• Si cela arrivait chez nous, cela ferait scandale. En #Israël, c’est la #norme | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/si-cela-arrivait-chez-nous-cela-ferait-scandale-en-isra-l-c-est-la-no
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/Wadi%20Fuqin%2006_0.jpg

    Que diriez-vous d’une ville blanche quelque part en Europe qui gèlerait un appel d’offres pour des parcelles de terrain dans un nouveau quartier parce que cela risquerait de permettre à des noirs d’y emménager ? Diriez-vous qu’elle est #raciste ? Que penseriez-vous du maire de la ville s’il assumait sans ambages cette décision en invoquant l’objectif de préserver le « caractère blanc » de sa communauté ? Que c’est un #fanatique ?

    Et comment caractériseriez-vous la politique de l’État dans lequel se trouve cette ville si celui-ci faisait appliquer une #ségrégation presque complète entre blancs et noirs, ghettoïsant ainsi la population noire ? Comme une politique d’#apartheid, ou peut-être comme une politique relevant des lois Jim Crow ?

    Eh bien, il vous suffit de remplacer le mot « blanc » par « juif » pour que cela décrive ce qui vient de se passer à Kfar Vradim, une petite ville de 6 000 habitants située en Galilée, dans le nord d’Israël. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que la politique de Kfar Vradim ne peut être jugée comme un cas isolé. Il s’agit d’un reflet de la façon dont la société israélienne est intentionnellement structurée depuis des décennies.

    https://seenthis.net/messages/691911 via Kassem



  • L’espoir du Liban aux Oscars est bel et bien une insulte… aux Palestiniens
    Fadia Elia | 30 janvier 2018
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-espoir-du-liban-aux-oscars-est-bel-et-bien-une-insulte-aux-palestin

    Comme beaucoup de ceux de ma génération qui ont vécu la guerre civile libanaise, j’avais hâte de regarder L’Insulte, un film du réalisateur libanais Ziad Doueiri, qui a récemment offert au Liban sa toute première nomination aux Oscars.

    La plupart des spectateurs ont convenu que le film était excellent, juste et équilibré. Après l’avoir vu deux fois, je partage l’avis de mes amis qui avaient prévenu que ce film faisait mal. À mon égard – et à l’égard de quiconque a une goutte de sang palestinien en lui –, ce film est injuste. Il s’agit bel et bien d’une insulte, d’une insulte aux Palestiniens. (...)

    https://seenthis.net/messages/665623 via Loutre


  • C’est personnel : Trump a trahi Mahmoud Abbas et le roi Abdallah de Jordanie
    David Hearst - 14 décembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/c-est-personnel-trump-trahi-mahmoud-abbas-et-le-roi-abdallah-de-jorda
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/000_UY72A_0.jpg

    (...) Avant tout, Istanbul a jeté les bases d’un réalignement des États arabes. Le conférence a mis en évidence la rébellion de deux dirigeants arabes pro-occidentaux, le roi Abdallah de Jordanie et Mahmoud Abbas, le président palestinien, contre leurs alliés traditionnels à Washington.

    Le premier est le chef de l’État du second pays arabe à avoir reconnu Israël, le second est le dirigeant palestinien qui a consacré sa vie à la négociation de la désormais défunte solution à deux États.

    Conscients de l’importance de ce qui allait se passer à Istanbul, l’Arabie saoudite et l’Égypte ont déployé d’énormes efforts pour empêcher Abdallah et Abbas de s’y rendre.

    Comme cela a été rapporté, Abdallah et Abbas ont été convoqués pour une réunion d’urgence au Caire. Seul Abbas s’y est rendu.

    Selon mes sources, qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a fait pression sur Abbas pour qu’il ne dirige pas la délégation palestinienne à Istanbul et ainsi amoindrir l’importance de la conférence.

    Pour l’aider à décliner son invitation à Istanbul, de fausses nouvelles ont été diffusées selon lesquelles Abbas avait eu un accident vasculaire cérébral. Abbas les a ignorées.

    Pendant ce temps, le roi Abdallah a été convoqué à Riyad, et là encore, on m’a informé qu’on lui avait dit de ne pas aller à Istanbul. Le roi Abdallah est resté quelques heures à Riyad avant de partir pour Istanbul.

    Leur présence à la conférence a envoyé un message à l’Arabie saoudite et aux États-Unis : l’accord de Riyad avec Trump n’est pas accepté par la Jordanie et la Palestine, qui sont soutenus en cela par les pays musulmans. En d’autres termes : vous n’avez pas carte blanche pour négocier avec Israël sans nous.

