/opinions

  • Près de 6 Français sur 10 ne paient plus d’impôt sur le revenu
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13776-pres-de-6-francais-sur-10-ne-paient-plus-d-impot-sur-le-revenu

    FRANCE :...la pauvreté explose, le chaos social amènera la révolution prophétisée

    = la loi travail2 + réforme du chômage + retraite + APL/RSA + mort des services publics achèveront notre modèle social....sans compter les migrants ou la nouvelle crise financière....non seulement la jeunesse sera ruinée, sans avenir mais elle devra assumer toutes les dettes passées, personnelles et collectives.

    1...9 millions de pauvres...moins de 30 ans grandes villes...32 millions d’allocataires CAF

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/anatomie-de-la-pauvrete-en-france-744534.html

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/06/20/20002-20170620ARTFIG00077-face-a-l-explosion-du-nombre-d-allocataires-la-ca

    2...6 Français sur 10 ne paient pas d’IR (45% en 2015) (...)


  • Enterrer la « gauche de gouvernement », est-ce enterrer la gauche ? | Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/enterrer-la-gauche-de-gouvernement-est-ce-enterrer-la-gauche-633271.html

    Manuel Valls et les partisans d’Emmanuel Macron accusent Benoît Hamon de « dérive gauchiste ». Une accusation tactique, mais qui masque la réalité de l’échec de la social-démocratie gestionnaire Source : La Tribune

    https://seenthis.net/messages/565522 via Rezo


  • Emprunts toxiques : certains élus locaux savaient ce qu’ils faisaient
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/emprunts-toxiques-certains-elus-locaux-savaient-ce-qu-ils-faisaient-556222
    http://static.latribune.fr/full_width/556221/musee-lyon.jpg

    D’une part, il apparaît que les maires ont d’autant plus recours à des emprunts structurés qu’ils ont un haut niveau d’études. Les maires anciens hauts-fonctionnaires sont par exemple les plus nombreux à contracter des emprunts structurés, alors même qu’on peut estimer qu’ils sont mieux à même que d’autres de comprendre le fonctionnement de ces emprunts. De même, les plus grandes collectivités territoriales souscrivent davantage à des emprunts structurés que les plus petites, alors même qu’elles disposent généralement d’une administration plus qualifiée et ont plus facilement accès aux services de cabinets de conseil spécialisés.

    #Subprimes #Corruption #Abstention #OnVautMieuxQueÇa #Crise #Finance #Luttedesclasses


  • Le non-recours aux aides sociales, l’envers invisible de la fraude sociale
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/le-non-recours-aux-aides-sociales-l-envers-invisible-de-la-fraude-sociale-

    Comme en Alsace, l’attention se concentre généralement sur les effets pervers de l’accès aux aides et droits sociaux, masquant ce que l’Observatoire des non-recours aux droits et services, l’Odenore, nomme « l’envers de la fraude sociale ». Selon cet observatoire, plus de 5 milliards d’euros de RSA ne sont pas versés chaque année à ceux qui pourraient en bénéficier.

    Soit 35 fois le montant annoncé de la «fraude» aux prestations sociales,
    cf. https://twitter.com/arnoferrat/status/704263441851293696

    http://seenthis.net/messages/465611 via arnoferrat


  • Le ton général a de quoi laisser circonspect, donnant l’impression d’avoir davantage à faire à un communiqué institutionnel qu’à un article, mais le thème abordé mérite de s’y arrêter.
    Pourquoi et comment l’Union pour la Méditerranée sera plus forte que jamais en 2016, Par Alfred MIGNOT
    http://www.latribune.fr/opinions/blogs/euromed/pourquoi-et-comment-l-union-pour-la-mediterranee-sera-plus-forte-que-jamai
    #Relations_Internationales #UE #Méditerranée



  • CADTM - Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://cadtm.org/Enterrees-les-lecons-de-la-crise

    « Imaginez que vous vous soyez endormi, longtemps endormi, juste après la crise de 2008 … et que l’on vous réveille le 30 septembre 2015, jour où la Commission Européenne présente son nouveau Plan d’Action pour une Union des marchés de capitaux. Vous n’en croiriez pas vos yeux, mais il s’agit bien de raviver des techniques financières telles que la titrisation, qui ont pourtant joué un rôle majeur dans la crise. Et la relance de la titrisation n’est que l’une des propositions du Plan d’Action qui nous posent des problèmes »

    "Attention danger ! Le projet d’Union des marchés de capitaux de la Commission européenne doit être stoppé !" http://www.marianne.net/les-eco-att/attention-danger-projet-union-marches-capitaux-commission-europeenne-doit-

    "Menace sur la régulation financière"
    http://www.alternatives-economiques.fr/menace-sur-la-regulation-financiere_fr_art_1389_73337.html

    "Avis de dérégulation financière en Europe" - Les Dessous de Bruxelles
    par Frédéric Lemaire
    http://www.dessousdebruxell.es/spip.php?article228

    -"Huit ans après la crise financière, le temps n’a jamais été aussi favorable à la finance et aux banques dans l’Union européenne. Les timides initiatives de régulation financière avancées après la crise sont déjà remises en cause. Et de nouvelles initiatives de dérégulation financière s’apprêtent à voir le jour, dans le cadre du projet d’Union des marchés de capitaux(...). Au risque de préparer les catastrophes financières de demain."

    –"Les lobbies financiers ne se contentent plus de bloquer, avec l’aide de gouvernements complaisants, les timides réformes menées sous l’égide de l’ancien commissaire Michel Barnier : il s’agit désormais de reprendre la marche en avant de la dérégulation financière. Pour cela, ils peuvent compter sur la nouvelle Commission : son président Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg et paradis fiscal notoire ; et son commissaire aux services financiers Jonathan Hill, fondateur d’une entreprise de lobbying financier, Quiller Consultants. "

    –"Avec une proposition phare : la titrisation des prêts bancaires. " ; « c’est cette technique qui a largement contribué à la crise financière de 2008, en incitant les banques à adopter des comportements risqués dans l’octroi des crédits. Elle a participé au développement d’un système financier parallèle non régulé (shadow banking system), qui favorise la création de bulles financières de crédit. »

    Finance, Bruxelles rallume la mèche, par Frédéric Lemaire & Dominique Plihon (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/LEMAIRE/54461
    Les entreprises dans l’engrenage de la finance, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/engrenagefinance

    -"M. Hill lui-même admet exagérer le bénéfice de son projet pour les petites entreprises afin d’amadouer les gogos — comprendre : les citoyens européens. « Si les PME sont mises en avant dans le débat européen, révèle-t-il devant un auditoire trié sur le volet, c’est parce qu’elles sont perçues comme un élément important de l’économie et qu’il est plus facile de convaincre le public avec des propositions qui les renforcent (6). » " ;
    –"Pour financer ces activités parfois hautement spéculatives, les banques ont besoin d’argent frais. Elles pourront désormais se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE), qui a décidé d’accepter les crédits titrisés comme garantie en échange de liquidités. Ce soutien de la BCE à la titrisation prétend stimuler le crédit vers l’« économie réelle »" ;
    –"Protégée des regards du public par la technicité du sujet, la Commission européenne réunit tranquillement les ingrédients d’une nouvelle crise majeure. D’autant que le développement de l’union des marchés de capitaux s’inscrit dans un contexte de démantèlement des maigres avancées obtenues depuis 2008." ;
    –"l’UMC cumule les handicaps. Son fondement même repose sur un diagnostic erroné, puisque la Commission écarte d’emblée l’une des principales causes de la stagnation économique dans l’espace européen : les politiques d’austérité budgétaire et salariale. Comme le démontrent de nombreuses enquêtes, dont celle de la BCE auprès des PME (10), les entreprises n’investissent pas faute de débouchés, par suite d’une demande déprimée par les politiques restrictives."

    http://zinc.mondediplo.net/messages/3830
    http://zinc.mondediplo.net/messages/8489 http://zinc.mondediplo.net/messages/3429
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9461#message14437
    #UE #Finance #Union_des_marchés_de_capitaux
    =====>http://zinc.mondediplo.net/messages/10359 ; http://zinc.mondediplo.net/messages/7830

    #Crise_financière2007/2008 #Crise_des_subprimes
    Crise financière mondiale débutant en 2007 — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_financi%C3%A8re_mondiale_d%C3%A9butant_en_2007#Sauvetage_du_sect
    Crise des subprimes — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes#Des_plans_de_sauvetage_dans_de_nombreux_pays
    Introduction - Crise financière 2007-2008 : les raisons du désordre mondial - Dossiers - La Documentation française
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/crise-financiere-2007-2008/introduction.shtml
    Chronologie - Crise financière 2007-2008 : les raisons du désordre mondial - Dossiers - La Documentation française
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000041-crise-financiere-2007-2008-les-raisons-du-desordre-mondial/chronologie

    « Nous ne sommes pas un protectorat américain », par Andrés Manuel López Obrador (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/LOPEZ_OBRADOR/57385
    #Etats-Unis_Trump #Mexique

    « Après la crise de 2008, par exemple, Washington a orchestré le sauvetage des organismes financiers en faillite en leur versant plus de 16 000 milliards de dollars entre 2008 et 2013, au détriment de la population. Quelques années plus tard, le gouvernement américain a cherché à réduire le fardeau de la dette en amputant les services publics de 85 milliards de dollars (El País, 26 février 2013). On estime que la dette américaine atteint désormais 17 000 milliards de dollars, cependant que, entre 2005 et 2012, 14 287 687 personnes ont été expulsées de leur logement. »

    Les remèdes toxiques à la crise financière, par Cédric Durand (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/DURAND/57130
    #Economie

    "le 2 avril 2007, la New Century Financial Corporation sombrait"

    " Au cours de l’hiver 2008-2009, les pays riches ont mobilisé l’équivalent de 50,3 % de leur produit intérieur brut (PIB) — leur production de richesse annuelle — pour tenter de ranimer un système financier au bord de l’apoplexie (1). Recapitalisations ou prêts exceptionnels aux banques en difficulté, émission de liquidités supplémentaires pour relancer le crédit, rachats d’actifs toxiques qui grevaient les bilans des établissements financiers"

    "Incapables de générer une dynamique suffisamment autonome, les économies en développement n’enregistrent pas de meilleurs résultats. En 2016, la Chine connaît son plus faible taux de croissance depuis 1990, tandis que le PIB se contracte en Russie et au Brésil, confirmant le positionnement périphérique de ces deux pays dans le capitalisme mondial."

    "Depuis 2010, les pays du G7 ont amputé leurs dépenses publiques, réduisant leurs déficits d’une moyenne de 6,6 % en 2009 à 2,7 % en 2015"

    "Comme l’a montré le chercheur Mark Blyth (5), les arguments invoqués par M. Rehn ne résistent cependant pas à l’examen"

    "Le drame grec aurait pu achever de convaincre les hésitants : depuis 2010, le pays a tranché dans ses dépenses sans que sa situation économique s’améliore. Mais rien n’y fait : l’austérité demeure la principale boussole des dirigeants politiques.

    Conséquence de ce choix, les États se privent des moyens d’intervenir sur le front macroéconomique, laissant les banques centrales agir seules"

    "En décembre 2016, le taux d’intérêt exigé par les investisseurs pour acquérir de la dette française à cinq ans était négatif (autour de — 0,28 %) ; à dix ans, il s’établissait autour de 0,65 %. Dans le même temps, l’augmentation des prix à la consommation (l’inflation) s’élevait en France à 0,7 % par an (8)."

    "L’action des banques centrales — et notamment celle, tardive, de la Banque centrale européenne (BCE) — a tari la source de la spéculation sur les dettes souveraines, à l’origine de la mutation de la crise des subprime en crise de l’euro"

    " Qu’ont fait les entreprises de ces sommes ? Une note publiée en octobre 2016 par le groupe Edmond de Rothschild répond à la question (non sans une certaine candeur) : « Les entreprises ont fait deux choix : tout d’abord, augmenter les dividendes, et ensuite, effectuer des rachats d’actions"

    " l’abondance de crédit profite aux actionnaires, sans se traduire par le moindre frémissement de l’investissement."

    "si la hausse des taux engagée aux États-Unis s’accélérait, elle provoquerait une tout aussi rapide augmentation des défauts sur les crédits, susceptible de contaminer le système financier, puis l’économie dans son ensemble. La faiblesse de la rémunération des créances d’État a également conduit certains investisseurs à acquérir des actifs de plus en plus risqués. De fil en aiguille, de nouvelles bulles se sont formées, qui éclateraient en cas de hausse soudaine des taux. Comme le résume l’American Enterprise Institute, l’un des principaux think tanks patronaux outre-Atlantique, la situation est alarmante"

    "Comme le notait dès les années 1940 l’économiste Michał Kalecki, « la fonction sociale de la doctrine d’“assainissement des finances publiques” est de faire dépendre le niveau d’emploi de la “confiance” (13) ». Cette doctrine donne la main aux milieux d’affaires, toute politique venant contrarier leurs desseins se voyant sanctionnée par une baisse de l’investissement et de l’emploi."

    "un gouvernement peut intervenir pour obtenir le plein- emploi, à la seule condition qu’il assure la couverture des importations par des exportations. Les « experts » liés à la finance et à l’industrie écartent cette option"

    "La crise de 2007 a accéléré le phénomène de concentration des acteurs économiques"

    "Des investisseurs institutionnels géants comme BlackRock, State Street et Capital Group contrôlent 10 à 20 % de la plupart des grandes entreprises américaines, y compris lorsqu’elles se trouvent en concurrence les unes avec les autres. Ces actionnaires imposent des stratégies uniformes visant à maximiser les retours à court terme tout en limitant les investissements."

