/story


  • Dire que le spermatozoïde pénètre l’ovule, c’est faire de lui un preux chevalier | Daphnée Leportois
    https://www.slate.fr/story/173103/fecondation-spermatozoide-ovule-chevalier-belle-au-bois-dormant-mythe-sexisme-

    Pourquoi la biologie reproduit-elle en les naturalisant les stéréotypes d’un ovule passif qui se laisserait pénétrer par les spermatozoïdes, alors qu’il n’en est rien ? Source : Slate

    https://seenthis.net/messages/758391 via Rezo


  • Quand le «manger mieux» creuse la fracture alimentaire | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/169200/alimentation-manger-mieux-philosophie-individualisme-inegalites-classes
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/manger_mieux_individualisme.jpg

    Auprès des participantes et participants, elle a constaté un effet pervers des appels à consommer bio : « Avec le débat sur le bio et les pesticides, certaines personnes utilisent cette information selon laquelle les fruits et légumes peuvent contribuer à l’apport de contaminants pour ne plus en acheter et ne plus en donner à leurs enfants. On marche un peu sur la tête. On a oublié de dire que manger des fruits et légumes qui ne sont pas bios, c’est mieux que de ne pas en manger du tout, ou en quantité trop faible. »

    Les prix élevés du bio –79% plus cher que le conventionnel pour un panier de fruits et légumes, selon une étude de 2017 de l’UFC-Que choisir– rebutent les ménages au budget serré, d’autant plus lorsqu’ils sont touchés par la précarité alimentaire, qui concerne une personne sur cinq en France, d’après un récent baromètre Ipsos-Secours populaire.

    Christophe Brusset n’en est que trop conscient : « Je viens d’un milieu ouvrier et pauvre, je sais ce que c’est que de jongler avec les fins de mois. J’ai connu ça toute ma jeunesse. » C’est pourquoi son « guide », présenté dans Et maintenant, on mange quoi ?, s’attache à montrer la voie vers les produits les « moins pires » en supermarché, sans augmenter le montant du ticket de caisse. Hors de question pour lui de « culpabiliser » les consommateurs et consommatrices : « C’est l’industrie qui est coupable, ce ne sont pas les clients. »

    #égologie #alimentation

    https://seenthis.net/messages/732367 via aude_v


  • Cauchemars et facéties. S02E01
    https://lundi.am/Cauchemars-et-faceties-S02E01

    Trouvés au hasard des internets.

    #15_octobre

    « https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/yonne-homme-interpelle-apres-avoir-insulte-gendarmes-fa »
    « https://www.lemonde.fr/pixels/portfolio/2018/09/04/que-sont-devenus-les-projets-futuristes-de-google_5350130_4408996.html »
    « https://www.numerama.com/tech/427386-cette-ia-va-empecher-que-votre-visage-soit-reconnaissable-dans-les- »
    « https://korben.info/facebook-champion-de-la-mauvaise-idee.html »
    « http://www.iphon.fr/post/instagram-lance-nametag-fonction-suivi-gps-facebook-35803 »
    « http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/09/05/32001-20180905ARTFIG00325-apres-cambridge-analytica-un-americain-sur-quatre »
    « https://www.blogdumoderateur.com/snapchat-facebook-jeunes-uk »
    « https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-facebook/20130921.RUE8951/facebook-n-est-plus-cool-c-est-mark-zuckerberg-qui-le-dit.html »
    « https://www.latribune.fr/technos-medias/visite-guidee-dans-l-imposant-siege-mondial-de-facebook-741397.html?page=3 »
    « https://www.slate.fr/story/165698/snapchat-perd-utilisateurs-gagne-argent »
    « https://www.numerama.com/tech/426742-google-a-cree-une-enceinte-tactile-sans-webcam-parce-que-plus-perso »
    « http://www.espn.com/nfl/story/_/id/24949255/colin-kaepernick-files-trademark-image »
    « http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/06/20/32001-20180620ARTFIG00003-dans-la-silicon-valley-les-geants-du-web-craignen »
    « https://www.la-croix.com/Journal/Le-ministere-fait-bilan-dun-maintien-lordre-2018-06-08-1100945363# »
    « https://information.tv5monde.com/info/surveillance-le-reseau-francais-intelligent-d-identification-p »
    « https://www.numerama.com/politique/419082-la-montee-en-puissance-de-la-videosurveillance-alarme-la-cnil.html »
    « https://amp.lepoint.fr/2193250 »
    « http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/12/prepol-le-lapd-rejoue-minority-report »
    « https://www.france24.com/fr/20180613-valcri-intelligence-artificielle-europeenne-murmure-a-oreille-pol »
    « http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-policier-de-la-dgsi-ecroue-pour-vente-d-informations-confidentielles-2 »
    « https://www.numerama.com/politique/346522-non-garde-a-vue-ne-oblige-a-deverrouiller-smartphone.html »
    « https://korben.info/la-menace-des-five-eyes-sur-la-silicon-valley.html »
    « https://www.numerama.com/politique/325206-la-police-allemande-accusee-dutiliser-un-cheval-de-troie-pour-echap »
    « https://www.numerama.com/tech/427148-on-a-fait-nos-courses-dans-le-premier-supermarche-casino-sans-caiss »



  • De quoi Zemmour est-il le nom ? Les chroniques d’un pyromane impuni – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2018/10/01/de-quoi-zemmour-est-il-le-nom-les-chroniques-dun-pyromane-im
    https://salimsellami.files.wordpress.com/2018/09/zemmour.png

    « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » Guy Bedos

    L’un des grands malheurs des pays occidentaux en général et de la France en particulier , c’est de permettre au nom de la liberté d’expression à des pyromanes haineux, des intellec-cruels communautaristes dénoncés en vain notamment par Pascal Boniface, mais qui continuent à sévir à la fois sur les ondes, les plateaux de télé à telle enseigne qu’ils sont devenus indispensables d’autant que leur fond de commerce plait à cette élite française qui pour se maintenir est capable de s’allier avec le diable pour avoir une visibilité. Nonobstant les lignes rouges encadrées par quelques lois dont la célèbre loi Gayssaut qui interdit de parler de la Shoah, la religion juive, l’Etat d’Israël d’avoir un avis différent, tout est permit et là on a le choix , le fond de commerce est copieux il s’agit de l’émigré, du noir , de l’arabe , du musulman. Ces intellectuels ont table ouverte partout.

