https://www.marianne.net

  • Premier tour des municipales : selon trois économistes, l’organisation du scrutin a causé des milliers de morts
    https://www.marianne.net/societe/premier-tour-des-municipales-selon-trois-economistes-l-organisation-du-scr

    Trois chercheurs de l’Université de Clermont-Auvergne viennent de publier une étude sur le lien entre l’organisation du premier tour des municipales, le 15 mars, et le taux de mortalité du Covid-19. Leur conclusion va à rebours de celle d’une précédente enquête : selon ces économistes, le scrutin a généré des milliers de morts.

    C’est une petite bombe que vient de placer en consultation libre, avant son éventuelle publication dans une revue scientifique, l’IZA, un institut économique allemand, affilié à l’Université de Bonn. L’étude, réalisée par Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta, trois chercheurs en économie du CNRS de l’Université Clermont-Auvergne, montre en effet que le premier tour des municipales de mars 2020 a été meurtrier.

    Les auteurs ont trouvé un lien direct entre une plus forte participation au scrutin et le taux de mortalité ville par ville. “Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé a été associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections”, écrivent-ils, en anglais. Ils concluent que l’épidémie aurait été encore plus ravageuse si l’abstention avait été moindre : “Si le taux de participation historiquement bas en 2020 avait atteint son niveau de 2014, le nombre de décès aurait été supérieur de 21,8% à celui qui a été enregistré. Plus des trois quarts de ces décès supplémentaires auraient été chez les personnes de 80 ans et plus”.

    Si les Français s’étaient déplacés en 2020 comme ils l’avaient fait en 2014, près de 5.000 morts supplémentaires auraient été comptabilisés (le travail porte sur un territoire totalisant 62% de la population et sur lequel on dénombre 24.000 décès), estiment les auteurs. S’ils ne s’engagent pas sur la voie périlleuse de l’estimation du nombre de morts générés par le premier tour, la causalité identifiée permet à Simone Bertoli d’assurer à Marianne “que la tenue du premier tour a induit plusieurs milliers de morts supplémentaires”.

    https://seenthis.net/messages/860143 via Simplicissimus


  • Crise du coronavirus : « La surveillance généralisée fait partie d’une logique de fabrication de vérité »
    https://www.marianne.net/societe/crise-du-coronavirus-la-surveillance-generalisee-fait-partie-d-une-logique

    Professeur de philosophie politique à l’université de Columbia, spécialiste de renom du philosophe Michel Foucault et auteur de « La Société d’exposition » (Le Seuil, 2020), Bernard E. Harcourt défend la pertinence des grilles d’analyse foucauldiennes pour décrypter la crise sanitaire. Marianne : L’œuvre de Michel Foucault comporte plusieurs concepts qui trouvent un remarquable écho dans la crise actuelle et la manière dont elle est gérée : on pense à la « biopolitique », à l’enfermement, à la discipline, (...)

    #algorithme #smartphone #biopolitique #contactTracing #manipulation #technologisme #consentement #COVID-19 #GAFAM #panopticon #santé (...)

    ##santé ##surveillance
    https://media.marianne.net/sites/default/files/confinement-marianne-surveillance.jpg

    https://seenthis.net/messages/856721 via etraces


  • 11 mai : reprise acrobatique pour l’Education nationale (Celine Florentino, Marianne)
    https://www.marianne.net/debattons/billets/11-mai-reprise-acrobatique-pour-l-education-nationale

    Une fois n’est pas coutume, un bel article dans la rubrique Éducation de Marianne.

    Je me sens en phase avec le point de vue de cette enseignante. Enseignant en REP, je pense comme elle qu’il faut reprendre. Je pense aussi que nous n’avons qu’une solution pour ne pas devenir maltraitant·es : ne pas respecter le Protocole en s’appuyant sur notre bon sens.

    Par contre, il me semble que ce témoignage passe à côté d’un "impossible" supplémentaire, pour moi ingérable.
    L’enjeu n’est pas simplement de savoir si nous allons "désobéir" au Protocole face à notre administration, comme par exemple à l’époque des "désobéisseur·euses" face à la mise en place des évaluations par Darcos-Blanquer il y a une dizaine d’années.
    La majorité des familles que j’ai au téléphone ont peur et elles nous font confiance pour faire en sorte que le·la gamin·e ne soit pas contaminé·e, ne ramène pas la Pandémie à la maison.
    Et à tort ou à raison, "faire en sorte" signifie pouvoir appliquer le Protocole. Strictement. Personne ne me dit « Je remets le.la gosse parce qu’il faut bien recommencer à vivre, même avec le virus. ». Non, la plupart des familles me disent : « Je ne remets pas le·la gosse, c’est trop risqué parce que le Protocole, là, vous n’allez pas y arriver. »
    Donc ne pas appliquer le Protocole, ce n’est pas seulement désobéir aux injonctions paradoxales d’une hiérarchie maltraitante, c’est aussi et surtout trahir la confiance des familles qui ne remettent leur enfant que parce que le Protocole est le contrat de base promis par les autorités politiques et scientifiques.

    Au mieux je peux dire « Non, en effet, vous avez raison, je n’y arriverai pas », être honnête, chercher un chemin éthique.

    Mais contrairement aux épisodes précédents, s’affranchir du cadre, désobéir ne se joue pas seulement entre nous, professionel·les de terrain, et l’Autorité-qui-nous-manage. Il en va aussi de la relation de confiance que nous essayons de construire avec les familles.

    Et pour le coup, je ne vois pas le chemin...

