Petit guide de déradicalisation économique à usage électoral

#message51822

  • Coralie Delaume : « Non, la France n’est pas droguée aux dépenses publiques »
    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/07/31007-20170707ARTFIG00304-coralie-delaume-non-la-france-n-est-pas-droguee-a
    #Bêtisier_permanent #Discours_orthodoxes

    "Bruno Le Maire, lequel affirmait quelques jours auparavant « Depuis 30 ans, la France est droguée aux dépenses publiques. Oui, il faut les réduire : c’est une question de souveraineté nationale ».
    On se demande bien en quoi le fait de tout faire pour respecter des « critères de convergence » arbitraires tel celui des 3 % de déficit imposé par l’appartenance à l’Union européenne ( quand il ne s’agit pas de « faire des réformes pour regagner la confiance de l’Allemagne » ) au détriment du bon fonctionnement de nos administrations et de la pérennité de nos services publics serait bon pour la souveraineté nationale"

    "si l’on utilisait les mêmes modalités de calcul pour rechercher le montant des dépenses privées rapportées au PIB"

    "C’est bien à cela que sert le ratio dépense publiques / PIB : à donner un indice du type de société auquel on à affaire, des grands choix qui y ont été faits, des modalités de fonctionnement des différentes économies. En aucune façon à mesurer la part de la richesse nationale qui « partirait » en dépenses publiques."

    L’arène nue : « S’échiner à faire baisser la dette publique n’a aucun intérêt. Un monde sans dette n’existe pas ! » entretien avec Bruno Tinel
    https://l-arene-nue.blogspot.com/2018/10/sechiner-faire-baisser-publique-na.html

    "Une telle sortie est tragique et consternante. Elle témoigne de l’époque que nous traversons, celle du gouvernement par la peur, celle des raccourcis et des abus de langages permanents. Contrairement à ce qui est trop souvent dit, ceci n’est pas en premier lieu le fait des extrêmes. Ce sont les responsables dits « modérés » qui recourent constamment à ces procédés rhétoriques manipulatoires.[...] Les mots ne doivent pas être dévoyés par ceux qui sont en position de prendre des décisions politiques qui engagent la vie des peuples et des nations. La crise politique profonde que nous vivons a une dimension linguistique. [...] Nos gouvernants doivent comprendre que bon nombre de citoyens sont las de la propagande perpétuelle. Ils doivent miser avant tout sur l’intelligence plutôt que sur le paternalisme et la culpabilisation, qui blessent l’estime de soi des gouvernés (« on nous prend pour des idiots ! »)"

    "Il suffit de voir comment l’Italie est en train de faire sécession. Voyez la morgue avec laquelle Pierre Moscovici (encore lui) a accueilli jeudi 27 septembre le projet du gouvernement italien de resserrer un peu moins que prévu son budget"

    "La question de la dette publique fait particulièrement l’objet des manipulations langagières qu’Orwell avait très bien identifiées dans 1984"

    "ces responsables politiques nous expliquaient alors qu’il fallait réduire les déficits pour que baissent les taux d’intérêts qui étaient très élevés en 1990. Pourtant, à l’époque, la dette publique ne représentait que 35 % du PIB. Depuis, le ratio est monté à quasiment 100 % et les taux d’intérêts sont autour de 0 %. Cherchez l’erreur."

    "Ce sont les mêmes qui nous prédisent tous les jours des catastrophes, depuis trois décennies, en raison de la dette publique pour justifier des coupes"

    "Avec sa sortie ridicule, M. Moscovici crie « au loup » mais il ne fait qu’agiter un vieux chiffon usé jusqu’à la trame."

    "il faut sortir d’une approche purement comptable"