• Terre et radioactivité
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons/401_11mars2019.mp3


    #nucléaire #radio
    Le désastre planétaire de Fukushima est en cours depuis 8 ans. Le village nucléaire international continue de dissimuler le caractère mortifère de cette industrie, par exemple à Minsk (450 km de Tchernobyl) plus de 20 % des enfants ont une malformation cardiaque congénitale, 33 ans plus tard !
    Lʼère nucléaire militaire et civile a démarré lorsque le complexe scientifico-militaro-industriel a su influencer le président américain pour faire de la bombe atomique une priorité et confier au général Groves les pleins pouvoirs pour le colossal projet Manhattan, 130 000 personnes réparties sur 32 sites. Notre invité, Jean-Marc Royer, auteur du livre Le monde comme projet Manhattan, rappelle lʼexaltation qui sʼest emparée du monde occidental après lʼexpérimentation « in vivo » en août 1945 à Hiroshima et Nagasaki et nous interroge sur cette guerre au vivant menée par la civilisation capitaliste, initiée par une mort massive contemporaine dʼAuschwitz-Birkenau


  • Les bactéries font de la résistance
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/59_11mars2019.mp3


    Ce qui paraissait singulier à Flemming, c’était le recul des colonies bactériennes entourées par les moisissures. Ce n’était pas le premier chercheur à découvrir l’intérêt des Penicillium puisque Ernest Duchesne, un médecin français l’avait déjà découvert, trente ans avant lui. Car il existe une guerre évolutive millénaire entre les bactéries et les eucaryotes, plantes, animaux, protistes et champignons. Les organismes produisent naturellement des antibiotiques qui inhibent la croissance des bactéries infectieuses. Depuis les années 1940, la médecine a développé les antibiotiques. Mais le problème n’est pas là. L’utilisation de cette arme antibactérienne est devenue massive. Poules, dindes, cochons, veaux, bœufs, prenaient plus de poids, faisaient plus de viande. Un bonheur pour les marchands. En 15 ans la consommation mondiale d’antibiotiques avait augmenté de 65%. Mais ces animaux saturés d’antibiotiques pour accélérer leur croissance ont favorisé les bactéries résistantes jusque dans nos assiettes. Car les bactéries ont multiplié la transmission directe de ce nouveau caractère par échange entr’elles.
    Voilà, l’antibiorésistance des bactéries n’a rien d’une fatalité. Si sa cause biologique reste dans l’évolution non darwinienne des transferts horizontaux de gènes, l’antibiorésistance a juste été un phénomène nourri par les agro-industriels. Nous sommes devant l’un des agissements mercantiles des plus néfastes d’un capitalisme aveugle et sourd. C’est à cause des usines polluantes, déversant des tonnes d’antibiotiques dans la nature, c’est à cause de la déficience politique des services sanitaires, c’est à cause des abus outranciers d’une production agro-industrielle d’animaux de boucherie que l’antibiorésistance des bactéries tuent des humains. Alors, oui, il nous faut une science enfin libérée des idéologies mercantiles pour libérer notre univers de ces systèmes qui détruisent le monde et pour découvrir la force de nos idées noires…
    #biologie #radio


  • #GiletsJaunes #radio
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons/399_25fev2019.mp3


    « Fédérons-nous pour changer la société » figure dans lʼappel émanant de lʼAssemblée des assemblées de Gilets Jaunes réunissant 75 délégations (400 personnes), qui sʼest tenue à Commercy les 26 et 27 janvier : « Nous, Gilets Jaunes des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées, des manifs (…) depuis le 17 novembre, du plus petit village du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable ». Ils rappellent que le « grand débat national » nʼest quʼune entourloupe, campagne de com. Jupitérienne, alors quʼils sont lʼobjet du mépris, du dénigrement et dʼune féroce répression de ce même gouvernement : « Des milliers de blessés, lʼutilisation massive dʼarmes qui mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent, plus de 1000 personnes arbitrairement cndamnées et emprisonnées, une nouvelle loi anti-casseurs qui vise à nous empêcher de manifester ». Pour en parler avec nous : Patrick, qui représentait à Commercy un rond-point près de Nemours, Freddy Gomez, qui a publié plusieurs textes sur ce mouvement social sur le site À Contretemps, Anne Steiner, dont un récent texte est titré : « La seule réaction syndicale à la hauteur des événements serait un appel à la grève générale illimitée », Nicolas Eprendre, documentariste, auteur notamment d’« Élisée Reclus, la passion du monde ».


