http://orientxxi.info

  • #Algeria Faces the Challenges of Immigration
    https://orientxxi.info:80/magazine/sub-saharan-migrants-in-algeria,2218

    Some 100,000 sub-Saharan #Migrants live in Algeria. Last Fall, the authorities decided to deport them by the hundreds. These arrests, however, have prompted the civil society to become more involved in this issue. On the television screen, a succession of cartoons for children. Kevin* keeps changing channels while Kara, his sister, wrapped in a blanket, is asleep on a mattress. It is 2:00 PM when their mother comes into the room shouting: “Why is everybody asleep in here? Didn’t you see what (...)

    #Magazine

    / Algeria, Migrants, #Racism, #Migratory_policies, #Sub-Saharan_Africa, #Niger

    http://orientxxi.info/auteur/noel-burch


  • Le déni de #Palestine : cent années de « #Déclaration_Balfour » 1917/2017
    http://orientxxi.info/magazine/le-deni-de-palestine-cent-annees-de-declaration-balfour-1917-2017,2127

    Le Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) organise un colloque le samedi 9 décembre 2017 de 9 h à 17 h au Palais du Luxembourg sur le thème « Le déni de Palestine : cent années de "déclaration Balfour" 1917/2017 ». Parmi les intervenants : Alain Gresh, directeur de Orient XXI ; Nurit-Peled ; Véronique de Keyser ; Nadia Awad ; Wadad Kochen-Zebib ; Jamal Zahalka ; Thomas Vescovi ; Ludovic Mergen ; Dominique Vidal ; Bernard Ravenel ; Pierre Stambul. (...)

    #Magazine

    / #Israël, Palestine, #Palestine_mandataire, Communiqué, Déclaration Balfour

    #Communiqué
    http://orientxxi.info/IMG/pdf/colloque_cvpr_po.pdf


  • – Orient XXI Programme CAPES Agrégation histoire
    http://orientxxi.info/outils/lettre-d-information/archives/la-lettre-d-orient-xxi,1989

    Avec « Moyen-Orient : une géographie qui a une histoire (II) » de Vincent Capdepuy, nous reprenons en ce temps de rentrée notre rubrique sur le Moyen-Orient (1876-1980), animée conjointement avec le collectif Aggiornamento. Cette rubrique propose, dans le cadre de la préparation au Capes et à l’agrégation d’histoire, des textes dont les auteurs se donnent la liberté d’interpréter autrement parfois le cadrage de la question au programme et de multiplier les prismes géographiques et les focales chronologiques.

    https://seenthis.net/messages/628310 via Nouvelles d’Orient


  • Y aurait-il un nouveau Pascal Boniface ?

    https://www.youtube.com/watch?v=dcf1SzdICpU



    https://lh3.googleusercontent.com/L_bT-wc_5zlBgAeBPzZWKH-k85KC63_gsUG8pAXpFBTkVChgCy8UYoW9CGcly

    Celui qui a beaucoup de mal à s’intéresser à la guerre au Yémen menée par une coalition occidentalo-saoudienne plus que douteuse, alliée du milliardaire Hariri et autrefois des émirs du Qatar,
    Celui jadis qui dénonçait la Kouchnerisation et la BHLsation de la société française,
    Celui qui s’était tu depuis quelques années déjà sur les massacres et les horreurs au quotidien commis par l’Etat d’Israël en Palestine, à Gaza notamment,
    Celui dont j’ai lu avec beaucoup d’intérêt "Les intellectuels faussaires" puis "Les intellectuels intègres",
    Celui dont j’ai soutenu avec ferveur Les Géopolitiques de Nantes et à qui j’ai reproché le manque de débat contradictoire lors des conférences sur les questions se rapportant à la Russie et à l’OTAN ces dernières années ainsi que le conflit avec l’Ukraine,
    Celui qui se souvient évidemment de ce complot de la guerre menée en Irak en 2003 puisqu’il en parle sans complexe et sans être taxé de "complotiste" dans ses conférences à l’IRIS dont il est le Directeur, ou aux Géopolitiques de Nantes dont il est co-organisateur,
    Celui qui aurait été malmené par les lobbies sionistes en France pour avoir écrit un livre à charge contre l’Etat sioniste, sa politique de colonisation​ et d’apartheid en Palestine (1),
    Celui qui a contribué à l’essor de Radio Orient (excellente radio sauf sur les questions syrienne, libanaise et saoudienne. En effet, puisque rachetée par le milliardaire Saad Hariri, l’allié des saoudiens (2),

    Celui qui...
    ​....voilà que je l’entends soutenir dans l’émission "C’est dans l’air" du jeudi 6/4/2017​ (3) que c’est bien Assad qui est à l’origine des attaques à l’arme chimique sur son peuple, sans lui accorder le moindre bénéfice du doute et sans attendre les conclusions d’une enquête internationale libre et indépendante ! Il valide ainsi et sans attendre, l’action de Trump et son interventionisme démonstratif par une réplique ultra rapide et unilatérale en bombardant quelques bases militaires du "régime syrien" nous dit-on. C’est une imposture. ​Elle prend de nos jours des formes multiples que M. Boniface semble ne pas voir.

    Une émission, une fois de plus, de la pensée unique !

    Ce que j’en retiens et que je dénonce avec force :

    1. Absence de débat contradictoire.
    ​M. Boniface rejoindrait-il le clan des va-t-en-guerre qui évitent toujours les débats contradictoires ?
    Nous ​y étions habitués dans nos médias ​sous les règnes​ Sarkozy puis Hollande, que ce soit à l’émission "C’est dans l’air" ou ailleurs. Les anti-guerre, communément assimilés en ce moment à des"Pro-Assad","​Pro-russes", « complotistes » ou « conspirationistes » de tout poil, ​ceux qui sont en fait ​en faveur d’un changement radical de notre politique étrangère va-en-guerre, pro-sioniste, pro-américaine et ultralibérale, n’y sont que rarement Invités ("Ce soir ou jamais" fut une exception à la règle, hélas ballotée d’une chaîne à une autre, prélude à sa disparition programmée)​.

    2. Une amnésie collective
    ​M. Boniface accepte-t-il​ les politiques de guerres menées par l’OTAN et ses supplétifs, validées très souvent par l’ONU à la solde des grandes puissances capitalistes militaro-industrialisées qui ont décidé de faire des pays non-alignés, riches en pétrole en gaz et en matières première, un enfer permanent et surtout le laboratoire de toutes les armes de pointes, y compris chimiques, celles-ci fabriquées au passage par ceux-là même qui diabolisent Assad et Poutine ?​

    3. La Diplomatie de connivence (parlons-en !)
    ​C’est celle qui consiste à dominer des peuples dignes, ​stables, dotés d’une grande culture, par l’argent roi, la Finance et le capital.
    ​Dans son livre La diplomatie de connivence (4 et 5), M Bertrand Badie décrit les instances internationales capitalistes qui ​sèment le chaos dans ce bas-monde et qui tentent de contrôler ses richesses. Il y pointe du doigt l’oligarchie diplomatique.
    M. Boniface se souvient-il encore du prix que les Géopolitiques de Nantes ont attribué à ce diplomate et analyste en 2014 pour son œuvre Le temps des humiliés-Pathologie des relations internationales (6) ?
    Ses analyses sont par ailleurs soigneusement rangées dans un placard par bon nombre d’intellectuels comme ceux de Mediapart, ​ou les journalistes du journal Le Monde ! Et Monsieur Boniface ?

    Aux oubliettes, les mensonges et les histoires des Armes de destruction massives et des Bébés-éprouvette de Saddam Hussein, qui ont permis l’invasion de l’Irak par les soldats américains et la destruction de toute une civilisation, la Mésopotamie ? (suivront un bon nombre de pays africains dont la Libye... puis le Yémen, la Syrie, des pays d’Amérique latine, bientôt la Turquie et l’Iran, quant à la Russie, nous y sommes déjà !)

    Jean de Gliniasty, directeur de recherche de l’IRIS, spécialisé dans les questions russes, y répond si bien dans la « La diplomatie au péril des valeurs » (7).
    « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface

    4. Assad mis au banc des accusés
    Assad serait-il suicidaire ?
    ​M. Boniface a-t-il été aveuglé au point de ne pas constater le succès grandissant de la diplomatie russe dans cette région mise à mal par les politiques de guerre du trio EU/France/GB, aidé en sous main par l’Allemagne​ ?
    Une diplomatie russe qui contrôle désormais des zones intégristes rebelles mettant fin à l’aventure de quelques mercenaires financés et sur-armés par les vassaux du Triplet alliés à l’Arabie Saoudite, à ​la Turquie, à ​Israël et autrefois au Qatar, a​lors qu’une coalition avec la Russie, pratiquement ignorée des médias,​ est menée par ailleurs étroitement avec l’Iran et ​la Turquie confrontée au risque de sécession kurde, et avec sur place ​les combattants Kurdes malmenés et bombardés par notre allié turc​ Erdogan quand il en a l’occasion et qui joue double jeu.

    Alors que des négociations de paix étaient en passe d’être signées en y intégrant le principal concerné, celui que les Syriens dans leur majorité ont choisi comme Président. Rappelons que 86% des votants ont confirmé leur Président le 2 juin 2014 à son poste, par delà toutes les accusations d’irrégularités proférées par les pays de l’OTAN. Au 2 juin 2014, la Syrie comptait environ 15 millions d’habitants sur les 22 que comptait le pays avant la campagne de déstabilisation.

    Pourquoi ce dernier larguerait-il des bombes chimiques, à ce moment précis ?
    Une question qui relève du bon sens,​ d’une évidence telle ​que n’importe quel citoyen ordinaire pourrait se la ​poser !
    ​Ceci alors que la coalition russo-syro-iranienne était en train de rétablir l’ordre et de contrôler les villes syriennes conquises par des groupuscules fanatiques, des recalés des temps modernes, lourdement armés par les industries pétrolières du Cac 40 et de Wall Street...​

    Pourquoi Assad ​irait-il se jeter dans la gueule du loup ?

