Métropolitiques

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  • De la critique théorique au « faire » : la transformation du droit à la ville à travers les communs madrilènes
    http://www.metropolitiques.eu/De-la-critique-theorique-au-faire-la-transformation-du-droit-a-la-vi

    Les Laboratoires urbains madrilènes se sont développés ces dernières années dans les interstices de la ville laissés vacants par le marché ou les pouvoirs publics. Raphaël Besson dresse un panorama de ce renouvellement urbain « par le bas » et open source, où les communs se dessinent moins comme une (...)

    #Alternatives_concrètes


  • Discrimination territoriale ? Les mobilisations de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis
    http://www.metropolitiques.eu/Discrimination-territoriale-Les-mobilisations-de-parents-d-eleves-en

    De récentes mobilisations de parents d’élèves ont conduit à la saisine du Défenseur des droits pour « discrimination territoriale ». S’appuyant sur une enquête de terrain conduite dans trois communes de Seine-Saint-Denis, Félicie Roux expose les revendications de ces collectifs de parents et les (...)

    #Social


  • La rénovation urbaine aux États-Unis : une politique néolibérale ?
    http://www.metropolitiques.eu/La-renovation-urbaine-aux-Etats-Unis-une-politique-neoliberale.html

    En autorisant les démolitions et les expulsions dans des quartiers populaires bien situés, la rénovation urbaine est parfois décrite comme une politique néolibérale, favorable aux investisseurs fonciers et immobiliers. Fondée sur le traumatisme des politiques urbaines de l’après-guerre, cette lecture (...)

    #Social


  • La France d’en bas, vue d’en haut. Regards des riches sur leurs compatriotes impécunieux
    http://www.metropolitiques.eu/La-France-d-en-bas-vue-d-en-haut-Regards-des-riches-sur-leurs-compat

    Comment les inégalités socio-économiques sont-elles perçues par ceux qui se trouvent au sommet de l’échelle sociale ? C’est la question qu’ont posée des chercheurs dans trois métropoles mondialisées : Paris, Delhi, São Paulo. Éric Agrikoliansky analyse les enseignements issus de cette enquête sur la (...)

    #Social


  • Qu’est-ce qu’une #prison modèle ? L’exemple des « centres-types » espagnols - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Qu-est-ce-qu-une-prison-modele-L-exemple-des-centres-types-espagnols
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1177.jpg?1513809374

    L’#architecture des nouvelles prisons espagnoles repose sur la normalisation des conditions de détention, objectif inscrit dans les Règles pénitentiaires européennes de 2006. Articulée à la reconnaissance de nouveaux droits des personnes détenues, la normalisation carcérale renvoie à l’alignement des conditions de vie en détention sur les standards de la vie extérieure. Pour cela, l’administration pénitentiaire espagnole mise sur l’assimilation à la ville, pour définir les nouvelles normes architecturales et l’organisation de l’espace au sein des centres-types. Cette évolution s’inscrit dans le mouvement actuel d’importation des codes de la ville à l’intérieur même des prisons (Salle 2012), et qui se fait en parallèle d’un éloignement des prisons des centres urbains.

    https://seenthis.net/messages/655858 via Agnès Maillard


  • #Migrations et #inégalités : l’importance des classes sociales. Entretien avec Anne-Catherine Wagner - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Migrations-et-inegalites-l-importance-des-classes-sociales-Entretien
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1167.jpg?1512001982

    Le capital international est une notion d’inspiration bourdieusienne qui permet de penser ensemble différentes ressources : le #capital économique, mais aussi le capital linguistique et social. Pour comprendre la position de différentes catégories de population étrangère, il faut s’intéresser au type et au montant du capital international détenu. Les grands #bourgeois détiennent toutes les formes de capital international. Ils possèdent différents lieux de résidence ainsi que des entreprises, ils ont souvent été élevés au contact de nurses irlandaises ou anglaises, et ils ont une famille étendue à l’échelle internationale qui leur permet de s’insérer dans la « société » et les clubs de tous les pays. Héritiers de familles de banquiers ou d’industriels, ils représentent un cas idéal-typique de la #mobilité internationale car ils ont la capacité d’être chez eux partout dans le monde. Je me souviens, par exemple, de ce comte qui me disait : « Aujourd’hui, c’est tellement rapide les transports, j’appelle ma fille qui vit en Argentine, elle m’invite à dîner, je prends l’avion et j’y suis le soir. » En comparaison, les cadres internationaux ne sont pas toujours aussi fortunés, leur maîtrise des langues est plus variable, et ils peuvent rejoindre des associations où nouer des liens, mais n’ont pas un réseau familial étendu à l’échelle internationale.

