• France-Maurice Audin : Du déni de réalité en guise de politique mémorielle. – Salimsellami’s Blog
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    Plus de 61 ans après sa forfaiture, la France a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat de Maurice Audin, ce jeune mathématicien communiste anticolonialiste, enlevé et mort sous la torture, une des pages les plus sombres de la colonisation. 61 ans et 3 mois.

    Contrairement à l’Allemagne qui a assumé, d’un trait, sans concession, la totalité du passif hitlérien, la France joue à cache cache avec sa propre mémoire, pensant s’exonérer de ses propres turpitudes. Elle louvoie s’imaginant être plus intelligente que la mémoire des peuples et la vérité historique.

    Un déni de réalité en guise de politique mémorielle. De la repentance à minima en guise de solde de tout compte en somme.

    Soixante treize ans après la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), la France continue de patauger dans le cambouis de ses turpitudes.

    Cinquante ans pour reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’extermination des Juifs sous Vichy.
    Cinquante ans pour reconnaître aux Harkis le plein exercice de leur citoyenneté française.
    Cinquante ans pour la carbonisation de Sétif, le 8 mai 1945, le jour de la victoire alliée de la II me Guerre mondiale à laquelle les Algériens et les peuples coloniaux ont grandement contribué.
    La géostratégie du Monde a basculé et la France n’a pas fini de battre sa coulpe. ……………Reste Thiaroye (Sénégal), Haut Sanaga (Cameroun) et le contentieux récent du début du XXI me siècle Libye et Syrie.

    Pour rappel : Au début du XX me siècle, la France se trouvait à la tête d’un des deux grands empires mondiaux à égalité avec le Royaume Uni. Un siècle plus tard, au XXI me siècle, la France est reléguée au rang de la 7 me puissance économique mondiale, supplantée par la Chine et l’Inde, deux anciennes colonies européennes, ainsi que par le Japon et l’Allemagne, les deux grands vaincus de la 2me Guerre mondiale (1939-1945).

    Pis, en Europe, son espace vital, la France exerce désormais une fonction suppléante par rapport à l’Allemagne, avec une économie atone, une croissante en berne, une paupérisation croissante de la population et un délitement social, alors qu’en contre champs, les dividendes versés au grand patronat flambent.

    Selon un rapport de l’ONG Oxfam publié lundi 14 mai 2018 et intitulé “CAC 40 : des profits sans partage”, les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices entre 2009 – année de la crise financière mondiale – et 2016, soit deux fois plus que dans les années 2000. Cela a conduit ces entreprises à ne laisser “que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés”, ajoute OXFAM qui dénonce des choix économiques qui nourrissent une “véritable spirale des inégalités”.

    Source : Madaniya, René Naba, 15-09-2018                                                               https://www.les-crises.fr/france-maurice-audin-du-deni-de-realite-en-guise-de-politique-memorielle-


  • Hasbellaoui s’explique “C’était pour donner l’exemple. Tous les Algériens devraient se soigner en France – Salimsellami’s Blog
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    Un parti de l’opposition a accusé le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, d’avoir soigné sa femme en France pendant que les Algériens faisaient face à l’épidémie de choléra et aux piqûres de scorpions. Ce dernier n’a toujours pas nié ces graves accusations, au contraire, le ministre de sa propre santé et celle de sa femme, assume pleinement sa décision. “On n’a pas besoin d’être expert en gynécologie pour fuir les hôpitaux algériens. Ma femme est juste une sage femme, sans jeu de mots, pour avoir choisi d’accoucher en France. Elle s’est sentie menacée, et elle n’a pas voulu mourir honteusement en couches” a-t-il expliqué.

    RÉPUBLIQUE EXEMPLAIRE
    Suite à l’indignation des Algériens sur les réseaux sociaux, Mokhtar Hasbellaoui tente d’apaiser la tension en évoquant la concept algérien de l’exemplarité. “Cette décision a été prise conjointement par nous deux, pour donner naissance à notre petit bout de chou, de nationalité française inchalah, mais aussi, pour donner l’exemple. En effet, j’appelle tous les Algériens à aller se soigner en France, croyez-moi, c’est super ! Que ce soit pour un accouchement, un pontage, une bronchite aiguë, une crise hémorroïdaire, enfin toute pratique médicale exceptée l’euthanasie, pour ça il vous suffit de vous faire hospitaliser en Algérie. Détrompez-vous, ce n’est parce que je suis un ministre absent et incompétent, que je ne suis pas au courant de l’état délabré de nos hôpitaux, du manque de moyens matériels et humains, on a tous la télé et internet figurez-vous. Bref, partez en France, en Suisse ou même en Tunisie…ne serait-ce que pour donner l’exemple” conclut-il.

    RECORD DE TAUX DE NATALITÉ
    Sur son dernier rapport, l’INSEE a enregistré un nouveau record de natalité. En effet, depuis janvier 2018, le nombre de naissance a explosé en France. Selon le ministère de la santé 60% des nouveaux-nés sont de parents algériens (ministres, parlementaire, militaires…) avec des prénoms de merde selon la théorie de Zemmour. “Il ne faut pas confondre entre taux de natalité et taux de fécondité. Quand elles viennent en France, les mamans sont déjà à deux doigts d’accoucher. La fécondation se passe donc dans leurs pays d’origine. Il est donc impossible d’établir le prochain recensement démographique puisque ces nouveaux-nés rentrent en Algérie après le rétablissent de leur mamans et reviennent qu’après leurs bac, c’est vraiment confus” s’inquiète l’INSEE.                 Minou                                                                                                 https://el-manchar.com/2018/09/22/hasbellaoui-sexplique-cetait-donner-lexemple-algeriens-devraient-se-soig


  • Kanté musulman – Salimsellami’s Blog
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    La France a remporté la coupe du monde.