    5- L’ingérence américaine et les manigances de Trump
    Gare aux armes chimiques !
    Le fait que le l’ultra-libéral, l’ultra-capitaliste, le populiste, le fasciste, le raciste anti-musulman, l’allié d’Israël et des Émirs et dernier Président des États-Unis d’Amérique ait retourné sa veste de milliardaire, qu’il ait déclaré avant son investiture que la paix en Syrie ne se fera pas sans Assad, qu’il ait trahi à son tour ses engagements avec le peuple qui l’a élu pour une autre politique étrangère, qu’il ait trahi son nouvel allié Poutine avec lequel il était sensé mener la guerre contre ce faux État qu’est Daech, ne pose pas de problème à Pascal Boniface qui soutient l’intervention de Trump contre une base militaire d’un État souverain, la Syrie d’Assad, me laisse perplexe !

    Le risque, à la suite de cette posture insupportable, n’est-il pas de donner carte blanche au complexe militaro-industriel occidental et Israélien pour l’utilisation de toute​s les ​autres armes de pointe et de destruction massives ?
    En clair, "ne nous préoccupons pas de qui a semé le chaos", mais "V​ous pouvez tout détruire avec des armes conventionnelles ou non, armes à Uranium appauvri, à phosphore, à fragmentation, au laser, etc., pourvu qu’elle​s ne soient pas chimiques ! Une​ limite à ne pas dépasser sous peine de bombardement intensif unilatéral dans les heures qui suivent !"

    Bien ! Il ne reste plus qu’à attendre qu’il soit démontré que les palestiniens soient victimes d’armes chimiques pour espérer l’intervention d’une coalition occidentale "démocratique" contre les bases militaires i​sraéliennes à haut risque, avec quelques bavures, pourquoi pas, sur des civils bien identifiés par les drones ! Une intervention qui serait "sans aucun doute" soutenue par les jubilateurs, BHL, Kouchner, Enselme, Barbier, Finkielkraut, Gluksmann fils, Fitoussi, Hollande, Sarkozy, Estrosi, Ménard et cie, Field, nos médias en général...​et maintenant Boniface, pour espérer enfin ​un arrêt total des crimes de guerre à Gaza, de la colonisation en Palestine, du pillage et de l’expropriation des paysans palestiniens, de la déportation de ces populations depuis la création de l’état sioniste et enfin le retour des réfugiés et expatriés, la restitution des territoires volés, du commerce des oliviers et l’application du droit international et de toute les résolutions de ce machin qu’est l’ONU.​ Kouchner pourrait enfin revendiquer son droit d’ingérence​ (8-9) pour la Palestine !

    ​Une mise en garde tout de même à M. Boniface : Dans les terres palestiniennes serait enfo​uie une arme d’une toute autre nature, la bombe H qui équivaudrait à 40 fois celles de Hiroshima et Nagasaki (10-11) .
    ​De Gaulle et JFK avant son assassinat, avaient dénoncé le programme nucléaire israélien.
    Il ne faut pas se tromper de priorité, la menace nucléaire israélienne est tout aussi condamnable que la détention d’armes chimiques, pour ne pas parler des dégâts occasionnés par leurs usages respectifs (12-13).
    Lire le livr​e Dénucléariser l’Iran et Israël, guide de l’AIEA

    6-La règle du​ "​deux poids deux mesures"​
    Le deux poids deux mesures dans le règlement des conflits des crises diplomatiques, et ​dans l’application du droit est tellement​ flagrante qu’elle semble ne même plus faire l’objet de débat parmi nos intellectuels, dont M. Boniface ?
    Ce qui s’applique aux pays pauvres ne s’applique pas aux pays riches, ce qui s’applique à l’Irak, la Syrie, le Yemen, l’Iran, les pays africains et d’Amérique latine, à la Yougoslavie, ne s’applique pas à Israël, à l’Arabie Saoudite et aux pays capitalistes destructeurs de civilisations.

    Pour conclure,

    ​Il me semble que M. Boniface devrait revenir aux fondamentaux de la géopolitique au lieu d’en survoler les manifestations les plus grossières, d’autant plus qu’il va aux conclusions sans passer par les preuves dans le cas de l’attaque chimique à Khan Cheikhoun le 4 avril dernier, imputée aux forces gouvernementales syriennes sans aucune preuve de nature impossible à contredire à ce jour, autrement dit sans aucune chaîne causale opposable dans une cour de justice quelle qu’elle soit, comme toutes les attaques précédentes dont nos médias partiaux ont toujours passés sous silence les très nombreux indices qui pointent vers les "rebelles", dont le rapport Postol-Brown cité par LePoint.

    D’ailleurs les accusations contre "le régime syrien" lors de l’attaque de Khan Cheikroun ont été elles aussi invalidées par Le chercheur du MIT Theodor Postol dans son dernier rapport du 18 avril 2017 (14).

    Et parmi ces fondamentaux, comment dire stop à ce "​terrorisme d’Etat" ourdi par l’alliance des pays OTAN-Golfe,​ afin qu’il
    ​s​cessent​de financer et de sur-armer les groupuscules fanatiques sur place ? D’autant que ce n’est pas nouveau : Souvenons-nous des camps afghans américains qui ont formé et entraîné les premiers Émirs du GIA algérien (cf. le​ documentaire de "La Marche du Siècle",​ de Jean-Marie Cavada sur la guerre en Afghanistan), et comment libérer nos sociétés du diktat des industries de l’armement qui nous monte les uns contre les autres ?

    Il est temps que les intellectuels français approfondissent leurs analyses au delà du discours du quai d’Orsay, et renouent avec la tradition française de médiateur avec l’Orient et de défenseur des droits de l’homme en dénonçant au moins autant les massacres initiés par l’OTAN que les exactions de gouvernements forts contre des opposants dont nous ignorons tout des motifs, des financeurs et des actes commis ou planifiés. Ainsi, nous ne savons toujours pas qui sont les snipers qui ont tiré les premiers lors des marches pacifiques depuis la campagne syrienne vers les villes en 2011. Les intellectuels français doivent recoller avec la vérité, par delà les effets de sidération que les médias déclenchent à la suite des gouvernements des pays OTAN."

    Pour toutes ces raisons, il est grand temps de sortir de l’OTAN ! Il existe d’ailleurs en France des partis politiques qui appellent aussi à s’affranchir de l’Atlantisme comme l’UPR de François Asselineau (15) et la FI de Jean-Luc Mélenchon (16-17).

    Pour moi, la solution, celle qui consiste à "libérer" la parole des intellectuels français, pourrait passer par le ralliement progressif des français au parti anti-guerre de Jean-Luc Mélenchon, la seule opposition dans le paysage politique actuel ou à certains "petits candidats" à l’élection présidentielle 2017. C’est ainsi qu’ils sont désignés par les médias de la finance et les
    ​"​nouveaux chiens de garde"​, qui tentèrent de les dissimuler à la société civile française jusqu’à être obligés par le CSA à
    jouer le jeu démocratique en les invitant certes, mais​ à la dernière minute grâce à la loi Urvoas aussi minimaliste qu’inéquitable.

    Le cas Asselineau est flagrant ! Ce "petit candidat", pourtant issu du même sérail que ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, ​serait-il devenu fou pour avoir dénoncé les guerres capitalistes menées par des coalitions fièrement revendiquées par MM. Sarkozy puis Hollande, et ​pour avoir refusé le diktat américain, au point d’être taxé de pro-Assad, pro-russe voire complotiste ?

    Je constate désormais que le camp des n​on-alignés sur l’OTAN n’a plus la cote ! Pas un film, pas un roman, pas une oeuvre française qui ne démonte les mécanismes de la machine de guerre des pays OTAN maquillée en défenseur des droits de l’homme ! Pas un artiste qui remette en question le chant monocorde des partisans de la guerre !

    ​Faut-il faire ressusciter De Gaulle pour que nous retournions enfin à une diplomatie du bon sens au service d’une
    ​p​aix mondiale durable ? J’y ai cru un instant en assistant à une conférence de M. ​Asselineau à la Cité des
    ​Congrès à Nantes (18) qui présentait son programme présidentiel digne d’un chef d’Etat.​ Etonnant qu’un tel grand "​petit candidat"​soit justement ​méconnu de la "société civile",​ dont pourtant le nouvel élu de l’Elysée nous vante désormais sans cesse les vertus.
    Je constate ça et là une envie partagée du retour à l’intégrité, à la Diplomatie du respect​ et aux vraies valeurs de l’humanité fondées sur une conscience collective guidée par "des intellectuels intègres".

    ​Que ce soit une envie du retour au gaullisme initial issu du CNR, ou une manifestation de plus d’une nostalgie pour un "mythe de l’âge d’or" ​de ma part, une chose est certaine en ce qui me concerne, il faut coûte que coûte que ses détracteurs messieurs Sarkozy et Hollande et leurs hommes-liges) disparaissent de notre paysage politique pour espérer enfin un avenir viable et prometteur, un retour à la paix des braves telle que le préconise le Général (18)

    N Robin


    (1) http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1152118-conflit-israel-palestine-la-lache-censure-de-mon-livre-p
    Conflit Israël/Palestine : la lâche censure de mon livre par les éditions Robert Laffont - le Plus
    LE PLUS. Est-il possible de critiquer Israël sans être accusé d’antisémite ? C’est la question polémique posée par Pascal Boniface, dans un livre publié en 2003 aux éditions Robert Laffont. Plus de 10 ans après, il a souhaité en rédiger une nouvelle
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741329129100.jpg
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/5981393495092.jpg

    (2) Saad Hariri — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Saad_Hariri

    (3) https://www.youtube.com/watch?v=dcf1SzdICpU



    (4) Diplomatie de connivence et ordre international
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/GRESH/21089
    Diplomatie de connivence et ordre international
    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, octobre 2011) // Il n’est pas facile de déchiffrer l’ordre in...

    (5) "La Diplomatie de connivence", de Bertrand Badie
    http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/04/26/la-diplomatie-de-connivence-de-bertrand-badie_1513006_3260.html
    https://s.yimg.com/nq/storm/assets/enhancrV2/23/logos/lemonde.png
    "La Diplomatie de connivence", de Bertrand Badie
    L’auteur signe ici en théoricien des relations internationales son ouvrage le plus abouti sur l’évolution des relations internationales...

    (6) Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    Le Monde diplomatique, Octobre 2014, page 25
    Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    Bertrand Badie
    https://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/GALY/50898
    Le temps des humiliés. Pathologie des relations internationales
    par Michel Galy (Le Monde diplomatique, octobre 2014) // Le politologue Bertrand Badie articule avec bonheur ...