    L’entartré BHL, Finkielkraut L’académicien qui s’est fait payer son habit grâce à une collecte, Pascal Bruckner avec sa « tyrannie de la repentance » livre de chevet des hommes politiques, et enfin le sniper tout terrain je veut citer Eric Zemmour qui s’est fait une réputation par les procès qu’il perd et qui contribue à une réputation qui fait vendre sa logorrhée avec toujours un fil conducteur : La France est en perdition, elle risque d’être submergée par les Arabes les musulmans les noirs le grand remplacement –une idée de Renaud Camus recyclée et bonifiée- La France perd sa pureté….  Tout ces ouvrages -quand on a eu un seul on les as tous lu- sont en fait des mises en garde à chasser l’allogène… au profit de l’indigène, celui de souche.. Justement le risible de tout cela est que Eric Zemmour se veut plus royaliste que le roi, « plus français que moi tu meurs » dirait –on. Il est toujours en train à tout prix de se vouloir français de souche envers des Français qui doivent le mépriser solidement mais comme il fait le job qu’ils ne peuvent pas faire- celui de dénoncer et d’insulter ad nauséam les Arabes, les Musulmans,.- ils laissent faire ! Deux affaires récentes nous permettent de connaitre de mieux en mieux le personnage en espérant qu’un jour il soit mis fin à ces attaques récurrentes ad hominem

    Zemmour insulte la mémoire de Maurice Audin

    Les Faits : Le président Macron annonce que la France reconnait sa responsabilité dans le meurtre sous la torture de Maurice Audin ce mathématicien communiste qui s’était engagé pour l’indépendance de l’Algérie. Réaction de Zemmour ,Maurice Audin est un traitre , il mérite douze balles dans la peau ». Ces paroles sont très graves ! Zemmour brandit le glaive de la justice, juge et condamne à la peine de mort Maurice Audin pour avoir en conscience apporté son aide aussi modeste soit elle au peuple algérien dans sa lutte pour la libération

    « Le polémiste était l’invité de L’Opinion et a été interrogé sur Maurice Audin, Eric Zemmour a été « scandalisé par le comportement d’Emmanuel Macron », qui a reconnu le rôle de la France dans la mort de ce mathématicien de 25 ans. « Je pense que ce M. Audin, mort dans des conditions tragiques évidemment […] Ce type a pris les armes contre la France ». : « La torture, vous savez, ça a permis quand même d’arrêter les attentats ». (…) Il y a quelques jours, au micro de RTL, il disait au sujet de la guerre d’Algérie, des attaques sanglantes commises par le FLN et au sujet de l’acte d’Emmanuel Macron sur Maurice Audin : « Il n’a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, c’est pas la même chose »(1)

    Zemmour remue la fange du racisme identitaire

    Non content d’insulter la mémoire et de développer une vision partiale de la guerre d’Algérie, dans une autre sortie il invective les Français ayant des prénoms qui ne sont pas français en leur disant qu’ils en devraient avoir honte C’est le cas du conflit avec Hapsatou-sy Chroniqueuse à la télévision à qui il déclare : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. « Ceux qui suivent avec attention Eric Zemmour savent que le polémiste tient à ce que sa position sur le sujet soit bien claire pour tout le monde. En janvier dernier, il faisait le même reproche à Fatima Benomar, de l’association « Les effondrées ». « L’assimilation, ça veut dire que vous ne vous prénommez pas Fatima. Vous vous prénommez Françoise ou Martine. Vous prenez un prénom du calendrier », insistait-il. Sur LCI, en septembre 2016, alors qu’on lui demandait si Zinedine Zidane, Omar Sy ou Jamel Debbouze étaient « moins français » que lui, il répondait : « Sur le plan juridico-politique, évidemment qu’ils sont aussi Français que moi. Ils ont une carte d’identité, ils sont français, comme vous, comme moi, il n’y a pas de différence, heureusement. En revanche, pour le corps social, c’est-à-dire sur comment ils sont reçus par la population, par le peuple qui est là depuis 1000 ans, oui, ils sont moins français que moi, mes parents ont fait l’effort de me donner un prénom dans le calendrier, c’est à dire français » Hapsatou Sy, elle, n’entend pas laisser sous-entendre qu’elle est moins française qu’Eric Zemmour et que son prénom est « une insulte à la France ». La chroniqueuse a lancé une pétition en ligne pour « interdire de médias » le journaliste « Je ne peux absolument pas tolérer que la libre expression d’une opinion soit une excuse pour se permettre de formuler impunément des messages de haine »(1).

    Hamdi Baala rapportant quelques réactions de journaux écrit :«  »Abject », titrait l’Humanité un billet mercredi 19 septembre, en réaction à des propos d’Eric Zemmour sur Maurice Audin. (…) Mais c’était compter sans Eric Zemmour. En pleine promotion d’un nouveau livre, l’écrivain a affirmé être « scandalisé » par le comportement du président français. « Moi je pense qu’il [Audin] méritait 12 balles dans la peau. C’était un traître, c’était un type qui était contre la France », a-t-il lancé. Ces propos largement critiqués font suite à une autre polémique causée par Eric Zemmour. Invité ce weekend de l’émission « Les Terriens du dimanche » de Thierry Ardisson, il a lancé à la chroniqueuse Hapsatou Sy que sa mère « a eu tort » de lui donner ce prénom. Les deux polémiques s’ajoutent à deux nombreux dérapages jugés « racistes » du polémiste à travers les années. Des journalistes, des militants anti-racistes et des internautes s’étonnent que, malgré cet historique riche en dépassements, les médias français continuent d’inviter Eric Zemmour et à donner « libre antenne à son racisme ». (2)

    Pour David Nakache qui a réagit à ces deux affaires, la coupe est pleine : « Eric Zemmour : trop c’est trop. La légitimation de la torture « qui a permis d’éviter des attentats » contre la France et de l’assassinat de Maurice Audin « qui méritait 12 balles dans la peau » est absolument inadmissible. J’ai suffisamment critiqué Emmanuel Macron par ailleurs pour saluer et son geste vis à vis de la famille de Maurice Audin et l’ouverture des archives concernant les disparus durant la guerre d’Algérie. La censure est une question complexe et délicate, mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Ce n’est pas le prénom d’Hapsatou Sy qui « fait honte à la France », ce sont les propos d’Eric Zemmour. Dans l’attente de condamnations par la justice de ses propos, j’espère des médias qu’ils auront la décence de ne plus l’inviter »(3).

