des médecines douces au transhumanisme. Table ronde le 7 octobre à Pantin : Pharmacritique

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  • Quels patients serons-nous demain ? Promesses de personnalisation : des médecines douces au #transhumanisme. Table ronde le 7 octobre à Pantin : Pharmacritique
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    La #misogynie et la #gynophobie de la #psychanalyse seront abordées maintes fois, et l’on se demandera aussi pourquoi les femmes - et ayant un certain niveau d’#éducation - sont beaucoup plus nombreuses à succomber aux promesses de l’empire naturo-psycho-holistique. Les #femmes sont aussi plus médicalisées que les hommes pour des raisons que des études ont montré, en rapport avec leur position dans la sphère domestique, en charge des affaires privées (dont la santé) de toute la famille, et surtout de la petite enfance. Ce sont elles qui livrent l’immense majorité du bataillon des #aidants, elles qui doivent être contrôlées, sédatées ou stimulées par des psychotropes, pour se conformer aux rôles socio-économiques et accepter que toute rébellion soit traitée comme un signe de #maladie mentale ; elles qui sont soumises au disease mongering (invention de maladies, voire les articles en descendant sur cette page, à commencer par celui-ci) sur leurs états physiologiques, aux diktats des modes, du jeunisme, donc subissant des injonctions à « ne pas se laisser aller », à user de la chirurgie esthétique et de la médecine régénérative, etc. Cette dernière étant au croisement entre la #médecine conventionnelle et les pseudo-médecines (alternatives, complémentaires, douces et autres termes abusifs, vu qu’il ne s’agit aucunement de médecine).

    Les intérêts de beaucoup d’industries dépendent de l’emprise des #stéréotypes et clichés sexistes et différentiels (sur les capacités différentes, donc des fonctions différentes) sur les femmes. Donc, en fin de compte, ces intérêts dépendent de l’emprise des théories psychanalytiques sur tous les domaines impliqués d’une façon ou d’une autre dans la discussion de la nature des femmes et les conséquences (applications diverses). D’autant que, étant un manque, une absence, un négatif, une énigme au sens péjoratif du terme, une perverse sans surmoi, envieuse du pénis, hystérique par définition, etc. toute femme doit vivre des problèmes psychiques, à cause de la destructivité inhérente à sa nature, à ses débordements d’affects amorphes, et ainsi de suite. Tout cela découlant d’une anatomie reconstruite par la psychanalyse en fonction des besoins de la cause, et érigée en destin : l’absence d’organes sexuels externes (?!), car la psychanalyse voit la femme comme un trou anatomique, doublé d’un « trou dans la culture et la civilisation »...

    Il faut barrer la femme, dit Jacques Lacan, puisqu’on ne peut que « mi-dire » de cette chienne décrite par l’absence de toutes les capacités proprement humaines, détenues par les hommes (raison, logique, forme (versus affects amorphes), capacité d’abstraction, éthique et morale) qui sont les seuls à mettre en place et à pouvoir perpétuer l’ordre symbolique, la Loi de l’espèce humaine, garantie par l’équation visant à placer le Nom-du-Père sur le désir de la mère... Equation que Yann Diener, autre lacanien en position de pouvoir et sur les deniers publics que les psychanalystes ne veulent pas perdre, nous rabâche régulièrement dans Charlie Hebdo, avec d’autres dogmes et quelques citations du maître charlatan Jacques Lacan. Il a dit tout et son contraire.

    https://seenthis.net/messages/635525 via Agnès Maillard