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  • Actes antisémites : un pourcentage est-il une information ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/jerome-latta/blog/140219/actes-antisemites-un-pourcentage-est-il-une-information-0
    https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2019/02/14/actes-antisemites.png

    14/02/2019 par Jérôme Latta
    Un seul chiffre, mis en avant par le ministre de l’Intérieur, a suffi à de nombreux médias pour qualifier d’« explosion » l’augmentation des actes antisémites en 2018. À l’examen, ces 74% invitent à une présentation plus circonspecte.
    […]
    Dès lors, parler de « déferlante » (RFI) et d’«  explosion », donner à l’information une portée générale et le caractère d’une irrésistible progression (éditorial du Monde) constitue une présentation problématique. C’est à peu près aussi pertinent que de tirer des conclusions sur la mortalité routière à partir d’un décompte mensuel.

    C’est aussi accorder un poids trop important à un indicateur précieux, mais qui doit servir à l’instruction d’un dossier complexe plutôt qu’à des conclusions univoques. En l’occurrence, les chiffres témoignent beaucoup plus d’une permanence des actes antisémites sur plusieurs années – ce qui est en soi dramatique.

    Leurs variations doivent notamment être examinées en fonction de facteurs contingents : les spécialistes soulignent par exemple les corrélations avec les événements au Proche-Orient. Elles doivent aussi l’être dans la durée, au moyen d’outils et d’enquêtes susceptibles d’approfondir l’analyse – quitte à rendre celle-ci plus complexe (lire, par exemple, « Mesurer l’antisémitisme contemporain : enjeux politiques et méthode scientifique », de Samuel Ghiles-Meilhac, https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2015-2-page-201.htm ).

    On doit également tenir compte des limites de ces données. En matière de recensement de délits et de crimes, un biais est particulièrement connu : une hausse des plaintes peut traduire une baisse générale du seuil de tolérance envers certains actes, et masquer une baisse ou une constance effective.

    https://seenthis.net/messages/760926 via Simplicissimus



  • Intersectionality, illustrated. | Ententa’s Magic
    https://ententasmagic.wordpress.com/2013/04/14/intersectionality-illustrated
    https://ententasmagic.files.wordpress.com/2013/04/intersectionality-illustrated1.png

    #intersectionnalité #cartographie #visualisation #data_feminism

    Cartographies des marges : intersectionnalité, politique de l’identité et violences contre les femmes de couleur | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2005-2-page-51.htm

    Kimberlé Williams Crenshaw et Oristelle Bonis
    Dans Cahiers du Genre 2005/2 (n° 39)

    https://seenthis.net/messages/740038 via Fil



  • « Messire Dieu, premier servi » | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-politix-2014-2-page-59.htm
    https://pbs.twimg.com/media/B4mfioEIcAEiY1n.jpg:large

    « La situation va mal. On va vers des heures plus sombres encore. On ne vous demande pas grand-chose. Pensez que vous n’êtes même pas capables de vous bouger alors que nos parents et grands-parents, et ceux avant eux, ont beaucoup plus encaissé. Le militant, je vous le dis, c’est le martyr des temps modernes ! Parce que vous savez quoi ? Les gauchistes qui tiennent les facs, ils donnent tout : leur temps et leur argent ! »
    (Alain Escada aux militants de Civitas, école Saint-Michel, Niherne, 20 février 2010)

    La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), branche « intégriste  [1]
    de l’Église romaine, schismatique depuis l’excommunication en 1988 de son créateur, Mgr Lefebvre, revendique trente-cinq mille fidèles français Parmi ceux-ci, une minorité ne se contente pas de suivre le rite tridentin à l’abri des regards et ose afficher ses convictions dans l’espace public en rejoignant l’Institut Civitas. Fondé en 1999, ce groupe « contre-révolutionnaire » se présente sur son site internet comme un mouvement politique « inspiré par le droit naturel et la doctrine sociale de l’Église et regroupant des laïcs catholiques engagés dans l’instauration de la Royauté sociale du Christ 
     ». Ses prises de position contre l’« homofolie », le « meurtre des enfants à naître », la « christianophobie » et l’« invasion de l’Occident » le situent résolument à l’extrême droite. Civitas sort de l’anonymat en avril 2011 lorsque ses imprécations contre l’exposition à Avignon du « Piss Christ » d’Andres Serrano sont reprises par l’archevêque de la cité des papes. Les militants de Civitas font surtout parler d’eux six mois plus tard, en perturbant des représentations théâtrales jugées blasphématoires 
    et, plus récemment, pour leur opposition radicale au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes du même sexe.
    2

    Aussi remarqué qu’il ait été, cet engagement n’a, à notre connaissance, pas fait l’objet de publications en science politique ? 
    . Il n’y a pourtant rien d’évident à ce que les jeunes de Civitas, quand ils ne sont pas occupés à prier, passent leur temps libre à étudier la doctrine du Christ Roy et à s’entraîner au combat dans la forêt, avant d’aller manifester sous les quolibets des passants. En quoi sont-ils attirés par un engagement si total, qui implique un tel contrôle de soi et de son comportement ordinaire ? Comment parviennent-ils à maintenir une image positive d’eux-mêmes lorsque, en tant qu’adeptes d’une foi dissidente et porteurs d’un programme politique désavoué, ils empruntent une voie incertaine qui les prive du soutien attaché à ceux qui font corps avec la majorité ? Nous nous proposons d’analyser les conditions de possibilité de ce militantisme intégriste.

    https://seenthis.net/messages/715625 via unagi


  • 1958. Quand l’Irak découvrait l’espérance révolutionnaire
    https://orientxxi.info/magazine/1958-quand-l-irak-decouvrait-l-esperance-revolutionnaire,2550

    Parmi les événements qui ont marqué l’après-seconde guerre mondiale au Proche-Orient, le renversement de la #Monarchie irakienne occupe une place éminente. L’instauration de la République en 1958 porte un coup fatal à la puissance britannique dans la région et suscite une immense espérance révolutionnaire. Au petit matin du 14 juillet 1958, les habitants de Bagdad s’éveillent au son de La Marseillaise. L’hymne annonce les conséquences d’une longue nuit au cours de laquelle la 2e division blindée de (...)

    #Magazine

    / #Irak, #Révolution, #Armée, #Histoire, #Royaume-Uni, Monarchie, Pacte de Bagdad

    #Pacte_de_Bagdad_
    « https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2014-4-page-33.htm »
    « https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2010-4-page-25.htm »


  • La psychiatrie en grande souffrance, Journal officiel de tous les pouvoirs

    Ecrasés par les restrictions budgétaires, les soignants se disent à bout et dénoncent une « perte de sens » de leur travail

    Il y a chez eux de la fatigue, du désarroi et de la colère. Depuis des mois, des médecins et des soignants du secteur psychiatrique multiplient grèves et lettres ouvertes aux autorités sanitaires pour alerter sur la dégradation de leurs -conditions de travail en raison des restrictions budgétaires. Et, par conséquent, sur la détério-ration de la prise en charge des malades.