    Personne n’échappe aux insultes impunies de Zemmour

    Bruno Roger-Petit nous rappelle une autre polémique celle de Zemmour accusant La ministre garde des sceaux de racisme anti-blanc et de favoriser les banlieues ; il écrit : « Eric Zemmour s’en est pris à l’action de la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse d’angélisme, de communautarisme, et qui, selon lui, s’apprête à rétablir une loi sur le harcèlement sexuel visant les hommes blancs. Bas du formulaire Le corpus de ce billet d’anthologie mérite que l’on reproduise ici la majeure partie des propos tenus par l’éditorialiste de la station familiale. Qu’on en juge : « Dès son arrivée place Vendôme, Christine Taubira s’est montrée impitoyable. Avec des accents presque sarkozystes, elle s’est émue de la souffrance des victimes, et a promis de pourchasser leurs bourreaux, d’être dure avec le crime et les criminels. (…) Mais Christine Taubira sait aussi redevenir douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. Ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont encore des chefs de gangs redoutés. D’autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (…) C’est peut être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux (…) En quelques jours, Christiane Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger. Les hommes blancs dans le mauvais » (4).

    « Résumons écrit Bruno Rene Petit donc la pensée de notre éditorialiste : « -Les jeunes de banlieue ? On les reconnait à ce qu’ils volent, torturent, violentent et tuent, sans exception ou presque. (…) – L’annonce de la volonté de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs délinquants ? Les tribunaux sont d’ores et déjà supprimés nous dit l’éditorialiste. C’est faux, mais cela fait de l’effet. L’action de Christine Taubira ? Des propos de l’éditorialiste, on conclut que c’est une action marquée du double sceau d’un racisme anti-homme blanc et du communautarisme puisque visant à défendre des jeunes de banlieue issus de l’immigration et par conséquent, pour beaucoup d’entre eux, ontologiquement délinquants et/ou criminels. (…) Est-ce le signe que la lépénisation des esprits, du vocabulaire et des comportements sont à ce point actés dans la vie publique de ce pays que celui-ci en vient à ne plus produire les anticorps démocratiques indispensables ? » (4)

    Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire

    Plusieurs écrivains et hommes de lettre ont tenu à rappeler à Zemmour d’où il vient et la vanité de tout chercher à plaire à ceux qui divisent au nom de la « limpieza de sangre » La pureté du sang « Nul doute écrit dans un beau texte, que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s’abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou. Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l’histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C’était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l’attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle ».(5) « Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s’appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d’aller dans la vie en portant le nom d’Isaac Zemmour peut s’avérer être, dans certains cas, une véritable source d’emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l’agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l’huile d’olive. (…) Nul doute que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l’Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin.Seulement voilà, Zemmour s’appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l’être –chacun dans son style– et cet héritage, s’il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu’on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d’Auvergne » (5).

    Laurent Sagalovitsch lui fait ensuite la leçon en lui montrant que ses « contorsions à faire le beau pour se faire bien voir par les bien pensants français de « souche », sont vaines et qu’il est marqué : « Qu’un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c’eût déjà été de trop mais qu’un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c’est non seulement risible, grotesque et absurde mais c’est en plus une sorte de crachat que Zemmour s’adresse à lui-même. Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l’ai croisé un jour, il m’arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s’en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu’à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l’Hexagone, de s’époumoner à chanter l’inaltérable gloire du coq français, de dénoncer l’immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d’apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ? » (3)

    « Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d’oublier d’où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d’un pays où, quoi qu’il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu’il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c’est que ce juif-là est soit fou, soit sot. Soit les deux à la fois. Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d’un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l’arbitraire de l’exil, la mise au rebut et l’enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l’enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d’Hapsatou : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » (5)

    Laurent Sagalovitsch conclut en le prévenant que son tour arrivera et ceci malgré ta servilité si par malheur l’extrême droite prenait le pouvoir : « Tu n’as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout « frankaoui » que tu auras essayé d’apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ? Tu penses vraiment qu’à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu’il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l’histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d’une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais. Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire. Et le dernier des Juifs. » (5)

    Je m’appelle Elise et j’emmerde Eric Zemmour

    Elise Thiebault répond a sa façon franche et surtout généreuse aux dérives de Zemmour. Elle rappelle sa généalogie mais surtout le combat pour la dignité humaine de ses parents qui lui ont transmis l’amour du prochain. Elle écrit : « Je suis née en mars 1962 à Marseille et mon prénom à l’état civil est Elisabeth, un prénom hébraïco-biblique qui signifie « le serment de Dieu » (Elisheba). Au nom de tous les miens, Françaises et Français depuis plusieurs siècles, j’ai deux ou trois choses à dire à M. Zemmour. (…) Ce qui fait pleurer M. Zemmour, c’est la défaite de Napoléon au fond de la glaciale Russie en 1812. Et c’est cet individu qui est invité partout pour distiller son fiel et, surtout, délivrer ses certificats de francité dont nous nous battons la moule, ( ;..) cet obsédé identitaire, qui s’est rendu coupable de tant de viols de l’histoire de France que l’Hexagone en a encore mal au cul (oui, j’aime Rabelais, ce génie français ) (…) Quand Zemmour ose dire ce qu’est la France, de son point de vue, c’est-à-dire un délire de nationaliste xénophobe au petit pied, je suis révoltée de voir que seuls lui répondent les Français.es aux origines manifestement mêlées (bravo et merci), alors que les personnes blanches de peau comme moi, qui ne se feront jamais arrêter pour un contrôle au faciès, qui auront un appartement facilement, dont le CV passera sur le haut de la pile, qu’on n’interrogera jamais sur leurs origines, qui ne se feront jamais regarder de travers en raison de leur orientation sexuelle ou de leur handicap – ces personnes-là ne vacillent pas sur leurs celtitudes et restent, pour mon goût, un peu trop silencieuses.(…) » (6)