    Les deux hommes ont manifesté publiquement leur refus de s’incliner et leur colère en se tenant aux côtés du président turc aux penchants islamistes Recep Tayyip Erdoğan sur la photo de groupe.

    Abdallah II a hoché vigoureusement la tête lorsqu’Erdoğan a affirmé : « Je répète que Jérusalem est notre ligne rouge. L’esplanade des Mosquées appartiendra aux musulmans à jamais. Nous n’abandonnerons jamais notre exigence d’une Palestine souveraine et indépendante. Nous ne pouvons pas rester spectateurs dans cette situation qui affectera notre avenir à tous. »(...)

    https://seenthis.net/messages/652568 via Loutre


  • L’Arabie saoudite n’a atteint aucun de ses objectifs au Liban | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/l-arabie-saoudite-n-atteint-aucun-de-ses-objectifs-au-liban-312615633

    La démission de Saad Hariri aurait dû normalement provoquer la chute de son gouvernement et plonger le pays dans une vaste déstabilisation, croit savoir Amin Hoteit, professeur de droit à l’Université libanaise. Ce général à la retraite, ancien commandant en chef de l’École d’état-major de l’armée libanaise, nous déclare que « la démission devait être accompagnée d’un vaste plan de déstabilisation sécuritaire exécuté par des partis libanais, qui projetaient de manifester et de fermer des routes ».

    L’armée et les services de sécurité ont étouffé dans l’œuf toutes ces tentatives en prenant des mesures préventives comprenant le déploiement de plusieurs milliers de militaires
    Cependant, l’armée et les services de sécurité ont étouffé dans l’œuf toutes ces tentatives en prenant des mesures préventives comprenant le déploiement de plusieurs milliers de militaires et des centaines d’agents en civils dans les régions les plus sensibles, notamment dans le nord du Liban.

    Selon Amin Hoteit, des groupes palestiniens du camp d’Aïn al-Hilweh, à 40 kilomètres au sud de Beyrouth, avaient pour mission de fermer la route côtière menant à la partie méridionale du pays, le fief du Hezbollah.

    Conscient de ces dangers, le président Aoun a dépêché d’urgence, au tout début de la crise, le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, à Amman en Jordanie pour évoquer avec le président palestinien Mahmoud Abbas la situation dans les camps du Liban. Ce dernier a chargé son ambassadeur à Beyrouth, Achraf Dabbour, de prendre les mesures nécessaires pour colmater toute brèche sécuritaire à ce niveau.

    https://seenthis.net/messages/648985 via assalam12


  • Le secret bien mal gardé d’Israël : les ventes d’armes à des régimes en guerre
    Yossi Melman | 20 novembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/le-secret-bien-mal-gard-d-isra-l-les-ventes-d-armes-des-r-gimes-en-gu

    De la Birmanie au Soudan du Sud, en passant plus récemment par les États arabes du Golfe, Israël a essayé de garder secrètes ses ventes d’armes à des régimes engagés dans des conflits brutaux

    Israël se targue d’être une société libre et démocratique qui fait partie du monde occidental. Eh bien, pas exactement. Du moins dans deux domaines importants.

    Le premier, et le plus important, est l’occupation de la Cisjordanie sous le joug de l’armée israélienne et la privation de droits civils et démocratiques fondamentaux infligée à ses habitants palestiniens.

    Le second domaine dans lequel le manque de transparence est évident et dans lequel le gouvernement a tenté d’étouffer des informations concerne les exportations militaires et sécuritaires. Ici aussi, le censeur est omniprésent et réprime toute information susceptible d’embarrasser le gouvernement et l’appareil sécuritaire dans ses ventes d’armes à destination de dictateurs, de régimes voyous, de violateurs des droits de l’homme et d’autres gouvernements douteux. (...)

    #CommerceDesArmes

    https://seenthis.net/messages/646879 via Loutre


  • Palestine : étude d’un vol historique et culturel
    Roger Sheety, Middle East Eye, le 15 juillet 2015
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/palestine-tude-d-un-vol-historique-et-culturel-1585202488

    Déjà quelques articles sur seenthis avec ces mots-clés :
    #Palestine #Vol #Nourriture #Houmous #Hummus #rrroumous #appropriation_culturelle

    En particulier :

    Israel’s obsession with hummus is about more than stealing Palestine’s food
    Ben White, The National, le 23 mai 2015
    https://seenthis.net/messages/493046

    Le Houmous israélien est un vol et non une appropriation
    Steven Salaita, Al Araby, 4 September 2017
    https://seenthis.net/messages/632441

    Mais ici la discussion est plus large et aborde aussi, par exemple, les #vêtements palestiniens...

