• Le silence des loups
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/10/19/irene-kaufer-le-silence-des-loups

    coop ! Incroyable ! Mais qui aurait pu l’imaginer ! Ces jours-ci, voilà que les médias du monde entier semblent découvrir que le harcèlement et les agressions sexuelles, ça ne se passe pas seulement sur la place Tahrir au Caire, dans le quartier Anneessens à Bruxelles, du côté de La Chapelle à Paris, devant la gare de Cologne, ou… (à compléter selon son lieu de résidence et ses sensibilités particulières), mais aussi, eh oui, à Hollywood, le temple du rêve et du glamour ; et que les agresseurs ne sont ni pauvres, ni réfugiés, ni déformés par une « autre culture », ni victimes de cette « misère sexuelle » brandie par les un.e.s comme un excuse et par d’autres comme une accusation…

    Violences (...)

    #Violences_sexuelles


  • Pourquoi la gauche refuse-t-elle de reconnaître que la prostitution repose sur un racisme brutal ?
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/10/03/pourquoi-la-gauche-refuse-t-elle-de-reconnaitre-que-la-pr

    Un interviewé a admis ouvertement que s’il exploitait des Chinoises dans la prostitution, c’était pour réaliser un fantasme qu’il avait à leur sujet. « Vous pouvez aller beaucoup plus loin avec les filles orientales … »

    #Social


  • Cautionner le grooming et dédouaner les violeurs d’enfants : – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/10/02/cautionner-le-grooming-et-dedouaner-les-violeurs-denfants

    « L’enfant ne s’est pas défendue ». L’argument retenu aujourd’hui dans l’affaire jugée à Pontoise concernant une fille de 11 ans violée à plusieurs reprises par un homme de 28 ans qu’elle avait déjà rencontré deux fois dans un parc public est un véritable blanc seing pour les pédophiles : ils pratiquent très fréquemment le grooming, cet ensemble de pratiques bien connues des psychologues, consistant à préparer l’acceptation ou du moins la passivité de l’enfant par l’instauration d’un climat de confiance, ou par une communauté d’intérêts.

    C‘est exactement ce qu‘a fait ce violeur et il a réussi. Que tous les pédo-criminels du pays se le tiennent pour dit : ici on peut grâce au grooming, à la mise en confiance de l’enfant se servir d‘elle sexuellement sans risquer plus qu’une petite peine de prison avec en général du sursis.

    #pédoviol #viol

    https://seenthis.net/messages/634377 via Aude


  • L’anniversaire de la #loi_Veil, ou la commémoration d’une histoire sans lutte
    Elsa Desmoulins
    publié dans le n° 34-2 2015 de Nouvelles Questions Féministes

    Pendant quelques semaines de l’hiver dernier, les médias français ont célébré la loi sur l’avortement de janvier 1975, l’ont commentée, « analysée ». C’était son anniversaire. L’occasion d’affirmer une histoire officielle respectueuse du pouvoir et des institutions. L’occasion de bercer le corps social avec l’un de ces beaux récits tronqués (happy end inclus). Ce récit, nous l’avons lu, entendu, vu, et nous le reverrons dans dix ans : une femme contre des hommes, sur la scène de l’Assemblée nationale, les remarques sexistes, antisémites, les insultes, l’héroïsme d’une ministre, sa victoire pour les femmes. C’est romanesque, poignant, l’histoire est bien rôdée ; soufflons les bougies et au lit !

    Le courage de #Simone_Veil face à une assemblée phallocrate est indéniable, lorsqu’elle défend un texte reconnaissant le droit des femmes à décider seules d’une question qui les concerne. Mais une fois contées ces joutes parlementaires, qu’a-t-on dit de la bataille pour l’avortement ? Rien, sinon un énième épisode du supposé progrès infini de la libéralisation des mœurs. S’imagine-t-on sérieusement qu’une femme ait pu arracher ce droit à des parlementaires si peu soucieux de liberté quand il s’agit de celle des dominées ?

    À l’automne 1974, cela fait au moins quatre ans qu’une lutte pour l’avortement libre a débuté, portée par les #mouvements_féministes. Certes, quelques « commentateurs » n’oublient pas qu’en 1971, 343 femmes ont déclaré avoir avorté dans un manifeste, se mettant ainsi hors-la-loi ; mais l’aurait-on retenu sans la renommée de certaines des signataires, voire si l’on n’avait pas pu les appeler « salopes » à la suite de Charlie Hebdo demandant qui les avait « engrossées » ? On entend parler parfois de Gisèle Halimi et du procès de Bobigny en 1972. Tout cela est bien maigre au regard de ce qu’il s’est réellement passé. Sur qui s’est donc rabattu le couvercle de l’histoire officielle ?