    Une coupe pleine de toutes les avidités. Et Dieu merci, elle a débordé du bon côté.

    Du côté français diront les bons français.

    Du mauvais côté diront tous ceux qui n’ont pas toutes leurs facultés car ils ont une toute autre approche de ce franc succès.

    Ils reprochent à la France d’être un peu trop métissée, de ne plus compter dans ses rangs assez de français.

    Sur les onze titulaires il n’y avait pas moins de huit étrangers.

    Leur apport n’est pas retentissant, parce qu’ils n’ont de français que le passeport. Et alors ?

    Ils n’ont jamais vu la raison avoir tort ?

    Le noir a sué autant que le blanc, le judéo-chrétien autant que le musulman

    pour réaliser un bon score et permettre à la France d’améliorer son sort.

    Qu’importe l’origine, si on apporte à tout un pays, un peu plus d’adrénaline…

    Sur les onze acteurs, il y en avait un, peut-être le plus digne de faire notre bonheur.

    A cause de son humanité. A cause de son humilité. A cause de son islamité.

    Il s’appelle N’Golo Kanté.

    Il me rappelle le Jésus de Bossuet. Je ne peux me priver du plaisir de vous le citer :

    « Il se livrait, il s’abandonnait à celui qui le jugeait injustement… Il se donne à eux pour en faire tout ce qu’ils veulent. On le veut baiser, il donne les lèvres ; on le veut lier, il présente les mains ; on le veut souffleter, il tend les joues ; frapper à coups de bâton, il tend le dos ; flageller inhumainement, il tend les épaules… Il ne dit mot, il ne souffle pas ; c’est une pauvre brebis qui se laisse tondre. »

    Kanté musulman, quand tu es musulman, tu as cette divine soumission qui donne toute sa noblesse à la race humaine. Tu baisses la tête parce-que tu as de la compassion pour toutes les créatures et de la Passion pour le créateur…

    Pitié et piété en même temps et dans un seul mouvement. Tu ne crains rien, même pas la mort… Et tu es le seul à mériter le ballon d’or.

    Kanté ballon d’or : pour son humilité et son humanité…                                                                                                                                                  https://www.lejournaldepersonne.com/2018/09/kante-musulman


  • Terrorisme : Le Drian abuse du chouchen… – Salimsellami’s Blog
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    C’est proprement sidérant ! Les mots manquent… et on peine vraiment à comprendre les raisons de ce nouvel accident de la diplomatie française. Mardi dernier, le patron du Quai d’Orsay a appelé le « régime syrien » et son allié russe à la « retenue » à Idlib, craignant qu’une offensive contre cette province ne disperse les jihadistes « qui sont des risques pour demain ».

    Alors que la reconquête de la province d’Idlib – à l’ouest d’Alep – a commencé (voir « Idlib : une schizophrénie occidentale » dans prochetmoyen-orient.ch de la semaine dernière), Jean-Yves Le Drian a déclaré sur une chaine de télévision en continu : « il y a un risque sécuritaire dans la mesure où dans cette zone se trouvent beaucoup de jihadistes, se réclamant plutôt d’Al–Qaïda, qui sont entre 10.000 et 15.000 et qui sont des risques pour demain pour notre sécurité », évaluant à « quelques dizaines » le nombre des combattants français parmi eux ». Il a ajouté qu’ils « risquent de se trouver dispersés si l’offensive syrienne et russe se mettait en œuvre dans les conditions que l’on imagine aujourd’hui ».

    Évoquant aussi le risque d’une catastrophe humanitaire dans cette région où se trouveraient quelque trois millions de personnes (à voir…), il aussi affirmé que le précédent d’Alep, autre bastion terroriste libéré en décembre 2016, ne serait « rien par rapport à l’horreur que cela peut représenter ». Il s’est même trouvé un fonctionnaire illuminé des Nations unies pour prédire « la pire des tragédies humanitaires du XXIème siècle ». Diantre !

    Que se passe-t-il en ce moment à Idlib ? Les civils qui ne servent pas de boucliers humains aux terroristes fuient massivement les zones de combat. Comme lors de la reconquête d’Alep, de Deir ez-Zor, de la Ghouta et de Deraa, l’armée syrienne et son allié russe ont, d’ores et déjà annoncé l’ouverture de couloirs humanitaires afin de faciliter l’exfiltration des zones de combat. Les affrontements finaux feront certainement des victimes civiles : la guerre civilo-globale de Syrie est, certainement une guerre extrêmement meurtrière, mais une fois la province d’Idlib libérée, la majorité de ses habitants regagnera la région, comme sont en train de le faire nombre de Syriens réfugiés au Liban.

    Jean-Yves Le Drian s’est aussi inquiété d’un risque d’attaques chimiques à Idlib et a réitéré la « ligne rouge » française et la menace de nouvelles attaques aérienne contre la Syrie « si un recours à des armes chimiques létales était avéré (…) Il apparaît qu’il y a une espèce de préparation psychologique par certains intervenants russes d’une utilisation de l’arme chimique, qu’ils mettraient sur le compte de groupes terroristes », a encore précisé le ministre français des Affaires étrangères. A chaque nouvelle avancée de l’armée syrienne permettant de libérer une portion de son territoire national, le scénario est identique : crimes de guerre en préparation, attaques chimiques imminentes, associées à la menaces de possibles bombardements occidentaux !