    https://seenthis.net/messages/646413 via Dror@sinehebdo


  • Comment l’UE camoufle le terrorisme d’extrême-droite contre les musulmans | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/comment-l-union-europ-enne-camoufle-le-terrorisme-dextr-me-droite-con
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/fire.jpg

    On a désormais la preuve par Europol elle-même que l’essentiel du terrorisme d’extrême-droite contre les réfugiés et les minorités en Europe est presque systématiquement et délibérément exclu des statistiques

    https://seenthis.net/messages/620119 via unagi


  • Une vérité à marteler : L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme - Agora Vox

    C’est toujours d’actualité, en attendant, un criminel de guerre (Bibi) invité d’honneur de Macron pour commémorer la rafle du Vel d’Hiv un 16 juillet 2017. Un comble de plus ! NRobin

    En attendant, la plus importante communauté victime d’antisémitisme, est la communauté palestinienne. La solution viendra peut-être des intellectuels faussaires qui sont dans l’action contrairement aux intellectuels intègres... NRobin

    http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-verite-a-marteler-l-182110

    mardi 21 juin 2016 - par chems eddine Chitour
    Une vérité à marteler : L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

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    « Sionisme et judaïsme ne sont pas la même chose, mais deux idées différentes et sûrement contradictoires. La Terre d’Israël a besoin d’une immigration sélective : le sionisme n’est pas une oeuvre de bienfaisance. Nous avons besoin de juifs de « qualité supérieure ». Cependant, je crois que l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des juifs. Il constitue l’éducation d’un groupe par les masses et conduira peut-être à son absorption. C’est à force de se durcir qu’on est éduqué. » « Les antisémites seront nos amis les plus dévoués et les pays antisémites nos alliés. »

    Théodore Herzl, cité par Hannah Arendt

    Il est devenu difficile par les temps qui courent de nommer les choses par leur nom de peur de se prendre une « fetwa » des bien- pensants pour qui toute critique d’Israël c’est de l’antisémitisme et à ce titre beaucoup de pays européens en ont fait un délit passible d’amende, voire de prison avec au minimum pour ceux qui veulent avoir une visibilité, une extinction sociale.

    Albert Camus a dit un jour que : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Comment, alors, nommer les choses sans s’attirer les foudres ? Comment passer à travers les gouttes de pluie du conformisme ambiant qui veut qu’Israël c’est la modernité et la liberté et c’est le dernier rempart de l’Occident en terre orientale baignant dans le chaos. Les paroles de Theodor Herzl, fondateur de l’Etat juif en puissance, sont pour nous une révélation car on peut comprendre que le moteur de la politique israélienne a comme carburant l’antisémitisme des autres, cela rend les Israéliens plus forts tout en faisant condamner les contrevenants par la police de la pensée occidentale.

    Qu’est-ce que l’antisémitisme ?

    Si l’on croit l’Encyclopédie Wikipédia : « L’antisémitisme (originellement : anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l’hostilité manifestées à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial.Il s’agit, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur la base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les juifs. Bien que certains historiens comme Jules Isaac insistent pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme, le second terme est cependant le plus souvent utilisé aujourd’hui pour qualifier tous les actes d’hostilité antijuive que leurs fondements soient raciaux ou non. Le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l’intellectuel juif Moritz Steinschneider dans l’expression « préjugés antisémites » (« antisemitische Vorurteile »), afin de railler les idées d’Ernest Renan qui affuble les ’peuples sémites’’. de tares culturelles et spirituelles » (1)

    On voit que rien n’interdit de mettre sous le même vocable les autres ethnies sémites comme le sont les Arabes. Le glissement qui s’est opéré a permis de passer de l’aspect ethnique à l’aspect religieux et partant d’arriver à l’antijudaïsme excluant du même coup les Arabes. Pourtant, comme l’a si bien démontré Schlomo Sand dans son ouvrage : il n’y a pas de peuple juif, il y a une religion juive. Ce sont des sémites au même titre que les Palestiniens avec une ascendance cananéenne.

    Qu’est-ce que le sionisme et l’antisionisme ?

    « Le mot ’sionisme’’ apparaît à la fin du XIXe siècle pour désigner un ensemble de mouvements différents dont l’élément commun est le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique, en général localisé en Palestine. Le sionisme politique a atteint son but, la création d’un État juif en Palestine. Initialement, le sionisme d’essence laïque n’avait pas encore formalisé le projet d’un Etat aseptisé des Palestiniens spoliés en 1967 de leurs territoires et voire encore. Depuis, le leitmotiv du gouvernement actuel est de faire reconnaître un Etat strictement juif ; de ce fait, les Arabes israéliens n’auront pas vocation à rester dans ce qui est appelé Israël.