    Celine Florentino dénonce les consignes de l’Education nationale concernant la reprise des cours. Selon elle, les professeurs reçoivent des message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement comprendre qu’ils doivent se débrouiller.
    […]
    Ah bon, mais à qui alors ? Qui donne ces consignes ? Qui viendra vérifier si elles sont respectées ? Mon hypothèse est que personne ne viendra vérifier. Ça pourrait mettre en difficulté les responsables. En plus, on ne sait pas qui seraient ces responsables, si ce n’est pas le ministère de l’Education nationale. Je crois que nous sommes au cœur du non-sens, du paradoxe, de l’indicible, qui ont toujours habité l’Education nationale, et que les enseignants ne supportent plus. On reçoit toujours, et de plus en plus, ces message injonctifs, protocolaires, rigides et chronophages, pour finalement s’entendre dire « faites au mieux, et faites preuve de bon sens ». Pas étonnant dans ces conditions qu’il y ait autant d’angoisse autour de cette reprise, et sans doute en France plus qu’ailleurs.
    […]
    Les enseignants vont devoir reprendre. Ils auront le choix entre respecter de manière rigide un protocole inhumain, ou s’en affranchir des dizaines de fois par jour. Quand un petit de quatre ans leur demandera de lui faire ses lacets, refuseront-ils ? Bien sûr que non, on n’est pas stupides. […] Et c’est tout cela qu’il va falloir assumer. S’affranchir du cadre, c’est désobéir. Et là, il faudra désobéir souvent, très souvent, parce qu’on sait que notre jugement de praticien de terrain est bien supérieur à celui des technocrates qui nous donnent des ordres.

    #éducation #école #déconfinement

    https://seenthis.net/messages/852670 via Pierre Coutil



  • L’UE choisit comme conseiller sur l’environnement... #BlackRock, investisseur dans le pétrole
    https://www.marianne.net/economie/l-ue-choisit-comme-conseiller-sur-l-environnement-blackrock-investisseur-d
    https://media.marianne.net/sites/default/files/larry-fink-ue-regulation-blackrock-bancaire-climat.jpg

    Le gestionnaire d’actifs, qui détient des parts dans les plus grandes compagnies pétrolières et les plus grandes banques du monde, a remporté un appel d’offre organisé par la Commission européenne et rédigera un rapport sur la manière dont la supervision bancaire de l’UE pourrait prendre en compte le climat.

    #marrant

    https://seenthis.net/messages/843024 via Reka



  • C’est une blague ou bien ?
    https://www.marianne.net/societe/c-est-confirme-la-loi-urgence-coronavirus-va-revenir-sur-les-droits-aux-co

    A la guerre comme à la guerre, répète le gouvernement. D’où l’idée d’introduire dans la loi « urgence coronavirus », qui doit être votée définitivement ce vendredi 20 mars, une réforme importante du droit de travail. Et surprise, le texte adopté par le Sénat ce jeudi dans la nuit ne prévoit aucun caractère « provisoire » ou « exceptionnel » pour la nouvelle loi. En clair, les mesures prises prendront un caractère définitif. Plusieurs acquis sociaux pourraient être rognés, comme le droit aux congés payés ou la durée hebdomadaire de travail. Le tout sous la pression du patronat.

    #coronavirus #autoritarisme #droits_sociaux #droit_du_travail #patronat #saloperie #travail

    https://seenthis.net/messages/832508 via EricW


  • allez, cadeau pour @simplicissimus « une variable ancienne explique 85 % de la variation d’une variable nouvelle. On peut donc parler de causalité » https://www.marianne.net/politique/emmanuel-todd-en-bas-l-intelligence-progresse-tout-comme-le-taux-de-cretin
    (oui, avec ce genre de principe, on peut montrer que les cyclistes causent le réchauffement climatique...)
    https://freakonometrics.hypotheses.org/59600
    https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/253/files/2020/01/cretin.png

    https://seenthis.net/messages/822290 via freakonometrics


  • Arrêts maladie disponibles en quelques clics : « C’est l’exemple type de la dérive de la télémédecine » (Marianne)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16854-arrets-maladie-disponibles-en-quelques-clics-c-est-l-exemple-type-d

    Bonjour à toutes et à tous, un article de Marianne ce matin sur ce site qui délivre des arrêts de travail contre des €uros sonnant et trébuchant, je ne le passe pas en pleine page, il faudrat aller sur la source.

    Amitiés,

    f.

    https://www.marianne.net/societe/arrets-maladie-disponibles-en-quelques-clics-c-est-l-exemple-type-de-la-de

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Lancement de la reconnaissance faciale en France : mais qu’allons-nous faire dans cette galère ?
    https://www.marianne.net/societe/lancement-de-la-reconnaissance-faciale-en-france-mais-qu-allons-nous-faire

    Alicem, le projet d’identification par reconnaissance faciale de l’Etat français, est attendu dans les mois à venir. Curieux, que la France se porte à la pointe d’une telle technologie tandis qu’en Californie, par exemple, plusieurs villes interdisent déjà son usage par les services publics au nom des libertés civiles… La nouvelle est revenue dans le débat par l’intermédiaire d’un magazine américain. Début octobre, le media financier américain Bloomberg affirme que la France deviendra bientôt le premier (...)

    #algorithme #Alicem #smartphone #biométrie #vidéo-surveillance #facial #reconnaissance (...)