    " Paul Sweezy, suggère que la monopolisation nourrit la financiarisation et la stagnation"

    "Le camp de l’émancipation affronte désormais deux adversaires"

    La crise de 2007, une tragédie en quatre actes | Alternatives Economiques. Par SANDRA MOATTI
    https://www.alternatives-economiques.fr/crise-de-2007-une-tragedie-quatre-actes/00079852

    https://www.alternatives-economiques.fr/sites/default/files/public/media/20121201/A858014A.GIF

    « Les finances publiques ont, elles aussi, encaissé une partie du choc. En 2011, les dettes publiques des pays avancés atteignent en moyenne 100 % du PIB, 30 points de plus que quatre ans auparavant ! Une partie de ce gonflement est imputable au sauvetage des banques. Selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI), les soutiens au secteur financier avaient coûté rien que jusqu’en 2012 environ 5 % de leur PIB aux pays avancés, déduction faite des sommes déjà remboursées. Certains pays ont cependant payé un prix nettement plus fort pour les folies de leurs banques : l’équivalent de 40 % du PIB en Irlande ! Encore ne s’agit-il là que des sommes dépensées jusqu’à présent, sans compter les garanties apportées par les Etats sur les titres émis par les établissements financiers ni les nouvelles injections de capital public qui pourraient être nécessaires. »

    « ue faire ? Première solution : repasser le mistigri aux autres Etats membres. Mais les traités prévoient que chaque Etat est responsable de ses propres dettes et ne peut être renfloué par les autres. Deuxième solution : faire racheter la dette par la banque centrale, dont le pouvoir de création monétaire est illimité, comme l’ont largement fait les Etats-Unis et le Royaume-Uni depuis le début de la crise. Mais, là encore, les traités interdisent la monétisation des déficits publics. Reste à faire assumer les pertes par les créanciers. Mais l’intégration des marchés financiers européens est telle – les banques de chaque pays détenant de gros paquets d’obligations publiques de l’ensemble des autres Etats – qu’un défaut souverain est susceptible de précipiter un nouveau cycle infernal de pertes bancaires. »

    « Pendant près de trois ans, les Européens se sont enferrés dans cette triple impossibilité et ont laissé ce qui n’était qu’une crise localisée à de petits pays périphériques dégénérer en crise de la zone euro. »

    « Ils ont voulu croire que l’austérité drastique à laquelle se soumettent les Etats calmerait les marchés »

    Vers une nouvelle crise financière ? Philippe Lamberts- International - LeVif.be
    http://www.levif.be/actualite/international/vers-une-nouvelle-crise-financiere/article-opinion-746061.html

    "une véritable « marche arrière » réglementaire est actuellement à l’oeuvre, dont le vote intervenu ce jeudi en séance plénière du Parlement constitue certainement la manifestation la plus emblématique. Un majorité d’eurodéputés s’est en effet prononcée en faveur de la relance du marché de... la titrisation ! Oui, vous avez bien lu.

    Officiellement, le texte adopté - qui fait l’objet d’un accord conclu avec les ministres européens des Finances - vise à soutenir davantage le financement de l’économie réelle, en incitant les banques à octroyer plus de crédits aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Pourtant, la Banque centrale européenne (BCE) reconnaît elle-même que l’accès au financement constitue le « problème le moins important » pour les PME de la zone euro."

    « La relance de la titrisation au sein de l’Union européenne constitue un signal très alarmant. Elle démontre combien les leçons de la crise financière de 2007 n’ont pas été tirées par nos dirigeants politiques. »

    10 ans après l’éclatement de la crise les financiers se portent bien, les peuples un peu moins !
    http://www.cadtm.org/10-ans-apres-l-eclatement-de-la-crise-les-financiers-se-portent-bien-les

    « En Grèce, une récente étude universitaire a démontré les liens évidents entre mesures d’austérité et accroissement spectaculaire du taux de mortalité dans le pays, un taux dont la croissance a dépassé de cinq fois celle de la moyenne européenne durant la même période. [5] »

    « En Espagne, on estime à 800.000 les familles qui ont perdu leur logement pour cause d’insolvabilité alors qu’au même moment, le gouvernement grec s’est engagé face à ses créanciers à vendre aux enchères 135.000 logements d’ici 2021. »

    Dix ans après la crise financière, les ingrédients du choc (Le Monde diplomatique, septembre 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/krach2008

    L’arène nue : Faut-il s’attendre à une crise financière majeure ? Réponses avec J.M. Naulot
    https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/faut-il-sattendre-une-crise-financiere.html

    "je ne crois pas, mais je peux naturellement me tromper, à la répétition de Lehman, à savoir la faillite d’un grand établissement. Le 15 septembre 2008, la décision de laisser tomber Lehman a été désastreuse. Du jour au lendemain, tout s’est arrêté dans la finance. Les banques ne prêtaient plus, craignant de ne jamais être remboursées et surtout de ne plus pouvoir se financer. L’impact sur l’économie réelle a été immédiat. Derrière le discours très moralisateur tenu à l’époque par les autorités américaines et par un certain nombre de banquiers aux Etats-Unis et en Europe, à savoir « il faut faire un exemple », il y avait en réalité un discours qui l’était beaucoup moins : « il faut faire tomber un concurrent » ! C’était une folie. De fins observateurs ont remarqué que le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, avait fait toute sa carrière chez Goldman Sachs et qu’il en avait été président pendant huit ans. Les mêmes ont également observé que le lendemain de la chute de Lehman, il décidera cette fois de sauver AIG en apportant 180 milliards de dollars. Or, Goldman Sachs avait des engagements très importants sur AIG. Grâce à cet apport, AIG fera un chèque de 12 milliards de dollars à Goldman Sachs quelques mois plus tard ce qui évitera à cette banque d’être en grande difficulté…"

    " Certains dirigeants politiques, et parfois certaines agences de notation, cherchent toutefois à faire peur en agitant la menace d’une forte augmentation de la dette en cas de sortie de l’euro. Ils laissent planer le doute sur l’application de la Lex Monetae qui dit qu’en matière monétaire ce sont les décisions nationales qui s’appliquent aux investisseurs. Tout Etat est libre de changer de monnaie et de rembourser sa dette dans sa nouvelle monnaie. Le Code monétaire et financier affirme, à son article premier, que « La monnaie de la France est l’euro ». L’euro n’est pas une devise étrangère, c’est la monnaie de chaque pays. Si l’Italie sort de l’euro, elle remboursera sa dette en lires avec un montant inchangé, quel que soit le montant de la dévaluation. Il ne faut pas faire de l’euro un enjeu politique et raconter n’importe quoi. Il faut raisonner en termes de droit international et en termes économiques. "

    "Pour que l’euro soit un succès, il fallait deux choses : que les politiques convergent, notamment dans les domaines social et fiscal, et qu’il existe une solidarité financière entre l’Allemagne, grande bénéficiaire de l’euro, et les autres pays."

    "les dysfonctionnements annoncés par les économistes qui doutaient des avancées fédérales avant la création de l’euro se produisent : mouvements des capitaux en direction des zones les plus attractives sur le plan fiscal et sur le plan des coûts de production et de la tradition industrielle, monnaie sous-évaluée pour certains pays (de 15% pour l’Allemagne selon le FMI) et surévaluée pour d’autres (de 12% pour la France), déséquilibres des paiements courants (en vingt ans l’Allemagne est passée de l’équilibre à un excédent de 8% du PIB), désindustrialisation (production industrielle : -10% en France en depuis 2000, + 35% en Allemagne), émigration des jeunes du Sud vers le Nord. Économiquement, socialement et politiquement, cette évolution est explosive."

    La prochaine crise...

    Omar Aktouf, Professeur titulaire à HEC Montréal, chroniqueur chez POUR, nous décrit les 5 bulles qui nous menacent.

    https://www.facebook.com/pour.press/videos/vb.761506467280582/350819535510172/?type=2&theater

    • Relancer la titrisation, pour qui, pourquoi ?, par Frédéric Hache, directeur de l’analyse politique de Finance Watch
      http://www.lenouveleconomiste.fr/relancer-la-titrisation-pour-qui-pourquoi%E2%80%89-28649

      -"La définition ouvre enfin la porte à une future inclusion de la titrisation synthétique, une titrisation qui ne finance rien, le sous-jacent étant des paris financiers (credit default swaps) et non des prêts." ;
      –"La relance de la titrisation ne vise donc pas tant à aider les PME ou à relancer la croissance qu’à améliorer la profitabilité des mégabanques européennes, celles-ci fabriquant les titrisations et encaissant les commissions liées. À cet égard, la Commission a donc de façon inattendue devancé les souhaits de ces mêmes banques"

      L’Europe multiplie les instruments de la prochaine crise
      http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-europe-multiplie-les-instruments-de-la-prochaine-crise-596889.html

      "Les institutions européennes s’apprêtent à relancer la titrisation sur une vaste échelle : les mêmes causes qui ont déclenché la crise de 2008 produiront les mêmes effets. Par Michel Crinetz, ancien superviseur financier."

      "Les subprime étaient des prêts immobiliers accordés à des ménages américains de moins en moins capables de les rembourser. Un marché de bonne taille, mais pas de quoi mettre en danger toute la planète financière. Quel mécanisme a transformé la petite bombe atomique locale en bombe thermonucléaire mondiale ? La titrisation, qui disséminait les risques vers des investisseurs mondiaux aveugles à leurs risques ; et ainsi libérait des capacités de crédit nouvelles pour des prêts toujours plus risqués."

      "Le contenu de ces titres pouvait être statique, constitué une fois pour toutes, ou bien évolutif, avec des prêts qui en sortaient et des prêts moins sûrs qui y entraient, de sorte que leur qualité diminuait au fil du temps ; mais pas leur notation..."

      "Que propose la Commission européenne à présent ? Un règlement européen qui favorise toutes ces pratiques, sans en oublier une seule."

      "ces mêmes institutionnels qui avaient acheté des subprime, y compris en Europe ; ils font confiance aux bonnes notes des agences et croient que le risque est bien couvert par les produits dérivés dont les fournisseurs ne le provisionnent pas, et donc s’avèrent, le moment venu, incapables de le couvrir (d’où la faillite d’AIG, alors premier assureur mondial, que le Trésor américain a dû secourir avec 180 milliards de dollars). Laisser les banques « modéliser » les risques elles-mêmes, c’est-à-dire, en pratique, les minimiser."

      "On rebaptise cette pratique titrisation « Simple, Transparente et Standardisée (STS) »"

      "Et tout cela pour la bonne cause : faciliter la croissance, et encourager nos PME, lesquelles seraient devenues, à lire les communiqués européens, le grand amour de nos banquiers.

      Tout cela dans le cadre de l’ »Union des marchés de capitaux », qui prétend rééquilibrer la finance européenne vers moins de banque et plus de marché. Mais les banques seront les principales animatrices du marché de la titrisation, dont elles profiteront de manière itérative. Premier profit sur les prêts eux-mêmes, deuxième en les titrisant, troisième en les rachetant et revendant sur les marchés, quatrième en refaisant de nouveaux prêts avec les capacités ainsi libérées, et ainsi de suite."

      "Le Parlement européen examine ces jours-ci des amendements à ce projet de règlement."

      "Quatre députés seulement proposent d’interdire la titrisation « synthétique », autrement dit le recours aux dérivés de crédit, qui a montré sa dangerosité. D’autres députés font preuve d’une compétence impressionnante pour au contraire faciliter ces opérations, expliquant avec force détails techniques pourquoi le texte proposé par la commission comporte trop d’entraves qui mettent en danger rien de moins que la stabilité financière et le financement de l’économie réelle ; sans oublier les PME, bien sûr. Gageons qu’ainsi instruite par les meilleurs experts, la majorité du Parlement saura encore améliorer ce règlement dans le sens du meilleur intérêt des b..., pardon, des PME..."

    • CADTM - Le bail-in : cadeau de Noël des banques italiennes et de l’Union Européenne, par Chiara Filoni
      http://cadtm.org/Le-bail-in-cadeau-de-Noel-des

      -"Le sauvetage rentre en effet dans la nouvelle procédure européenne de bail-in (“sauvetage interne”), déjà utilisée par l’Autriche cet été, opposé au bail-out (« sauvetage externe » comme on l’a connu jusqu’aujourd’hui en Europe), c’est-à-dire lorsque l’État intervient en recapitalisant la banque et en se portant garant d’éventuelles nouvelles pertes.
      Cette procédure a été introduite en juillet 2014 par l’Union européenne avec l’approbation d’une nouvelle directive, la Bank Recovery and Resolution Directive (BRRD), (en français Directive sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances |5|- un des piliers de la nouvelle Union bancaire - pour laquelle ce sont les actionnaires et les détenteurs d’obligations subordonnées |6| qui contribuent aux sauvetages bancaires (et non plus l’État, donc les citoyens). En réalité cet ordre représente juste une partie de la directive UE (la partie implémentée par l’Italie jusqu’à maintenant) qui, lorsqu’elle rentrera en vigueur de manière complète - c’est-à-dire en janvier 2016 – prévoira aussi la contribution des détenteurs des bonds ordinaires et des déposants avec des dépôts supérieurs à 100 000 euros." ;
      –"Le 28 novembre, Luigino d’Angelo, un pensionné de 68 ans se suicide dans sa maison à Civitavecchia (ville près de Rome). Il laisse juste un petit mot où il accuse les employés de sa banque (une des banques sauvées, Banca Etruria) de ne pas lui avoir permis de retirer 70 % de ses obligations subordonnées pour un montant total de 100 000 euros. Il avait perdu toute l’épargne d’une vie. Le 12 décembre, le quotidien La Repubblica publie une interview de Marcello Benedetti, ex-employé de la Banque Etruria de Civitavecchia, dans laquelle il admet avoir convaincu monsieur D’Angelo, d’investir toutes ses économies dans ce type d’obligations (plus risquées que les obligations ordinaires qu’il détenait auparavant) sous l’insistance de sa banque. |8|
      C’est à partir de ce moment que les journalistes commencent réellement à s’intéresser au cas des sauvetages bancaires.