    Manuel Valls associe antisionisme et antisémitisme

    Devant les quelque 800 personnes qui se pressaient lundi 7 mars dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du Crif, président un "tribunal dinatoire" selon le bon mot de Alain Finkelkraut a déclaré : « Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Manuel Valls lui a répondu : « Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur, C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas. » « La grille de lecture déformante et injuste » appliquée, selon lui, à Israël, pour faire de ce pays « le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation. Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau, Un antisémitisme d’extrême droite, mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (...), il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. » (2)

    L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

    L’amalgame, écrit Eric Hazan, avec l’anti-sionisme c’est-à-dire le refus de la politique actuelle d’Israël de quitter les territoires occupés depuis 1967, n’est pas l’antisémitisme. Les Palestiniens qui sont eux aussi des Sémites ne peuvent pas être contre eux-mêmes. D’un côté il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que « l’antisionisme ? ». Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des juifs du monde entier ; par conséquent, être « antisioniste », critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les juifs - c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des juifs vit ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme »(...). (3)

    « La deuxième réponse poursuit Eric Hazan, à la question ’qu’est-ce que l’antisionisme ?’’ est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Le boycott d’Israël est un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la « destruction d’Israël », d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié. » (3)

    La coexistence pacifique des juifs et des musulmans

    Pourtant, on sait que les juifs ont toujours trouvé en terre musulmane la sécurité et la paix, notamment dans les périodes récurrentes des pogroms ; ils n’eurent jamais la paix qu’ils trouvèrent en terre musulmane, notamment dans l’Espagne des Ommeyades. On sait que Maïmonide, le grand écrivain juif, a écrit son livre « Dalil al Ha’irine », « Le livre des égarés », en langue arabe. A titre d’exemple de ce vivre-ensemble qui a traversé les siècles, le grand écrivain Mostefa Lacheraf parle de la bonne entente entre juifs et musulmans en Algérie : « (…) Et puis, l’école officielle du village de Sidi Aïssa était une école dite indigène’’ où il n’y avait pas un seul élève européen, mais une majorité d’élèves musulmans en même temps qu’une douzaine de petits israélites parlant l’arabe comme leur langue maternelle et fortement arabisés dans leurs genres de vie. Eux et leurs familles appartenaient à la communauté juive du Sud algérien et portaient cinq ou six noms parmi ceux de l’ancienne diaspora andalouse judaïque réfugiée au Maghreb entre les XIVe et XVIIe siècles. (...) » (4)

    « Peut-être que la mode religieuse n’était pas, à l’époque, pour le « m’as-tu vu » et le côté spectaculaire de la simple pratique, de l’observance rituelle exagérée comme aujourd’hui. (...) il n’existait ni mosquée officielle ni église ni synagogue connue en tant que telle. Femmes juives et femmes musulmanes se rendaient visite pendant les fêtes religieuses et leurs familles partageaient parfois l’usage de la même cour dans la grande maison (...). Je me rappelle encore ce que chantaient quelques femmes israélites venues offrir à ma mère du pain azym de la Pâque juive en entonnant sur le pas de la porte, en partant, un air célèbre d’origine andalouse, le chant nostalgique de « l’Au revoir ». Les relations entre les deux communautés allaient sans doute changer à l’avènement du sionisme agressif, militaire et colonial lors de la spoliation de la Palestine par le nouvel Etat d’Israël (...) ». (4)

    Intimidation et amalgame d’Israël sur l’« antisémitisme »

    On sait que la dette ad vitam aeternam de l’Europe a fait que cette dernière a laissé Israël occuper totalement la Palestine sans partage . On comprend alors que cette impunité a fait dire à Aba Eban ancien ministre des Affaires étrangères israélien les frontières d’Israël sont les frontières d’Auschwitz » Ilan Pappe israélien progressiste, professeur à l’université d’Exeter écrit à ce propos : « Nous qui nous trouvons dans la zone de confort occidentale ne devons pas battre en retraite ou céder aux fausses accusations d’antisémitisme (...) Les jours à venir seront très éprouvants et nous devrons non seulement être patients mais aussi retourner à la tribune, sur les sites Web, à la radio et à la télévision pour expliquer de nouveau ce qui est évident pour bon nombre d’entre nous : le sionisme n’est pas le judaïsme et l’antisionisme n’est pas synonyme d’antisémitisme. Le sionisme n’a pas été le remède au pire épisode antisémite qu’a vécu l’Europe : l’Holocauste. Le sionisme n’a pas été la bonne réponse à cette atrocité. (...) Comment expliquer autrement que l’Europe n’ait rien fait alors que le régime nazi exterminait les juifs et qu’elle ait demandé pardon en soutenant un nouveau plan visant à se débarrasser des juifs en les envoyant coloniser la Palestine ? Rien de surprenant à ce que cette logique absurde n’ait pas mis un terme à cet élan antisémite. Elle l’a plutôt entretenu.(...) » (5)