    Après des années de restructurations et de non-remplacement systématique des départs, plusieurs responsables syndicaux estiment que ce service public est désormais « à l’os ». « On nous pressurise depuis des années, on est arrivé à un point de bascule », assure Jean-Pierre Salvarelli, membre du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) et chef de pôle au Vinatier, à Lyon, l’un des plus gros hôpitaux psychiatriques de France. L’année dernière, 52 postes de soignants ont été supprimés dans cet établissement. « Les infirmières et les aides-soignantes se démultiplient pour boucher les trous, dit-il. Mais les équipes n’en peuvent plus. »

    Turnover et absentéisme

    D’un bout à l’autre de la France, les mêmes maux et les mêmes symptômes : des taux d’absentéisme élevés, un fort turnover des personnels, des postes de médecins non pourvus (il manquerait 900 à 1 000 psychiatres, selon le SPH), des lits en nombre insuffisant dans certains services, notamment aux urgences, et des patients à accueillir toujours plus nombreux.

    Entre 2010 et 2016, près de 300 000 personnes supplémentaires ont été suivies en psychiatrie. « Les ressources n’ont pas augmenté proportionnellement à la croissance de la file active, constate Magali Coldefy, géographeà l’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (Irdes). Faute de moyens, la psychiatrie a tendance à se replier sur l’intra-hospitalier et la gestion de la crise et de l’urgence. »

    Signes extérieurs du malaise ambiant, les établissements -d’Allonnes (Sarthe), Bourges (Cher) ou Rennes (Ille-et-Vilaine) ont connu ces derniers mois des mouvements de grève. Le 5 janvier, sept anciens psychiatres de l’hôpital Philippe-Pinel, à Amiens (Somme), ont écrit à la ministre de la santé Agnès Buzyn pour lui expliquer pourquoi la « dégradation continuelle des conditions de prise en charge des patients » avait pesé dans leur choix « douloureux » de quitter l’hôpital public. Dans leur courrier, ils dénoncent un « hôpital en déshérence » et une « souffrance éthique et professionnelle à son paroxysme ».

    La gravité de la crise commencerait-elle à être perçue au-delà des enceintes des hôpitaux psychiatriques ? La députée (La République en marche) de la Somme Barbara Pompili a dit sa « honte » après avoir visité l’établissement d’Amiens le 3 novembre 2017. « La faiblesse hallucinante des effectifs transforme cet hôpital en gigantesque garderie, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour ceux qui sortent, comme pour ceux qui ne sortent pas », avait-elle écrit. Quant à François Ruffin (La France insoumise), l’autre député du département, il a récemment publié un livre (Un député à l’hôpital psychiatrique, Fakir éditions) dans lequel il raconte les difficultés et les dysfonctionnements de ce même hôpital.

    Les restrictions budgétaires ont différents types de conséquences. Au sein même des hôpitaux, de nombreux infirmiers, dont les témoignages ont été recueillis après un appel lancé sur le site du Monde, disent ne plus avoir le temps de parler avec les patients hospitalisés ou d’effectuer avec eux des activités thérapeutiques. « On est accaparé par l’urgence et le quotidien. Nous n’avons plus le temps de faire des entretiens avec les patients, de prendre un café avec eux, ou de les accompagner pour qu’ils puissent téléphoner. Cela génère des situations d’agressivité et de violence plus fréquentes. Et nous, on a le sentiment de mal faire notre travail, d’être maltraitants », raconte Marion, 25 ans, infirmière dans un gros hôpital de province.

    Motivation en berne

    « Quand je suis arrivé à l’hôpital il y a quelques années, on faisait encore des sorties au musée, au cinéma ou au cirque, témoigne-Cyril, infirmier dans un hôpital du sud de la France. Cette année, nous n’avons pas prévu d’en faire car nous arrivons à peine à tenir le planning et à assurer la continuité du service. » " Je ne suis qu’un garde-fou, nous n’avons plus les moyens et la motivation d’être soignant « , estime un infirmier à Agen, résumant ainsi la » perte de sens « ou l’amertume racontées au Monde par de nombreux professionnels de santé.

    Car pour répondre à la violence, lorsque les effectifs manquent, les recours à la chambre d’isolement (une pièce sécurisée avec matelas fixé au sol) et à la contention peuvent augmenter. En 2016, le contrôleur général des privations des lieux de liberté avait dénoncé la » banalisation « de ces pratiques.

    Après avoir fermé près de 15 000 lits de psychiatrie entre 1997 et 2015, les hôpitaux n’arrivent pas aujourd’hui à prendre en charge correctement tous les patients. Face à la hausse du nombre d’hospitalisations sous contrainte (92 000 personnes en 2015), il n’est pas rare que des unités de soins prévues pour 20 patients en accueillent davantage. » C’est la course aux lits, pour faire de la place, on fait sortir les malades dès qu’ils ne représentent plus un danger direct pour eux ou pour les autres, raconte Marie, 41 ans, psychiatre dans un établissement de la région parisienne. L’absence de lits est devenue un critère dans la durée de soins des patients, autant, voire parfois plus, que l’aspect médical. « 
    Une autre infirmière exerçant dans un hôpital du sud de la France fait état de patients obligés de rester en chambre d’isolement, » alors qu’ils n’en ont plus besoin au niveau psychiatrique « , par manque de place.

    Jean Vignes, le secrétaire général du syndicat SUD-Santé-Sociaux, juge d’ailleurs la situation » tellement tendue « qu’il plaide pour la réouverture » au moins de façon provisoire « d’un millier de lits. Pour justifier cette revendication en demi-teinte, il explique que son organisation était historiquement » pour la diminution du nombre de lits « , mais » à condition d’avoir les moyens d’assurer le suivi en extra-hospitalier « .

    Or, c’est cette prise en charge, assurée hors des murs des établissements psychiatriques, par notamment les centres médico-psychologiques (CMP), émanations de l’hôpital présentes partout sur le territoire, qui semble aujourd’hui le plus souffrir des restrictions budgétaires. » On a mécaniquement tendance à alléger l’ambulatoire - le suivi à l’extérieur - et à rapatrier les ressources vers les services d’hospitalisation. C’est l’hôpital qui prime, c’est un retour à l’asile « , déplore Isabelle Montet, la secrétaire générale du SPH.
     » On est obligé de se retirer des endroits où vivent les gens parce que nous sommes contraints de centrer nos efforts sur ce qui est incontournable pour la société, c’est-à-dire accueillir les patients qui relèvent de soins non consentis « , explique le docteur Marie-José Cortes.