    ##surveillance
    https://media.marianne.net/sites/default/files/cedric-o-reconnaissance-faciale.jpg

    https://seenthis.net/messages/809560 via etraces


  • Qui pour remplacer Sylvie Goulard ? Le gouvernement attend « les instructions » d’Ursula von der Leyen (Marianne)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16648-qui-pour-remplacer-sylvie-goulard-le-gouvernement-attend-les-instru

    Bonjour j’espère que vous allez bien, samedi enfin le repos, après le cinglant rejet de Sylvie Goulard le gouvernement fait savoir qu’il attend les « les instructions » d’Ursula von der Leyen...

    Aussi je vous renvoi à la conférence : Qui gouverne RÉELLEMENT la France et l’Europe ?

    https://www.marianne.net/politique/qui-pour-remplacer-sylvie-goulard-le-gouvernement-attend-les-instructions-

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Europe : « J’accuse », par Philippe de Villiers (Le Figaro)

    Crashdebug.fr : L’Union européenne était une idée AMÉRICAINE...

    Crashdebug.fr : Olivier Delamarche : Noyautée par les États-Unis, l’Europe est impuissante

    Crashdebug.fr : La France a perdu sa (...)

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • Info Marianne : les salariés de General Electric Belfort portent plainte contre l’Etat français (Marianne)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16628-info-marianne-les-salaries-de-general-electric-belfort-portent-plai

    Les salariés de GE Belfort ont décidé de passer à l’action judiciaire. - AFP

    https://www.marianne.net/economie/info-marianne-asltom-salaries-general-electric-belfort-portent-plainte-eta

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Faillite imminente de General Electric, l’entreprise à qui Macron a vendu Alstom (Planètes 360)

    Crashdebug.fr : USA : Nos anciens alliés ? Arnaud Montebourg (Thinkerview)

    Crashdebug.fr : Un lanceur d’alerte accuse GE d’une erreur comptable de 38 milliards de dollars (La Tribune)

    Crashdebug.fr : Vente d’Alstom : un ex-dirigeant incarcéré accuse les États-Unis de chantage

    Crashdebug.fr : Alstom : la France vendue à la découpe ? Frédéric Pierucci (Thinkerview)

    Crashdebug.fr : Alstom et la Sécurité Nationale...

    Crashdebug.fr : La France a perdu sa (...)


  • Ce fonds d’investissement qui prospère... sur l’hébergement de migrants aux frais de l’Etat (Marianne)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16619-ce-fonds-d-investissement-qui-prospere-sur-l-hebergement-de-migrant

    Bonjour à toutes et à tous, samedi, enfin la famille est réunie, brève accalmie de 48h pour (presque) tout le monde, ce matin c’est spartou qui vous a déniché ce billet, il est réservé aux abonnés de Marianne mais vous avez le début., pour ce qui est de filer un coup de main aux Français en difficulté aucun souci, par contre en ce qui concerne les migrants (économiques ou médicaux) vous connaissez notre position. https://www.marianne.net/fonds-investissement-hotels-demandeurs-asile

    #En_vedette #Actualités_françaises


  • EXCLU - La liste de ceux qui ont croqué dans la vente d’Alstom à General Electric (Marianne)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16596-exclu-la-liste-de-ceux-qui-ont-croque-dans-la-vente-d-alstom-a-gene

    Attention article réservé aux abonnés, mais vous avez le début, et on retrouve des noms bien connus..... lol, pour le reste pas grand-chose dans l’actualité ce matin, aussi on peaufine notre format « droits voisins » friendly et on vous rajoute les informations complémentaires sous le lien.

    https://www.marianne.net/economie/exclu-la-liste-de-ceux-qui-ont-croque-dans-la-vente-d-alstom-general-elect

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Faillite imminente de General Electric, l’entreprise à qui Macron a vendu Alstom (Planètes 360)

    Crashdebug.fr : USA : Nos anciens alliés ? Arnaud Montebourg (Thinkerview)

    Crashdebug.fr : Un lanceur d’alerte accuse GE d’une erreur comptable de 38 milliards de dollars (La Tribune)

    Crashdebug.fr : Vente d’Alstom : un ex-dirigeant incarcéré (...)


  • Sco pa tu manaa, le « #mème de l’été »
    https://www.marianne.net/societe/sco-pa-tu-manaa-le-premier-meme-de-l-ete-que-personne-ne-comprend

    Et sur le fond, que veut signifier l’internaute qui partage une photo avec l’expression « sco pa tu manaa » ?

    Albin Wagener, enseignant-chercheur en sciences du langage à l’unversité de Nantes, spécialisé dans l’étude des réseaux sociaux : Chacun y met un peu ce qu’il veut, mais je comprends ça comme un moyen d’attirer l’#attention de ses suiveurs sur quelque chose. C’est une invitation au questionnement, parfois au troisième ou quatrième degré. Chacun peut mettre son grain de sel, ça met du lien, sans se prendre au sérieux, et c’est ça qui fait du bien.

    Sait-on comment est apparu ce mème ?

    Non, et c’est un peu la marque de fabrique des phénomènes viraux sur internet. Mais grosso modo, le processus est toujours le même. La phrase est d’abord lancée sur un forum anglophone comme 4Chan, Reddit ou 9Gag, puis quelque temps plus tard, elle bifurque sur Twitter, où elle rencontre un grand succès, parfois après avoir été traduite en français. Mais comment savoir pourquoi, parmi des milliers de mèmes, c’est celui-là qui finit par percer ? Il y a là un mystère. Parfois, ils représentent des figures de la pop culture, facilement identifiables, comme Keanu Reeves, qui fait l’objet d’énormément de mèmes. Dans le cas de « sco pa tu manaa », c’est tout le contraire. On peut supposer que justement, parce que chacun peut se l’approprier, ce mème a une portée plus universelle, ce qui favorise sa diffusion.