    « L’identité, ma mère m’en avait donné une version que je chéris encore aujourd’hui. Quand on était petits, elle prenait toujours en stop, sur le chemin de l’école, les enfants gitans qui venaient chaque année installer leur campement près de l’ancien temple d’Artémis, à côté de chez nous. On lui demandait pourquoi elle s’arrêtait, alors qu’ils étaient sales et souvent pieds nus, et pourquoi elle leur donnait notre goûter. Elle nous avait expliqué, sérieuse comme une papesse, que nous aussi on était gitans, mais que ça se voyait moins parce qu’on vivait dans une maison, alors qu’eux vivaient dans une caravane, ce qui leur permettait de voyager tout le temps (…) Elle et mon père appartenaient à cette génération de baby-boomers soixante-huitards que Zemmour fustige dans ses livres et sur tous les plateaux où il est invité. Je l’emmerde et je les admire d’avoir tenté de changer le monde, même s’ils n’y sont pas toujours arrivés (…). Aujourd’hui, je me reconnais dans ces femmes et ces hommes qui défendent les réfugiés à la frontière au nom d’un principe d’humanité qui n’a rien de national, et je me retrouve davantage dans la France qui a remporté la coupe du monde cet été, même si je me fous du foot comme de ma dernière culotte. (…) Le sang impur qui abreuve nos sillons célébré par la Marseillaise n’a pas mes faveurs et je préfère de loin l’Internationale, qui appelle les damnés de la Terre et les forçats de la faim à se mettre debout pour défendre le genre humain. (…)Mais ces derniers temps, c’est Douce France qui caresse mon humeur patriotique dans le sens du poil, surtout chantée par Rachid Taha, de Carte de séjour. Je vous invite à l’écouter. Par les temps qui courent, on en a bien besoin. Qu’on s’appelle Hapsatou, Corinne, Eric ou Rachid ». (6)

    L’idéologie meurtrière promue par Zemmour

    Dans une analyse lumineuse de la production littéraire de d’Eric Zemmour Edwy Plenel débusque tout les non dits du discours d’Eric Zemmour il cite les idéologues qui l’inspirent : « Dans le sillage de l’écrivain Renaud Camus, Éric Zemmour prétend que le peuple français subit un « grand remplacement » dont il devrait se défendre en expulsant de son territoire les musulmans. Cette pensée, déclinée en fiction par Michel Houellebecq, n’est pas une opinion dont il faudrait débattre mais une idéologie potentiellement meurtrière qui renoue avec les pires aveuglements de la catastrophe européenne. Dans l’entretien au quotidien Corriere della Sera Zemmour ne faisait que redire, de façon abrupte, ce qu’il n’a cessé d’énoncer ou de suggérer ces dernières années, y compris sur iTélé à savoir que « les musulmans » n’ont pas leur place en France, formulation générale qui exclut de notre peuple plusieurs millions de personnes en raison de leur origine, de leur culture ou de leur religion. » (7)

    « C’est Jean-Luc Mélenchon poursuit il qui, le 15 décembre 2014, a exhumé sur son blog cet entretien paru en Italie un mois et demi plus tôt, le 30 octobre. La polémique organisée en contrefeu autour du mot « déporter » est une diversion grossière qui ne résiste pas à l’examen des faits, tant elle ne change rien aux propos de Zemmour lui-même « Les musulmans ont leur code civil, c’est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s’en aller », déclare Zemmour au fil de cet entretien avec Stefano Montefiori. « « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Ne pensez-vous pas qu’il est irréaliste de mettre sur des avions (« ou sur des bateaux », ajoute Zemmour) cinq millions de musulmans français pour les chasser ? » (…) Cette mise au point ne concerne donc en rien les propos de Zemmour qui, loin de repousser l’hypothèse suggérée d’une expulsion de leur propre pays de « cinq millions de musulmans français », répond : « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu’après la guerre, cinq ou six millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? » « Vous parlez d’exodes provoqués par des tragédies immenses », lui rétorque le journaliste italien. Or la réponse de Zemmour est, tout simplement, un appel à la répétition de ces tragédies : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, et ils ne veulent pas vivre à la française. » (7)

    « Les mots d’Éric Zemmour installent un imaginaire semblable, par la construction arbitraire d’une question musulmane : celui d’un « peuple dans le peuple », d’allogènes qui menacent les indigènes, d’individus étrangers par essence, naissance et nature, vivant à part et tenus à distance, qu’il faut rendre invisibles en les excluant de la cité, puis en les expulsant du pays. (…) Du témoin Victor Klemperer au philosophe Jean-Pierre Faye, en passant par l’historien Johann Chapoutot une littérature abondante nous avertit de ce piège : l’idéal démocratique, c’est au contraire l’affirmation que tout n’est pas possible, et notamment pas la destruction de l’humanité par l’homme. Tout n’est pas possible, et tout n’est donc pas dicible dans l’espace public comme s’il s’agissait d’une opinion en valant une autre – et notamment pas que les Noirs sont inférieurs aux Blancs, que l’Islam est inférieur à la Chrétienté, que les musulmans ne sont pas européens, que les Juifs dominent les médias, que l’expulsion des Français d’origine étrangère est une solution, que la stigmatisation d’une religion est légitime, que la discrimination à l’embauche l’est tout autant, tout comme le contrôle au faciès,(…) ». (7)

    « Il est aisé conclut Plenel de faire porter la principale responsabilité à Nicolas Sarkozy dont la présidence a libéré tous les monstres du passé, se plaçant d’emblée sous la terrifiante promesse d’un « ministère de l’identité nationale et de l’immigration » tenu par un transfuge socialiste. De fait, la radicalisation, entre 2007 et 2012, de la droite anciennement gaulliste fut la double mort symbolique de Charles de Gaulle : en ouvrant grand la porte aux nostalgiques du pétainisme et de l’OAS, aux héritiers de la collaboration et de la colonisation, le sarkozysme a tué le gaullisme résistant de 1940 et le gaullisme décolonisateur de 1962. (…) Les mots de Zemmour, Camus, Houellebecq ne sont pas hors sol. Ils accompagnent des politiques étatiques et des vulgates médiatiques qui, depuis dix ans, légitiment une désignation négative de nos compatriotes musulmans, de leur croyance, de leur culture et de leur histoire. C’est ainsi que commence l’apprentissage des ségrégations, et cette propédeutique infernale de l’inégalité est sans fin, n’épargnant dès lors aucune minorité, aucune différence, aucune dissemblance. (…) Loin d’être une idée abstraite, cette défense appelle des solidarités concrètes. Une politique de l’empathie, un souci des causes communes, un refus des silences complices. Car rien n’est plus désolant, aujourd’hui, que la solitude qui entoure l’humanité, ces hommes, ces femmes, ces enfants que les idéologies racistes ici inventoriées envisagent d’exclure, d’expulser, de déporter. (…) Notre silence, votre silence. Si d’aventure, nous ne réussissons pas collectivement à empêcher la catastrophe qu’appellent de leurs vœux Camus, Zemmour et Houellebecq, nous nous souviendrons avec honte de cette alarme. » (7)