    De son côté, la Russie a pourtant réaffirmé, ce même mardi, que des groupes jihadistes (dont les tristement célèbres Casques blancs) préparaient la mise en scène d’une fausse attaque chimique qui serait ensuite attribuée au gouvernement syrien près d’Idlib. Le ministre français a, donc mis en garde la Russie, jugeant qu’elle avait plus à perdre qu’à gagner dans l’offensive. « Si la Russie prend le risque de renoncer à ses engagements de stabilisation de la zone d’Idlib, elle prend le risque aussi de se trouver totalement seule après un désastre dont il lui reviendra toutes les conséquences », a-t-il conclu. En guise de solitude, notre barde breton ferait mieux de faire sa propre introspection…

    Un conseiller du Premier ministre syrien a, aussitôt réagi aux déclarations druidiques : « aucune déclaration des autorités françaises ne me surprend plus depuis que Le Drian a déclaré que la lutte contre les terroristes à Idlib mettrait en danger la sécurité européenne. Depuis le jour où le ministre français des Affaires étrangères a associé la sécurité de l’Europe au maintien des terroristes en Syrie, je ne m’étonne plus des déclarations de la France ».

    Lors d’un entretien accordé ce vendredi 14 septembre à la chaîne Al-Alam, Abdelkader Azouz, conseiller du Premier ministre syrien, a aussi déclaré qu’il était habitué à de telles affirmations de la part des autorités françaises : « ce n’est qu’après la reconnaissance du Front al-Nosra comme groupe terroriste par les Nations unies, que les anciennes autorités du ministère français des Affaires étrangères l’ont à leur tour reconnu comme tel », a-t-il ajouté en concluant : « malheureusement, la France est devenue un simple outil dont se servent les États-Unis. En poursuivant ses violences et sa guerre d’usure, la France sert les intérêts de Washington ». Auparavant, le représentant syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari, avait détaillé à la tribune du Conseil de sécurité, les effectifs des différents groupes terroristes retranchés à Idlib et la décision de Damas de libérer cette dernière région de l’occupation des jihadistes du Front al-Nosra.

    Doit-on attribuer les derniers propos de Jean-Yves Le Drian à la plume de son indispensable conseiller Jean-Claude Mallet, surnommé au Quai d’Orsay « le Bolton français » ? Toujours est-il que cette déclaration contredit radicalement la position de la France rappelée lors de dizaines, sinon de centaines de sommets et réunions d’experts consacrés à la lutte anti-terroristes et la coopération internationale en la matière… et pas seulement depuis les attentats du 11 septembre 2001.

    En définitive, qu’a dit notre ministre des Affaires étrangères aux autorités syriennes ? Gardez ces terroristes chez vous… même si la plupart d’entre-eux sont étrangers (en provenance du Caucase, de Chine, du Maghreb et d’Europe, etc.) ! Alors pourquoi les forces armées françaises ont-elles participé – depuis l’été 2014 – à la coalition menée par les Etats-Unis pour lutter contre la Qaïda, l’organisation « Etat islamique »/Dae’ch et d’autres groupes en Irak et, justement en… Syrie ? Il est vrai que Laurent Fabius avait osé déclarer que « les p’tits gars de Nosra font du bon travail… » et que « Bachar al-Assad n’avait pas le droit d’être sur terre ».

    Décidément, dès qu’il est question de la Syrie, nos autorités marchent sur la tête, pour ne pas dire autre chose… Jusqu’où, la haine liquide de Paris contre les autorités syriennes entraînera-t-elle la diplomatie française ? On se le demande… d’autant que ces dernières ont, d’ores et déjà gagné la partie sur le terrain et qu’elles s’apprêtent à reconstruire leur pays avec l’aide de la Russie, de la Chine, voire des Etats-Unis et de pays européens comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne, etc.

    Le moins que l’on puisse dire est que la dernière sortie de Jean-Yves Le Drian ne sert pas vraiment les intérêts de la France. Une fois encore, notre pays se singularise par son mépris des réalités du terrain, par une vision totalement biaisée des rapports de force et, surtout par une absence totale d’anticipation. Une fois encore, notre pays fonce droit dans le mur et en klaxonnant !

    C’est au journaliste Emile de Girardin qu’on doit la formule – gouverner, c’est prévoir -, mainte fois reprise par Pierre Mendès France et bien d’autres grands responsables politiques de notre pays. En matière de politique étrangère, et au-delà de toutes considérations politiciennes, nous continuons à nous mettre hors-jeu nous-mêmes ! Pour quels intérêts et au profit de qui ?

    Richard Labévière
    17 septembre 2018

    *Le chouchen, historiquement proche mais pourtant différente de l’hydromel, est une boisson alcoolisée bretonne obtenue à partir de la fermentation du miel dans du jus de pomme ou du cidre, rejoignant ainsi la catégorie des œnomiels. Son abus peut provoquer une certaine ébriété !

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    Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 17-09-2018


  • J’ai demandé à la seule journaliste israélienne basée en Palestine de me montrer quelque chose de choquant – et voici ce que j’ai vu (The Independent) – Salimsellami’s Blog
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    C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées. Tout cela, bien sûr, finit maintenant dans le Mur.