    Sur les #mèmes et leur #viralité, voir @fil en 2001 dans le @mdiplo : https://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/RIVIERE/8153

    Grand biologiste néodarwinien, Richard Dawkins nomme « mèmes » ces fragments d’idées ou de discours dotés, à l’instar des gènes de la biologie, d’une faculté de reproduction. Pour les théoriciens modernes de l’évolution des espèces, les êtres vivants ne sont que des véhicules pour les gènes, conduisant ceux-ci d’une génération à la suivante. Les gènes montés à bord d’un « bon » véhicule — soit par chance, soit par leur implication directe dans la conduite de ce véhicule — seront, de génération en génération, plus nombreux, et sortiront gagnants de l’évolution.

    Dans le cyberespace (la partie numérique du monde dans lequel évoluent les mèmes) et la noosphère (l’ensemble des pensées humaines, selon une expression trouvant son origine chez Teilhard de Chardin), un mème sort gagnant s’il est capable de monter rapidement à bord d’un grand nombre de « bons véhicules ». Spécialistes de ce type d’infection sans intervention humaine, les « vers » et autres virus informatiques exploitent les failles des logiciels les plus répandus, s’exécutent sur la machine cible qui les répercute vers des centaines de nouvelles cibles, dans une boucle exponentielle.

    https://seenthis.net/messages/801117 via tbn


  • Erreurs en cascade : l’affaire Steve Caniço, un « poison à diffusion lente » pour le ministère de l’Intérieur

    https://www.marianne.net/politique/comment-le-ministere-de-l-interieur-s-est-effondre-pendant-l-affaire-ou-es

    Castaner aux chiottes (mais avant tu passes devant une cours de justice pour répondre de tes crapuleries)

    https://media.marianne.net/sites/default/files/styles/mrn_article_large/public/castaner-police-ministere-interieur.jpg

    "Un vent mauvais souffle sur le ministère de l’Intérieur. « L’affaire Steve est un poison à diffusion lente, mais à l’arrivée des têtes tomberont », pronostique un vieux syndicaliste de la grande maison, « stupéfait », comme beaucoup d’autres, par la « communication » de son ministère. « On subit », admet à Marianne une source haut placée de Beauvau… Christophe Castaner est aux abonnés absents, et paraît même inaudible sur le terrain des « violences policières », tant il semble avoir couvert ses flics ces derniers mois en marge des manifestations des « gilets jaunes ». Quant à son secrétaire d’État Laurent Nunez, selon une source syndicale, il a été décidé fin juin de le mettre « en retrait cet été, pour ne pas donner l’impression qu’il faisait tout le boulot à la place de Casta et ne plus lui faire d’ombre ».

    UN FIASCO COMMUNICATIONNEL
    Aux étages opérationnels, même constat. Où est passé Eric Morvan, le directeur général de la police nationale ? Officiellement, il est en vacances. Mais, selon certains, « il déprimerait ». Depuis fin juin, il s’est fendu de deux petits tweets de routine sur le réseau social. Mais, sur l’affaire Steve, rien, lui non plus. Silence radio complet.

    Le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ancien patron de l’administration pénitentiaire recasé à Nantes, n’est guère plus loquace. « La nuit de la Fête de la musique, le préfet dormait… Et même le sous-préfet de permanence était chez lui au lit », raille un policier local, qui aimerait bien savoir « qui » a décidé de faire éteindre la musique à 4 heures pétantes, alors que les autres années « ça avait duré sans problème ». Plusieurs sources locales déplorent la « gestion froide » de la préfecture de Loire-Atlantique. Un peu comme si, tant que le jeune homme de 24 ans restait disparu, sa mort n’était pas certaine et l’affaire n’en était pas totalement une. La découverte du corps de Steve Maia Caniço dans la Loire, ce lundi 29 juillet, va changer la donne

    Hasard du calendrier, le mardi 16 juillet, le commandant de police en charge de l’enquête administrative venait de rédiger un rapport à l’attention de son chef, Brigitte Jullien, patronne de l’IGPN. Dix pages récapitulent la soirée tragique du 21 juin. Les faits bruts y sont étalés pour la première fois : entre 4h30 et 4h51, soit en vingt et une minutes, la vingtaine de policiers, pris à partie par des « teuffeurs » ne souhaitant pas que la musique cesse, ripostent en tirant 33 grenades lacrymogènes, 12 LBD, ces balles de défense en caoutchouc, et 10 grenades de désencerclement. Soit un tir toutes les vingt-trois secondes sur un quai de Loire sans barrières de protection…

    LE RAPPORT DE L’IGPN EN QUESTION
    Le rapport signale aussi que les caméras de vidéosurveillance ont permis à la salle de commandement de la police nantaise, dès 4 h 37, de « remarquer une première salve de gaz… avec un épais nuage de fumée blanche qui empâtait toute visibilité sur la réaction des manifestants ». La vidéosurveillance situe à 4 h 41 et 4 h 50 « de nouveaux jets de gaz lacrymogène qui dérivaient vers la Loire ». Or, dès 4 h 37, la salle de commandement intime l’ordre au commissaire opérationnel sur place d’« arrêter les tirs ». A 4 h 52, sous l’indicatif « Draco », le directeur départemental par intérim, en personne, ordonne au commissaire sur place de « cesser » tout tir. Autre révélation de l’IGPN, quand les CRS arrivent en renforts, à 4 h 45, s’ils sont encore la cible de « jets de projectiles sporadiques », ils n’engagent, eux, « aucun moyen ». Entre les lignes, le rapport de l’IGPN démontre bien la dangerosité de cette intervention puisque immédiatement après de nombreux signalements font état de personnes tombées dans la Loire… Dont certaines auraient coulé. En neuf pages, une description minute par minute d’un véritable fiasco opérationnel.

