http://www.slate.fr

  • Oui, FIP est bien la meilleure radio au monde
    http://www.slate.fr/story/151271/fip-radio-jack-dorsey-fipettes
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/fiphome.jpg

    Pour ne pas disparaître et garder ses admirateurs, la station a fait l’inverse de ses concurrents : peu de prises de parole en direct et une grande diversité musicale. « FIP, c’est une radio sans vedettes et sans robots », glisse le spécialiste des médias Christian Desplaces avec la délectation du bon mot. « Il y a tout un vocabulaire qui n’appartient pas à notre radio. On travaille avec les outils du monde moderne mais en faisant de l’artisanat », affirme la fipette Jane Villenet.

    Sur FIP, en effet, pas d’algorithme ni de robot pour programmer la grille musicale de la journée. Une poignée de producteurs décident au jour le jour de la suite de morceaux à diffuser aux fidèles auditeurs. « Tout est manuel, sauf pour la playlist de nuit entre 22-23 heures et 7 heures du matin. Quand j’arrive le matin, je ne sais jamais ce que je vais programmer dans les jours à venir. Cela peut être un truc que j’ai écouté chez moi, un disque qui traîne sur le bureau... Puis, un morceau en entraîne un autre », note Luc Frelon, programmateur « made in FIP ».

    Les enchaînements musicaux obéissent tout de même à quelques règles. Il y a d’abord une alternance de deux morceaux chantés avec un instrumental. Ensuite, un titre ne sera jamais diffusé plus d’une fois la même journée –et un artiste au maximum deux. Ce qui éloigne FIP de la dictature des promotions de maisons de disques et du piège des playlists qui tournent en rond.

    Et c’est très marrant cette histoire de communauté entière de fans en Angleterre

    La déclaration d’amour du fondateur de Twitter à FIP n’est donc pas une exception. La radio jouit aujourd’hui d’une image mythique, presque légendaire dans certaines contrées. L’épicentre de cette folie contagieuse est sûrement Brighton, dans le sud de l’Angleterre.

    Pendant dix ans, de 1997 à 2007, FIP a été diffusée sur une fréquence pirate par un ou plusieurs habitants de la ville portuaire. Certains adorent tellement la station française qu’ils se réunissent en club tous les jeudis soir pour écouter collectivement « Jazzafip », émission phare de la radio. Le programmateur Luc Frelon est allé plusieurs fois à la rencontre de ces fous de FIP.

    « En 2009, j’ai été invité à mixer en tant que “DJ FIP” -même si ça n’avait rien d’officiel- par une association de fans. Dans la ville, il y a des restos qui indiquent qu’ils diffusent FIP, vous entendez la radio dans des taxis... c’est assez dingue. Une fois, un chauffeur m’a demandé pourquoi je venais à Brighton. Quand je lui ai dit que je venais car je travaillais pour FIP, il m’a dit que la course était pour lui. »

    Dans un article publié en 2007 lors de la fermeture de la fréquence pirate par les autorités à la suite d’une plainte, le journal local The Argus expliquait que la radio française « attirait des auditeurs de différents horizons, des tenanciers de boutiques jusqu’aux politiciens, avec sa musique excentrique et son absence de publicité et de bavardages ». The Argus ajoutait même que certains habitants de la ville « avaient déménagé uniquement pour pouvoir capter la station ».

    #musique #radio #FIP #meilleure_radio_musicale_du_monde

    https://seenthis.net/messages/706941 via RastaPopoulos


  • Votre boss saura certainement que vous avez lu cet article
    http://www.slate.fr/story/163076/entreprise-surveille-conversation-employes-slack-reddit-mails

    Les entreprises surveillent l’activité numérique de leurs employés et employées. Jusqu’à un point avancé. Vous avez bien rigolé aujourd’hui avec Michel et Christine sur Slack, une plateforme de discussion en ligne mêlant conversations privées et en groupes. Votre chaîne de conversation privée avec ces deux collègues vous a permis de critiquer votre boss et vous vous en êtes donné à coeur joie. Mais sachez que votre patronne ou patron a le droit de surveiller vos activités sur Reddit, Slack ou toute boîte (...)

    #Reddit #terms #travail #travailleurs #web #surveillance #écoutes #CEDH

    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1200x680/public/1984_1.png

    https://seenthis.net/messages/701579 via etraces


  • L’homme qui a utilisé l’art moderne pour torturer des détenus | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/161005/histoire-guerre-espagne-alphonse-laurencic-checas-torture-art-moderne

    Pour bien cerner cette histoire, il faut tout d’abord rappeler le contexte de cette période sombre qui a marqué l’Espagne. En 1936, après le coup d’État de l’armée, deux camps s’affrontent : les nationalistes et les républicains du Front populaire.

    Dans le second, le Service d’information militaire (SIM), un service de contre-espionnage, est créé à l’été 1937 pour débusquer les espions infiltrés ou les ennemis présumés. Parmi ces derniers, des nationalistes, mais aussi des anarchistes et des communistes libertaires anti-staliniens.

    Pour les faire parler, des cellules appelées « checas » sont créées. À l’intérieur de ces gêoles basées principalement dans trois villes –Madrid, Valence et Barcelone– et inspirées par celles de l’Union soviétique (« Tchéka » étant le nom de la police politique combattant les ennemis du bolchevisme), plus de 8.500 personnes ont été tuées.