  • « Les seniors sont une valeur sûre » clament les sociétés de gestion du patrimoine ; les cheveux gris (silver) dopent la « Silver économie », considérée comme un axe à fort potentiel pour l’avenir de la France ; une « Silver valley » en région parisienne accueille 150 start-up emplies de jeunes rêvant de tirer des profits du vieillissement.
    Plus généralement, « médecine personnalisée » et « médecine participative » alimentent les big data appliqués à la santé, nouvel eldorado des laboratoires pharmaceutiques et des géants du web : par exemple, « Apple Watch » est une montre connectée permettant d’enregistrer en continu nos paramètres biologiques et de constituer un dossier médical numérique. Complété par le séquençage intégral de notre génome, il est destiné à réaliser une carte de santé, nuage de points que stockent des « bio-banques », projetant d’en exploiter la forte valeur marchande auprès de laboratoires, mais aussi de sociétés d’assurance, employeurs...
    C’est ce qu’explore notre invité Philippe Baqué, qui « utilise le journalisme comme un outil pour comprendre le réel, son environnement social, politique et humain », dans son livre Homme augmenté, Humanité diminuée – D’Alzheimer au transhumanisme, la science au service d’une idéologie hégémonique et mercantile.
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons/395_28janv2019.mp3


    #économie #médecine #radio


  • Du grain au pain, compagnons

    On ne dira jamais assez le rôle évolutif des crises et des révolutions. Un bouleversement incroyable est survenu au cours du Crétacé. Bien sûr, il y eut cette collision d’une comète qui renversa les espèces. Mais déjà, quelque temps auparavant, quelque chose s’était infiltrée qui allait transformer le monde. Il fallait juste écouter l’herbe pousser.
    Vers la fin du Jurassique, une incroyable transformation a lieu. Une structure végétale extraordinaire va apparaître qui bouleverse le monde des géants. Le tyrannosaure reste encore impassible et pourtant, une fleur est née. Mais comment ces plantes remarquables ont-elles pu coloniser une planète dont les continents s’étaient séparés, disloquant l’antique Gondwana ? A cette énigme s’ajoute une autre question, comment les humains ont-ils su accorder de l’importance à ces graminées ? Car ils vont en faire du pain et changer toute notre l’histoire. Le pain est un pluriel de farines et de manières. Le pain est une partie de la culture paysanne mais aussi de la culture ouvrière. Le pain a connu ses colères, il y eut des révoltes du pain. C’est un peu de cette aventure des blés que nous allons questionner sur Radio libertaire, entre additifs, gluten et levain, entre révoltes et depuis l’origine sauvage de l’engrain...

    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/57_14janv%202019.mp3

    #biologie #radio


  • Du grain au pain, compagnons

    On ne dira jamais assez le rôle évolutif des crises et des révolutions. Un bouleversement incroyable est survenu au cours du Crétacé. Bien sûr, il y eut cette collision d’une comète qui renversa les espèces. Mais déjà, quelque temps auparavant, quelque chose s’était infiltrée qui allait transformer le monde. Il fallait juste écouter l’herbe pousser.
    Vers la fin du Jurassique, une incroyable transformation a lieu. Une structure végétale extraordinaire va apparaître qui bouleverse le monde des géants. Le tyrannosaure reste encore impassible et pourtant, une fleur est née. Mais comment ces plantes remarquables ont-elles pu coloniser une planète dont les continents s’étaient séparés, disloquant l’antique Gondwana ? A cette énigme s’ajoute une autre question, comment les humains ont-ils su accorder de l’importance à ces graminées ? Car ils vont en faire du pain et changer toute notre l’histoire. Le pain est un pluriel de farines et de manières. Le pain est une partie de la culture paysanne mais aussi de la culture ouvrière. Le pain a connu ses colères, il y eut des révoltes du pain. C’est un peu de cette aventure des blés que nous allons questionner sur Radio libertaire, entre additifs, gluten et levain, entre révoltes et depuis l’origine sauvage de l’engrain...
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/57_14janv%202019.mp3


    #biologie #radio


  • Liberthèmes

    Enregistré au Salon Marjolaine : Les données collectées par les compteurs Linky sont destinées à connaître nos habitudes de consommation, pour mieux cibler notre « profil client », ainsi que lʼavouent les professionnels de lʼélectricité : « La mise à disposition des données va permettre de tirer profit de nouvelles opportunités économiques ».
    Plus largement, lʼarrivée de lʼère des « Big Data » réjouit IBM : « Sur une planète plus intelligente, toutes les données sont visibles et nous pouvons les interpréter pour mieux faire tourner le monde ». Cʼest une des nombreuses raisons de lʼopposition qui ne cesse de sʼamplifier hors de toute structure politique ou syndicale : à ce jour, 846 communes sʼopposent à leur installation et des centaines de milliers de ménages en ont fait autant. Stéphane Lhomme, animateur du site refus.linky.gazpar.free.fr, énumère les risques, relève les mensonges dʼEnedis et précise les moyens de les refuser.
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons/390_10dec2018.mp3