    Non ! antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes
    Pour Rony Brauman, ancien président de « Médecins sans frontière » qui a tenu à répondre, à réagir après les propos de Valls (...) Intéressons-nous plutôt aux rapports entre sionisme et antisémitisme, en nous souvenant en premier lieu que la majorité des juifs du monde, et notamment les Français, furent opposés au sionisme jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et que même alors, la majorité des juifs d’Europe ne choisit pas la Palestine après la shoah. Pas plus que les juifs russes fuyant les pogroms à la fin du XIXe siècle, dont seul 1% se rendit en « Terre promise ». (...)Que l’on puisse sans contradiction être prosioniste et antisémite devrait tomber sous le sens, puisqu’il s’agissait, dès l’origine, de débarrasser l’Europe de ses juifs, projet commun des uns et des autres avant que surgisse la folie hitlérienne Ce que notre Premier ministre semble ignorer. Estimer que la création d’Israël fut une décision funeste, y compris pour les juifs, relève de la liberté d’opinion, au même titre que l’opinion contraire. Les saisies de terres, destructions de maisons, emprisonnements administratifs, extensions de colonies, voilà ce qui nourrit aujourd’hui la critique d’Israël et de sa politique du fait accompli. Si le sionisme historique est pluriel, sa forme contemporaine est monocolore, largement sous le contrôle des colons. » (6)

    L’antisémitisme : arme d’intimidation massive.

    Bruno Guigue normalien, professeur parle d’arme d’intimidation massive, il écrit :

    « Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. (...) Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. (...) En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine. Ce rachat par procuration de la conscience européenne, Israël s’y prêta doublement. (...) On a beau rappeler que la Palestine n’est pas la propriété d’une ethnie ou d’une confession, que la résistance palestinienne n’a aucune connotation raciale, que le refus du sionisme est fondé sur le droit des peuples à l’autodétermination, (...) L’assimilation frauduleuse de l’antisémitisme et de l’antisionisme, il est vrai, procure deux avantages symboliques. Le premier est à usage interne. Cette assimilation limite drastiquement la liberté d’expression, Elle vise alors à disqualifier l’opposition politique et militaire à l’occupation sioniste. Cible privilégiée de cet amalgame, la résistance arabe se voit renvoyée à la haine supposée ancestrale qu’éprouveraient les musulmans pour les juifs. (...) Terroriste parce qu’antisioniste, antisioniste parce qu’antisémite, la résistance arabe cumulerait donc les infamies. »(7)
    Même à l’intérieur d’Israël des voix dissonantes

    Enfin, à l’intérieur du premier cercle du pouvoir, des voies dénoncent les dérives actuelles. D’abord, celle du général Golan en activité qui déclare : « Si quelque chose m’inquiète par rapport à la Shoah, c’est de reconnaître qu’il existe parmi nous aujourd’hui en 2016 des signes des mêmes processus nauséabonds qui existaient en Europe en général, et plus particulièrement en Allemagne, il y a 70, 80, 90 ans. » (8)

    « De même, lors de la Conférence annuelle sur la sécurité d’Israël du 14 juin à Herzliya, l’ancien Premier ministre Ehud Barak, a mis en garde contre une politique qui conduit Israël à sa perte, il a détaillé le plan secret de son successeur : Israël prévoit de contrôler pour toujours les territoires conquis en 1967. Israël n’est pas intéressé par la solution à deux États, et s’oppose à la création d’un État palestinien à sa frontière. Israël attend que le reste du monde s’adapte et accepte cette réalité. Israël accepte l’autonomie pour les Palestiniens, mais pas le droit à un État. Israël construit patiemment des colonies pour créer progressivement des faits irréversibles sur le terrain. Ce programme, s’il est appliqué, conduira inévitablement Israël à devenir « un État d’apartheid ». (9)

    On le voit , rien de nouveau sous le soleil ! D’autant qu’avec l’équipe actuel au sein de l’autorité palestinienne c’est la compromission en rase compagne. Winston Churchill apostrophant le premier ministre Chamberlain à son retour de Munich où il signa l’acte de reddition morale- en abandonnant à son sort la Tchécoslovaquie- avec le premier ministre français Daladier : « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre » Nul doute que l’Autorité Palestinienne et ses chefs termineront une vie sans dignité laissant dans la détresse un peuple qui ne demande qu’à vivre moins de 20% qui lui reste de la Palestine originelle.

