En quête d’une planète humaine, par Philippe Rivière (Le Monde diplomatique, juillet 2000)

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  • Chers tous,

    – , Hier, sur France Inter, sur France 2 (et, évidemment sur les autres médias), il n’était bruit que du « triomphe » au premier tour des législatives - et sans doute au second - des candidats de « La République en Marche », le parti du président Macron. Les journalistes et commentateurs ont cherché les précédents d’un tel succès mais il ne semble pas qu’ils aient évoqué l’un de ces précédents qui fut celui de Louis Napoléon Bonaparte, devenu plus tard Napoléon III.

    – En quoi un tel rapprochement se justifierait-il ?

    1. Par le succès foudroyant des deux hommes.

    – Il y a trois ans, Emmanuel Macron était quasiment inconnu des Français et son parti « En marche ! », puis « La République en marche ! » n’a été fondé qu’il y a un peu plus d’un an (14 mois exactement). Or, en si peu de temps, il a remporté l’élection présidentielle et est en passe de voir son parti rafler une grande partie des sièges de l’Assemblée nationale.

    – En 1848, Louis-Napoléon Bonaparte était quasiment inconnu des Français. Ses deux tentatives de soulèvement des garnisons de Strasbourg et de Boulogne-sur- Mer avaient piteusement échoué, il avait été emprisonné et s’était évadé. Il n’avait participé ni au renversement de la Monarchie de Juillet, en février 1848, ni à la répression des Journées de juin 1848. Et pourtant, en décembre 1848, lors de la première élection d’un président au suffrage universel (qui venait juste d’être institué), il gagna avec 74 % des voix, laissant loin derrière lui le second, le général Cavaignac (auteur de la répression de juin) avec moins de 20 %.

    2. Par la déconsidération du régime précédent

    – A l’époque de Louis Napoléon Bonaparte, la Deuxième République avait férocement réprimé les ouvriers en juin 1848, puis annulé, en juillet, les mesures sociales prises au printemps 1848, et la nouvelle Assemblée, élue en mai 1849, avait, elle, porté atteinte au suffrage universel, en réduisant de 30 % le corps électoral.

    – Sous le quinquennat de François Hollande, le président a déçu à la fois ses électeurs et les Français en général en capitulant devant l’Allemagne en matière de traités européens, en renonçant à la réforme bancaire, à la taxation des revenus à 75 % au-delà de 1 million, en instaurant le CICE, en crispant la droite avec le « mariage pour tous », en envisageant une déchéance de la nationalité (vite abandonnée), et, surtout, en imposant la loi El Khomri, qui inverse les normes en matière de règlementation du droit du travail.

    3. Par la « coloration » sociale - ou de gauche - des intéressés. Louis Napoléon Bonaparte profita de sa captivité au fort de Ham pour écrire « L’extinction du paupérisme », ouvrage inspiré par les idées saint-simoniennes, c’est-à-dire, pour l’époque, progressistes. Quant à Emmanuel Macron, il a été membre du Parti socialiste, secrétaire général adjoint de l’Élysée et ministre de l’Économie sous François Hollande, c’est-à-dire sous un gouvernement se présentant comme « de gauche »...

    4. Par le ralliement de la droite.

    – A l’époque de Napoléon III, les orléanistes (partisans de Louis-Philippe et de la Monarchie de Juillet et très conservateurs), d’abord frappés par le nouveau régime, s’intégrèrent assez rapidement à celui-ci. Soulagés par l’écrasement du « péril rouge », satisfaits du rapide redressement des affaires, ils se rallièrent sans difficulté à un régime qui contentait leur goût revigoré de l’ordre et consolidait les conquêtes sociales de la Révolution." [Cité d’après le Dictionnaire du Second Empire, par Jean Tulard, Fayard, 1995, page 941].

    – En 2017, Emmanuel Macron a vu venir à lui des personnalités de la droite et du centre, ainsi que des personnalités du Parti socialiste les plus sociales-libérales (c’est-à-dire, économiquement, les plus à droite), et les plus atlantistes, à savoir Edouard Philippe, Gérard Collomb, François Bayrou, Sylvie Goulard, Jean-Yves Le Drian, Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Annick Girardin, Myriam El Khomri. Plus la pléthore d’élus locaux, municipaux, départementaux, régionaux, de députés et de sénateurs, moins connus, mais qui ont néanmoins fait campagne pour LREM (certains en jouant sur les deux tableaux, comme Marisol Touraine).