    #linky #radio


  • L’invention des mammifères

    Qu’y-a-t-il de commun entre un Morganucodon et un ours blanc, entre une chauve-souris et un kangourou, entre un tatou et un humain. Chacun de ces animaux connaît une phase commune, chacun de ces animaux, le morganucodon, l’ours blanc, la musaraigne, le tatou et petit d’homme ont tous un jour bu du lait. L’aventure des Mammifères se confond avec l’apparition de cette incroyable sécrétion mammaire, le lait. Un liquide bourré d’énergie, de protéines et des graisses qui suintent du corps de la mère. Certes les mamelles n’ont jamais pu se fossiliser, ces organes mous gonflés de lipides ne peuvent pas rester dans la pierre. Et cette bizarrerie n’est pas la seule dans l’aventure exceptionnelle de ces animaux-là. Le monde marchand n’a pas 6000 ans et ne représente que 2% de l’histoire de l’humanité et moins de 0.02% de la vie des mammifères. A cette échelle, les humains ne sont déjà qu’une probabilité si faible d’exister et le capitalisme un système imbécile et complètement improbable. Et pourtant nous y sommes.
    Alors que dire de cette évolution inouïe, l’essor des Mammifères a-t-il signé le destin du monde. Nous allons en discuter sur Radio Libertaire pour découvrir qu’il n’y a rien de dessiné ni d’obligatoire, mais que cette évolution reste le fruit de si petits évènements successifs que tout parait possible.
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/56_10dec2018.mp3


    #biologie #radio


  • La construction des niches sans Darwin

    Jusqu’à présent, les choses étaient simples nous dit-on. Chaque espèce est coincée dans une niche écologique, et s’adapte à ce monde-là. L’adaptation darwinienne ne connaît que la niche, déterminée par les pressions de l’environnement où chacun survit contre les autres.
    S’il est bien quelque chose d’intéressant, c’est de changer de monde. Or voilà bien que les animaux savent aussi construire des pans entiers de leur niche. Les fourmis atta par exemple, coupeuses de feuilles et cultivant des champignons nourriciers, se fabriquent tout un monde à elles. Tout comme les éléphants ouvrant des clairières en abattant des arbres. Ce qui change considérablement l’idée d’une évolution linéaire en apportant une nouvelle contribution non darwinienne, un nouveau processus écologique.
    Car, en modifiant leur propre niche, les espèces bouleversent aussi celle des autres puisque tout se tient en écologie évolutive. C’est là où la théorie dite de la construction de niche perturbe le néodarwinisme. Voilà bien de quoi se mettre à penser sur radio Libertaire, et savourer une gourmandise en parlant de l’écologie évolutive et avec les idées de John Odling-Smee de discuter de cette nouvelle théorie, la construction de niches….
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/55_12nov2018.mp3


    #biologie #radio


  • Les rivières du Castor

    Tout bien considéré, le castor aime changer les choses. Nul animal ne construit davantage. Ce bâtisseur infatigable découpe des feuilles, abat des arbres, écorce les saules et creuse des canaux comme si ces modifications de son environnement étaient indispensables. Car il ne se contente pas d’aménager les choses, non, il les transforme. En ouvrant les ripisylves à la lumière, les castors entretiennent les écotones et réduisent les étiages en été.
    Car il faut bien comprendre ce que nous dit le castor, en arrangeant mon environnement, je change celui des autres et cette écologie évolutive transforme aussi la planète. Voilà bien une idée nouvelle que nous saurons déguster aujourd’hui sur Radio Libertaire…en compagnie de Jean Tharault, et du castor…
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/54_8oct2018.mp3


    #radio #biologie


  • Le déclin des oiseaux communs

    Le printemps sera-t-il silencieux ? se demandait Rachel Carson en 1962. A l’époque, un poison se répandait partout dans les eaux vives. Rapidement, le problème fit le tour du monde et on se décida à interdire le DDT. C’est à partir du Jurassique que quelques espèces apparentés aux dinosaures théropodes se glissèrent dans le ciel. Ce fut le début d’une incroyable aventure évolutive, colonisant l’ensemble de la planète, depuis les boisements de Bretagne jusqu’aux toundras arctiques, Les oiseaux sont partout, diminuant les invasions d’insectes, réduisant les populations de petits rongeurs et transportant des graines dont ils font des forêts.
    En 1989, le Centre de Recherche sur la biologie des Populations d’oiseaux, le CRBPO du Muséum National d’Histoire naturelle lança un vaste programme de suivi temporel des oiseaux communs. Et les scientifiques durent constater que les résultats obtenus en 2013 étaient apparemment l’indice du début d’une nouvelle catastrophe. Les oiseaux étaient à nouveau en train de mourir.
    C’est cette constatation que nous allons essayer de comprendre aujourd’hui avec mes deux invités ornithologues. Car enfin, si les oiseaux disparaissent, c’est bien que notre planète étouffe sous le développement intensif des productions agricoles. Et sur radio Libertaire, cela fait longtemps que nous demandons un autre monde possible….
    http://trousnoirs-radio-libertaire.org/sons_sc/53_10sept2018.mp3


    #sciences