFTA n’handicapent pas les modèles sociaux ?

      « notre Gouvernement a toujours milité devant nos partenaires européens la nécessité d’arriver à un C.B.C.R. public et s’est engagé à le mettre en œuvre dès lors qu’une directive européenne l’imposera à tous. Le faire seul en France serait contraire à nos intérêts économiques et donc sociaux. »

      Oui on avait compris la première (énième) fois, merci.

      « nos partenaires européens et néanmoins concurrents économiques, pourrait nuire à notre compétitivité et donc à l’emploi. »

      Merci de préciser la nature du p̶r̶o̶d̶u̶i̶t̶ rêve "européen".
      http://www.alterecoplus.fr/economie/le-gouvernement-justifie-son-blocage-dun-outil-anti-paradis-fiscaux-201

      Comment 97% des députés ont fait capoter la loi pour lutter contre l’évasion fiscale | Denis Dupré
      http://www.huffingtonpost.fr/denis-dupre/comment-97-des-deputes-ont-fait-capoter-la-loi-pour-lutter-contre-lev

      Fraude fiscale : le Sénat fait sauter le verrou de Bercy, contre l’avis du Gouvernement | ANTICOR
      http://www.anticor.org/2016/03/31/fraude-fiscale-le-senat-fait-sauter-le-verrou-de-bercy-contre-lavis-du-gouv

      -"Lors de débats, les partisans de l’amendement faisaient valoir que la confusion entre fraude fiscale et financement du terrorisme devait être appréhendée. Ils rappelaient aussi que le parquet financier demeure confronté à ce verrou de Bercy, qui l’empêche, même en cas de fraude avérée, de lancer des poursuites sans délai." ;
      –"L’amendement a été adopté contre l’avis du gouvernement. Celui-ci, représenté par le Garde des sceaux, souhaitait « en rester à l’équilibre actuel ».

      Cela augure mal de l’adoption définitive de ce texte par l’Assemblée nationale, sauf si les députés faisaient majoritairement preuve de courage."

      Fraude fiscale : le verrou de Bercy reste fermé | ANTICOR
      http://www.anticor.org/2016/05/12/fraude-fiscale-le-senat-fait-sauter-le-verrou-de-bercy-contre-lavis-du-gouv

      « Le Sénat avait fait sauter le verrou de Bercy : il a été rétabli, le 11 mai 2016, par la Commission mixte paritaire, à la demande du Gouvernement. »

      Paradis fiscaux : le bilan contrasté de François Hollande | Lui Président
      http://luipresident.blog.lemonde.fr/2016/04/07/paradis-fiscaux-le-bilan-contraste-de-francois-hollande

      Evasion fiscale : comment le gouvernement a (encore) bloqué un amendement décisif… par Pauline Graulle | Politis
      http://www.politis.fr/articles/2016/10/evasion-fiscale-comment-le-gouvernement-a-encore-bloque-un-amendement-decisi

      éLes ONG le prennent d’autant plus mal qu’il y a un précédent de taille. En décembre 2015, lors du vote du projet de loi de finances rectificatif, un amendement visant à lutter contre l’évasion fiscale a déjà été censuré, au nom de la « compétitivité » de la France, à la demande expresse de Christian Eckert. Pour ce faire, le ministre du Budget a été jusqu’à faire revoter les députés"

      "Jeudi dernier, rebelote. L’hémicycle est quasiment vide, et certains députés décident de profiter de l’occasion pour muscler l’amendement sur le reporting afin de le rendre vraiment contraignant. Michel Sapin prend alors la parole. Longuement. En fait, le temps qu’il faut pour demander à ses affidés de rejoindre la séance en catastrophe pour voter contre.... « Vu le nombre que l’on était, s’ils n’étaient pas revenus, l’amendement passait », témoigne le député socialiste « frondeur », Pascal Cherki, qui a dénoncé publiquement (alors que le vote n’était pas public), sur Facebook, les socialistes qui ont fait capoter la mesure : Romain Colas, Sébastien Denaja, François Pupponi, Carlos Da Silva et Christophe Castaner.

      « Ce que montre cette histoire, estime un spécialiste, c’est que non seulement le gouvernement a tous les pouvoirs sur le parlement, mais aussi qu’il est terrorisé à l’idée d’affronter les entreprises »’

      http://zinc.mondediplo.net/messages/11322
      Gilles RAVEAUD » Blog Archive » Et vous, que feriez-vous avec 46 milliards d’euros ?
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2015/12/15/et-vous-que-feriez-vous-avec-46-milliards-deuros

      « (...)somme, qui correspond aux baisses de prélèvements obligatoires annuelles décidées par le gouvernement à partir de 2017. »

      http://www.regards.fr/web/article/philippe-lege-le-pouvoir-politique

      http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article228 Avis de dérégulation financière en Europe

      http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/HALIMI/12484

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/15/banque-de-france-polemique-sur-le-choix-du-futur-gouverneur_4757378_3234.htm

      http://www.politis.fr/Touche-pas-a-Macron,29410.html

      Le PS veut sanctionner le buzz mensonger par 135 000 € (ou la ruine pour tous !)
      http://www.les-crises.fr/le-ps-veut-sanctionner-le-buzz-mensonger-par-135-000-e

      « L’internaute qui ne prend pas conscience de leur caractère mensonger est trompé dans son jugement là où, en tant que citoyen, il devrait toujours disposer d’une information fiable sur l’action de ses représentants. »

      De fausses informations comme sur la Grèce par exemple ? Ou sur le fait que le PS serait de gauche et démocratique (TAFTA) ?

      « Il y a trop de syndicats en France », déplore Jean-Marie Le Guen
      http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/01/20/25001-20160120ARTFIG00284-il-y-a-trop-de-syndicats-en-france-deplore-jean-m

      "D’après lui, le plan « ne satisfait pas ceux qui ne sont jamais satisfaits et qui, quelque part, font profession de ne pas l’être ». Un écho aux propos de son collègue Stéphane Le Foll qui, la veille, réfute l’idée même que les frondeurs du PS puissent être des « partenaires » du gouvernement. « Avec des partenaires comme ça, il faut savoir où sont nos adversaires », avait lancé le ministre de l’Agriculture.
      Mais l’ancien proche de Dominique Strauss-Kahn est allé plus loin encore, fustigeant une « petite » gauche « anti-hollandaise primaire ». « À chaque fois, cette gauche de la gauche, cette gauche critique, qui donne sans arrêt des leçons à tout le monde, elle est incapable de se faire entendre par les Français », a tancé Jean-Marie Le Guen. La veille, Stéphane Le Foll avait déjà fustigé le fait que « le problème en France, c’est qu’on n’est jamais content ». Emmanuel Macron, lui, a déclaré ce mercredi matin qu’un entrepreneur pouvait avoir une vie « plus dure » que ses salariés. Une affirmation que Jean-Marie Le Guen a pris le soin de tempérer... sans pour autant la contredire."

      –Le honteux soutien de la France à Christine Lagarde - Page 1 | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/international/220116/le-honteux-soutien-de-la-france-christine-lagarde

      Argentine : Hollande apporte son soutien aux réformes libérales de Macri #Argentine #UE #Traités_commerciaux #Amérique_du_sud #Amérique_latine
      http://actu.orange.fr/france/argentine-hollande-apporte-son-soutien-aux-reformes-liberales-de-macri-a

      « Au sujet du Traité de libre-échange UE-Mercosur, freiné par des désaccords au sein de ce marché commun sud-américain »

      #PS #Démocratie #PS_Démocratie

      Loi Macron, Syriza, Tafta : 3 passages en force, 3 graves dénis de démocratie - le Plus
      http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1326734-loi-macron-syriza-tafta-3-passages-en-force-3-graves-denis

      Une loi veut supprimer l’égalité de temps de parole des candidats à la présidentielle, Par Eugénie Bastié
      http://www.lefigaro.fr/politique/2015/12/16/01002-20151216ARTFIG00146-une-loi-veut-supprimer-l-egalite-de-temps-de-paro

      Pour mettre fin aux archaïsmes hérités de vieilles idées allant dans le sens de la démocratie, deux membres du PS endossent généreusement un sacerdoce et partent en croisade contre les règles baroques afin de répandre la sagesse et les lumières de leur modernité :

      -"Une proposition de loi déposée par Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas sur la « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle »" ;
      –" La fin de l’égalité stricte de temps de parole
      Au cœur de la proposition, cette mesure veut mettre fin « aux règles baroques » (Urvoas)(...) . Selon la règle en vigueur, tous les candidats, de Nicolas Sarkozy à Jacques Cheminade, doivent avoir le même temps de parole médiatique cinq semaines avant l’élection. « Quand Jacques Cheminade fait 0,25 % des voix au moment du vote décisif (de l’élection présidentielle de 2012, Ndlr), il ne me paraît pas anormal qu’il n’ait pas exactement le même traitement » a argumenté Jean-Jacques Urvoas (...).
      En février 2012, neuf directeurs de rédaction de chaînes de radio et de télévision avaient adressé une lettre ouverte au président du Conseil constitutionnel pour demander que la période de stricte égalité du temps de parole soit réduite à deux semaines. Cette proposition avait été reprise par la Commission de rénovation et de déontologie de la vie publique, présidée par l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin en 2012.
      La règle d’égalité stricte sera donc remplacée par un « principe d’équité », fondée sur « la représentativité de chaque candidat » et sa « contribution à l’animation du débat électoral ». La règle d’égalité stricte sera réservée aux deux dernières semaines avant l’élection."

      Prime au statut-quo et aux candidats ayant déjà accès aux "grands" médias donc. C’est Aphatie et consorts qui vont être soulagés.

      "La loi prévoit également de « ramener d’un an à six mois la période pendant laquelle les candidats à l’élection présidentielle doivent faire figurer leurs recettes et leurs dépenses électorales dans leur compte de campagne ». Une mesure qui devrait avantager les gros candidats, qui bénéficieront de structures partisanes conséquentes pouvant prendre en charge la campagne avant cette période de six mois. En réalité, cette proposition pourrait permettre de doubler les budgets de campagnes des gros candidats."

      La Transition - Ça suffit !
      http://la-transition.fr/Actualite/Fiche/item/ca_suffit__-20
      modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle. Proposition de loi et proposition de loi organique de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle - Panorama des lois - Actualités - Vie-publique.fr
      http://www.vie-publique.fr/actualite/panorama/texte-discussion/proposition-loi-proposition-loi-organique-modernisation-regles-applicab

      Que change la réforme des règles de la présidentielle ?
      http://www.francetvinfo.fr/elections/presidentielle/la-reforme-des-regles-de-la-presidentielle-definitivement-adoptee_13918

      France Inter - Guillaume Meurice s’intéresse à la proposition de...
      https://www.facebook.com/franceinter/videos/985936621441458

      Les médias contre l’égalité, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, mai 2012)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/RIMBERT/47695

      « Au moment où le discrédit des institutions politiques et médiatiques propage son onde de choc dans la société, le Parlement a jugé opportun de voter, mardi 5 avril, une loi qui met fin à l’égalité de temps de parole entre les candidats pendant la campagne présidentielle. Ce texte vise à marginaliser un peu plus dans l’espace public les idées politiques minoritaires — afin de conjurer le risque qu’elle ne deviennent majoritaires ? En 2012 déjà, quelques éditorialistes exaspérés de devoir répondre à des questions hétérodoxes avaient préparé le terrain. »

      #Terrorisme #Stratégie_du_choc

      Maintien de la déchéance de nationalité des terroristes | À la Une | Reuters
      http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN0U612M20151223?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0
      Réforme constitutionnelle : la France de Hollande pire que les Etats-Unis de Bush ? PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Tournant-securitaire-la-France-deja-bien-engagee-sur-la-route-du-modele-US
      Déchéance de la nationalité : une mesure de droite proposée par le PS - Politis
      http://www.politis.fr/Decheance-de-la-nationalite-une,33513.html

      -"Le PS se félicite de l’adoption de ce projet, « conformément aux engagements pris par le Président de la République ». Son communiqué soutient même que le respect de ces engagements a été décidé « malgré les multiples injonctions de l’extrême droite et de la droite dite républicaine »" ;
      –"Le frondeur ajoute que le gouvernement prend ainsi le parti de légitimer « les thèses du Front national, offrant par là même une victoire culturelle et symbolique supplémentaire au bloc réactionnaire ». "

      http://www.lejdd.fr/Politique/Valls-au-JDD-Une-partie-de-la-gauche-s-egare-au-nom-de-grandes-valeurs-765743
      http://www.marianne.net/les-mauvais-exemples-valls-defendre-decheance-nationalite-100239038.html

      Déchéance de nationalité - Marc Trevidic : « Sommes-nous prêts à recevoir les terroristes des autres ? » - La Voix du Nord
      http://www.lavoixdunord.fr/region/decheance-de-nationalite-marc-trevidic-sommes-nous-ia0b0n3238306

      « Le pays est encore sous le coup de l’émotion due aux attentats de novembre. En même temps, la définition du terrorisme est très floue. Il concerne également l’atteinte aux biens. Les Moudjahidinne du peuple iraniens ont été considérés comme terroristes ou pas en fonction des enjeux de notre politique étrangère. Enfin, l’état d’urgence, aujourd’hui, permet d’assigner à résidence des... écologistes. Je suis très surpris de voir la rapidité avec laquelle on range nos principes au placard. Que se passera-t-il, demain, si un régime autoritaire qualifie très largement des opposants de "terroristes" ? »

      État d’urgence : une révision constitutionnelle parfaitement inutile. Par Anne-marie Le Pourhiet
      , professeur de droit public
      http://www.marianne.net/agora-etat-urgence-revision-constitutionnelle-parfaitement-inutile-1002390

      "depuis plusieurs décennies déjà, la Constitution est devenue un instrument de marketing et de communication politiques pour des candidats à la présidence de la République ou des présidents en exercice qui veulent rehausser leur programme ou leur bilan en laissant leur empreinte dans le « marbre constitutionnel ». La révision constitutionnelle fait ainsi office de talonnettes juridiques pour des gouvernants en manque de hauteur politique. La majorité des trois cinquièmes du Congrès, nécessaire pour adopter la révision, sert aussi la stratégie partisane du président en exercice pour gêner l’opposition et la mettre en porte-à-faux. Mais avec ces lamentables jeux politiciens, c’est la qualité même de la Constitution des Français qui se trouve malheureusement dégradée. Ce nouveau projet de révision, parfaitement inutile, illustre encore l’insoutenable légèreté de nos gouvernants. Il convient de le refuser."