    (7) « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface
    http://www.les-crises.fr/la-diplomatie-au-peril-des-valeurs-3-questions-a-jean-de-gliniasty-par-pa

    (8) La nomination de Kouchner ulcère Alger - Prochoix, la revue pour le droit de choisir
    http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/05/19/1593-la-nomination-de-kouchner-ulcere-alger-le-soir
    La nomination de Kouchner ulcère Alger - Prochoix, la revue pour le droit ...
    Prochoix est est une revue d’investigation, de réflexion et d’analyse au service de la défense des liber...

    ​(9) http://www.madaniya.info/2016/12/07/ingerence-humanitaire-droit-ingerence-contre-devoir-ingerence-2-4
    De l’ingérence humanitaire : Droit d’ingérence contre devoir d’ingérence 2/4
    PAR RENÉ NABA DÉCEMBRE 7, 2016

    (10) La bombe israélienne n’est plus un sujet tabou
    http://clesnes.blog.lemonde.fr/2010/04/13/la-bombe-israelienne-nest-plus-un-sujet-tabou

    (11) La bombe H, 10 à 100 fois plus puissante que la bombe A
    http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/01/06/01008-20160106ARTFIG00245-la-bombe-h-10-a-100-fois-plus-puissante-que-la-bo
    Les différences entre une bombe-A et une bombe-H sont profondes, et permettent surtout de gagner en puissance tout en réduisant l’encombrement.

    (12) http://orientxxi.info magazine/denucleariser-le- proche-orient-l-iran-d-abord- israel-ensuite,0517

    (13) http://www.france-palestine. org/Denucleariser-le-Moyen- Orient

    (14) Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    http://www.lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php
    Attaque chimique en Syrie : le rapport qui dérange
    Par Armin Arefi
    Une étude du prestigieux MIT affirme que le massacre chimique d’août 2013 a été perpétré depuis une zone reb...

    (15) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_M%C3%A9lenchon
    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b8/Melenchon%2C_6%C3%A8me_R%C3%A9publique_-_MG_6513_%28cropped%29.jpg

    (16) http://www.lemonde.fr/personnalite/jean-luc-melenchon/programme
    http://s1.lemde.fr/mmpub/personalities/17.jpg

    (17) Meeting de François ASSELINEAU à Nantes le 19/04/2017
    https://www.youtube.com/watch?v=Pp1one2zTw8

    (18) De Gaulle - La paix des braves.MP4
    https://www.youtube.com/watch?v=YxLf-IKwmRs



    De Gaulle - La paix des braves 23 octobre 1958

    • Pascal Boniface, né le 25 février 1956 à Paris, est un géopolitologue français.
      Fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques, il a traité de l’arme nucléaire, du conflit israélo-palestinien, et de géopolitique du sport — notamment dans le domaine du football...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Boniface

      Pascal Boniface
      Pascal Boniface est Directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l’Institut d’Etudes européennes de l’Université de Paris 8.
      Pascal Boniface dirige également La Revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).
      Il a écrit ou dirigé la publication d’une soixantaine d’ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, la politique étrangère française, l’impact du sport dans les relations internationales (il a développé le concept de géopolitique du sport), le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France. Nombre d’entre eux sont devenus des classiques réédités régulièrement et traduits dans plusieurs langues...
      http://www.iris-france.org/chercheurs/pascal-boniface
      http://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2014/09/BONIFACE-Pascal-2.jpg

    • Les Crises
      « La diplomatie au péril des valeurs » – 3 questions à Jean de Gliniasty, par Pascal Boniface
      Source : Le Blog Mediapart, Pascal Boniface, 18-05-2017
      http://www.les-crises.fr/la-diplomatie-au-peril-des-valeurs-3-questions-a-jean-de-gliniasty-par-pa

      Jean de Gliniasty est directeur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions russes. Ancien ambassadeur de France au Sénégal, au Brésil et en Russie, il répond à mes questions à l’occasion de la parution de l’ouvrage : « La diplomatie au péril des valeurs : pourquoi nous avons eu tout faux avec Trump, Poutine et d’autres », aux éditions l’Inventaire.

      En quoi l’invocation des valeurs est-elle incompatible avec la défense de nos intérêts géopolitiques ?

      Nos valeurs constituent le socle de la société française et une base, à peu près partagée par tous en Europe Occidentale, sur laquelle s’édifie l’Union européenne. Mais cet héritage commun, condition de la construction européenne (les principes de Copenhague), ne permet pas pour autant une action efficace pour la paix et la stabilité dans le monde et plus particulièrement dans notre voisinage. Au contraire l’invocation permanente de nos valeurs dans notre action extérieure est perçue comme une immense hypocrisie camouflant des intérêts de puissance et nous conduit souvent à des erreurs d’analyse, sources d’affaiblissement de notre politique étrangère et de nouveaux troubles dans notre environnement géopolitique (Libye, Syrie, Ukraine…). C’est une véritable idéologie des relations internationales que l’on a appelée « néo-conservatisme » aux États-Unis et qui s’oppose à une vision raisonnée des rapports de force internationaux, des buts que nous devons poursuivre et des moyens pour y parvenir. Le droit d’ingérence, devenu la responsabilité de protéger, est une invention française qui a souvent été perçue, dans le monde arabe notamment, comme un nouvel esprit de croisade dès lors qu’il court-circuitait les processus intergouvernementaux, à l’ONU ou ailleurs, communément admis comme le seul moyen légal de régler les problèmes internationaux. La méfiance qu’il suscite affaiblit le message et risque de discréditer notre politique extérieure car nous sommes souvent obligés d’agir selon l’adage « deux poids, deux mesures » et d’épargner les puissants.

      Cette invocation des valeurs peut-elle être le masque d’une politique de puissance ?

      C’était sans doute le cas des États-Unis sous Georges W. Bush en Irak, qui voulait remodeler le Moyen-Orient au profit de son pays. Cela a été aussi le cas pour la France sous Napoléon où l’idéologie révolutionnaire coïncidait presque totalement avec les intérêts de puissance de la France. À l’heure actuelle, c’est plus ambigu. L’idéologie de l’interventionnisme au nom des droits de l’homme et de la démocratie, exacerbée par l’immédiateté de l’information et par les réactions émotionnelles de l’opinion publique, peut inspirer des actions irréfléchies. C’est aussi que la notion d’intérêt national a perdu de sa clarté : doit-on raisonner en Occidentaux, en Européens, en Français ? Dans l’incertitude, les « valeurs » font office de boussole : la politique qu’elles induisent est défendable devant l’opinion et suscite le consensus auprès de nos alliés. Donc, paradoxalement, l’invocation des « valeurs » peut aussi camoufler une démission, une renonciation par le gouvernement à son autonomie d’analyse et d’action.

      Vous mettez en lumière un danger potentiel de la réintégration dans l’OTAN qui passe inaperçu, « distraire les meilleurs cadres de notre armée d’un théâtre majeur pour la France : l’Afrique ». Pouvez-vous développer ?

      L’Afrique est un des derniers théâtres où les intérêts spécifiques de la France sont évidents et où notre pays a encore les « moyens de sa politique ». La stabilité et le développement de ce continent sont des facteurs importants pour l’avenir de notre pays (terrorisme, francophonie, migrations, relations commerciales…). Nos meilleurs soldats y ont été formés sur le terrain dans la connaissance des réalités locales et souvent dans l’expérience du combat. Traditionnellement, ils constituaient les hauts cadres de l’armée française et le « cursus » africain se retrouvait dans les parcours de nos chefs d’État-Major et de la plupart des titulaires de grands commandements. Il est à craindre que l’immense machine bureaucratique de l’OTAN ne suscite une nouvelle génération de cadres, imprégnés d’une pensée militaire formatée, auréolés d’une prétendue technicité et d’une expérience multilatérale assez standardisée et promis aux carrières les plus brillantes. Cette situation que connaissent la plupart de nos alliés risque de se produire en France. Elle marquerait une étape supplémentaire dans l’uniformisation de notre armée et, contrairement à ce que pensent ceux qui se réjouissent de cette évolution, un obstacle à la construction d’une défense européenne autonome.

      Source : Le Blog Mediapart, Pascal Boniface, 18-05-2017


  • A Macron tale: The story of a perfect Champs-Elywood recipe
    http://orientxxi.info/dossiers/mada-masr/a-macron-tale-the-story-of-a-perfect-champs-elywood-recipe,1913

    This article was originally published on Mada Masr, a digital media outlet based in Egypt, and has been republished here with permission. As part of the Egyptian government’s on-going campaign of press censorship, Mada Masr has been blocked inside Egypt. In line with our commitment to press freedom and independent journalism, Orient XXI will be republishing content from Mada Masr, to help circumvent the Egyptian state’s actions and assist Mada Masr in reaching people inside Egypt. Read more about the Egyptian state’s suppression of the media and attacks against Mada Masr here.

    Let me start with a vain introduction.

    I am French.

    Worse, I belong to the Parisian middle-class.

    After needing 10 years to realize human life is theoretically possible outside of Paris and 10 more to realize it actually exists, I left Paris, and have lived outside France for most of the past 10 years.

    Throughout this period, I actively worked on unparisianing myself. This probably seems absurd, but, for me, being Parisian is associated with gray. Gray is more Parisian than Paris itself.

    Gray is a color. Paris is visually quite gray, from its sidewalks to its buildings, from its roofs to its eternally clouded sky. Gray can be beautiful. Paris is beautiful.

    https://seenthis.net/messages/608352 via Nouvelles d’Orient


  • Un petit développement autour du #multilinguisme en #SPIP pour @orientxxi (#shameless_autopromo donc).

    Le site était à l’origine en une seule langue, mais avec la possibilité de publier quelques articles en anglais ou en arabe, mais avec une interface de navigation générale en français.

    Les versions en anglais (57 articles) et surtout en arabe (176 articles) se développant, les versions arabe et anglaise sont devenues plus « autonomes » en début d’année, c’est-à-dire qu’on devait plus ou moins naviguer entièrement en anglais ou en arabe ? Avec les modifications de cette semaine, les langues sont nettement plus « séparées » :

    – les pages d’accueil en anglais et en arabe ont un « look » plus travaillé, à la manière de la page d’accueil générale :
    http://orientxxi.info/langue_ar
    http://orientxxi.info/langue_en
    Pour l’instant la « sélection d’article » de ces pages utilise la même liste « générale » que pour la version française (puisque la sélection d’article générale contient généralement aussi les derniers articles en arabe et en anglais).