      Luigino n’est en effet pas le seul à avoir perdu ses économies." ;
      –" Les quatre banques, qui font les gros titres des journaux, représentent aujourd’hui la partie visible de l’iceberg d’une gestion désinvolte du crédit.
      Nos quatre banques (mais la considération peut s’étendre à d’autres banques) se distinguaient par une gestion peu transparente, l’habitude du clientélisme, par des services rendus au secteur immobilier et la myopie ou la complicité des politiques à différents niveaux." ;
      –"Dans le Conseil d’administration de la Banque dell’Etruria figure la Ministre pour les réformes constitutionnelles et députée du Parti démocratique, Maria Elena Boschi. Un bon poste, hérité directement de sa figure paternelle, ex- membre du même CA et vice-président de la banque, accusé et condamné pour violations de normes sur la transparence dans la gestion de l’activité financière de sa banque et finalement expulsé du CA.
      Autant de bonnes raisons pour soupçonner Madame Boschi de conflit d’intérêt (est-ce qu’à nouveau c’est un hasard que sa propre banque a été sauvée ?) et exiger ces démissions. Toutefois, ni la Ministre, ni le Parlement- qui vient ces jours-ci de rejeter la motion de défiance contre la Ministre- n’y voient un problème." ;
      –"les employés des banques en difficulté payent pour un système bancaire malade et gangrené : dans les deux dernières années, suite aux « sauvetages bancaires » 1100 employés des banques en crise ont perdu leur poste de travail. |12|"

      #Sauvetages_bancaires #Italie #Autriche #UE #UE_Union_bancaire #Union_bancaire #Conflits_d'intérêts

      Italie : le sauvetage de quatre banques fait scandale, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/italie-le-sauvetage-de-quatre-banques-fait-scandale-536039.html

      "les auteurs de l’union bancaire ont manqué une occasion. En voulant éviter, à la demande de Berlin, toute vraie mutualisation des risques, on a fait prendre des risques politiques et économiques considérables aux Etats membres. Le résultat risque d’être que ces derniers vont tout faire pour contourner ce risque, quitte à avoir recours encore à l’argent public. L’exemple italien est donc déjà plein d’enseignements. D’autant que ce sauvetage bancaire commence à faire planer une menace sur l’ensemble du secteur. Pier Carlo Padoan a dû rassurer ce lundi en affirmant que le secteur financier italien « était grand et solide. » Mais en voyant les épargnants ruinés, ceux qui ont placé leur argent dans des structures similaires ne peuvent qu’avoir peur et penser à se retirer. Car tout le monde sait que le poids des créances douteuses est considérable sur les petites banques italiennes."

      #UE #Italie #UE_Italie #UE_Union_bancaire #Union_bancaire

      Union bancaire : le nouveau mécanisme de sauvetage des banques pose question, Par Christine Lejoux
      http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/union-bancaire-le-nouveau-mecanisme-de-sauvetage-des-banques-pose-question

      -"Le mécanisme de résolution unique des crises bancaires, deuxième pilier de l’union bancaire européenne, entrera en vigueur le 1er janvier 2016. Le MRU prévoit de solliciter d’abord, en cas de faillite d’une banque, les actionnaires et les créanciers, plutôt que l’Etat. Un principe de renflouement interne dont les limites ont été mises en lumière par le récent sauvetage de quatre banques régionales italiennes." ;
      –"le premier pilier de l’union bancaire - le mécanisme de supervision unique (MSU) - est déjà à pied d’œuvre, la BCE (Banque centrale européenne) étant le gendarme des principales banques européennes depuis le 4 novembre 2014.

      Le troisième pilier - le fonds européen de garantie des dépôts bancaires - en est encore au stade de projet" ;
      –"le MRU repose sur le principe du « bail-in » (renflouement interne), par opposition au « bail-out » en vigueur durant la crise de 2008, qui faisait appel à l’argent public. Concrètement, dans le cadre du « bail-in », une banque européenne au bord de la faillite devra d’abord faire appel à ses actionnaires pour sortir de ce mauvais, ainsi qu’à ses créanciers obligataires et à ses déposants détenant plus de 100.000 euros dans ses livres, avant de se tourner éventuellement vers le fonds de résolution unique (FRU), abondé par le secteur bancaire européen. L’Etat n’intervenant, lui, qu’en tout dernier ressort, si nécessaire." ;
      " un gouvernement pourra être tenté de mobiliser de l’argent public pour amortir le choc subi par les actionnaires et les créanciers d’une banque en difficulté. Ce qui retisserait le lien pernicieux entre crises bancaires et crises des dettes souveraines, lien que l’union bancaire vise justement à briser. C’est dire si le principe du MRU peut poser question, à une dizaine de jours de son entrée en vigueur. Sauf pour la Commission européenne, convaincue que les déboires des épargnants italiens ne résultent pas des nouvelles modalités de résolution bancaire européennes, mais de leur méconnaissance des produits financiers qu’ils avaient achetés"

      #UE #Union_bancaire_européenne

    • L’Europe révèle comment les comptes de dépôt seront gelés lors de la prochaine crise | BusinessBourse
      http://www.businessbourse.com/2015/10/11/leurope-revele-comment-les-comptes-de-depot-seront-geles-lors-de-la-

      Au cours des 24 derniers mois, le Canada, Chypre, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis, le Royaume-Uni, et maintenant l’Allemagne ont mis en œuvre toute la législation qui leur permettrait d’abord de geler et ensuite saisir les avoirs bancaires lors de la prochaine crise.

    • Krach -Les dessous de la crise économique mondiale - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=rt1WI4OjSUk


      Krach 4 Des lendemains amers - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=rCJTRs2IG_M

      Noire Finance - La série, en VOD, DVD - ARTE Boutique
      http://boutique.arte.tv/f7966-noire_finance_serie#

      Quand la finance se branche sur la nature, par Razmig Keucheyan (Le Monde diplomatique, mars 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/KEUCHEYAN/50199

      Nature, le nouvel eldorado de la finance | ARTE
      http://www.arte.tv/guide/fr/050583-000/nature-le-nouvel-eldorado-de-la-finance

      Inside Job 1/5 (vostfr) - Video Dailymotion
      http://www.dailymotion.com/video/xsmm9n_inside-job-1-5-vostfr_lifestyle

      Alimentation : La bourse ou la vie ? 1/2 - vidéo Dailymotion
      http://www.dailymotion.com/video/xjeb1x_alimentation-la-bourse-ou-la-vie-1-2_news

      #Crise_financière_2007 #Crise_économique #Subprimes #Finance #Documentaires

      2013 - Quand l’Europe sauve ses Banques, qui paye - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=3R646xSnbEE


      #UE #Finance #Espagne #Irlande #Grèce #Ploutocratie #Documentaires

      La Drole D’#Histoire Des Banques Francaises Documentaire - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=UgC7WgjM-eo

      Cash Investigation : « La finance folle » - France 2 - 8 juin 2012 - En replay
      http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-vendredi-8-juin-2012_703677.html

      Les gangsters de la #Finance | ARTE
      https://www.arte.tv/fr/videos/069080-000-A/les-gangsters-de-la-finance
      https://static-
      Les gangsters de la finance - ARTE - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=ykxkA-radQU


      #Ploutocratie #Conflits_d'intérêts #Crise_financière2007/2008

      "Blanchiment, fraude fiscale, corruption, manipulation des cours... : depuis la crise de 2008, la banque #HSBC est au coeur de tous les scandales. Cinq ans après leur film sur Goldman Sachs, Jérôme Fritel et Marc Roche passent au crible cet empire financier au-dessus des lois.
      Créée à Hong Kong, il y a un siècle et demi, par des commerçants écossais liés au trafic d’opium, HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) n’a cessé de prospérer en marge de toute régulation. Aujourd’hui, la banque britannique à l’ADN pirate incarne à elle seule les excès et les dérives de la finance internationale. Blanchiment de l’argent du crime – celui des cartels de la drogue mexicains et colombiens –, évasion fiscale massive, corruption ou manipulation du cours des devises et des taux d’intérêt : depuis la crise de 2008, ce géant a été mêlé à de nombreux scandales avec régularité et en toute impunité. Car l’opaque HSBC, experte en sociétés-écrans, dont les coffres débordent d’argent liquide déposé par ses clients discrets et douteux, est devenue « too big to jail », « trop grosse pour aller en prison ». La banque, riche de quelque 3 000 milliards de dollars, s’en tire chaque fois avec des amendes dérisoires. Trait d’union entre l’Orient et l’Occident, elle sert aussi désormais de pipeline pour les centaines de milliards d’euros de capitaux chinois partant à la conquête des marchés occidentaux : HSBC navigue aujourd’hui sous pavillon rouge.

      Nouvelles menaces
      Cinq ans après « Goldman Sachs »"– La banque qui dirige le monde", Jérôme Fritel et Marc Roche plongent dans les arcanes d’un empire tentaculaire qui se cache derrière sa vitrine de banque de détail britannique. De Hong Kong aux États-Unis en passant par l’Europe, cette édifiante enquête révèle non seulement l’ampleur ahurissante des malversations commises par HSBC, mais éclaire aussi – avec une remarquable limpidité – les menaces qui se profilent sur la stabilité financière mondiale, dix ans après la crise des « subprimes »."

      Arte Thema - Les gangsters de la finance : entretien avec Marc Roche - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=Hys3i5qG7LI

    • La leçon d’économie de Patrick Artus et Jean-Hervé Lorenzi. GÉRARD LE PUIL | L’Humanité
      http://www.humanite.fr/la-lecon-deconomie-de-patrick-artus-et-jean-herve-lorenzi-594843

      "« La fiscalité des produits à risques, notamment des actions, doit être sensiblement inférieure à celle des revenus du travail et à celle des revenus de l’investissement sans risque », plaident les deux avocats de la spéculation permanente. L’Humanité de ce même 6 janvier dénonce la directive européenne qui autorise les banques à piocher dans les comptes de leurs clients après avoir spéculé de manière irresponsable. Artus et Lorenzi proposent que l’on augmente aussi les impôts payés par les honnêtes gens pour récompenser les traders et leurs employeurs malhonnêtes chaque fois qu’ils prennent des risques insensés."

      #Discours_orthodoxes #Ploutocratie #Finance #Multinationales

    • La France désarmée face à une nouvelle crise financière : cette gauche élue pour être l’ennemie de la finance et qui s’est surtout fait le relais du lobby bancaire | Atlantico.fr
      http://www.atlantico.fr/decryptage/france-desarmee-face-nouvelle-crise-financiere-cette-gauche-elue-pour-etre

      -"les « deals » entre grandes entreprises, sur lesquels il a pu travailler, n’étaient souvent pas neutres, sur un plan social, pour les salariés de ces dernières... Emmanuel Macron, en tant que haut-fonctionnaire, est issu de l’Inspection générale des Finances (IGF) : un grand corps prestigieux et rattaché à Bercy, dont la mission est de contrôler les finances de l’Etat. Ce réseau est très puissant dans l’économie française et il a de multiples connexions avec les entreprises du CAC40. Par exemple, beaucoup d’anciens de l’IGF se retrouvent par la suite dans différents exécutifs des grands groupes français" ;
      –"Au moment de la conception de la loi bancaire, les banques universelles - la Société générale, BNP Paribas ou encore le Crédit agricole - ont d’abord actionné le cabinet de Pierre Moscovisci - et ce de manière insistante - mais également le lobby de l’IGF." ;
      –"le plus offensif contre cette loi, en reprenant les éléments de langage de la Société Générale et de la BNP Paribas a été Moscovici. Il a d’ailleurs multiplié les déclarations en faveur d’une loi a minima à l’automne 2012, ce qui n’a pas échappé à François Hollande. Au final, comme Emmanuel Macron n’est pas un technicien lambda et a un sens politique avec une certaine ambition, il sait qu’il doit bien se garder d’être offensif pour éviter les critiques."

      Mué, la dernière phrase est à oublier. #Conflits_d'intérêts #Ploutocratie #Finance #PS #Sauvetages_bancaires

      À quand la fin de l’impunité pour la pègre de la finance ? | Le Club de Mediapart
      https://blogs.mediapart.fr/patrick-saurin/blog/080916/quand-la-fin-de-limpunite-pour-la-pegre-de-la-finance
      #PS #Finance #Finances_publiques #Dette_publique

      "Aux États-Unis, le scandale des subprimes qui a spolié, jeté à la rue et plongé dans la misère des millions de ménages modestes est un exemple de ces pratiques délétères. En France, nous en avons une autre illustration avec les emprunts toxiques qui ont permis à un cartel de banques privées de piller les finances de milliers de collectivités, hôpitaux et organismes de logement social.[ii] Mais de part et d’autre de l’Atlantique on observe de significatives différences de traitement à l’égard des banques impliquées."

      "Quant aux autorités de régulation financière[ix], nous sommes toujours dans l’attente de leur première sanction contre les banques en matière d’emprunts toxiques.