    – Ce ralliement de la droite sous Napoléon III n’est pas sans évoquer le ralliement des élites de l’Ancien Régime par l’oncle de Napoléon III, le premier des Napoléon. En effet, par le Concordat de 1801 (qui mit fin à la politique antireligieuse de la Révolution), puis par l’intégration de la noblesse d’Ancien Régime dans la noblesse d’Empire (sur les 3350 titrés de l’Empire, 950 appartenaient à la noblesse d’Ancien Régime, soit près de 30 % et même 33 % si l’on ne considère que les titres de princes, ducs, comtes et barons), Napoléon rallia une grande partie de ceux qui avaient été chassés ou évincés par la Révolution.

    – Quel rapports y a-t-il, finalement, entre ces trois personnalités ?

    – D’abord celui d’être issues d’un régime ou d’un parti de gauche (la Révolution pour Napoléon Ier, le Parti socialiste et le gouvernement de François Hollande pour Emmanuel Macron) ou d’avoir voulu exprimer des idées progressistes (en rédigeant "L’extinction du paupérisme pour Louis Napoléon Bonaparte).

    – Ensuite, d’avoir balayé un régime ou un gouvernement considérés, initialement [j’insiste sur l’adverbe] comme progressiste - ou se voulant tel : la Révolution française pour Napoléon Ier, la Deuxième République pour Louis Napoléon Bonaparte, le quinquennat Hollande et le Parti socialiste pour Emmanuel Macron, mais qui s’étaient, les uns et les autres, déconsidérés auprès des diverses fractions de l’opinion publique (souvent, d’ailleurs, pour des raisons opposées) :

    – La Révolution par sa politique antireligieuse, ses guerres, la Terreur, les compromissions des Thermidoriens, l’inflation.

    – La Deuxième République par sa répression des Journées de Juin 1848, ses reculs en matière sociale, sa restriction du suffrage universel.

    – Le mandat de François Hollande par ses renoncements en matière sociale, européenne, par ses diverses lois (CICE, loi El Khomri), par ses interventions guerrières à l’extérieur, par sa loi sur le « Mariage pour tous ».

    – Enfin, d’avoir mené une politique conservatrice en matière sociale et sociétale. Le Second Empire voit la France protéger le Saint-Siège contre l’Italie, et surgir le phénomène de Lourdes, ainsi que le début des pèlerinages de la Salette. Et, en matière d’ordre moral, les procès contre Flaubert et Baudelaire. Pour ce qui concerne Emmanuel Macron, on ne peut s’en tenir qu’à ses déclarations en matière de Code du travail, dont s’est réjoui Pierre Gattaz, ce qui est éloquent...

    – Ce qui est étonnant, c’est qu’à plusieurs décennies de distance, voire à deux siècles, et malgré l’élévation du niveau d’éducation et de diffusion des pratiques démocratiques depuis 1870, les Français se laissent prendre aux mêmes ficelles, aux mêmes subterfuges : celles d’un bateleur qui, prétendant balayer le système existant et le rénover avec des personnalités neuves, des idées et des méthodes nouvelles, ne fait que le perpétuer - souvent en pire. « Il faut tout changer pour que rien ne change », comme le dit un personnage du Guépard, de Lampedusa.

    Je vous saurais gré de vos remarques, rectifications, compléments et critiques.

    Bien à vous

    Philippe Arnaud, AMD Tours



  • Juger est un acte politique, par Matthieu Bonduelle
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/BONDUELLE/50780 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/images_reseaux/justice-bonduelle.jpg

    Mais le complotisme n’est que la forme la plus exacerbée d’une idéologie intentionnaliste beaucoup plus diffuse. Le récit journalistique accorde à celle-ci une large place, tant il lui paraît impératif d’« incarner » ses sujets, mais aussi parce que, de fait, la personne du juge n’est jamais entièrement indifférente. On en vient alors à scruter sa réputation, ses goûts, son tempérament, ses convictions, jusqu’à son regard, comme pour y trouver la clé du mystère judiciaire. #Avocats et #magistrats eux-mêmes contribuent à nourrir cette perception ; parce qu’il est humain de se croire plus important qu’on ne l’est, mais aussi parce qu’à force de se côtoyer, ils pensent se connaître.




  • Le roman national : le monde perdu de François Fillon | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/128189/cours-histoire-ressusciter-identite-perdue
    http://www.slate.fr/sites/default/files/styles/1090x500/public/000_app2002032275921_0.jpg

    Pourquoi l’enseignement de l’histoire à l’école intéresse-t-il autant ceux qui ambitionnent de gouverner la Nation ? Chronique d’un serpent de mer tapis dans les eaux de l’électoralisme.