    – surtout : quand on clique sur un nom d’auteur ou un thème, on le fait désormais dans la langue de l’article, sous la forme :
    http://orientxxi.info/en/auteur/alain-gresh
    http://orientxxi.info/ar/auteur/alain-gresh

    Noter que la langue est indiquée en début de chemin dans l’URL : /en/ ou /ar/. Dans le .htaccess, ça donne :

    RewriteRule ^(en|ar|fr|es)\/(.*)   /$2?lang=$1  [QSA,L]

    Ainsi les pages d’auteurs et les pages de mots-clés s’affichent dans différentes langues. Ainsi que les pages avec deux mot-clés cumulés. Dans tous les cas, on n’affichent plus que les articles « dans la bonne langue », ce qui évite désormais de basculer d’une langue à l’autre à l’insu de son plein gré.

    – du coup, la page « Index » (tous les mots-clés) devient elle aussi multilingue :
    http://orientxxi.info/ar/informations/index
    http://orientxxi.info/en/informations/index
    (il reste à traduire les noms des groupes de mots-clés dans l’espace privé).

    https://seenthis.net/messages/605779 via ARNO*


  • Reprise de la guerre froide du Golfe Orient XXI - Nabil Ennasri - 31 mai 2017

    Le Qatar entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite
    http://orientxxi.info/magazine/reprise-de-la-guerre-froide-du-golfe,1883
    Le Qatar a annoncé dans la nuit du mardi 23 mai que son agence de presse QNA avait été piratée par une entité inconnue et qu’un faux communiqué attribué à l’émir avait été diffusé. Ce dernier affirmait que Tamim Ben Hamad Al-Thani s’était prononcé sur divers sujets sensibles mettant en cause ses voisins du Golfe. Ces déclarations, immédiatement relayées par des médias saoudiens et émiratis, ont provoqué un tollé dans la région, où une guerre médiatique bat son plein.

    Après une longue crise — plusieurs États du Golfe avaient même retiré leur ambassadeur à Doha —, les relations entre le Qatar et certains de ses voisins s’étaient améliorées à la fin de l’année 2014. Mais un obscur épisode de piratage de l’agence de presse officielle du Qatar (Qatar News Agency, QNA) vient menacer ce fragile rapprochement. Loin d’être anodine, cette affaire démontre combien les relations à l’intérieur du Conseil de coopération du Golfe (CCG) demeurent, malgré les formules de fraternité d’usage, fortement clivées.
    http://orientxxi.info/IMG/arton1883.jpg?1496138626
    Dans la nuit de mardi 23 à mercredi 24 mai, QNA publiait sur son site Internet un communiqué faisant état du discours que l’émir aurait tenu lors d’une cérémonie de remise de diplômes organisée plus tôt dans la journée. Il aurait porté des jugement de valeur dépréciatifs sur divers acteurs, en particulier sur l’administration Trump, égratignée pour « ses problèmes d’ordre juridique » . De même, les relations avec les pays du Golfe : l’émir aurait affirmé que la base militaire américaine d’Al-Udeid que son pays abrite le protégeait « des ambitions négatives de certains voisins ». Enfin, le Hamas aurait été qualifié de « représentant légitime du peuple palestinien », tandis que les relations avec Israël étaient jugées « excellentes ».

    Comme pour renforcer la véracité de ces déclarations, le compte Twitter de QNA postait quelques minutes plus tard trois messages dont la tonalité était bien éloignée de la modération propre au langage diplomatique. Le premier rapportait une information du ministère des affaires étrangères selon laquelle l’émir allait convoquer une conférence de presse pour faire état d’un complot visant le peuple qatari. Le deuxième confirmait l’existence de ce complot et en imputait la responsabilité directe à l’Arabie saoudite, au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et à l’Égypte. Le dernier message annonçait le rappel des diplomates qataris dans ces cinq pays et le renvoi dans les vingt-quatre heures des ambassadeurs de ces États en poste à Doha.

    Immédiatement après, plusieurs grands médias saoudiens et émiratis commençaient à reprendre en boucle ces informations. De façon quasi concomitante, les chaînes Al-Arabiya (Dubai) et Sky News Arabia (Abou Dhabi) se mobilisaient activement et coordonnaient leur grille de programme pour maximiser l’effet de polémique sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, des milliers de messages inondaient les fils de discussion, comme pour marteler la duplicité du Qatar dont la vision politique et le positionnement idéologique portaient un grave préjudice aux intérêts des pays du Golfe et du monde arabe en général. Enfin, signe de la dégradation des relations bilatérales, les EAU décidaient mercredi 24 au matin d’interdire la diffusion de la chaîne Al-Jazira sur leur sol et bloquaient l’accès à son site et à son application mobile.

    Côté qatari, la réponse ne s’est pas fait attendre. Le bureau de communication du gouvernement s’est empressé de publier un message pour éteindre l’incendie : « l’agence de presse du Qatar a été piratée par une entité inconnue » et « un faux communiqué attribué à Son Altesse a été diffusé ». Le ministère des affaires étrangères a posté lui aussi un démenti qui se terminait par la promesse de « prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires pour poursuivre et juger les hackers qui ont piraté le site de l’agence de presse ».

    Les techniciens ont mis près de neuf heures à reprendre le contrôle du site ; puis le ministre des affaires étrangères, Cheikh Mohammed Ben Abderahmane Al-Thani a qualifié l’attaque de « crime électronique » et promis de trainer les auteurs du forfait devant les juridictions adéquates. Dans une allusion à peine voilée aux médias de la région qui avaient donné de l’écho à ce qu’il dénonçait comme une mystification, le ministre (à l’unisson des responsables de la presse locale qatarie interviewés par Al-Jazira) ne s’est pas privé de relever leur manquement à l’éthique journalistique.

    Un timing surprenant
    La diffusion de cette fake story censée compromettre Doha survient quelques jours après la visite de Donald Trump à Riyad, et c’est peut-être là qu’on peut trouver l’origine et l’explication de cet épisode. Le voyage du président américain avait en effet été précédé d’une nouvelle salve de messages outre-Atlantique présentant le Qatar comme un État qui finance le terrorisme. Ces accusations, régulières chez certains médias américains, sont pour une bonne part orchestrées par des réseaux travaillant pour le compte du gouvernement des EAU (et d’Israël) dont l’aversion pour Doha semble tourner à l’obsession. Dans l’optique de diaboliser son voisin, Abou Dhabi a dernièrement débloqué des millions de dollars pour rémunérer des agences de presse ou financer certains leaders d’opinion, jusqu’à apparaître comme le pays étranger le plus dépensier en matière de lobbying à Washington.

    Or, le timing et l’enchaînement des faits laissent peu de doute quant à l’origine et l’objectif de la manœuvre. Le jour même de l’attaque informatique, une réunion entre lobbyistes et intellectuels auteurs de plus d’une douzaine d’articles fustigeant le double jeu du Qatar se tenait aux États-Unis. Dans les minutes qui ont suivi la diffusion des faux, Al-Arabiya et Sky News bousculaient leurs programmes pour mettre l’affaire en une de leur édition. Dès minuit, les correspondants étaient prêts, les invités prenaient place sur les plateaux ou en duplex (certains auraient même été prévenus deux heures avant les faits) et aucun crédit n’était accordé aux démentis provenant des officiels qataris. Les commentaires étaient tous similaires : l’hypocrisie du Qatar s’étalait au grand jour, sa proximité avec Israël trahissait la nation arabe et son rapprochement avec l’Iran ne pouvait qu’indigner et mettre en garde ses voisins du Golfe, notamment l’Arabie saoudite. Ce dernier point était particulièrement souligné, du fait de l’hypersensibilité saoudienne sur le dossier. Et comme pour mieux signifier la défaillance de Doha, la chaîne saoudienne Al-Ikhbariya passait un extrait du discours de Tamim ben Hamad Al-Thani à l’Assemblée générale des Nations unies où il déclarait que « l’Iran est un pays important et nos relations bilatérales se développent et évoluent constamment ».

    Sans mentionner la date du propos (septembre 2015), cette séquence opportunément redécouverte était destinée à montrer qu’à rebours de l’obsession anti-iranienne en vogue à Riyad et du discours offensif de Donald Trump quelques jours plus tôt où il assurait que Téhéran « finançait et entraînait les terroristes », le Qatar ne pouvait être considéré comme un allié fiable dans la confrontation vitale que mène le « front sunnite ». Dans l’esprit de ses initiateurs, l’objectif de l’opération était double. Il fallait d’abord rompre le lien fort que le roi Salman avait noué avec Doha en démontrant que le Qatar était inconstant dans son opposition avec l’Iran. Et dans la foulée, faire avorter la stratégie de normalisation des relations entre Doha et Washington, surtout après la réhabilitation que l’administration Trump avait notifiée à l’émirat quelques jours auparavant en l’encourageant à poursuivre sa lutte contre le financement du terrorisme.

    Rapprochement avec la Turquie
    Cette affaire ne va certainement pas arranger les relations à l’intérieur du CCG, mais il n’est pas sûr que les Émirats aient amélioré leur réputation auprès de la cour saoudienne. Le caractère planifié de l’opération est évident pour nombre d’observateurs, et l’utilisation de tels procédés pour nuire à l’intégrité morale d’un chef d’État avec qui le roi Salman est en bons termes ne peut que susciter méfiance. Plus largement, c’est la ligne politique des Émirats qui semble entrer en collision avec la nouvelle stratégie de défense de Riyad, et cette affaire pourrait être interprétée comme la manifestation d’un jusqu’au-boutisme émirati. Car si Salman a tourné le dos à l’intransigeance anti-Frères musulmans de son prédécesseur en consolidant son partenariat avec les forces issues de la confrérie (du Hamas à Recep Tayyip Erdogan) dans une optique de profondeur stratégique face à l’Iran, ce n’est pas le cas des dirigeants d’Abou Dhabi, et notamment de Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane, considéré comme l’homme fort du pays. Ces derniers demeurent en effet réfractaires à toute forme de normalisation avec la galaxie des Frères musulmans et ses parrains régionaux et, soutenus par l’appareil d’État égyptien, s’activent tant au plan financier que médiatique pour déboulonner tout acteur influent se réclamant de l’islam politique au Proche-Orient.