      Perquisitions musclées, arrestations injustifiées : les abus de l’état d’urgence
      http://www.les-crises.fr/perquisitions-musclees-arrestations-injustifiees-les-abus-de-letat-durgen
      http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2015/12/4832911_6_3ace_2015-12-16-4b25b4d-27654-h03tel_ece015149c7868b6f6bfdb84ba7d8c781.png

      Vers un état d’exception permanent, par Jean-Jacques Gandini (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/GANDINI/54469

      "Pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs... - Guillaume Duval Alter Éco
      https://www.facebook.com/guillaume.duvalaltereco/posts/431818796942760

      ""Pour ces ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser". Apparemment Manuel Valls n’a toujours pas lu Alterecoplus."

      http://zinc.mondediplo.net/messages/14172

      L’exécutif fait du G.W.Bush, profitant de l’émotion et jouant sur celle-ci ;plutôt que de prendre du recul, inciter à la réflexion et tirer des leçons des nombreuses erreurs commises par différents acteurs au moins depuis le 11 septembre ; et ainsi faire appliquer un état d’urgence et une politique sécuritaire comportant des dérives déjà manifestes, et, cerise politicienne sur le gâteau, la déchéance de nationalité est une mesure totalement inutile et racoleuse mais dont l’effet n’est pas neutre politiquement.

      Les terroristes veulent entre autres disloquer les aspects démocratiques existant en France, ce type de mesure constituent donc une victoire pour l’OEI (voire une incitation à recommencer ?).

      Bien étrange façon d’être patriote que de donner l’image d’un pays lâche se délestant de ses terroristes pour les refiler à d’autres à qui on impose alors la fonction de décharge politique.

      Au passage, le 28/12/2015, répondant à Claude Askolovitch sur I-Télé, Florian Philippot dit à sa manière que ceux qui sont contre la déchéance de nationalité veulent aider des terroristes (http://www.frontnational.com/videos/florian-philippot-sur-itele-90), propos qui se retrouvent aussi sur les réseaux sociaux, c’est dire si ces manoeuvres visent exclusivement le "cerveau reptilien".
      Un point positif peut-être à long terme : le PS risque de ne bientôt plus avoir aucune branche à laquelle se raccrocher pour encore prétendre être de gauche.

      Quant aux propos de Valls, ils rendent, une fois n’est pas coutume, le discours des génies réalistes-détenteurs-de-LA-raison-et-étanches-aux-conduites-sous-le-coup-des-émotion, ridicule.

      –De mieux en mieux... Manuel Valls veut prolonger l’état d’urgence « jusqu’à ce que nous soyons débarrassés de l’EI »
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/22/manuel-valls-s-alarme-du-danger-que-fait-peser-sur-l-europe-la-crise-des-mig

      Manuel Valls va devoir présenter ses excuses pour s’être expliqué chez Ruquier - Ma vie au poste - Télérama.fr
      http://television.telerama.fr/television/manuel-valls-va-devoir-s-excuser-de-s-etre-explique-chez-ruquier

      #PS #PS_Référendums

      Pour Cambadélis, le référendum du PS, « c’est le top, pas le flop »
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/10/18/le-parti-socialiste-revendique-250-000-votants-a-son-referendum_4791930_8234

      "« C’est un succès, c’est le top, pas le flop ! »" ; "la question : « Face à la droite et à l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ? »"

      Au hasard ==>http://zinc.mondediplo.net/messages/1489

      Hollande tenté par un référendum : la fuite en avant - Rue89 - L’Obs, Par Pierre Haski
      http://rue89.nouvelobs.com/2015/12/24/hollande-tente-referendum-fuite-avant-262588

      "« Faute de quoi, selon nos informations, le Président est prêt à consulter les Français par référendum ! L’arme atomique, d’un usage toujours risqué. “ Bien sûr qu’il le fera ! L’option est sur la table ”, certifie un fidèle. »"

      C’est marrant, pour le TSCG ou TAFTA il n’y a pas de référendum. Sans parler du traité de Lisbonne....
      Et si ce référendum a bien lieu, ça va encore être l’occasion de "débats" médiatiques de haut niveau sur un mode arrangeant l’extrême droite.

      Sarkozy, Hollande et Bayrou : les traîtres de Lisbonne - contrelacour
      http://contrelacour.over-blog.fr/article-sarkozy-hollande-et-bayrou-les-traitres-de-lisbonne-1
      http://www.contrelacour.fr

      "Du coté de François Hollande : l’incohérence socialiste habituelle
      Voici ce qu’indiquait le programme des socialistes pour les élections législatives de 2007 : « Il faut dépasser l’impasse politique et institutionnelle et favoriser la négociation d’un traité institutionnel plus simple, soumis à référendum, pour que l’Europe se fasse avec les citoyens. »
      Voici maintenant la position du parti socialiste, exprimée par Monsieur Jean-Marc Ayrault le 16 janvier 2008, au nom des députés socialistes, et suivi à la lettre par François Hollande : « Nous sommes pour le traité, mais nous sommes aussi pour le référendum […]. Dans cet esprit, les députés socialistes voteront le traité de Lisbonne le 6 février prochain mais, pour marquer leur désaccord avec la procédure choisie par le Président de la République, ils déposeront le même jour une motion référendaire soumise au vote. Quant à la réforme constitutionnelle préalable dont nous débattons aujourd’hui, le groupe socialiste s’abstiendra. »
      Voici donc, chers lecteurs, une position uniquement guidée par le diktat de la « communication politique » :
      – s’abstenir sur une réforme constitutionnelle sous les feux des projecteurs, alors même que l’on approuve l’ensemble des réformes introduites. Donner ainsi l’illusion de l’opposition sans pour autant mettre en danger le quorum de 3/5 nécessaire à la réforme.
      – approuver un Traité européen que l’on souhaite pourtant porté au référendum populaire."

      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2015/05/10-ans-le-referendum-vole-de-2005ou-le.html « président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, dans un fort beau discours prononcé dans l’hémicycle le 6 février 2008.(…)Au moment de voter la révision constitutionnelle préalable à la ratification de Lisbonne, la gauche française, pourtant, reniera sa parole. Au sein du Parlement réuni en Congrès, 142 députés et sénateurs socialistes s’abstiendront. Pis, plus d’une trentaine d’entre eux votera favorablement. »

      http://www.bastamag.net/Bientot-100-000-embauches-pour-controler-les-fraudeurs-fiscaux « 100 millions de fraude aux allocations chômage... » ; « On aimerait en tout cas que les pouvoirs publics déploient autant d’ardeur à repérer et sanctionner les autres fraudes. Par exemple, la fraude aux cotisations sociales, par les entreprises, estimée en 2007 entre 8 et 14 milliards d’euros par le Conseil des prélèvements obligatoires, et qui aurait doublé depuis cette date [2]. Ou l’évasion fiscale, qui coûte chaque année à l’État français la très modique somme de 50 à 80 milliards d’euros. L’équivalent de ce qui est collecté chaque année par l’impôt sur le revenu ! Proportionnellement, si l’État décidait d’y consacrer autant d’énergie que pour le contrôle des chômeurs (200 agents pour 100 millions de fraude), il faudrait dédier 100 000 personnes supplémentaires à la lutte contre l’évasion fiscale, au vu de son ampleur. Doubler les effectifs de l’administration fiscale, donc. Ou multiplier par 1000 le nombre de salariés de Tracfin, l’agence spécialisée dans le renseignement et l’action contre les circuits financiers clandestins, qui emploieactuellement 104 agents. Mais il semble plus simple de pointer du doigt le « chômeur-assisté-fraudeur ». » ; « En cas d’« insuffisance de recherche d’emploi », le chômeur se verra proposer un accompagnement renforcé pour « redynamiser » sa recherche... Pourrait-on aussi proposer aux fraudeurs fiscaux de redynamiser leur sens moral et leur attachement à la solidarité nationale et à l’intérêt général ? » ;
      http://zinc.mondediplo.net/messages/12237#message13712

      #Conflits_d'intérêts #Lobbying
      La France désarmée face à une nouvelle crise financière : cette gauche élue pour être l’ennemie de la finance et qui s’est surtout fait le relais du lobby bancaire | Atlantico.fr
      http://www.atlantico.fr/decryptage/france-desarmee-face-nouvelle-crise-financiere-cette-gauche-elue-pour-etre

      http://www.apses.org/initiatives-actions/communiques-et-courriers/article/trois-dirigeants-de-l-institut-de « Par Arrêté du 28 mars 2015, le Ministère de l’Education nationale renouvelant les membres du Conseil National Education Economie a notamment accueilli 3 anciens ou actuels dirigeants de l’Institut de l’entreprise : Jean-Pierre BOISIVON (ancien délégué général duthink tank patronal), Xavier HUILLARD (son actuel président), et Michel PEBEREAU (ancien président).
      Depuis de nombreuses années, l’Institut de l’entreprise s’emploie à transformer le contenu de l’enseignement de Sciences économiques et sociales (SES) au lycée avec un objectif idéologique clairement assumé, comme en attestent les propos tenus par Michel Pébereau en 2006 lors d’une conférence publique : « il serait peut-être bon d’effectuer un travail pédagogique de fond sur nos lycéens, comme cela a été fait par les entreprises depuis 20 ans auprès de leurs salariés, afin de les sensibiliser aux contraintes du libéralisme et à améliorer leur compétitivité, en adhérant au projet de leur entreprise … ». » ; « Pour Michel Pébereau, il ne s’agit donc pas de former des citoyens aptes à comprendre la complexité des enjeux entourant les entreprises, mais de « susciter le goût d’entreprendre ». » ;

      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/HALIMI/52655 « M. Pascal Canfin, l’autre écologiste qui a démissionné du gouvernement, n’a pas choisi de relater son expérience de ministre (délégué au développement).(…) Ce faisant, il décrypte pour nous le fonctionnement, sur ces sujets, d’un Conseil européen : « La France passait beaucoup de temps à demander qu’on supprime telle phrase qui ennuyait la BNP, ou telle autre dommageable à la Société générale. En échange de quoi la France soutenait la demande allemande de supprimer telle phrase qui chagrinait la Deutsche Bank. Sans parler, bien sûr, des Britanniques, qui voulaient qu’on supprime tout le texte ! » » ;

      http://www.mediapart.fr/journal/france/240714/ce-qu-il-faut-retenir-de-la-transparence-des-parlementaires?onglet=full
      "Mais c’est à la fin de cette déclaration d’intérêts que l’on trouve les précisions les plus intéressantes. À la rubrique « Observations », Jean Glavany apporte une référence sur un volet de ses activités dont il n’a jamais aimé parler. « Je ne vois pas dans ce questionnaire où je pouvais indiquer qu’en 2012-2013 (et depuis 2001), j’étais membre du "comité stratégique" du groupe Bolloré, structure informelle s’apparentant à un "think thank" mais qui ne fait de moi ni un salarié, ni un dirigeant, ni un actionnaire de ce groupe. » Lapsus cocasse : au lieu d’écrire « think tank », le parlementaire use du mot « thank ». Comme dans « thank you very much »… " ;

      Bercy : une nomination qui tombe très mal. Par Mathias Thépot
      http://www.latribune.fr/economie/france/bercy-une-nomination-qui-tombe-tres-mal-592403.html

      "La nomination d’un ancien haut dirigeant de la Société générale en tant que directeur de cabinet du ministre des Finances Michel Sapin interroge. Surtout à l’heure où le gouvernement dit vouloir réduire l’influence des lobbies, et où, qui plus est, une décision importante sur l’affaire Kerviel concernant les finances publiques approche."

      "au delà du seul cas Jérôme Kerviel, un tel verdict aurait aussi une influence directe sur les finances publiques françaises. En effet, la banque a bénéficié après l’affaire d’une déduction fiscale de 2,2 milliards d’euros au titre des pertes provoquées par Jérôme Kerviel (4,9 milliards d’euros)"

      "En parallèle, Michel Sapin joue aussi avec la crédibilité du gouvernement. Il porte en effet en ce moment devant le Parlement la loi « Sapin 2 » relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. Celle-ci vise notamment à encadrer les pratiques des différents lobbies du monde des affaires."

      " la taxe sur les transactions financières (TTF), si chère à Michel Sapin, mais qui tombe lentement mais sûrement dans l’oubli, faute de soutien. Ou bien, pourquoi pas, en remettant au goût du jour la loi de séparation bancaire au niveau européen, que l’ancien commissaire européen aux services financiers, le britannique Jonathan Hill, démissionnaire après le Brexit, s’est chargé d’enterrer prématurément."

      Pollueur-payeur : le gouvernement retire un amendement contesté | France info
      http://www.franceinfo.fr/actu/politique/article/pollueur-payeur-le-gouvernement-retire-un-amendement-conteste-771021

      « un amendement gouvernemental déposé ce mardi selon lequel »était réparable (…) le préjudice écologique résultant d’une atteinte anormale aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement" mais pas celui « résultant d’une atteinte autorisée par les lois, règlements et engagements internationaux de la France ou par un titre délivré pour leur application. »"

      Pollueur-payeur : naufrage évité pour l’exécutif - Libération
      http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/02/pollueur-payeur-naufrage-evite-pour-l-executif_1437091

      « Un amendement du gouvernement au projet de loi sur la biodiversité, exonérant les industriels en cas de pollution, a failli voir le jour, mardi. »

      http://www.marianne.net/fusion-lrps-contrer-fn-valls-lance-son-ballon-essai-100237894.html : "Une fusion LR/PS pour contrer le FN ? Valls lance son ballon d’essai" ; ""Compte tenu du danger Le Pen, il faut assumer l’UMPS, l’UMPS c’est l’équivalent chez les autres pays européens des grandes coalitions."" ;

      La leçon de morale de Stéphane Le Foll à une femme au RSA, symbole de la déconnexion des politiques | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/111495/lecon-morale-stephane-le-foll-femme-rsa

      « si l’on résume, ce lundi 14 décembre, sur France inter, le porte-parole du gouvernement, celui qui est censé représenter la ligne de nos dirigeants, vient de dire à une jeune femme au fond du trou et en dépression parce qu’elle ne gagne rien, vit chez ses parents et n’arrive pas à conquérir son autonomie qu’elle n’a qu’à être heureuse parce qu’il y a des gens qui vivent dans des dictatures et des pays en guerre »

       ;

      Pour Moscovici sur "l’autorégulation" : Rémunération des patrons : l’autorégulation prônée par le Medef est un écran de fumée | AlterEco+ Alterecoplus
      http://www.alterecoplus.fr/economie/benjamin-coriat/remuneration-des-patrons-lautoregulation-pronee-par-le-medef-est-un-ecr #MEDEF #AFEP

      Moscovici : les règles du pacte de stabilité "ne doivent pas être remises en cause"
      http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/moscovici-les-regles-du-pacte-de-stabilite-ne-doivent-pas-etre-remises-en

      Smic : dixième année sans vrai coup de pouce, Par Luc Peillon - Libération
      http://www.liberation.fr/france/2015/12/14/smic-dixieme-annee-sans-vrai-coup-de-pouce_1420648

      -"Cette revalorisation minimale est sans surprise car le gouvernement, comme les années précédentes, semblait peu disposé à jouer sur ce levier. Engagé, depuis le début du quinquennat, dans une politique de l’offre consistant à contenir le coût du travail par de massives baisses de prélèvements en faveur des entreprises" ;
      –"Le gouvernement peut également s’abriter derrière le comité d’experts qui, chaque année depuis son installation en 2009, recommande de s’en tenir à la revalorisation légale afin de ne pas « ajouter à l’incertitude », en cette période de reprise poussive de l’économie. En dehors d’un mini-coup de pouce en juillet 2012 à l’arrivée de la gauche au pouvoir – et qui correspondait davantage à une « avance » sur l’année 2013 – le Smic n’aura donc pas connu de bonus depuis dix ans.