    Une nouvelle organisation

    Un poids grandissant de l’hôpital, vu comme un retour en arrière par de nombreux professionnels, qui heurte aussi les associations de patients. » Je ne pense pas qu’il y ait un manque réel de moyens, de personnels et de lits « , estime ainsi Claude Finkelstein, la présidente de la Fédération nationale des associations en psychiatrie (Fnapsy). Pour elle, » on travaille encore à l’ancienne « dans le domaine de la psychiatrie, et » trop de gens sont à l’hôpital parce qu’on ne sait pas où les mettre « . » Il ne faut pas colmater, mais réfléchir à une nouvelle organisation des soins « , ajoute -Fabienne Blain, porte-parole du collectif Schizophrénie, qui demande une vaste réallocation des moyens consacrés à la psychiatrie.

    François Béguin

    Pour les enfants, jusqu’à un an d’attente avant un rendez-vous

    Du côté des petits patients, des délais d’attente inadmissibles pour une première consultation et un manque de lits d’hospitalisation. Du côté des pédopsychiatres, une crise démographique et universitaire, qui rend la spécialité de moins en moins attrayante. La psychiatrie des enfants et des adolescents est » sinistrée « , selon le sénateur (LRM) et médecin Michel Amiel, rapporteur, en mai 2017, d’un volumineux rapport d’information parlementaire sur la psychiatrie des mineurs en France.

    Le repérage et la prise en charge précoce des troubles psy des jeunes sont considérés comme une priorité. Mais au regard de la forte hausse des besoins et aux nouveaux défis liés notamment au décrochage scolaire, au harcèlement ou aux traumatismes liés aux attentats, » le nombre de structures de prise en charge et leurs effectifs ont très peu augmenté « , constate ce rapport. Les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psychopédagogiques), bien souvent structures d’entrée dans le parcours de soins psychiatriques, sont engorgés. Le délai pour une première consultation dépasse un an dans certains départements, désespérant familles et professionnels. » On a des demandes de 2016 auxquelles on n’a pas répondu. On a honte. On voit tous les dégâts qu’on aurait pu éviter, les souffrances qu’on aurait pu atténuer « , témoigne une pédopsychiatre exerçant dans un CMP de province.

    Le nombre de lits d’hospitalisation en pédopsychiatrie est en augmentation depuis 2001, mais les capacités sont encore trop limitées, avec de fortes inégalités territoriales, souligne le rapport. Le délai d’obtention d’une place en hôpital de jour – l’essentiel des prises en charge hospitalières des mineurs – est lui aussi jugé important.

    Cercle vicieux

    Quant au nombre de pédopsychiatres inscrits en tant que tels au conseil de l’ordre des médecins, il a été divisé par deux en dix ans. De 1 235 en 2007, il est passé à 593 en 2017, dont 80 % ont plus de 60 ans. Certes, ces chiffres sont à prendre avec précaution, car le dénombrement précis de ces praticiens est complexe,la pédopsychiatrie n’étant pas une spécialité médicale distincte de la psychiatrie. Mais la désaffection est indéniable, et contribue à un cercle vicieux. Moins il y a de pédopsychiatres, moins il y a de formateurs et donc de nouvelles vocations.

    En France, une faculté de médecine sur cinq n’a pas de professeur d’université en pédopsychiatrie. » A Nantes, je suis le seul enseignant universitaire de psychiatrie de l’enfant pour la soixantaine d’internes en psychiatrie. Comment les former convenablement et quelle perspective de carrière académique puis-je proposer aux jeunes qui voudraient travailler avec moi ? « , s’interroge le professeur Olivier Bonnot, chef du service de pédopsychiatrie du CHU. » Le constat est connu, la solution aussi, mais on reste souvent dans l’injonction paradoxale, regrette le pédopsychiatre et chercheur Bruno Falissard. Les politiques demandent de nommer un professeur de pédopsychiatrie dans chaque université, mais celles-ci sont autonomes, ce sont elles qui jugent si le cursus d’un candidat est suffisant. « 
    Sandrine Cabut

    Agnès Buzyn : » Il faut préserver les moyens de la psychiatrie « 

    La ministre de la santé annonce un plan comportant des mesures de formation, de hausses de tarifs et la création d’indicateurs de qualité

    La ministre de la santé Agnès Buzyn présente, vendredi 26 janvier, un plan de douze mesures d’urgence en faveur de la psychiatrie. Dans un entretien au Monde, elle livre son constat sur ce secteur, » paupérisé « et » en souffrance «  : » En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur. « 
    Plusieurs grèves ont eu lieu ces derniers mois dans les -hôpitaux psychiatriques pour dénoncer les conditions de -travail et la dégradation de -l’accueil des patients. Y a-t-il une » crise « de la psychiatrie ?

    C’est une discipline qui s’est paupérisée et sur laquelle il n’y a pas eu un vrai investissement depuis des années. Pourtant les besoins sont en constante augmentation, parce que la société est de plus en plus dure, qu’il y a plus d’addictions, moins d’accompagnement des familles… On peut dénoncer des conditions de travail parfois très dures, ainsi que des conditions d’hospitalisation parfois dégradées, mais il faut être attentif à ne pas généraliser les -situations dramatiques que l’on peut observer dans certains endroits. Ce -serait dévaloriser le travail -formidable qui est fait dans beaucoup d’établissements de santé mentale. En psychiatrie, il y a le pire et le meilleur.

    Qu’allez-vous faire face à un tel constat ?

    Ces cinq dernières années, il y a eu six rapports sur la situation de la psychiatrie. Les constats et les recommandations étaient souvent les mêmes. Je me suis dit qu’il n’était donc pas nécessaire d’en commander un nouveau. Les douze mesures d’urgence que je présente aujourd’hui sont issues des propositions formulées en décembre par l’ensemble des représentants de la psychiatrie française. Il me semble important de donner un signal de prise en compte de cette souffrance générale, des professionnels et des malades. Ce faisant, je veux parvenir à déstigmatiser ces derniers, et rendre leur dignité à ceux qui sont pris en charge dans des conditions déplorables. Le regard de la société sur ce secteur doit changer.

    Le manque de moyens financiers mis en avant par les soignants est-il une réalité ?

    Dans beaucoup d’endroits, les psychiatres tirent la sonnette d’alarme sur les moyens parce que leur activité est la variable d’ajustement du budget du reste de l’hôpital. Vu la faiblesse et la souffrance du secteur psychiatrique, je souhaite que les moyens de cette discipline soient préservés. Cela n’a pas de sens - pour un établissement - de compenser une baisse d’activité dans des services de médecine ou de chirurgie par un prélèvement sur la psychiatrie. Par ailleurs, cette discipline doit totalement être intégrée au monde de la santé, avec la même exigence de qualité, de sécurité des pratiques et de pertinence des soins qu’ailleurs. Or aujourd’hui des patients hospitalisés en psychiatrie n’accèdent pas suffisamment à des soins somatiques, ce qui peut être délétère pour leur santé. Leur espérance de vie est plus courte, ce n’est pas tolérable. Il faut que les filières de soins s’organisent et que ces malades puissent bénéficier du même suivi que les autres.