    Si le SIM n’a pas attendu Laurencic pour construire ces cellules, c’est bien le Français qui a imaginé les plus perverses.
    Armoires diaboliques
    http://www.slate.fr/sites/default/files/Celdas%20psicot%C3%A9cnicas%206..jpg
    À la demande des chefs du SIM, Laurencic a d’abord dessiné des pièces dans lesquelles les détenus étaient placés dans des armoires d’une hauteur variant de 1m40 à 1m60, de cinquante centimètres de largeur et quarante de profondeur. Les hommes y étaient enfermés pendant des heures, évidemment incapables de se tenir droit.

    Dessin des « cellules armoires » | DR

    Ils pouvaient s’asseoir, mais le siège était incliné, de façon à ce qu’ils soient toujours sur la pointe des pieds. L’espace était tellement étroit que le détenu ne pouvait changer de position, de même qu’il lui était impossible de se protéger les pupilles de l’ampoule électrique constamment allumée au niveau de leur visage.

    « Urduena [l’un des bourreaux, ndlr] pensait que le fait de rester cinq à dix minutes dans cette position saurait calmer les plus récalcitrants », expliquait Laurencic lors de son procès.
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    Dessins qui rendent fou

    Laurencic a également utilisé les couleurs pour faire craquer les détenus dans quatre « cellules psychotechniques », en privilégiant des vitraux verts.

    C’est Santiago Garces, le chef du SIM, qui lui a conseillé cette couleur « triste, lugubre, comme un jour de pluie, qui prédispose à la mélancolie et à la tristesse ».

    Carnet de dessins des cellules d’Alphonse Laurencic | DR

    Ces pièces construites dans l’ancien jardin du couvent de Santa Maria Magdalena Madres Agustinas, situé dans la rue Vallmajor de Barcelone, étaient toutes goudronnées –à l’intérieur comme à l’extérieur– et orientées vers le sud, de telle sorte qu’elles étaient quasiment constamment baignées par la lumière du soleil.

    On imagine sans mal la peine que les détenus avaient pour respirer, en raison de la chaleur étouffante et de l’odeur.
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    Dessin d’une « cellule psychotechnique » | DR

    Autre ignominie, le « lit ». Mesurant 1m50 de long et soixante centimètres de large, il était incliné de vingt degrés, pour éviter que le détenu puisse se reposer : quand ce dernier s’endormait, son corps s’affaissait.

    Il était également impossible de marcher dans la cellule, puisque des briques étaient apposées sur le sol. Pour déstabiliser encore davantage les prisonniers, une horloge était quotidiennement avancée de quatre heures, sans qu’ils ne puissent s’en apercevoir.

    Pour couronner le tout, les murs étaient incurvés et couverts de motifs géométriques –cubes, dés, damiers, spirales, points, cercles, lignes horizontales– de différentes couleurs, ainsi que d’œuvres abstraites et surréalistes inspirées notamment par l’école du Bauhaus et ses figures majeures : Kandinsky, Moholy-Nagy, Itten...

    « Laurencic avait travaillé dans le Berlin de la République de Weimar en tant que musicien et décorateur. Il s’est imprégné de toutes les sources de l’école du Bauhaus, très à la mode dans les années où il y a vécu, entre 1926 et 1933 », explique Susana Frouchtmann, auteure de l’ouvrage qui lui est consacré et qui a découvert par hasard leur « lien de parenté ».

    https://seenthis.net/messages/697553 via mad meg


  • Les États-Unis séparent désormais les parents migrants de leurs enfants | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/162252/etats-unis-separent-parents-migrants-enfants
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1060x523/public/000_14e93l.jpg

    Avant l’élection de Donald Trump, les familles de migrants et demandeurs d’asiles qui étaient interpellées à la frontière mexicaine étaient détenus ensemble dans des centres de rétention, en attente de jugement. Mais les directives du gouvernement ont changé : maintenant, les parents et enfants sont détenus séparément, parfois dans des villes différentes, et même dans le cas d’enfants très jeunes.

    Depuis plusieurs mois, des centaines de cas de séparations ont été rencensés par les associations de défense des droits civiques.

    « Ce qui se passe ici est sans précédent. Ici en Arizona, nous avons vu plus de 200 cas de parents séparés de leurs enfants. Certains de ces enfants sont très jeunes, nous voyons régulièrement des enfants de deux ans, et la semaine dernière, il y avait un enfant de 53 semaines sans ses parents », expliquait Laura St. John de l’organisation The Florence Project, sur MSNBC.

    L’association de défense des droits civiques ACLU a engagé une procédure légale contre cette pratique du gouvernement, qu’ils considèrent comme une violation de la Constitution des États-Unis.

    Sur Twitter, le journaliste Chris Hayes a partagé des extraits de la plainte dans lesquels sont décrits plusieurs cas de séparation, comme celui de Miriam, venue du Honduras, qui dit avoir été séparée de son bébé de dix-huit mois et ne pas l’avoir vu pendant plus d’un mois. En mars, un procès de l’ACLU avait permis de réunifier une mère congolaise demandeuse d’asile avec sa fille de sept ans. Elles avaient été séparées pendant quatre mois.

    La nouvelle approche, introduite par le ministère de la Justice, consiste à condamner les personnes qui ont traversé la frontière illégalement à des crimes, et non plus à des infractions civiles, comme c’était le cas auparavant. Les adultes sont donc placés en prison, et non en centre de rétention, alors que les enfants sont gérés par une autre entité administrative, qui détient habituellement les mineurs qui traversent seuls la frontière.

    Interviewé par MSNBC, un avocat de l’ACLU a dit que c’était « la pire chose » qu’il avait vue en 25 ans de travail sur les droits des immigrés.