                                                                              Montrez-moi quelque chose qui va me choquer, ai-je demandé à Amira Hass. La seule journaliste israélienne qui vit en Cisjordanie – ou en Palestine, si vous croyez encore en ce mot si peu orthodoxe – m’a donc emmené sur une route à l’extérieur de Ramallah qui dans mon souvenir était une autoroute qui menait à Jérusalem. Mais maintenant, sur la colline, elle se transforme en une route à l’abandon, à moitié goudronnée, bordée de magasins fermés par des volets rouillés et des ordures. La même odeur putride d’égouts à l’air libre plane sur la route. L’eau puante stagne, verte et flasque, en flaques au pied du mur.

    Ou Mur avec une majuscule. Ou, pour les journalistes prudents, « Mur de sécurité ». Ou, pour les âmes délicates, « Barrière de sécurité ». Ou pour les plumes désinvoltes, simplement « Barrière ». Ou, si ses implications politiques vous font peur, « Clôture ». Une clôture, comme ces clôtures de bois qu’on voit dans les champs. Ou – si vous voulez vraiment faire peur aux journalistes de la télévision et mettre en colère les Israéliens – le « Mur de la Ségrégation » ou même le « Mur de l’Apartheid ». Eh bien oui, nous allons parler des « bantoustans » palestiniens coupés par le Mur et les routes réservées aux Israéliens, et du vaste empire des colonies juives sur les terres arabes.

    On peut faire confiance à Amira pour ouvrir le feu. Elle crache avec colère les mots « bantoustan palestinien » encore et encore en me faisant faire, en voiture, le tour des enclaves palestiniennes de Cisjordanie pour arriver, au bout d’une heure ou deux, au Mur : il nous domine de ses 8 mètres, austère, monstrueux de détermination, il serpente entre les immeubles, se glisse dans les oueds et revient sur lui-même de sorte qu’il y a parfois deux murs, un double mur mais le même mur, comme si cette créature imitait les méandres d’une route sinueuse des Alpes. On secoue la tête, incrédule, pendant un moment et tout à coup, bizarrement, il n’y a plus de Mur, rien qu’une rue commerçante ou une colline aride, couverte de broussailles et de rochers. Puis on voit grossir une énorme colonie de peuplement d’Israël, avec de beaux arbres verts, des maisons aux toits rouges et de belles routes et, oui, encore des murs et des clôtures de barbelés et d’autres murs plus grands. Et puis le monstre en personne. Le Mur.

    Mais la section du Mur où Amira Hass m’emmène – être guide touristique et analyste de la société israélienne, admet-elle, ne va pas de pair – est un endroit vraiment misérable. Pas aussi épique que Dante. Peut-être qu’un correspondant de guerre pourrait mieux décrire l’endroit. C’est l’ancienne route de Ramallah à Jérusalem, bordée de richesses perdues, de vains espoirs et de maisons autrefois aimées, et tout cela finit, bien sûr, dans le Mur. « Si ça, ce n’est pas choquant, je ne sais pas ce qui l’est, dit Amira. « C’est la destruction de la vie des gens – c’est la fin du monde. Tu vois ça ? C’était la route pour Jérusalem. Plus maintenant. C’était une route très fréquentée et tu peux voir que les gens avaient construit des échoppes et des maisons de pierre de taille, élégantes et solides. Regarde les panneaux en hébreu qui montrent que ces Palestiniens avaient beaucoup de clients israéliens. Même le mot ‘menuisier’ est en hébreu. »

    Mais presque toutes les maisons et les magasins sont fermés, il y a des mauvaises herbes et des arbustes secs sur la bordure en ruine du trottoir. Les graffitis sont hideux, le soleil est impitoyable, l’air est si brulant que le gris du mur se confond avec la pierre grise du ciel. « Quelle tristesse« , dit Amira Hass, sans émotion. « Cet endroit, je le montre toujours aux gens, tu sais, je l’ai montré probablement une centaine de fois déjà, et ça ne cesse de me choquer. »

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    La puanteur des eaux d’égout, une fois qu’on s’y est habitué, ne paraît plus incongrue. C’est un endroit où l’imagination s’assèche, ne laissant subsister qu’une petite mare sinistre dont la couleur verte est d’autant plus brillante que le Mur s’est patiné avec l’âge.

    Le silence n’est pas oppressant – on n’est pas dans un roman – mais il exige une réponse. Que nous dit le Mur, demandé-je à Amira ? « Pour moi… » commence-t-elle, « comme il réalise qu’il ne peut pas chasser les Palestiniens, il essaie de les cacher. Il faut qu’il les dissimule à nos yeux. Il en laisse sortir quelques-uns pour aller travailler là-bas pour les Juifs. C’est considéré comme une faveur. Les Israéliens n’entrent pas, parce qu’ils n’ont pas besoin de ces zones – nous n’en avons pas besoin – ce sont des décharges – ce sont des égouts à l’air libre. Le Mur révèle notre obsession de pureté. Combien de personnes ont participé à cet acte de violence ? Ils disent que c’est à cause des attentats suicides, mais l’infrastructure juridique et bureaucratique de la séparation existait avant le Mur. Le Mur est donc une sorte d’expression graphique, plastique ou concrète des lois de séparation qui existaient auparavant. »

    C’est une Israélienne qui me parle, la fille solide et inébranlable d’une résistante bosniaque qui a dû se rendre à la Gestapo et d’un survivant juif roumain de l’Holocauste, une fille à qui le socialisme a donné, à mon avis, un courage marxiste inflexible.