    Mais, pour autant, la dixième page, en conclusion, n’établit aucun lien entre cette intervention musclée et la disparition de Steve. « Cet usage de la force, en riposte à des voies de fait perpétrées par une foule de personne rassemblées sur un terrain public, était justifié et n’est pas apparu disproportionné », conclut même le document, excluant « tout bond offensif » et « toute manœuvre s’assimilant à une charge ».

    Selon nos sources, ce rapport paradoxal atterrit le jeudi 18 juillet sur le bureau de Laurent Nunez, secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, qui avise aussitôt Christophe Castaner de son contenu mi-chèvre mi-chou pour la police. Plutôt accablant dans le déploiement de moyens lors de l’intervention, mais rassurant dans sa conclusion d’« absence de faute administrative ». « Nunez sait lire un rapport de police, confie un policier de haut rang. Il a immédiatement compris que l’intervention policière ce soir là était totalement inappropriée. » « Tout professionnel à la lecture de ces 10 pages comprend que l’intervention policière est en soit une erreur, que non seulement elle n’aurait pas dû avoir lieu, mais qu’ensuite des moyens conséquents auraient dû être mis en œuvre pour retrouver les personnes tombées à l’eau », admet auprès de Marianne une source gouvernementale. Un constat sans fard expliquant le silence gêné à tous les étages de la Place Beauvau…

    ERREURS EN CASACADE
    Dans un premier temps, le jeudi 18 juillet, le ministère de l’Intérieur n’envisage pas de rendre publique ces premières conclusions de l’IGPN. Christophe Castaner retient même l’idée de transmettre le rapport à la famille de Steve, avec lequel ses services ont noué des contacts pour une éventuelle rencontre. Dans le même temps, la décision est prise, dès la semaine du 16 juillet, de saisir l’IGA, l’Inspection générale de l’administration, pour décortiquer les décisions prises par la préfecture de Loire-Atlantique et la Mairie de Nantes tant sur l’organisation de la fête, les moyens de sécurité mis en œuvre, que les opérations de secours lancées après coup. « On est bien conscients qu’une série d’erreurs ont été commises, admet-on au ministère de l’Intérieur, même si on n’a pas encore tranché la façon de le reconnaître. »

    Mais, avec la découverte du corps de Steve, le lundi 29 juillet, ce n’est plus une enquête pour disparition inquiétante qui menace désormais la maison police, mais une information judiciaire pour « homicide involontaire ». Après consultation exprès du procureur de Nantes, et le feu vert de Matignon, la décision est prise en urgence, ce lundi 29, de communiquer les 10 pages de synthèse du rapport de l’IGPN. Plusieurs syndicalistes policiers reçoivent le document puis, le mardi 30, il est rendu public avec un objectif évident : dédouaner la police. « C’était une erreur. Il aurait fallu que quelqu’un explique, analyse un syndicaliste. Tel quel, avec sa conclusion maladroite et sans nuance, ce rapport apparaît comme une opération de couverture. » Il faudra attendre onze jours pour que Brigitte Jullien, dans l’Obs, vienne réfuter que son service ait voulu dédouaner quiconque. Puis dans Libération, ce lundi 5 août, elle assure n’avoir « jamais voulu blanchir qui que ce soit » et s’épanche sur les limites de l’enquête administrative. Une séance de pédagogie bien tardive.

    « A ce stade, alors qu’on ne sait même pas quand Steve Caniço est tombé à l’eau, alors que son téléphone cesse même de borner une demi-heure avant l’intervention policière, il vaudrait mieux rester tout simplement prudent et laisser faire la justice », soupire pour sa part David Le Bars, le patron du puissant syndicat des commissaires, inquiet du déferlement de haine « anti flic » ces dernières semaines. Dans les rangs policiers, il est désormais loin d’être le seul."

    https://seenthis.net/messages/797742 via Reka


  • Quelques homards plus tard, où en est l’écologie gouvernementale ?

    « Après le départ de Nicolas Hulot, la création d’un Conseil de
    défense écologique, le départ d’un marquis aux petits pieds prêt à se
    rallier à toutes les causes pour peu que cela lui permette de faire
    briller sa particule au firmament de la vacuité politique, et enfin la
    nomination d’une techno qui cumule transports et écologie, essayons de faire un point.

    Depuis que Macron a décidé que le bon niveau pour l’écologie, c’était
    l’Europe, c’est peu de dire que la présence d’un ministre de
    l’Écologie dans le gouvernement est inutile sinon pour signer en
    catimini des arrêtés favorables à la chasse et autres dérogations à la
    règle pour des agriculteurs qui construisent des retenues sans
    autorisations.

    (…)

    « C’est le Ministère de la Parole qui s’agite et produit du vent. Pas
    besoin de crédits affectés à ce Ministère. A défaut de mesures
    cohérentes, on continuera de taxer en faisant croire que c’est bon
    pour la planète.