      Curieusement, c’est dans une note de 2008 de l’agence de notation FitchRatings, que nous trouvons la critique des emprunts toxiques la plus corrosive.[x] Dans leur étude, les analystes insistent sur la responsabilité des banques dans la mise en place de « produits… extrêmement risqués pour leurs souscripteurs »[xi] et relèvent que du fait de pratiques comptables inadaptées, « les collectivités… sont… incitées à une véritable fuite en avant consistant à masquer leurs pertes potentielles par la souscription de nouveaux financements encore plus risqués. »[xii] Ils résument la philosophie des emprunts toxiques en une simple phrase : « Les prêteurs ont donc réussi à imposer une situation paradoxale où, au lieu d’être rémunérés pour prendre un risque (de crédit) supplémentaire, ils l’ont été pour faire prendre un risque (de taux) à leurs clients. »"

      "Depuis 2008, le gouvernement et le parlement n’ont cessé d’apporter des milliards d’euros à Dexia sous la forme de cash en vue de sa recapitalisation ou de garanties. Cette situation est d’autant plus choquante que Dexia, la banque la plus impliquée dans le scandale des emprunts toxiques, apparaît plus de 30 000 fois dans les documents des « Panama Papers ». Nous apprenons qu’Experta Corporate and Trust Services, une de ses filiales basée au Luxembourg, a créé 1 659 sociétés offshore[xv]. Plus grave encore, après la crise bancaire de 2008, alors qu’il venait de bénéficier d’une aide de 6,4 milliards d’euros de la part des États belge, luxembourgeois et français et d’une garantie financière de 150 milliards d’euros, le groupe Dexia a poursuivi ses agissements coupables dans les paradis fiscaux. Ainsi, dans le même temps où les États mettaient à sa disposition de l’argent provenant des impôts payés par leur population, cette banque aidait de riches contribuables à frauder contribuant ainsi à priver les États de ressources fiscales."

      "Finalement, la réponse du gouvernement consista à faire voter par le parlement en juillet 2014 un projet de loi de validation rétroactive. Le but de cette loi était de rendre légaux des contrats que les juges, saisis par les collectivités, déclaraient illégaux."

      " la vocation véritable de ces fonds financés par les citoyens[xx] était d’inciter les centaines de collectivités qui avaient engagé des procès contre les banques à abandonner leurs actions, car l’octroi de l’aide est conditionné à la conclusion d’une transaction avec la banque et au renoncement définitif à toute poursuite contre celle-ci."

      "Le dispositif mis en place par l’État pour sortir des emprunts toxiques est critiquable à plusieurs titres. Il évite aux banques d’être jugées, fait supporter la totalité des surcoûts financiers aux contribuables et au final assure aux délinquants de la finance une quasi-totale impunité. Jean-François Gayraud a bien identifié les rouages de l’impunité dont bénéficie le monde de la finance.

      « Cette impunité… s’appuie sur un double mécanisme. D’abord, la justice punitive a dérivé vers une justice négociée : la transaction comme mode de traitement de la faute financière l’a emporté sur la justice rétributive… Ensuite, la responsabilité individuelle s’est évaporée, la personne morale occupant désormais le devant de la scène pénale. »"

    • Aux Etats-Unis, la dette étudiante, bombe à retardement, par Christopher Newfield (Le Monde diplomatique, septembre 2012)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/NEWFIELD/48135
      #Etats-Unis #Dette

      Crise de la dette étudiante, la grosse bulle qui monte aux Etats-Unis - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/09/18/crise-de-la-dette-etudiante-la-grosse-bulle-qui-monte-aux-etats-unis_1501

      Aux Etats-Unis, le nombre de défauts d’emprunts étudiants explose
      https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0302147153710-aux-etats-unis-le-nombre-de-defauts-demprunts-etudiants-explo

      Devenez actionnaire... d’un individu, par Laura Raim (Le Monde diplomatique, août 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/RAIM/50696

    • L’étau négatif
      http://www.lenouveleconomiste.fr/letau-negatif-29785

      -"Près d’un quart du PIB mondial est assuré désormais par des pays avec des taux négatifs." ;
      –"Les épargnants supporteraient un prix modique sur les dépôts bancaires, mais si les taux empirent, ils trouveront des moyens d’éviter les frais. Préférer les liquidités est la solution évidente, ce qui explique pourquoi certains ont suggéré de se débarrasser des billets, mais ce n’est pas l’unique. Les petits épargnants utiliseront tous les moyens existants pour éviter le coût des dépôts bancaires – bons-cadeaux, abonnements à long terme, cartes de transport urbain ou SIM de téléphones mobiles.

      Ce ne serait que le début des difficultés. Avec des taux d’intérêt très négatifs sur une longue période, des entreprises spécialisées de sécurité naîtront pour créer des coffres-forts pour le compte des déposants importants et effectuer des transferts entre les comptes de leurs clients. Les entreprises chercheraient à effectuer les paiements rapidement et à les recevoir lentement. Le fisc découragerait les règlements rapides ou les trop-perçus : un canton suisse a déjà cessé les rabais pour les paiements d’impôt avant terme et dit vouloir être payé le plus tard possible. Loin d’être incitées à prêter davantage, les banques inquiètes de la réduction de dépôts hésiteraient à accorder des crédits."

      http://zinc.mondediplo.net/messages/3089#message13063


  • Pour faire face aux déchets, le plan B’OM réduit leur volume
    http://www.reporterre.net/Pour-faire-face-aux-dechets-le-plan-B-OM-reduit-leur-volume

    Et si on prenait le problème des déchets à rebours des approches techniques portées par les pouvoirs publics ? C’est l’objet de l’alternative citoyenne zéro déchet, qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde. L’association Zero Waste France dessine, avec son plan B’OM, les contours que prendrait une telle politique. Opposition locale au projet d’hyper-incinérateur à Échillais (Charente-Maritime), abandon définitif du projet d’usine de méthanisation à Romainville, blocage des sites d’enfouissement de (...)

    #Info

    / #Quotidien

    « http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-saint-denis-93/romainville-n-aura-pas-d-usine-de-methanisation-04-02-2015-4503645.php »
    « http://www.bfmtv.com/societe/crise-des-dechets-en-corse-l-ile-de-beaute-croule-sous-les-ordures-917765.htm »
    « http://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-22241-chiffres-cles-dechets.pdf »
    « http://www.bastamag.net/Zero-dechets-zero-gaspillage-une »
    « http://www.latribune.fr/regions/smart-cities/san-francisco-objectif-zero-dechets-491879.html »
    « http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/en-corse-les-decharges-debordent-517016.html »
    « http://www.cniid.org/Les-dechets-en-France-quelques-chiffres,151 »
    « http://www.planbom.org/#le-plan-b-om »
    « http://paris.demosphere.eu/rv/42695 »


  • Nicolas Hulot, ose prendre une chaise
    http://www.reporterre.net/Nicolas-Hulot-ose-prendre-une-chaise

    Cher Nicolas, On se voit de temps à autre, tous les deux ou trois ans, à l’occasion d’interviews ou simplement comme ça, pour discuter. Habituellement, je reste au « vous », et puis on glisse vers le « tu ». Aujourd’hui, je vais directement au tutoiement, ça sera plus simple. Ca me permet de dire d’entrée de jeu l’estime que je te porte : pour la sincérité de ton engagement, le sérieux de ton travail de réflexion (tu lis beaucoup - c’est rare -, tu veux toujours apprendre, tu réfléchis vraiment), ton talent (...)

    #Edito

    / #Politique

    « http://www.fondation-nicolas-hulot.org/fondation/ils-nous-soutiennent/nos-entreprises-partenaires/avril »
    « http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Osons_!-467-1-1-0-1.html »
    « http://www.dw.com/en/in-paris-top-officials-warn-climate-change-poses-major-security-threat/a-18784110 »
    « http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/29/banque-de-france-villeroy-de-galhau-passe-haut-la-main-l-epreuve-du-parle »
    « http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130404trib000757615/entre-20-et-30.000-milliards-de-dollars-caches-dans-les-paradis-fiscaux.ht »
    « http://www.carnetsdubusiness.com/%E2%80%8BOn-se-leve-contre-le-mal-de-dos-au-bureau_a921.html »
    « http://lci.tf1.fr/politique/hulot-a-l-elysee-pour-preparer-la-conference-climat-8541506.html »
    « http://www.dailymotion.com/video/x39gtaj_action-militante-d-attac-dans-une-agence-bnp-de-marseille_news

     »


  • «L’Europe: une colonie allemande?» Par Michel Santi
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-europe-une-colonie-allemande-512766.html

    « cette économie ne prospère que par une exploitation en bonne et due forme par les allemands des autres peuples d’Europe. Sans euro, pas d’excédent allemand en effet, car la ruée sur les biens produits dans ce pays aurait à l’évidence -par envolée interposée du deutschemark- été répercutée par une augmentation de leurs prix et par un alignement à la hausse des salaires allemands, dont l’effet conjugué aurait neutralisé les excédents.

    Ces fameux excédents commerciaux faisant tant la fierté de Schäuble sont banalement la conséquence de salariés qui reviennent moins chers à employer que de machines à utiliser ! »

    #UE

    • Brexit : Beaucoup de demandes britanniques sont "justifiées" (Merkel) | Courrier international
      http://www.courrierinternational.com/depeche/brexit-beaucoup-de-demandes-britanniques-sont-justifiees-merk

      "Même sur la question sensible de la limitation des prestations sociales pour les ressortissants d’autres pays de l’UE, Mme Merkel a apporté son soutien au Premier ministre britannique, David Cameron.

      « Ces demandes sont aussi compréhensibles et justifiées (...) il est évident que chaque pays membre doit pouvoir protéger son système social contre les abus »"

      Une pirouette juridique pour éviter le Brexit – EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/section/euro-finances/news/une-pirouette-juridique-pour-eviter-le-brexit

      -"L’accord international sera complété par des « annexes », dont l’une porte exclusivement sur la gouvernance économique de la zone euro, un autre sur la compétitivité, un troisième sur la subsidiarité , ainsi qu’une proposition de la Commission européenne, prévoyant de durcir la législation prévenant le mariage blanc" ;
      –"Si les Britanniques décidaient en revanche de sortir de l’Union européenne, une période de 2 ans de négociations s’ouvrirait, comme le prévoit l’article 50 du traité sur l’Union européenne. La négociation d’un accord de retrait est plus simple que l’entrée dans l’UE : elle ne demande pas d’accord des 27 autres membres, ni d’accord au Conseil européen" ;
      –"Certains États membres sont prêts à écouter les inquiétudes de David Cameron sur certains sujets comme l’immigration, et à faire de petites concessions pour que la Grande-Bretagne reste dans l’Union.

      Néanmoins, les dirigeants européens ont écarté toute possibilité de changer les principes fondamentaux de l’UE, tels que la libre circulation des travailleurs et l’interdiction de la discrimination entre les travailleurs de différents pays de l’UE."

      « Brexit » : Bruxelles s’agace d’une crise inutile. Par Cécile Ducourtieux
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/02/17/pourquoi-bruxelles-en-veut-a-londres_4866606_3214.html
      #UE #Relations_Internationales #Royaume-Uni


  • « Pour en finir avec la rhétorique bancaire »
    Par Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/pour-en-finir-avec-la-rhetorique-bancaire-505473.html
    http://static.latribune.fr/full_width/505526/2011-07-01t120200z-01-apae7600xfd00-rtroptp-3-ofrbs-lehman-liquidation-20110701-jpg.jpg

    -"Souvenez-vous, c’était il n’y a pas si longtemps. Il y a tout juste sept ans, Lehman Brothers faisait faillite, plongeant le monde dans une crise dont nous ne sommes pas encore sortis. Dans les semaines qui ont suivi, les politiques de tous bords, à commencer par le président de la République française Nicolas Sarkozy, promettaient qu’ils allaient en finir avec les excès de la finances et « moraliser le capitalisme. »"

    –Depuis, "(...)le sujet semble avoir été soigneusement mis de côté dans le débat public et rien ne pouvait davantage satisfaire les milieux bancaires, bien heureux de pouvoir gérer directement et en toute discrétion ces questions avec les pouvoirs en place. L’enjeu, aujourd’hui, est bien de remettre cette question de la maîtrise de la finance et de la nature de l’activité bancaire au centre du débat"

    –"Les trois effets négatifs mis en avant, selon Hirschman, par les Réactionnaires : l’effet pervers (« perversity »), l’effet d’inanité (« Futility ») et l’effet de mise en péril (« Jeopardy ») sont exactement les ressorts utilisés par le lobby bancaire pour tenter d’échapper au couperet du régulateur."

    –"A travers l’usage de la méthode Hirschman, l’auteur met donc à jour le caractère proprement réactionnaire du lobby bancaire qui repose sur la croyance d’une forme de transcendance du marché qu’il serait dangereux de contester. « Un peu comme si le secteur bancaire et financier était devenu dans l’inconscient collectif le nouveau totem de nos sociétés. Gare à celui qui ne se prosterne pas devant lui comme il se doit, qui n’accepte pas d’y déposer silencieusement l’offrande, qui pénètre le domaine interdit et entend en modifier le fonctionnement ! » Derrière les arguments scientifiques et les expertises qui viennent à l’appui des arguments bancaires, il y a dans ces derniers un élément clairement religieux qui en fait sa force "

    #Novlangue #Médias #Finance

    • Imposture du capitalisme moral, par Yvon Quiniou (Le Monde diplomatique, juillet 2010)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2010/07/QUINIOU/19392

      -"Ne serait-il pas temps de moraliser le capitalisme ? Au plus fort de la crise, l’interrogation a été formulée par nos dirigeants, M. Nicolas Sarkozy en tête, c’est-à-dire par ceux-là mêmes qui se livraient auparavant à une apologie inconsidérée du libéralisme censé représenter la « fin (heureuse) de l’histoire »."