    « Je parle à ces mères et elles décrivent leurs enfants qui hurlent "maman, maman, ne les laisse pas m’emmener". »

    Il y a quelques jours, le chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly a défendu la pratique en disant qu’il s’agissait d’une dissuasion efficace et que les enfants seraient « placés dans des foyers ou autres ».

    https://seenthis.net/messages/697272 via mad meg


  • «Fabriquer un crayon est un processus étonnamment complexe» | Slate.fr
    http://www.slate.fr/grand-format/usine-fabrique-crayons-157066?google_editors_picks=true

    Entre 2015 et 2017, le photographe #Christopher_Payne s’est rendu plus de trente fois à #General_Pencil, l’une des dernières usines américaines de fabrication de crayons. « Le #crayon est un objet si simple et pourtant omniprésent dans nos vies, raconte-t-il, à tel point que nous le prenons pour acquis. Mais les fabriquer est un processus étonnamment complexe et quand j’ai vu toutes les étapes nécessaires, dont beaucoup sont réalisées à la main, je savais que cela ferait un récit visuel puissant. »

    #graphite #crayons_de_couleur #photographie via @freakonometrics
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    https://seenthis.net/messages/670483 via odilon


  • Les « #femmes en rouge » de Wikipédia, l’histoire d’un vide encyclopédique | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/156517/femmes-rouge-wikipedia-vide-encyclopedique
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/marie_de_france_2.tif_.jpg

    Alors quid d’un « savoir égalitaire » ? L’expression est sans doute malheureuse, dans la mesure où il s’agirait davantage de penser l’égalité sur le plan de la production et de la transmission des savoirs.

    Or tant que l’histoire des femmes sera conçue comme une histoire des minorités, celle-ci continuera d’être envisagée comme mineure, comme une histoire des marges. La lutte féministe réintroduit à cet égard le politique dans l’écriture même d’une #histoire qui se veut collective.

    Alors que Wikipédia saute par-dessus l’historien et le savant, l’arène redevient proprement publique : s’il est un lieu où l’égalité revendiquée par les féministes pourrait trouver sa libre expression, celui-ci est privilégié. Reste aux contributeurs à faire leur office.

    J’ai vérifié, @mona a sa fiche sur Wikipédia, c’est la moindre des choses. @mad_meg, ça serait bien aussi, non ?

    https://seenthis.net/messages/661549 via Agnès Maillard


  • Emmanuel Macron, Amina et l’#hypocrisie du #bourgeois | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/154325/emmanuel-macron-marocaine-sans-papiers-migrante-amina
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/mm_0.png

    On est, avec Macron, #inclus ou #exclu. On est inclus, de chez Whirlpool, quand on accepte la raison économique, et alors traité avec chaleur, ou exclu, de chez GM&S, quand on veut grappiller des indemnités supplémentaires et l’on ose perturber la paix du pays, et alors châtié de paroles. Être dedans ou dehors. Traité en courtoisie, ou fustigé. On est du bon ou du mauvais côté. Aimable bénévole des Restos du coeur, au selfie présidentiel, ou méchant ami des clandestins de Calais ou de la Roya, voué à la juste brutalité des forces de l’ordre républicain. On est dedans ou dehors. Dans le cadre de la loi et des règles, ou bien débordant. On est dedans, ou dehors. La frontière est indépassable. On est dedans, bon réfugié, ou dehors, misère du monde. On est dedans, on a tous les droits et le sourire aussi, on est dehors, on n’existe pas. C’est ainsi que le monde fonctionne, et cela est bien, nous dit le président.

    #surnuméraires

    https://seenthis.net/messages/647485 via Agnès Maillard


  • On vous a déjà parlé, vous, du Moyen Âge africain ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153672/moyen-age-africain-promesse-royaumes-merveilleux

    Moi, c’est venu sans crier gare un lundi soir sur la ligne 9 du métro.

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    « J’ai écrit un livre sur le Moyen Âge africain. »

    On était lundi, il faisait nuit, il faisait froid mais la phrase a allumé une ampoule dans ma tête. J’allais prendre le métro avec un historien que j’avais rencontré à un dîner. Je lui demandais quels livres il avait écrits et donc il m’a répondu ça. « J’ai écrit un livre sur le Moyen Âge africain. »

    Moyen Âge + Afrique. Je crois bien que jamais de ma vie je n’avais entendu ces deux termes côte à côte. Évidemment, comme à peu près tout le monde, j’avais été mortifiée quand Nicolas Sarkozy avait déclaré dans un discours officiel que l’homme africain n’était pas encore entré dans l’histoire. Je veux dire, on sait bien que c’est faux. Conceptuellement.
    Mais entre la préhistoire et la colonisation, j’étais bien incapable de vous citer des faits de l’histoire du continent africain. C’étaient pas des tribus plus ou moins nomades qui avaient su préserver l’authenticité de leurs croyances primitives ?
    Un continent très dynamique

    On a pris le métro et mon interlocuteur m’a raconté qu’il y avait des rois, des châteaux, des cours royales, des protocoles, des alliances. Qu’il y avait du commerce avec la Chine et l’Inde, que les commerçants musulmans étaient une des sources de connaissance de cette période. L’Afrique n’était pas coupée du reste du monde. Le continent était dynamique, en échange avec les autres régions. Le Moyen Âge africain, du VIIIe siècle au XVe siècle. Une immense période historique qui reste à découvrir, sur laquelle ils sont encore peu nombreux à travailler. Une période qui va sans doute modifier notre vision de l’histoire mondiale et donc également de l’histoire occidentale. Il m’a dit un truc comme : « Il faut arrêter de former autant de spécialistes du XIXe siècle français et aller voir en Afrique. »