    L’obstination à maintenir une sorte de désinformation autour du Qatar rappelle la stratégie déployée l’été dernier lorsque les médias émiratis avaient fait circuler de fausses allégations sur le coup d’État avorté en Turquie. Proches des milieux gullenistes, certains cercles et médias d’Abou Dhabi avaient relayé la rumeur selon laquelle Erdogan avait demandé l’asile en Allemagne dans le but de démobiliser ses partisans et de fournir à l’armée toutes les chances de réussir son coup de force.

    Éviter une nouvelle tempête ?
    Il faut en dernier ressort considérer l’évolution de la conjoncture dans les autres pays arabes pour saisir la motivation de Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane dans sa détermination face au Qatar. Qu’il s’agisse du Yémen, de la Syrie, de la Libye ou de l’Égypte, les deux émirats se livrent une guerre par procuration depuis l’éclatement des « printemps arabes ». Si Abou Dhabi a rapidement émergé comme chef de file de la « contre-révolution » qui a vu d’un mauvais œil toute mobilisation populaire contestant l’ordre établi, le Qatar (surtout dans la période de l’émir Hamad Ben Khalifa Al-Thani) a basculé dans une diplomatie d’engagement dans l’optique d’accompagner un tournant historique favorable à ses intérêts. La guerre des ondes à laquelle on assiste n’est donc qu’une nouvelle illustration de ce profond clivage — d’autant qu’il y a quelques jours, les manœuvres d’Abou Dhabi pour renforcer sa zone d’influence au Sud-Yémen (dont les forces constituent le second contingent de la coalition arabe derrière l’armée saoudienne) étaient vertement critiquées par Al-Jazira et des responsables qataris qui les qualifiaient de tentative de coup d’État.

    Du côté de Doha enfin, cette affaire risque de donner des arguments à la frange qui souhaite désormais répondre de manière plus énergique au Qatar bashing. Depuis l’accession au pouvoir de Tamim Ben Hamad Al-Thani, la tendance était plutôt à ne plus faire de vagues et à prendre le contre-pied de l’hyperactivisme qui était la marque de l’émir père. Mais face à la radicalisation des acteurs régionaux qui souhaitent nuire aux intérêts du pays, les autorités ne vont peut-être pas cantonner leur réponse au seul renforcement de la sécurité informatique des sites sensibles. À moins que le ministre des affaires étrangères du Koweït — très vite reçu par l’émir — parvienne à éviter au CCG une nouvelle tempête. En effet, si la famille royale Al-Sabah garde un lien fort avec Riyad, elle a toujours refusé de souscrire à l’isolement du Qatar, même au plus fort de la « crise des ambassadeurs » en 2014. Il y a fort à parier qu’elle s’active pour éviter que les lourds défis de la scène régionale — du marasme irakien au chaos syrien en passant par la chute du prix du pétrole — ne soient parasités par des considérations secondaires.

    #fake_story #donald_trump #Riyad #médias #Yémen #Syrie #Libye #Égypte #Printemps_Arabes #Abou_Dhabi #Koweït #Quatar #Qatar_News_Agency #QNA #Al-Jazira #Arabie_saoudite #Turquie

    https://seenthis.net/messages/604742 via BCE 106,6 Mhz


  • Nouveau #plugin #SPIP : Fonds d’articles
    https://zone.spip.org/trac/spip-zone/browser/_plugins_/fonds

    C’est un plugin particulièrement important dans les sites que je réalise désormais, parce qu’il me permet d’installer les images qui viendront se fondre sous le texte de l’article, ce qui constitue un aspect central de mes #longforms avec SPIP.

    http://i.imgur.com/5CTZv37.jpg

    Par exemple :
    – dans les dossiers histoires d’Orient XXI :
    http://orientxxi.info/l-orient-dans-la-guerre-1914-1918/german-asymmetric-warfare-in-world-war-i,1423
    – les articles d’Orient Palms :
    http://fr.orientpalms.com/L-oeil-de-Tony-Hage
    – la page d’accueil de Paris-Beyrouth :
    http://www.paris-beyrouth.org
    – les « formes longues » du site de l’OPPIC :
    http://www.oppic.fr/rubrique18.html
    – bien entendu, ma spectaculaire démonstration à base d’images de la NASA :
    http://www.orientpalms.com/demo/spip.php?rubrique2

    Le principe est de créer des images se terminant par un dégradé vers un aplat de couleur (de la même couleur que le fond de la page, que l’on indiquera aussi dans l’interface du plugin), puis d’installer cette image en « fond » d’article, une partie se trouvant avant le pavé de texte, et la seconde (la partie peu contrastée) en dessous du pavé de texte. Le plugin permet d’installer de telles images en haut et en bas de l’article. D’autres options permettent d’installer une image « en fond » d’article, sans notion de haut et de bas.

    Par ailleurs, l’affichage est responsive, avec un balisage moderne qui autorise le pré-chargement des images et l’affichage adapté sur écran haute définition.

    https://seenthis.net/messages/599479 via ARNO*



  • Israël-Palestine, une histoire française (1967-2017)
    Alain Gresh > Hélène Aldeguer > 10 mai 2017
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/israel-palestine-une-histoire-francaise-1967-2017,1840
    http://orientxxi.info/IMG/jpg/chantdamour_selection-10.jpg

    C’est une histoire dessinée des relations entre la France, Israël et la Palestine depuis la guerre de juin 1967 que nous offrent Alain Gresh et Hélène Aldeguer. Les principaux protagonistes en sont Charles de Gaulle, Jean-Paul Sartre, Maxime Rodinson, Valéry Giscard d’Estaing, Serge Gainsbourg, Georges Pompidou, François Mitterrand, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy, François Hollande... Leur propos, fidèlement rapportés, permettent de mesurer la violence de cette « passion française » que constitue le conflit israélo-palestinien. Extraits.

    https://seenthis.net/messages/597874 via Loutre


  • #Sahara : la #Tunisie face à la rivalité algéro-marocaine
    http://orientxxi.info/magazine/sahara-la-tunisie-face-a-la-rivalite-algero-marocaine,1746
    http://orientxxi.info/local/cache-vignettes/L800xH399/7cf3f37e9e5506289a10a048c0fb54-ca532.jpg?1488966141

    Craignant de se fâcher avec son voisin algérien ou de provoquer une crise avec le #Maroc, la Tunisie maintient une « neutralité positive » sur la question du #Sahara_occidental. Ce sujet oppose Alger et Rabat depuis le milieu des années 1970 et constitue l’un des principaux facteurs de blocage du regroupement régional symbolisé par l’Union du #Maghreb arabe.

    #algérie

    https://seenthis.net/messages/576457 via Reka

    • L’article de Orient XXI , écrit par un Blédard, semble avoir omis le fait que le problème du Sahara Occidentale est un problème inscrit sur les tablettes de l’ONU en termes explicite de décolonisation. D’un côté, un colonisateur, le Maroc ayant pris le relais de l’Espagne, une terre et un peuple colonisés, le Sahara Occidentale et le peuple sahraoui. Les résolutions onusienne sur le règlement de ce conflit engage la communauté internationale dans son ensemble, malgré la réticence si ce n’est le parti-pris de certaines puissances occidentales, France et Etats-Unis en tête, qui ne cessent depuis des décennies de bloquer le processus de décolonisation. L’Algérie s’inscrit dans la légalité internationale sur cette question, ce qui n’est pas le cas du Maroc.
      Dans les relations internationales, la place concédée aux positions principielles et dogmatiques est perçue comme un signe de raidissement sinon de faiblesse, et les différents protagonistes dans les affaires internationales ne font que défendre leurs intérêts dans les conflits les opposants les uns aux autres. Ne pas prendre position est une autre manière de s’engager ou pas, sans faire de sentimentalisme. C"est ce que fait la Tunisie en décidant de cette

      neutralité positive

      au nom de ses intérêts supérieur : ne pas mettre ses œufs dans le même panier.
      De plus, l’auteur de l’article feint d’oublier le poids de l’ingérence française dans cette partie de l’Afrique du Nord, notamment au Maroc et en Tunisie, ingérence qui dicte certains comportements les plus neutres fussent-ils.
      Ensuite, attribuer l’échec de la réunification maghrébine à l’entêtement algérien par opposition à la disposition naturelle du Maroc est une affabulation des marocains pour discréditer l’Algérie alors que les algériens ont démontré à plus d’une reprise leur engagement sur la voie de l’unité maghrébine, une fois le problème de la décolonisation du Sahara Occidental réglé selon les résolutions de la légalité internationale.
      Enfin, les tunisiens n’ont pas besoin des algériens uniquement dans la lutte antiterroriste ...



  • 3 000 nuits dans une prison pour femmes en Israël avec la cinéaste Mai Masri

    http://information.tv5monde.com/terriennes/3000-nuits-passees-dans-une-prison-pour-femmes-le-beau-film-de
    http://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/000028.jpg

    Loin de tout manichéisme, la réalisatrice américano-palestinienne Mai Masri, signe un film aux accents universels. Dans « 3000 nuits », elle raconte le quotidien de #femmes palestiniennes mais aussi israéliennes, confrontées à la violence de la #détention, doublée de celle issue du conflit. Rencontre avec la réalisatrice, de passage à Paris.