    Elle ne serait peut-être pas d’accord, mais je la considère comme une enfant de la Seconde Guerre mondiale, même si elle est née 11 ans après la mort d’Hitler. Elle pense qu’il ne lui reste plus qu’entre 100 et 500 lecteurs israéliens ; Grâce à Dieu, pensent beaucoup d’entre nous, son journal, Haaretz, existe toujours.

    Lorsqu’on l’a emmenée de la gare à Bergen-Belsen en 1944, la mère d’Amira, a été frappée par les ménagères allemandes qui venaient voir la file de prisonniers terrorisés, toutes ces Allemandes qui les « regardaient de loin« . Je crois qu’Amira Hass ne regardera jamais de loin. Elle s’est habituée à être haïe et insultée par son propre peuple. Mais elle est réaliste.

    « Tu sais, on ne peut pas nier que, pendant un certain temps, [le Mur] a eu un impact sécuritaire, » dit-elle. C’est vrai. Il a stoppé la campagne palestinienne d’attentats-suicide. Mais le Mur a aussi un objectif expansionniste ; il a confisqué des terres arabes qui ne font pas plus partie de l’État d’Israël que les vastes colonies qui abritent aujourd’hui environ 400 000 Juifs à travers la Cisjordanie. Pas encore, en tout cas.

    Amira porte des lunettes rondes qui la font ressembler à un de ces dentistes un peu déprimés, qui inspectent avec tristesse et cynisme votre dentition en perdition. C’est comme ça qu’elle écrit. Elle vient de terminer un long article pour Haaretz qui sera publié deux jours plus tard ; c’est une dissection féroce de l’accord d’Oslo de 1993 qui n’est pas loin de prouver que les Israéliens n’ont jamais voulu que l’accord de « paix » permette aux Palestiniens d’avoir un État.

    « La réalité des bantoustans, réserves ou enclaves palestiniens, écrit-elle à l’occasion du sombre 25ième anniversaire des accords d’Oslo, se voit sur le terrain… il n’a été précisé nulle part que l’objectif était la création d’un État palestinien dans le territoire occupé en 1967, contrairement à ce que les Palestiniens et beaucoup de gens du camp israélien à l’époque et dans les pays européens avaient imaginé. » Amira me confie : » Le problème, c’est que les rédacteurs en chef d’Haaretz, – je les appelle les enfants – changent de couplet tous les deux ans et à chaque fois ils me demandent : » Comment sais-tu qu’Oslo n’avait pas la paix comme objectif ? Il y a 20 ans, ils pensaient que j’étais folle, maintenant ils sont fiers d’avoir eu quelqu’un au journal qui avait tout compris dès le début. »

    La tournée d’Amira Hass nous amène vers ce qu’elle appelle « la prison cinq étoiles« . Nous nous arrêtons au-dessus de la ville de Ramallah, pseudo-capitale temporaire de l’État-palestinien-qui-n’existe-pas. Elle imagine – elle le fait souvent – un extraterrestre atterrissant en Cisjordanie. Il remarquerait, dit-elle, que les maisons palestiniennes ont des réservoirs d’eaux noirs sur leur toit – parce que l’Autorité palestinienne impose des quotas d’eau aux Palestiniens – alors que les colonies juives ont l’eau courante à volonté. « Les colons n’ont pas à s’inquiéter. » Les colonies, sur les collines, « sont luxuriantes, attirantes, l’air y est pur« , elles ont des toits rouges, en pente, de style européen. Aujourd’hui, les familles palestiniennes les plus riches copient les toits rouges de leurs occupants.

    L’extraterrestre, dit Amira Hass, « verrait une grande ville [Ramallah], avec de beaux immeubles, des cinémas, des boutiques et des commerces. Et tu as vu toutes les voitures. Notre extraterrestre dirait : « Où est le problème ? Pourquoi tu te plains de l’occupation ? » Le problème, c’est qu’ici, dans cette cage dorée, cette prison cinq étoiles, on a l’illusion qu’on n‘est pas sous occupation… Les contours, les frontières sont très clairs. Mais les gens à l’intérieur des frontières se sont habitués à une sorte de normalité à laquelle il leur est très difficile de renoncer.

    « En fait, ils craignent, s’ils s’engagent dans une nouvelle vague de résistance, de perdre ce qui leur reste, cette apparence de normalité… Une des meilleures preuves pour moi de cette ‘normalité’, c’est que les Palestiniens qui sont des citoyens israéliens viennent chaque week-end dans ce bantoustan palestinien pour échapper à l’arrogance et au racisme auquel ils sont confrontés quotidiennement en Israël – ils viennent ici pour se retrouver dans une atmosphère entièrement palestinienne« .