      Justification de la ministre du Travail, Myriam El Khomri : « Pour favoriser le pouvoir d’achat […], l’outil le plus juste reste l’impôt », a-t-elle expliqué aux syndicats, en mettant en avant les « allègements d’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes [...], amplifiés en 2016 avec 2 milliards d’euros d’allègement supplémentaires »."

      Vénézuela : Maduro s’en prend à Valls
      http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/17/97001-20151217FILWWW00391-venezuela-maduro-s-en-prend-a-valls.php

      « lettre de félicitations envoyée par le premier ministre français Manuel Valls à Jesus Torrealba, chef de la coalition Unité démocratique (MUD) qui a remporté les élections législatives. »

      http://zinc.mondediplo.net/messages/11322

      La légion d’honneur polémique du prince d’Arabie Saoudite - Le Petit Journal du 07/03 - CANALPLUS.FR
      http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid6515-le-petit-journal.html?vid=1369851

      #Secret_des_affaires :
      http://www.mediapart.fr/journal/international/290115/secret-des-affaires-la-france-fait-pire-que-leurope "Pour le député européen écologiste Pascal Durand, le projet de directive européenne sur le secret des affaires est « indissociable » du traité transatlantique. Les mesures sur l’arbitrage, le blocage des normes, le secret des affaires forment un tout pour assurer aux grands groupes des protections infranchissables. Le texte français lui paraît encore plus dangereux car il institue des sanctions pénales. « Qui est visé ? Si ce n’est les salariés, les journalistes, les associations », s’interroge-t-il." ;

      http://www.mediapart.fr/journal/france/220714/les-socialistes-preparent-l-omerta-sur-la-vie-des-affaires?onglet=full http://www.mediapart.fr/journal/economie/071012/moscovici-exhume-le-secret-des-entreprises

      http://www.arnaudpelletier.com/2014/04/02/comment-mediapart-voit-le-sectret-des-affaires http://www.mediapart.fr/journal/international/020414/secret-des-affaires-un-projet-de-directive-organise-lomerta http://www.mediapart.fr/journal/france/220714/les-socialistes-preparent-l-omerta-sur-la-vie-des-affaires http://www.lesechos.fr/02/02/2012/LesEchos/21115-042-ECH_le-secret-des-affaires-enfin-protege.htm

      #Multinationales : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/BERNIER/52624 « Soumise au vote, cette résolution a été adoptée en dépit de l’opposition des nations les plus riches : l’ensemble des pays de l’Union européenne, le Japon et les Etats-Unis se sont prononcés contre. « La France a préféré une approche progressive qui s’appuie sur les travaux engagés depuis 2011, de façon à pouvoir appliquer concrètement ces mesures plus rapidement », a tenté de justifier Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie » ; « La voie « plus concrète et plus rapide » voulue par le gouvernement se nomme « principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ». Rédigés en étroite concertation avec les sociétés privées, ils sont non contraignants et tout à fait inoffensifs. Le onzième principe indique d’ailleurs que « les entreprises devraient respecter les droits de l’homme », un conditionnel qui en dit long sur la motivation politique des rédacteurs. » ;

      http://www.terraeco.net/multinationales-devoir-vigilance,58345.html « Peine perdue. Malgré la faible présence des députés UMP (3 députés sur les 198 que compte le groupe), de celle des UDI (3 sur 30) et des radicaux (2 sur 18) et la mobilisation du groupe écologiste (12 votants sur les 18 membres du groupe), les députés socialistes se sont majoritairement alignés sur la position du gouvernement. La proposition de loi avait beau émaner d’un allié, ils étaient 16 sur 21 votants (alors que le groupe compte 287 députés) à se prononcer en faveur d’un renvoi du texte de loi. » ; « Il montre la soumission du pouvoir politique au monde des affaires, aux entreprises du CAC 40 et à leurs syndicats. Le gouvernement, au lieu de soutenir la proposition de députés de son propre camp et d’honorer une promesse de campagne, fait une contre-proposition au rabais. Celle-ci s’aligne sur les prises de positions de l’Afep (Association française des entreprises privées). Elle ne propose aucune avancée. La seule mesure évoquée est l’adoption par les entreprises d’un code de conduite interne. Celui-ci existe déjà. » ; « Non. On ne peut pas, sous prétexte de faire un profit maximal, être dispensé du respect minimal des droits humains. Danielle Auroi, dans son discours hier à l’Assemblée, se disait désagréablement surprise par les débats en commission. « J’ai parlé de gens qui meurent. On m’a répondu CAC 40 » » ; « Le simple respect des droits humains basiques d’un bout à l’autre de la chaîne de production. On ne demande pas la lune, uniquement que les travailleurs ne meurent pas dans les ateliers, que des enfants ne soient pas exploités… » ; « que les entreprises normales qui ne commettent pas d’atrocités subissent la concurrence déloyale de groupes sans scrupules. Sous prétexte que les filiales sont plus directement impliqués, les sociétés mères se dédouanent. Pourtant, ce sont elles qui engrangent les bénéfices. » ; « La plainte déposée en 2013 contre Samsung pour son recours au travail forcé et au travail d’enfants dans les usines chinoises a été classée sans suite alors que l’ONG China Labour Watch avançait des éléments solides. La plainte déposée contre Auchan pour son implication dans le drame du Rana Plaza a finalement connu le même sort. » ; « Une seconde proposition de loi pourrait être déposée en mars prochain, via la niche parlementaire des députés socialistes. » ;

      http://www.bastamag.net/Une-premiere-loi-pour-proteger-les-oublies-de-la-mondialisation-neo-libera « La loi instaurant un « devoir de vigilance » pour les multinationales françaises en matière sociale et environnementale, a finalement été votée ce 30 mars. Si la gauche dans son ensemble s’est prononcée en faveur du texte, la droite s’y est opposée au nom de « la compétitivité » des entreprises. Ce texte est pourtant censé apporter une réponse à des catastrophes comme celles du Rana Plaza au Bangladesh, ou à de futurs drames sociaux et pollutions environnementales dans lesquels seraient impliquées des grandes entreprises françaises. Des inquiétudes demeurent également quant à la volonté du gouvernement et du ministre de l’économie Emmanuel Macron de faciliter sa mise en œuvre. » ;

      http://www.amisdelaterre.org/L-Union-europeenne-sabote-les.html

      http://www.les-crises.fr/cdh-impunite-multinationales

      https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/le-conseil-des-droits-de-l-homme

      http://www.altermondes.org/impunite-multinationales

      Réforme bancaire : le douloureux aveu des banquiers aux députés - Arrêt sur images
      http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-01-30/Reforme-bancaire-le-douloureux-aveu-des-banquiers-aux-deputes-id5570

      Concessions autoroutières : pourquoi l’État refuse-t-il de rendre public son accord avec Vinci, Eiffage et Abertis ? - Observatoire des multinationales
      http://multinationales.org/Concessions-autoroutieres-pourquoi-l-Etat-refuse-t-il-de-rendre-pub

      #Lobbying http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/03/13/encadrer-le-lobbying-la-promesse-oubliee-de-francois-hollande_4586504_435577

      Laurence Boone, conseillère économique de Hollande, quitte l’Elysée
      http://www.ouest-france.fr/politique/francois-hollande/laurence-boone-conseillere-economique-de-hollande-quitte-lelysee-396391

      -"La conseillère de François Hollande a indiqué avoir évoqué son départ avec le chef de l’État qui, selon elle, s’est montré « satisfait », son retour dans le secteur privé étant « dans l’esprit qui est le sien d’une mobilité entre le privé et le public »."

      L’esprit d’Hollande ?

      -"La commission de déontologie de la fonction publique a donné son feu vert à son retour dans le secteur privé, a-t-elle relevé."

      La conseillère de Hollande s’opposait à la régulation des banques
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/13/la-nouvelle-conseillere-de-hollande-s-opposait-a-la-regulation-des-banques_4

      -"Dans une note du 15 avril, elle accuse les règles d’encadrement européennes régissant les « asset backed securities » (ABS, titres de Bourse adossés à des emprunts, produits spéculatifs en cause dans la crise des crédits immobiliers américains) d’être trop sévères et de risquer d’affaiblir ce marché." ;
      –"Laurence Boone regrette en revanche que le mécanisme de sauvetage des banques ne soit pas mis en place plus vite, en raison notamment de blocages de la part des gouvernements français et allemand." ;
      –"« Nous voulons croire que le gouvernement évitera de mettre en danger les graines de la croissance avec de nouvelles doses d’austérité. »"

      Medef et PS, 30 ans d’amour - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/medef-et-ps-30-ans-d-amour

      "La dictature des marchés ? La libre circulation des marchandises, à travers l’Europe
      et le monde ? Les centaines de milliards qui s’évadent, chaque jour, de Paris à Panama ? Tout ça n’est pas tombé du ciel, tout seul, comme la pluie ou comme une fatalité.
      Des gouvernements l’ont construit, et bien souvent des gouvernements « socialistes »…"

      "« Les dirigeants de l’ERT ont été à l’avant-garde du soutien de mon idée. » C’est Jacques Delors , alors président (socialiste) de la Commission européenne, qui l’explique tranquillement : pour bâtir l’Europe, voilà avec qui lui s’est allié : avec l’ERT, l’European Round Table, qui rassemble 45 « capitaines d’industrie », les PDG de Total, Nestlé, Renault, Siemens, etc."

      "À l’appel de leur ministre, Dominique Strauss-Kahn , trente-cinq patrons se rendent au siège de Publicis. Et à sa demande, encore, ils acceptent de verser 200 000 F chacun pour son futur « Cercle de l’Industrie »"

      "« On lui payait une secrétaire, un chauffeur et un téléphone », se souvient Raymond Lévy, ancien président de Renault et du Cercle. Via des comptes secrets, sa collaboratrice est payée par Elf. Tandis que lui ne touche rien, en apparence : c’est son bénévolat. "

      "En 2012, François Hollande a ainsi placé à ses côtés Emmanuel Macron , comme « secrétaire général adjoint de la présidence ». Banquier d’affaires pour Rotschild, habitué à fréquenter et à manier les grandes fortunes, c’est lui qui a impulsé le Pacte de responsabilité, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, avant d’œuvrer comme ministre de l’Économie.

      Pour remplacer Emmanuel Macron à l’Élysée, qui François Hollande a-t-il choisi ? Laurence Boone , chef-économiste Europe de Bank of America Merrill Lynch. Rotschild vs Merrill Lynch, c’est une forme de pluralisme…

      Et qui était le prédécesseur de Macron à Bercy ? Pierre Moscovici. Vice-président du « Cercle de l’Industrie »"

      #TAFTA http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article223 « Dans son discours de départ de l’OMC, son directeur général, le « socialiste » Pascal Lamy, regrettait ouvertement le temps « où les négociations commerciales pouvaient être menées et les accords pouvaient être conclus et même appliqués en grande partie à l’abri des regards du public [1] ». Il est vrai que négociations commerciales et démocratie font rarement bon ménage. » ; « Les quatre cents accords bilatéraux de libre-échange et les trois mille traités d’investissement actuellement en vigueur » ; « « Aller vite n’est pas un problème, c’est une solution », expliquait François Hollande à propos de la négociation du traité transatlantique. « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations [2]. » Dans sa foire aux questions visant à rassurer les citoyens européens, la Commission européenne est explicite : « Pour réussir des négociations commerciales, il faut respecter un certain degré de confidentialité – autrement, cela reviendrait à montrer son jeu à son adversaire durant une partie de cartes. [3] »
      Mais le scandale démocratique ne s’arrête pas à l’escamotage du débat public. Les lobbies industriels et financiers disposent d’une place officielle privilégiée auprès des négociateurs afin d’orienter les négociations selon leurs intérêts. Leur influence peut, à certains égards, égaler, voire dépasser, celle des Parlements ou des gouvernements. » ; « David O’Sullivan, directeur de la DG Commerce, admettait ainsi en 2009 que, bien que sa porte soit ouverte aux ONG, il rencontrait « majoritairement des représentants de l’industrie », car « c’est ainsi que cela fonctionne » [5]. La Commission européenne ne s’en cache pas. En matière de politique commerciale, l’intérêt des multinationales européennes prime le reste. D’après l’ancien commissaire au commerce Karel de Gucht, son travail consistait à « ouvrir de nouveaux marchés pour l’industrie européenne et le secteur des services [6] » » ; « Le dialogue économique transatlantique (Transatlantic Business Dialogue –TABD) a été créé en 1995 par plus d’une centaine de dirigeants industriels européens et américains(…) Ce qui est très révélateur, c’est que la Commission européenne est à l’origine de la création du TABD. « Avec le gouvernement américain, nous avions demandé aux hommes d’affaires des deux côtés de l’Atlantique de se rassembler pour voir s’ils pouvaient parvenir à un accord sur les prochaines actions à entreprendre », expliquait l’ancien commissaire au commerce Leon Brittan en 1996. » ;

      http://www.contrelacour.fr/hiver-2014-marche-transatlantique « Concernant les services financiers, la France continue à plaider pour son inclusion dans l’accord. Cependant, il n’existe pas de consensus européen à ce sujet car les règles américaines sont à ce jour beaucoup plus strictes que celles européennes. » ;

      https://www.libre-echange.info/veille/article/parti-socialiste-europeen-unis

      http://www.marianne.net/tafta-les-sociaux-democrates-valident-douce-les-tribunaux-arbitrage-100231

      https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/le-gouvernement-francais-defend-l

      https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/comite-consultatif-tafta-la

      http://www.arretsurimages.net/breves/2015-02-27/Tafta-le-gouvernement-embarrasse-par-une-fuite-Mediapart-id18622

      https://www.libre-echange.info/veille/article/fuite-des-positions-francaises-sur

      https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-05-20-GMT
      "Nous avons tout à gagner à aller vite, lâchait le président François Hollande lors d’une conférence de presse à Washington, le 11 février 2014. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. »" (avec l’habituel respect des orthodoxes envers tout ce qui déborde de leur maigre discours...)

