A la une | LeCourrier

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  • Le procès du Teflon
    https://www.lecourrier.ch/155230/le_proces_du_teflon

    Journaliste : Anna Aznaour Après dix-neuf ans de combat, l’avocat étasunien Robert Bilott a obtenu la condamnation du géant DuPont, créateur du Teflon, qui a contaminé des sources d’eau potable. Interview. Les dix-neuf ans de procès menés par l’avocat étasunien Robert Bilott contre le groupe DuPont se (...)

    #Économie


  • Les archives sauvages de la #Musique arabe
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-archives-sauvages-de-la-musique-arabe,2165

    C’est un immense patrimoine de centaines de chanteuses et de chanteurs à travers le #Monde_arabe, du Maroc à l’Irak, qui est menacé de disparition. Les quelques tentatives de récupérer et de préserver toute cette richesse se heurtent à de nombreux obstacles financiers et à l’impéritie des États. Le mois de novembre a marqué les cinquante ans du passage à l’Olympia d’Oum Kalthoum, concerts mythiques d’une chanteuse que Bruno Coquatrix, le directeur, pensait être « une danseuse du ventre ». Mais ces concerts — (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / #Industrie_culturelle, #Culture, Musique, Monde arabe

    « http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/07/29/oum-kalsoum-une-reine-d-egypte-a-paris_4976320_4497186.html »
    « http://www.telerama.fr/musique/pourquoi-l-industrie-touche-le-fond-de-catalogue,138838.php »
    « http://www.youm7.com/story/2017/1/30/%D8%AA%D9%81%D8%A7%D8%B5%D9%8A%D9%84-%D9%85%D8%B9%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%B5%D9%88%D8%AA-%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%A7%D9%87%D8%B1%D8%A9-%D9%85%D8%B9-%D9%88%D8%B1%D8%AB%D8%A9-%D8%A3%D9%85-%D9%83%D9%84%D8%AB%D9%88%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%B4%D8%B1%D9%83%D8%A9-%D8%AA%D8%B7%D8%A7%D9%84%D8%A8/3079364 »
    « https://www.alaraby.co.uk/english/society/2017/10/4/women-singers-return-to-saudi-tv-after-decades-long-ban »
    « https://www.wamda.com/2013/03/why-digital-music-services-have-yet-to-disrupt-the-arab-market »
    « http://www.sama3y.net/forum »
    « https://www.lecourrier.ch/150132/archiver_l_extase »
    « https://www.jean-lambert.com/-propos1-couh »
    « https://www.facebook.com/ArchivesNumeriquesDuCinemaAlgerien »
    « http://www.umam-dr.org/en/home »
    « http://next.liberation.fr/cinema/2014/10/01/studios-baalbeckle-liban-retrousse-ses-bobines_1112656 »
    « https://www.inpi.fr/sites/default/files/fiche_pi_-_arabie_saoudite_-_2016-09-28.pdf »
    « http://books.openedition.org/ifpo/552 »


  • الأرشيف العشوائي للموسيقى العربية
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/article2178

    تراث كبير لمئات المغنين عبر العالم العربي من المغرب إلى العراق يتعرض لخطر الاختفاء. وحتى المحاولات القليلة للحفاظ على ذلك التراث تتعرض لعقبات متنوعة ليس أقلها عجز المؤسسات. شهد شهر تشرين الثاني/نوفمبر الماضي مرور الذكرى الخمسين لاعتلاء أم كلثوم مسرح الأولمبيا الباريسي، ضمن سلسلة حفلات أسطوريّة للمطربة التي كان برونو كوكاتريكس، وهو مدير المسرح حينئذ، يعقتد أنّها «راقصة شرقيّة». لكن سيبقى البحث عن إصدارات لهذه الحفلات المحاطة بعدة أساطير (5 ساعات مدّة كلّ منها، وتحوّل جيرارد ديبارديو إلى الإسلام بعد إحدى الحفلات كما قيل...إلخ.)، عديم الفائدة، علماً أنّها كانت (...)