    Niées, les millions de femmes qui n’ont pas attendu le vote des député·e·s pour avorter. Les femmes ont toujours avorté, répétons-le, et ont joué un rôle actif dans la transmission de ces savoirs « de bonnes femmes ». Maintenir cette possibilité, cette autonomie des corps dominés, fut et continue d’être une lutte. Qui célèbre cette histoire ?

    Oubliées, les milliers de femmes (et d’hommes) qui ont imposé sur la scène publique les questions d’avortement, de contraception et de sexualité. L’ANEA (Association nationale pour l’étude de l’avortement), le MLA (Mouvement pour la liberté de l’avortement), Choisir, le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception), le Planning familial, tout au plus réduits dans les discours légitimes à une bande d’anonymes braillant dans les rues.

    Méprisées, les vies des femmes sacrifiées au nom de l’ordre moral. C’est encore d’elles que l’on se moque en rabâchant les supposés objectifs de cette loi : jusqu’en novembre 1974, vous pouviez être une à dix par jour à mourir des suites d’avortement, à vous mutiler avec les tristement célèbres instruments du quotidien, on nous ferait presque croire que l’État salvateur ne vous avait pas remarquées. Après avoir mené une guerre aux femmes pendant tant d’années, après tant de victoires, l’État se préoccuperait bien un peu de votre santé… Les victimes de cette guerre – j’entends par là les 800 000 qui tentaient d’avorter chaque année – ne pourraient croire si facilement ce discours hypocrite ! Soyons claires : l’objectif de cette loi n’était pas celui de « santé publique », mais avant tout de casser les luttes sociales. En fait, cette loi qu’on dit « loi Veil » n’est autre que celle que le gouvernement a été obligé de voter.

    Effacées, les femmes envoyées publiquement en Hollande dans des cars ; effacés, les milliers d’avortements pratiqués au grand jour en France, à domicile. Médecins et non-médecins s’unissant dans cette détermination à réaliser les avortements, et dans un commun mépris du danger : avec sa police mise quotidiennement au défi de les arrêter, le gouvernement n’a cédé que parce que cela remettait en cause l’ordre public en général. Non sans leur faire, en chemin, des procès : Annie Ferrey-Martin (Grenoble, 1973) et les militantes d’Aix (1977) furent, parmi d’autres, les cibles de cette chasse aux sorcières. Quand on relate la crainte de Poniatowski de voir un avortement pratiqué sur le bureau de Simone Veil, on omet de dire que c’est de ces femmes qu’il a peur, c’est ce vaste mouvement qu’il entend désamorcer ! Que font d’autre ceux qui perpétuent une histoire sans lutte ?

    Honnie, cette lutte longue et héroïque, qui a mené tant de femmes, enseignantes et caissières, infirmières et étudiantes, ouvrières et journalistes, à s’approprier des gestes de soins, à manier la pompe à vélo inversée et la canule d’aspiration, à se saisir d’une pratique qu’on n’avait pas encore décrétée médicale, à propager ces connaissances. Il est des milliers de personnes qui pourraient être les icônes de cette lutte, qui se souviennent combien pratiquer collectivement un avortement avait une portée révolutionnaire.

    Éludées, les carences de la loi, les exclues qu’elle crée (les étrangères et les immigrées, les « hors-délai », les mineures, les pauvres…), les freins à l’application imposés par les soutiens du patriarcat, législateurs comme médecins. Effacées celles qui ont continué : à avorter d’autres femmes, à obliger les hôpitaux à ouvrir les services d’IVG, à surveiller la pratique de ces centres, en un mot à se soucier du traitement réservé aux femmes et à leur liberté décisionnelle.

    Ce récit figé efface des années d’un militantisme dur, et si joyeux. Il est un acte supplémentaire de sabotage des mouvements féministes ; face à une histoire lénifiante consacrant les figures d’État, ces militantes, ces « avorteuses », commettent la double faute d’être des gens ordinaires et des femmes.

    À défaut de clamer dans le détail une autre histoire de la libéralisation de l’avortement, retenons au moins que ces personnes n’ont pas – selon la très citée formule reichienne – mendié le juste « droit à l’avortement », mais l’ont pris ! Elles s’en sont emparées, ont elles-mêmes pris en charge la question, ont accompli les gestes. Alors, si nous fêtions plutôt l’inhabituel ? Bafouer ouvertement la loi au nom du respect de la vie des femmes, comme l’ont fait ces militantes de l’avortement, est une démarche trop précieuse à transmettre pour qu’on l’enfouisse sous une mémoire officielle.

    #Christine_Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/07/02/lanniversaire-de-la-loi-veil-ou-la-commemoration-dune-his

    https://seenthis.net/messages/611935 via Vanderling


  • Histoire du gouvernement par ordonnances de Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart et aimablement partagé par Christine Delphy. Merci à elle.