      Montebourg et son numéro d’Arnaud-le-rouge, dont il est certain que des commentateurs le vendront comme un potentiel candidat de la "vraie gauche" à l’occasion.
      Euro, Tafta, industrie : trois affirmations de Montebourg décryptées. Par Mathilde Damgé et Maxime Vaudano
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/10/euro-tafta-industrie-trois-affirmations-de-montebourg-decryptees_4455105_435

      "En outre, il n’est pas inutile de rappeler que l’objectif même de ce traité, proclamé dans le mandat de négociation, est d’atteindre le plus haut niveau possible de libéralisation des économies américaine et européenne, en limitant au maximum les mesures préférentielles favorisant les entreprises locales par rapport aux concurrents étrangers.

      Ce qui n’est tout à fait en phase avec l’idée de « démondialisation » prônée par Arnaud Montebourg pendant la primaire socialiste, ni avec ses prises de position depuis son entrée au gouvernement"

      Montebourg, l’homme qui retourne sa marinière - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://fakirpresse.info/montebourg-l-homme-qui-retourne-sa-mariniere

      "Comptait-il le transformer, franchement, ce « système extrémiste », en compagnie des Hollande, Moscovici, Cahuzac et Sapin, tous ces gens qui sont, et depuis belle lurette, et par mille biais, « les alliés des marchés financiers » ? C’est lui qui en est transformé, surtout. Car le même M. Démondialisation soutient, désormais, le projet d’accord de libre- échange transatlantique. « N’est-ce pas un peu contradictoire ? » l’interroge un journaliste. Arnaud Montebourg : « Enfin, c’est-à-dire que les accords de libre-échange ils sont, d’abord il ont un avantage c’est qu’il y a deux entités, c’est pas la mondialisation. C’est deux continents, qui ont des règles, qui ont des préférences. (...) Donc, c’est un accord qui peut être égalitaire. C’est un accord qui peut être gagnant-gagnant et non pas perdant-perdant, ce qui était le cas de la mondialisation jusqu’à présent. Et ce n’est pas un accord de mondialisation, c’est un accord régional, entre deux régions du monde. » (RTL, 16/6/2013.)"

      http://www.rtl.fr/actu/politique/le-grand-jury-arnaud-montebourg-ministre-du-redressement-productif-invite-du-gra

      Traité transatlantique : la France propose (discrètement) d’instaurer l’arbitrage privé en Europe
      http://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/traite-transatlantique/traite-transatlantique-la-france-propose-discretement-d-instaurer-l-arb
      #Lobbying #Ploutocratie

      "Paris semble avoir discrètement changé d’avis dans le cadre des discussions sur l’abrogation des traités bilatéraux conclus dans les années 1990 avec les pays de l’ex-URSS aujourd’hui membres de l’UE. Dans une proposition transmise au Comité de politique commerciale du Conseil de l’UE le 7 avril, les cinq Etats membres demandent la création d’un système intra-européen de protection des investissements, avec un mécanisme d’arbitrage privé.

      « Cette proposition institutionnaliserait l’ISDS dans toute l’UE, et donnerait un pouvoir délirant à toutes les entreprises qui estiment que les réglementations publiques sur l’environnement, l’alimentation et le travail représentent des entraves systématiques à leurs profits », se désole Amélie Canonne, présidente de l’AITEC, dans un communiqué. L’AITEC relève par ailleurs que cette proposition est « très semblable » à celle de l’association patronale Business Europe."

      La France promeut l’arbitrage privé du Tafta au sein même de l’Europe
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/05/19/la-france-promeut-l-arbitrage-prive-du-tafta-au-sein-meme-de-l-europe_492190

      On appréciera particulièrement le soucis de l’indépendance et de la séparation des pouvoirs.

      Tafta : le cul sur un volcan - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Le-cul-sur-un-volcan-770
      M.Sapin :

      « Le référendum n’est pas la bonne réponse démocratique à une question comme celle-ci. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir débat. Il doit y avoir débat. Parce que les Français doivent pouvoir comprendre ce qui se passe. Trop souvent et depuis trop longtemps ils ne comprennent plus les enjeux. Ils ne comprennent donc plus les réponses qui sont apportées. Ça aussi, l’efficacité c’est nécessaire, mais l’explication pour être compris, c’est un élément fondamental de notre politique. »

      Tafta : La France demande l’arrêt des négociations, mais celles-ci s’arrêteront-elles ? - Basta !
      http://www.bastamag.net/Vers-la-fin-du-Tafta

      "La France, un nouvel adversaire du libre-échange ? Au contraire, analyse Maxime Combes de l’association Attac France, c’est « au nom du libéralisme » que le gouvernement veut stopper ce projet de traité. Les Etats-Unis refusent en effet de libéraliser davantage leurs marchés publics. La France n’a par ailleurs pas le pouvoir d’arrêter seule les négociations."

      "Au mois de mai, François Hollande avait déjà prononcé un cinglant désaveu vis-à-vis du Tafta : « à ce stade, la France dit non ». Des propos alors confirmés par Matthias Fekl, puis par Manuel Valls qui avait affirmé à la veille du Conseil européen du mois de juin qu’« il ne pouvait y avoir d’accord transatlantique ». Mais rien n’est venu. A l’occasion de ce même Conseil européen des 27 et 28 juin, Jean-Claude Juncker a déclaré avoir « demandé à tous les chefs de gouvernement si, oui ou non, la Commission devait poursuivre les négociations avec les États-Unis » : aucune réserve, critique ou demande d’arrêt des négociations n’a été prononcée. Ni par François Hollande, ni par aucun autre chef d’État ou de gouvernement."

      "Cette posture qui semble manquer de cohérence ne doit pas surprendre. Entre mai 2009 et septembre 2014, l’UE et le Canada ont négocié le Ceta (projet de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada,lire ici) qui peut-être vu comme le petit frère du Tafta, ou mieux, sa préfiguration : 80 % des entreprises étasuniennes opérant en Europe pourraient par exemple avoir recours aux tribunaux d’arbitrage privés pour attaquer les États européens via leurs filiales canadiennes. Que ce soit du point de vue agricole, des services publics, des mécanismes protégeant les investisseurs privés ou encore de la protection de l’environnement, les réserves et critiques rendues publiques par les ONG, syndicats et associations sont en tout point comparables au Tafta [2]. Pourtant, François Hollande et Matthias Fekl appellent à sa ratification rapide, considérant le Ceta comme « un bon accord »."

      Traité transatlantique : Pierre Moscovici ne juge "pas pertinent" de suspendre les négociations
      http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/27270-tafta-traite-transatlantique-pierre-moscovici-pertinent.h

      #Traités_commerciaux_CETA #CETA
      Libre-échange UE-Canada : les manœuvres socialistes pour étouffer le débat à l’Assemblée par Erwan Manac’h | Politis
      http://www.politis.fr/articles/2016/10/libre-echange-ue-canada-les-manoeuvres-socialistes-pour-etouffer-le-debat-a-

      La leçon du #CETA ? Trop de démocratie ! - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/la-lecon-du-ceta-trop-de-democratie-1217
      #Médias #Traités_commerciaux #Bêtisier #PS #Démocratie #Ploutocratie

      « Danielle Auroi présente une motion en ce sens. Elle est soutenue par des parlementaires socialistes, écologistes, radicaux, et détient ainsi la majorité dans sa commission. Sauf que, le matin du vote, le 5 octobre, cinq députés PS se font porter pâles : ils ont d’autres occupations, ailleurs. Ils sont alors remplacés par cinq autres députés PS… mais qui eux s’opposent au texte ! La motion est alors rejetée par 12 voix contre 4. Puis ces cinq supplétifs démissionnent à leur tour, et les autres reviennent ! »

      L’autodestruction du Parti socialiste, par Rémi Lefebvre (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/LEFEBVRE/55959
      #Novlangue #Bêtisier

      "Pour valoriser l’action du gouvernement, que le peuple de gauche désavoue massivement, le PS reprend mot pour mot les éléments de langage de la droite en 2012 : la nécessité de la « réforme » s’est imposée pour « préserver le modèle social français ». « La politique de l’offre n’est ni de droite ni de gauche : elle est nécessaire », a pu déclarer M. Stéphane Le Foll"

      "Quelle rationalité électorale poursuivent les élites socialistes, par ailleurs si « raisonnables » ?"

      "Jusqu’à présent, le PS appartenait à ce type de parti que le politiste italien Angelo Panebianco a appelé « électoral-professionnel » (3), c’est-à-dire voué à un seul objectif : la maximisation des performances électorales."

      " La « loi travail », qui ne faisait pas partie des engagements de 2012, n’a jamais été discutée au PS ; elle n’a fait l’objet d’aucun vote du bureau politique. La direction du parti a même renoncé à produire un programme en vue de l’élection présidentielle. "

      "Reconnaissant que le PS est au bout d’un cycle, le premier secrétaire prône désormais son « dépassement » autour de la Belle Alliance populaire, fédération de la « gauche de transformation » regroupant associatifs, syndicalistes, intellectuels et partenaires du PS. Il s’agit de s’adresser au peuple de gauche « au-delà des appareils radicalisés contre le PS ». Lors du lancement de cette initiative, le 13 avril, M. Cambadélis s’affichait aux côtés de MM. Jean-Vincent Placé et Jean-Luc Bennahmias"

      "Fortement minoritaire lors de la primaire de 2011 (8), il cherche à liquider le « vieux parti », comme l’un de ses modèles, M. Anthony Blair, l’avait fait avec le Labour au Royaume-Uni, pour réinitialiser le jeu politique au centre."

      "Enfin, le président peut compter sur la droitisation du jeu politique, à laquelle il a lui-même largement contribué, mais qui peut le déplacer sur la gauche dans les mois qui viennent. L’action du gouvernement a déporté le centre de gravité du pensable et du dicible vers la droite, comme en témoigne la réécriture de la « loi travail » au Sénat.

      Le président escompte que la surenchère libérale à laquelle donne lieu la primaire des Républicains, pleinement décomplexés (suppression de l’impôt sur la fortune et des trente-cinq heures, réduction massive du nombre de fonctionnaires…), réinstalle le clivage gauche-droite. Une victoire de M. Nicolas Sarkozy à la primaire serait très favorable à M. Hollande. Le PS entonne déjà le refrain des élections législatives de 1986 : « Au secours, la droite revient ! » « Les Français vont enfin comparer », s’écrie M. Le Foll. Le discours convenu sur le « tripartisme », avec la qualification annoncée de la présidente du FN, Mme Marine Le Pen, au second tour de la présidentielle, permet déjà aux dirigeants socialistes de se positionner comme les gardiens de la République."

      Les investisseurs chinois achètent-ils la France ?, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/BULARD/56415

      Lors de son voyage à Shanghaï en janvier 2015, M. Manuel Valls s’est acharné à « vendre la France », déclarant, en homme de gauche convaincu : « L’image selon laquelle il est impossible de licencier en France est fausse. » Et d’ajouter : « La protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France (8). » Comme s’il n’avait d’autre chose à offrir que la déréglementation du travail.

      Investissements chinois, de Toulouse aux Champs-Élysées, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, octobre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/BULARD/56414

      « Non seulement il a profité de la privatisation de cet aéroport pour en prendre 49,9 % du capital, mais MM. Manuel Valls et Emmanuel Macron lui ont octroyé un pacte d’actionnaires hors normes permettant aux propriétaires chinois, minoritaires, de diriger »

    • Prison ferme pour 8 anciens salariés de Goodyear. Par AFP, Erwan Manac’h - Politis
      http://www.politis.fr/Prison-ferme-pour-8-anciens,33591.html

      « L’entreprise avait en revanche retiré sa plainte avant le procès du 24 novembre, en application de l’accord de fin de conflit signé avec les syndicats fin janvier 2014. Le maintien des poursuites est donc le fait du procureur de la République, ce qui démontre le caractère politique de l’affaire. »

      Démission de Taubira : le bilan, c’est maintenant ! - Blabla #19 - Osons Causer - Osons Causer
      http://osonscauser.com/demission-de-taubira-le-bilan-cest-maintenant

    • Ce soir (ou jamais !) : LA GAUCHE EST-ELLE ENCORE AU POUVOIR ? 05/02/2016 - France 2
      http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais
      Magnifique, rien qu’avec la présentation du type du PS on a un condensé du discours orthodoxe/ordo-libéral, de sa novlangue prétentieuse et méprisante : « pôle des réformateurs » (parce que, oui, il faut le savoir, soit t’es pour leurs réformes, soit tu es un archaique opposé à toute forme de réforme par principe), puis la « gauche » et le « réel » (un monopole ne leur suffisant pas, ils s’en arrogent plein, dont celui du réalisme : d’un côté, les événements depuis 2007 ne leur donnent-ils pas pleinement raison ?)

      Le représentant du PS essaie sérieusement de convaincre que l’exécutif actuel est de gauche en citant les propositions de Sarkozy : ce dernier affichant des positions plus droitière que le PS, c’est bien que ce dernier est de gauche...
      Il annonce ensuite qu’il va exposer sa vision de la « vraie inégalité » (on ne le voit pas du tout venir à vingt bornes) : les millions de chômeurs. Une façon de les opposés aux privilégiés ayant un emploi ?

      Le reste est à l’avenant.

    • Déluge de bombes sur le code du travail, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, 19 février 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-02-19-code-du-travail

      -"Bien sûr, il ne s’agit que d’un projet et tout peut encore bouger. Le pouvoir excelle dans les manœuvres consistant à laisser fuiter les dispositions les plus folles pour ensuite accréditer l’idée que le pire a été évité." ;
      –"Jusqu’à présent, le principe fondamental du droit du travail donnait la priorité aux lois édictées par les élus de la République à moins qu’un accord à un niveau inférieur (branche, entreprise) se révèle plus favorable au salarié. Désormais, un accord dans une entreprise prévaut sur la loi, même s’il est défavorable à ce dernier. Singulière conception de l’« égalité réelle » !" ;
      –"La journée de travail de 10 heures, qui était jusqu’à présent l’exception, pourra se généraliser en « période d’activité accrue » ou « pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise ». Elle pourra même s’élever à 12 heures. Jusqu’alors, les dérogations exigeaient une autorisation administrative. Désormais, il suffira d’un accord d’entreprise — dont le recours sera facilité" ;
      –"Même principe pour la durée hebdomadaire, laquelle pourra grimper jusqu’à 46 heures en moyenne pendant 16 semaines par an (au lieu de 12 aujourd’hui) et même atteindre 48 heures « en cas de surcroit d’activité », sans autre précision. Un simple accord d’entreprise suffira. Le gouvernement ne renonce pas au plafond des 60 heures réclamé par les entreprises mais il l’encadre quand même d’une autorisation de l’inspection du travail." ;
      –" le forfait-jours (...) sera étendu aux entreprises de moins de 50 salariés (sans distinction de fonction). Les charges de travail au quotidien pourront franchir toutes les barrières car, dans la pratique, elles ne seront plus contrôlables.