    Son analyse est sans concession mais elle garde une certaine distance historique. « Les Palestiniens savent que ce n’est pas l’indépendance. Mais à l’heure actuelle, ils se disent que ça ne vaut plus la peine de se battre. Les gens ne sont pas restés indifférents, loin de là, lorsque, ces deux ou trois dernières années, des jeunes hommes ont fait des attaques au couteau ou que des étudiants se sont rendus aux postes de contrôle pour s’opposer à l’armée israélienne. Mais on n’a pas vu les masses sortir dans la rue pour affronter l’armée. Aujourd’hui, ce n’est pas la peur, ce n’est pas la police palestinienne qui les arrête. Avec les Palestiniens divisés entre le Hamas et le Fatah, et avec l’Amérique – Trump –, avec tout cela, les Palestiniens, que l’expérience a rendu sagaces en matière de politique, se disent que cela ne servirait à rien de se sacrifier. »

    Amira dépasse une base militaire et elle me fait voir l’inscription – en anglais – qui est peinte au pistolet sur le mur. « Les Juifs sont responsables du 11 septembre. » Comment les Palestiniens pourraient-ils se faire plus mal voir de l’Occident qu’en écrivant ce genre de chose ? Mais il n’y a pas qu’eux qui font des graffitis. Dans un petit village palestinien situé à environ deux cents mètres de la colonie juive de Beit El – des caméras pointant vers l’extérieur le long de sa clôture – elle me montre du doigt les mots peints sur le mur d’une maison palestinienne par des colons qui ont attaqué le village. Il est écrit en hébreu « Judée et Samarie« , pour parler de la Cisjordanie, et « Le sang coulera. » Aisha Fara nous montre le toit de sa maison, où son panneau solaire a été brisé à coup de pierres – tirées à la fronde par des étudiants religieux, dit-elle, trois jours auparavant – et malgré ses 74 ans, elle ne mâche pas ses mots. Je l’écoute en silence me raconter qu’elle est née en 1944, pendant le mandat britannique sur la Palestine, l’année même où la mère d’Amira Hass a été envoyée au camp de Bergen-Belsen.

    « Les voleurs sont arrivés avant le coucher du soleil« , dit Fara à propos des lanceurs de pierres. « Ils ont brûlé nos arbres trois fois. Mais les voleurs ne seront pas toujours là. Et les Palestiniens dispersés dans le monde entier reviendront chez eux, si Dieu le veut… Vous me demandez qui ils sont [ces colons] ? C’est vous qui les avez envoyés. Vous avez tout filmé… Je veux le dire à ces cochons d’Américains – nous ne sommes pas des Amérindiens ! » Amira l’écoute attentivement.

    « Pour Aisha Fara, l’histoire est comme une longue, longue, longue, longue chaîne d’expulsion… Il y a des choses dont on finit par arrêter de parler. La ‘normalité’ nous rattrape, » se désole Amira.

    Je pense que cela perturbe Amira Hass, le fait que des exactions soient passées sous silence parce qu’elles sont devenues habituelles. Lancer des pierres, mettre le feu, construire une nouvelle colonie. Et les privilèges omniprésents des citoyens israéliens. Elle me confie : « D’une certaine façon, quand on était bombardé, c’était plus facile, parce que j’étais comme eux. On partageait la même peur des bombes. Mais la clôture, par exemple, ce n’est pas pareil, c’est plus difficile pour moi de me rendre compte. Pour moi, ce mur, c’est juste quelque chose de hideux que je traverse pour aller à Jérusalem. Mais pour les Palestiniens, c’est la fin du monde. Quand je vais à Jérusalem, je n’ose pas dire à mes voisins que j’y vais – cela me gêne… parce que pour eux, Jérusalem est aussi loin que la lune. »

    Va-t-elle vivre toute sa vie parmi les Palestiniens de Cisjordanie, elle, la seule journaliste israélienne à se trouver sur le fil de l’histoire ? « Je n’aurais jamais pensé que je vivrais à El-Bireh, mais c’est là maintenant que j’habite depuis plus longtemps que n’importe où ailleurs« , me répond-elle. « Je ne l’ai jamais planifié, mais c’est ce qui s’est passé. Et je sais que si quelque chose arrive – si je dois partir, soit parce que je perds mon travail, soit parce que les Israéliens m’obligent à partir, soit parce que les Palestiniens me demandent de partir, je ne pourrai jamais retourner vivre dans un quartier purement juif. J’irai à Acre ou à Haïfa… À Haïfa, il y a des Palestiniens. »

    En retournant à Jérusalem, sur la « lune », je remercie Amira Hass pour sa visite guidée, aussi bien culturelle que journalistique. ainsi que pour ses analyses qui justifient aux yeux des Israéliens qui la haïssent sans la lire, le courrier haineux qu’ils lui envoient. « J’ai tendance à dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas entendre « , me dit-elle. Pour moi, Amira est une vraie journaliste. Et s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est qu’elle ne regardera jamais passer l’injustice sans rien faire.

    Robert FISK

    Traduction : Dominique Muselet

    EN COMPLEMENT :Suivez Amira HASS sur twitter :
    @Hass_Haaretz 
    https://twitter.com/hass_haaretz
    Articles publiés dans Haaretz :
    https://www.haaretz.com/misc/writers/WRITER-1.4968114

    Quelques articles d’Amira Hass traduits : 
    https://www.legrandsoir.info/_hass-amira_.html