    1. Antisémitisme : Encyclopédie Wikipédia
    2. http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/08/au-diner-du-crif-m-valls-assimile-antisionisme-et antisemitisme_4878208_1653130.html#c147rBSvVRlCzwGF.99

    3.Eric Hazan http://www.liberation.fr/debats/2016/05/04/le-boycott-d-israel-n-est-pas-de-l-antisemitisme_1450552

    4. Mostefa Lacheraf : Des noms et des lieux, éditions Casbah, pages 19 (1998)

    5. http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/ne-c-dons-pas-maintenant-l-intimidation-d-isra-l-sur-l-antis-mitisme-

    6. http://www.alterecoplus.fr/chronique/rony-brauman/non-antisionisme-et-antisemitisme-ne-sont-pas-synonymes-201603290924-00

    7.Bruno Guigue http://arretsurinfo.ch/lantisemitisme-arme-dintimidation-massive-par-bruno-guigue

    8.Jean Shaoul https://www.wsws.org/fr/articles/2016/mai2016/isra-m14.shtml

    9. http://www.voltairenet.org/article192386.html

    Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour /244033-l-antisionisme-n-est-pas-de-l-antisemitisme.html

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz


  • Israël sur la voie rapide pour annexer la Cisjordanie
    Middle East Eye | Meron Rapoport | 19 décembre 2016
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/isra-l-sur-la-voie-rapide-pour-annexer-la-cisjordanie-502799492
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/AmonaRayofLight.AFP_.jpg

    Dans un extrait éloquent de The Law in These Parts, un des documentaires les plus approfondis sur l’histoire juridique de l’occupation israélienne des territoires palestiniens, Meir Shamgar, ancien président de la Cour suprême d’Israël, est interrogé sur la raison pour laquelle les tribunaux israéliens s’abstiennent systématiquement de traiter la question de la légalité des colonies.

    « Je ne sais pas », répond Shamgar après un long silence.

    Il n’y a personne de plus apte à répondre à cette question que Shamgar. En tant que procureur général de l’armée israélienne pendant l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza en juin 1967, puis procureur général de 1968 à sa nomination à la Cour suprême en 1975, il a été l’un des architectes de la stratégie juridique israélienne dans les territoires occupés.

    La pierre angulaire de cette stratégie était le refus d’admettre que la Cisjordanie et Gaza étaient des « territoires occupés » où la quatrième Convention de Genève devait être mise en œuvre, tout en appliquant cette convention « volontairement » sur ce même territoire.

    En bref, la stratégie était d’agir comme une force d’occupation militaire sans la reconnaissance formelle des tribunaux israéliens ou de la communauté internationale.

    Cette ambiguïté a permis à Israël de mettre un visage juridique, du moins à ses propres yeux, sur son occupation longue de presque cinquante ans, permettant aux Palestiniens de faire appel à sa Cour suprême, tout en installant des centaines de milliers d’Israéliens en Cisjordanie, en violation flagrante de l’article 49 de la Convention de Genève qui interdit les transferts de population civile vers des territoires occupés.

    #colonisation_de_peuplement

    https://seenthis.net/messages/553127 via Loutre


  • Verdict du procès de Hambourg : quand la pensée sécuritaire accuse le « réfugié » et le « musulman » | Stéphanie Pouessel
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/verdict-du-proc-s-de-hambourg-quand-la-pens-e-s-curitaire-accuse-le-r

    Des témoins manipulés par les policiers, des médias survoltés, des politiques qui ont menti… une polémique à même de devenir un des scandales médiatico-juridiques de ces dernières années. Mais elle ne le sera certainement pas, tant la pensée dominante anti-islam est forte Source : Middle East Eye

    https://seenthis.net/messages/542761 via Rezo


  • Tout n’est pas de tout repos sur le front du Golan : l’équation israélo-syrienne change | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/tout-n-est-pas-de-tout-repos-sur-le-front-du-golan-l-quation-isra-lo-

    Tous ces incidents, jusqu’au dimanche 11 septembre, restaient sans réponse du régime syrien – du moins, pour l’opinion publique. Aujourd’hui, les responsables du gouvernement israélien et les officiers de l’armée tentent de déterminer si le lancement de missiles S-200 signifie un changement de politique par Assad ou s’il s’agit d’un étalage de force symbolique.

    Cependant, une chose est déjà claire : le tir de missiles dans la région de Quneitra n’était pas un hasard. L’armée syrienne a publié un communiqué officiel concernant l’incident.

    Ceci est le second cas connu de représailles de l’armée d’Assad contre l’activité militaire israélienne en territoire syrien, mais c’est le premier incident de ce genre rendu public. Le premier cas, il y a sept mois, n’avait pas été signalé par Israël ou le gouvernement syrien.