      D’autant que les 11 heures de repos quotidiennes consécutifs obligatoire sautent. Elles pourront être « fractionnées » !

      De plus, « le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d’exécution du contrat de travail n’est pas un temps de travail effectif », sauf s’il dépasse le « temps normal »" ;
      –"Grâce à quelques syndicats, comme la CFDT et la CGC, qui avaient signé l’accord national interprofessionnel (ANI), et à M. Hollande, qui a concocté la loi dite de « sécurisation de l’emploi », le patronat pouvait réduire les salaires, augmenter le temps de travail et bien sûr licencier « en cas de difficultés économiques », dont l’interprétation était laissée aux juges. Le texte désormais les définit" ;
      –"Et ce, « au niveau de l’entreprise » (et non du groupe). Il suffit pour les grosses sociétés de présenter les comptes de leur filiale en déficit (un jeu d’enfant) pour que tout soit possible. Exit le droit au reclassement des salariés licenciés." ;
      –"Le travailleur qui refuse une mutation à l’autre bout de la France ou une baisse de salaire, ou encore une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, sera tout simplement licencié (auparavant il avait droit au statut de licencié économique) ; il garde ses droits au chômage mais perd celui du reclassement."

      Pas de problème à risquer un "dérapage" des dépenses publiques dans ce cas ?

      -"Le patron pourra même licencier « sans cause réelle et sérieuse », il lui suffira de payer une indemnité forfaitaire fixée à l’avance (...) Ainsi, un salarié jugé plus assez productif ou trop ouvertement revendicatif peut être jeté sur le carreau à n’importe quel moment." ;
      –"Les heures supplémentaires pourront être majorées de 10 % — et non plus 25 % de plus pour les huit premières heures, 50 % au-delà. Il suffit d’un accord d’entreprise. Pour un salarié payé au Smic, l’employeur devra débourser moins de 1 euro par heure supplémentaire (0,96 euro contre 2,4 euros en vertu de la loi précédente). Une broutille qui le poussera à y recourir au lieu d’embaucher." ;
      –"la loi passe au second plan même quand elle protège mieux les salariés. C’est l’accord d’entreprise qui prime. La loi Macron (lire « Le choix du toujours moins », Le Monde diplomatique, avril 2015) avait déjà introduit cette disposition mais elle restait exceptionnelle. Elle deviendra la règle.

      Certes, cet accord devra être majoritaire, c’est-à-dire signé par des syndicats représentant plus de la moitié des salariés lors des élections professionnelles. Mais si ce n’est pas le cas, les syndicats minoritaires (au moins 30 % des voix) pourront recourir au referendum auprès des salariés. Et le pouvoir de vanter cette démocratie directe" ;
      –"la question posée n’est pas définie collectivement, loin s’en faut. Si des syndicats minoritaires peuvent impulser la consultation, son contenu demeure entre les mains du patronat et prend souvent l’allure de chantage" ;
      –"comme l’explique fort bien le spécialiste du travail Pascal Lokiec, « cela conduit potentiellement au dumping social et complexifie la situation du salarié qui changera de droit applicable en même temps qu’il changera d’entreprise (1) »"

      La "simplification" et la "clarification" à géométrie variable...

      DOSSIER SPÉCIAL Réforme du marché du travail : tout comprendre aux débats sur la loi El Khomri | AlterEco+ Alterecoplus
      http://www.alterecoplus.fr/social/reforme-du-marche-du-travail-tout-comprendre-aux-debats-sur-la-loi-el-k

      Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe - Basta !
      http://www.bastamag.net/Partout-en-Europe-les-reformes-du-travail-facilitent-les-licenciements-et

      #LoiTravail : le gouvernement tente la riposte en ligne au front du refus - Rue89 - L’Obs #Bêtisier
      http://rue89.nouvelobs.com/2016/02/26/loitravail-gouvernement-tente-riposte-ligne-front-refus-263292
      http://api.rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/mobile2-tablette-asset-center/public/assets/image/2016/02/capture_decran_2016-02-26_a_16.13.55.png

      -"« Cette loi permettra à notre pays de se doter d’une véritable culture du compromis au plus près des salariés et des employeurs, qui ira dans le sens du progrès social et de la compétitivité de notre économie et permettra de gagner la bataille de l’emploi. »" ;
      –"Dominique Reynié, le chef de file Les Républicains en Languedoc-Roussillon, qui a initié une contre-pétition sur Change.org : « Oui à la Loi Travail », qui avait recueilli 137 signatures vendredi après-midi au moment où cet article est bouclé, dont celles de... Pierre Gattaz et Laurence Parisot, l’actuel et l’ex-patron du Medef."

      https://www.facebook.com/OnVautMieux/videos/980645078639543

      Sur les "tabous" allant avec ===>http://zinc.mondediplo.net/messages/7395

      #RégressionSociale Les sénateurs ont adopté un... - Collectif Roosevelt
      https://www.facebook.com/Roosevelt2012.community/posts/980564902062969?pnref=story

      « #‎RégressionSociale‬ Les sénateurs ont adopté un amendement qui réinstaure les 39 heures. ‪#‎35h‬ ‪#‎RTT‬
      Surtout cet amendement est justifié par de la ‪#‎propagande‬ contre les français, citation » la durée du travail des salariés employés à temps plein en France demeure parmi les plus faibles des pays européens"
      Or si les sénateurs avaient compté les temps partiels, ils seraient arrivé à un temps de travail effectif moyen d’environ 35,6 heures par semaine dans l’Hexagone, contre 35,3 heures en Allemagne !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      L’Allemagne recourt davantage au temps partiel : 27% des emplois salariés (80% sont des femmes) contre 18% en France. Faire exprès de ne pas les compter c’est de la ‪#‎manipulation‬ pure et simple"

      Du droit du travail au travail sans droits, par Hélène-Yvonne Meynaud (Le Monde diplomatique, mars 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/MEYNAUD/54924

      Temps de travail, salaires, licenciements, dumping social, santé : tout ce que la loi va changer pour les salariés. PAR RACHEL KNAEBEL 13 JUIN 2016 - Basta !
      http://www.bastamag.net/Entre-l-Assemblee-et-le-Senat-un-projet-qui-deregule-largement-le-temps-de

      -"Le projet de loi travail a été largement amendé, entend-on, et ne changerait presque rien au quotidien des salariés. Vrai ou faux ? Si certaines dispositions ont été retirées, la loi remet toujours en cause les 35 heures, risque de généraliser les baisses de salaires, facilite les licenciements, complique les recours des salariés qui les jugeraient abusifs, tout en instaurant de fait un dumping social malsain entre entreprises d’un même secteur. Alors que le texte passe devant le Sénat, où la majorité de droite le durcit, Basta ! fait le point." ;

      –"« La loi et les accords de branche, c’est la garantie de protection collective et de l’égalité des salariés. Les remettre en cause, c’est encore renforcer la concurrence entre les entreprises, en particulier dans des branches particulièrement concurrentielles comme le commerce, le BTP, les transports… et tout spécialement chez les sous-traitants, qui sont souvent de très petites entreprises », analyse Eric Beynel. Risque d’effets pervers : le dumping social entre entreprises françaises d’un même secteur.

      « Déjà, beaucoup de PME nous disent que leurs donneurs d’ordre leur demandent de baisser leur prix quand elles ont reçu des Crédits d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Aujourd’hui, dans la chimie ou la métallurgie, l’accord de branche précise que les heures sup’ doivent être payées à 25 % de majoration. Mais si on peut faire baisser la rémunération des heures sup’ à 10 % par simple accord d’entreprise, les donneurs d’ordre vont faire pression sur les sous-traitants pour l’exiger et faire ainsi baisser leurs coûts. Ce sera pareil pour le temps de travail », craint Jean-Claude Mailly." ;

      –"« Plus les négociations se font au plus près des entreprises, plus elles sont soumises au chantage des employeurs. Voilà la réalité qui remonte du terrain aujourd’hui », rapporte Fabrice Angei. « Le référendum tel qu’il est prévu dans le projet de loi est là pour faire valider des accords minoritaires. Cela signifie bien que le gouvernement souhaite faire passer des régressions. »" ;

      –"Les premiers amendements votés la semaine par le Sénat, en majorité de droite, reviennent sur plusieurs points de la loi à la première version du texte. Les sénateurs ont par exemple réintroduit le barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement injustifié. Ils sont même allés plus loin que le premier projet dans la déréglementation du temps de travail.

      La commission des affaires sociales du Sénat a ainsi voté un amendement pour faciliter le travail de nuit des apprentis mineurs. Elle a aussi supprimé la durée minimum de 24 heures par semaine pour les temps partiel. Surtout, les sénateurs ont tout bonnement fait sauter les 35 heures. « À défaut d’accord, la durée de référence est fixée à 39 heures par semaine », ont voté les sénateurs. Cet amendement scelle-t-il la fin définitive des 35 heures ? Non. Le Sénat va examiner ce texte en séance plénière à partir du 13 juin. Mais ensuite, le projet reviendra à l’Assemblée nationale, en juillet. Et là, tout peut encore changer.

      « Après le passage au Sénat, le jeu du gouvernement, ce sera de montrer que si ce n’est pas lui, ce sera pire. C’est un jeu de dupe », analyse Eric Beynel, porte-parole de Solidaires."

      Et une pincée de #Novlangue pour le plaisir :

      "L’article 44 du projet de loi s’appelle « moderniser la médecine du travail »"

      Loi travail : face à « une alliance des conservatismes » Valls se passe du vote et préfère le 49.3 | Public Sénat
      http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/loi-travail-face-une-alliance-des-conservatismes-valls-se-passe-vote-pre

      "« Je constate, nous constatons, une alliance des contraires, une alliance des conservatismes et des immobilismes. Il y a ceux qui veulent la remise en cause de notre modèle social, le recul des droits pour les salariés. C’est le projet de la droite et la majorité sénatoriale l’a bien montré. Et il y a ceux qui considère, drôle de logique, que plus de dialogue social, plus de responsabilité pour les représentants des salariés, c’est moins de droits. Cette alliance, c’est celle de ceux qui ne veulent rien changer et qui au fond se satisfont du marché du travail tel qu’il est » a dénoncé Manuel Valls (voir la vidéo). Il défend a contrario « un texte de progrès social » pour les salariés, qui permet en même temps de « casser les rigidités » pour les entreprises. Un projet de loi qui est le fruit « d’un compromis » avec « les organisations syndicales réformistes ».

      « Mon gouvernement est déterminé à avancer. Avancer, car les stratégies des uns et des autres, moins d’un an avant la présidentielle, ne doivent pas bloquer le pays."

      –Imposture de la démocratie d’entreprise, par Sophie Béroud (Le Monde diplomatique, avril 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/BEROUD/55188
      #Austérité #Dumping_social

      "Contrairement aux idées reçues, les négociations au niveau des entreprises occupent déjà une grande place en France."

      "Loin d’être nouveau, le discours enchanté sur la négociation « au plus près des travailleurs » vise à s’affranchir du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France. (...) Les accords à ce niveau permettent en effet de réguler un secteur d’activité en imposant les mêmes règles à toutes les sociétés, ce qui est aussi une façon de préserver les petites et moyennes entreprises du dumping social. Les commentateurs brandissent souvent le faible taux de syndicalisation en France (entre 8 et 9 % de la population active), mais ils évoquent plus rarement le fait que près de 90 % des salariés sont couverts par une convention collective"

      "Derrière l’objectif de renverser la hiérarchie des normes se cache la volonté de construire un cadre conventionnel qui ne s’applique qu’au niveau de l’entreprise, afin de segmenter la production de règles, lieu de travail par lieu de travail."

      "M. François Hollande a encore amplifié cette décentralisation de la négociation, au point de renverser complètement la philosophie du droit du travail et de le penser comme un droit avant tout protecteur pour les entreprises — et non pour les salariés."

      "Les partisans de ce mode référendaire suggèrent que, en dernière instance, les salariés prendront leurs responsabilités et décideront de tenir compte (ou pas) des considérations sur la situation de l’entreprise, telle que l’employeur peut la présenter."

      "Le fractionnement des enjeux, entreprise par entreprise, enferme les salariés dans des dilemmes cornéliens : perdre son emploi ou accepter des baisses de salaire et une augmentation du temps de travail. Dès lors que le maintien de l’emploi est en jeu, on voit mal comment ils pourraient voter librement quand le choix n’existe pas véritablement."

      "En septembre 2015, pour faire pression sur les syndicats et obtenir leur signature, la direction a décidé d’organiser un référendum consultatif ; 56 % du personnel en emploi stable s’est prononcé en faveur d’un accord qui prévoyait un retour aux trente-neuf heures payées trente-sept pour sauvegarder les emplois. La Confédération générale du travail (CGT) et la CFDT, qui recueillent à elles deux plus de 50 % des suffrages aux élections professionnelles chez Smart, ont pu s’opposer à l’accord. Ce ne serait plus le cas avec la nouvelle loi.

      Dans l’espace social qu’est l’entreprise, la liberté de décider à partir de la diffusion d’une information la plus complète possible et d’un débat contradictoire n’existe pas. Le contrat de travail n’établit pas un rapport d’égalité entre un employeur et un salarié, mais une relation asymétrique, de subordination."

      " la « communauté de travail » n’est en rien souveraine, pour utiliser la terminologie politique sur les formes démocratiques. Le périmètre du corps électoral dépend des frontières juridiques de l’entreprise, et non de la réalité telle qu’elle existe sur un site donné. Le processus de restructuration industrielle, les mouvements de rachats et de fusions ont mis en place des chaînes d’activité fortement éclatées, fragmentées en de multiples entreprises (moyennes et petites) et insérées dans des réseaux de sous-traitance."

      " le fait d’individualiser le vote à travers le référendum (un salarié, une voix) masque les inégalités de conditions de travail et de salaire au sein même de l’entreprise — entre ouvriers et cadres, qui n’ont pas les mêmes intérêts. Il écarte des formes de représentation collective qui permettent de faire exister la parole des dominés."