    Ce n’est pas seulement une étendue historique qui reste à explorer mais de véritables territoires. « On a à peine commencé à fouiller, faute de moyens et de spécialistes. » Les stations éclairées au néon défilaient et il a rassemblé ses mains vers le bas avant de les écarter lentement pour m’expliquer qu’il y avait des palais, des villes entières à découvrir sous le sable, qui allaient surgir. Il était 23 heures, on était dans le métro de la ligne 9 et on aurait dit qu’il mimait l’éclosion d’une fleur. « En Ethiopie, j’ai découvert trois villes ! Avec les habitations, les rues, les mosquées. Trois villes ! » (Je suis allée vérifier et c’est vrai. Il y a dix ans, avec son équipe, il a découvert trois cités médiévales musulmanes qui pourraient être les vestiges du royaume de Shoa qu’on connaissait par des textes mais qu’on n’avait jamais situé géographiquement.)
    https://www.franceculture.fr/emissions/carbone-14-le-magazine-de-larcheologie/la-recherche-des-cites-perdues-de-lafrique
    Ça m’a rappelé de vieilles discussions avec des potes. On se demandait à quoi ressemblaient la vie et l’art quand l’humain n’avait pas encore exploré toute la Terre. Quand on imaginait des ailleurs, des terres inconnues, des monstres fabuleux. Alors certes, je savais qu’il restait le fond des océans à découvrir. Mais là, j’avais face à moi un archéologue dont les yeux brillaient en évoquant des royaumes entiers qui sortiraient du sable, de la végétation et de l’oubli.
    http://www.slate.fr/sites/default/files/product_9782070454556_195x320.jpg
    Avant, je ne savais même pas que je ne savais rien. Maintenant, je sais qu’on ne sait rien. Et c’est assez excitant. Ce chercheur s’appelle François-Xavier Fauvelle, son livre sur le Moyen Âge africain s’intitule Le Rhinocéros d’or (il est sorti en 2013 et ça a été un gros succès). Il vient de publier un essai À la recherche du sauvage idéal qui a l’air tout aussi passionnant.

    #moyen-age #histoire #Afrique #historicisation

    https://seenthis.net/messages/645940 via mad meg


  • Pourquoi les riches s’autorisent-ils à frauder ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153600/pourquoi-les-riches-autorisent-frauder
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/capture_2017-11-08_a_19.43.33.png
    C’est le fondement même de la pensée de Ayn Rand et de ses adorateurs : #supériorité, #morgue, #impunité et mépris des autres. Il se sentent en pleine #légitimité pour la #fraude, celle-la même qu’ils projettent dans leurs fantasmes sur les plus pauvres (pour aussi mieux les contrôler ET leur faire porter le chapeau de leurs propres sales comportements). En gros, nous nous laissons gouverner par des gorilles immatures…

    Dan Ariely, spécialiste d’économie comportementale et professeur à l’université Duke, a étudié la délinquance des cols blancs, celle qui émane des catégories supérieures. Une de ses études montre que des cas de tricherie sont plus courants au sein des universités de la Ivy-league, qui regroupe les plus prestigieux campus nord-américains avec des droits d’inscription de 50.000 dollars l’année en moyenne, qu’au sein des universités publiques américaines, aux coûts bien plus faibles.

    Pour le co-auteur du livre C’est vraiment moi qui décide, « les personnes qui approuvent le plus les moyens illégitimes de tricher sont celles qui auraient précisément les moyens de ne pas le faire ». D’après lui, c’est parce qu’elles se sentent supérieures qu’elles légitiment, inconsciemment ou consciemment, le droit d’agir de manière déviante et immorale.

    « La délinquance des cols blancs s’explique par le sentiment d’impunité qu’auraient les fautifs. Ils ont l’impression de pouvoir faire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ont payé pour. »

    De plus, sociologiquement, la plupart d’entre eux considèrent que « jamais personne ne pourra leur reprocher leur comportement déviant ».

    https://seenthis.net/messages/643933 via Agnès Maillard


  • L’ambassadrice pour les droits des femmes choisie par Trump pense que l’IVG est un génocide

    http://www.slate.fr/story/153558/droits-femmes-trump-anti-ivg-extremiste

    Selon le site Politico, la militante antiféministe Penny Nance va bientôt être nommée au poste d’ambassadrice pour les droits des femmes au département d’État américain.

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    Jusqu’ici, Nance était connue pour être présidente de l’organisation chrétienne Concerned Women for America (« Femmes inquiètes pour l’Amérique »), dont la mission officielle est de « protéger et promouvoir les valeurs bibliques et les principes constitutionnels à travers la prière, l’éducation et le militantisme ».

    En 2013, Nance avait écrit un éditorial faisant un parallèle entre les victimes de la Shoah et les fœtus avortés. Pour elle, la légalisation de l’avortement a mené à un « génocide » :

    « L’avortement est le combat des droits de l’homme fondamental de notre époque. Pour la génération de nos grand-parents, la Shoah était l’atrocité la plus terrible commise contre l’humanité. Près d’un million et demi d’enfants juifs ont été tués dans le génocide nazi. Ce qui est honteux, c’est que depuis longtemps, l’Amérique a surpassé ce nombre de petites vies perdues à cause d’un cruel génocide. »

    Le conservatisme rétrograde de Nance confine parfois à la parodie. En 2015, elle était devenue célèbre après avoir accusé le dessin animé La Reine des neiges de ne pas donner une image assez héroïque des hommes.

