• Bienvenue en France - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Bienvenue-en-France

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.P1040266_m.jpg

    Les étudiant·es internationaux éviteront notre petit village rance et nous laisseront mener sans eux nos batailles à coups de poissons. Tant pis pour nous… et tant pis à ceux et celles d’entre nous qui ne parlent que français et ne pourront pas aller à la rencontre du vaste monde, en rencontrant des étudiant·es d’ailleurs ou en quittant ce pays de merde.

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  • Le tourisme, une marchandise comme une autre - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-tourisme-une-marchandise-comme

    Nous sommes nombreuses et nombreux sur la piste sud-est asiatique, une des régions les plus « faciles à voyager » au monde : prix bas, équipements et aménagements corrects, splendeurs naturelles (la baie de Krabi) ou historiques (Angkor, Bagan), criminalité contenue, populations souriantes, climat tropical, plages et cocotiers. Remontant la péninsule Malaise depuis Singapour, en route pour l’ancien royaume Lan Na ou glissant sur le Mekong, beaucoup de jeunes (ou jeunes dans leur tête) débrouillard·es hésitent entre joie de vivre et mesquinerie petite bourgeoise dès que le service n’est pas irréprochable. Nous avons choisi un voyage indépendant, sac au dos, sans préparer plus d’une étape à la fois. Nous avons l’impression de vivre une grande aventure humaine et parlons souvent de « sortir de notre zone de confort ».

    Mais le fait est que nous nous inscrivons dans une économie bien réelle, le premier secteur productif au monde (1). Et dans des rapports économiques marqués par l’iniquité et un passé colonial. Mais de cela, il n’est jamais question quand nous nous engageons dans des relations avec les locaux.

    Mon article dans l’excellent numéro d’été de @cqfd.
    http://cqfd-journal.org/CQFD-no167-juillet-aout-2018

    https://seenthis.net/messages/734072 via aude_v


  • Sorcières - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Sorcieres
    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/.9782355221224_s.jpg

    Ici Mona Chollet rejoint cette inspiration féministe dont je parlais plus tôt et que l’éditrice Isabelle Cambourakis a elle aussi placée sous le matronage des sorcières, en intitulant ainsi une belle collection d’écrits féministes cités ici, parfois d’inspiration directement écologiste (notamment dans le recueil Reclaim coordonné par Émilie Hache), parfois moins directement (Sorcières, sages-femmes et infirmières de Barbara Ehrenreich et Deirdre English). Qu’importe car l’essentiel, quand il est question d’écologie, n’est peut-être pas de causer de réalités naturelles comme le climat ou les sols mais d’oser questionner cette ambition de connaître la nature pour l’exploiter ou la contrôler, la modéliser, la compenser sans jamais mettre sérieusement en question la manière folle dont nous vivons, le mal que nous faisons à nous-mêmes, aux bêtes et aux plantes. En ça, Sorcières peut être lu comme un livre féministe ET écologiste.

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  • Une machine à fabriquer de l’impuissance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Fabriquer-de-l-impuissance

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/.P1030334_m.jpg

    Retour sur la tournée #Égologie et les discussions intéressantes à ce sujet. cc @touti et @rastapopoulos et @sandburg même si les trucs les plus intéressants se sont passés dans des montagnes peuplées de chevelu·es.

    Dans une montagne un peu plus loin, une autre nous raconte son activité de conseillère conjugale de culture féministe. Nous sommes dans les Cévennes de l’illustre Pierre Rabhi et l’influence est palpable. Les femmes engagées dans des démarches écolo-spirituelles n’y sont pas plus qu’ailleurs, et pas plus que les autres, à l’abri de la violence masculine dans le couple. Sauf que celles-ci sont spécialement vulnérables, incapables de se dresser contre un compagnon qui les tient sous emprise ou exerce sur elles une violence économique ou matérielle. On leur a dit, répété, que chacun·e pouvait se prendre en main (1) et qu’il fallait arrêter de « toujours blâmer les autres ». Elles sont battues ? Ce n’est pas sa faute à lui, ce sont elles qui ont dû louper quelque chose. Et de stage d’une quelconque thérapie alternative en lecture d’un bouquin de Pierre Rabhi, elles sont incapables de reconnaître qu’elles ne sont pas responsables de la relation violente et incapables de s’enfuir, tout bêtement. Ça tombe bien, les autorités lorgnent sur les démarches de reconstruction du couple dans les cas de violence conjugale, ça coûte moins cher que de s’assurer qu’un foyer attend toutes les femmes battues, sans revenu ou sans tissu social solide (souvent conséquences de la maltraitance) quand elles arrivent à sortir des griffes de leur mec (2).