      "cet outil de démocratie directe demeure encastré dans une logique qui lui ôte une grande partie de son sens : celle de l’entreprise, de la maximisation du profit, et non celle du travail entendu comme activité collective et coopérative (6). Transformer en profondeur les conditions et les instruments des relations professionnelles en les enfermant dans l’entreprise vise à imposer cette logique comme la seule possible"

      Négociations d’entreprise : pourquoi, en trente ans, le patronat a changé son fusil d’épaule | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/121143/patronat-accords-entreprise

      "Dans Le Monde du 9 février 1982, Yvon Chotard, le vice-président du CNPF, déclarait dans une interview : « Cette transposition du langage politique à l’entreprise n’a pas beaucoup de sens. [...] Croyez-vous qu’une famille, qu’une école doivent vivre selon les règles de la démocratie ? »"

      "les conventions collectives de branche harmonisent les conditions de production et bornent la concurrence, qui ne peut donc pas s’exercer sur les salaires ou le temps de travail. Maîtrisant bien cette négociation, le CNPF craint de la voir s’effondrer."

      "Effondrement de l’URSS, rupture économique dans les secteurs industriels, division de l’unité syndicale... les syndicats s’affaiblissent en France depuis les années 70. En parallèle, le chômage explose : une véritable armée de réserve qui maintient une pression constante sur les personnes embauchées. « On peut négocier d’autant mieux localement que l’adversaire est affaibli, tel est le constat des employeurs », pouvait-on lire, en novembre 2008, dans un article de Clés du social. Ces salariés craignant le chômage et ces syndicats amoindris se retrouvent aux prises avec des accords d’entreprise qui les fractionnent encore. « Les objectifs des négociateurs se rétrécissent à leur propre entreprise. Ils risquent de perdre complètement de vue les enjeux généraux », rappelle Jean-Marie Pernot."

      "Le chercheur a participé à une vaste étude, publiée en 2016, qui analyse les impacts des réformes récentes du travail menées dans sept pays européens. Son expertise ? « La décentralisation est imposée par les organisations internationales comme le FMI, la Banque centrale européenne ou la Commission européenne, qui portent cette idéologie économique libérale (...)"

      " Logique que soutient Jean-Michel Pottier, vice-président chargé des affaires sociales à la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), une autre organisation patronale. Aujourd’hui, ce chef d’entreprise exprime tout de même ses inquiétudes vis-à-vis de la concurrence que les accords d’entreprise de la loi El Khomri risquent d’induire entre petites et grandes entreprises. « Le risque de dumping social est très grand. Les grandes entreprises auront les moyens de négocier des accords qui les avantageront, car elles pourront proposer des contreparties, comme de l’intéressement. Mais les PME ne pourront pas suivre. » Des PME qui ne disposent par ailleurs pas des bataillons de juristes et autres RH"

      "« Les petites entreprises ne négocieront pas du tout, parce que la négociation nécessite une expertise », explique-t-il. Une expertise dont disposent par contre les syndicats au niveau de la branche. « Nous détenons la couverture de branche la plus performante du monde : tout le monde est couvert par les conventions collectives. En plus les accords de branche limitent la concurrence déloyale. C’est à ce niveau qu’il faut négocier. »"

      Le #CICE, un scandale d’Etat ?
      http://www.latribune.fr/economie/france/le-cice-un-scandale-d-etat-587387.html

      « Un rapport sénatorial publié ce mardi dénonce les incohérences et les défaillances du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) dont le coût annuel est estimé à environ 20 milliards d’euros. Un dispositif dont l’avenir est incertain. »

      La loi Travail définitivement adoptée : voici les principales mesures - SudOuest.fr
      http://www.sudouest.fr/2016/07/21/la-loi-travail-definitivement-adoptee-voici-les-principales-mesures-2442506
      #Orthodoxie
      Loi Travail : ce qui va finalement changer - Les Echos
      http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211144132980-loi-travail-ce-qui-va-finalement-changer-2015790.php
      Encore un article problématique dans la loi travail par Denis Sieffert | Politis
      http://www.politis.fr/articles/2016/07/encore-un-article-problematique-dans-la-loi-travail-35179

      "L’article stipule que « le règlement intérieur (d’une entreprise) peut contenir des dispositions inscrivant le principe de neutralité et restreignant la manifestation des convictions des salariés ». L’Observatoire de la laïcité et la Commission nationale consultative des droits de l’homme ont immédiatement demandé le retrait de cet amendement. En vain."

      Après cinq mois de contestation sociale, la loi travail est définitivement adoptée
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/07/21/apres-cinq-mois-de-contestation-sociale-la-loi-travail-est-definitivement-ad

      "C’est la deuxième fois du quinquennat de François Hollande et sous un gouvernement piloté par Manuel Valls qu’un texte est adopté grâce au 49.3, après la loi Macron il y a un an."

      "A deux voix près, les frondeurs PS auront échoué, par deux fois, à déposer une motion de censure inédite contre leur gouvernement, et à faire modifier la « colonne vertébrale » du texte, l’article 2 (devenu article 8 dans la version finale du texte) consacrant la primauté de l’accord d’entreprise sur la convention de branche en matière de temps de travail."

      "Malgré quelques concessions sur un renforcement du rôle des branches, l’exécutif s’est montré inflexible sur cet article, au cœur de l’esprit de cette loi, défendue par la CFDT."

      "Le patronat avait applaudi la première version du texte début mars, avant de critiquer ses évolutions. S’il a regretté la suppression du plafonnement des indemnités prud’homales et ne décolère pas contre la création du compte personnel d’activité incluant le compte pénibilité, il adhère néanmoins à plusieurs points majeurs comme la « sécurisation des licenciements économiques »"

    • Emmanuel Todd : « Priver le PS de son dernier rempart : les frondeurs (...) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/emmanuel-todd-priver-de-son-dernier-rempart-les-frondeurs

      « Que le PS soit de droite, tout le monde le sait. Mais il faut maintenant les priver de leur dernier rempart : les frondeurs. Ce sont eux qui vont servir d’ultime alibi. Ils sont certes sympathiques à titre individuel, mais ce sont désormais eux les plus nocifs, eux qui empêchent une clarification. Ou alors, qu’ils soient conséquents, et qu’ils fassent tomber le gouvernement. Le reste relève de l’agitation. »

      Osons Causer - Chose promise, chose due ! :) Voilà la liste des...
      https://www.facebook.com/osonscauser/posts/1077307792341241

      "Chose promise, chose due ! émoticône smile Voilà la liste des députés « de gauche » qui disaient voter contre la loi travail, et leur vote de la motion de censure. S’ils l’avaient tous votée, la loi aurait été abandonnée et le gouvernement Valls serait tombé. On voit que les PS « frondeurs » s’agitent un peu mais se dégonflent bien vite quand mettre un stop au piétinement de notre démocratie pourrait leur coûter un peu. On s’en souviendra ! Merci à Raphael Jolivet pour ce site www.onsensouviendra.fr"

    • 2017

      Loi travail : #Macron veut une version « beaucoup plus radicale »
      http://www.20minutes.fr/politique/1940719-20161012-loi-travail-macron-veut-version-beaucoup-plus-radicale
      #Sociaux-démocrates (avec tous les " " qui s’imposent)
      #Bêtisier

      « Si c’est cela le système, eh bien je suis contre le système »

      Macron "l’anti-système" veut supprimer l’ISF pour les actionnaires
      http://www.marianne.net/macron-anti-systeme-veut-supprimer-isf-les-actionnaires-100249604.html

      "pour l’impôt sur la fortune (ISF). Le candidat à la présidentielle souhaite le supprimer pour les actionnaires d’entreprises, au nom du « financement de l’économie ». Une recette économique à la saveur libérale, qui va faire le bonheur de Liliane Bettencourt, Vincent Bolloré et consorts..."

      Gaël Brustier : « Le projet d’Emmanuel Macron, un populisme version CAC 40 » | L’Humanité
      http://www.humanite.fr/gael-brustier-le-projet-demmanuel-macron-un-populisme-version-cac-40-632908

      « Le candidat d’En marche ! est le pur produit de la crise de la social-démocratie. Il l’est aussi de ceux qui n’ont rien trouvé à redire ni au TSCG, ni au consensus économique européen. »

      « Cette posture est assez typique dans des périodes de crise de régime, comme cela s’est réalisé par exemple en Italie avec Berlusconi : une contestation des élites par les élites, au bénéfice des élites »

      Les Economistes atterrés taclent "le monde glacé" d’Emmanuel Macron - L’Express
      http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/les-economistes-atterres-taclent-le-monde-glace-d-emmanuel-macron_1886779.h

      Après nous, le Déluge ; vote utile/rempart ; le TINA sous une forme élective.... bref, encore du classique moisi (à l’image des émetteurs de ce type de message).
      (F)utile Macron ! - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/f-utile-macron

      Socialiste ou « manager de l’espoir » ?, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, septembre 2008)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2008/09/HALIMI/16270
      (Ralliement à Macron-anti-Système...

      « L’économie n’est pas de droite ou de gauche. L’économie est »

      Majorité sociale, minorité politique, par Bruno Amable (Le Monde diplomatique, mars 2017) #Politique
      http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/AMABLE/57285

      Macron, la finance et le pouvoir, par François Denord & Paul Lagneau-Ymonet (Le Monde diplomatique, mars 2017)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249
      #Conflits_d'intérêts #Lobbying #Think_tanks
      #Novlangue #Discours_orthodoxes

      "« Ceci n’est ni un rapport, ni une étude, mais un mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n’est ni partisan ni bipartisan : il est non partisan. »"

      "Ces esprits inspirés ne se contentent pas de recommander la réorientation massive de l’épargne des Français vers les marchés d’actions six mois avant l’effondrement financier de 2008. La mise en concurrence généralisée revient à opposer entre elles des fractions des classes populaires"

      Un conseiller de Macron démissionne pour ses liens avec les labos Servier - L’Obs
      http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170307.OBS6248/demission-dans-l-equipe-de-macron-il-travaillait-pour-les-labor
      #Conflits_d'intérêts #Lobbying

      "en meeting à Nevers, Emmanuel Macron a (entre autres) proposé de mieux rembourser les médicaments contre l’hypertension artérielle sévère. Petit hic, relève « le Monde »... ces médicaments sont précisément une spécialité des laboratoires Servier."

      « Députés du Parti socialiste, nous revendiquons notre droit de retrait »
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/01/31/deputes-du-parti-socialiste-nous-revendiquons-notre-droit-de-retrait_5071919
      #Novlangue #Bêtisier

      "Estimant que le projet du candidat du PS relève d’une « gauche radicalisée », l’aile droite du parti a fait savoir que certains députés ne prendraient pas part à la campagne présidentielle."

      "Notre groupe, celui des réformateurs de l’Assemblée nationale et du Sénat, rassemble depuis 2013 des parlementaires socialistes qui ont soutenu loyalement le processus de réforme conduit par le président de la République pour redresser la France, la moderniser, protéger son modèle social et environnemental, tout en développant de nouveaux droits. Il s’inscrit résolument à gauche"

      "Nous sommes fiers d’appartenir à la seule majorité gouvernementale d’Europe qui a refusé l’austérité tout en contenant les inégalités"

      "après avoir défendu une ligne politique visant à consolider la compétitivité de notre économie"

      Macron : la "révolution" dans la continuité - regards.fr
      http://www.regards.fr/je-vois-rouge-par-clementine/article/macron-la-revolution-dans-la-continuite

      "Ainsi, par touches successives, il installe un clivage opposant « les conservateurs et les passéistes qui proposent de revenir à un ordre ancien » aux « progressistes réformateurs qui croient que le destin français est d’embrasser la modernité »"

      " « Le premier ennemi des jeunes, en particulier les moins qualifiés, c’est le coût du travail »"

      "Aussi faut-il permettre « aux accords de branche et aux accords d’entreprise de déroger à la loi par accord majoritaire sur tous les sujets souhaités »"

      "« Il faut donc que le gouvernement se réapproprie l’action, en l’expliquant. Car expliquer, c’est ce qui permet à la société de l’accepter. Quand il n’y a pas de clarté des gouvernement, le peuple se cabre ». Bien sûr, si le peuple est contre une loi, c’est qu’elle n’a pas été correctement expliquée !"

      Emmanuel Macron : son amie la finance - Libération
      http://www.liberation.fr/debats/2017/03/29/emmanuel-macron-son-amie-la-finance_1559175

      Emmanuel Macron annonce qu’il réformera le Code du travail par ordonnances - Le Lab Europe 1
      http://lelab.europe1.fr/emmanuel-macron-annonce-quil-reformera-le-code-du-travail-par-ordonnan

      « Je souhaite introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes d’autres part. Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace »

      Cité comme ça, (fidèlement à la prise de parole ?), ne lui manquent plus que les talonnettes et une formule sur les "bobos".
      Emmanuel Macron : l’affront fait aux protecteurs des animaux - Fondation 30 Millions d’Amis
      http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/11830-emmanuel-macron-laffront-fait-aux-protecteurs-des-animaux
      #Bêtisier

      "« Si quelqu’un est malheureux lorsqu’il y a un problème de bien-être animal, c’est l’éleveur le premier (…) C’est lui qui pleure quand un animal meurt. Ce n’est pas les gens qui sont dans des associations ou dans des bureaux », a déclaré Emmanuel Macron le 30/03/2017 au congrès de la #FNSEA"

      Emmanuel Macron, l’économie en marche arrière | Alternatives Economiques. DANY LANG ET HENRI STERDYNIAK
      http://www.alternatives-economiques.fr/emmanuel-macron-leconomie-marche-arriere/00078405

      « La note de ses conseillers explicite leur diagnostic : s’il y a du chômage, ce n’est pas à cause des trente années de politiques néolibérales qui ont creusé les inégalités de revenus et mené à une insuffisance de la demande en Europe et dans les pays développés. Ce n’est pas non plus à cause des politiques d’austérité qui, depuis 2009, ont aggravé la situation, menant l’Europe au bord de la stagnation »

      « Non : le chômage de masse dont sont victimes les moins qualifiés (les outsiders) serait dû surtout aux privilèges exorbitants dont bénéficient encore les travailleurs qui ont un emploi en contrat à durée indéterminée et des revenus décents (les insiders). »

      "la loi El Khomri n’étant pas allé assez loin à son goût après que François Hollande l’ait empêché de faire passer une loi Macron 2."