    C’est la politique du brumisateur, de la gourde, de la fin du
    coton-tige et des pailles en plastique, du mousseur de robinet, et de
    la brosse à dents au manche en bambou. C’est dire si le climat va
    s’améliorer ! »

    https://www.marianne.net/debattons/forum/quelques-homards-plus-tard-ou-en-est-l-ecologie-gouvernementale

    https://seenthis.net/messages/795357 via Marc Laimé


  • Le phénomène ThinkerView ou le triomphe de l’info non-formatée
    https://www.marianne.net/medias/le-phenomene-thinkerview-ou-le-triomphe-de-l-info-non-formatee

    Attirant des centaines de milliers d’internautes, ThinkerView se pose en "anti-chaîne info" et semble surtout répondre à un besoin inassouvi de comprendre la complexité du monde.

    C’est devenu une sorte de must de l’interview. Un endroit privilégié où l’on s’adresse à ceux qui ne regardent plus la télé. En témoigne le geste d’Edwy Plenel annonçant le 24 mai qu’il profite de son passage sur ThinkerView pour lancer une offre d’abonnement à Mediapart, avec un accès gratuit le week-end suivant son intervention en direct. Un signe marketing de l’intérêt porté à « la chaîne qui monte », comme l’a qualifiée l’ex-directeur de la rédaction du Monde. L’influence médiatique a dérivé vers le Web, et une chaîne YouTube peut connaître plus de retentissement que tout autre canal. Alain Juillet en fut sidéré après sa visite en 2018 dans le décor noir à la lumière soignée de ThinkerView. « J’ai été invité par l’intermédiaire d’amis qui travaillent dans l’intelligence économique et qui m’ont incité à accepter, confie cet ancien directeur du renseignement à la DGSE. En arrivant dans la cave faisant office de studio, je me suis demandé ce que je faisais là. Mais j’ai découvert un monde à l’impact effarant. J’avais déjà fait des passages télé, mais jamais connu ça. Des gens m’arrêtent depuis dans la rue parce qu’ils m’ont vu sur ThinkerView. »

    Son interview, un panorama de la géopolitique mondiale, approche les 900 000 vues. Pour plus de deux heures de décryptage, ce que l’on ne voit nulle part ailleurs. Un livre atteste l’effet ThinkerView : Crépuscule, de Juan Branco. Best-seller de ce printemps, il est numéro un des ventes dès sa sortie. Ignoré par les médias mainstream, ce pamphlet contre la Macronie est paru une semaine après que son auteur s’est retrouvé dans le fauteuil de l’interviewé. « Il est impossible de mesurer l’impact sur les ventes mais l’effet amplificateur paraît évident », remarque Florent Massot, coéditeur de Crépuscule. Branco a rapidement accumulé plus de 1 million de vues, l’audience record de la chaîne, supérieure à celle de bon nombre de programmes de télévision. Mais dans ce format long qui parvient à captiver l’auditoire. « Thinker view, c’est l’antichaîne info », estime Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, invité pour des entretiens où il explique comment la propagande fausse notre vision des conflits. Avec une liberté de ton rare.

    « L’intervieweur pose des questions simples auxquelles on peut répondre de façon directe », résume l’analyste. ThinkerView, c’est d’abord cet intervieweur qui n’apparaît pas à l’écran et se fait appeler Sky. Il refuse de nous rencontrer et déclare quand on lui demande d’où il vient : « Tu ne vas rien savoir sur moi. » Pas même son identité. On découvrira toutefois qu’il est un fils de médecin, d’une quarantaine d’années, qui ne dément pas se prénommer Bertrand. La page Wikipédia de ThinkerView lui accole le nom de « Calinou », patronyme à l’imaginaire affectueux renvoyant à une culture revendiquée par Sky, celle des hackeurs.
    Rejet du journalisme du "star system"

    « Ce milieu écrit sous pseudo depuis que les journalistes de reflets.info ont été menacés de mort et convoqués à la DGSE pour avoir enquêté sur la surveillance numérique, rappelle Fabrice Epelboin, spécialiste du Web qui enseigne à Sciences-Po et publia sur Reflets. Je connais Bertrand depuis longtemps, mais, réflexe typique de hackeur pour ne pas mettre l’autre en danger, je ne veux pas savoir son nom. Il a raison de ne pas le divulguer, et ça s’inscrit dans son rejet en bloc du journalisme du star system. »

    Ledit Bertrand « n’aime pas les journalistes ». Du moins ceux d’aujourd’hui, car il « regrette le temps où les gens prenaient le temps de se parler », comme dans « Italiques », l’émission de l’ORTF à laquelle participait Marc Ullmann. Ce journaliste, décédé en 2014, apparaît comme son mentor. Il l’a accueilli au Club des vigilants, un think tank créé en 1999 avec le but d’apprivoiser l’avenir en agissant pour le mieux afin d’éviter le pire. Là où Bertrand imagina ThinkerView, lancé en 2013 avec l’aide d’amis travaillant comme lui dans la sécurité informatique et le soutien de Marc Ullmann.