    Vous dites que les budgets hospitaliers seront » préservés « . Donc pas augmentés…

    Annoncer des moyens sup-plémentaires n’est pas toujours -l’alpha et l’omega en matière de bonnes pratiques. C’est même parfois la solution de facilité. Il vaut mieux d’abord faire en sorte que les professionnels s’organisent et se parlent plutôt que de systématiquement rajouter des moyens dans des endroits qui sont mal organisés ou qui ne respectent pas les bonnes pratiques.

    Comment remédier à cette -hétérogénéité des pratiques et de l’offre ?

    L’organisation en secteurs, créée dans les années 1960 pour garantir un accès aux soins sur tout le territoire, doit être maintenue mais améliorée. Il faut que les psychiatres de secteur, les généralistes et les acteurs du médico-social se parlent et mettent en place des filières de prise en charge. Les différentes chapelles de professionnels de santé mentale doivent aussi un peu baisser la garde, car nous avons besoin de tout le monde pour assurer les soins sur le territoire. D’ailleurs j’ai décidé de créer et de présider un comité stratégique de la santé mentale et de la psychiatrie, qui va remplacer l’actuel conseil national de santé mentale.

    Jusqu’ici la psychiatrie a » échappé « à tout système d’évaluation…

    Il y a trop peu d’indicateurs de qualité en psychiatrie. Il faut pouvoir mesurer l’usage de médicaments, la précocité des diagnostics ou la rapidité d’une prise en charge. On ne peut pas restructurer une discipline sans avoir une vision claire de l’état des pratiques. Quand j’étais présidente de la Haute Autorité de santé (HAS), j’ai lancé cette démarche sur les recours à l’isolement ou à la contention, dont le contrôleur général des lieux de privation de liberté avait dénoncé la banalisation. Aujourd’hui ministre, j’ai demandé à la HAS de travailler sur des nouveaux indicateurs pertinents. Mon objectif est que partout en France, on ait les mêmes chances d’accéder à une filière de qualité.

    Qu’en est-il de la pédopsychiatrie, où jusqu’à un an d’attente est parfois nécessaire pour un premier rendez-vous ?

    La démographie est en chute libre dans cette spécialité. Les professionnels sont débordés, et les universitaires ne peuvent plus faire d’enseignement et de recherche tellement il y a de patients à prendre en charge. C’est un cercle vicieux, plus personne ne veut s’investir. Il y a des régions entières où il n’y a pas de formation. Je souhaite donc qu’il y ait au moins un poste de professeur de pédopsychiatrie par faculté de médecine. C’est un premier pas indispensable pour retrouver l’attractivité.

    Cela suffira-t-il à résoudre une situation aussi critique ?

    Nous allons, avec l’Assurance-maladie, réévaluer les tarifs d’un certain nombre de consultations qui ne sont pas assurées en libéral aujourd’hui parce que trop longues par rapport au tarif de la Sécurité sociale. Recevoir un enfant, cela prend du temps. Résultat : on ne trouve pratiquement pas de pédopsychiatres en ville. Ce sera également le cas pour les consultations complexes de psychiatrie en médecine générale. Le suivi ambulatoire est souvent perçu comme moins stigmatisant que le suivi hospitalier, il va permettre de réduire les ruptures de soins

    Quel doit être le rôle des médecins généralistes ?

    Ils sont plus ou moins bien armés vis-à-vis des problèmes de santé mentale, notamment des enfants. Il faut qu’ils soient formés de manière à les repérer, puis qu’ils sachent à qui adresser les malades. Beaucoup de situations pourraient être prises en charge en médecine générale. C’est pourquoi tous ces futurs praticiens effectueront un stage obligatoire en psychiatrie au cours de leurs études. Trois ou six mois, les modalités restent à discuter.

    La suppression il y a vingt-cinq ans de la spécialisation des infirmiers en psychiatrie est pointée comme un problème. Faut-il revoir leur formation ?

    Je souhaite que les infirmiers qui exercent dans ces services acquièrent une » sur-spécialité « dans ce domaine, par le biais des pratiques avancées. Sans pour autant recréer un corps spécifique, cela permettra de répandre la bonne pratique dans les établissements, et d’assurer certaines tâches aujourd’hui dévolues aux psychiatres.

    Les prisons traversent une grave crise. Or autour d’un quart des détenus souffre de troubles psychiatriques. Que doit-on faire avec eux ?

    Il existe des unités hospitalières spécialement aménagées pour recevoir des détenus présentant un trouble de santé mentale. La première unité s’est ouverte à Marseille en septembre 2017 avec 440 places. La stratégie nationale de santé prévoit de poursuivre la création de ces unités.

    Propos recueillis par François Béguin, Sandrine Cabut, et Laetitia Clavreul

    LES MESURES
    Agnès Buzyn, la ministre de la santé, présentait vendredi 26 janvier son plan d’action

    Stage obligatoire
    Un stage sera obligatoire en -psychiatrie ou en santé mentale pour tous les futurs médecins généralistes lors de leur -internat

    Formation continue » Sur-spécialisation " des infirmiers travaillant en psychiatrie, via la formation continue [la suppression du diplôme d’infirmier psychiatrique date de 1994 nec
    http://psychiatriinfirmiere.free.fr/formation/infirmier/psychiatrie/infirmier-secteur-psychiatrique.htm

    Bonnes pratiques
    Mise en place d’indicateurs de la qualité des soins et de recommandations de bonnes pratiques en psychiatrie

    Révision des tarifs
    Revalorisation du montant des consultations de pédopsychiatrie et des consultations complexes de psychiatrie en médecine générale lors d’une prochaine révision de la convention médicale

    Budget des hôpitaux
    Préservation des budgets consacrés à la psychiatrie au sein des -groupements hospitaliers de -territoires et dans les hôpitaux généraux d’ici la fin d’année

    De la psychiatrie vers la santé mentale, Rapport de mission , Dr Eric Piel, Dr Jean-Luc Roelandt, juillet 2001
    https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2001-4-page-9.htm

    Entre 1990 et 1997, dans le secteur public, l’évolution des pratiques de prise en charge s’est traduite à la fois par une augmentation du nombre de places d’hospitalisation partielle (+25 %) et par une forte baisse du nombre de lits d’hospitalisation complète (-32 %). La hausse des capacités d’hospitalisation partielle (+4 861) n’a toutefois pas compensé la diminution des lits d’hospitalisation complète (-26 711), d’où un recul de la capacité totale en lits et places de 21 % sur sept ans.