    Je suis Eric Zemmour et mon nom est une honte pour la France

    A sa façon Rachid Barbouch parodie Zemmour : « Mon nom de famille est « Zemmour » . C’est un nom porté par les Berbères d’Afrique du Nord J’ai entendu quelqu’un de chez les « Terriens » déclarer que le nom Eric Zemmour est une « insulte à la France ». Il n’a pas tort. Je suis la honte de la France. (…) En plus de m’appeler Eric Zemmour, je n’incarne pas les valeurs qui font sa grandeur. Liberté, Egalité et Fraternité, quelle horreur ! Du kif kif bourricot Je ne respecte ni ne supporte la diversité. Je ne respecte ni ne supporte les Droits de l’Homme. Je suis un semeur de haine. J’aime pas mon dissemblable. Et la justice m’en a puni deux fois. Pas qu’une seule fois. Je n’en ai tiré aucune leçon. J’ai été condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018. Pourtant je suis invité presque sur toutes les télés. C’est dingue ! Hein ? Y en a que ma présence rend heureux. Je persiste et signe. Mon nom fait honte à la France. Mais y en a qui m’aiment. Ils aiment quand je m’en prends aux Arabes. Ils aiment quand je m’en prends aux mouslims. Ils aiment quand je m’en prends aux Africains. J’aime. Mes fans aiment ça aussi. Pourtant je présente des signes de déséquilibre qui ne trompent personne »(8)

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    Pour sa part l’écrivain Ben Jelloun s’est senti lui aussi interpellé par la logorrhée de Zemmour concernant l’identité Il propose de se rebaptiser François…il écrit : « Aujourd’hui, je change de prénom. L’an prochain, une fois habitué à être interpellé par un bon prénom bien français, quelque chose de souche, je changerai de nom. J’hésite entre Durant et Dupont. (…) J’ai pensé l’arabiser, mais ne voulant pas m’attirer les foudres d’Éric Zemmour, je me suis abstenu. Au fait, Zemmour, ce n’est pas très français. Ça sent Maghreb, Berbérie, Arabie. Qu’importe, puisqu’il rêve de voir l’Assemblée nationale voter une nouvelle loi pour que tous les Français d’origine étrangère, forcément non contrôlée, soient dans l’obligation de franciser leurs nom et prénom. Même si elle n’existe pas sur le papier, j’obéis en bon républicain. François. Durant. l’obsession de Zemmour de voir tous les Français pas très blancs, pas très catholiques, changer de nom pour paraître ce qu’ils ne sont pas est tout simplement stupide. Benalla a transformé Maroine en Alexandre. Cela n’a pas empêché une certaine presse de le révéler et de rappeler ses origines marocaines ». (9)

    « M. Zemmour croit en l’existence des races. Il a même déclaré qu’il y en a qui sont moins français que d’autres En francisant les noms, deviendrait-on un vrai et bon Français ? On devrait demander à Zidane de changer lui aussi de nom. Ça sonne kabyle. Pas bon ! Je comprends qu’un comédien d’origine arabe ou berbère (le cas de Dany Boon ou de Daniel Prévost) veuille changer son nom dans une société où il y a de nombreux préjugés. Auraient-ils fait la carrière qu’ils ont faite avec un Mohamed comme prénom, puis un nom en kabyle imprononçable ? Peut-être. La preuve : Adjani, Debbouze, Omar Sharif, et des centaines d’autres artistes ont réussi malgré le nom qu’ils portent, comment expliquer cela ? » (9)

    « Dans le même ordre cela me rappelle effectivement le plafond de verre véritable épée de Damoclès au dessus de ces français à part entière qui veulent émerger Mustapha Kessous journaliste au monde raconte. : « Brice Hortefeux a trop d’humour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? » (…) Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences (…) Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! (…) « Ça fait bien longtemps, avoue Mustapha Kessous, que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». J’ai dû amputer une partie de mon identité, (…) Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! (…) Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé- y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court. » (10)

    La haine de soi de Zemmour avec l’humour d’El Manchar

    Le journal atirique El Manchar imagine le pire : « Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, il aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. (…) Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

    Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa francitude en se regardant dans une glace. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne.

    Un suicide pas très français, en somme. Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant « maintenant que je suis devenu arabe, je rate jusqu’à mon suicide !! ». A l’heure qu’il est, l’auteur est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire » (11).

    Zemmour continuera à sévir ses condamnations à des amendes sont largement compensées par les revenus de ses ouvrages laudateurs. La droite y trouve son compte la Gauche proteste. Zemmour engrange et soigne sa visibilité. Le racisme est un délit affirme Guy Bedos . Amen
    par Chems Eddine Chitour*
    *Professeur.Ecole Polytechnique Alger

    Note

    1.https://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1414541-eric-zemmour-le-conflit-avec-hapsatou-sy-se-durcit-les-phrases-

    2.Hamdi Baala https://www.huffpostmaghreb.com/entry/audin-hapsatou-sy-des-appels-en-france-a-bannir-zemmour-des-antenne

    3. David Nakache https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/190918/eric-zemmour-trop-cest-trop-1

    4.http://leplus.nouvelobs.com/contribution/557079-quand-eric-zemmour-accuse-christiane-taubira-de-s-en-prendr

    5.Laurent Sagalovitsch — https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire ;

    6. Elise Thiebaut https://blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog/180918/je-m-appelle-elise-et-j-emmerde-eric-zemmour

    7.Edwy PlenelHttps://www.mediapart.fr/journal/france/040115/l-ideologie-meurtriere-promue-par-zemmour

    8.Https://blogs.mediapart.fr/rachid-barbouch/blog/210918/je-suis-eric-zemmour-et-mon-nom-est-une-honte-pour-la-france