      "les deux conseillers d’Emmanuel Macron veulent réduire en particulier la portée des « normes édictées au niveau national et même au niveau des branches ». Ainsi, selon leurs vœux, les accords d’entreprises devraient pouvoir porter sur tous les sujets"

      "elle s’étend aussi à la sphère financière, où il veut affaiblir la régulation bancaire, et aux marchés des biens, où il entend en particulier « assouplir » les normes écologiques"

      "ces dépenses ne sont guère compatibles avec les traités européens qu’Emmanuel Macron s’est engagé à respecter strictement"

      "Il n’est guère que la traduction pour la France de la stratégie européenne d’austérité budgétaire combinée aux « réformes structurelles » qui pèse sur l’économie européenne depuis la crise et l’empêche de se redresser"

      Si vous hésitez à voter Macron, regardez ça - Osons Causer (avec quelques approximations peut-être)
      http://osonscauser.com/hesitez-a-voter-macron-regardez-ca

      Macron, le spasme du système, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 12 avril 2017)
      https://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

      France Inter - HUMOUR | "Faire le front républicain, mais vous...
      https://www.facebook.com/franceinter/videos/1354389797929470
      #Secret_des_affaires #UMP #MACRON #CETA #FN #FN_Front_national

      François Ruffin - "Vous êtes chez les vaincus de la...
      https://www.facebook.com/FrancoisRuffin80/videos/724960417685498/?hc_ref=NEWSFEED

      Intervention de François Ruffin face à Emmanuel Macron sur le parking des Whirlpool

      Gouverner par ordonnance, ça veut dire quoi ?
      http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/28/gouverner-par-ordonnance-ca-veut-dire-quoi_5119636_4355770.html
      #Institutions

      Face au péril #FN, l’irresponsable Monsieur #Macron fabrique de l’abstention | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/maxime-combes/blog/280417/face-au-peril-fn-lirresponsable-monsieur-macron-fabrique-de-labstent

      "Beaucoup d’encre coule pour commenter les consignes de vote et « l’irresponsable abstention » face au péril Front national. Beaucoup moins sur les ressorts de la fabrication de l’abstention. Si la banalisation du Front national - dont les responsables sont peu mis à l’index - y contribue grandement, les orientations stratégiques d’Emmanuel Macron sont peu évoquées. Explications."

      "En légitimant la présence de Marine Le Pen au second tour, en lui concédant une « part d’humanité » et acceptant de la voir comme porteur d’un projet alternatif au sien, Emmanuel Macron entend subsituter définitivement au clivage droite-gauche le clivage entre lui et le FN, enterrant la droite et la gauche d’un même pas."

      Emmanuel Macron devrait peut-être écouter les perdants de sa « mondialisation heureuse » - Basta ! Maxime Combes
      https://www.bastamag.net/Emmanuel-Macron-devrait-peut-etre-ecouter-les-perdants-de-sa-mondialisatio

      éle programme du candidat, d’inspiration néolibérale, par lequel l’ex-ministre de François Hollande s’engage à libérer l’économie « des carcans et des blocages » pour que ceux qui innovent et veulent être milliardaires croquent à pleines dents dans « la mondialisation heureuse ». Vouloir dérèglementer la finance, réduire l’imposition des actionnaires, sabrer dans les services publics et les effectifs des fonctionnaires, abaisser les protections sociales, le tout au nom de la compétitivité des entreprises, voilà la recette parfaite pour être pris dans les griffes du piège tendu par le FN sans avoir la clef pour en sortir.

      Au repli national-identitaire de Le Pen, Macron opposera l’idée – qui n’en est pas une – selon laquelle il n’y a point d’alternative à la globalisation économique et financière et qu’il vaut mieux l’accompagner – et l’encourager – pour que croissance et prospérité des plus riches conduisent à l’amélioration de la situation du plus grand nombre. Qu’importe que plus personne ne croie à ces légendes, pas même le FMI"

      "Nationalisme et libéralisme se nourrissent l’un l’autre"

      Le candidat des #Médias, par Marie Bénilde (Le Monde diplomatique, mai 2017)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/BENILDE/57494
      #Novlangue #Discours_orthodoxes

      "Après « La bombe Macron » en septembre 2014, L’Express inaugurait sa nouvelle formule, en mars 2016, avec ce titre : « #Macron : “Ce que je veux pour 2017” ». « C’est lui qui incarne le plus l’esprit de réforme en France aujourd’hui, avec modernité », insistait Christophe Barbier"

      "Le Point a multiplié les couvertures : « Et pourquoi pas lui ? », « L’homme qui dérange »"

      "Mais l’avantage accordé par la presse à M. Macron tient moins à ce qui se dit qu’à ce qui se tait. Dans le domaine des « affaires » — les 120 000 euros de frais de bouche à Bercy, l’impôt sur la fortune ou l’évaluation de son patrimoine révélés par Le Canard enchaîné"

      Bêtisier :
      https://www.facebook.com/attacfr/photos/a.207410209329335.53159.129474087122948/1517162561687420/?type=3&theater
      https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18342233_1517162561687420_444846401522430439_n.jpg?oh=d6eabeb6a8bb3d50daa6dfdd04a045a7&oe=59749577
      Élection de Macron : comment le PS a (presque) fait son « coming-out » centriste... par Pauline Graulle | Politis
      https://www.politis.fr/articles/2017/05/election-de-macron-comment-le-ps-a-presque-fait-son-coming-out-centriste-368

      L’assurance-chômage appelée à passer rapidement dans le giron de l’Etat
      https://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0212038502107-lassurance-chomage-appelee-a-passer-rapidement-dans-le-giron-

      Docus présidentiels : "Manu est sympa. Mais alors, vraiment sympa." - L’Obs
      http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/sur-le-radar/20170509.OBS9165/docus-presidentiels-manu-est-sympa-mais-alors-vraiment-sympa.ht

      http://zinc.mondediplo.net/messages/11330#message14295

      Remplacer des cotisations salariales par la CSG, erreur ou projet caché ? | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/henri-sterdyniak/blog/111216/remplacer-des-cotisations-salariales-par-la-csg-erreur-ou-projet-cac
      #Santé #Sécurité_Sociale

      Macron et la réforme de l’Europe, de la poudre de berlinpinpin ? - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/macron-et-la-reforme-de-l-europe-de-la-poudre-de-berlinpinpin

      "Jean-Claude Juncker ayant tiré le premier (« les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit » – comprendre : dans les budgets publics), imité par Pierre Moscovici (« La France peut et doit sortir maintenant de la procédure de déficit excessif »). La presse conservatrice allemande est allée dans le même sens, non sans s’inquiéter (« Combien Macron va-t-il nous coûter ? », a titré Bild, rejoint par quelques confrères)."

      "Mais le candidat a surtout repris l’antienne des "réformes structurelles" « qui ont trop longtemps été repoussées »"

      "Jean Quatremer dans une chronique, pour qui « l’élection de Macron tranche la question européenne » et constitue « aussi un plébiscite en faveur d’une France européenne ». Rien de moins."

      "le journaliste de Libération recourt à des procédés habituels chez ses pairs"

      Macron met sur les rails une loi El Khomri taille XXL pour l’été | L’Humanité
      http://www.humanite.fr/macron-met-sur-les-rails-une-loi-el-khomri-taille-xxl-pour-lete-635844

      "« L’idée selon laquelle l’accroissement de la flexibilité, c’est-à-dire l’accroissement du pouvoir des employeurs, est la source d’une meilleure compétitivité et de création d’emploi est très ancienne. Elle n’a été démontrée à aucun moment, explique le chercheur. Au contraire, des études de l’OCDE démontrent qu’il n’y a pas de corrélation entre le taux de chômage et le taux de protection. » Le professeur de droit du travail y voit un « vice de raisonnement, qui consiste à faire confiance aux grands entrepreneurs pour dire ce qui est bon pour l’emploi. Mais ce qui est bon pour le grand patronat n’est pas forcément bon pour la société entière »."

      "l’ex-ministre de l’Économie se contente de recycler de vieilles recettes, suivant la voie d’un Nicolas Sarkozy qui avait instauré la loi sur l’offre raisonnable d’emploi (ORE) en 2008."

      "Emmanuel Macron revient à la charge sur le plafonnement des indemnités prud’homales. Cela veut dire qu’il veut sécuriser financièrement les entreprises qui licencient « sans cause réelle, ni sérieuse »."

      "C’est la troisième fois qu’Emmanuel Macron veut faire passer cette mesure."

      Macron, CETA et CAC40 : à quoi les écologistes doivent s’attendre ?
      https://mrmondialisation.org/emmanuel-macron-entendez-le-vent-de-colere-qui-monte
      (à recouper)

      « les faits sont têtus. Encore au gouvernement, Emmanuel Macron soutenait sans ciller un projet minier géant en Guyane, dont les dégâts environnementaux sont pourtant certains. Dans le même temps, il se faisait remarquer pour son soutien au projet contesté de centrale nucléaire de Hinkley Point et pour son feu vert donné à l’extraction de sable au large de Lannion. Globalement Macron soutient les grands traités internationaux de libre échange avec l’ensemble de leurs conséquences sur l’environnement. Rappelons que l’UE vient d’ouvrir ses portes, suite au CETA, au pétrole de sable bitumineux, le plus polluant au monde, en provenance du Canada. Macron était d’ailleurs le seul candidat sur 11 ouvertement favorable au #CETA »

      Un lobbyiste à la tête du gouvernement. - AITEC
      http://aitec.reseau-ipam.org/spip.php?article1622
      #Conflits_d'intérêts #Lobbying

      « il s’est publiquement opposé à toutes les lois sur la transparence de la vie publique votées à la suite de l’affaire Cahuzac »

      « Ancien Directeur des affaires publiques d’Areva, Édouard Philippe a œuvré pendant plusieurs années à défendre les intérêts du groupe industriel, notamment au Niger. »

      Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et (...) - Observatoire du nucléaire
      http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article330

      « On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre »

      « Emmanuel Macron incarne la réunification de la bourgeoisie » | L’Humanité
      http://www.humanite.fr/emmanuel-macron-incarne-la-reunification-de-la-bourgeoisie-636080

      « Ce qui est plus embêtant pour elle, d’un point de vue politique, c’est que cela devient visible. Une domination s’affaiblit quand elle avance sans masque. Par exemple, l’alternance sans véritable alternative est la solution optimale pour maintenir l’ordre social. La clarification actuelle, pour reprendre le mot de Manuel Valls, pourrait s’avérer une mauvaise idée. La disparition de médiation entre le monde des affaires et le milieu politique, avec un président de la République directement issu du premier, constitue une transparence redoutable pour un système en crise. »

      TROMBINOSCOPE - L’organigramme complet du premier gouvernement composé par Macron
      http://www.bfmtv.com/politique/trombinoscope-l-organigramme-complet-du-premier-gouvernement-compose-par-macr
      http://www.bfmtv.com/i/0/0/917/cde5d3b7a3210bcc3953d80bcbe94.jpeg

      L’inspection, premier plan social de la nouvelle ministre du Travail - regards.fr. Par Thomas Clerget
      http://www.regards.fr/web/article/l-inspection-premier-plan-social-de-la-nouvelle-ministre-du-travail

      "La nomination de Muriel Pénicaud, ex-DRH de Dassault et Danone, livre un message clair : les "réformes structurelles" seront menées au pas de charge. L’inspection du travail, soumise à de profondes coupes d’effectifs, est en première ligne."

      "Chère @murielpenicaud , votre nomination est une excellente nouvelle pour le dialogue social ! Bravo et tous mes vœux de réussite
      -- Laurence Parisot (@LaurenceParisot) 17 mai 2017"

      "En Île-de-France, 49 postes d’inspecteur ou contrôleur sur 468 doivent être supprimés d’ici la fin de l’année, dont 24 à paris. Des programmes similaires seraient en préparation dans toute la France."

      "Une neutralisation pure et simple de l’inspection est-elle en cours ? « Ils ne peuvent pas nous démanteler, car la France est signataire de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, relève Julien Boeldieu. Mais ils peuvent nous empêcher de fonctionner, nous orienter, transformer nos missions. »"

      "Il y a eu une réforme par an sous François Hollande ! D’une part on réduit sans cesse les droits des salariés. D’autre part, ce sont ces réformes qui rendent le code illisible."

      Vive la "simplification" !

      "« Un droit différent par entreprise, ce serait comme supprimer notre métier, estime Louise. On ne pourrait plus contrôler. » « On remet en cause toutes les institutions sur lesquelles les salariés peuvent s’appuyer pour faire valoir leurs droits, insiste Julien Boeldieu. L’inspection du travail, les institutions représentatives du personnel au sein des entreprises, les Prud’hommes... »"

      Muriel Pénicaud, une patronne au ministère du Travail. Par Alexia Eychenne - Libération
      http://www.liberation.fr/france/2017/05/17/muriel-penicaud-une-patronne-au-ministere-du-travail_1570187
      #Conflits_d'intérêts_Portes_tournantes

      "Directrice générale de Business France, ex-DRH de Danone, la nouvelle ministre du Travail a multiplié les aller-retours entre privé et public. Elle aura la charge de l’épineuse réforme du code du travail."

      "présidente de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP), l’école des inspecteurs et des contrôleurs du travail. Muriel Pénicaud conserve alors ses fonctions chez Dassault"

      "L’intéressée se voit, elle, comme un « symbole d’ouverture » "

      "par ailleurs membre du Haut conseil du dialogue social"

      Passation de pouvoir à Bercy : les mots qui font peur | Alternatives Economiques #Austérité #Discours_orthodoxes #UMP_LR #Dette_publique
      #Réformes_structurelles
      http://www.alternatives-economiques.fr/christian-chavagneux/passation-de-pouvoir-a-bercy-mots-peur/00078925

      Et Bruno Le Maire créa le job à 5 euros… - Le Point PAR BEATRICE PARRINO
      Modifié le 22/09/2016 à 17:19 - Publié le 22/09/2016
      http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-crea-le-job-a-5-euros-22-09-2016-2070334_3121.php

      « Je fais le pari que les entreprises n’abuseront pas du système »

      « L’idée, c’est de rendre les Français plus fiers de travailler que de toucher des allocations, et pas que de créer de l’emploi. »

      RSA : pourquoi les clichés entretenus par le camp Le Maire sont faux
      https://www.marianne.net/politique/rsa-pourquoi-les-cliches-entretenus-par-le-camp-le-maire-sont-faux

      Comment En marche a résolu sa question de fonds - Libération
      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/05/11/comment-en-marche-a-resolu-sa-question-de-fonds_1568975

      "Emmanuel Macron étant toujours à Bercy, le risque de conflit d’intérêts est patent. La décision est donc prise de ne pas encaisser « quatre ou cinq chèques » de donateurs dont l’activité pourrait être « influencée par les décisions du ministre », comme l’avait expliqué Christian Dargnat à Mediapart. Mais hors de question de s’asseoir définitivement sur les dons pour autant. Les chèques sont mis de côté pour être encaissés dès que Macron quittera ses fonctions."