    Cette notion permet ensuite de penser la circulation des #ressources. Alors qu’ils ne sont pas les plus mobiles, les migrants privilégiés détiennent les capitaux qui circulent le mieux à l’échelle internationale : l’argent, les diplômes, la culture… Leurs pratiques ont des effets symboliques sur la célébration de la mobilité et du voyage, notamment dans les valeurs éducatives transmises aux enfants. En parallèle, les migrants non qualifiés qui connaissent une mobilité plus intense ont des ressources linguistiques et des réseaux de sociabilité étendus, mais plus difficilement convertis dans le pays d’accueil. Alors que le bilinguisme est célébré dans les milieux aisés, les langues d’origine peuvent devenir un stigmate au sein des classes populaires.

    https://seenthis.net/messages/648634 via Agnès Maillard


  • Les logiques des votes FN
    http://www.metropolitiques.eu/Les-logiques-des-votes-FN.html

    Deux ouvrages parus à la veille des élections de 2017 décryptent les logiques du vote FN. Insistant sur l’hétérogénéité de cet électorat, ils reviennent sur l’importance des transformations sociales et économiques et soulignent les impasses des explications focalisées sur le seul déclassement. Alors que (...)

    #Politique


  • Emplois aidés : menace sur les services non marchands
    http://www.metropolitiques.eu/Emplois-aides-menace-sur-les.html

    Les coupes budgétaires massives dans les contrats aidés suscitent de vives inquiétudes. Accentuant la pression sur les collectivités locales et fragilisant un secteur, l’économie sociale et solidaire, qui assume un nombre croissant de services sociaux et de santé, elle met en péril les services (...)

    #Social


  • Distance spatiale et distance de classe - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Distance-spatiale-et-distance-de.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1128.jpg?1499657554
    Un article très important sur un changement profond du monde du #travail qui se traduit bien sûr par des #inégalités plus marquées, des #mobilités sociales fortement réduite et des #antagonismes de #classes grandissants.

    La mobilité géographique contre la promotion locale

    Le système de promotion interne à l’œuvre à la SNCF, comme dans la plupart des entreprises industrielles publiques, a longtemps favorisé une stabilisation du personnel ainsi qu’une forte composition familiale. Les enfants de salariés, qu’ils soient ouvriers ou cadres, pouvaient être privilégiés lors des embauches. Mais ce système qui rendait possible la constitution d’un corps de cadres réalisant l’essentiel de leur carrière sur le site est remis en cause par le tournant néolibéral qui touche le transport ferroviaire, comme les autres secteurs publics. À partir des années 1990-2000, les réformes dites de « modernisation » et l’application de méthodes de management importées du privé mettent à mal la reproduction du groupe des agents d’encadrement, qui se singularisaient par des origines populaires, un ancrage local et une maîtrise technique partagée avec les ouvriers. À cet égard, la remise en cause des savoir-faire et la démonétisation des ressources liées à l’autochtonie (Retière 2003) ne concernent pas seulement les classes populaires ; elle touche aussi les cadres.

    Depuis les années 2000, les responsables ne font en général que passer à la tête des établissements de la SNCF. Ils doivent faire preuve de mobilité, qui ne favorise pas leur insertion locale et leur attachement aux salariés. Selon un processus général à toute l’industrie, l’encadrement patronal des ateliers ferroviaires est de moins en moins constitué de cadres « maison ». Certaines formes de promotion interne ont disparu avec l’allongement des études et la multiplication d’agents recrutés grâce à leurs diplômes et non sur examen ou concours, notamment des ingénieurs des grandes écoles (Andolfatto, Dressen et Finez 2012 ; Boussard 2011). Une fraction importante des dirigeants de la SNCF ne sont plus cheminots et viennent du secteur privé (Valéo, Thompson, Renault, etc.).