    « Nous voulons encourager la masculinité, pas diaboliser la masculinité », avait-elle conclu, en accusant Hollywood de ne pas montrer assez d’hommes dans des rôles positifs.
    Plusieurs associations ont déjà dénoncé le choix de Penny Nance pour le poste d’ambassadrice pour les droits des femmes. Une porte-parole de Planned Parenthood, l’organisation du planning familial américain, a déclaré que nommer Nance à ce poste était comme « mettre un pyromane à la tête d’une caserne de pompiers ».

    https://seenthis.net/messages/643314 via enuncombatdouteux


  • Quand un article sur les « bienfaits de la colonisation » fait imploser une revue scientifique | Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/152360/article-bienfaits-colonisation-revue-scientifique

    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/chaiseporteurs.jpg

    Tout a commencé avec la publication par la revue universitaire Third World Quarterly, au début du mois de septembre, d’un article intitulé « The Case for Colonialism » (« Le bien-fondé du colonialisme »). L’auteur, Bruce Gilley, professeur de science politique à l’université de Portland, estime qu’il est « grand temps de réévaluer la signification péjorative » du mot « colonialisme » :

    « La notion selon laquelle le colonialisme est toujours et partout une mauvaise chose nécessite d’être repensée au regard du grave coût humain d’un siècle de régimes et politiques anticoloniaux. »

    Gilley estime que la pensée anticoloniale a surestimé les coûts et sous-estimé les bénéfices de la colonisation et a un peu vite écarté la légitimité politique des régimes coloniaux. Pour lui, les bases de cette pensée n’étaient pas scientifiques mais « politiques et idéologiques » : « Le but n’était pas l’exactitude historique mais un plaidoyer pour l’instant présent. » Il cite des exemples de pays qu’il juge détruits par la décolonisation, comme la Guinée-Bissau, et estime que « peut-être que les Belges devraient revenir » au Congo.

    #colonialisme

    https://seenthis.net/messages/637248 via Reka


  • L’écriture inclusive, ça marchera jamais (et tant mieux) | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/152102/ecriture-inclusive-marchera-jamais
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/capture_2017-10-04_a_12.49.26.png

    Alors qu’on s’écarte, j’ai une confession à faire. Il s’avère que je suis féministe –je suis persuadée qu’il vaut mieux vivre dans une société où les femmes et les hommes ont des droits égaux et je suis disposée à me battre pour pouvoir vivre dans une telle société et offrir au maximum de monde cette possibilité–, mais aussi assez fermement opposée à l’écriture inclusive. Comment se fait-ce ? Parce que je suis par ailleurs pragmatique et sais que les ambitions de l’écriture inclusive –être « un premier pas dans la lutte contre les inégalités », un « levier puissant pour faire progresser les mentalités [et] faire avancer l’égalité entre les femmes et les hommes »– ont toutes les chances de ne jamais se réaliser, vu qu’elle inverse le lien généalogique entre langage et représentations socio-culturelles.

    Les secondes ne sont pas engendrées par le premier. Le langage n’est pas une baguette magique qui façonne le monde à sa guise –et à celle de provisoires « dominants »–, mais un outil d’encodage, de description et de retranscription d’un réel qui lui préexiste. Un travail qui s’effectue depuis plusieurs milliers voire millions d’années dans le cadre (alias les limites) de notre « nature humaine », avec ses structures mentales universelles désormais bien connues.

    La première erreur que commettent les partisans de l’écriture inclusive, c’est de croire à la performativité du langage, telle que l’ont théorisée des personnes comme Judith Butler sur la base d’une lecture fallacieuse de John Langshaw Austin. Un tour de passe-passe qui aura transformé les actes de langage que sont les énoncés performatifs –toutes les formules faisant fonction d’action dans des circonstances précises, comme le « je vous déclare mari et femme » du bureaucrate en charge de vos épousailles– en langage agissant et détenteur de facultés littéralement thaumaturgiques. Une théorie trop super cool, si elle pouvait compter sur un ou deux faits objectifs susceptibles de la soutenir.

    Malgré la fabuleuse diversité « structurelle » des langues de par le monde, toutes les cultures assignent en tendance et spontanément les mêmes caractéristiques psychologiques à leurs hommes et à leurs femmes –les fameux « stéréotypes genrés »

    L’autre marigot épistémique dans lequel patauge joyeusement l’écriture inclusive a pour nom le déterminisme linguistique. L’hypothèse de Sapir-Whorf en est le spécimen le plus célèbre et toujours le plus redoutablement nuisible, qu’importe que sa réfutation soit pliée depuis une bonne quarantaine d’années, comme a pu notamment le démontrer en long et en large le psycholinguiste Steven Pinker dans son ouvrage L’Instinct du langage, publié aux États-Unis en 1994 et traduit en français en 1999.
    Le langage façonne le monde ?

    Le nœud théorique du déterminisme linguistique est le suivant : nos pensées sont déterminées par des catégories façonnées par notre langue et, dès lors, les multiples spécificités langagières présentes sur notre chic planète accouchent de modes de penser spécifiques chez leurs différents locuteurs.

    Il y a plein de choses intéressantes sur le langage dans ce texte. Mais il s’attaque aux intégristes de l’écriture inclusive. C’est toujours plus facile que de rechercher les divers usages de ce type d’écriture. Pour ma part, j’en fait un usage pour appuyer certains éléments dans lesquels l’absence de marqueur de genre serait une priorité au genre masculin. Pour le reste, on s’en passe très bien. Dans mon usage (modéré et consensuel ;-) l’écriture inclusive a un rôle pour souligner quelque chose sans avoir à y mettre des parenthèses insistantes ou des notes de bas de page. À ce titre, elle m’apparaît semblable à l’usage des emoticones : une manière de souligner, de dire en passant quelque chose que la voix ou le comportement pourraient très bien faire passer en situation orale. Bien évidemment, je n’ose imaginer un roman entier en écriture inclusive.