    #palestine #documentaire #prison #occupation

    https://seenthis.net/messages/557522 via Reka


  • Les accords Sykes-Picot, deuxième phase du plan de partition du Proche-Orient
    http://orientxxi.info/l-orient-dans-la-guerre-1914-1918/les-accords-sykes-picot-deuxieme-phase-du-plan-de-partition-du-proche-or

    Aucun nom ne soulève autant de passion au Proche-Orient que celui de « Sykes-Picot », symbole, aux yeux des nationalistes arabes mais aussi turcs, de la volonté de Paris et de Londres de se partager la région. Ces accords entre la France et le Royaume-Uni ignoraient, bien sûr, les aspirations des peuples de la région. Il y a exactement cent ans, en 1916, extrapolant la chute imminente de l’empire ottoman et dans le but d’étendre leur sphère d’influence au Proche-Orient, le Royaume-Uni et la France (...) Source : Orient XXI

    https://seenthis.net/messages/546764 via Rezo


  • De la crise climatique aux guerres

    http://orientxxi.info/magazine/de-la-crise-climatique-aux-guerres,1553

    Super dossier d’Orient XXI sur le #climat et les #monde_arabe

    http://orientxxi.info/IMG/arton1553.jpg?1478372245

    Des études de chercheurs établissent le changement climatique et les accaparement de ressources comme facteurs du développement de conflits armés ou de groupes terroristes. Un sujet relativement peu exploré, qui concerne pourtant nombre de régions du monde, de la Syrie à l’Irak en passant par plusieurs pays d’Afrique et la Birmanie.

    https://seenthis.net/messages/540086 via Reka


  • Les multiples visages de Shimon Pérès
    Orient XXI > Magazine > Dominique Vidal > 28 septembre 2016
    http://orientxxi.info/magazine/les-multiples-visages-de-shimon-peres,1497

    http://orientxxi.info/local/cache-responsive/cache-560/b32f332b1260c347102cf672259c62a1.jpg Shimon Pérès est mort mercredi 28 septembre 2016. Retour sur soixante années de la carrière politique contrastée de celui qui fut à la fois l’artisan de « l’ambiguïté délibérée » du nucléaire israélien, l’un des acteurs de la politique de colonisation, des accords d’Oslo comme de leur échec, et le lauréat du prix Nobel de la paix.

    https://seenthis.net/messages/528630 via marielle


  • « Les colons », un documentaire d’Arte
    De braves gens qui font de mauvaises choses ?
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/les-colons-un-reportage-d-arte,1495

    http://orientxxi.info/local/cache-responsive/cache-320/8497ee6083f158de6e6b2c99aabfbe6a.jpg Mardi 27 septembre 2016, Arte diffuse Les Colons, documentaire en deux parties du réalisateur israélien Shimon Dotan. Il a voulu avec ce film proposer une « exploration en profondeur » de ceux qui incarnent la politique de colonisation et exercent de ce fait une influence déterminante dans la non-résolution du conflit israélo-palestinien. Décryptage.

    — Êtes-vous un colon ?
    — Colon ? Habitant…
    — Quelle est la différence ?
    — C’est une question de sémantique, uniquement.
    — Quelle est la différence sémantique entre les deux ?
    — Un colon, c’est quelqu’un qui s’installe sur une terre qui ne lui appartient pas. Un habitant, lui, revient s’installer sur la terre de ses ancêtres.
    — Alors, comment vous considérez-vous ?
    — Vous avez raison… Un instant… On peut recommencer ?

    Si la politique d’apartheid est clairement exposée, avec ses routes réservées aux colons, le(s) mur(s) et la spoliation des terres palestiniennes, il n’en reste pas moins que le spectateur peu au fait risque d’en retirer l’impression que l’État d’Israël, impuissant, n’en finit pas de devoir gérer à son corps défendant une politique agressive du fait accompli. Comme si s’interroger sur les profils, les motivations, l’argumentaire et la vie des colons faisait disparaître la question centrale du fait colonial israélien, qui est à la fois une politique assumée et la première des violences. Celle qui tout à la fois légitime, autorise, finance (très généreusement) et justifie chacun des actes de ces « fous de Dieu », dont Shimon Dotan dit pourtant que « ce sont de braves gens qui font de mauvaises choses », dans un entretien au journal Haaretz. Néanmoins ne grinçons pas des dents, ne crachons pas dans la soupe : le récit historique comme les portraits de ces femmes et de ces hommes aux sourires angéliques valent tout de même bien deux fois 52 minutes de notre attention.
    Françoise Feugas


  • Les communistes arabes et la lutte contre le fascisme et le nazisme (1935-1945)
    http://orientxxi.info/le-moyen-orient-1876-1980/les-communistes-arabes-et-la-lutte-contre-le-fascisme-et-le-nazisme-1935

    Dès l’entrée en scène du fascisme, puis du nazisme, en Europe, les partis communistes des pays arabes ont mis en garde contre l’aspect agressif de ces politiques. Cette prise de position les a placés à contre-courant de certains secteurs d’une opinion publique qui voyait avant tout l’Italie et l’Allemagne comme des alliés potentiels dans la lutte contre l’impérialisme colonial du Royaume-Uni et de la France.

    #Politique


  • Ramadan / Aïd el Fitr / Aïd el Adha
    par AKRAM BELKAID, écrivain algérien, journaliste au Monde Diplomatique

    Ramadan
    htttp ://orientxxi.info/mots-d-islam-22/ramadan,1359

    Le mot ramadhān désigne à l’origine le neuvième mois du calendrier lunaire musulman que l’on appelle aussi « calendrier de l’Hégire  ». Pour mémoire, le point de départ de ce calendrier, autrement dit la date fondatrice de l’ère musulmane, est l’émigration — hijra ou Hégire — du prophète Mohammed de La Mecque vers Médine, le 13 septembre 622. Le mois de ramadan qui débute cette année le 6 juin 2016, selon l’apparition visible du croissant lunaire, est celui de l’année 1437.

    Par glissement sémantique, le mot en est venu à désigner autant le mois que le jeûne qui doit s’y accomplir. Ainsi peut-on entendre des expressions comme « faire (le) ramadan  », qui signifie « faire le jeûne du ramadan  ». Cette remarque vaut pour nombre de parlers arabes, notamment au Maghreb où ce mot désigne implicitement le jeûne. À titre anecdotique, il arrive encore que l’on dise au Maghreb « faire carême  » pour dire que l’on jeûne pendant le ramadan. En effet, durant la période coloniale, les Européens d’Algérie appelaient souvent — et à tort — le jeûne du ramadan « carême des musulmans  ». Un dicton arabe bien connu où le ramadan est clairement identifié comme mois dit qu’il ne faut pas « mettre le ramadan avant chaabane  », ce qui équivaut à « mettre la charrue avant les bœufs.  »

    Durant cette période de ving-neuf à trente jours, les musulmans sont appelés, entre autres, à jeûner de l’aube jusqu’au coucher du soleil. De manière concrète, ce jeûne — sawm ou siyam — consiste à ne pas manger ni boire. Il est accompagné par une abstinence sexuelle, par l’obligation de ne pas mentir, de ne pas proférer d’injures, de chasser les pensées « impures  » et de façon générale, de ne pas commettre de mauvaises actions. Le non-respect de ces obligations invalide le jeûne. Les femmes enceintes, les malades et les voyageurs sont dispensés de jeûner, à charge pour eux de rattraper, quand ils le pourront, les jours non jeûnés. Le premier jour qui suit la fin du mois de ramadan est celui de l’Aïd-el-Fitr, autrement dit « fête de la rupture du jeûne  », appelée aussi « l’Aïd el-saghir  », le petit Aïd, par opposition à l’autre grande fête religieuse, l’Aïd el-kebir (grand Aïd) ou encore Aïd el-Adha « fête du sacrifice  ».

    Le mois de ramadan, situé entre les mois de chaᶜbān et de chawwāl est le seul du calendrier hégirien à être cité dans le Coran. La sourate II, dite de « La génisse  », détaille ses prescriptions sur plusieurs versets1 (elles ont aussi été complétées par al-Sunna, la Tradition). L’un d’eux, très connu, indique qu’il est permis de manger et de boire (la nuit) jusqu’à ce que l’on puisse distinguer à nouveau « un fil blanc d’un fil noir  » (II-183).

    Mangez et buvez jusqu’au moment où un fil blanc peut être distingué d’un fil noir, à l’aube. Observez alors une abstinence totale jusqu’à la nuit.
    (trad. Hamza Boubakeur).
    Sur le plan étymologique, le mot ramadhān, qui peut être donné comme nom ou prénom, vient de la racine arabe r-m-d. Si ses significations sont multiples, elles tournent autour de l’idée de chaleur, du fait d’être brûlant, des cendres nées de l’incendie ou encore des fournaises de l’été. À l’origine, ce mois se situait en été, car le calendrier lunaire comportait des périodes intercalaires de façon à le rendre fixe par rapport au calendrier solaire. Mais aujourd’hui, le calendrier hégirien suit les cycles lunaires et « recule  » donc chaque année de dix à onze jours. Ainsi, le ramadan 1438 devrait commencer le 25 ou 26 mai 2017.

    QUATRIÈME PILIER DE L’ISLAM ET RÉFÉRENCE HISTORIQUE

    Sur le plan religieux, l’importance du ramadan ne vient pas simplement du fait que ses prescriptions sont détaillées dans le Livre saint. C’est, en premier lieu, le quatrième pilier de l’islam avec la profession de foi, la prière, l’aumône et le pèlerinage à La Mecque pour celles et ceux qui en ont les moyens. C’est durant la deuxième année de l’installation du Prophète à Médine que le jeûne est devenu obligatoire. À l’époque, cette pratique n’était pas inconnue des habitants de la péninsule Arabique dont certains étaient de confession juive ou chrétienne.

    Pour les musulmans, jeûner n’est pas un acte de pénitence, mais une forme d’auto-purification à la fois physique et spirituelle, ainsi qu’un moyen de faire acte de solidarité avec les nécessiteux. Pour de nombreux croyants, c’est aussi une ascèse qui permet l’élévation spirituelle et l’affirmation collective de la foi.

    En second lieu, le ramadan est aussi important sur le plan religieux parce que, au-delà du jeûne, il est le mois durant lequel a débuté la révélation coranique. En effet, c’est durant la « nuit du Destin  » ou « nuit de la Destinée  », laylat al-qadr, que le Coran a commencé à être transmis au Prophète. Il est communément admis, selon la tradition, que cette nuit « meilleure que mille mois  » et où « descendent [sur terre] les anges ainsi que l’Esprit  » (XCVII : al-Qadr, 1-2) se situe dans les nuits impaires des dix derniers jours de ramadan. Traditionnellement, la « nuit du vingt-septième  » [jour] revêt beaucoup d’importance. Elle est l’occasion de soirées spéciales, de réunions de dévotion et d’invocations dans les mosquées ou dans d’autres lieux. C’est le moment à partir duquel on peut verser l’aumône propre au ramadan, zakat al-Fitr, qui tient son nom du fait qu’elle se fait lors de ou plus exactement avant l’Aïd el-fitr (ᶜId al-Fitr, « fête de la Rupture [du jeûne]) laquelle équivalait à près de 5 euros par personne en France en 2015. Dans de nombreux pays, c’est l’aboutissement des concours de récitation du Coran, tandis qu’il est de tradition de pratiquer la circoncision des garçons. Enfin, ce vingt-septième jour est souvent celui où les jeunes enfants « s’essaient  » au jeûne pour la première fois.