    Le premier interviewé fut Jacques Blamont, pionnier de la recherche spatiale et auteur d’Introduction au siècle des menaces. Dans sa vidéo inaugurale, il parle d’ « une humanité qui va dans le mur » alors que la technologie avance à une vitesse exponentielle inédite. « Le genre de considérations qui échappe totalement au public », soulignait cet octogénaire, répondant aux objectifs de ThinkerView : « Ecouter les points de vue peu médiatisés afin d’élargir nos prismes de lecture » et « appréhender toute la complexité des enjeux actuels et futurs de notre monde. »

    « C’est une chaîne lanceuse d’alerte », considère Stéphanie Gibaud, qui a consacré un livre (la traque des lanceurs d’alerte, Max Milo Editions) aux poursuites dont sont victimes ceux qui ont déclenché l’alarme. Invitée à ThinkerView en juin 2017, elle appréciait déjà ce « média qui pousse à la réflexion en présentant des regards inhabituels. On y découvre la collapsologie, les dysfonctionnements de notre système économique, mais aussi des esquisses de solution pour le futur ». Depuis six ans, plus de 150 interviews ont été réalisées, avec dès la troisième, l’apparition d’un logo représentant un cygne noir. Une référence à la théorie selon laquelle un événement aussi rare qu’imprévisible peut avoir des conséquences colossales.
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    Comme à la recherche de ces tournants clés, ThinkerView accueille une large palette d’invités. Un banquier peut annoncer que « la réalité du risque est camouflée à tous les niveaux » d’un système financier où l’on joue déraisonnablement sur les effets de levier. Le ministre conseiller de l’ambassade de Russie se voit interroger sur l’usine à trolls qui s’activa depuis son pays à influencer des élections à l’étranger. Des experts en énergie nous informent sur la réalité du pétrole de schiste, et des hackeurs, sur la possibilité d’une cyberdictature. Un policier apporte son expérience dans la lutte contre le terrorisme, un ingénieur avertit de l’impasse écologique où nous mène le high-tech, un taxi dénonce le sacrifice de sa profession, un général explique pourquoi la guerre revient tandis qu’un illustre physicien livre un cours magistral sur le boson de Higgs. Autant d’intervenants qui font dire aux fidèles de la chaîne qu’elle relève du service public. « La diversité et la qualité des invités qui ont le temps de développer une pensée complexe me permettent de mieux saisir ce monde dans lequel on vit », note Jean-Philippe, un artisan de 52 ans.
    Démarche de hackeur

    On peut s’étonner que ThinkerView ait su attirer depuis ses débuts des personnalités qui vont de l’homme d’affaires libanais Michel Eléftériadès au professeur de l’université de Berkeley Peter Dale Scott, de l’activiste des mers Paul Watson au footballeur Lilian Thuram en passant par le philosophe Edgar Morin, le mathématicien Cédric Villani ou encore Marc Luyckx Ghisi, conseiller de Jacques Delors à la Commission européenne en charge de la prospective. « Bertrand a un gros carnet d’adresses et un culot qui lui permet de brancher n’importe qui », indique son ami Olivier Delamarche, analyste financier avec qui il a cofondé en 2014 Les Econoclastes, un think tank multidisciplinaire très porté sur la macroéconomie. Un des terrains de prédilection de ThinkerView qui a sollicité à maintes reprises des représentants de ces éconoclastes.

    Mais, « la plupart du temps, les invités nous sont proposés par la communauté qui nous suit comme on regarderait une série, avec des gens qui interagissent entre eux, explique Bertrand, pour signifier l’importance de la connectivité avec un public partie prenante du programme grâce à Internet. On est partout, du livreur de pizza au banquier international, et des poissons pilotes sortent du banc pour dénicher des auteurs ou des personnalités intéressantes. » En établissant éventuellement le contact. Avec cette méthode, ThinkerView, forte de sa communauté et de son audience, arrive aujourd’hui à recevoir à peu près qui elle veut.

    Tout a longtemps dépendu d’un engagement bénévole. Un précieux apport technique a été offert par Les Parasites, collectif de jeunes cinéastes qui réalisait les émissions et a aidé à concevoir ce décor graphique sur fond noir immédiatement reconnaissable. Il peut s’installer n’importe où, par exemple au ministère de Mounir Mahjoubi pour l’entretien de ce dernier. Les Parasites ont également permis d’obtenir en 2018 une subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) de 50 000 €.

    “LA QUALITÉ A UN COÛT, MAIS IL EST ESSENTIEL DE RESTER GRATUIT. C’EST LA DÉMARCHE DU HACKEUR QUI MET TOUT SUR LA TABLE ET LAISSE FAIRE CE QU’ON VEUT.” BERTRAND

    « Sans cela on aurait arrêté, mais si la communauté arrive à nous faire tenir, on ne redemandera pas cette aide », signale Bertrand. Car un système de crowdfunding est utilisé depuis un an pour financer une équipe qui s’est professionnalisée. Et la communauté répond présente en apportant chaque mois de quoi payer les techniciens, le matériel, un studio, ainsi qu’un salaire pour Sky. En mai 20 000 € ont été récoltés grâce à plus de 2 000 donateurs. De quoi pérenniser un modèle économique où certains paient pour que chacun puisse en profiter. « La qualité a un coût, mais il est essentiel de rester gratuit, insiste Bertrand. C’est la démarche du hacker qui met tout sur la table et laisse faire ce qu’on veut. »
    Soupçons de conspirationnisme

    Depuis six mois, la presse se penche sur ce phénomène, avec des articles dans les Inrocks et sur Francetvinfo. A chaque fois, on cherche à percer ce mystère incarné par Sky, et on conclut sur un soupçon de conspirationnisme en s’appuyant sur Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, qui diagnostique chez ThinkerView « une culture complotico-compatible » ou un « tropisme procomplotiste ». Dans M, le magazine duMonde, un article a également été consacré à cette chaîne qui a connu une hausse significative de ses abonnées sur YouTube depuis le mouvement des « gilets jaunes ». « Il a été modifié dans la version Web après parution, relate Laureen Ortiz, son auteur, une journaliste qui a travaillé aux Etats-Unis pour Libération et l’AFP. Il a été ajouté que ThinkerView avait des relents conspirationnistes et que Les Econoclastes produisaient des analyses biaisées, sans dire en quoi. A mon sens, de l’idéologie est venue se mêler à l’affaire, alors que je me borne au terrain et me fie à mon instinct. Or, j’ai surtout senti chez Sky une sorte de résistance à l’esprit libre, voire anar. »