    Rarement d’origine populaire, les nouveaux responsables de l’atelier où a été mené l’enquête de terrain viennent désormais de l’extérieur, pour des missions de courte durée, et ne s’installent pas sur place. Ils résident dans l’agglomération régionale, située à 70 kilomètres du bourg, voire dans des grandes villes plus éloignées encore [1]. Contrairement à leurs prédécesseurs, ces cadres managers ne s’investissent plus dans la vie locale, ils ne font pas leurs courses dans le bourg et ne jouent pas dans le club de foot. Leurs enfants ne fréquentent pas les enfants d’ouvriers dans l’école communale. Leur distance aux classes populaires locales est indissociablement sociale et spatiale. Elle est entretenue par une organisation du travail qui les incite à une mobilité incessante et à la dépersonnalisation de leur relation avec les salariés d’exécution.

    https://seenthis.net/messages/613758 via Agnès Maillard


  • Décroître pour survivre ? Démolitions et transition énergétique à Vitry‑le‑François - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Decroitre-pour-survivre.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1124.jpg?1498672634
    #décryptage : on va appeler #décroissance et #transition_énergétique le fait de virer les #pauvres de la #ville.
    Whouhahouh : là, je reste sur le cul d’un tel niveau de #propagande !

    la vacance du parc HLM continue à s’accroître (35 % en 2012), de même que la paupérisation de ses locataires. Cette fragilisation continue de son modèle de gestion conduit finalement le bailleur social à solliciter l’aide de la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS) en 2012, afin d’éviter la faillite. Cette aide implique une restructuration lourde de l’organisme : entrée à son capital d’un acteur régional du logement social ; poursuite des démolitions, notamment dans le parc collectif (tours et barres), conduisant notamment à programmer la démolition de 844 logements dans un quartier qui en compte 1 350 ; recentrage du parc sur la ville-centre et sur son cœur de métier, celui de logeur.

    Par ailleurs, ce contexte d’urgence conduit la municipalité et l’intercommunalité à se rapprocher du bailleur, sur la base d’une restructuration profonde de l’offre de logement et d’un diagnostic partagé liant le redéveloppement de la ville au maintien et à l’attraction des classes moyennes. Comme l’indique un cadre du bailleur : « on avait une fuite de population, donc on voulait conserver ce qu’on avait en fidélisant la classe moyenne » (direction du bailleur, juillet 2015). Fondé sur la recherche de rationalité économique, le diagnostic du bailleur rejoint ici celui de la municipalité, laquelle élabore pour sa part la vision d’une ville structurellement inadaptée car trop longtemps conçue par le patronat autour d’une spécialisation dans le logement ouvrier.

    https://seenthis.net/messages/611075 via Agnès Maillard


  • Résister à la ville néolibérale ? L’initiative populaire à Berlin
    http://www.metropolitiques.eu/Resister-a-la-ville-neoliberale-L.html

    Face à la crise des démocraties représentatives occidentales, la démocratie directe émerge comme une voie possible de régénération. L’expérience des « initiatives populaires » en Allemagne illustre la fécondité des innovations institutionnelles qui la soutiennent mais aussi les difficultés de leur mise en (...)

    #Social


  • Choisir ses occupants - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Choisir-ses-occupants.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1047.jpg?1483718576
    Quand le #squat artistique valorise un quartier en perte de vitesse : ou comment le #capitalisme #foncier se refait la pomme sur le dos de ses contestataires.

    La théorie de la rente foncière suggère que l’occupation temporaire peut augmenter la valeur d’un bien, à travers la conversion de la valeur d’usage créée par le #collectif occupant en une valeur d’échange au moment de la vente du bien. Les collectifs disposent, en effet, des compétences pour mettre en visibilité un lieu. Même un hangar standardisé comme la halle Papin à Pantin ou une structure hospitalière comme Saint-Vincent-de-Paul deviennent singuliers, attractifs, valorisés, grâce aux savoir-faire et au travail de décoration et d’animation des associations SoukMachines et Plateau urbain [6]. En créant des événements (ateliers, soirées, expositions), ces collectifs captent des populations extérieures aux quartiers concernés et qui, autrement, ne les fréquenteraient pas [7]. Ce travail revient à la production de « goodwill » (Veblen 1908), c’est-à-dire à la création de perspectives positives sur un actif matériel. Au moment de la vente du bien, ce goodwill permet une « création de richesses matérielles à partir d’actifs immatériels » accumulés lors de l’occupation (Veblen 1908, p. 120 ; traduction de l’auteur).