    9. Tahar Ben Jelloun http://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/ben-jelloun-ne-m-appelez-plus-tahar-21-09-2018-2253140_1921.php?boc=1717051&

    10. Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde victime du racisme. Le Monde 23 09 2009

    11.Nazim Baya https://el-manchar.com/2016/09/14/eric-zemmour-tentative-de-suicide-decouvrant-quil-dorigine-algerienne http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266808


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

    https://seenthis.net/messages/709737 via mad meg


  • Lisez ceci pour être capable d’aider une femme à accoucher dans le RER A | Béatrice Kammerer
    https://www.slate.fr/story/163679/accouchement-aider-femme-enceinte-rer-rue-urgence

    Deux sages-femmes livrent leurs précieux conseils. En France, les accouchements hors de l’hôpital sont rares, moins de 1% des cas. Un chiffre qui regroupe les naissances survenant de manière inopinée mais aussi celles qui sont programmées pour se dérouler à domicile, accompagnées... Source : Slate

    https://seenthis.net/messages/704858 via Rezo



  • « Pourquoi on n’a aucun mal à dire coiffeuse et beaucoup plus à dire professeuse »
    https://www.slate.fr/story/156221/feminisation-metiers-pouvoir

    Auteure, professeure... On voit surgir de nombreux néologismes pour qualifier certains métiers exercés par les femmes. Pourtant, des mots existaient déjà depuis des siècles pour les décrire. Petite histoire d’une tentative d’effacement.

    Beaucoup de très bonnes choses dans ce papier :

    Certaine fonctions au féminin passent pour avoir désigné l’épouse de l’homme qui l’occupait. Il s’agissait d’un usage sans valeur sémantique. Ainsi l’épouse se voyait décerner le titre féminisé de son mari à une époque où ces professions étaient fermées à la gent féminine, ce que le linguiste #Bernard_Cerquiglini appelle le « #féminin_conjugal » qu’il qualifie de « grammaticalement scabreux » :

    « Le mauvais usage de la langue, c’est celui-là : celui qui consiste à interférer dans le parallélisme des formes masculine et féminine d’un même mot en y introduisant cette dimension conjugale. Ce sous-entendu de “femme de…” est un parasitage de la vraie nature de la langue. »

    (...) Auteur, comme professeur, est un métier bloqué dans sa forme masculine. Il s’est récemment féminisé en auteure, qui est là encore inaudible à l’oral, alors que le féminin d’auteur existe : c’est #autrice. Mais il a disparu de l’usage alors qu’on a bien traductrice, éditrice, actrice, locutrice, créatrice, oratrice, spectatrice, amatrice, agricultrice, factrice, tutrice, sénatrice, inventrice, fondatrice. Et même, torréfactrice.

    Autrice vient du latin auctrix, féminin d’auctor qui a donné auteur en français. Une variante genrée que l’italien a su conserver avec autrice, féminin d’autore (auteur) ; tout comme actrice se dit attrice, féminin d’attore. Autrice a donc une vraie légitimité historique et linguistique, contrairement à auteure, qui est un néologisme récent.

    L’emploi du mot autrice en France est attesté dès le Moyen-Âge. Il est défini dans le Dictionnaire du moyen français (DMF) comme « femme qui compose un ouvrage ». La plupart des linguistes et historiens imputent sa disparition à la création de l’Académie française en 1635. C’est le moment où autrice devient l’objet de violents débats qui aboutiront à l’utilisation d’auteur en terme générique.

    (...) #Aurore_Evain a étudié l’évolution du terme en parallèle à celui d’actrice :

    « La survalorisation de l’actrice à l’époque moderne a participé à l’effacement de la femme qui écrit, l’autrice, figure devenue illégitime et innommable en français moderne. À travers la bataille des mots, s’est jouée une guerre symbolique, qui a permis la consécration de la créature au détriment de la créatrice. Le XVIIe siècle a vu l’éradication d’autrice. »

    (...) Le point commun de ces métiers réfractaires à la variation genrée : leur statut élitiste et valorisé. Ils sont liés à des postes de direction ou des métiers intellectuels. Pour la linguiste Maria Candea :

    « C’est comme si une règle de grammaire marchait en fonction du salaire. Plus le salaire est bas, plus on accorde en genre. Plus il est haut, plus le masculin s’impose. »

    (...) La linguiste #Maria_Candea en a fait un combat : « L’#Académie invente des règles pour bétonner son idéologie sexiste, pour renforcer le masculin. Les académiciens n’ont pas désarmé même après avoir perdu toute autorité dans le domaine de la grammaire. Dans leur seule et unique grammaire, publiée dans les années 1930, qui a été la risée de tout le monde pour son amateurisme, ils avaient trouvé moyen, entre autres, d’essayer d’imposer une nouvelle règle en ce sens. Ils ont voulu empêcher que le pronom “certains, certaines” reste variable en genre ! Ils voulaient rendre le féminin “certaines” incorrect, comme ils avaient, par le passé, réussi à rendre d’autres accords incorrects. Cette histoire semble leur tenir énormément à cœur. »

    (...) #Chrystel_Breysse, socio-linguiste, ironise : « Si l’on suit l’Académie française qui revendique le masculin comme le genre non marqué, pourquoi alors ne pas mettre tous les noms de métier au masculin ? Pourquoi ne pas dire : Madame l’infirmier, Madame le boulanger, l’acteur français Brigitte Bardot ou le chanteur Dalida ? Pourquoi féminiser certains métiers et pas d’autres ? »

    (...) L’éminent Alain Rey, lexicographe et père du Petit Robert, s’est récemment fourvoyé dans un article du Figaro. Il revient sur le masculin et le féminin qu’il décrit comme arbitraires concernant les choses et les animaux : « On dit une girafe et pourtant on pense au mâle. Comme on croit que le crapaud est le mari de la grenouille. Or, ce sont deux espèces différentes […] Mais l’arbitraire de la langue est une donnée première contre laquelle on ne peut absolument rien ! »

    Alain Rey semble oublier que tous les #animaux domestiqués et certains animaux sauvages sont marqués en genre : chien-chienne, chat-chatte, bélier-brebis, bouc-chèvre, cochon-truie, cheval-jument, taureau-vache, buffle-bufflonne, lion-lionne, etc. Ces animaux-là sont bien marqués en genre. L’arbitraire ne touche les noms d’animaux que lorsqu’ils ont une moindre interaction avec les humains. La langue française, comme la société, sont éminemment genrées.