    #Féminisme #Ecriture_inclusive #Langage #Austin #Ecrit

    https://seenthis.net/messages/634859 via Articles repérés par Hervé Le Crosnier


  • L’Education « positive » n’est pas aussi positive qu’on croit | Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/104319/education-positive

    "Wishfull thinking" mais objectif totalement impossible à tous parents de plus de trois enfants.

    Merci en tout cas à Meta d’avoir signalé ce papier.

    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/educpositive.jpg

    L’éducation « positive » –qui consisterait à repenser les relations parent-enfant dans une perspective gagnant-gagnant– est partout : elle inonde la presse parentale, des blogs entiers et des milliers de pages de forums lui sont consacrée, les livres qui y font référence se vendent par poussettes entières –J’ai tout essayé, de la psychothérapeute Isabelle Filliozat s’est vendu par exemple à plus de 62.000 exemplaires–les conférenciers qui s’y réfèrent déplacent des foules. Encore confidentielle il y a 10 ans, elle est devenue aujourd’hui à ce point incontournable que le Conseil de l’Europe la considère comme l’approche éducative la plus à même de respecter les Droits de l’Enfant et a entrepris de diffuser une plaquette pour la populariser...

    Du statut d’alternative éducative, elle semble s’être érigée au rang de norme voire, comme le titrait récemment Libération, de « dogme ».

    https://seenthis.net/messages/628027 via Reka


  • Presque tous les pays dans le monde pourraient se lancer dans le 100% énergies renouvelables

    http://www.slate.fr/story/150372/pays-monde-energies-renouvelables

    La planète est prête pour dire au revoir aux énergies fossiles. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude publiée dans le journal Joule et relayée par le site Popular Science. Elle propose une feuille de route pour l’énergie pour 139 pays responsables de 99% de la pollution mondiale, expliquant à chaque fois quelles ressources sont nécessaire pour que chacun puisse se passer des énergies fossiles et adopter les renouvelables. « Selon les résultats de l’analyse, la planète est pratiquement prête à se reposer uniquement sur le renouvelable d’ici 2050 », note Popular Science.

    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/wind-power.jpg

    Mark Jacobson et son équipe ont listé l’énergie solaire, la géothermie ainsi que le vent à disposition de chaque pays. Ensuite, ils ont calculé combien d’énergie il faudrait pour atteindre 80% d’énergies vertes d’ici 2030 et 100% d’ici 2050. « J’étais surpris de voir combien de pays avaient des ressources suffisantes pour s’alimenter en énergie renouvelable à 100% avec le vent, l’eau et le soleil », explique Jacobson.

    Si toutes les entreprises décident de passer à l’énergie renouvelable (rêvons un peu), il y a une phase où sa production baissera. Mais il ne faut pas oublier qu’une partie des énergies renouvelables déjà produite sert à financer l’utilisation des énergies fossiles, et qu’au final, chaque pays pourrait se reposer sur ces ressources non polluantes. « Nous pensons qu’une transition est possible et bénéfique de bien des façons, et il y a peu de défauts, conclut le chercheur. Comme pour tout, vous ne voulez pas changer, et c’est difficile de changer si ce qui est en place fonctionne. Mais, actuellement, les choses fonctionnent avec des conséquences monstrueuses. »

    https://seenthis.net/messages/624627 via enuncombatdouteux


  • Quand les nazis s’inspiraient des lois raciales américaines

    http://www.slate.fr/story/150024/nazis-inspiration-lois-racistes-americaines

    il y a quatre-vingt ans, des Allemands voyaient dans l’Amérique et ses lois raciales la promesse d’un futur radieux. Une histoire « négligée » que raconte un livre stimulant récemment publié aux États-Unis, Hitler’s American Model : The United States and the Making of Nazi Race Law.

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    Son auteur, James Q. Whitman, professeur de droit comparé à l’université de Yale, centre son analyse sur deux des trois lois de Nuremberg adoptées par le Reichstag le 15 septembre 1935, qui constituèrent une étape essentielle de l’exclusion des Juifs de la société allemande, prélude à leur extermination. La « loi sur la citoyenneté du Reich » distinguait entre deux catégories d’Allemands, les citoyens, qui jouissaient de leurs droits politiques, et les ressortissants, qui en étaient privés. La « loi de protection du sang et de l’honneur allemands », elle, interdisait les mariages entre Juifs et non-Juifs. Les deux, selon Whitman, ont connu une influence, sinon une inspiration, commune : les lois raciales américaines.

    Les mariages « interraciaux », eux, sont interdits entre blancs et noirs dans une majorité des États avant la Seconde Guerre mondiale, et très souvent aussi entre blancs et Asiatiques ou blancs et Amérindiens –les nazis observèrent ainsi avec intérêt le Cable Act de 1922, qui permettait de dépouiller de sa nationalité une Américaine qui épousait un Asiatique.