    Comment la France n’est JAMAIS sortie du régime monarchique : le système des « ordonnances » – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/06/28/comment-la-france-nest-jamais-sortie-du-regime-monarchiqu

    Parmi les recours célèbres à cette procédure autoritaire, attentatoire aux droits du Parlement, il y a encore les ordonnances de 1986, sans doute les plus connues de toutes pour notre époque contemporaine. Car pour éviter un grand débat sur des mesures immensément nombreuses et hautement symboliques, le gouvernement de Jacques Chirac – on est alors sous la première cohabitation – décide aussi de passer en force, en promulguant la loi du 2 juillet 1986 l’autorisant à prendre par ordonnance « diverses mesures d’ordre économique et social ». Sous des apparences anodines, il s’agit en réalité d’une loi explosive. D’abord, c’est elle qui donne le coup d’envoi des privatisations : en annexe de la loi, on trouve ainsi, après l’article 8, la liste de la quasi-totalité des banques et des groupes industriels promis à la privatisation. Et puis, dans cette loi fourre-tout, il y a aussi – déjà ! – de très nombreuses dispositions visant à commencer le démantèlement du code du travail.

    (entre autres)

    #ordonnances #République #monarchie_présidentiel #coup_d'état_permanent #démocrature et bien sûr #loi_travail

    https://seenthis.net/messages/611228 via Sombre Hermano


  • Madame Badinter allez porter une robe à fleurs à l’Assemblée ! – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/06/11/madame-badinter-allez-porter-une-robe-a-fleurs-a-lassembl

    Oui, le harcèlement sexiste sévit et jouit d’une quasi-totale impunité dans tous les environnements à forte concentration masculine, les places au soleil, des terrasses de cafés, les manifestations en passant près des cortèges syndicaux très masculins, les partis qui sont souvent des zones d’omerta, les festivals, les RDV d’hommes puissants en cols blancs au Carlton où ils ont fait subir des « boucheries » à des personnes prostituées, dans le milieu journalistique comme le dénonce le collectif « Prenons la Une » etc.

    #fémo-nationalisme #féminisme #racisme

    https://seenthis.net/messages/606003 via Aude


  • Misère de l’antiracisme institutionnel – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/04/14/misere-de-lantiracisme-institutionnel

    par Olivier Le Cour Grandmaison

    Quid de la xénophobie et du racisme de certaines élites et institutions comme la police laquelle, couverte par les ministres de l’Intérieur de droite comme de gauche, multiplie les contrôles aux faciès, tutoie et violente plus souvent qu’à son tour ? De plus, selon l’enquête menée par l’ACAT, au cours de ces cinq dernières années, on « compte en moyenne un décès par mois[2] » suite aux interventions des forces de l’ordre. L’actualité le confirme sinistrement.

    https://seenthis.net/messages/589552 via Aude


  • La charia catholique ou l’Etat dans l’Etat Par Christine Delphy 24.03.2017 – Le blog de Christine Delphy
    https://christinedelphy.wordpress.com/2017/03/24/la-charia-catholique-ou-letat-dans-letat-par-christine-de
    https://christinedelphy.files.wordpress.com/2017/02/cropped-16427777_211051126033206_5490212956844423285_n.jpg?w=200

    Vous acceptez l’ingérence de l’Eglise catholique dans les politiques de l’Etat, et singulièrement dans un domaine-clé : la protection des personnes contre les agressions sexuelles. Fillon veut combattre le « totalitarisme islamique » partout où il est et nous prédit une guerre de 20 ans, au Pakistan, en Afghanistan, au Moyen-Orient et au Sahel, (bien sûr, on y est déjà) et en France). Or, s’il est exact qu’aujourd’hui les tendances religieuses intégristes se développent, dans les pays à majorité musulmane mais aussi dans les pays à majorité chrétienne, juive, hindoue (et probablement d’autres que j’ignore). En Amérique du Nord, où Trump a bénéficié de l’appui des protestants évangélistes. En Europe, où en France, Fillon bénéficie de l’appui de Sens commun, cette organisation politique d’ intégristes, ceux qui ont organisé la « manif pour tous ». C’est par peur de cette frange traditionnaliste que le gouvernement de Hollande a supprimé les « abc de l’égalité ». Mais est-il juste de confondre ce mouvement mondial vers l’intégrisme religieux avec la « radicalisation » qui en France aujourd’hui, désigne la propension à commettre des attentats ?

    Le lien est passé dans un fil qui n’a pas grand chose à voir, je reposte.
    #laïcité #féminisme #Église_catholique

    https://seenthis.net/messages/582085 via Aude