    Ainsi, un angle d’attaque qui promettait d’éviter l’impuissance (car nous ne savons pas encore comment éradiquer le patriarcat ni lutter contre cet envahissement par les substances toxiques que l’industrie et la recherche ne semblent pas vouloir arrêter d’inventer), finit en puissant outil d’acceptation de la saleté qui nous entoure. Les personnes en colère, les chieuses et les énervés ont offert plus de bataillons pour se battre contre l’abjection dans ce monde que les adeptes du développement personnel. Leur « négativité » est au fond plus prometteuse.

    Edit : finalement, je garde pour moi (et pour vous) cette histoire d’affiche inspirée par le bouquin.
    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/.P1030331_m.jpg

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  • Twitter rend-il bête et méchant·e ? @aude_v
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Twitter-rend-il-bete

    Il y a quelques mois je me suis inscrite sur Twitter, mue par diverses motivations. La première était bassement intéressée, il s’agissait de promouvoir les deux ouvrages que je venais ou m’apprêtais à publier. La seconde était que j’avais déjà tweeté pour de basses raisons mercenaires et que je n’étais pas contre l’idée de refaire ça un jour, il ne fallait pas trop perdre la main. La plus excitante était de m’habituer à écrire en deux cent et quelques signes, une écriture concise mais qui aurait quand même un peu de sens, soit un petit défi. Et enfin je venais de quitter un réseau social beaucoup trop intéressant : les discussions avec le cercle d’habitué·es avec qui j’avais pris l’habitude d’interagir me prenaient trop de temps.

    #twitter #seenthis #réseaux_sociaux #violence #paraitre

    https://seenthis.net/messages/702409 via RastaPopoulos


  • Covoiturage : bienvenue dans un capitalisme de crevards
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Covoiturage-capitalisme-de-crevards

    Mais depuis que le covoiturage est devenu une pratique commune, je rencontre plutôt des personnes qui me prennent pour un billet de banque. Les conducteur les plus sympa que je croise désormais, c’est ceux qui ont la fibre commerciale et ont investi dans une plus grosse voiture pour prendre plus de monde et maximiser leur profit. Je finis par adopter le masculin au lieu de l’écriture épicène parce que dans mon expérience (j’ai beaucoup covoituré vers 2010-2011) les conducteurs sont souvent des hommes et les passagères des femmes. Et ça se sent.

    #covoiturage #capitalisme #transport #train

    https://seenthis.net/messages/692616 via RastaPopoulos



  • Timika - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Timika
    par Aude Vidal
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    « Western papou », prévient la couverture. #Timika, cette ville de #Papouasie_occidentale située dans les environs de la plus grande mine d’or du monde, a en effet des airs de ville-frontière pourrie par la corruption, le fric de l’or qui ruisselle tant bien que mal, pourrie enfin par cette guerre méconnue que l’#Indonésie mène contre les Papous. Si aujourd’hui ce grand archipel épouse parfaitement les frontières des Indes néerlandaises, une création coloniale, cela n’a rien d’une évidence car la #Nouvelle_Guinée est une île peuplée de Papous, peuple mélanésien et chrétien. Sa partie occidentale a été rattachée de force à l’Indonésie dans les années 1960, suite à une annexion forcée et à un référendum sous contrôle, avec la complaisance de la communauté internationale. Jakarta mène depuis lors une guerre pour garder le territoire dans son giron. Car, qu’il s’agisse de bois ou de métaux, l’île est aussi riche en #matières_premières que ses habitant·es sont pauvres.

    #livre

    https://seenthis.net/messages/677938 via odilon


  • On achève bien les éleveurs
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/On-acheve-bien-les-eleveurs
    http://blog.ecologie-politique.eu/public/Bouquins/on_acheve_bien_les_eleveurs_0.jpg

    Un livre d’entretiens édité par Aude Vidal, illustré par Guillaume Trouillard
    Avec Jean-Pierre Berlan, Jocelyne Porcher, Xavier Noulhianne, Christophe Richard, le groupe Marcuse, Fabrice Jaragoyhen, les fermiers du Pic-Bois et Stéphane Dinard
    144 pages, 24 euros
    Parution le 1er décembre 2017