    Le ramadan a aussi une importance à la fois religieuse et historique. C’est respectivement le mois de la prise de La Mecque par le Prophète en l’an 8 de l’Hégire (630), celui de la naissance de Hussein, le petit-fils de Mohammed ou celui de la mort de Khadija, sa première épouse. Plus important, c’est durant le mois de ramadan que les musulmans ont enregistré, durant la bataille de Badr, leur première victoire militaire contre leurs ennemis mecquois en l’an 2 de l’Hégire (624). Cela a son importance, car c’est, entre autres, ce repère historique que des groupes extrémistes musulmans rappellent quand ils entendent justifier leur regain d’activisme et la multiplication d’actions violentes pendant le ramadan.

    UNE PRATIQUE SOCIALE

    Au-delà de l’aspect religieux — chaque soir, les croyants sont invités à accomplir des prières surérogatoires, ou tarāwīh — le ramadan est une période très contrastée. Le soir, après la rupture du jeûne (iftār) qui correspond au moment de l’appel à la prière « du couchant  » (maghrib), l’activité sociale est intense. C’est ainsi que le mot ramadan a donné naissance au terme français de « ramdam  », signifiant une grande agitation, et non sans une teinte péjorative : « vacarme  ». Regroupements des familles autour de repas conséquents avec de nombreux plats traditionnels, ballets incessants de voiture, cafés pris d’assaut, veillées, manifestations culturelles, diffusions de feuilletons à succès par les télévisions, émissions et causeries religieuses, programmes de divertissements, tout cela se retrouve dans la majorité des pays musulmans. Ces dernières années, une tendance nouvelle est née, venue des pays du Golfe : longtemps cantonné au domicile familial, l’iftar ainsi que le sa/uhūr, la « collation  » de fin de soirée ou même de fin de nuit, se prennent de plus en plus, pour celui qui en a les moyens, dans de grands hôtels ou des restaurants qui dressent des buffets débordants de nourriture. Il arrive même que ces repas soient sponsorisés par de grandes entreprises.

    Dédié à l’abstinence, ce mois est aussi celui des gaspillages, du surcroît de consommation et du ressenti exacerbé d’inégalités d’autant plus mal vécues que les prix des denrées tendent presque toujours à augmenter. Veillant à ne pas aggraver les tensions sociales, les autorités des pays concernés tentent d’éviter les pénuries et de garantir aux plus démunis un approvisionnement bon marché, toutefois, pour certains foyers, ce mois demeure synonyme de difficultés financières et d’obligation de s’endetter pour assurer des repas rompant avec l’ordinaire, comme consommer de la viande tous les soirs. À cela s’ajoute le fait que l’activité économique est à ses plus faibles niveaux durant la journée dans ces pays. L’effet conjugué du jeûne et du triple manque de caféine, de nicotine et de sommeil fait que les entreprises et les administrations des pays musulmans tournent au ralenti, au grand dam de celles et ceux qui rappellent que le ramadan ne doit pas signifier le seul fait de se préoccuper de nourriture. Durant l’été, période où la productivité n’est jamais très élevée, l’impact négatif du ramadan sur l’activité ne change guère la donne. En revanche, pour les prochaines années, le mois de jeûne va de plus en plus coïncider avec des mois plus tempérés et cela pénalisera l’économie, même si la consommation en sort toujours stimulée.

    Enfin, et cela concerne surtout les pays du Maghreb, des mouvements de non jeûneurs revendiquent régulièrement le droit de pouvoir manger en plein jour sans avoir à se cacher et, plus encore, sans avoir à craindre d’être poursuivis par la police. Ces contestataires, peu nombreux, rappellent qu’il fut une époque, notamment dans le monde arabe, où ne pas jeûner (certes discrètement) ne constituait pas une offense ni un délit pour les autorités ou aux yeux de la société.

    • http://m.huffpost.com/mg/entry/10826746

      Aïd el-Fitr : le sens d’une fête

       06 Juillet 2016

      Akram Belkaïd Journaliste et écrivain

      DR

      Après vingt-neuf ou trente jours d’ascèse, les musulmans célèbrent cette semaine l’Aïd el-Fitr ou fête de la rupture du jeûne du mois de ramadan. Ce jour, qui est aussi le premier du mois lunaire de chawwal, est l’occasion de retrouvailles familiales, de célébrations et de festivités diverses selon les pays.

      Mais partout, pour le pratiquant, cela passe d’abord par une prière collective matinale qui peut avoir lieu dans une mosquée ou dans des esplanades plus vastes. Le rite musulman interdit strictement de jeûner ce jour-là et la coutume est de prendre un léger petit déjeuner avant de se rendre à la prière (dans de nombreux pays, cette collation consiste en une poignée de dattes et du lait).

      Après la fin des festivités de l’Aïd, les croyants sont encouragés -mais ce n’est pas une obligation- à jeûner six jours durant le mois de chawwal (à la suite ou séparément). Ainsi, et selon plusieurs hadiths, ce jeûne ajouté à celui du mois de ramadan équivaut au jeûne d’une année entière.

      S’il ne l’a pas fait à compter de la veille du vingt-septième jour du ramadan, le croyant doit s’acquitter, pour lui et sa famille, de la zakat el-fitr, autrement dit l’aumône de fin de jeûne et cela avant la prière de l’Aïd. En France, selon la Mosquée de Paris, ce don, qui peut être fait aux nécessiteux ou aux mosquées, est cette année de 5 euros.

      En attendant le début de cette prière qui, contrairement aux cinq quotidiennes, n’est pas appelée par le muezzin, les fidèles pratiquent le takbir, qui consiste à psalmodier ou à chanter la glorification, les louanges et l’unicité d’Allah.

      En s’adressant à l’assemblée, l’imam rappelle l’importance du jeûne dû à Dieu et, sous toutes les latitudes, son prêche fera référence à un hadith du Prophète pour qui « le jeûneur connaît deux joies : une joie lorsqu’il rompt son jeûne [du mois de ramadan] et une joie quand il rencontre son Seigneur ».

      Avec l’Aïd el-Adha (jour du sacrifice du mouton), l’Aïd el-Fitr est l’une des deux plus importantes fêtes musulmanes, car sa dimension humaine, sociale et communautaire est très importante. Après la prière collective, il est ainsi de tradition de visiter (ou d’appeler au téléphone) ses proches et ses parents et de leur souhaiter un “Aïd moubarak”.

      La coutume veut aussi qu’il s’agisse d’un jour de pardon et de réconciliation. Dans plusieurs pays arabes, notamment au Maghreb, mais aussi en Indonésie ou en Malaisie, cette notion du pardon voire d’une “remise des compteurs à zéro”dans ses relations avec les autres est très importante.

      Mais cette fête est aussi, et surtout, celle des enfants. Ils portent des habits neufs achetés durant les derniers jours de ramadan et on leur offre des jouets, des confiseries et de l’argent de poche. Au Machrek, les commerçants qui ouvrent ce jour-là se doivent d’être généreux et attentionnés avec leurs clients, particulièrement les plus jeunes.

      Un peu partout, comme lors de la veille du mawlid ennabaoui (célébration de la naissance du Prophète), les enfants ont le droit de faire éclater des pétards. L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion pour confectionner des gâteaux et des plats spéciaux.

      La tradition veut que ces friandises soient en partie offertes et que de la nourriture soit donnée aux plus pauvres.

      Comme l’Aïd el-Adha, l’Aïd el-Fitr revêt un caractère universel au sein de l’oumma. Même dans le très austère royaume wahhabite d’Arabie saoudite, c’est un jour où l’idée de fête, de joie et de partage prévaut. Les maisons ont été nettoyées et, une fois la prière matinale accomplie, l’idée qui prime est celle de la communion avec les autres.

      Les morts ne sont pas oubliés et les visites au cimetière sont fréquentes, y compris le lendemain de l’Aïd qui est aussi un jour férié. Dans certains pays, comme ceux du Golfe, les gouvernements vont même jusqu’à attribuer une semaine de congé aux fonctionnaires et le secteur privé est plus ou moins encouragé à en faire de même.

      Enfin, l’Aïd el-Fitr est appelé de différentes manières selon le pays où l’on se trouve. Au Maghreb, il est souvent désigné par l’expression “aïd esseghir”, le petit aïd par opposition à l’ “aïd el-kebbir” le grand aïd, celui du sacrifice du mouton.

      En Afrique subsaharienne, on l’appelle Korité, tandis que les Turcs le nomment Ramazan bayrani. Mais, quelle que soit l’appellation, les principes sont les mêmes : prière matinale puis moments de joie et de partage avec les autres, y compris les non-jeûneurs.

      Pour ces derniers, l’aïd signifie un retour à la normale et la fermeture d’une parenthèse d’un mois où le fait de ne pas jeûner pouvait les placer dans des situations des plus inconfortables.

      Cet article a été initialement publié par OrientXXI

    • Aïd el Adha
      par AKRAM BELKAID
      12 SEPTEMBRE 2016
      http://orientxxi.info/mots-d-islam-22/aid,1397
      Ce lundi 12 septembre, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Adha ou« fête du sacrifice », que l’on désigne aussi parfois en France, de manière inappropriée, par l’expression « fête du mouton ». Appelée aussi Tabaski en Afrique subsaharienne, il s’agit de la plus importante fête musulmane et elle commémore l’acte de soumission du prophète Ibrahim (Abraham) envers Dieu. Selon le récit coranique et les dits du Prophète, c’est sur ordre divin qu’Ibrahim a accepté de sacrifier son fils Ismaïl (Ismaël), mais le Créateur a envoyé Dgibril, l’archange Gabriel, pour remplacer l’enfant par un bélier. Contrairement à une idée reçue, le sacrifice du mouton ou d’un autre animal (chèvre, bovin ou chameau) ne fait pas partie des cinq piliers de l’islam et n’est pas non plus une obligation formelle, même si la grande majorité des musulmans considèrent que c’est le cas.