    #Lu,_vu,_entendu

    / صناعة الثقافة, ثَقافَة, موسيقى, العالم العربي

    #صناعة_الثقافة #ثَقافَة #_موسيقى #_العالم_العربي_
    « http://abonnes.lemonde.fr/m-actu/article/2016/07/29/oum-kalsoum-une-reine-d-egypte-a-paris_4976320_4497186.html »
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    « http://www.youm7.com/?aspxerrorpath=/story/2017/1/30/%d8%aa%d9%81%d8%a7%d8%b5%d9%8a%d9%84-%d9%85%d8%b9%d8%b1%d9%83%d8%a9-%d8%b5%d9% »
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    « https://www.jean-lambert.com/-propos1-couh »
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  • Elles ont déclenché la révolution Le Courrier - Lundi 04 décembre 2017 - Dominique Hartmann
    https://www.lecourrier.ch/154798/elles_ont_declenche_la_revolution

    L’un des rares historiens à s’être penché sur la question montre le rôle des femmes russes dans l’essor de la révolution de 1917. Entretien avec Jean-Jacques Marie.

    https://www.lecourrier.ch/sites/default/files/courrier/imagecache/article_full/images/articles/egalite_0412.jpg

    C’est à l’occasion de la Journée internationale des femmes, en 1917, que des ouvrières du textile russes se mettent en grève, initiant une série de mouvements de protestation connexes, jusqu’au déclenchement de la Révolution de 1917.

    Exploitant un riche tissu d’archives, l’historien du communisme Jean-Jacques Marie documente l’irruption des femmes sur la scène politique, et les changements sociaux spectaculaires qui en découlent, dont certains ne résisteront pas à l’arrivée au pouvoir de Staline. Les Femmes dans la révolution russe (éditions du Seuil) trace le portrait de quelques figures de femmes révolutionnaires et d’héroïnes populaires de ces années de bouleversements. Son auteur sera présent à Genève vendredi 8 décembre, à l’invitation du parti Solidarités. Entretien.

    Comment les femmes ont-elles influé sur le déclenchement de la révolution russe ?
    Jean-Jacques Marie : Les revendications féminines datent de bien avant 1917. Il faut remonter aux années révolutionnaires de 1905 et 1906. Comme le note la militante féministe Alexandra Kollontaï, qui participa à l’Internationale socialiste des femmes dès 1907 et deviendra aussi la première femme au monde membre d’un gouvernement, « en 1905, il n’eut pas un seul endroit où l’on n’entendait pas la voix d’une femme qui parlait de sa vie et revendiquait de nouveaux droits. » La plupart des grèves d’ouvrières avancent des revendications sociales spécifiques : un congé maternité de dix semaines, un salaire égal à travail égal1 ou l’installation de crèches dans les usines. Le reflux de la révolution interdira la satisfaction de ces revendications.

    Selon Kollontaï encore, les paysannes ne sont pas à la traîne : « Au cours des derniers mois de 1904 et tout au long de l’année 1905, les paysannes menaçaient les troupes armées et la police et, fréquemment, frappaient ceux qui venaient réquisitionner des produits. » Elles étaient armées de râteaux, de fourchettes et de balais. De leur côté, des intellectuelles lancent le projet d’une Union des femmes privilégiant les revendications politiques spécifiques aux femmes, telles le droit de vote. L’Union se développe rapidement, à mesure que la vague révolutionnaire enfle. Mi-décembre 1908, son congrès souligne pourtant l’ampleur des divergences entre les intellectuelles (les trois-quarts sont épouses de hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises, marchands, etc) et les ouvrières, employées et servantes. Alexandra Kollontaï explique : « Pour les féministes, la question des femmes est une question de droits et de justice. Pour les prolétaires, celle d’un ‘bout de pain pour manger’ ».