      –"Cette thèse a trouvé une nouvelle jeunesse récemment grâce à André Comte-Sponville dans son livre Le Capitalisme est-il moral ? (4), dont le succès médiatique, même si son contenu a été pris à revers par la crise, traduit bien la prégnance de l’idéologie libérale. Distinguant, au sein de la vie sociale, l’ordre scientifico-technique, l’ordre juridico-politique, l’ordre moral et l’ordre éthique (qu’il définit par l’amour), il place l’économie dans le premier : « La morale est sans pertinence aucune pour décrire ou expliquer quelque processus que ce soit qui se déroule dans ce premier ordre. Cela vaut en particulier pour l’économie qui [en] fait partie », affirme-t-il "

      –" Cette dérive intellectuelle porte un nom : l’économisme. Ce dernier consiste non seulement à ériger l’activité économique en valeur primordiale subordonnant à elle toutes les autres, mais à considérer qu’elle est faite de processus soustraits à la responsabilité de la politique pour l’essentiel."



  • Grèce : la mort par la dette !
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/grece-la-mort-par-la-dette-496128.html
    http://static.latribune.fr/full_width/318233/michel-santi.jpg

    Les créanciers de la Grèce reproduisent les même erreurs que dans le passé, en refusant de reconnaître que la charge d’une dette peut pousser une nation dans l’abîme. A moins que ce soit précisément ce que veut l’Allemagne... Par Michel Santi, macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales.


  • –"Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html

    –"Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »" http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu

    –"Le fonds à la sauce allemande imposé à la Grèce"
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/13/le-fonds-a-la-sauce-allemande-impose-a-la-grece_1347249

    –"UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités"
    http://www.politis.fr/UE-Grece-la-gauche-europeenne-face,31909.html

    –"Les parlementaires se prononcent sur l’asservissement d’une nation"
    http://www.politis.fr/Les-parlementaires-se-prononcent,31911.html

    –"Cinq preuves que le plan de réformes imposé à la Grèce n’est pas réaliste"
    http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realis

    –"GRÈCE / RÉFORMES : 900 PAGES "QUE PERSONNE NE LIRA JAMAIS" ?"
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-23/Grece-reformes-900-pages-que-personne-ne-lira-jamais-id19095

    –"PILLER LA GRÈCE
    Par Julien Mercille"
    http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

    –« La Grèce est mise au même régime sec que l’Afrique »
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/07/21/la-grece-est-mise-au-meme-regime-sec-que-lafrique-234810

    –"L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif" (YÁNIS VAROUFÁKIS)
    http://www.alterecoplus.fr/grece/leurope-impose-a-la-grece-un-plan-de-privatisation-punitif-201507231651

    -J.Sachs : " Il y a juste un choix politique, idéologique, de casser la Grèce. Il y a un choix économique, fondamentaliste, de soumettre ce pays. Il n’y a aucune raison pour que le pays s’en sorte avec la batterie de « réformes » passées en force. "

    –Kako Nubukpo, économiste togolais, ancien ministre de la Prospective (DR) :« Cela étant dit, quel est l’agenda caché derrière ces mesures ? Pourquoi fait-on tout cela à la Grèce, un petit pays dont on pourrait facilement effacer la dette sans rien changer à la vie de l’Europe ? En fait, l’Allemagne envoie un signal clair à la France, pour lui dire de faire attention à ses dérapages budgétaires, à son Etat providence, etc. La guerre est déclarée : on doit casser l’Etat social. » ;
    « Par les économistes hétérodoxes, oui. Le fameux « cercle de la raison » des néolibéraux vit sans doute ses dernières heures. La réalité va les obliger à revoir leur doctrine. On l’a bien vu avec la réponse qu’ont apporté les Etats occidentaux à la crise des subprimes, fin 2008... On l’oublie souvent, mais cette crise de la dette est due au fait que l’Etat est allé à la rescousse des banques fin 2008, partout en Europe.
    On est dans la socialisation des pertes (les Etats nationalisent ou renflouent les banques en perdition) et la privatisation des bénéfices : c’est le modèle politique du néo-libéralisme... »

    -Varoufakis : « Notre proposition a été accueillie par un silence assourdissant. Plus précisément, l’Eurogroupe et la troïka ont continué à laisser entendre à la presse mondiale que les autorités grecques n’avaient aucune proposition novatrice et crédible à fournir – leur rengaine habituelle. »

    Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030420449881-quand-varoufakis-devoile-les-coulisses-de-leurope-2099055.php#
    #PS #Grèce #Allemagne

    • Premiers plaisirs ?
      –"La Grèce contrainte d’augmenter le prix des préservatifs"
      http://www.marianne.net/grece-contrainte-augmenter-prix-preservatifs-100235615.html

      Pinocchio, menace, marche arrière, film d’horreur (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/A/56891

      « Inflexibles défenseurs de la propriété privée contre les réquisitions d’appartements en Union soviétique, les pères fondateurs de l’Union européenne auraient-ils frémi à la lecture de cet article du New York Times ? »

      « En dépit d’un inquiétant pic de contaminations au sida depuis 2010, la Grèce a augmenté ce lundi le prix des préservatifs dans ses pharmacies. Cette mesure, exigée par les créanciers, frappera — c’est devenu une habitude — les populations les plus démunies. »

    • « Grèce : rions un peu avec les producteurs d’armes français et allemands »
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2015/07/16/grece-rions-un-peu/#more-1354

      « La Grèce et ses créanciers s’opposent sur le niveau de taxation des plus riches » http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/31/grece-les-negociations-avec-les-creanciers-achoppent-sur-la-question-des-imp

      -"Dans le secteur des dépenses militaires aussi, les choses sont sensibles. Des économies à hauteur de 200 millions d’euros sont prévues pour 2015 et de 300 millions pour 2016.

      Les créanciers aimeraient que ces efforts portent surtout sur les coûts de fonctionnement (salaires et volume du personnel) et non sur les achats d’armes."

      –"Plongés dans la soi-disant « crise des dettes souveraines » depuis 2009, les pays européens n’ont pourtant pas l’air de s’inquiéter de cette énorme ponction sur leurs budgets.

      Peu est fait pour lutter contre l’évasion fiscale"

      _"Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale." (belle illustration de l’expression "foutage de gueule")

      –"Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans.
      Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pour tant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? »"

      "Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS."

      "Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute."

    • « Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ? »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-creanciers-imposeront-ils-une-grande-coalition-504170.html

      "dans son « discours sur l’état de l’union », le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a clairement réaffirmé :

      « Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs. »
      Du reste, Jean-Claude Juncker, comme à son habitude avant chaque élection grecque, il est allé de sa petite menace avec des accents dignes de Wolfgang Schäuble :

      « Nous ne garderons pas la Grèce dans la zone euro à n’importe quel prix. Je suis sérieux et je parle pour de vrai », a-t-il ajouté."

    • CADTM - L’économiste James Galbraith raconte les coulisses du plan B grec
      http://cadtm.org/L-economiste-James-Galbraith

      -"colonisation et liquidation. « C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Une perte d’indépendance totale et une liquidation de l’État grec. La Grèce est un pays qui n’est plus indépendant. Le gouvernement a perdu toute marge de manœuvre. Il lui est interdit d’introduire la moindre loi sans l’accord préalable de ses créanciers », dit l’économiste américain."

      –"« Ces 48 projets de loi prioritaires sont dictés à Bruxelles et traduits ensuite en grec », dit-il. « Ce ne sont pas des réformes pour améliorer les conditions économiques de la Grèce. Ce sont des réformes construites par les lobbies », poursuit-il."

      –" Les dates de fraîcheur du lait ont été repoussées de 3 à 7 jours pour que les entreprises hollandaises puissent exporter leur lait. Les grands groupes pharmaceutiques se sont arrangés pour être avantagés face à l’industrie locale, en invoquant une concurrence en fait « manipulée au travers des paradis fiscaux et des prix de transfert ». Les privatisations sont conçues pour « créer des monopoles privés pour les entreprises étrangères » sur les biens les plus intéressants, à l’image de l’aéroport d’Athènes, détenu par le groupe allemand de BTP Hochtief."

      –"Car il y aura une prochaine fois, James Galbraith en est persuadé, que ce soit en Irlande, au Portugal, en Grèce ou ailleurs. « J’étais très attaché au projet européen. Je le suis beaucoup moins maintenant. Un système qui n’admet pas la discussion, qui est catégoriquement opposé à tout gouvernement de gauche, qui est catégoriquement engagé dans la déstabilisation, ce n’est pas possible. Que signifie une Europe qui a pour programme de couper les retraites des plus vulnérables, de réduire la syndicalisation à zéro, de libéraliser le marché du travail jusqu’à l’informalisation ? » dit-il. Avant de prédire : « La prochaine fois qu’un gouvernement de gauche est élu, il viendra d’emblée avec un plan B dans la poche. »"

    • « Les créanciers arrivent à Athènes et exigent plus de réformes » | EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/les-creanciers-arrivent-athenes-et-exigent-plus-de-reformes-318757

      « Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-lance-un-premier-train-de-reformes-513995.html

      Par Romaric Godin

      -"Les créanciers réclament que les prêteurs qui ne peuvent rembourser soient expulsés, afin de pouvoir revendre le bien immobilier concerné et établir précisément l’ampleur des pertes à éponger sur chaque prêt. Jusqu’à présent, les ménages avec des revenus modestes étaient protégés des expulsions lorsque leur résidence principale était évaluée à moins de 250 000 euros. Cette mesure a permis à de nombreuses familles frappées par le chômage de conserver un logement. Mais les créanciers voudraient abaisser cette limite pour pouvoir toucher davantage de prêts bancaires.
      (...)
      Cette question s’était posée à Chypre l’an dernier. Le parlement chypriote avait refusé de durcir les conditions d’expulsion comme l’exigeait la troïka. Finalement, la BCE avait exclu Chypre de son assouplissement quantitatif, faisant de ce durcissement une condition sine qua non pour la réintégration de l’île dans le QE. De son côté, la troïka avait gelé les versements vers Nicosie, plaçant l’île au bord de la faillite. Sous la pression du gouvernement, le parlement avait fini par accepter de rendre les expulsions plus aisées."

    • "Moscovici prévient la Grèce de « décisions lourdes » d’ici fin 2015"
      http://www.boursorama.com/actualites/moscovici-previent-la-grece-de-decisions-lourdes-d-ici-fin-2015-4ec64273

      Le projet de loi qui sera soumis au Parlement grec doit inclure une réforme du système des retraites, avec de nouvelles coupes dans les pensions, et des mesures de dérégulation du secteur des pharmacies. Il pourrait aussi réduire la protection contre les saisies de leur résidence principale dont jouissent les ménages endettés.

    • Grèce : Alexis Tsipras renonce à son plan anti-austérité, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-renonce-a-son-plan-anti-austerite-537005.html

      -"Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs. Ce programme avait pour but de compenser les mesures d’austérité réclamées par les créanciers et que le gouvernement avait fait adopter depuis juillet dernier. Ce jeudi 17 décembre, le texte a été retiré. Selon des médias grecs, la cellule technique de l’Eurogroupe, l’Euro working group (EWG) aurait rejeté ce programme. Un rejet qui menaçait de compromettre la libération du milliard d’euros que le vote de mesures par la Vouli, le parlement grec, mardi, permettait d’envisager" ;
      –"Ceci est d’autant plus étonnant que le gouvernement grec en novembre a affiché un excédent primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif de 2,6 milliards d’euros. Autrement dit, le gouvernement d’Alexis Tsipras joue les bons élèves budgétaires et est en passe de faire mieux que les objectifs"

      CADTM - Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras. par Angélique Kourounis
      http://cadtm.org/Le-grand-renoncement-social-d

      -"Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un
      excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

      On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

      Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette." ;

      –"Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte."

      Grèce : le gouvernement présente sa réforme des retraites. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

      -"Ce week-end, la Banque de Grèce - dirigée par l’ancien ministre des Finances conservateur Yannis Stournaras - a fait savoir qu’elle jugeait dangereux pour la « compétitivité, l’emploi et la croissance » cette hausse des cotisations. Ceci ne manque certes pas de piquant lorsque l’on se souvient des hausses d’impôts imposées par les créanciers depuis 2010 et encore dans le troisième mémorandum" ;
      –" les partis d’opposition ont faits avoir leur rejet de ces mesures. On a, du reste, vu un spectacle assez singulier : le Pasok, qui avait promu et soutenu les précédentes coupes dans les pensions, a fortement critiqué ces nouvelles baisses"

    • CADTM - Zoé Konstantopoulou : « La Commission de Vérité sur la dette publique subit une chasse politique de la part des nouveaux partisans des memoranda »
      http://cadtm.org/Zoe-Konstantopoulou-La-Commission

      -"Zoé Konstantopoulou a fait en particulier mention des attaques dont la Commission pour la Vérité a récemment fait l’objet de la part de l’actuel gouvernement. Elle a ainsi évoqué la disparition du rapport préliminaire de la Commission du site web du Parlement, la façon dont la fin des travaux de la Commission avait été annoncée- s’apparentant à un véritable« coup d’État », mais aussi l’entrée par infraction dans les bureaux de la Commission, ainsi que dans son propre bureau, sur ordre de l’actuel président du Parlement, N. Voutsis." ;
      –"des initiatives similaires et des demandes d’audit de la dette avaient d’ores et déjà été déposées dans des pays comme l’Argentine, l’Espagne, la Tunisie, la France et le Royaume-Uni.