      De fait, cet acte à la fois religieux, mais aussi culturel relève plutôt de la sunna,c’est-à-dire l’ensemble des normes et traditions reconnues, approuvées ou initiées par le Prophète et qui constituent la deuxième source écrite du droit musulman après le Coran. Plusieurs versets du livre saint font tout de même référence à ce sacrifice, dont ceux de la sourate Al-Hajj (le Pèlerinage) ainsi que le deuxième de la sourate Al-Kawthar (l’Abondance) qui dit : « Prie ton Seigneur et sacrifie. 

      AÏD EL-ADHA

      L’Aïd el-Adha, que l’on appelle aussi Aïd el-Kebir (« la grande fête ») par opposition à l’Aïd esseghir ou Aïd el-Fitr, « la petite fête » qui marque la fin du jeûne du mois de ramadan, intervient le dixième jour du mois dedhoul hijja, le douzième du calendrier lunaire musulman. Il est célébré alors que s’achève le pèlerinage à La Mecque.

      La veille de l’Aïd est aussi un jour important, car il commémore le jour où le dernier verset du Coran a été révélé, jour aussi du sermon d’adieu du Prophète. La tradition encourage le croyant à jeûner ce jour-là. Puis, la journée commence par une prière collective matinale qui peut avoir lieu dans une mosquée ou dans des esplanades plus vastes. Ce n’est qu’après qu’intervient le sacrifice de l’animal qui s’accomplit en suivant le rite musulman. Selon la tradition, une partie de la viande de l’animal doit être offerte aux pauvres et aux nécessiteux. Cette fête est aussi un jour de pardon et de réconciliation, ainsi qu’une occasion de gâter les enfants et de confectionner des gâteaux et des plats spéciaux, en utilisant notamment les abats de la bête sacrifiée.

      Fête à caractère universel au sein de l’oumma, l’Aïd el-Adha fait l’objet de deux préoccupations majeures et récurrentes. La première est d’ordre économique. Dans les pays musulmans, les autorités sont obligées de prendre les mesures nécessaires pour éviter la pénurie de moutons. Dans certains d’entre eux, notamment ceux du Golfe,on procède même à des importations massives de troupeaux en provenance d’Europe, d’Amérique latine ou de Nouvelle-Zélande. De temps à autre, des polémiques éclatent quant au caractère licite (halal) de telles importations ou bien alors sur l’état sanitaire des bêtes importées dont certaines ont voyagé plusieurs semaines dans des navires. Par ailleurs, l’achat d’un mouton constitue une grosse dépense pour de nombreux ménages. À l’approche de l’Aïd, les prix des animaux augmentent et les États doivent veiller au grain pour limiter la spéculation. Le fait de ne pouvoir accomplir le sacrifice est le révélateur d’un pouvoir d’achat limité et cela peut accentuer les tensions sociales. Cette année, la presse arabe a d’ailleurs relevé que l’Aïd intervenait en même temps que la rentrée scolaire, un autre moment où les ressources financières des ménages sont très sollicitées.

      De manière régulière, des voix se font entendre pour que le sacrifice d’un animal soit remplacé par un don d’argent ou de viande aux plus nécessiteux, et cela afin d’épargner les cheptels, surtout quand ces derniers ont été affectés par la sécheresse ou des catastrophes naturelles. Mais ces appels se heurtent au poids de la tradition et le sacrifice reste considéré comme une obligation religieuse, du moins pour celui qui en a les moyens. À la fin des années 1980, feu le roi Hassan II avait proposé aux Marocains un sacrifice symbolique qui serait assuré par le Palais pour l’ensemble de la population. Dans toutes les couches de la population, les réactions négatives furent nombreuses et le souverain dut renoncer à renouveler cette proposition.

      L’autre préoccupation concerne les pays où vivent d’importantes minorités musulmanes. La question du lieu d’abattage et des conditions sanitaires dans lequel il s’effectue est souvent source de polémiques et de tentatives de récupérations politiciennes islamophobes. En France, au fil du temps, les pouvoirs publics ont adopté des mesures permettant la mise en place de lieux temporaires d’abattage, mais de nombreux militants de la cause animale critiquent les conditions dans lesquelles s’effectuent les sacrifices, notamment en ce qui concerne la souffrance de l’animal.

      AÏD EL-FITR

      Après vingt-neuf ou trente jours d’ascèse, les musulmans célèbrent l’Aïd el-Fitr ou fête de la rupture du jeûne du mois de ramadan. Ce jour, qui est aussi le premier du mois lunaire dechawwal, est l’occasion de retrouvailles familiales, de célébrations et de festivités diverses selon les pays. Mais partout, pour le pratiquant, cela passe d’abord par une prière collective matinale qui peut avoir lieu dans une mosquée ou dans des esplanades plus vastes. Le rite musulman interdit strictement de jeûner ce jour-là et la coutume est de prendre un léger petit déjeuner avant de se rendre à la prière (dans de nombreux pays, cette collation consiste en une poignée de dattes et du lait). Après la fin des festivités de l’Aïd, les croyants sont encouragés — mais ce n’est pas une obligation — à jeûner six jours durant le mois de chawwal (à la suite ou séparément). Ainsi, et selon plusieurs hadiths, ce jeûne ajouté à celui du mois de ramadan équivaut au jeûne d’une année entière.

      S’il ne l’a pas fait à compter de la veille du vingt-septième jour du ramadan, le croyant doit s’acquitter, pour lui et sa famille, de la zakat el-fitr, autrement dit l’aumône de fin de jeûne et cela avant la prière de l’Aïd. En France, selon la Mosquée de Paris, ce don, qui peut être fait aux nécessiteux ou aux mosquées, est cette année de 5 euros. En attendant le début de cette prière qui, contrairement aux cinq quotidiennes, n’est pas appelée par le muezzin, les fidèles pratiquent letakbir, qui consiste à psalmodier ou à chanter la glorification, les louanges et l’unicité de Dieu. En s’adressant à l’assemblée, l’imam rappelle l’importance du jeûne dû à Dieu et, sous toutes les latitudes, son prêche fera référence à un hadith du Prophète pour qui « le jeûneur connaît deux joies : une joie lorsqu’il rompt son jeûne [du mois de ramadan] et une joie quand il rencontrera son Seigneur 

      Avec l’Aïd el-Adha (jour du sacrifice du mouton), l’Aïd el-Fitr est l’une des deux plus importantes fêtes musulmanes, car sa dimension humaine, sociale et communautaire est très importante. Après la prière collective, il est ainsi de tradition de visiter (ou d’appeler au téléphone) ses proches et ses parents et de leur souhaiter un « Aïd moubarak ». La coutume veut aussi qu’il s’agisse d’un jour de pardon et de réconciliation. Dans plusieurs pays arabes, notamment au Maghreb, mais aussi en Indonésie ou en Malaisie, cette notion du pardon voire d’une « remise des compteurs à zéro » dans ses relations avec les autres est très importante. Mais cette fête est aussi, et surtout, celle des enfants. Ils portent des habits neufs achetés durant les derniers jours de ramadan et on leur offre des jouets, des confiseries et de l’argent de poche. Au Machrek, les commerçants qui ouvrent ce jour-là se doivent d’être généreux et attentionnés avec leurs clients, particulièrement les plus jeunes. Un peu partout, comme lors de la veille du mawlid ennabaoui (célébration de la naissance du Prophète), les enfants ont le droit de faire éclater des pétards. L’Aïd el-Fitr est aussi l’occasion pour confectionner des gâteaux et des plats spéciaux. La tradition veut que ces friandises soient en partie offertes et que de la nourriture soit donnée aux plus pauvres.

      Comme l’Aïd el-Adha, l’Aïd el-Fitr revêt un caractère universel au sein de l’oumma. Même dans le très austère royaume wahhabite d’Arabie saoudite, c’est un jour où l’idée de fête, de joie et de partage prévaut. Les maisons ont été nettoyées et, une fois la prière matinale accomplie, l’idée qui prime est celle de la communion avec les autres. Les morts ne sont pas oubliés et les visites au cimetière sont fréquentes, y compris le lendemain de l’Aïd qui est aussi un jour férié. Dans certains pays, comme ceux du Golfe, les gouvernements vont même jusqu’à attribuer une semaine de congé aux fonctionnaires et le secteur privé est plus ou moins encouragé à en faire de même. Enfin, l’Aïd el-Fitr est appelé de différentes manières selon le pays où l’on se trouve. Au Maghreb, il est souvent désigné par l’expression « aïd esseghir le petit aïd par opposition à l’ « aïd el-kebir le grand aïd, celui du sacrifice du mouton. En Afrique subsaharienne, on l’appelle Korité, tandis que les Turcs le nomment Ramazan bayrani. Toutefois, quelle que soit l’appellation, les principes sont les mêmes : prière matinale puis moments de joie et de partage avec les autres, y compris les non-jeûneurs. Pour ces derniers, l’aïd signifie un retour à la normale et la fermeture d’une parenthèse d’un mois où le fait de ne pas jeûner pouvait les placer dans des situations des plus inconfortables.

      AKRAM BELKAID


  • La #Palestine, la #Syrie et notre aveuglement
    http://orientxxi.info/magazine/la-palestine-la-syrie-et-notre-aveuglement,1445

    Comment continuer à commémorer les massacres du passé en disant « plus jamais ça ! » et dans le même temps se taire sur le drame syrien qui perdure ? Élias Khoury dénonce une indignation à géométrie variable. Il s’inquiète de la fin de toute conscience, sacrifiée par des politiques méprisant l’humain. Désormais, la Syrie constitue une mesure éthique à l’échelle universelle, tout autant que la Palestine qui, à l’époque de la Nakba, a dû faire face aux consciences inaccessibles, feintes et perfides. Aujourd’hui, la (...)

    #Magazine

    / Syrie, Palestine, #Conflit_syrien, #Arme_chimique, #Crime_de_guerre, Crime contre (...)

    #Crime_contre_l'humanité
    « http://www.alquds.co.uk/?p=585830 »