    #psychiatrie #soin #management

    https://seenthis.net/messages/663509 via colporteur


  • Colères policières
    https://www.cairn.info/revue-esprit-2016-3-page-64.htm
    https://www.cairn.info/static/includes/vign_rev/ESPRI/ESPRI_1603_L204.jpg

    Le lendemain même des massacres de Paris, le 14 novembre 2015, les syndicats de police affirment sans attendre avoir « besoin de mesures exceptionnelles » (Alliance), en l’espèce le droit de porter l’arme de service en tout temps et en tous lieux, et ce, précisent les syndicats affiliés à l’Union nationale des syndicats autonomes, « sans haine et sans crainte ». Aussi rapide que fût leur revendication au port de l’arme (sous laquelle couve aussi, nous le verrons, celle d’une modification des règles de son usage), les syndicats n’ont pas oublié de livrer à côté de la haine cette autre passion qui compromet la police : la peur. Car, comme nous allons le voir, un jeu triangulaire met en scène les policiers, leurs organisations syndicales et le politique, autour de la colère, mais aussi de la peur.

    Reste la question centrale : le déchaînement ou la colère policière ne sont-ils pas, surtout dans les situations de confrontation aux foules, le résultat de la volonté du politique ? Supposer une « colère policière », n’est-ce pas d’emblée exonérer le politique de sa responsabilité ? Sur ce point, l’exemple tunisien semble offrir une réponse lisible : quelques jours après les massacres, et parce que des images avaient finalement circulé via l’internet, le président Ben Ali implore sa propre police dans son dernier discours télévisé : « Arrêtez les tirs de balles ! Les balles réelles sont inadmissibles ! » En est-il toujours ainsi du rapport entre police et politique ? Les échanges entre politique et organisations syndicales offrent un éclairage abondant sur le bon usage de la colère.

    https://seenthis.net/messages/656781 via unagi


  • La crise du #Rif révélatrice de l’échec du développement au #Maroc
    http://orientxxi.info/magazine/la-crise-du-rif-revelatrice-de-l-echec-du-developpement-au-maroc,2190

    Le 28 octobre 2016, Mohcine Fikri décédait, broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer la marchandise qui lui avait été confisquée par les autorités à Al-Hoceïma, au nord du Maroc. Né à la suite de cet événement, le Hirak (« la Mouvance ») traverse une phase de passage à vide après l’arrestation de ses principaux leaders en mai. Confronté à la vitalité de l’arène protestataire, le pouvoir marocain saura-t-il évoluer pour adapter ses réponses aux demandes de ses populations ? D’octobre 2016 à mai (...)

    #Magazine

    / Maroc, #Répression, #Mouvement_populaire, #Région, #Monarchie, #Mouvement_social, Rif, Développement (...)

    #Développement_local
    « https://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2011-5-page-27.htm »
    « https://www.cairn.info/revue-politix-2007-4-page-109.htm. »
    « https://www.letemps.ch/opinions/2017/06/01/monarchie-marocaine-croitelle-mythes »
    « https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00355522/document »


  • Contrairement à certaines idées reçues, Marx appartient bien aux philosophes qui font du corps un enjeu fondamental : son matérialisme est un matérialisme de la pratique et la pratique ne peut être pensée de façon non idéaliste sans qu’un rôle déterminant revienne au corps. La critique de l’Économie politique, elle aussi, accorde au corps un rôle décisif : l’exploitation capitaliste n’est pas possible sans coercition corporelle et la critique du salariat ne peut être menée à bien sans examen de ses effets délétères sur les corps. Dans le marxisme et, plus généralement, dans la pensée critique, l’enjeu est double. Enjeu politique, d’une part, puisque si la domination et l’oppression passent par les corps, la critique suppose une analytique des corps. Enjeu théorique, d’autre part, dans la mesure où la référence au corps vaut comme un argument contre un certain nombre de présupposés idéalistes et harmonicistes que l’on trouve parfois chez les fondateurs des sciences humaines, et aussi contre les préjugés de l’antinaturalisme philosophique et sociologique de nos contemporains : le monde social n’est pas constitué seulement par des représentations, des règles, des signes et des interprétations, mais aussi par des corps, et ceux-ci ne sont pas seulement des instruments d’action ou des habitudes sédimentées, des désirs et des schèmes corporels socialement construits ; ils consistent en outre en des processus dynamiques susceptibles de résister à l’appropriation sociale et culturelle dans des expériences de la souffrance ou du refus susceptibles d’ouvrir des lignes de fuite. Ni matière infiniment malléable par les normes, ni simple réceptacle des intériorisations sociales, le corps est le lieu matérialiste d’une subjectivité qui n’est pas non plus à concevoir comme une source naturelle de subversion révolutionnaire. Lieu où s’incarnent et se reproduisent dominations et oppressions, il ne constitue ni l’origine, ni le lieu principal des résistances, mais simplement l’un des facteurs importants et l’un des compagnons fréquents de l’agir protestataire. Pour identifier cette ambivalence politique du corps, les traditions marxistes et post-marxistes fournissent une aide incomparable.

    https://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2007-1-page-14.htm
    #corps #marchandise #marx #travail #proletariat #capitalisme #foucault


  • Les forêts, piliers de la #Colonisation en #Palestine
    http://orientxxi.info/magazine/les-forets-piliers-de-la-colonisation-en-palestine,2141

    En novembre 2016, le plus grand incendie de l’histoire d’Israël ravage les forêts environnant Haïfa. Les Palestiniens sont immédiatement accusés, le Likoud parle même d’une « intifada des flammes ». Mahmoud Abbas réagit : « Le gouvernement israélien exploite le feu pour accuser les Palestiniens. […] Ce sont nos arbres et nos terres ancestrales qui brûlent ». Si les forêts d’Israël cristallisent ainsi les tensions, c’est que l’afforestation a joué un rôle discret, mais important, dans l’histoire de l’appropriation (...)

    #Magazine

    / #Israël, Palestine, Colonisation, #Palestine_mandataire, #Sionisme, #Forêt

    «https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2013-1-page-214.htm»



  • L’encampement du monde | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2011-3-page-21.htm

    une poétique de l’exil a édifié le portrait romantique de l’exilé, nous lui attribuions une dimension spirituelle, très forte sur le plan intellectuel et artistique. De grandes figures ont émergé de cette situation de déracinement, jusqu’à s’affirmer dans une véritable littérature d’exil. Je pense notamment à l’intellectuel américain d’origine palestinienne Edward Saïd, dont les Réflexions sur l’exil ont été un des points de départ de ma réflexion. Ou encore à la philosophe Hannah Arendt qui, la première, a pensé le statut des « sans État » et des réfugiés, en partie à partir de sa propre expérience de réfugiée allemande aux États-Unis. Malgré les pertes, les incertitudes et la souffrance produites par l’exil, les sujets de l’exil ont ainsi pu redonner sens à leur existence, se ré-ancrer, trouver une place, être bien là tout en pouvant « penser ailleurs » (selon les mots de Nicole Lapierre qui désigne le regard critique qu’offre l’exil lui-même). Cette présence au monde, si particulière et riche, s’est exprimée, selon les parcours des uns et des autres, sous les formes de la performance politique, artistique, ou narrative : par le récit de soi, faire de soi un autre et ainsi se détacher d’un soi laissé « en souffrance »… le sujet de l’exil arrive ainsi à exister quand il est objectivement à nouveau ancré.