    Découvrant le relookage conspi de son article, Laureen a publié un commentaire toujours en ligne indiquant que des ajouts avaient été effectués sans son accord, et elle a réclamé que sa signature soit retirée. Cette suspicion de conspirationnisme repose sur le reproche fait à ThinkerView d’avoir invité une poignée d’individus catalogués dans une indéfinie mouvance complotiste, comme le sulfureux panafricaniste Kemi Seba ou le journaliste Laurent Obertone qui a publié des enquêtes sur la délinquance et l’immigration dont Marine Le Pen a fait la promotion.

    « Ils représentent des courants de pensée très importants dans la société, objecte Fabrice Epelboin. Même s’ils peuvent mettre mal à l’aise, ne pas leur donner la parole ne fait qu’accroître leur crédit en laissant monter le sentiment qu’il y a des choses à cacher. » « Appréhender la réalité, c’est la regarder intégralement, même quand ça dérange votre idéologie, ajoute Alain Juillet. Cela ne m’étonne pas que l’on taxe ThinkerView de conspirationnisme, car cet anathème tombe vite aujourd’hui pour qui sort de la pensée unique. Mais une autre perception se met en place chez un public qui ne veut plus se faire manipuler et préfère s’informer sans se limiter à une seule lorgnette ne proposant qu’une vision partielle et partiale. »

    Alors on peut toujours aller chercher des poux à ThinkerView, trouver que son intervieweur a laissé dérouler certains discours sans les contredire, ou qu’il ferait parfois mieux de se taire, mais cette chaîne comble un vide médiatique en répondant à un besoin de connaissance. Sans œillères, et en incitant à remettre en question ce qui se dit à l’écran grâce à la plate-forme Captain Fact qui offre la possibilité de réfuter les affirmations d’un intervenant. Le succès de ThinkerView devrait plutôt interpeller notre profession, que Sky fustige tout en l’idéalisant, lui qui a interviewé Denis Robert, Paul Moreira ou Elise Lucet, en partisan de l’investigation. « Je respecte la vraie presse et ceux qui ont dédié leur vie à ce boulot comme à une passion, mais la majorité des journalistes est tenue en laisse ou affamée », déplore l’homme dans l’ombre. À la profession de démontrer sa capacité à produire une info débridée.

    #masculinisme

    https://seenthis.net/messages/789625 via mad meg


  • “Pasolini a vu avec le regard du poète l’alliance réactionnaire du libéral et du libertaire”
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/pasolini-a-vu-avec-le-regard-du-poete-lalliance-reactionnaire-

    https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2019/03/pier-paolo-pasolini-entretien-300x200.jpeg

    Aymeric Monville , Philosophe marxiste et directeur des éditions Delga, fondées en 2004 a accordé un entretien au mensuel Marianne publié le 5 juin 2019 où il revient sur la pensée de Pier Paolo Pasolini, dont il vient de publier un recueil de textes inédits. https://www.marianne.net/debattons/entretiens/pasolini-vu-avec-le-regard-du-poete-l-alliance-reactionnaire-du-liberal-et Marianne : La pensée de Pasolini fait l’objet d’une […] L’article “Pasolini a vu avec le regard du poète l’alliance réactionnaire du libéral et du libertaire” est apparu en premier sur INITIATIVE COMMUNISTE.


  • Non, Macron n’est pas le Président des riches !
    https://lundi.am/Non-Macron-n-est-pas-le-President-des-riches

    « C’est une fake news colportée par ses opposants »

    #25_mars

    / #Positions, #Avec_une_grosse_photo_en_haut, #2

    « http://www.rallumerlesetoiles.com/2018/04/l-inconscient-bavard-de-macron-sur-les-riches.html »
    « https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/01/macron-ironise-sur-jojo-avec-un-gilet-jaune-qui-a-le-meme-statut-quun »
    « https://www.valeursactuelles.com/politique/macron-admet-que-son-mandat-est-le-fruit-dune-effraction-93230 »
    « https://www.nouvelobs.com/societe/20180315.OBS3642/hausse-de-la-csg-les-retraites-sont-ils-des-nantis-ou-des-victimes-du-gou »
    « https://blogs.mediapart.fr/833068/blog/070219/la-langue-des-gitans-et-le-president-macron »
    « https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/05/apres-les-propos-choquants-de-macron-les-comoriens-exigent-des-excuses_51390 »
    « https://www.valeursactuelles.com/politique/du-pognon-de-dingue-venez-me-chercher-une-annee-de-petites-phrases »
    « https://blogs.mediapart.fr/nicole-peruisset-fache/blog/241118/oui-le-president-dit-ca-florilege-de-macronneries »
    « https://www.huffingtonpost.fr/2017/07/02/emmanuel-macron-scandalise-avec-ses-propos-sur-les-gens-qui-ne_a_2301 »
    « https://www.humanite.fr/un-pognon-de-dingue-vraiment-657040 »
    « https://www.marianne.net/debattons/editos/qu-ils-viennent-me-chercher-le-bras-d-honneur-de-macron-dans-l-affaire-ben »