    C’est ce bout de pain qui va déclencher la révolution, dites-vous.
    Le 23 février 1917, à l’occasion de la journée internationale des femmes (ndlr : selon le calendrier julien), des ouvrières du textile de l’arrondissement de Vyborg, lasses de faire la queue dans le froid dès le milieu de la nuit pour tenter d’obtenir un pain de plus en plus cher, se mettent en grève malgré l’opposition du responsable bolchevik de l’arrondissement, entraînent avec elles les ouvriers de l’usine métallurgique Erikson voisine et déclenchent ainsi la révolution qui, en moins de huit jours, balaye le régime. Cette grève marque le début de l’irruption des femmes dans la révolution et d’un mouvement vers leur émancipation politique et sociale. Les femmes sont aussi présentes sur le front de la lutte politique. Le 20 mars 1917, à l’initiative de l’Union des femmes pour l’égalité près de 40 000 ouvrières, lycéennes, étudiantes, veuves de guerre, employées, institutrices, paysannes, défilent jusqu’à la Douma, flanquées d’une milice de femmes à cheval, pour exiger le droit de vote des femmes. Trois jours plus tard, la Ligue des femmes pour l’égalité des droits et une organisation d’étudiantes organisent un meeting à Moscou pour avancer la même revendication. Le vote des femmes sera promulgué en juin 1917.

    En toile de fond de ces revendications, quelle est la place des femmes dans la société russe du début du XXe siècle ?
    A la campagne, les femmes, régulièrement battues par leur mari, n’ont aucun droit. A partir des années 1880, dans les villes, elles forment la moitié du corps des domestiques, avec des journées de travail de 15 heures en moyenne, sans repos dominical et traitées comme des esclaves. Les ouvrières, nombreuses entre autre dans le textile, n’ont elles non plus aucun droit et des conditions de travail déplorables – il suffit de penser au nombre de victimes d’empoisonnement. Elles sont logées dans des conditions dignes du Bangladesh aujourd’hui. Enceinte, une ouvrière doit travailler jusqu’à l’apparition des premières douleurs et reprendre son poste dès le lendemain de l’accouchement sous peine de licenciement. Et ce, alors même qu’il n’y a aucune structure pour s’occuper de son enfant. Elles se heurtent enfin au mépris des ouvriers masculins que les bolcheviks Nicolas Boukharine et Evgueni Preobrajensky dénonceront en 1920 : « Encore à l’heure actuelle les ouvriers considèrent les femmes comme des êtres inférieurs : dans les villages, on rit encore des femmes qui veulent participer aux affaires publiques. »

    Les femmes ont-elles accédé facilement aux nouvelles structures politiques ? Et quel rôle y ont-elles joué ?
    A la première de ces questions, on peut répondre à la fois oui et non. Oui, dans la mesure où certaines femmes ont occupé une place ou des fonctions politiques très importantes, marquant ainsi un changement de statut des femmes. Et pourtant non, car seules quelques dizaines d’entre elles y sont parvenues. En 1917, Alexandra Kollontaï et Maria Spiridonova sont deux des orateurs les plus populaires de Petrograd et resteront deux des agitatrices les plus célèbres de leur parti (communiste pour la première, socialiste-révolutionnaire de gauche pour la seconde, figure de proue de ce parti). Eva Broïdo est membre du comité central des menchéviks, dont elle sera même secrétaire un moment. En avril 1917, Alexandra Kollontaï est la première femme élue au comité exécutif du soviet de Petrograd, puis au comité exécutif panrusse des soviets ; un temps membre du comité central du parti bolchevik, elle est nommée commissaire du peuple à l’Assistance publique dans le premier gouvernement bolchevique. Durant la guerre civile, certaines femmes sont commissaire aux armées (Evguenia Bosch, Rosa Zalkind-Zemliatchk) ou à la marine (Larissa Reisner), d’autres prolongent la tradition terroriste des socialistes-révolutionnaires (avec Dora Kaplan, qui tente de tuer Lénine, par exemple), ou de cheffes de bandes insurgées. Mais rien dans tout cela n’évoque un partage du pouvoir fondé sur la distinction des sexes. La question ne se pose pas pour les révolutionnaires russes.