      Enfin, elle a fait état de la rencontre de la Commission avec l’expert indépendant des Nations Unies sur la dette et les droits humains, lequel a donné une conférence de presse le 08/12/2015 soulignant l’importance de la création de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, l’importance de ses travaux, la nécessité de poursuivre l’audit de la dette, la nécessité absolue d’un allègement de la dette pour que les droits des citoyens soient protégés."

    • Le FMI pourrait réduire en miettes l’accord sur la dette grecque. Par Daniel Marans.
      http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/28/fmi-accord-dette-grecque_n_9090636.html

      -"D’après une source bien informée sur les négociations entre l’État grec et les créanciers, le #FMI a fait savoir qu’il s’opposerait aux mesures prévues par le gouvernement, qui prévoient de réduire le déficit des retraites en partie par l’augmentation des cotisations patronales. En lieu et place, affirme cette source, le FMI estime que le rééquilibrage du système des retraites ne peut être obtenu que par une réduction moyenne de 15 % des pensions.

      Même si le refus du FMI n’est pas encore officialisé, poursuit cette source, l’institution de Washington avance que l’augmentation des cotisations pénalisera la compétitivité de l’économie grecque.

      Interrogé sur le sujet, le FMI n’a pas démenti les affirmations de la source en question. Il nous a plutôt renvoyés vers les commentaires de Gerry Rice, porte-parole du Fonds, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée jeudi dernier. Gerry Rice avait alors déclaré que le FMI était « en train d’évaluer attentivement les propositions [de réforme des retraites faites par le gouvernement grec] et n’avait pas encore terminé cette évaluation »." ;
      –"En mai 2014, un tribunal portugais –le #Portugal fait également partie des récipiendaires des fonds de renflouement de l’eurozone– a jugé les baisses des retraites et des salaires inconstitutionnelles. Et les créanciers du pays l’ont autorisé à atteindre par d’autres moyens les objectifs budgétaires qui lui avaient été fixés." ;
      –"Des économistes issus de toutes les chapelles idéologiques ont critiqué l’approche adoptée par les créanciers du pays, avançant que l’austérité budgétaire imposée à la Grèce en échange des prêts avait empêché l’économie du pays de redémarrer. Les créanciers, affirment les critiques, ont de plus refusé d’admettre que ces plans de renflouement avaient pour but premier de sauver les banques allemandes et françaises qui détenaient d’énormes quantités de dette grecque dans leurs comptes." ;
      –"Le Fonds a notamment publié un rapport début juillet –suscitant des objections européennes– affirmant que la Grèce serait incapable de rembourser ses dettes sans une restructuration substantielle. Mais c’est avec réticence que l’institution a rendu ce rapport public, cédant à l’insistance du département américain du Trésor, d’après une source proche de cette décision.

      Peter Doyle, l’ancien cadre du FMI, affirme que les divergences entre le FMI et l’Allemagne n’ont été au final que superficielles, depuis ce moment où le Fonds n’a pas utilisé son poids pour protéger la Grèce d’un accord insoutenable sur la dette. « Penser que le FMI est moins rigide que l’Allemagne est de la pure fiction », affirme Peter Doyle. « S’ils le font croire, c’est uniquement de la com’ »."

      #Austérité

    • CADTM - Et pendant ce temps-là, en Grèce. Par Michel Husson
      http://cadtm.org/Et-pendant-ce-temps-la-en-Grece#nh2

      -"C’est oublier que la Grèce a déjà fait des réformes, saluées par le Fonds monétaire international (FMI) |3| ou par l’OCDE, qui signalait en 2013 que « la Grèce a le taux le plus élevé de l’OCDE de réponse aux réformes structurelles recommandées » |4|. Cela n’a pas empêché le pays de plonger dans une terrible récession, et on voit mal comment le troisième plan pourrait avoir d’autres effets." ;
      –"Les résultats économiques pour 2015 apparaissant moins mauvais que prévu, Alexis Tsipras avait alors préparé un programme d’urgence humanitaire (couverture médicale, soupes populaires, « facture sociale » d’électricité, classes de soutien). Mais le mémorandum stipule qu’aucune mesure budgétaire ne peut être prise sans l’accord des créanciers, et ce projet de « programme parallèle » a été retiré sous la pression de l’eurogroupe, qui menaçait de ne pas assurer son dernier versement d’un milliard d’euros" ;
      –"L’enjeu est clairement politique : en rappelant au gouvernement grec l’étroitesse – sinon l’absence – de marges de manœuvre, les créanciers veulent lui retirer toute possibilité de se faire le garant d’une application moins brutale du mémorandum."

    • Le « retour » de la crise grecque en 7 questions. Par Manuel Borras - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/le-retour-de-la-crise-grecque-en-7-questions

      Grèce : l’Eurogroupe parle de restructuration de la dette, mais pose ses conditions. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-parle-de-restructuration-de-la-dette-mais-pose-ses-cond

      -"Pour la première fois, l’Eurogroupe évoque aussi le reversement des bénéfices réalisés par la BCE sur la détention de la dette grecque (estimé à 7,7 milliards d’euros), mais seulement à moyen terme et après la bonne réalisation du programme." ;
      –" Les mesures votées dimanche étaient, globalement sinon entièrement, en accord avec les demandes des créanciers"
      –"Les créanciers de la zone euro étant plus que jamais déterminés à obtenir l’entrée du FMI dans le programme, il faut rendre crédible l’objectif d’un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB en 2018. Pour cela, l’Eurogroupe a inventé un nouveau mécanisme des « mesures contingentes ». Si l’objectif est en danger, ces mesures seront mises en œuvre automatiquement sans qu’il soit besoin de repasser devant les institutions grecques. Alexis Tsipras avait refusé toute mesure de ce type, les jugeant contraires à la loi grecque. Finalement, Athènes a proposé un mécanisme proche, ce lundi, incluant des mesures automatiques et non automatiques. "

    • La Grèce obtient un prêt de 7 milliards d’euros… pour rembourser d’autres prêts
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/16/la-grece-beneficiera-d-un-pret-d-urgence-de-7-milliards-d-euros_4685607_3234

      "La Commission européenne a indiqué jeudi qu’Athènes avait « satisfait » aux exigences de l’accord, quelques heures après que le Parlement grec a adopté une première série de réformes."

      "C’est à cette date, le 20 juillet, qu’Athènes doit verser 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE). Elle pourra également s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès du FMI, soit 2 milliards d’euros au total."

      "Le mécanisme de prêt-relais validé jeudi par l’Eurogroupe consiste à prélever 7 milliards d’euros dans le FESM, un fonds européen d’urgence mis en place pendant la crise financière, alimenté par les pays de l’Union européenne et destiné à aider les Etats qui sont en difficulté.
      Le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera le plus gros contributeur au prochain plan d’aide à la Grèce (à hauteur de 40 à 50 milliards d’euros, selon une source européenne), remboursera ensuite le FESM, dès que ce troisième plan sera bouclé. Les 7 milliards d’euros de prêt-relais seront ainsi déduits des sommes qu’avancera le MES à Athènes."

      "La Commission propose ainsi que, pour les pays « hors zone euro », les 7 milliards d’euros avancés soient garantis par une partie des profits réalisés par la BCE sur les obligations souveraines grecques. Pour les pays de la zone euro, la garantie proviendra des fonds structurels alloués à la Grèce."

      Grèce : la logique des créanciers, jusqu’au bout de l’absurde. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-logique-des-creanciers-jusqu-au-bout-de-l-absurde-587661.html

      "Dans l’indifférence, la Grèce, qui dégage de forts excédents primaires, vient de rembourser une dette due à la BCE. Alors que l’économie est au plus mal, la logique des créanciers continue d’étrangler le pays."

      " un nouveau plan d’austérité de 5,5 milliards d’euros avec des augmentations d’impôts, de cotisations et de TVA, une douloureuse réforme des retraites et une abdication de sa souveraineté budgétaire par l’acceptation de mesures « automatiques » de baisse des dépenses pour atteindre ces objectifs."

      "Le budget grec a affiché sur le premier semestre un brillant résultat, un excédent primaire, hors service de la dette, de 2,47 milliards d’euros, soit près de 3 % du PIB semestriel, alors que l’on attendait un seul milliard d’euros."

      " les dépenses publiques ont reculé de 3,35 milliards d’euros, ce qui est autant qui ne sera pas versé dans une économie en récession. De plus, ce recul s’explique principalement en raison du renoncement de l’Etat à appliquer son programme d’investissement public. Seul 1,3 milliard d’euros a ainsi été dépensé sur les 6,75 milliards d’euros prévus sur l’année."

      " selon le troisième mémorandum signé en août 2015, un tiers de cet excédent devra automatiquement être consacré à la réduction de la dette et non à l’économie hellénique."

      "alors que la Grèce est décidément un des pays le plus vertueux d’Europe en matière budgétaire, si l’on exclut le poids de la dette, les créanciers de ce pays refusent toujours de lui faire confiance. Pour preuve, ce mécanisme d’ajustement mécanique prévu pour 2018 si le pays n’est pas dans les clous de l’objectif d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB. Et, en visite à Athènes en début de semaine, le commissaire européen Pierre Moscovici a prévenu qu’il ne voulait pas rouvrir le dossier sur la pertinence de cet objectif, que le gouvernement grec aimerait bien voir réduit. L’objectif des créanciers, malgré les performances budgétaires, reste donc le même : orienter l’économie grecque non pas vers la croissance, mais vers le remboursement des créanciers."

      "Avec des salaires en recul de 24 % au dernier trimestre de 2015 sur six ans et un chômage en recul, mais demeurant à 23,3 % de la population active, la demande intérieure demeure naturellement faible et sera encore soumis aux conséquences de la baisse des dépenses publiques et à la hausse de la TVA."

      "Résultat de ce sous-investissement : les exportations restent peu performantes sur les marchés internationaux, quoique meilleur marché et les importations demeurent élevées, car l’économie intérieure est incapable de répondre à ses propres besoins."

      " la même logique reste à l’œuvre : ce seront les « réformes structurelles » qui devront relancer l’économie grecque. Peu importe que la Grèce, qui selon l’OCDE est le pays le plus « réformé » de l’organisation, n’ait pas vu les bénéfices de ses efforts après six ans. En réalité, derrière ce glorieux vocable de « réformes », les créanciers dissimulent une version purement comptable de la réalité et a un revers : la volonté d’imposer à la Grèce la priorité au remboursement de ses dettes sur son propre développement. Là encore, l’imposition du mécanisme automatique de baisse des dépenses est l’illustration parfaite de cette logique. Pour éviter d’avoir recours à ce mécanisme, le gouvernement grec devra de toutes façons poursuivre la baisse de ses dépenses. Toute richesse grecque sera donc ponctionnée tant qu’il faudra rembourser la dette."

      Un nouveau plan de sauvetage asséné à une Grèce assommée - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/05/25/un-nouveau-plan-de-sauvetage-assene-a-une-grece-assommee_1455224

      "les 10,3 milliards d’euros concédés à la Grèce par l’Eurogroupe auront vite fait de retourner dans les poches des créanciers. C’est en effet sur cette somme qu’Athènes prélèvera les 7,2 milliards d’euros nécessaires pour rembourser ses prochaines échéances de remboursement de la dette jusqu’en novembre, dont 2,2 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) dès juillet."

      "le Parlement a dû valider la création d’un mécanisme qui enclenche une baisse automatique des dépenses de l’Etat, dans le cas où ne serait pas atteint l’objectif budgétaire exigé par les créanciers d’ici à 2018 : à savoir un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB."

      "Une deuxième mesure adoptée dimanche soir par le Parlement confirme la mainmise des créanciers sur le pays : un nouveau fonds de privatisation devra engranger 13 milliards d’euros d’ici à 2018, sans aucun contrôle parlementaire. Pas besoin d’être expert ou devin pour prédire que les privatisations à venir s’apparenteront à un bradage à vil prix ou affecteront des biens qui auraient pu constituer des recettes importantes pour l’Etat. « Les guerres modernes ne se font plus grâce aux armes, mais par la force de l’argent », répètent souvent les Grecs, qui ne se font plus aucune illusion sur la bienveillance de l’Europe"

      "depuis six ans, l’Etat grec n’a touché que 5 % des 220 milliards d’euros accordés au nom des plans de sauvetage. Les 95 % restant ont servi à recapitaliser les banques grecques, et surtout payer la dette et ses intérêts."

      Grèce : Berlin remporte une victoire décisive sur le dossier de la dette
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-berlin-remporte-une-victoire-decisive-sur-le-dossier-de-la-dette-606

      "Certes, la facture sera plus élevée pour les contribuables allemands et européens puisque c’est le Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui devra assumer le versement complet du programme. Mais c’est un moindre mal pour Wolfgang Schäuble dans la mesure où il ne s’agit que d’une garantie donnée au MES. Ce dernier se contentera, grâce à ladite garantie, dans un premier temps, de lever de l’argent sur les marchés pour le reverser à Athènes. Le gouvernement grec utilisera ensuite largement cet argent pour rembourser le FMI (sur les prêts versés dans le cadre des programmes précédents), la BCE et... le MES."