     » » https://www.independent.co.uk/voices/amira-hass-robert-fisk-west-bank-
    URL de cet article 33837
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  • Un plaidoyer pour la liberté – Salimsellami’s Blog
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    Un plaidoyer pour la liberté
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    “VOIX DE FEMMES, VOIES DE FAIT” DE FARIDA SAFFIDINE                          
    Qu’en est-il du statut de la fille dans le cocon familial, pas du tout douillet ? Honnie à sa naissance et épiée de l’œil et le bon du petit frère, la fille n’est qu’une punching-ball pour l’exutoire du grand frère.
    C’en est ainsi, jusqu’à son mariage, où elle endure les maux du mâle. Docile, voire patiente, la fille n’a qu’à faire le dos rond face aux flots d’obscénités d’un dragueur aux aguets à tout coin de rues, et se travestir d’un “foulard” pour esquiver les qu’en-dira-t-on des esprits biens pensants du cercle de la médisance. Alors, et partant d’un constat peu reluisant, osons une question à brûle-pourpoint ! Est-ce qu’on a fait mieux qu’à l’époque de la djahilîya où la fille était ensevelie à ses premiers vagissements du temps de l’ignoble Abû Al-Hikâm Ben Hichâm que le Prophète Mohammed (QSSSL) a magnifié du sobriquet d’Abû Jahl ? Pas si sûr que ça !
    Car il semble qu’il ait fait des adeptes, ce père-fouettard, étant donné que le pseudonyme de cet épouvantail Koraïchite figure jusqu’à nos jours au front du macho et au fronton de l’école buissonnière qui n’a rien à envier à l’école publique. Donc, qu’elle se nourrisse de trop d’oxygène ou qu’elle prenne trop de place sur le “strapontin” qu’elle occupe dans la famille, tous les mâles se coalisent autour de l’objectif de la bâillonner. De telle sorte à faire taire les voix intérieures qui susurrent à la fille d’être tout simplement un “Être” ou “Elle” ! De préférence, cette douce moitié doit rouler sur le même essieu que l’homme au lieu de rééduquer le mari après qu’il eut enterré sa vie de garçon dans le stupre. Pis encore, l’ogre Abu Jahl aurait même chauffé les esprits à l’aide de sa pelle de croquemort qu’il a rougis au feu de l’enfer et qu’il a légué par voix testamentaire à la secte de l’intolérance. Et dans la cacophonie des fatwas, on y perçoit le ramage des Voix de femmes, voies de fait de Farida Saffidine (éd. El- Ibriz), qui nous conte l’indécent cas de Zamen, ce rejeton de Z’likha l’insoumise à son époux Ali et qui eut droit à l’exclamation “C’est un garçon !”
    Fière, la belliqueuse belle et grand-mère exhiba même le “sexe” de Zamen qui n’avait en principe qu’une seule voie !
    Celle d’un frère protecteur, qui a dévié de sa voie originelle pour battre sa sœur mal-aimée Daïkha et tout ce qui portait le binouar charb z’daf. Exclue de l’affection parentale, Daïkha fut accueillie avec l’humiliant écho de commères : “Mabrouk âalik n’sib” (Félicitations ! T’as un gendre) que les voisins assénaient au père.
    Si Z’likha était aux petits soins avec Zamen, en revanche Daïkha était ignorée, au motif qu’elle pouvait extérioriser son stress de son entre-jambes. Vint ensuite le deuxième garçon Chams qui n’éclaira pas la maisonnée mais qui s’acharna surtout sur Hala, Radhia et Berkahoum pour qu’elles ne soient pas des Aïcha-Radjel !
    Prénommée Berkahoum, celle-ci devait être l’oracle pour dire stop à la procréation féconde de filles, car “Aïcha khir men Ayache” ! Non pas qu’il soit un pamphlet revendicatif à l’aide d’adages du terroir, au contraire Voix de femmes, voies de fait c’est ce rai de lumière qui humanise la révoltante saga d’une famille qui est identique aux cas cruels qui existent dans la plupart de nos chaumières. Alors, aidé de sa sœur, l’ange Mountasser vaincra-t-il le voile de l’obscurantisme aux côtés de la révoltée Radhia sa sœur… médecin ? Est-ce à dire que le bonheur est femme ? Assurément oui ! Mais, on n’en dira pas plus, si ce n’est de vous conseiller la lecture de ce témoignage romancé qui est aussi une plaidoirie pour humaniser le
    sort peu enviable de la femme dans notre pays.                                                                                          
    Louhal Nourreddine                                                                                                                                                                      https://www.liberte-algerie.com/culture/un-plaidoyer-pour-la-liberte-300352 6Yp_OOm4R4.febook


  • Responsables ou froids de cœur ? – Salimsellami’s Blog
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     Photo : S. Sellami.                                                                 

    Constantine est derrière nous. L’hiver sera bientôt là. Que faire ? Eh oui, l’on voudrait tous que chacun fasse face à ses responsabilités. Celles-ci se situent le plus souvent, sinon en permanence, entre droits et devoirs. Il est vrai que la frontière entre eux est parfois, du moins chez certains esprits fuyards et évasifs, évasive et diluée. Ne pas se présenter devant l’urgence d’une actualité frappée de criminalité, de tragédie pluviale, de drame culturel est une irresponsabilité. Se taire par-devant une persistance orale ou médiatique et penser ainsi avoir résolu un problème en ne disant rien n’est-il pas en soi une négation de soi, voire une humiliation à son prétendu devoir moral ? C’est comme si vous lancez un salam et un mutisme sans égard vous fera sentir que c’en est là un rendu de salam. Non messieurs ! Le silence à ce niveau n’est ni une préventive mesure ni une probable tactique. C’est une insolence à l’encontre de la république. Les « on va voir », « on verra après » ne sont que des échappatoires et des gamineries.