    #histoire #langue #femmes

    https://seenthis.net/messages/665430 via intempestive


  • Les « #femmes en rouge » de Wikipédia, l’histoire d’un vide encyclopédique | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/156517/femmes-rouge-wikipedia-vide-encyclopedique
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/marie_de_france_2.tif_.jpg

    Alors quid d’un « savoir égalitaire » ? L’expression est sans doute malheureuse, dans la mesure où il s’agirait davantage de penser l’égalité sur le plan de la production et de la transmission des savoirs.

    Or tant que l’histoire des femmes sera conçue comme une histoire des minorités, celle-ci continuera d’être envisagée comme mineure, comme une histoire des marges. La lutte féministe réintroduit à cet égard le politique dans l’écriture même d’une #histoire qui se veut collective.

    Alors que Wikipédia saute par-dessus l’historien et le savant, l’arène redevient proprement publique : s’il est un lieu où l’égalité revendiquée par les féministes pourrait trouver sa libre expression, celui-ci est privilégié. Reste aux contributeurs à faire leur office.

    J’ai vérifié, @mona a sa fiche sur Wikipédia, c’est la moindre des choses. @mad_meg, ça serait bien aussi, non ?

    https://seenthis.net/messages/661549 via Agnès Maillard



  • Violences sexistes : si les hommes sont le problème, ils font aussi partie de la solution | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/148476/violences-sexistes-hommes-probleme-partie-solution

    [...] il est urgent d’interpeller directement l’ensemble des hommes sur ce sujet. L’enjeu est de tarir le phénomène des violences sexistes à sa source, qui n’est rien d’autre que les hommes en tant que groupe social enchâssé dans les rapports sociaux de sexe –qui sont des rapports de domination.

    En effet, étant donné que les femmes ne sont en rien responsables des innombrables violences dont elles sont victimes chaque année, ce sont bien les hommes qui doivent être également au centre des attentions pour que s’opère, en chacun d’entre eux, une révolution ontologique. Celle-ci doit permettre une transformation de la nature des rapports sociaux de genre dans un sens égalitaire.

    L’éducation des hommes : un enjeu urgent et primordial

    Car la violence masculine n’est pas une conséquence biologique, auquel cas cela signifierait que les violences sexistes constitueraient une fatalité sociale à laquelle nos sociétés humaines seraient condamnées à jamais. Non, les formes de violence psychologique et physique, qui rentrent dans la catégorie de « la culture du viol », ne sont pas constitutives a priori du genre masculin.

    Les violences sexistes sont essentiellement la résultante de facteurs culturels, historiques et sociaux. Elles sont donc séparables de l’homme, en étant déconstruites méthodiquement par l’éducation des subjectivités et consciences masculines, par-delà les générations.

    Dès lors, alors que les campagnes de prévention des violences sexistes s’adressent quasi-exclusivement aux femmes en tant que groupe social, il paraît nécessaire de développer, en parallèle, des campagnes de sensibilisation à destination exclusive des hommes.

    Ces campagnes pourraient utiliser des slogans qui interpelleraient directement ces derniers en tant que sujets masculins, tout en aidant au développement d’une conscience pro-féministe, notamment chez les jeunes garçons.

    Cela permettrait de prévenir l’objetisation et l’essentialisation des femmes qui revient à postuler qu’elles disposeraient, parce que nées femme, des mêmes propriétés négatives ou positives permanentes, niant de facto leur singularité.

    Que faire d’autre ? Des ateliers et des groupes de discussions mixtes et non mixtes pourraient être mis en place à l’école de la République dans le but que les nouvelles générations masculines en France puissent disposer à terme de « murs moraux », bornant en permanence leur champ des décisions et des actions possibles, en leur apprenant l’obligation du respect absolu et continu du désir et du libre arbitre des femmes.

    https://seenthis.net/messages/615207 via gwyneth bison


  • Sur Internet, les femmes et les jeunes s’autocensurent le plus | Jon Penney traduit par Peggy Sastre
    https://www.slate.fr/story/148329/surveillance-etat-sur-internet

    Plusieurs études récentes ont documenté le phénomène : les révélations d’Edward Snowden sur la NSA ont pu jouer sur la façon de consulter Wikipedia. Certaines personnes, certains groupes ou certaines activités spécifiques sont susceptibles d’être davantage « refroidis » que d’autres. Source : Slate

    https://seenthis.net/messages/616073 via Rezo


  • Cyril Hanouna est un danger public | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/145842/cyril-hanouna-danger-public
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/hanouna.jpg

    On parle ici de #persécution. Pas de canular, pas de blague potache, ni même de harcèlement. Une persécution est « un type d’oppression consistant à appliquer à une personne ou un groupe de personnes des mesures ou des traitements injustes, violents ou cruels pour des raisons d’ordre idéologique, politique, religieux ou encore racial ».

    Rire d’un homme parce qu’il est homosexuel, le rabaisser, l’humilier, le jeter en pâture aux rires d’un public, et être tout content de soi, c’est l’exacte définition de la persécution. Sans compter que, comme le rappelent de nombreux internautes sur Twitter, cette méthode, consistant à se faire passer soi-même pour gay, est exactement « la technique des casseurs d’homosexuels ».

    Quant au contexte : l’émission est diffusée le lendemain de la journée mondiale de lutte contre l’#homophobie et la transphobie, alors que les actes homophobes sont repartis à la hausse, et alors qu’en Tchétchénie, les homosexuels sont traqués, torturés par les autorités avec la complicité de la population. J’entends déjà ceux qui vont dire que, quand même, « c’est pas pareil ». Bah si. Bien sûr qu’Hanouna n’est pas un génocidaire, mais il passe son temps à mettre plein de pièces dans la machine à homophobie, et légitime dans l’esprit de certains, que rire des homosexuels et de les rabaisser est tout à fait normal. La #violence physique à l’égard d’un groupe commence toujours comme ça : on moque, on parodie, on humilie, on essentialise, on rit... et la malveillance, puis la violence physique finit toujours par débouler.

    https://seenthis.net/messages/599959 via Agnès Maillard

    • Bonjour,
      Admettons qu’il s’agisse de persécution et qu’embrasser les seins d’une femme sans son consentement c’est du harcèlement (selon quelles définitions ?), qui décide ce qui est pire (harcèlement ou persécution) ? Et puis, si c’est aussi grave que ce qui se passe en Tchétchénie, pourquoi parler de la Tchétchénie ? Et puis pourquoi parler de la Tchétchénie de toute façon ? S’agit-il du seul endroit au monde où les homosexuels sont en danger ?
      J’invite les lecteurs qui ne l’ont pas déjà fait à lire le dernier numéro de Manière de Voir intitulé « l’Engrenage identitaire ».