    L’accession à certains nouveaux droits (tels l’avortement ou le divorce) a-t-elle aussi alimenté l’opposition à la révolution ?
    Ces nouveaux droits ont suscité ou nourri l’opposition de l’Eglise orthodoxe au régime soviétique naissant. Le 2 décembre 1917, le patriarcat présente ainsi au nouveau gouvernement la bagatelle de vingt-quatre exigences. Deux d’entre elles concernent le mariage religieux qui doit être « considéré comme la forme légale du mariage », l’Eglise entendant conserver ses prérogatives dans les affaires de divorce par exemple. Le gouvernement bolchevik n’accorde aucune des 24 revendications. Dans une déclaration publique du 19 janvier 1918, le patriarche Tikhon qualifie les nouveaux gouvernants « d’esprits insensés » engagés dans une « entreprise réellement satanique » et interdit à tous les fidèles, sous peine d’excommunication, « d’entretenir une quelconque relation avec ces rebuts du genre humain ».

    Ces avancées ont-elles modifié durablement les conditions d’existence des femmes ?
    Là encore, on peut répondre à la fois oui et non. Oui, car elles ont modifié la place des femmes dans la société, les libérant de la domination absolue du père puis du mari, leur donnant une certaine liberté de choix. Par l’invitation à s’engager dans le combat politique et par le droit à l’avortement, les femmes sont libérées de leur esclavage domestique. Mais la guerre civile, la soumission de toute la vie sociale à ses besoins, la ruine effroyable qu’elle a engendrée, ont sérieusement limité dans les faits la portée de ces mesures. Un symbole : la question de l’avortement qui doit se pratiquer en hôpital par un médecin. Sauf qu’en ville, les hôpitaux, misérables, manquent de moyens et en particulier d’analgésiques ; le curetage se fait donc à vif. De plus, la majorité des médecins étaient du côté des Russes blancs et beaucoup ont émigré. Pire encore, il n’y a pas d’hôpitaux à la campagne et les paysannes ne peuvent donc se faire avorter que par des faiseuses d’ange aux méthodes archaïques, et des centaines d’entre elles en meurent.

    Le Jenotdel (département du parti chargé des affaires féminines), créé en 1919 par Alexandra Kollontaï et Inès Armand, visait à « éduquer les femmes dans l’esprit du socialisme et les impliquer dans la direction de l’économie et de l’Etat ». Ce but a-t-il été atteint ?
    Non, ce qui ne signifie pas que cet organe n’ait pas eu d’impact. Mais il ne peut guère être question d’ « esprit du socialisme » dans une Russie soviétique dominée par une pénurie permanente puis bientôt soumise au régime totalitaire de la domination bureaucratique qui liquide d’ailleurs le Jenotdel en 1930.
    Que sont devenus ces droits sous Staline ?
    Sous Staline, la femme doit être à la fois bonne épouse, bonne mère et travailleuse ou productrice, car l’industrialisation massive qui commence en 1929 exige une main d’œuvre nouvelle. Comme le réseau des crèches et des jardins d’enfants se développe lentement, cette triple fonction est difficile à réaliser et l’interdiction de l’avortement2 promulguée en juin 1936 par Staline va encore aggraver sa situation. Le droit au divorce se heurte aux conditions dramatiques de logement ; il arrive assez souvent que les époux divorcés soient contraints de continuer à vivre ensemble voire dormir dans le même lit des années durant dans la pièce unique qu’ils peuvent occuper. L’émancipation sociale de la femme se mue en une image d’Epinal (la toujours joyeuse kolkhozienne modèle enivrée par les joies de la collectivisation forcée), qui dissimule mal une existence dominée pour la grande masse des femmes par les banals et très lourds soucis de la vie quotidienne. Un décret du 4 juin 1947 enverra d’ailleurs au goulag des dizaines de milliers de femmes, souvent veuves de guerre, qui chapardent un peu de lait, de sucre ou de pommes de terre pour nourrir leurs enfants, pendant que les membres du bureau politique se pavanent dans des voitures américaines...