    Cette valorisation ne se limite pas au périmètre du site occupé, mais à des effets (supposés, au moins) sur son environnement. Dans le cas du 6b, la structure et son animation sont maintenues, alors que Brémond, propriétaire du bâtiment, vend les appartements qu’il construit sur les terrains alentours. Ce dernier met en avant « un nouvel art de vivre » dans « un patrimoine valorisé par la présence d’artistes » [8]. Cette utilisation des artistes à des fins de #gentrification est, de fait, employée de façon assez systématique par les promoteurs immobiliers à New York [9]. Il renvoie à l’internalisation de la « critique #artiste » par les entreprises (Boltanski et Chiapello 1999), ici pour faire des profits au moyen de la rente foncière.

    https://seenthis.net/messages/570156 via Agnès Maillard


  • Naissance du #locataire - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Naissance-du-locataire.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1053.jpg?1484756334

    Elle offre surtout une pluralité de points de vue sur les rapports de location, depuis la définition des grandes orientations législatives et les mobilisations collectives des groupements de propriétaires et des syndicats de locataires, jusqu’à la jurisprudence arbitrant les litiges privés portés devant les tribunaux (arriérés de loyer, congé du propriétaire, etc.) ou aux productions culturelles qui les mettent en scène (vaudevilles, chansonniers anarchistes, caricatures de Daumier, etc.). L’ouvrage réinscrit ainsi les rapports locatifs dans les grands cycles économiques et les bouleversements socio-politiques ayant marqué l’histoire contemporaine des #villes françaises, tout en offrant un point de vue original et incarné sur ces derniers.

    #logement

    https://seenthis.net/messages/561911 via Agnès Maillard


  • L’agriculture urbaine doit rester un bien commun, pas une activité commerciale
    https://reporterre.net/L-agriculture-urbaine-doit-rester-un-bien-commun-pas-une-activite-commer

    L’essor de l’agriculture urbaine est continu depuis une décennie. Mais ce mouvement restera-t-il porteur d’émancipation et d’autonomie, ou va-t-il devenir activité commerciale ? C’est la question posée par l’auteur de cette #Tribune. Antoine Lagneau coordonne l’Observatoire de l’agriculture urbaine et de la biodiversité à Natureparif, en Ile-de-France. Il est l’auteur de #Agriculture urbaine, vers une réconciliation ville-nature, (éd. Le Passager clandestin, 2015) et enseigne à l’IUT de Bobigny et à (...)

    Tribune

    / Agriculture

    « http://agricultureurbaine-idf.fr »
    « http://guerilla-gardening-france.fr/wordpress/le-printemps-se-prepare »
    « http://www.metropolitiques.eu/Nature-s-en-ville.html »
    « https://www.iau-idf.fr/fileadmin/NewEtudes/Etude_1222/fascicule1_Les_filieres_courtes_de_proximite.pdf »
    « http://www.tommydessine.com »


  • Faire face au manque d’#eau à Recife : les leçons d’une métropole brésilienne - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Faire-face-au-manque-d-eau-a.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1035.jpg?1479981028

    En période de #crise, les populations pauvres sont particulièrement touchées : elles subissent davantage le rationnement, comme l’indiquent les données de la Compagnie d’assainissement du Pernambuco (COMPESA) (Ferreira et al. 2015), et elles disposent de moins d’alternatives pour y faire face, les puits profonds étant coûteux. Or nos entretiens démontrent que cette situation n’est pas reconnue comme telle par les acteurs publics, qu’ils soient élus (à la mairie ou au gouvernement régional) ou membres de l’entreprise concessionnaire (Cary et al. 2014). Ainsi l’exprime ce membre du gouvernement régional en soulignant le fait que les élites locales ne ressentent pas le rationnement : « Diego [4] (…), lorsqu’il est devenu président de la COMPESA, ne savait pas que Recife subissait le rationnement. (…) Il habitait à Boa Viagem [5], son immeuble avait un puits (et) quand il est arrivé à la COMPESA : “le rationnement, quel rationnement ? C’est quoi, cette histoire de rationnement ?” ». Quand le rationnement ne fait pas l’objet d’un déni [6], il est identifié à un problème passager : « On a de l’eau. Nous devons juste améliorer la distribution pour atteindre ces zones qu’on n’arrive pas à satisfaire jusque maintenant », assurent des responsables de la compagnie publique. Cette situation correspond à une injustice spatiale (Soja 2009) marquante qui touche à la dignité des personnes – et en particulier des femmes – confrontées au manque d’eau pour les fonctions élémentaires (toilette, entretien du logement). De ce point de vue, la résilience du système urbain, indéniable au vu de la gamme des alternatives développées, ne saurait gommer le renforcement des injustices liées à la dégradation environnementale (Schlosberg 2007).