    A lire aussi :
    http://www.mondediplomatique.fr/2014/09/BREVILLE/50783


  • Des affrontements armés ont opposé les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP) aux habitants du camp de réfugiés de Balata, à Naplouse, dimanche 30 octobre. Parmi les raisons de la colère, la poursuite de la coordination sécuritaire entre la police de l’AP et l’armée israélienne, l’arrestation de nombreux militants et le sentiment d’abandon qui prédomine parmi les réfugiés. « Construit en 1950 pour accueillir des villageois expulsés de la région de Jaffa, près de Tel-Aviv, Balata se trouve en zone A, l’aire administrative délimitant les secteurs de la Cisjordanie “gouvernés” par l’Autorité mais où l’armée israélienne opère à sa guise, en dépit des accords d’Oslo », comme le rappelait Olivier Pironet @opironet en octobre 2014.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/PIRONET/50880



  • Après la mort du roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej le 13 octobre, le dilemme des militaires responsables du coup d’État en 2014 reste entier : « comment maintenir le mythe de la monarchie quand le futur monarque est indéfendable à leurs yeux ? ». L’héritier du trône, Maha Vajiralongkorn, est parfois décrit comme un traître — proche de la famille Thaksin, écartée du pouvoir.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/CAMROUX/50617 #st

    Des élections générales pourraient cependant avoir lieu en 2017, après la victoire du « oui » le 7 août dernier lors du référendum sur un projet de Constitution antidémocratique. « L’objectif étant (…) aussi de contrôler un Sénat qui ne serait plus élu mais nommé par le pouvoir militaire », explique Éric Frécon dans le numéro d’octobre, en kiosques.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/FRECON/56409


  • Le mouvement Gülen, une énigme turque, par Ali Kazancigil
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/KAZANCIGIL/50236 #st

    Ses membres l’appellent Hizmet (« le Service ») ; les médias turcs, Cemaat (« la Communauté »). Vaste et puissant groupe social à base religieuse, le mouvement Gülen a été fondé dans les années 1970 par M. Fethullah Gülen, un important penseur mystique de tradition soufie (1) qui réside aux Etats-Unis, où il est connu et apprécié. En 2008, il figurait parmi les « intellectuels les plus influents du monde » désignés par la revue américaine Foreign Policy.


  • #SPIP, le logiciel sur lequel tourne le site du « Monde diplomatique », a 15 ans. « Ce programme n’est pas destiné aux informaticiens, mais à tous ceux qui souhaitent s’exprimer sur la Toile. Il est malléable à souhait, comme en témoigne la diversité des “sites sous SPIP” répertoriés. Il a, surtout, la particularité d’être né d’un projet plus politique que technique, et reste imprégné des valeurs que ses concepteurs entendent défendre. » Bon anniversaire !

    La toile de SPIP (Philippe Rivière, @fil, octobre 2003)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/RIVIERE/10470
    https://www.flickr.com/photos/pixeldrip/2802295392

    Flickr

    • L’étrange destin du logiciel libre, par Sébastien Broca
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/BROCA/50585

      Collaboratif, ouvert, accessible à tous : alors qu’il a fêté ses trente ans d’existence en 2013, le mouvement du logiciel libre incarne plus que jamais une résistance à la privatisation du savoir et de la culture. Des milliers de programmeurs élaborent, souvent bénévolement, des outils qui servent à tous. Pourtant, les rapports entre ce mouvement et la sphère marchande sont plus étroits qu’on pourrait le penser.



  • Des contre-pouvoirs s’organisent dans les tribunes. Comment les supporteurs marquent des buts, par David Garcia (juin 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/06/GARCIA/50505 #st

    Peut-on « éliminer » les éléments incontrôlables pour « sauver » le #football ? Au Brésil, certains rêvent d’imiter l’exemple britannique. De Londres à Liverpool en passant par Manchester, le rêve de stades pacifiés est devenu réalité. Au prix d’une mise à l’écart des moins fortunés.

    La montée de la #violence a coïncidé avec l’emprise croissante de l’argent sur le football, dans les années 1980. Aux traditionnels chants de soutien à leur équipe, les #hooligans préféraient les rixes entre bandes rivales. Du Royaume-Uni, cette propension s’est répandue sur tout le continent européen.