      "La Grèce dégage un excédent budgétaire primaire désormais considérable (3,3 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2016), un excédent obtenu par des rentrées fiscales record, mais ces « efforts » ne paient pas : les créanciers ne sont guère plus « compréhensibles » et ont réclamé en mai un système « d’ajustement automatique » des dépenses en cas de non-respect des objectifs de 2018"

      CADTM - Grèce : le monde sans pitié de l’Eurogroupe
      http://www.cadtm.org/Grece-le-monde-sans-pitie-de-l

      "Rappelons que, hors service de la dette, l’Etat grec a dégagé entre janvier et juin près de 3 milliards d’euros d’excédent « primaire », mais que cet argent ne peut être utilisé pour solder ces arriérés et doit être consacré entièrement au paiement de la dette. Dans la logique du « programme », ces arriérés sont donc payées par de la dette nouvelle afin que la dette ancienne puisse être remboursée. Il ne s’agit donc pas réellement d’un « cadeau » fait aux Grecs."

      Athènes dénonce les demandes « illégales » du FMI sur les droits des travailleurs – EurActiv.fr
      https://www.euractiv.fr/section/europe-sociale-emploi/news/mongreek-labour-minister-unthinkable-that-eu-goes-against-european-social-c

    • Grande braderie en Grèce, par Niels Kadritzke (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954
      #UE_Privatisations

      "Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe (1), publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace »"

      "Exiger d’un État en crise qu’il privatise ses sociétés l’amène nécessairement à les brader, observent les auteurs de l’étude."

      "Ce constat s’impose indépendamment de l’idée que l’on se fait des avantages ou des inconvénients d’un secteur public. En Grèce, ce dernier souffrait de dysfonctionnements incontestables"

      "L’État grec se prive ainsi des loyers qu’il lui restait à encaisser jusqu’au terme de la concession des terminaux, soit au moins 700 millions d’euros, qu’il serait logique par conséquent de soustraire à la valeur totale de la privatisation du Pirée."

      "Par ailleurs, rien ne garantit que Cosco réalisera les investissements promis, puisque l’acte de vente contient une clause interdisant pour cinq ans toute sanction à son encontre en cas de non-respect de ses engagements (4)."

      "Les quatorze aéroports dégagent aujourd’hui déjà un bénéfice annuel de 150 millions d’euros, soit 6 milliards sur la durée entière de la concession. Mais ces revenus sont appelés à augmenter considérablement, de l’aveu même de Fraport"

      " D’abord, il y a cette surprenante décision de céder un réseau aéroportuaire qui rapporte de l’argent. Jusqu’au début de 2013, l’État envisageait une autre façon de procéder : les trente-sept aéroports du pays étaient répartis en deux lots regroupant chacun des installations bénéficiaires et déficitaires. Il s’agissait de faire en sorte que l’acheteur ne se contente pas d’empocher les profits réalisés grâce aux destinations en vogue, mais qu’il en réinvestisse une partie dans le développement des aéroports mal desservis des îles les plus reculées. Ce schéma équilibré, conçu pour éviter un effet d’aubaine trop éclatant, s’est heurté à un refus catégorique de la « troïka ». Laquelle a insisté pour que le « paquet » à privatiser ne contienne que les pièces de choix hautement profitables.

      Il est tentant de supposer que la puissance la plus influente au sein de la « troïka », à savoir l’Allemagne, n’est pas étrangère à cette décision. Et le soupçon se renforce lorsqu’on découvre l’autre bizarrerie du dossier : dans la procédure d’appel d’offres, le Taiped a choisi comme « conseiller technique » Lufthansa Consulting, filiale de la compagnie aérienne allemande fort soucieuse des intérêts de Fraport, puisqu’elle en est coactionnaire à hauteur de 8,45 %… En somme, il y a là les ingrédients d’un conflit d’intérêts flagrant, en violation de toutes les règles européennes en matière d’appels d’offres — sans parler de l’infrac-tion à la décence la plus élémentaire."

      " Fraport appartient majoritairement au Land de Hesse et à la ville de Francfort, qui détiennent ensemble 51,3 % de ses parts. La plus grande partie des profits accumulés grâce à la liquidation des biens publics de la Grèce viendra donc alimenter les recettes de collectivités locales en Allemagne, pays qui, coïncidence, est le principal créancier d’Athènes."

      "l’État grec se retrouve privé d’une source de revenus à long terme qui aurait été bien plus utile à la stabilisation de ses finances que le produit immédiat d’une privatisation au rabais, aussitôt absorbé par les traites de sa dette."

      "Fraport s’exonère non seulement du paiement des taxes foncières et locales, mais aussi de toutes sortes d’autres obligations financières de base. Elle peut par exemple annuler d’un trait de plume les baux et les contrats souscrits par les anciens prestataires des quatorze aéroports (...) sans verser un centime de dédommagement (...) : ce sera à l’État grec d’y pourvoir. Et ce n’est pas tout. Les pouvoirs publics s’engagent aussi à indemniser les employés licenciés par Fraport, à prendre en charge les futures victimes d’accidents du travail, même lorsque la responsabilité de l’entreprise ne fait aucun doute, ou encore à financer les expertises environnementales requises pour les travaux d’extension des aéroports. Il est même prévu que l’État mette la main à la poche au cas où des découvertes archéologiques malencontreuses retarderaient un chantier"

      "Cet usage illimité de fonds publics pour couvrir n’importe quelle dépense du concessionnaire ne trahit pas seulement un cynisme des plus débridés ; il contrevient aussi aux principes édictés par l’Union européenne elle-même"

      "Dans le cas de Fraport, cela se passe un peu différemment : le concessionnaire des quatorze aéroports jouit d’une réserve presque illimitée de subventions, de transferts de fonds et de garanties de la part d’un État grec pris à la gorge."

      "Pour qui se soucie de la stabilisation durable des finances publiques grecques, l’opération Fraport représente de toute évidence la pire des options possibles. On pourrait en dire de même de la plupart des dix-neuf privatisations (gaz, électricité, port de Salonique…) engagées ou programmées"

    • CADTM - Grèce : La mort sociale des retraités. par Stathis Kouvelakis
      http://www.cadtm.org/Grece-La-mort-sociale-des

      « La réforme des retraites votée par la majorité Syriza et Anel de la Vouli est hautement symbolique. Elle est la troisième de ce genre depuis le premier Mémorandum de 2010. Les retraités grecs (27% de la population du pays) ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50% au cours des six dernières années. La pension moyenne en Grèce, avant la mise en œuvre de cette troisième réforme, s’élevait à 882 euros, dans un pays où le coût de la vie hors logement est comparable à celui des pays européens les plus développés. »

      « selon les chiffres communiqués par Savas Robolis, un universitaire expert de la question, proche par ailleurs du gouvernement, 350 000 familles ne disposent d’aucune source de revenu provenant de l’activité de leurs membres, 500 000 familles ne comptent qu’un seul actif et seuls 105 000 parmi les 1,35 million de chômeurs sont indemnisés |1|. »

      « Les retraités qui ont un emploi verront leur retraite diminuer de 60%.
      Hausse brutale cotisations retraites des professions libérales, des indépendants et des auto-entrepreneurs, catégories très développées en Grèce où seulement 66% de la population active est constituée de salariés et dont la plupart ont des revenus moyens et faible. »

      La Grèce commence à expulser ses citoyens les plus endettés | ARTE Info
      http://info.arte.tv/fr/la-grece-commence-expulser-ses-citoyens-les-plus-endettes

      « Jusqu’ici et contrairement à ce qui s’est passé en Espagne, la loi et le gouvernement grecs protégeaient les plus touchés par la crise. La loi protégeait la résidence principale et il y avait un moratoire interdisant de procéder à l’expropriation de personnes endettées et qui ne payent plus leur loyer ou leur prêt, ce qui évitait aux familles de se retrouver à la rue. Sous la pression des créanciers (UE, FMI et BCE), qui veulent éviter l’effondrement des banques en les nettoyant de leurs actifs pourris, le gouvernement est en train de plier. La contestation s’organise. »

      CADTM - Quelques vérités sur les banques, les retraites et la dette grecque. 7 décembre par Anouk Renaud
      http://www.cadtm.org/Quelques-verites-sur-les-banques

      "L’évaluation du bureau indépendant du FMI, IEO (Independent Evaluation Office), publiée en juillet dernier |2| est un document clé, qui ne fait que corroborer les conclusions de la commission, en montrant que le premier programme de mai 2010 n’a en aucun cas été construit dans l’intérêt de la Grèce. Et cela en connaissance de cause."

      " l’explosion des crédits pourris relève bien de la responsabilité des banques qui ont piétiné délibérément plusieurs règles, telle qu’une circulaire de 2005 qui plafonnait le remboursement des prêts octroyés entre 30 et 40% des revenus des ménages |3|.[...] Le cadre de gestion des NPL mis en place sous la tutelle de Troïka entend réduire de 40% ces crédits insolvables…. Mais cette liquidation des NPL va se traduire par des ventes aux enchères massives et donc des expulsions de logements, qui ont déjà d’ailleurs débuté en Grèce dès septembre 2016. [...] ces ventes de logements seront largement insuffisantes pour assainir les comptes des banques amenant sans doute à une énième recapitalisation de ces dernières, avec l’argent du contribuable grec."

      "en plus de ces attaques directes (allongements de l’âge de départ à la retraite, révision du calcul des pensions….), les memoranda successifs ont aussi affaibli indirectement ce système des retraites en mettant en péril sa viabilité"

      "si les banques grecques ont pu profiter « d’adoucisseurs » ce ne fut pas le cas de plusieurs caisses de sécurité sociale, qui avaient investi dans la dette publique"

      " à y regarder de plus près, l’accord |10| conclu entre la Grèce et l’Eurogroupe en mai dernier entérine :
      – qu’un accord potentiel sur la dette ne viendra pas avant 2018 et la fin du 3e mémorandum ;
      – qu’il n’y aurait aucun accord sur la dette non conditionné, c’est-à-dire sans une nouvelle vague de mesures d’austérité ;
      – que le gouvernement grec s’engage à ne pas exiger une décote de la valeur nominale de la dette publique. Il sera question de simples mesures cosmétiques comme l’allongement des durées de remboursement qui, par ailleurs, peuvent avoir un coût… ;
      – que le gouvernement grec s’engage à dégager un excédent budgétaire de 3,5% à partir de 2018"

      "derrière les effets d’annonce d’un allègement de la dette, les mesures validées par l’Eurogroupe restent complètement superficielles et ne vont en rien changer la situation. Par ailleurs, l’Eurogroupe confirme qu’il n’y aura pas d’annulation de la dette grecque"

      "Rappelons que le QE de la BCE est bien entendu conditionné à la mise en place de mesure d’austérité et que malgré le 3e mémorandum qui impose un niveau d’ajustement sans précédent, la Grèce n’est toujours pas intégrée à ce programme de rachat de titres. Et que de toute manière, les grandes gagnantes de ce programme de la BCE demeurent bel et bien les banques privées"

      "En 2010, ELSTAT et EUROSTAT décidèrent le transfert des dettes de 17 entreprises du secteur des entreprises non financières vers le budget de l’État, ce qui augmenta la dette publique de 18,2 Mds d’euros en 2009. Ces entités avaient été considérées comme des entreprises non financières, après qu’EUROSTAT eut approuvé leur classement dans ce secteur. Il convient de souligner que les règles de l’ESA95 en matière de classement n’ont pas changé entre 2000 et 2010.

      Ce reclassement a été effectué sans études préalables ; il a de plus été réalisé en pleine nuit, une fois les membres de la direction d’ELSTAT partis. Le président d’ELSTAT eut alors tout le loisir de procéder à ces modifications sans être confronté aux questions des membres de l’équipe de direction. Ainsi, le rôle des experts nationaux fut complètement ignoré, ce qui est en totale contradiction avec la réglementation ESA95. Par conséquent, l’adoption par l’institution du critère pour rattacher une entité économique au budget de l’État constituait une violation de la réglementation. Un procès est actuellement en cours contre ELSTAT."

    • Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d’austérité ?
      http://www.marianne.net/moscovici-aux-grecs-vous-reprendrez-bien-peu-austerite-100248222.html
      #PS

      « Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque »

      "Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été « collectivement » acté, rappelle Le Monde, il y a 6 mois par les créanciers"

      « Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d’euros. »

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l’impasse économique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-13-grece-limpasse.html

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 2/3 ] - Grèce : l’impasse géostratégique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-23-grece-limpasse.html?m=1
      #Relations_Internationales_UE

      "Or cet effort a participé au premier chef à la « construction de la dette » comme à la corruption de la classe politique, dont les marchés d’armement ont été le moteur essentiel, dont le contribuable grec a supporté le coût et dont les industries de défense allemande et française figurent parmi les principaux bénéficiaires puisque la Grèce est régulièrement leur deuxième et troisième clients."

      Pourquoi la Grèce doit renoncer à l’euro
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/03/09/31007-20170309ARTFIG00300-pourquoi-la-grece-doit-renoncer-a-l-euro.php
      #Lectures_livres #UE

      "les statuts du Fonds lui interdisent de renflouer un pays non solvable sans en avoir préalablement restructuré la dette. En 2010, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur de l’institution, avait passé outre l’avis de ses experts et imposé un prêt considérable à une économie en déroute. L’urgence était alors de sauver le système bancaire européen, très engagé en Grèce. Depuis, le FMI est tiraillé entre les impératifs politiques de sa direction et les analyses sans concession de ses économistes. En décembre dernier, deux d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à affirmer publiquement leurs positions en déclarant que l’institution de Washington « ne demande pas plus d’austérité à la Grèce »."

      "Ce n’est donc pas au nom d’une quelconque rationalité économique que les Européens imposent une austérité mortifère, mais parce qu’ils sont incapables de prendre leurs pertes."