  • Choukri Mesli, le chant du signe
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/choukri-mesli-le-chant-du-signe,2130

    Le peintre algérien Choukri Mesli, l’un des fondateurs de la #Peinture moderne en #Algérie au lendemain de l’indépendance est décédé lundi 13 novembre à Paris. Myriam Kendsi, peintre elle-même, retrace son itinéraire artistique. Parler de la peinture algérienne, c’est parler du nord de cette Afrique, du sud de la Méditerranée, paysage ô combien sanctuarisé par ma mémoire visuelle et olfactive, cette Algérie des origines où s’affrontent tant d’identités, tant d’histoires, tant de lumière, tant de passion et de (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / Algérie, Peinture

    « https://ajouadmemoire.wordpress.com/2015/03/04/ahmed-et-rabah-asselah-assassines-dans-lecole-des-beaux-art »
    « https://matricien.org/geo-hist-matriarcat/afrique/heroine/tin-hinan »
    « https://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2007-4-page-111.htm »


  • Le glaive ou le pont ? Le masculin et le pouvoir de vie | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-mouvements-2004-1-page-75.htm

    Les hésitations et les tergiversations de Freud, puis les confirmations par Lacan de ses choix les plus contestables, ont conduit la plus grande partie des psychanalystes à enfermer les hommes et les femmes dans des postures immuables. Le masculin serait condamné à sempiternellement représenter et incarner la loi, à se dresser en travers d’un féminin réduit à une pure affectivité. Corrélativement le père aurait pour mission principale de trancher le lien avec l’enfant, que la mère voudrait toujours empêcher d’exister. Monique Schneider nous montre que l’œuvre de Freud permet une autre lecture, à travers laquelle il existe une possibilité, pour le masculin et le paternel, de sortir des apories de la loi avec un grand L ou de l’institution avec un grand I, qui sont souvent les meilleurs prétextes pour ne rien changer aux rapports sociaux.
    2

    Inscrire le pouvoir de vie dans le masculin revient, si on respecte le code freudien, à introduire une dimension officiellement placée en territoire féminin. Un féminin qui, dans le sillage de L’Homme Moïse, serait à situer du côté du « sensible » auquel initie la mère, alors que le masculin, sous l’égide du père, commanderait l’accès au « nouveau règne de la spiritualité (Geistigkeit) ». Le passage d’un règne à l’autre constituerait le grand « progrès » (Fortschritt) de la civilisation. La construction de l’idée de paternité est elle-même emportée dans un certain nombre de mutations. Or la pensée psychanalytique actuelle a tendance à envisager les mutations sous l’angle de la dégradation. Nous assisterions, selon certains, à une perte des repères – perte due en particulier aux nouvelles possibilités de procréation offertes par les techniques médicales –, à une « désymbolisation ». Dans cette perspective, la symbolisation attenante au régime actuel, attribuant au père une fonction essentiellement séparatrice, devrait être regardée comme une symbolisation adéquate, fondée sur la nature des choses et sur une droite différenciation du partage sexué. C’est ce postulat qu’il s’agira, dans un premier temps, de remettre en question, pour questionner les processus de symbolisation et de désymbolisation qui président à l’édification des repères psychanalytiques. L’impact des nouvelles techniques médicales pourra alors se trouver réenvisagé.

    #psychanalyse #sexisme #misogynie #freud #symbole #fraternité

    https://seenthis.net/messages/644808 via mad meg


  • 3 - Dans l’usine du Creusot, trois décennies de gestion défaillante
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/14077-3-dans-l-usine-du-creusot-trois-decennies-de-gestion-defaillante

    M. Bolloré n’est pas seul responsable des falsifications opérées systématiquement à l’usine du Creusot. Elles s’étaient amorcées avant son arrivée, et ont continué ensuite, avec Areva. Mais la responsabilité des différents acteurs est clairement engagée, et leurs actes jettent un sérieux doute sur la sûreté de l’EPR. Cet article est la suite de notre enquête, commencée avec 1 - La très étrange transaction de 170 millions d’euros entre Areva et M. Bolloré et 2 - Derrière le fiasco de l’EPR, les errements du Creusot sous la responsabilité de M. Bolloré et d’Areva.

    Le Creusot (Saône-et-Loire), reportage

    La politique menée par Michel-Yves Bolloré au Creusot a eu des conséquences bien au-delà de l’anomalie de concentration de carbone détectée dans les calottes de cuve de l’EPR de Flamanville. Pour essayer de (...)

    https://reporterre.net/Au-coeur-de-la-crise-nucleaire-des-dizaines-de-fraudes-et-d-irregularite
    http://www.new.areva.com/FR/actualites-1037/areva-finalise-l-acquisition-de-sfarsteel.html
    https://www.fusacq.com/buzz/sfar-et-civad-repris-par-l-alsacien-sotralentz-a15345.html
    http://www.leparisien.fr/economie/nucleaire-le-rapport-qui-accable-areva-07-04-2017-6832605.php
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Schneider
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard-Jean_Empain
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Creusot-Loire
    https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2008-2-page-12.htm
    http://www.liberation.fr/futurs/2015/05/07/areva-declenche-son-plan-de-fission-sociale_1297621


  • 3 - Dans l’usine du Creusot, trois décennies de gestion défaillante
    https://reporterre.net/3-Dans-l-usine-du-Creusot-trois-decennies-de-gestion-defaillante

    M. Bolloré n’est pas seul responsable des falsifications opérées systématiquement à l’usine du Creusot. Elles s’étaient amorcées avant son arrivée, et ont continué ensuite, avec Areva. Mais la responsabilité des différents acteurs est clairement engagée, et leurs actes jettent un sérieux doute sur la sûreté de l’EPR. Cet article est la suite de notre enquête, commencée avec 1 - La très étrange transaction de 170 millions d’euros entre Areva et M. Bolloré et 2 - Derrière le fiasco de l’EPR, les errements du (...)