      De Trump à Macron : une collusion de plus en plus manifeste entre pouvoirs publics et grands intérêts privés - Basta !
      https://www.bastamag.net/De-Trump-a-Macron-une-collusion-de-plus-en-plus-manifeste-entre-les-pouvoi
      #Conflits_d'intérêts #Santé

      « La nouvelle ministre avait quant à elle été épinglée par Mediapart, lorsqu’elle était à la tête de la haute-autorité de santé, pour sa complaisance vis-à-vis des conflits d’intérêts entre experts et laboratoires pharmaceutiques. »

      « Le nouveau gouvernement Macron témoigne d’une tendance : la collusion de plus en plus manifeste entre les pouvoirs publics et les grands intérêts privés. »

      « Comme l’avait déjà noté Michel Foucault dans ses cours sur la naissance de la biopolitique, l’extension de la rationalité de marché à tous les domaines de la vie relève d’une véritable politique de société néolibérale. »

      EXCLUSIF. Le plan de Macron pour réformer le travail - Le Parisien
      http://www.leparisien.fr/politique/exclusif-le-plan-de-macron-pour-reformer-le-travail-04-06-2017-7017384.ph

      "Dans ses « recommandations pays par pays », publiées le 22 mai, la Commission européenne a confirmé qu’elle attendait avec impatience la future réforme du Code du travail."

      "’élargissement du champ des accords d’entreprise, le plafonnement des indemnités prud’hommales et la fusion des instances représentatives du personnel"

      Ordonnances : La loi travail II s’annonce pire que prévu par Malika Butzbach | Politis
      https://www.politis.fr/articles/2017/06/ordonnances-la-loi-travail-ii-sannonce-pire-que-prevu-37073

      Code du travail : ce que prépare vraiment le gouvernement - Libération
      http://www.liberation.fr/france/2017/06/06/code-du-travail-ce-que-prepare-vraiment-le-gouvernement_1574980

      Les pantoufleurs à l’assaut des ministères – Pantoufle Watch #Conflits_d'intérêts
      https://www.pantouflewatch.org/2017/06/15/les-pantoufleurs-a-lassaut-des-ministeres

      Edouard Philippe : "Il y a une addiction française à la dépense publique" | Euronews
      http://fr.euronews.com/2017/07/04/edouard-philippe-il-y-a-une-addiction-francaise-a-la-depense-publique
      Quelle nouveauté ! Quelle originalité ! Quel changement ! Quelle révolution !

      “Il y a une addiction française à la dépense publique. Comme toute addiction, elle ne règle rien du problème qu’elle est censée soulager. Et comme toute addiction, elle nécessitera de la volonté et du courage pour s’en désintoxiquer.”

      “Le Parlement est à la botte de Macron qui va mettre en place la purge sociale exigée par l’UE” : entretien avec Frédéric Farah - Le Vent Se Lève
      http://lvsl.fr/parlement-a-botte-de-macron-va-mettre-place-purge-sociale-exigee-lue-entretien-
      #Italie #Economie_Orthodoxie #Austérité #UE #Lectures

      "On l’aura compris : députés et sénateurs sont acquis à la politique que souhaite mener Emmanuel Macron. Pendant cinq ans, Macron aura les mains libres pour « réformer » l’économie française, « libérer les énergies » et « mettre fin aux entraves » qui bloquent la société. Derrière cette novlangue technocratique fourre-tout, on trouve un projet néolibéral cohérent, mûrement pensé et réfléchi. Il s’agit pour Emmanuel Macron d’appliquer en France les réformes que l’Union Européenne et les grandes puissances économiques réclament depuis des années, et que les gouvernements successifs ont eu du mal à mettre en oeuvre du fait de la forte mobilisation du peuple français. C’est l’analyse que propose Frédéric Farah, économiste, auteur d’Europe, la grande liquidation démocratique, paru en février 2017."

      "le gouvernement technique, dont la version la plus aboutie se trouvait en Italie avec Monti. #Monti est arrivé au pouvoir sans aucune légitimité populaire et a engagé des réformes (retraites, droit du travail…) qui ont modifié en profondeur le contrat social italien"

      "Berlusconi (quoi qu’on en pense par ailleurs) a été victime d’un coup d’Etat de la #BCE et a été asphyxié par la dette italienne. Napolitano, président de la République italienne (qui n’est pas élu par le peuple), a nommé Mario Monti sénateur à vie pour rendre possible sa nomination comme président du Conseil. C’est la même chose avec Lukas Papademos en #Grèce, qui a succédé à Papandréou après que celui-là ait été contraint à la démission."

      "Ensuite, il existe une façon déguisée de mettre au pas la démocratie, qui a pour objectif d’annihiler le conflit en politique"

      "il suffit de voir à quel point les préjugés les plus racistes sont ressortis. On nous a expliqué que les peuples du Sud sont paresseux ; Monsieur Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a déclaré par exemple que les peuples du Sud dépensaient l’argent de l’Europe pour consommer « de l’alcool et des femmes »… À l’inverse, on nous a expliqué que les peuples du Nord étaient disciplinés, purs… Ce sont des personnalités publiques, des gouvernants, des opinions soi-disant éclairées qui ont inondé les médias de ce genre de propos pendant la crise grecque. Défaire les nations et ne rien faire par la suite, c’est recréer les conditions d’un conflit plutôt que les résoudre.

      Je ne crois pas que l’Union Européenne apporte cette fameuse paix puisque les derniers projets européens (le marché unique et l’euro) n’ont cessé d’éloigner les peuples les uns des autres et de les mettre en concurrence."

      "La France est devenue monétairement allemande en 1983 avec le culte du franc fort et de la lutte contre l’inflation. Or, combattre l’inflation, c’est produire du chômage. C’est une force de discipline terrible pour le salariat ; s’il y a du chômage, ils ne peuvent pas trop revendiquer."

      "Beppe Grillo, est illisible sur la question européenne. Podemos est illisble sur l’Europe. Tsipras, anéanti, était illisible sur la question. Et le Bloc des Gauches portugais amène beaucoup d’eau dans son vin pour constituer une alliance avec le Parti Socialiste…"

      "Comme le disait Galbraith, Macron représente en France la “Troïka de l’intérieur”. On se retrouverait avec une troika de l’intérieur : c’est #Macron et son gouvernement technique. On ne peut pas apporter en France, comme en Grèce, des experts du FMI en cravate dans les hôtels parisiens pour importer leur politique. En revanche, on peut l’imposer de l’intérieur."

      Quand le Financial Times fait le jeu de la France Insoumise. Frédéric Says
      https://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-politique/quand-le-financial-times-fait-le-jeu-de-la-france-insoumise

      "une taxe à taux unique sur les revenus du capital ("flat tax"), en l’occurrence à 30%. Promise par Emmanuel Macron, elle va remplacer, explique le Financial Times, les taux actuels de taxation qui atteignent aujourd’hui 50 à 60%.

      De même, le journal rappelle que le gouvernement français veut couper une partie de l’impôt sur la fortune ("wealth tax"), et supprimer la plus haute tranche de la taxe sur les salaires, qui s’applique notamment aux entreprises financières."

      "quand le Financial Times liste les décisions, coûteuses (au moins à court terme) pour les finances publiques, on comprend que la priorité n’est pas uniquement d’économiser les deniers publics. Mais bien de renforcer l’attractivité française auprès du secteur financier, de bâtir une société « pro-entreprise »."

      VIA @7h37
      http://zinc.mondediplo.net/messages/74583

      "... nous en venons avec ce projet de loi à l’équivalent d’un code de travail par entreprise, qui est à peu près aussi absurde que si nous avions un code de la route par rue, et ce qui est assez accidentogène... » - Adrien Quatennens

      Coralie Delaume : « Non, la France n’est pas droguée aux dépenses publiques »
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/07/31007-20170707ARTFIG00304-coralie-delaume-non-la-france-n-est-pas-droguee-a

      Les députés LREM interdits de cosigner des amendements ou des propositions de lois issus d’autres groupes parlementaires - Le Lab Europe 1
      http://lelab.europe1.fr/les-deputes-lrem-interdits-de-cosigner-des-amendements-ou-des-proposit

      Inversion de la « hiérarchie des normes » : la longue histoire du dumping social européen
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/18/31007-20170718ARTFIG00216-inversion-de-la-hierarchie-des-normes-la-longue-h
      #UE_Dumping_social #Dumping_social #Macron

      "la BCE, dans une lettre adressée à Berlusconi le 5 août 2011, d’abord tenue secrète mais désormais consultable ici, conditionnait son soutien à la dette italienne sur les marchés par la réalisation d’un certain nombre de « mesures audacieuses » : réduire le déficit public, diminuer le nombre et les salaires des fonctionnaires, privatiser les services publics, libéraliser la législation sur les licenciements. Elle exigeait surtout une réforme du système de négociation collective dans le sens d’une décentralisation, pour « adapter les salaires et les conditions de travail aux besoins des entreprises »."

      "C’est dans ce cadre que des réformes du marché du travail ont été entreprises, d’abord en Italie et en Grèce en 2011, puis en Espagne et au Portugal à partir de 2012."

      "La France, disposant d’un niveau de gamme de son industrie semblable à celui de l’Espagne, ne cesse de perdre des parts de marché à l’exportation depuis que l’Espagne s’est engagée dans une politique de compétitivité salariale. La loi El Khomri de 2016, qui devait déjà tant à l’Europe , et la « super loi travail » en préparation, doivent être comprises dans ce cadre : il s’agit de modérer la progression des salaires pour retrouver la compétitivité à l’export."

      Macron, président des riches ? C’est confirmé ! | StreetPress. par Raphael Pradeau, , membre du bureau d’ATTAC France
      https://www.streetpress.com/sujet/1501493340-sire-macron-president-riches

      "L’un des symboles de ce président des riches est le maintien du «  verrou de Bercy  », dans le projet de loi pour «  la confiance en l’action publique  »"

      Plafonnement des indemnités prud’homales : comment le gouvernement encourage la délinquance patronale - Basta ! PAR FLORENCE MONIER 7 SEPTEMBRE 2017
      https://www.bastamag.net/Plafonnement-des-indemnites-prud-homales-comment-le-gouvernement-encourage

      « Les dommages et intérêts prud’homaux sont-ils un frein à l’embauche ? Non, répond une note rédigée en 2016 par France Stratégie, organisme de réflexion rattaché au premier ministre, qui constate que les contentieux sont stables et faibles en France. »

      « Une note de l’Insee enfonce le clou. L’institut, qui a interrogé 10 000 patrons, a conclu le 20 juin 2017 que le principal frein à l’embauche n’était pas, aux yeux des employeurs, le code du travail mais un carnet de commande qui peine à se remplir. Quant à l’argument qui prétend que l’existence même de PME serait menacée par ces contentieux en prud’hommes, il est battu en brèche par une étude du ministère de la Justice »

      BFMTV sur Twitter : "VIDEO - "Je ne céderai rien aux fainéants", dit Emmanuel Macron à Athènes https://t.co/ZXTWbg6GQD https://t.co/anTj8b0aHv"
      https://twitter.com/BFMTV/status/906129859419746304?t=1&cn=ZmxleGlibGVfcmVjcw%3D%3D&refsrc=email&iid=976a93d

      En #Grèce, les lois #Macron avant l’heure... - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/en-grece-les-lois-macron-avant-l-heure

      "Du côté des syndicats grecs, un interlocuteur sourit à l’évocation des lois Macron : « Bienvenue dans la jungle grecque. Nous n’étions qu’un cobaye. »"

      L’enfer du miracle allemand, par Olivier Cyran (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
      #Allemagne
      Macron ou le service de la classe, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 3 octobre 2017)
      https://blog.mondediplo.net/2017-10-03-Le-service-de-la-classe

      Quatre mois de Macron-économie | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/les-economistes-atterres/blog/061017/quatre-mois-de-macron-economie

      Économie : l’impact du #CICE
      http://www.francetvinfo.fr/economie/commerce/competitivite/economie-l-impact-du-cice_2402832.html#xtref=https://news.google.com

      Aide-toi, chômeur, la main invisible de Macron t’aidera - Libération
      http://www.liberation.fr/debats/2017/10/06/aide-toi-chomeur-la-main-invisible-de-macron-t-aidera_1601450

      "On découvre tout d’un coup un Macron étonnamment prêt à faire confiance. Prêt à donner, à distribuer même, sans contrepartie."

      "Darwinisme implacable. Aux chômeurs, assez de largesses. Aux riches, au contraire, confiance maximale. Puisque ce sont eux qui font le pays. Eux qui « créent de la richesse ». Tellement plus, c’est vrai, que les auxiliaires de vie scolaire, les animateurs, les assistants administratifs, tous ces employés précaires du « service à la personne et à la collectivité », sans parler du secteur associatif et de ses légions de bénévoles (mais ceux-là, de toute façon, dans les calculs de Macron, n’existent même pas)."

      GM&S : la solution de Gérard Collomb… totalement déconnectée de la vraie vie
      https://www.marianne.net/politique/gms-la-solution-de-gerard-collomb-totalement-deconnectee-de-la-vraie-vie

      Suppression de l’ISF : quelques arguments pour ne pas avaler la soupe de Macron. Par Hadrien Mathoux
      https://www.marianne.net/economie/suppression-de-l-isf-quelques-arguments-pour-ne-pas-avaler-la-soupe-de-mac

      "Dans une tribune aux Echos, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire argue que “surtaxer le capital ne conduit pas à plus de justice mais à plus de départs des investisseurs et des créateurs de richesses”."

      "Surprise : parmi les pays les moins touchés par l’évasion fiscale, on trouve donc le Danemark et la Norvège... “ceux qui ont le plus d’impôts au monde”."

    • Acharnement européen, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mars 2017)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/HALIMI/57282
      #Sociaux-démocrates (avec tous les «  » qui s’imposent) #UE

      « En 2014, M. Juncker, candidat de la droite européenne jusque-là connu pour sa défense du paradis fiscal luxembourgeois, est devenu président de la Commission grâce au soutien d’une majorité de parlementaires socialistes européens »

      « vote, le 15 février dernier, du traité de libre-échange avec le Canada : la majorité des eurodéputés sociaux-démocrates a fait bloc avec les libéraux.

      Lorsqu’il s’est agi de la Grèce, le refus allemand de discuter du montant — pourtant insoutenable — de la dette d’Athènes a été appuyé par le gouvernement socialiste français »