    #it_has_begun
    On a un tag pour les guerres de l’eau ?

    https://seenthis.net/messages/545281 via Agnès Maillard


  • Ce que le #sport fait aux filles et aux garçons des cités - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Ce-que-le-sport-fait-aux-filles-et.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1020.jpg?1476427478

    Le sport tend à être perçu de manière positive dans les banlieues populaires, où il jouerait un rôle majeur dans l’éducation et dans l’intégration des jeunes. À rebours de ces représentations « enchantées », l’ouvrage de Carine Guérandel montre comment les politiques publiques et les dispositifs sportifs contribuent à renforcer les #stéréotypes de #genre et l’invisibilité des filles dans les cités.

    https://seenthis.net/messages/533123 via Agnès Maillard


  • #Pendulaires au long cours : comment vivent ceux qui voyagent pour travailler ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Pendulaires-au-long-cours-comment.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton1010.jpg?1474616095

    Les auteurs démontrent la diversité des discours des enquêtés sur leur #mobilité. Ainsi, ceux pour qui la grande mobilité est liée à des activités professionnelles multiples, précaires et éloignées du domicile perçoivent celle-ci comme une contrainte économique. Au contraire, les individus ayant choisis un métier mobile – les auteurs citent, par exemple, les conducteurs de train, ou les commerciaux – « prennent du plaisir lors de leurs déplacements, qu’ils considèrent comme une partie intégrante de leur profession » (p. 51). Le temps est également un facteur. Les auteurs montrent l’évolution du discours de ceux qu’ils appellent les « grands mobiles », en fonction de facteurs externes (par exemple, l’évolution de l’emploi dans le pays) ou encore l’habitude.

    #travail #transport

    https://seenthis.net/messages/527138 via Agnès Maillard


  • Le #football en rénovation : quels stades pour quelles villes ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Le-football-en-renovation-quels.html

    Mais les principales critiques concernent la transformation, plus ou moins explicitement assumée, de la composition sociale des publics. Derrière l’argument légitime de la lutte contre les débordements d’une frange violente des supporters (voir, par exemple, Collinet et al. 2008), les clubs ont mis en place, avec le soutien appuyé des autorités publiques, une #sélection de fait (augmentation du prix des billets, contrôle renforcé des abonnements et du placement à l’intérieur des stades) mais aussi de droit (possibilité pour les préfets de limiter la liberté d’aller et venir des supporters, interdictions de stade et obligation de pointage au commissariat à la mi-temps) de leurs publics, dont le Parc des Princes offre l’exemple le plus abouti. Pourtant, l’éviction progressive des #classes populaires, la multiplication des restrictions des libertés individuelles des supporters, la construction d’une frange de la jeunesse en problème public ne semblent pas particulièrement interpeller les chercheurs en sciences sociales. Seuls certains d’entre eux montrent à quel point il peut être pertinent d’appliquer des grilles de lecture critiques, comme celle de la « ville revanchiste » (Smith 1996), à un certain nombre de ces nouveaux « stades sans le peuple ».

    #exclusion

    http://seenthis.net/messages/499436 via Agnès Maillard


  • Être bien logé pour fabriquer des milliers de beaux bébés ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Etre-bien-loge-pour-fabriquer-des.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton971.jpg?1462457867
    Je trouve intéressant de s’étonner d’une société démocratique qui hiérarchise les populations. Je ne pense pas non plus que l’on puisse prétendre tendre vers l’égalité intrinsèque d’une #société en hiérarchisant sa population, c’est même profondément contradictoire.