    • 1. Les salaires des ouvrières sont inférieurs de 30 à 50% à ceux, déjà fort bas, des ouvriers masculins

    • 2. Il fut dépénalisé en novembre 1920
     

    Jean-Jacques Marie, Les Femmes dans la révolution russe, éditions du Seuil, 2017.

    Conférence-débat, vendredi 8 décembre, 19h, Café Gavroche, 4, bd James- Fazy, Genève.

    #Femmes #Russie #1917 #Luttes #Histoire #Féminisme #travail #inégalité #Alexandra-Kollontaï

    https://seenthis.net/messages/649465 via BCE 106,6 Mhz


  • OPINIONS :: AGORA :: Le cauchemar des travailleurs de l’industrie du jouet
    https://www.lecourrier.ch/154728/le_cauchemar_des_travailleurs_de_l_industrie_du_jouet

    La réalisation des rêves des enfants sous le sapin de #Noël signifie #misère et #exploitation pour les travailleurs et travailleuses des usines de jouets en Chine. Ces derniers, souvent travailleurs migrants séparés de leurs proches, triment en moyenne 11 heures par jour et jusqu’à six jours par semaine. Les salaires minimum qui suffisent à peine pour survivre ne permettent pas une existence digne, et encore moins d’investir dans l’avenir. Et ce n’est pas tout. Ils travaillent souvent avec des substances, comme la « banana oil » ou le benzène, qui peuvent conduire à de graves empoisonnements, à des leucémies voire à la #mort.

    https://seenthis.net/messages/648642 via Agnès Maillard


  • L’esclavage et l’hypocrisie de l’Europe
    https://www.lecourrier.ch/154464/l_esclavage_et_l_hypocrisie_de_l_europe

    Le Courrier Journaliste : Gustavo Kuhn C’est une vidéo publiée par CNN qui a d’abord mis le feu à internet, nourrissant la colère et la révolte, jusqu’à provoquer de nombreuses manifestations à travers le monde, et notamment en Afrique ce week-end. Dirigeants du continent, musiciens et sportifs ont (...)

    #Migrants_esclaves_en_Libye




  • Soumises et exclues du travail salarié
    https://www.lecourrier.ch/153853/soumises_et_exclues_du_travail_salarie

    Les soirées d’automne étant propices à la lecture, je ne peux que vous conseiller l’ouvrage de Sylvia Federici Caliban et la sorcière, une recherche qui propose un décodage de notre histoire vue « d’en bas ». Théoricienne marxiste et féministe, l’auteure montre entre autres comment la séparation entre travail rémunéré et travail domestique gratuit – ou travail productif et travail reproductif – débute peu à peu, depuis la fin du féodalisme aux premiers temps du capitalisme. Cette séparation concerne à la fois les lieux de production, les temps qui y sont affectés et le genre des personnes qui s’y consacrent. La dichotomie, qui s’amplifie au XIXe siècle avec le développement de l’industrialisation, ne concerne cependant qu’une partie de la population active. La grande majorité des travailleurs-euses, paysan-e-s, domestiques, artisan-e-s continuent à vivre et travailler dans le même espace et dans la même temporalité.

    #livres #édition #histoire #féminisme

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    https://seenthis.net/messages/641286 via Entremonde


  • La Catalogne se réveille sous tutelle
    https://www.lecourrier.ch/153871/la_catalogne_se_reveille_sous_tutelle

    Journaliste : ATS / CO Le président déchu de la Catalogne a appelé samedi les partisans de l’indépendance à la résistance. Le président déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, a exhorté samedi les partisans de l’indépendance à s’opposer démocratiquement à l’administration directe de la région par le (...)

