Libre-échange, version Pacifique, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, novembre 2014)

/50970

  • Accord de principe pour un traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/08/04/accord-de-principe-pour-un-traite-de-libre-echange-entre-l-union-europeenne-

    L’Union européenne et le Vietnam sont parvenus, mardi 4 août, à un accord politique en vue d’un traité de libre-échange, a annoncé la Commission européenne. Cet accord est la conséquence de deux ans et demi d’intenses négociations.

    L’Union européenne (UE) travaille par ailleurs à obtenir un accord de libre-échange au niveau régional avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), dont le Vietnam fait partie. Des discussions ont été relancées à cet effet au printemps avec un nouveau rendez-vous pour faire le point d’ici la fin de l’année.

    Dans le Pacifique, chacun avance ses pions :
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/BULARD/50970


  • Le partenariat transpacifique pourrait être bouclé cette semaine, Etats Unis
    http://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/021229042940-le-partenariat-transpacifique-pourrait-etre-boucle-cette-semai
    http://www.lesechos.fr/medias/2015/07/26/1139892_le-partenariat-transpacifique-pourrait-etre-boucle-cette-semaine-web-021229064854.jpg

    Les douze nations du TPP, dont les Etats-Unis et le Japon, se retrouvent, à Hawaï, pour leurs négociations finales.
    Mardi, les ministres du commerce de douze nations de la région Pacifique vont rejoindre leurs “sherpas” déjà présents depuis la semaine dernière à Hawaï pour tenter de mettre la dernière main, après plus de cinq ans de discussions, au plus large partenariat régional jamais mis en place sur la planète. Le 31 juillet, ils espèrent enfin pouvoir rentrer dans leurs capitales respectives avec le texte exact du “Partenariat transpacifique » ou “TPP” qui devra alors être validé par chacun des pays concernés, avant d’être éventuellement mis en place à partir de 2016 ou 2017.
    Si la plateforme doit permettre d’abaisser encore les tarifs douaniers, déjà très bas, sur des centaines marchandises circulant entre les Etats-Unis, le Japon, la Malaisie, le Canada, l’Australie, Singapour mais aussi le Pérou, le Chili, le Mexique, le Brunei, le Vietnam et la Nouvelle-Zélande, qui génèrent déjà ensemble 40 % du PIB mondial, elle va surtout redéfinir plusieurs grands standards économiques qui pourraient s’imposer, à terme, à l’ensemble de la planète. Nombre d’analystes voient ainsi dans le TPP un accord plus politique qu’économique. « Si nous n’écrivons pas les règles du commerce mondial, devinez quoi ? La Chine le fera. Et ils feront de façon à avantager les entreprises et travailleurs chinois », avait lâché, en mai dernier, le président américain Barack Obama.

    #TPP

    • Lire « Libre-échange, version Pacifique », par Martine @Bulard !
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/BULARD/50970

      A l’origine, en 2005, le PTP ne réunissait que quatre nains politiques et commerciaux (Brunei, Chili, Nouvelle-Zélande, Singapour), qui tentaient de résister au rouleau compresseur de leurs voisins. Quatre ans plus tard, les Etats-Unis reprennent l’idée, avec la volonté de contenir la puissance de la Chine, qui s’est rapprochée des pays de l’Asie du Sud-Est via des accords de libre-échange. Washington craint de perdre son hégémonie dans la région et entraîne dans son sillage l’Australie, la Malaisie, le Pérou et le Vietnam, puis le Canada et le Mexique, déjà liés par l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Mais il a fallu attendre novembre 2011 pour que le Japon, alors premier partenaire de la Chine, rejoigne le cortège… du bout des pieds. Depuis, le très nationaliste premier ministre Abe Shinzo y a vu l’occasion de renforcer son rôle de bras droit asiatique de l’Amérique.

      Ainsi se profile ce que les experts américains nomment « le pacte commercial du XXIe siècle ».

    • Autre extrait :

      Le gouvernement japonais ne cache pas sa volonté d’utiliser le traité de libre-échange en cours de discussion avec l’Union européenne pour faire plier ses agriculteurs (plus disposés à accepter les normes alimentaires européennes que celles des Américains), obtenir une ouverture européenne pour ses voitures et, fort des résultats obtenus, réclamer aux Etats-Unis une baisse de leurs droits de douane sur les camions (25 %). Un jeu de billard à trois bandes. Evidemment, avec cette approche, la signature du PTP n’est pas pour demain. Et, du côté américain, il n’est pas sûr que le projet passe aisément au Congrès : les républicains y sont majoritairement opposés, par hostilité viscérale à M. Obama, et une partie des démocrates également.