    À l’origine de ce livre, le dessinateur Guillaume Trouillard. Loin de se contenter d’illustrer les entretiens qui sont ici retranscrits et mis en forme, il a ouvert les premières pistes de ce qui est devenu On achève bien les éleveurs. C’est lui que la lecture de La Liberté dans le coma, ouvrage du groupe Marcuse, a convaincu de la nécessité d’aborder la question du puçage des bêtes, du contrôle et plus globalement de l’administration du métier d’éleveur… et des résistances à cette lame de fond. C’est encore lui qui, après avoir découvert la chercheuse Jocelyne Porcher et l’éleveur Xavier Noulhianne dans l’émission de Ruth Stegassy sur France Culture, « Terre à terre », a souhaité que nous les rencontrions.

    […]

    Dans les milieux écologistes radicaux et anarchistes, l’antispécisme et la condamnation de l’élevage deviennent peu à peu une évidence, au titre de la lutte contre toutes les dominations : celle des hommes sur les femmes mais aussi des blanc-hes sur les personnes racisées, des adultes sur les enfants, celle enfin des humain-es sur les animaux. De prime abord, lutter contre ces dominations semble une nécessité, morale et politique. Mais, à la réflexion, la réduction des relations entre êtres humains et animaux à un rapport de domination fait perdre de vue le tableau qui est présenté ici : celui de la soumission toujours plus forte de toutes et tous à la société industrielle. Le monde se referme, la liberté cède le pas devant le contrôle systématique, les relations deviennent inhumaines : au fond, ce que nous faisons vivre aux animaux (une vie administrée), nous nous l’infligeons à nous-mêmes. Un point de vue critique de l’industrialisme, pas seulement anticapitaliste, est alors nécessaire. Des éleveurs et éleveuses, des chercheurs et chercheuses l’expriment dans ce livre.

    #livre #élevage #Aude_Vidal #Guillaume_Trouillard #alimentation #agriculture #industrialisation

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  • Un travail sans qualité - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-travail-sans-qualite

    Pour tenir ensemble, apprenais-je à mes dépens, il faut un sort commun, une nécessité partagée. Il peut s’agir d’un squat ou d’un boulot mais rarement d’une activité où l’on s’investit trois heures par semaine et dont la disparition ne modifierait pas fondamentalement son existence. Ainsi l’animatrice de groupe décroissance, l’organisatrice communautaire que j’étais découvrait que ses efforts ne contribuaient pas à une communauté humaine bâtie sur des obligations réciproques mais à une convergence de désirs instables. Finalement, cette liberté essentielle à nos activités collectives et celle dont je jouissais à titre personnel ont été très ambivalentes. L’absence de nécessité ou de contrainte font un monde social insécurisant, dans lequel j’ai appris à me soumettre au désir des autres par crainte de leur défection et où j’ai découvert ce dont en tant que femme je n’aurais jamais dû me croire à l’abri : le fait d’être un paillasson. Alors que des collègues de travail sont tenu·es de se supporter et que cette contrainte (pénible) permet d’inclure chacun·e avec plus ou moins de succès, les groupes de bénévoles se reconfigurent constamment au gré des désirs individuels et le moindre conflit peut donner lieu à des ruptures définitives. Ce qui en fait, malgré les belles intentions, un monde au moins aussi violent que l’autre.

    #travail #bénévolat #association #lien_social #revenu_garanti

    https://seenthis.net/messages/637274 via RastaPopoulos


  • Quand les hommes m’expliquent - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Quand-les-hommes-m-expliquent

    Certes, il arrive à tout le monde de s’emporter dans une discussion, de vouloir à tout prix avoir le dernier mot, et je ne suis d’ailleurs pas la dernière à ce jeu. Mais ce qui tient au genre, à la manière dont on enseigne différemment la vie aux filles et aux garçons, c’est que, si les hommes ont une grande variété d’attitudes, les femmes partent presque toutes avec le même handicap. Qu’est-ce donc qui fait qu’une écrivaine a pour première réaction d’admettre la possibilité qu’un livre important sur le même sujet que le sien ait été publié sans qu’elle l’ait su ? Que l’éditrice d’un paquet de journaux politiques, en français ou en anglais, photocopiés ou imprimés en quadri, s’interdise de penser qu’elle sait aussi bien que ce doctorant qui sort pour la première fois de l’école ce que doit être un édito ? C’est le doute… la possibilité qu’éventuellement une information nous ait échappé, l’angoisse de la ramener en disant une bêtise. Solnit raconte comment, des années après la première mésaventure, elle va chercher sur Internet, suite à une malheureuse rencontre avec un interlocuteur trop assertif, la confirmation d’un fait dont elle a déjà rendu compte dans un ouvrage d’histoire très proprement documenté. Simplement parce que son interlocuteur avait l’air très assuré, d’une confiance en soi agressive. Tous les hommes n’agressent pas ainsi les femmes mais presque toutes les femmes se remettent en cause dans le cas d’une telle controverse. Même quand elles ont été validées dans leur métier ou leurs connaissances, le doute et l’angoisse sont toujours là.