    Après ces 17 chapitres, qui pénètrent dans l’#histoire d’une cité-jardin destinée à agir sur les mécanismes de la #sélection naturelle par le biais du #logement, Paul-André Rosental en vient à analyser la question plus générale de l’#eugénisme en France. Comment, se demande-t-il, « dans une #démocratie #politique fondée sur un principe d’"égalité, ont pu être mises en œuvre et légitimées des théories et des politiques qui, implicitement ou explicitement, hiérarchisent les personnes » ? Pour répondre à cette question, il reprend l’exposé des filiations des théories de la sélection volontariste des #populations en donnant un coup d’éclairage sur la période de la Seconde Guerre mondiale. Il insiste d’un côté sur le fait que la cité-jardin a été placée sous autorité allemande, de l’autre sur l’héritage de la Fondation Carrel et sa « #démographie qualitative ». Pour Paul-André Rosental, une des raisons d’être de son étude est de comprendre comment s’est effectuée la recomposition de l’eugénisme après 1945.

    #hiérarchisation

    http://seenthis.net/messages/486573 via Agnès Maillard


  • Tout savoir sur la #rénovation_urbaine sans s’interroger vraiment sur ses conséquences - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Tout-savoir-sur-la-renovation.html
    http://www.metropolitiques.eu/IMG/arton960.jpg?1460370535

    On remarque ainsi qu’aucun des auteurs ne rappelle que la rénovation urbaine, avec sa mesure phare qu’est la #démolition (suivie, certes, le plus souvent d’une reconstruction partielle), revient à détruire un patrimoine de #logements jusqu’alors accessibles aux populations les plus #modestes. Cet oubli tient au fait que la structure de l’ouvrage se révèle plus thématique et descriptive que problématique, plus attentive à déployer les logiques institutionnelles et les jeux des acteurs décisionnels qu’à interroger les conditions économiques et sociodémographiques aussi bien que les cadres d’appréhension et d’énonciation sous-tendant l’existence même de la rénovation urbaine. Il en résulte que ce volume présente et discute les modalités pratiques d’opérations de rénovation ayant abouti à la démolition de 200 000 logements très sociaux sans vraiment examiner les causes et les raisons, explicites ou non, d’un tel chantier. Ce faisant, et bien que certains contributeurs aient pu par ailleurs développer une approche critique du lexique institutionnel, il semble adopter les catégories de raisonnement de l’action publique et se rendre aux évidences proclamées par les décideurs publics : ces quartiers sont « indignes » (Fijalkow 2014) et constituent des « #ghettos » [2], les bâtiments et l’urbanisme sont « obsolètes » (Duarte 2010), la concentration de populations défavorisées est « pathogène »…

    Toutes ces affirmations, conformes au sens commun et constitutives de la doxa institutionnelle, servent de justification pour des opérations de démolition que l’on pourrait pourtant considérer comme problématiques à plus d’un titre : quelles solutions pour le logement des catégories les plus modestes pourront être proposées une fois qu’aura été démoli un parc de logements non convoités par les autres catégories, plus intégrées, de la population « éligible » au logement social ? Quelles sont les conséquences de cette politique entraînant un « manque à loger » net (comme dans le monde de l’entreprise on parle de « manque à gagner ») pour les populations modestes, sachant que les reconstructions ne s’effectuent qu’à 15 % avec des logements de type prêt locatif aidé–insertion (PLAI), c’est-à-dire destinés à la couche sociale qui résidait dans les immeubles dynamités ? Quelle est la rationalité économique et budgétaire de démolir des logements très sociaux anciens et amortis, dont le loyer d’équilibre pourrait donc être sensiblement abaissé, et qui très souvent avaient fait l’objet de plusieurs campagnes de réhabilitation afin d’en corriger les insuffisances techniques ? Une fois que l’on se sera privé de ce parc de logements très sociaux, comment compte-t-on remplir les obligations du droit au logement opposable (DALO), surtout quand on sait que, d’ores et déjà, seul un quart des ménages de la tranche des 10 % les plus pauvres réside en HLM et que la situation va empirer à cause de l’arrivée à l’âge de la retraite de salariés avec de très modestes pensions, puisqu’ils auront été victimes du chômage de masse sévissant au cours des quarante dernières années ?

    http://seenthis.net/messages/478745 via Agnès Maillard