    Samedi dernier, deux autres obus ont débordé de la guerre en Syrie, mais cette fois, ils ont été interceptés par le système de défense anti-roquettes d’Israël, le « Dôme de fer ».

    Depuis plusieurs années, comme l’a reconnu le Premier ministre Benjamin Netanyahou il y a quelques semaines, l’armée israélienne a agi à sa guise dans l’espace aérien syrien en violation de la souveraineté de la Syrie et de l’accord de désengagement de mars 1974, signé par les deux pays après la guerre du Kippour (guerre d’octobre) en 1973.

    https://seenthis.net/messages/526460 via assalam12


  • La guerre contre le terrorisme est arrivée chez nous, et voici pourquoi
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/la-guerre-contre-le-terrorisme-est-arriv-e-chez-nous-et-voici-pourquo

    Fondamentalement, nous vivons aujourd’hui dans un modèle de #capitalisme militaro-industriel qui se nourrit de #conflits sans fin. Sur le plan politique, les figures politiques #néolibérales s’appuient sur l’existence d’ennemis à l’étranger – et chez nous – pour créer des #citoyens dociles et craintifs. Si vous ne pouvez pas apporter la sécurité sociale et l’espoir pour l’avenir, la peur représente un très bon substitut. À l’étranger, de vastes #profits sont réalisés grâce aux ventes d’armes et à l’influence #politique liée sur les régimes des États clients. On se demande combien de ces régimes clients sont désormais #la_queue_qui_commande_la_tête.

    Les adversaires de ce modèle d’impérialisme tardif – et il y en a des millions dans le monde entier – ont mis en garde contre le fait que cela pourrait finalement apporter le #chaos et la #violence, non seulement dans les régions directement touchées, mais aussi en Occident. Nous ne pouvons pas bombarder les terroristes à l’étranger pour les précipiter dans l’oubli et espérer avoir la paix chez nous. Comme le stipule la troisième loi du mouvement de Newton, chaque action provoque une réaction égale et opposée.

    https://seenthis.net/messages/512607 via Kassem


  • Guerre au Hezbollah : le pari incertain de l’Arabie saoudite | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/guerre-au-hezbollah-le-pari-incertain-de-l-arabie-saoudite-311467344

    La réponse du Hezbollah aux menées saoudiennes est venue du sud-Liban. Le 6 mars 2016, plusieurs centaines de ses partisans se sont réunis dans le village d’Ansar, à l’occasion d’une cérémonie d’hommage à un de ses dirigeants militaires tombé en Syrie : Ali Fayyad (Ala al-Bosnia). Retransmis en direct, le discours de Hassan Nasrallah se veut offensif : pour le secrétaire général de l’organisation, les décisions du CCG s’expliquent par l’enlisement des Saoudiens au Yémen, et par leur incapacité à faire tomber le régime syrien depuis 2011. Israéliens et Saoudiens sont mis sur un pied d’égalité : les uns et les autres ne manquent jamais de désigner l’Iran comme leur ennemi principal.

    Surtout, Hassan Nasrallah compte briser l’idée d’un consensus arabe contre le Hezbollah. De manière significative, les membres du parti applaudissent le dirigeant de l’organisation en brandissant des affiches aux couleurs de l’Algérie, de l’Irak, mais aussi de la Tunisie. L’Algérie et l’Irak se sont en effet distanciés des autres ministres arabes de l’Intérieur. Le cas tunisien est plus complexe : Hedi Mahjoub, le ministre de l’Intérieur du pays, a ratifié le 2 mars le vote de ses pairs. Mais le lendemain, un communiqué du ministère des Affaires étrangères tunisien obtenant l’aval de la présidence de la République le contredit. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tout comme le puissant Ordre national des avocats, ont fait campagne pour que la Tunisie ne classe pas le Hezbollah comme organisation terroriste.
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  • Pourquoi Israël a inventé le concept de « blocs de colonies »
    #Israël #Palestine -
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/pourquoi-isra-l-invent-le-concept-de-blocs-de-colonies-716592059

    Le paradoxe est que les « blocs de colonies » sont invoqués par les représentants et les apologistes d’Israël comme preuve de la faisabilité d’un État palestinien viable alors que dans les faits, leur positionnement sur le terrain est conçu précisément pour empêcher ce scénario. Ne laissons pas ce concept engendrer la confusion : les « blocs » doivent être pris pour ce qu’ils sont.

    #enfumage

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  • Cologne : un vieux parfum de #racisme
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/cologne-un-vieux-parfum-de-racisme-1888959776

    Vous souvenez-vous de l’édition 2012 du célèbre festival de la bière allemand lorsqu’une femme a été violée le premier jour et 91 autres ont été agressées sexuellement par les festivaliers ?