    Deux mois plus tôt, en effet, des militants communistes s’étaient introduits sur le paquebot SS Bremen, qui mouillait dans le port de New York, et avaient déchiré le drapeau à croix gammée avant de le jeter dans l’Hudson. Quelques jours plus tard, les coupables étaient libérés par un magistrat juif, Louis B. Brodsky, qui assimilait le drapeau à croix gammée au « drapeau noir de la piraterie » et qualifiait le nazisme de « révolte contre la civilisation ». Le secrétaire d’État Cordell Hull présenta ses excuses à l’Allemagne, poussant Hitler, à Nuremberg, à féliciter l’administration Roosevelt pour sa réponse « digne et honorable », tandis que Goering dénonçait le « juif arrogant » qui avait libéré les déchireurs de drapeau. Huit décennies plus tard, James Q. Whitman a choisi de dédier son livre « au fantôme de Louis B. Brodsky ».

    https://seenthis.net/messages/624501 via enuncombatdouteux


  • La semaine où le monde a frôlé l’apocalypse nucléaire

    http://www.slate.fr/story/149934/la-semaine-ou-le-monde-a-frole-la-guerre-nucleaire

    C’est l’un des grands mystères de la Guerre froide : comment le monde a-t-il fait pour ne pas disparaître lors de la deuxième semaine de novembre 1983 ?

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    Une grande partie de notre survie est due aux actions –ou plutôt à l’inaction– d’un officier de l’armée de l’air américaine, Leonard Perroots, mort en janvier dernier. Que nous ayons frôlé l’anéantissement, au contraire, est imputable au bellicisme rhétorique et militaire de Ronald Reagan, à la terreur qu’il a suscité chez les Soviétiques et au tragi-comique d’un malentendu qui aurait pu nous coûter très cher.

    Comme un National Intelligence Estimate, un document du renseignement américain venant d’être rendu public, le détaillait en 1987 :

    « La stratégie de guerre nucléaire [des Soviétiques] […] ne les prédispose pas à faire preuve de retenue s’ils estiment très probable la survenue d’une guerre nucléaire. Ils pensent d’ailleurs qu’une telle réserve pourraient mettre en péril leurs chances dans cette guerre. Les Soviétiques sont très enclins à vouloir tirer les premiers afin de maximiser les dommages infligés aux forces américaines, tout en minimisant les dégâts subis par la société et les forces soviétiques. »

    C’est à ce moment délicat que les États-Unis et leurs alliés décident de simuler une attaque nucléaire sur l’Union soviétique et ses alliés du Pacte de Varsovie. Effectué par des soldats alliés dans toute l’Europe, la simulation, surnommée Able Archer 83, fait partie d’un exercice militaire orchestré par le QG de l’Otan à Bruxelles, le ministère britannique de la Défense et le Pentagone, son objectif est de « tester les procédures de commande et de personnel, avec un accent tout particulier mis sur la transition entre des opérations conventionnelles et des opérations non-conventionnelles, y compris l’usage d’armes nucléaires ».

    C’est là qu’intervient Leonard Perroots, un agent du renseignement militaire américain dont le rôle sera crucial dans cette histoire. Quand débute Able Archer 83, cet homme originaire de Virginie Occidentale a plus de trente ans d’expérience derrière lui dans les services de renseignement de l’US Air Force en Europe. Tout en supervisant Able Archer 83, il remarque que les forces soviétiques (les vraies, pas celles de la simulation) ne cessent d’augmenter leurs niveaux d’alerte. Mais au lieu de réagir comme il se doit, Perroots ne fait rien. S’il avait relevé le niveau d’alerte des dispositifs militaires européens –ce qui n’aurait pas été absurde–, les Soviétiques auraient pu en conclure que exercice était bel et bien une préparation d’attaque déguisée. L’instinct de Perroots permettra d’arrêter la course vers la guerre et sans doute d’éviter une passe d’armes nucléaire.

    https://seenthis.net/messages/623011 via enuncombatdouteux


  • Sur Neptune, une tempête surprise d’une taille proche de celle de la Terre

    http://www.slate.fr/story/149589/neptune-tempete

    On savait que le vent souffle fort sur Neptune. On n’imaginait pas que cela pouvait atteindre « un système de tempête de près de la taille de la Terre », comme le rapporte le communiqué de l’observatoire de Keck situé à Hawaï. Cette découverte a surpris les scientifiques, alors qu’ils effectuaient au début de l’été un test à l’aube, explique Atlas Obscura.

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    Sur le site de l’université de Berkeley, Ned Molter, l’un des étudiants en astronomie qui était présent à ce moment-là raconte ce qu’il a pu observer :

    « Voir une tempête si lumineuse à une altitude si peu élevée est extrêmement suprenant. D’habitude, cette zone est vraiment calme et l’on ne voit que quelques nuages lumineux au niveau des bandes de mi-latitude. Alors avoir un tel nuage juste au-dessus de l’équateur est spectaculaire. »

    Contacté par National Geographic, Ned Molter explique qu’il va falloir désormais comprendre comment un tel nuage s’est formé et a pu rester au niveau de l’équateur.

    « Puisqu’il est là depuis quelques semaines au moins, quelque chose doit faire qu’il tient en place. »

    https://seenthis.net/messages/621241 via enuncombatdouteux


  • Le combat d’une Brésilienne jugée pas assez noire pour devenir procureure | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/149217/bresil-combat-une-femme-negritude-combat
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    La session de vérification, organisée un mercredi durant les heures de travail, est ouverte au public. Quelques personnes extérieures sont là, mais le gros de l’assistance est composée des candidats en passe d’être inspectés. « On se regardait tous en chien de faïence, à se jauger les uns les autres » précise Araújo. « Tout le monde semblait très mal à l’aise d’être là ». L’un après l’autre, les candidats sont appelés devant cinq experts –« tous preto, aucun pardo »– assis en rang sur une estrade. Lorsque son tour arrive, Araújo, comme tous les autres candidats, leur tend sa carte d’identité et prend place. « Je me suis sentie comme un animal de zoo », dit-elle, tandis qu’ils examinaient son apparence en chuchotant. Selon Araújo, son passage n’aura pas duré plus de trois minutes. Et la seule fois où les vérificateurs lui adresseront la parole, ce sera pour qu’elle leur confirme son nom de famille.