    #L'Espagne_dans_l'inconnu



  • Contre la pauvreté, l’énergie low cost
    https://www.lecourrier.ch/153730/contre_la_pauvrete_l_energie_low_cost

    Journaliste : Mohamed Musadak Plusieurs microcentrales électriques techniquement simples à réaliser pourraient voir le jour à Madagascar grâce à une ONG neuchâteloise, avant sa diffusion dans le reste de l’Afrique. Produire de l’énergie hydroélectrique bon marché, adaptée aux pays en voie de (...)

    #Energies_renouvelables


  • Le Venezuela s’offre un répit - Le Courrier - Lundi 16 octobre 2017 -
    Benito Perez

    https://www.lecourrier.ch/153504/le_venezuela_s_offre_un_repit

    Le chavisme officiel qui se refait une santé dans les urnes... La nouvelle pourra surprendre, tant le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro était apparu aux abois, ce printemps, face aux manifestations et à la crise économique extrêmement aigue. La séquence était pourtant attendue : les régionales de dimanche, marquées par le succès des candidats socialistes dans 17 Etats sur 23, closent le calamiteux épisode de la violence de rue ouvert en avril par l’opposition.

    En réalité, l’échec de cette stratégie de la tension était acté depuis août dernier, lorsque la MUD, la coalition d’opposition allant du centre à l’extrême droite, avait accepté, à peine l’Assemblée constituante installée, de participer au scrutin suivant. Après avoir vilipendé le Conseil national électoral (CNE) et la crédibilité du vote au Venezuela, l’opposition rentrait soudainement dans le rang, tirant le bilan de l’impopularité des violences et de son incapacité à renverser Nicolas Maduro par la force.

    Dimanche, l’opposition a pu surveiller le scrutin et s’assurer de sa fiabilité, maintes fois confirmée par des observateurs neutres, à l’instar du Centre Carter. S’il restera finalement un doute quant à la validité de l’élection du 30 juillet à la Constituante – doute provoqué notamment par le boycott de l’opposition –, la victoire du Parti socialiste unifié (PSUV) ce week-end est manifeste. La « non-reconnaissance » des résultats dans le camp de la MUD et l’acceptation du recomptage par le gouvernement font partie du folklore habituel destiné aux médias internationaux et aux chancelleries. Les rares « irrégularités » dénoncées concernent quelque 270 locaux de vote dans des bastions de l’opposition qui auraient été « déplacés » pour « tromper » le votant ou pour des raisons sécuritaires, suite aux violences de juillet dernier, selon le CNE. Péripéties qui ne remettent pas en cause les dix points d’avance séparant le PSUV de la MUD, qui plus est dans un contexte de forte participation (61%) pour une élection locale.

    Dès lors, comment expliquer ce succès ? En premier lieu, par la crainte que l’instabilité politique n’aggrave encore la crise économique affectant le Venezuela. Il y a fort à parier qu’une frange de l’électorat du PSUV qui lui avait tourné le dos lors des législatives de décembre 2015 soit revenue au bercail.

    A contrario, la MUD a sans doute vu une partie de ses anciens soutiens bouder les urnes, en signe de sanction contre les méthodes insurrectionnelles défendues au printemps par ses dirigeants. Ou en réaction à une stratégie pour le moins déconcertante : comment convaincre des électeurs de se rendre massivement aux urnes en octobre alors que trois mois plus tôt, on les invitait à boycotter le piège électoral d’une « dictature » ? La défaite de la MUD dans l’Etat de Miranda, bastion de l’ancien candidat à la présidentielle Henrique Capriles et second Etat le plus abstentionniste, ne s’explique pas autrement.