  • Critiquer les médias n’est pas seulement un sport national, c’est aussi une arme politique | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/133163/critique-medias-traditions

    Critique sociale, critique réactionnaire, les deux semblaient irréconciliables. Pourtant, les frontières ont cessé d’être aussi nettes. Depuis quelques années, la critique issue de la droite radicale décerne d’embarrassantes médailles à la critique de gauche. On entend Louis Aliot employer l’expression « chien de garde », fauchée à Serge Halimi (et l’intellectuel Paul Nizan), l’Ojim encenser Pierre Bourdieu, Acrimed, ou détrousser la sociologie critique en lui piquant le concept d’« habitus », d’« entre-soi », autrefois l’apanage de la critique de gauche. Un brouillage des lignes qui ne profite qu’à la seconde.

    #critique_médias #confusionnisme

    https://seenthis.net/messages/558066 via tbn


  • Disséquer le langage des journalistes
    https://www.slate.fr/story/123555/critique-journalisme

    En lisant cet ouvrage, je m’attendais à le voir analysé, critiqué, encensé ou démoli. Il a été étrangement peu commenté. « Je critique les grands médias ; il est normal qu’ils ne se précipitent pas pour parler du livre », explique l’auteur à Slate, se disant « plutôt agréablement surprise » de sa réception. A l’exception d’un article à charge de L’Obs (ici, avec réponse d’Ingrid Riocreux ici), d’une critique, intelligente et honnête, dans Vice, c’est plutôt la droite qui s’en empare (Atlantico, Éric Zemmour…). Tenant désormais un blog sur Causeur, Ingrid Riocreux n’écarte pas le risque d’une politisation facile de ses écrits.

    À tort. D’abord, la compétence universitaire est indiscutable (agrégation et doctorat), tout autant que la capacité à aligner, donc à décrypter, des phrases incompréhensibles (qu’on lise le résumé de sa thèse), sans négliger un plaisir évident à la joute intellectuelle.

    La Langue des médias laisse pourtant une étrange impression. Elle y pose d’excellentes questions, apporte de bonnes réponses mais s’appuie sur des exemples pour le moins polémiques. IVG, climato-scepticisme, mariage homosexuel, l’affaire Méric, islam, migrants… : les sujets qu’elle choisit sont sensibles, ce qu’elle ne peut ignorer. Montrant quel camp choisissent les journalistes (en faveur de l’IVG par exemple), elle décrypte leur discours et observe qu’il tient à déprécier ceux qui s’y opposent.

    #journalisme #conspirationnisme #désinformation #langage #vocabulaire #idéologie #cax

    https://seenthis.net/messages/528679 via tbn


  • Et si le #podcast #audio prenait sa revanche sur la #vidéo ?
    http://www.liberation.fr/futurs/2016/06/15/et-si-le-podcast-audio-prenait-sa-revanche-sur-la-video_1459347

    Après les précurseurs Arte et Télérama, ainsi que Libération à une époque, voici le site Slate qui se lance. Le « média d’analyse et de récit », comme le définit son nouveau directeur de la rédaction, Boris Razon, proposera à partir du 16 juin deux podcasts. Le premier, nommé « Transfert », raconte sur une vingtaine de minutes l’histoire intime d’individus. Les deux premiers numéros, plutôt bien troussés, presque haletants, malgré un habillage sonore assez pauvre, donnent à entendre les voix de Hugo, qui relate son immixtion dans la vie de ses voisins, et Nicolas, qui narre sa découverte d’un lourd secret de famille. Le second format, un talk de cinquante minutes, est consacré au « parenting », dixit Charlotte Pudlowski, la responsable du projet à Slate. C’est-à-dire sur le fait d’être parent (on n’a pas écouté [moi non plus]).

    (…)

    Aux Etats-Unis, le marché du podcast est en pleine effervescence. Certains comparent le mouvement actuel au développement des blogs en 2004. Là-bas, plusieurs jeunes acteurs ont l’ambition de créer le Netflix du son, comme Gimlet Media. Le Washington Post et le New York Times ont constitué des équipes dédiées. Tous ont été encouragés par l’énorme succès du feuilleton d’investigation audio « Serial » (une coproduction WBEZ et This American Life), dont la première saison, qui revenait sur une affaire criminelle à Baltimore en 1999, a été diffusée fin 2014. Téléchargée plus de 5 millions de fois en quelques semaines, elle a démontré que la narration sonore était un format puissant, capable de créer une habitude de consommation auprès d’un large public. Le graal en matière de publicité.

    Naissante, l’industrie des podcasts n’a pas encore trouvé son modèle économique. Elle hésite entre le gratuit financé par la publicité, le modèle payant à l’acte et à l’abonnement.

    Comment les podcasts vont envahir le monde, par Charlotte Pudlowski
    https://www.slate.fr/story/119543/comment-podcasts-envahir-monde
    https://www.slate.fr/sites/default/files/abel2.jpg

    http://seenthis.net/messages/501521 via tbn


  • Comment la banlieue parisienne s’est ubérisée, par Jean-Laurent Cassely | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/117807/uber-banlieue

    En quelques années, les VTC sont devenus le premier secteur de création d’entreprise dans la banlieue parisienne, département de Seine-Saint-Denis en tête. Au point de faire d’Uber la principale perspective d’emploi chez les jeunes touchés par le chômage ?

    (...) l’activité de voiture de transport avec chauffeur (VTC) est tout simplement devenue le premier secteur de création d’entreprises dans de nombreux territoires franciliens défavorisés, Seine-Saint-Denis en tête.

    Un miroir de la carte de la pauvreté francilienne

    https://www.slate.fr/sites/default/files/uber_map2.png

    #uber #chômage #banlieue #paris #cartographie

    http://seenthis.net/messages/490227 via Fil