      "une rupture avec les créanciers impliquerait mécaniquement un défaut grec et une sortie de la Grèce de la zone euro. Il n’est en effet pas envisageable pour la BCE d’accepter un défaut unilatéral de la part de la Grèce. Au premier semestre 2015, Mario Draghi avait montré jusqu’où il était capable d’aller dans la défense des intérêts des créanciers en choisissant d’étrangler financièrement le système bancaire grec lors des difficiles négociations"

      "Alors qu’il était conseiller de Yannis Varoufakis, l’économiste américain James Galbraith avait mis au point un plan détaillé de sortie, le plan X, dont il a rendu public les grandes lignes dans un récent ouvrage, Crise grecque, tragédie européenne (Le Seuil, 2016)"

      "La Grèce tire en plus comme un fardeau le taux de change d’une monnaie indexée sur les performances moyennes des principaux pays de l’Union monétaire alors qu’elle-même est entourée de pays hors zone euro."

      "plutôt que de laisser filer son épargne et ses moyens financiers dans les banques étrangères, elle devrait s’attacher à reconstruire un système financier autonome afin de redonner à ses entreprises et aux pouvoirs publics un moyen de se financer sans dépendre des marchés. Depuis 2015, la balance courante de la Grèce est revenue à l’équilibre et le pays ne dépend donc plus de financements externes."

      "La crise de la zone euro de 2011-2013 est souvent présentée comme une crise de l’endettement public. Or, comme nous l’avons montré avec Coralie Delaume dans notre ouvrage La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), celle-ci est surtout la conséquence de l’unification économique engagée dans les années 1980. La constitution du marché unique et la libre circulation des hommes et des capitaux ont contribué à concentrer en Europe du nord les infrastructures industrielles du continent, rendant les pays du Sud dépendants des financements du nord. En l’absence de mécanismes compensatoires, l’endettement du sud a fini par exploser, plongeant l’Union européenne dans la crise."

      "Il est vrai qu’entre 2002 et 2007 l’économie grecque avait largement bénéficié de la monnaie unique via la baisse de ses taux d’emprunt. Malheureusement, comme dans d’autres pays du sud de l’Europe, la faiblesse du coût de l’argent n’a pas profité au capital productif mais à l’immobilier résidentiel et à l’investissement public."

      "En faisant surgir des institutions supranationales toutes puissantes, celle-ci a cherché à effacer juridiquement (par le droit) et économiquement (par le marché) les spécificités nationales sans tenir compte du fait que des différences culturelles, historiques et géographiques persisteraient malgré tout. Il en est résulté un droit, une économie et une monnaie qui furent plaqués sur des réalités nationales profondément hétérogènes."

    • Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/12/14/grece-tsipras-vote-des-mesures-sociales-la-zone-euro-se-fache_1535275

      « L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d’octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes. »

      Dette : Athènes ose des mesures sociales, l’UE suspend son aide - Le Point
      http://www.lepoint.fr/monde/dette-athenes-ose-des-mesures-sociales-l-ue-suspend-son-aide-14-12-2016-2090
      La Grèce résistera à ses créanciers sur la prime de Noël | Économie | Reuters
      http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1442Q1

      Grèce : Alexis Tsipras une nouvelle fois humilié par les créanciers
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-une-nouvelle-fois-humilie-par-les-creanciers-627134.h

      Grèce : le ton monte entre l’Eurogroupe et le gouvernement
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-gele-les-mesures-sur-la-dette-624867.html

      "Dès lors, cette mesure de rétorsion n’est qu’une décision purement politique visant à désarmer entièrement le gouvernement grec, à annihiler toute prétention à une politique sociale et économique autonome, mais aussi à achever de détruire la crédibilité politique d’Alexis Tsipras et de Syriza."

      "Comme cela s’est déjà vu plusieurs fois depuis dix-huit mois, sur les expulsions des résidences principales ou sur le principe de baisses automatiques des dépenses en 2018, une nouvelle humiliation est donc la voie la plus probable. Et comme toujours, les créanciers ne manqueront pas alors de relever leurs exigences, notamment en demandant une nouvelle réforme du marché du travail visant à réduire l’influence des syndicats"

      " la stratégie de l’Eurogroupe qui, rappelons-le, est le conseil d’administration du MES, vise à maintenir le joug de la dette sur la Grèce."

      " pourquoi la France laisse-t-elle faire ? François Hollande ne cesse pourtant de vanter son amitié avec la Grèce et son action pour « sauver la Grèce » en 2015. Il l’a encore répété lors de son discours de non-candidature. Le groupe des socialistes français du parlement européen protestent. Mais dans l’Eurogroupe, depuis janvier 2015, la France est entièrement absente. Elle laisse faire, se contentant de vouloir récupérer le « beau rôle » une fois la pièce jouée sans elle."

      Syriza remettrait peut-être le Grexit à l’agenda selon Médiapart
      L’arène nue - blog sous programme de la Troïka - Journal
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1309363305774275&id=189537414423542

      ❝"À chaque déboursement de crédits supplémentaire prévus dans le plan, les créanciers se montrent toujours plus exigeants. La dernière réunion de l’Eurogroupe qui s’est tenue le 26 janvier en présence de responsables du FMI, n’a pas échappé à la règle. Alors qu’Athènes attend un déblocage des crédits européens pour l’aider à refinancer environ 6 milliards de dettes en juillet, la discussion a donné lieu aux mantras habituels, où il n’est question dans la novlangue chère aux responsables que « de tenir les engagements, de mettre en œuvre les réformes, de diminuer les déficits, de retrouver une croissance soutenable, etc. ». Elle s’est achevée par une nouvelle humiliation pour la Grèce."

      "La dispute porte comme d’habitude sur ces fameux ratios financiers qui tiennent lieu de politique pour les responsables européens et du FMI. Alors que le gouvernement grec est parvenu, dans un effort budgétaire surhumain, à réaliser un excédent budgétaire (avant paiement de la dette et des frais financiers) de 1,5 % en 2016, les responsables européens ont conditionné leur nouvelle aide de juillet à un surplus budgétaire primaire de 3,5 % à partir de 2018 et ce pendant au moins vingt ans !"

      "L’Allemagne faisant de la présence du FMI au plan de sauvetage grec un préalable à sa propre participation, Berlin est prêt à accepter les conditions imposées par l’institution internationale. D’autant qu’elles ne lui semblent pas exorbitantes. Tous les Européens se sont alignés sur la position allemande"

      La crise grecque a rapporté plus de 1 milliard d’euros aux finances allemandes
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-crise-grecque-a-rapporte-plus-de-1-milliard-d-euros-aux-finances-allema

      Grèce : grève et manifestations contre une réforme du droit à la grève
      http://www.boursorama.com/actualites/grece-greve-et-manifestations-contre-une-reforme-du-droit-a-la-greve-47d
      http://s.brsimg.com/static-000/cache/i/content/images/8/5/3/8534c21c1fc24f09fdb3d326e0eea87d-300x170.jpg



  • –"Austérité : quatre erreurs qui ont contribué à l’aveuglement collectif" http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141015trib1ee92ae1d/austerite-quatre-erreurs-qui-ont-contribue-a-l-aveuglement-collectif.html

    –"L’austérité, qu’est-ce que c’est ?" http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2012/11/15/lausterite-quest-ce-que-cest.html

    –"L’austérité, un "nouveau colonialisme"pour le pape François" http://www.latribune.fr/economie/international/l-austerite-un-nouveau-colonialisme-pour-le-pape-francois-491257.html

    –"Les disqualifiés", par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, novembre 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500

    –"Aux sources morales de l’austérité"http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CHOLLET/47512

    –"Manipulations statistiques : les racines de la crise dans la zone euro expliquées par ses présidents" http://www.regards.fr/economie/les-economistes-ne-sont-pas-tous/article/manipulations-statistiques-les

    –"Et l’intégrisme économique, on le combat ?" http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2015/03/23/et-lintegrisme-economique-le-combat-234379

    –"Économie : Marx in the City"
    http://cqfd-journal.org/Economie-Marx-in-the-City

    –"L’économiste italienne Mariana Mazzucato a remporté la première édition du Prix New Statesman – SPERI, pour ses travaux en faveur d’un "État entrepreneur". Femme et à contre-courant de la doxa : deux raisons d’être injustement sous-médiatisée." http://www.regards.fr/web/article/les-economistes-ne-sont-pas-tous-8015

    –"L’affreux doute des libéraux"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/VERGOPOULOS/50204

    –"La double peine des classes populaires" http://www.liberation.fr/economie/2015/03/23/la-double-peine-des-classes-populaires_1226833

    –"La domination des orthodoxes stérilise le débat public
    Police de la pensée économique à l’Université" http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196

    –"Quand l’Europe impose son credo
    La compétitivité, un mythe en vogue"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/ARDINAT/48241

    –"La compétitivité, ou la loi des multinationales" http://blogs.mediapart.fr/edition/leur-dette-notre-democratie/article/031112/la-competitivite-ou-la-loi-des-multinational

    –"La consternante passion des médias pour les « palmarès » en tous genres" http://www.acrimed.org/article4236.html

    –Zone euro : le trou noir de l’économie mondiale
    http://www.marianne.net/les-eco-att/zone-euro-trou-noir-economie-mondiale-100239185.html

    –PartiPris.info Compétitivité : le retour de l’idéologie de la guerre économique. Par David Cayla
    http://www.partipris.info/2012/12/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique

    #Austérité #UE #PS

    –Les pays qui ont appliqué l’austérité ont vu leurs dettes publiques exploser. Par Romain Renier | 23/07/2013
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130723trib000777080/les-pays-qui-ont-applique-l-austerite-ont-vu-leurs-dettes-publiques-explos


  • La bien triste Europe de monsieur Leparmentier
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150206trib083bb894c/la-bien-triste-europe-de-monsieur-leparmentier.html
    http://static.latribune.fr/article_page/393170/plus-faible-contraction-du-pib-de-la-grece-depuis-2008.jpg

    L’éditorialiste du Monde rejette sur les Grecs la faute de leurs maux. Et refuse tout nouveau soutien au nom du choix du peuple hellénique. Réponse au nouveau mishellénisme français.


  • La bien triste Europe de monsieur Leparmentier
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20150206trib083bb894c/la-bien-triste-europe-de-monsieur-leparmentier.html

    Au reste, le miracle balte n’est pas si radieux. Si la Lituanie a retrouvé en 2013 son niveau de PIB de 2007, ce n’est pas le cas de la Lettonie qui est encore 10 % en deçà. L’émigration a été massive, dans des pays à la démographie déjà déclinante. Ce « miracle balte » pourrait être un mirage, car il a gravement obéré l’avenir de ces pays.

    Mais peu importe : si la politique appliquée sous les applaudissements des belles âmes européennes en Grèce depuis 2010 n’a pas donné les mêmes résultats que dans les pays baltes, c’est bien une raison suffisante pour en changer. Et, dès lors, le raisonnement économique de Syriza de stopper l’austérité est pleinement justifié.

    Au final, cette course aux taux de croissance après les ajustements est un peu dérisoire. Après la pluie vient le beau temps. En détruisant un quart de la richesse du pays, en coupant les salaires à la hache, il est logique que la croissance revienne ou qu’à tout le moins le PIB se stabilise. Mais est-ce le modèle que l’Europe propose aujourd’hui à ses peuples ? Détruire de la richesse pendant quelques années pour avoir le plaisir d’afficher de beaux taux de croissance « à la balte » afin de « rattraper » les effets de cette chute ? A n’en pas douter, l’enthousiasme ne saurait manquer devant un tel projet !

    Dans l’Europe d’Arnaud Leparmentier, tous les États sont strictement indépendants les uns des autres. Les résultats des pays sont mesurés à l’aune de la détermination des peuples à réaliser leurs « ajustements nécessaires » en silence. Il loue ainsi la « discrétion » de la #Lettonie. Là encore, c’est un beau projet pour l’Europe que de mettre en permanence en concurrence des États en leur demandant d’être plus compétitifs que leurs voisins. C’est un beau projet pour l’Europe que de comparer sans cesse Baltes et Grecs, Allemands et Français, etc. Là encore, la fraternité entre les peuples ne manquera pas d’en sortir grandie.

    Dans le numéro de septembre 2009, Philippe Rekacewicz et Ieva Rucevska revenaient sur cette « réussite lettone » censée illustrer un soi-disant « miracle balte »…
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/09/REKACEWICZ/18160

    Il aura fallu beaucoup de courage politique au premier ministre Valdis Dombrovskis pour oser, dans le cadre du plan d’économies de 500 millions de lats (715 millions d’euros) imposé par le Fonds monétaire international (#FMI), supprimer les conseils d’administration de toutes les entreprises publiques, chasse gardée très rentable d’une poignée de politiciens influents et véritable machine à recycler collègues, cousins, neveux, amis, chauffeurs et fils de chauffeurs... Lesquels, en cumulant les sièges, pouvaient recevoir en jetons de présence quelques dizaines de milliers de lats par an. Pour « stabiliser l’économie », le FMI a consenti un prêt de 7,5 milliards d’euros, financé partiellement par l’Union européenne, la Suède, ainsi que... la République tchèque et l’Estonie. Les conditions drastiques l’accompagnant rappellent les pires souvenirs des ajustements structurels. Elles imposent à la Lettonie un effort qui est en train de désintégrer la société.

    Lire aussi « Lettonie, l’industrie à la peine »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/09/REKACEWICZ/18050

    A propos de Leparmentier, lire aussi Pierre Rimbert, « les joies de l’écriture automatique » (mai 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/RIMBERT/52912

    cc @monachollet