    Pour en venir à bout, la répression policière a été moins efficace que la construction de nouveaux stades. Conformément aux standards du sport moderne, ces enceintes sont « orientées vers des consommateurs de spectacle », comme le soulignait le Livre vert du #supportérisme remis en 2010 par trois sociologues à la secrétaire d’Etat française chargée des sports d’alors, Mme Rama Yade. Une fois les tribunes debout interdites et les places assises généralisées, le confort des spectateurs augmente considérablement. Le prix des billets aussi : en 2013-2014, un abonnement annuel à l’Emirates Stadium, l’antre du club londonien d’Arsenal, coûte au minimum 1 155 euros. Tant pis pour les amateurs désargentés : qu’ils soient hooligans ou non violents, ils n’ont plus les moyens de soutenir leur équipe de cœur.


  • La gauche ne peut pas mourir, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/LORDON/50752
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton50752.jpg

    De toutes les navrances complaisamment relayées par la cohorte des experts et éditorialistes, la plus toxique est sans doute celle qui annonce avec une gravité prophétique la fin des catégories « droite » et « gauche », et le dépassement définitif de leur antinomie politique.


  • À la #RATP, métro, boulot, chrono, par Martin Thibault
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/THIBAULT/50938 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton50938.jpg

    Impératif de rentabilité, mise en concurrence des salariés, rationalisation de l’activité : le secteur public connaît lui aussi les dynamiques d’intensification du travail qui affectent les entreprises privées. A la Régie autonome des transports parisiens (RATP), par exemple, les logiques gestionnaires se sont imposées d’autant plus aisément qu’elles sont allées de pair avec un travail de sape des cultures de résistance.


  • « Le Rouge et le Vert » s’écrit à Grenoble, par Philippe Descamps
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/05/DESCAMPS/50419 #st

    Le Rassemblement citoyen de la gauche et des #écologistes a largement remporté les élections municipales à #Grenoble, fin mars. Localement, la possibilité d’une réappropriation des services publics, d’un progrès social et d’une transition énergétique peut donc mobiliser les électeurs tout en faisant reculer l’extrême droite. Cette chronique du XXIe siècle s’inscrit toutefois dans l’histoire particulière de la cité alpine.


  • Grigory Rodchenkov, ancien patron du laboratoire antidopage de Moscou, avait en charge la santé des Russes pendant les Jeux olympiques d’hiver organisés à Sotchi en 2014. Il a reconnu jeudi 12 mai dans le New York Times un dopage généralisé des athlètes de la délégation, et détaillé les méthodes employées pour échapper aux contrôles. Dans le numéro de février 2014, Guillaume Pitron consacrait un reportage à ces JO — les plus coûteux de l’histoire —, dont Vladimir Poutine avait fait le symbole d’un Etat à la souveraineté réaffirmée.

    A Sotchi, produire de l’or blanc sur la mer Noire
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/02/PITRON/50114 #st

    Géopolitique du saut à skis
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/02/PITRON/50115


  • L’étrange destin du logiciel libre, par Sébastien Broca
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/BROCA/50585 #st

    Collaboratif, ouvert, accessible à tous : alors qu’il a fêté ses trente ans d’existence en 2013, le mouvement du #logiciel_libre incarne plus que jamais une résistance à la #privatisation du savoir et de la culture. Des milliers de programmeurs élaborent, souvent bénévolement, des outils qui servent à tous. Pourtant, les rapports entre ce mouvement et la sphère marchande sont plus étroits qu’on pourrait le penser.

    http://framablog.org/wp-content/uploads/2015/10/Carte2015-animation.gif


  • Florida law suppresses anti-Israel campaigns | Miami Herald
    http://www.miamiherald.com/opinion/op-ed/article66530962.html
    http://www.miamiherald.com/opinion/op-ed/oovt1m/picture66530952/ALTERNATES/LANDSCAPE_1140/flag

    Florida lawmakers recently passed a bill, which Gov. Rick Scott has just signed into law, that is intended to suppress boycott, divestment and sanctions (BDS) campaigns related to Israeli human-rights abuses.

    cf. @mdiplo http://www.monde-diplomatique.fr/2014/06/SALINGUE/50475


  • Elus brésiliens à vendre, par Silvio Caccia Bava (octobre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/CACCIA_BAVA/50851 #st

    Au #Brésil, les syndicats ne sont pas autorisés à financer les campagnes électorales ; les entreprises, si. Dix-neuf d’entre elles ont d’ailleurs fourni la moitié des sommes dépensées pour le scrutin d’octobre 2014, qu’on peut estimer à 2 milliards d’euros (contre 270 millions en 2002). Un seul pays dépense davantage que le Brésil pour ses campagnes, en valeur absolue : les Etats-Unis, beaucoup plus riches.