    Enquête

    / #Nucléaire

    #Enquête_
    « http://www.leparisien.fr/economie/nucleaire-le-rapport-qui-accable-areva-07-04-2017-6832605.php »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Schneider »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard-Jean_Empain »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Creusot-Loire »
    « https://www.cairn.info/revue-realites-industrielles1-2008-2-page-12.htm »
    « http://www.liberation.fr/futurs/2015/05/07/areva-declenche-son-plan-de-fission-sociale_1297621 »
    « https://www.youtube.com/watch?v=rUg1Cpnj8KA

     »


  • @raspa
    On veut contraindre nos vieux militants à respecter les procédures de parole... c’est sans doute pas gagné ! :-D
    (article de 2 de mes anciennes profs de fac sur l’arrivée de nouvelles élues au Conseil régional d’Ile de France dans les années 2000. Par ailleurs super intéressant sur l’analyse de l’origine des difficultés rencontrées : ce qui relève du genre, ce qui relève du premier mandat, ce qui relève des capitaux scolaires, militants, politiques, professionnels (ou de leur absence)).

    Comment devenir un(e) professionnel(le) de la politique ? | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2007-2-page-251.htm#re12no12

    Nos observations font tout d’abord apparaître que, quel que soit leur capital politique, et à rebours des stéréotypes genrés, les hommes bavardent beaucoup plus que les femmes avec leurs voisins lorsque les autres « commissionnaires » s’expriment. Certains, les plus aguerris, se lèvent même pour pouvoir parler avec un camarade assis plus loin – alors qu’aucune femme ne s’autorise à le faire. Si l’on ajoute à cela que les hommes coupent beaucoup plus souvent la parole que les femmes et qu’ils la prennent davantage avant qu’on ne la leur ait donnée (même si les moins expérimentés d’entre eux sont plus respectueux des règles de procédure), on constate que les hommes, notamment les plus dotés en capital politique, manifestent comme un droit « naturel » à s’exprimer en commission. Tout dans leur comportement révélant combien il leur est plus difficile qu’aux femmes de respecter le cadre contraignant et artificiel des règles de procédures relatives à la distribution de la parole.

    Inversement, tout dans le comportement des femmes (a fortiori des nouvelles élues) manifeste leur sentiment d’illégitimité à s’exprimer dans ce type d’enceinte. D’abord, elles renoncent beaucoup plus facilement que les hommes à prendre la parole, après l’avoir demandée, au motif qu’un intervenant précédent aurait déjà dit ce qu’elles avaient à dire. Leurs interventions, ensuite, sont beaucoup plus courtes que celles des hommes, et ce parce qu’elles posent plus de questions qu’elles n’expriment une opinion. Leurs prises de parole visent, en effet, beaucoup plus souvent que celles des hommes, à obtenir des précisions, des informations, voire des confirmations. Et à l’inverse, même lorsqu’ils posent des questions, les hommes ne manquent jamais de faire précéder leur intervention d’une analyse qui, au fond, affirme, rappelle et pour tout dire consolide avant tout leur propre position politique.

    https://seenthis.net/messages/628411 via Georgia Soupault


  • GÉOGRAPHIE DU SURF

    Ressources pour préparer les concours de l’enseignement en géographie autour des questions :
    Géographie des mers et des océans (agrégation interne en histoire et géographie),
    Les espaces du tourisme et des loisirs (Capes/Cafep externe en histoire-géographie, agrégation externe de géographie et agrégation externe d’histoire).

    Le géographe Jean-Pierre AUGUSTIN a « inauguré » une série de travaux sur le surf et ses spatialités, notamment dirigeant l’ouvrage Surf Atlantique. Les territoires de l’éphémère (Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 1994). Depuis, les travaux se sont multipliés appréhendant des questions aussi diverses que la mondialisation de ce sport (qui est un parfait exemple pour comprendre les principes de la diffusion spatiale en géographie), les conséquences de cette pratique sportive et touristique en termes d’aménagement (alors même que la pratique elle-même ne nécessite pas d’infrastructures particulières) et de conflits d’usages sur des littoraux convoités, ou encore les modalités de l’appropriation de l’Océan par les surfeurs.

    Sans prétendre à l’exhausivité et en favorisant les ressources accessibles à tous, voici quelques ressources pour construire une étude de cas autour du surf.

    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2012/07/eee146bb-d1d0-11e1-a7b7-782bcb76618d/738_capture-decran-2012-07-18-a-10.13.03.jpg

    LA DIFFUSION SPATIALE ET LA MONDIALISATION DU SURF
    AUGUSTIN, Jean-Pierre, 1996, « Les variations territoriales de la mondialisation du sport », Mappemonde, n°4/1996, pp. 16-20, en ligne :
    http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M496/Augustin.pdf
    => Cet article n’aborde pas seulement le cas du surf, mais cette pratique y est abordée et détaillée de manière synthétique et utile pour comprendre les étapes de la mondialisation du surf.
    https://www.franceculture.fr/s3/cruiser-production/2012/07/ccc1809a-d0e1-11e1-a7b7-782bcb76618d/738_capture-decran-2012-07-17-a-11.39.54.jpg

    COËFFÉ, Vincent, Christophe GUIBERT et Benjamin TAUNAY, 2012, « Émergences et diffusions mondiales du surf. De l’invention à la mise à l’épreuve de normes corporelles », Géographie et cultures, n°82, pp. 61-76, en ligne :
    https://gc.revues.org/1342
    https://gc.revues.org/docannexe/image/1342/img-2-small480.jpg

    LE SURF ET LE PAYSAGE
    SAYEUX, Anne-Sophie, 2010, « Les paysages vagues », Sociétés, n°109, pp. 91-103, en ligne :
    https://www.cairn.info/revue-societes-2010-3-page-91.htm
    https://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=SOC/SOC_109/SOC_109_0091/SOC_id9782804161576_pu2010-03s_sa08_art08_img001.jpg

    LES SURFEURS ET LEURS PRATIQUES SPATIALES
    Audio : L’émission « L’espace des surfeurs », Planète Terre, France Culture, 18 juillet 2012, animée par Sylvain Kahn, avec pour invités Anne-Sophie SOYEUX et Guillaume MARIANI, en ligne :
    https://www.franceculture.fr/emissions/planete-terre/lespace-des-surfeurs
    => Voir également le billet accompagnant cette émission :
    https://www.franceculture.fr/sciences/surf-un-grand-monde-de-petits-spots

    SAYEUX, Anne-Sophie, 2008, Surfeurs, l’être au monde. Une analyse socio-anthropologique, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 196 p.
    => Cet ouvrage est issu de la thèse de doctorat de l’auteur :
    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00872190/file/ThA_se_sayeux_surfeurs_l_A_tre_au_monde_HAL.pdf
    http://pur-editions.fr/couvertures/1204881202.jpg

    MUSEREAU, Jonathan, 2008, « Vagues à la carte », EspacesTemps.net, rubrique Objets, 28 octobre 2008, en ligne :
    https://www.espacestemps.net/articles/vagues-a-la-carte
    http://www.espacestemps.net//wp-content/uploads/2012/09/vagues-a-la-carte-2.png