    #mecsplication #sexisme

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  • Limites de la bienveillance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Bienveillance-2

    Les valeurs de soin aux autres, cultivées jadis par les féministes pour aider à se construire une capacité d’agir collectivement, se retrouvent désormais, sous l’appellation de bienveillance, dans d’autres sphères militantes, au point que des hommes (qui en avaient peut-être moins besoin que les femmes) s’en emparent dans des groupes mixtes. Ils n’interrogent plus la violence et les relations de pouvoir mais s’arrêtent à leurs ressentis et à leur malaise…

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  • Une épuisante vocation - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Une-epuisante-vocation

    C’est vrai que le personnel politique ne se caractérise pas par sa ressemblance avec le reste du pays. Pour la plupart ce sont de vieux mecs blancs bourgeois. Mais vieux à ce point ? Même Macron, qui a environ l’âge médian constaté en France (c’est dire s’il est jeune !), a sur les affiches un visage marqué par les rides. On ne voit qu’elles, rétrospectivement. Pattes d’oie ou front parcheminé, tou.tes les candidat.es ou presque les arborent fièrement. À se demander si elles n’ont pas été accentuées par un logiciel de retouche bien connu…

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.WIN_20170422_074059_s.jpg

    https://seenthis.net/messages/592359 via Aude


  • Comment j’ai arrêté de militer (sans que personne s’en aperçoive) - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Comment-j-ai-arrete-de-militer

    Il y a presque dix ans, j’ai arrêté de militer. La plupart des activités bénévoles que j’ai menées depuis ne me semblent pas mériter ce nom. Non que j’aie fait des choses fabuleuses avant ça (j’étais écolo et pas spécialement fan d’action directe, ça limitait) mais quasiment toutes mes activités me semblent marginales par rapport à ce que j’imagine être un engagement militant.

    https://seenthis.net/messages/581681 via Aude


  • Le revenu garanti, une mesure productiviste ? - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/RG-une-mesure-productiviste

    La possibilité, offerte par le revenu garanti, de déserter le travail rémunéré pour mener des vies plus sobres peut-elle à elle seule constituer un projet politique écologiste ? Cela rappelle quelques interrogations sur les vertus, pas seulement morales mais également politiques, de la simplicité volontaire. Cultiver son potager ou s’investir dans des activités non-rentables quoique socialement utiles interroge les formes problématiques qu’a prises le travail dans notre société. Mais si 90 % des personnes interrogées sur ce que serait leur vie avec un revenu garanti souhaitent garder leur boulot, n’est-ce pas au cœur du système de production plutôt que sur ses marges qu’il faut concevoir une société plus sobre ?

    https://seenthis.net/messages/555643 via Aude


  • Ghosbusters et le sens de l’empathie - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Ghosbusters-et-l-empathie

    https://anthonyvecch.files.wordpress.com/2015/07/ghostbusters-jumpsuits.jpg

    Il est à cet égard important que les hommes puissent trouver normal de s’identifier à des personnages féminins, pas que pour des raisons cinématographiques mais aussi pour développer un peu d’empathie par rapport au sort des autres. Qu’il soit Noir, musulman ou femelle. Que la violence qui lui est faite soit aussi intolérable que celle qui est faite à mes semblables, ceux auxquels je m’identifie. Et si le #cinéma a un rôle à jouer, c’est celui d’offrir l’opportunité à tout le monde de s’identifier à des personnages féminins, des personnages profonds, aimables et qui ont des interactions riches avec leurs semblables. Parce que pour l’instant, ce n’est pas fameux. Non seulement #Ghostbusters passe le test de #Bechdel (qui nous renseigne sur la dimension sociale des perso féminins) mais en plus ces personnages ont le même droit au ridicule, à l’embonpoint et à montrer qu’ils ont dépassé quarante ans que leurs camarades masculins.