    Nicolas Maduro, à un an de la présidentielle, peut donc savourer une victoire de bon augure. Sans pour autant se bercer d’illusions. Les difficultés économiques écrasent toujours la population et les défauts du régime (faiblesse des contrepouvoirs, corruption, violence endémique, intolérance à la critique, productivité en berne) demeurent intacts. Dans douze mois, les errements de la MUD seront peut-être oubliés. Et la participation sans doute bien supérieure. Pour l’emporter, un chavisme fidèle à ses valeurs devra proposer un projet mobilisateur. Nicolas Maduro s’est gagné un répit : l’heure de la remise en question ?

    https://seenthis.net/messages/637716 via BCE 106,6 Mhz



  • A Genève, 900 futurs logements confiés à des coopératives
    https://www.lecourrier.ch/153208/a_geneve_900_futurs_logements_confies_a_des_cooperatives

    Journaliste : Eric Lecoultre Les terrains en mains publiques notamment, tels ceux du PAV, doivent permettre de pallier la cherté des loyers genevois. L’Etat veut rattraper le retard du canton dans le domaine des coopératives d’habitation. Jeudi, le conseiller d’Etat Antonio Hodgers, chargé du (...)

    #Habitat_écologique_et_social


  • EDITO :: SUISSE :: Le « Jobber », un salarié sans droit ni loi
    https://www.lecourrier.ch/153117/le_jobber_un_salarie_sans_droit_ni_loi
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    Economie numérique
    Le « Jobber », un salarié sans droit ni loi
    Mardi 03 octobre 2017
    Christiane Pasteur

    Aux confins du salariat et du travail indépendant, le « jobbing », ou économie des petits boulots, est en plein essor. Venu des Etats-Unis, le phénomène consiste à mettre en relation des particuliers, via des plateformes internet, en vue de réaliser un travail à la tâche en échange d’une rémunération fluctuante. Pierre a acheté une commode, Jacques propose de la monter : en un clic de souris, le marché est conclu.

    Côté pile, le « jobbing » permet d’arrondir ses fins de mois, de choisir quand, où et pour quel tarif travailler. Pour le client, c’est l’assurance d’un travail rapidement effectué et à des prix défiant toute concurrence.

    Côté face, sous couvert de modernité et de nouvelles technologies, une petite part de la population se voit transposée au XIXe siècle, avant le salariat et l’Etat social, lorsque hommes et femmes ne bénéficiaient d’aucune garantie de l’emploi ni de revenu, contraints de vendre leur force de travail au jour le jour. Et tant pis s’il y a un accident, une maladie, une grossesse, une baisse de l’activité, une tête qui ne revient pas…

    Une situation d’autant plus injuste et absurde que jamais notre société n’a produit autant de richesses. Mais la mondialisation et la numérisation de l’économie sont passées par là, induisant l’émergence d’un salariat fractionné, précarisé, pressurisé, et d’un temps de travail extensible : progression du temps partiel, travail chez soi, le dimanche, le soir, cumul des emplois, etc. Et ce n’est qu’un premier pas, l’avènement de l’intelligence artificielle chamboulera irrémédiablement notre rapport au travail.

    La méthode Uber, ou Airbnb, s’applique désormais aux mille et une tâches du quotidien, et plus largement à des pans croissants de l’économie. Avec pour conséquence de voir le risque et le coût de l’échec se déplacer de l’entreprise vers l’individu, incité à endosser l’entière responsabilité de la réussite, ou non, de son « entreprise ».

    Travail au noir, assurances sociales, chômage, retraite, formation, conventions collectives, accidents de travail : toutes ces thématiques doivent être interrogées à l’aune de ce changement de paradigme. Et imposent une réponse politique, qui pour l’heure fait défaut. Car une chose est certaine : sans sécurité, la flexibilité ne sera que régression.

    https://seenthis.net/messages/634690 via La Feuille


  • L’invention de la femme au foyer
    https://www.lecourrier.ch/152700/l_invention_de_la_femme_au_foyer

    Journaliste : Viviane Gonik Les femmes n’ont jamais cessé de travailler, dans les champs, les usines ou les mines. La révolution industrielle voit se réorganiser l’ensemble du corps #Social autour du travail productif dans l’industrie, qui se constitue en rupture avec le travail domestique, assigné (...)

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