    Probablement pas, l’information est à peine parue dans les journaux locaux à l’époque. Plus de deux semaines après les événements de la Saint-Sylvestre à Cologne en Allemagne, lorsque 30 hommes qui seraient d’origine arabe ont été accusés d’avoir agressé sexuellement des dizaines de femmes présentes, l’histoire ne se calme pas.

    #viol #agressions

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  • Israël : le Shabak joue les trouble-fête | Middle East Eye
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/isra-l-le-shabak-joue-les-trouble-f-te-250651704

    Ce que cela révèle plutôt, c’est l’écart croissant entre un gouvernement israélien de plus en plus extrême et l’appareil militaire/sécuritaire du pays. Tandis que certains ministres voient l’Autorité palestinienne comme la source de tous les maux et veulent son démantèlement, l’armée israélienne et le Shabak considèrent toujours l’AP comme le seul organe capable d’empêcher une troisième Intifada en bonne et due forme.

    Malgré le fait que la violence dure depuis deux mois et qu’elle ne semble pas sur le point de s’arrêter, les commentateurs palestiniens et les hauts gradés de l’armée israélienne sont unis dans leur désir d’éviter d’étiqueter les troubles actuels comme une nouvelle intifada en raison de l’absence d’un leadership clairement identifiable. La majorité de la société palestinienne n’a pas encore rejoint le mouvement et l’armée israélienne ne veut pas d’une escalade.

    Les cercles du pouvoir militaire, qui jouissent d’un prestige important auprès du public israélien, peuvent encore repousser la pression émanant de la classe politique. Toutefois, si la violence se poursuit, et si l’armée et le Shabak continuent d’être décrits par les politiciens de droite comme « impuissants » à l’arrêter, les choses pourraient changer.
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  • Comment les #États-Unis ont créé l’#État_islamique
    http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/comment-les-tats-unis-ont-cr-l-tat-islamique-950010770

    Rétrospectivement, il est difficile de ne pas voir en tout cela une sorte de #djihadisme américain, ainsi qu’une tentative visant à établir ce qui pourrait être perçu comme un #califat américain au sein de la région -

    [...]

    Au total, les invasions, les occupations, les campagnes par drone dans plusieurs pays, les morts qui se comptent par centaines de milliers, les millions de personnes déracinées et contraintes de s’exiler à l’intérieur ou hors des frontières de leur pays et le gaspillage de milliers de milliards de dollars ont permis de réaliser le rêve d’Oussama ben Laden et servent d’outils de recrutement efficaces pour les djihadistes.

    Quand les États-Unis ont accompli leur mission, après avoir déclenché le processus menant aux insurrections, aux guerres civiles, à la croissance des milices extrémistes et à l’effondrement des structures étatiques, nous avons assisté à l’émergence de quelque chose de nouveau sur la planète Terre : l’#EI, ainsi que d’autres groupes extrémistes incluant les #Talibans pakistanais, qui défient désormais ouvertement l’État dans certaines zones du pays, Ansar al-Charia en Libye et #al-Qaïda dans la péninsule arabique au Yémen.

    Même si les militants de l’EI seraient sans aucun doute horrifiés à cette idée, ils sont le résultat des actions de Washington. Treize années de guerre, d’occupation et d’intervention des États-Unis dans la région ont joué un rôle majeur, leur préparant le terrain. L’EI est probablement notre pire cauchemar (jusqu’à présent), mais il est également notre héritage – pas uniquement parce que beaucoup de ses chefs proviennent de l’armée irakienne, démantelée par nos soldats, mais aussi parce que ses membres ont eu l’opportunité de renforcer leurs croyances et leurs compétences au sein des prisons que nous avons construites (la prison de Camp Bucca semble avoir été le West Point de l’extrémisme irakien), et de développer leurs connaissances en analysant les opérations de lutte contre le terrorisme mises au point par les États-Unis durant les années d’intensification militaire (« surge ») de l’occupation. En fait, tout ce qui a été fait pour combattre le terrorisme a facilité leur ascension. Après tout, nous avons démantelé l’armée irakienne et nous avons reconstruit une armée dont les soldats risquent de s’enfuir dès qu’ils détectent la présence des combattants de l’EI, leur laissant libre accès aux importantes réserves d’armes constituées par Washington.

    Nous avons essentiellement détruit l’État irakien, tout en favorisant la nomination d’un leader chiite capable de persécuter suffisamment les sunnites pour créer une situation dans laquelle l’EI serait le bienvenu, sinon toléré, au sein de régions importantes du pays.

    #crimes #impunité

    http://seenthis.net/messages/390882 via Kassem