    #empathie #identification #femmes

    https://seenthis.net/messages/510300 via Aude V


  • La Fabrique pornographique - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Fabrique-pornographique

    La Fabrique pornographique, Lisa Mandel d’après Mathieu Trachman, Casterman, Sociorama, 2016, 168 pages, 12 euros

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    Si l’on attendait d’un ouvrage d’inspiration sociologique sur l’industrie porno qu’il l’inscrivît dans le cadre patriarcal qui est celui du reste de la société, on est obligé-e de refermer le bouquin en tirant la tronche. Le porno serait la fabrication de fantasmes anodins : une sexualité « normale » fait échec à la représentation parce qu’elle se déroule paresseusement sous la couette, avec des couacs qui tiennent au manque de souplesse des partenaires. Le porno, en comparaison, est un spectacle qui satisfait mieux la pulsion scopique. Il est bien éclairé (« c’est bon, la lumière ? », demande le personnage en couverture pendant qu’une femme à genoux engloutit son sexe), les acteurs/rices se contorsionnent pour montrer les plus beaux angles à la caméra, de plus ils et elles donnent le meilleur d’eux-mêmes.

    http://seenthis.net/messages/499462 via Aude V


  • La Démocratie aux champs - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/La-Democratie-aux-champs

    http://blog.ecologie-politique.eu/public/.zask_s.jpg

    D’autant que la thèse de Joëlle Zask, philosophe libérale, promeut plus volontiers un individualisme bon teint où les actions individuelles convergent comme par magie pour créer du commun : chacun-e chez soi, apprenant à faire fructifier son lopin, développe naturellement des vertus politiques nécessaires au désormais classique « vivre-ensemble ». L’autogouvernement n’est pas l’anarchisme, on avait cru le comprendre, c’est plutôt cette vertu de petits propriétaires et entrepreneurs promu par des pères fondateurs états-uniens comme Thomas Jefferson. La Lebensreform , critique du premier industrialisme allemand (3), les utopies, l’enracinement qui est à chacune de ses quatre occurrences présenté de manière très négative (alors que Simone Weil, auteure d’un livre au titre éponyme, est citée avec déférence), voilà qui est la porte ouverte au nazisme et aux crimes de Staline. Zask, qui se réclame de la « #démocratie participative », est très critique, voire condescendante, envers des traditions politiques communistes ou anarchistes. À leur grille d’analyse (pouvoir, inégalités), elle préfère des notions comme celles de capabilités, développement de soi, empowerment, individuation, etc. qui mettent en scène un individu idéel qui n’apporte jamais autant à la communauté qu’en pensant avant tout à soi. C’est plus aimable que cet individualisme sulfureux – de même qu’un lopin de terre gagne à être présenté comme « hub d’activités de subsistance à la fois alimentaire, sociale et mentale ».

    #agriculture #jardinage

    http://seenthis.net/messages/492744 via Aude V


  • On a les utopies qu’on mérite : la bienveillance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/bienveillance

    La #bienveillance, ce pourrait être cette manière d’être ensemble sans s’user, sans se faire trop de mal les un-e-s aux autres, pour continuer à militer, faire venir du monde et ne pas se retrouver avec trois warriors et deux tondus dans des rangs clairsemés. Sauf qu’aujourd’hui la bienveillance est devenue une doxa et une fin en soi. Pourquoi être bienveillant-e-s ? Mystère.

    Cet appel à la bienveillance a pris un nouvel essor avec Nuit debout où l’expression est omniprésente.

    http://seenthis.net/messages/485174 via Aude V


  • Refuser de parvenir - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Refuser-de-parvenir
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    Refuser de parvenir. Idées et pratiques, Centre international de recherches sur l’anarchisme (CIRA) de Lausanne, Nada et CIRA, Paris et Lausanne, 2016, 300 pages, 20 euros

    Voici un bouquin qui devrait faire écho chez les militant-e-s qui se sont posé la question de l’articulation entre leurs engagements et leur vie professionnelle. Peut-être pas les cadres supérieurs qui trouvent quelques heures par mois pour leurs loisirs associatifs et font exactement les mêmes carrières que leurs collègues qui votent PS. Plutôt à ceux et celles qui se sont posé la question de comment être utiles et ont fait des choix de vie en fonction.

    Cc @cqfd pour son dossier d’avril

    http://seenthis.net/messages/476859 via Aude V