    AUGUSTIN, Jean-Pierre, 2009, « L’océan, le surf et les territoires de l’éphémère », Cafés géographiques, compte-rendu du café géographie du 2 octobre 2009 à Saint-Dié-des-Vosges, par Bénédicte Tratnjek, en ligne :
    http://cafe-geo.net/locean-le-surf-et-les-territoires-de-lephemere
    http://cafe-geo.net/wp-content/uploads/rois-de-la-glisse-270x400.jpeg

    FALAIX, Ludovic, 2009, « Une géographie de l’intime : l’exemple des territoires du surf », Revue Européenne de Management du sport, n°24, pp.32-41.
    Article en accès réservé : http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/13352/TPL_CODE/TPL_REVUE_ART_FICHE/PAG_TITLE/Une+g%E9ographie+de+l%27intime+%3A+l%27exemple+des+territoires+du+surf/334-rems.htm

    SAYEUX, Anne-Sophie, 2010, « Au coeur de la vague. Comment peut-on être surfeur ? », Ethnographiques, n°20, septembre 2010, en ligne :
    http://www.ethnographiques.org/2010/Sayeux
    http://www.ethnographiques.org/IMG/jpg/04-surfer-d-argent-_Marvel.jpg?5093/fdd984b1c7f44e9dbe4153cb7c428c635d2edad0

    FALAIX, Ludovic, 2012, Des vagues et des hommes. La glisse au coeur des résistances et contestations face à l’institutionnalisation des territoires du surf en Aquitaine, thèse de doctorat en aménagement et urbanisme, Université de Pau, en ligne :
    http://www.theses.fr/2012PAUU1006
    –> voir un résumé : http://www.carnetsdegeographes.org/carnets_soutenances/sout_04_07_Falaix.php

    FALAIX, Ludovic, 2014, « L’habiter des surfeurs face au réenchantement touristique du littoral aquitain », Loisir et société, tome n°37, n°1/2014, pp. 132-150, en ligne :
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00969125

    DES LIEUX TRANSFORMÉS PAR LE SURF
    GUIBERT, Christophe, 2006, L’univers du surf et stratégies politiques en Aquitaine, L’Harmattan, Paris, 321 p.
    http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/f/2296017088f.jpg

    COËFFÉ, Vincent, 2014, « Jack London et la fascination du surf », chapitre n°3, dans Hawaï. La fabrique d’un espace touristique, Presses universitaires de Rennes, collection Géographie sociale, pp. 47-50, en ligne :
    http://books.openedition.org/pur/34556
    –> Voir également dans le même ouvrage : « Les jeux du surf », chapitre n°15, pp. 167-177, en ligne :
    http://books.openedition.org/pur/34572
    http://books.openedition.org/pur/docannexe/image/34575/img-19-small517.jpg
    http://books.openedition.org/pur/docannexe/image/34575/img-25-small517.jpg

    FALAIX, Ludovic, 2015, « Le surf à Taghazout - Maroc : De l’émergence spontanée de néoterritorialités sportives à la laborieuse mise en tourisme institutionnelle d’une pratique », Via@, rubrique Brèves, en ligne :
    https://viatourismreview.com/fr/2015/06/francais-le-surf-a-taghazout-maroc-de-lemergence-spontanee-de-neot
    https://viatourismreview.com/wp-content/uploads/2015/06/Taghazout3.jpg

    HATT, Emeline, Jérôme PIRIOU, Ludovic FALAIX et Anne GOMBAULT, 2015, « La valorisation touristique des ressources territoriales dans les trajectoires des stations : les cas de Lacanau-Océan, Biarritz et Martigues », Sud-Ouest Européen, n°39, pp. 65-79, en ligne : https://soe.revues.org/1897
    https://soe.revues.org/docannexe/image/1897/img-5-small480.png

    GUIBERT, Christophe et Vincent COËFFÉ, 2016, « Les enjeux composites de l’appropriation du surf. Variations sur les images et les usages sociaux à Oahu (Hawaii) », Mondes du tourisme, hors-série, en ligne :
    https://tourisme.revues.org/1211
    https://tourisme.revues.org/docannexe/image/1211/img-1-small580.png

    GUYONNARD, Valentin et Luc VACHER, 2016, « Définition d’un espace de pratique du système littoral touristique et sportif charentais : le spot de surf », Territoire en mouvement, n°30, en ligne :
    http://tem.revues.org/3354
    http://tem.revues.org/docannexe/image/3354/img-8-small480.jpg

    DES PRODUCTIONS GRAPHIQUES
    Ces productions sont toutes issues de la cartothèque du laboratoire Géode Caraïbe :
    http://aihp-geode.martinique.univ-ag.fr/cartotheque
    => Voir notamment la page de Corine Plantin : http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/page5/page17/page45/page85/page85.html

    Dynamiques et mutations littorales créées par le surf (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte419.jpg

    Le pôle de surf de la Caravelle à la Martinique (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte417.jpg

    Surf, diffusion et décalages spatiotemporelles (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte414.jpg

    Les dynamiques migratoires du spot de Soup Ball (Barbade) (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte418.jpg

    Distribution et dynamiques spatiales des spots de surf à la Barbade (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte415.jpg

    Distribution et dynamiques spatiales des spots de surf à la Guadeloupe et à la Martinique (Corine PLANTIN) :
    http://www1.univ-ag.fr/aihp-geode/ea929/images/cartes/carte416.jpg

    #Géographie #Géographie_du_Tourisme #Géographie_des_Mers_et_Océans #Géographie_des_Mers_et_des_Océans #Capes #Capes_Externe #Capes_Cafep #Capes_Cafep_Externe #CapesHG #Capes_HG #Capes_Histoire_Géographie #AgregInterneHG #Agreg_Interne_HG #Agrégation_Interne #Agreg_Interne #Agrégation_Interne_Histoire_Géographie #Les_Espaces_du_Tourisme_et_des_Loisirs #Tourisme #Surf #Géographie_du_Surf #Géographie_du_Sport #Sports #Sport #Sports_Nautiques

    https://seenthis.net/messages/618449 via Ville En Guerre


  • De la peur à la soumission | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-empan-2009-1-page-24.htm

    La violence au sein du #couple a des effets dévastateurs pour les #femmes qui en sont victimes, tant sur leur santé physique que sur leur #santé mentale. Il s’agit d’un important problème de santé publique dont on ne perçoit trop souvent que l’aspect le plus visible du phénomène, à savoir la violence physique, alors que ce qui constitue la violence, c’est un mode de relation basé sur le contrôle et la domination.
    La peur est un des moteurs de cette #maltraitance, ce qui paraît évident dans le cas de la violence physique, même si ce n’est pas toujours conscient chez la victime. Mais la peur est là bien avant, à tous les stades de la violence psychologique, c’est même un élément essentiel qui permet la mise sous emprise.

    Article par Marie-France #Hirigoyen, spécialiste du harcèlement. Très intéressant.
    #violences_conjugales

    https://seenthis.net/messages/611520 via ninachani