    Les résultats sont ensuite postés sur le site d’admission : treize candidats sont officiellement admis comme noirs ou marron, tandis que neuf voient leur auto-identification rejetée. Araújo fait partie de cette dernière liste. Ce qui signifie qu’elle est non seulement exclue de la procédure d’admission sur quotas, mais qu’elle est aussi disqualifiée pour le poste de procureur. Sur les neuf exclus, huit font appel de la décision. La direction des affaires juridiques de Salvador rejettera non seulement ces appels, mais se tournera vers le Bureau du procureur général pour statuer de l’éventualité de poursuites contre les candidats, accusés d’avoir volontairement menti sur leur identité raciale, ce qui est illégal au Brésil. Six des huit réprouvés –dont Araújo– déposent alors une injonction préliminaire pour voir leur nom regagner la liste d’admission sur quotas. Le 15 août 2016, le ministère de la justice de Bahia statue en faveur d’Araújo.

    Dans une contre-injonction de quarante pages visant à bloquer le retour d’Araújo sur la liste d’admission sur quotas, la direction des affaires juridiques de la mairie de Salvador admet –et la chose est notable– qu’Araújo est bien pardo, mais que sa peau est trop claire pour courir un risque de discrimination.

    #racialisme

    https://seenthis.net/messages/620475 via Agnès Maillard


  • Niquer la France n’est pas rédhibitoire | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/147543/obono-nique-la-france
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/daniele-obono-melenchon.jpg

    Danièle Obono, française, diplômée de l’université, bibliothécaire, députée, est aussi non-patriote. Oratrice de La France insoumise, soutien de Mélenchon, elle s’est opposée à lui publiquement, nettement, quand il a suggéré que des soldats français pourraient protéger la population gabonaise dans des troubles post-électoraux, en septembre 2016. Elle n’est pas patriote. C’est pour cela qu’il faut la défendre ; précisément pour ce qu’on lui reproche. Cela va nous faire énormément de bien, pour peu qu’elle tienne la distance, d’avoir au parlement une femme que le salut au drapeau inspire aussi peu, pour nous rappeler qu’on peut penser en dehors du village.

    Il faut revenir au début de l’histoire. En 2012, l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), un groupe catho-tradi, xénophobe et maurrassien, porte plainte contre un groupe musical lillois, ZEP (Zone d’expression populaire), pour une chanson rappante sur fonds de musette sobrement intitulée « Nique la France ». Une pétition se monte pour défendre les artistes, signée par des noms reconnus de la radicalité, Besancenot ou Noël Mamère, mais aussi par Obono, alors inconnue au bataillon, qui a milité dans des combats minoritaires, culturels et trotskisants. Cinq ans passent et Obono, ancienne de la LCR et du NPA, désormais France insoumise, devient députée, et comme telle invitée au jury populaire des « Grandes Gueules », l’émission de parole brute de RMC, et là voilà confrontée à cette vieille affaire. Nous vivons dans un temps postérieur à Charlie, et l’amour de la Patrie n’est pas un détail. Ainsi donc, s’étonnent les animateurs, elle défend le droit à niquer la France ? Elle parle de liberté d’expression, ce genre de chose. On lui demande si elle dit « Vive la France », puisque ce pays l’a éduquée. Elle s’amuse et biaise, se demande si on est le 14-Juillet, et elle ne se lève pas tous les matins en chantant « vive la France ». Un chroniqueur mécontent l’exécute de bon sens. « Vous êtes plus facile à soutenir “Nique la France” qu’à dire “Vive la France” », dit-il, et ajoute une ode au pays qui emporte le morceau. La suite est la polémique que l’on sait.

    #anti-colonialisme #non-patriotisme #nationalisme

    https://seenthis.net/messages/609967 via mad meg


  • Une enseignante extraordinaire raconte ce que les enfants et les familles vivent aujourd’hui | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/146418/prof-directrice-realite-du-monde
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    « On revient au XIXe siècle »

    Si vous voulez comprendre comment on en est arrivé là, allez enseigner dans une classe d’un quartier populaire, rural ou urbain, vous y verrez des enfants dont l’existence est probablement terriblement plus compliquée que la vôtre. Cela commence avec la santé, explique Véronique Decker :

    « Beaucoup d’enfants de mon école auraient besoin d’une visite chez le dentiste mais n’y vont pas malgré leurs caries. C’est trop compliqué de les y emmener. Une élève de l’école avait besoin de lunettes, sa mère, n’ayant plus de mutuelle, lui a simplement prêté les siennes. On revient au XIXe siècle ! »

    Cela ravive en moi le souvenir d’un élève de quatrième dont j’ai été l’enseignante quelques mois il y a deux ans, il clignait beaucoup des yeux… Il avait des difficultés de lecture et je le croyais un peu ahuri. L’année suivante, j’ai appris qu’il avait une grave maladie qui allait le rendre malvoyant pour toujours. Personne n’avait pensé à l’envoyer chez un ophtalmo, pas de visite médicale, d’infirmière scolaire : on peut devenir aveugle comme ça, au XXIe siècle.

    https://seenthis.net/messages/603936 via Agnès Maillard