    L’irresponsabilité c’est lorsqu’un wali ne vous regarde pas en tant que citoyen mais comme une carte d’électeur ou un abonné statistique dans ses listings démographiques. Quand il offre une omra de sa poche pour atténuer, pense-t-il, la douleur de parents affligés alors que sa mission était de leur offrir gratuitement quiétude et sécurité. C’est lorsque vous frappez à une porte fermée, pourtant dite ouverte, et qu’aucun son n’y provient. C’est lorsque vous signalez une fuite d’eau publique et que le service de la robinetterie étatique fait la sourde oreille. Vous signalez une coupure électrique, un risque d’éclatement social, une trahison politique, une imposture managériale ou une parodie fonctionnelle et vos cris de cœur ou vos coups de gueule ne trouvent que ce silence assourdissant pour les contenir. C’est à l’identique de l’épicier qui ne vous rend pas la monnaie. D’une taxe dont vous ne tirez pas un reçu. D’une pluie qui tombe du ciel, arrosant la toiture et qui ne ruisselle pas. Inouïe cette complexité d’irréactivité que certains prennent pour attentisme, façon de mieux voir, mieux jauger, faire mûrir.

    Pourtant tout est au bout d’une décision. Oui ou non. Ne dit-on pas, pour paraphraser Jacques Attali, que parmi les fondamentaux du chef, « le courage pour oser, la volonté pour résister au découragement » doivent céder le pas à l’hésitation et au report d’affaires ?

    Les marées d’eau ou autres difformités sociales vécues cet été n’ont trouvé que des cris lancés notamment à travers les réseaux sociaux. Et pourtant vous en avez vous aussi. Même les technologies de l’information et de la communication tant flagornées, psalmodiées et vendues par des propos moribonds ne sont pas à l’aise. Aucune interaction. Juste les actions de leurs afficheurs pas plus. Présumer qu’ouvrir un site et y insérer une rubrique contact suffira à installer un dialogue n’est qu’une façade d’embellissement ou de faire croire que l’on est à la page. Ni Sonelgaz, ni Seal, ni Telecom, ni, ni… n’assurent un service de prise en charge. Alors que dire d’autres entités nanties de plus de gabarit, de plus d’attributions ?

    Ainsi l’on voit un peu partout cette irresponsabilité gagner de jour en jour du terrain. Un ministre qui se verrouille, un wali qui ne guette que le mouvement, un maire qui fuit l’inondation, un député qui n’existe que dans les cortèges ministériels ne sont-ils pas dans une flagrante irresponsabilité ?

    Si Yasmina Khadra me disait un jour : « Il y a des hommes qui nous émerveillent et d’autres qui nous affligent », à mon tour de dire qu’il y a parmi ces hommes, ceux qui nous font encore aimer le pays, d’autres qui nous le font haïr, le fuir tant qu’ils sont là, à nous régir. Excusez-nous de vous dire : vous êtes irresponsables !

     Chronique publiée par El-Yazid DIB                                                                                                        http://www.lequotidien-oran.com/?news=5266511


  • Le chionisme de Zemmour et de toute la basse-cour. – Salimsellami’s Blog
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    MAMMAFRICA

    Le chionisme de Zemmour et de toute la basse-cour.
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    Quelle différence y a-t-il entre un chien et un chiot ?

    Ne me dites pas, ce que je sais déjà : à savoir que le chiot est la preuve vivante qu’un chien ne fait pas de chat. C’est l’évidence. Mais je dispose d’une toute autre réponse : à savoir que le chiot préfère le plus souvent, son protecteur à son géniteur… Loin d’être bête, le petit du chien ne perçoit d’autre être que son maître, et n’a d’autre envie que de s’y soumettre. Ce n’est pas son père qu’il cherche mais son repère. C’est une mécanique instinctive, animal, aromale.

    C’est son flair ou son art de sentir tout ce qui flotte dans l’air. Chez Zemmour comme chez tous les obséquieux, c’est une tendance maladive, pathétique ou pathologique et qui consiste à être plus royaliste que le roi…

    Comme pour échapper a l’angoisse d’être soi, à son existentiel désarroi. A MORT PAPA, VIVE LE ROI… C’est ce que Zemmour nous recommande de déclarer pour lui emboîter le pas. D’ignorer ce qui nous ressemble et d’honorer ce qui nous rassemble pour être à même de vivre ensemble.

    A Rome, faîtes comme les romains, nous disent tous les barbares qui ne cherchent pas seulement à noyer le poisson mais à le rendre soluble dans l’eau salée de leur débordante imagination.

    Il faut s’appeler François pour être français. Pour être propre, il faut être comme un. Et si ce n’est pas ça, il faut faire comme si… Faire semblant d’être français. C’est tout le charme discret de la République d’Éric Zemmour qui ne fait que substituer l’hypocrisie à la fantaisie. On lèche pour ne pas sécher.

    On fait rimer docile et habile pour ne pas dire qu’on est servile. La France de Zemmour n’est pas franche… Elle ne fait que montrer patte blanche, comme pour prendre sa revanche sur sa petitesse ou sa vieillesse.

    C’est le chiot qui n’entend pas aboyer le chien, son père, mais qui remue la queue lorsqu’il entend la voix de son maître.

    C’est ce que j’appelle LE CHIONISME pour caractériser tous ceux qui se renient pour remercier celui qui les a accueillis… Qui servent pour ne pas être asservis.

    Un petit clin d’œil Nietzschéen : c’est à celui qui donne de remercier celui qui à bien voulu recevoir.

    Personne


  • سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف – Salimsellami’s Blog
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    سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف
    septembre 22, 2018 par salim sellami, publié dans uncategorized
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    أعجب من العجب!
    بقلم فضيل بوماله

    انهيار الجزائر وتفسخها لا يقاسا بالتدمير الذي ألحقه النظام بها ماديا بل بحجم تحطيم الإنسان وتراكيبه الذهنية النفسية.
    وعلاوة على ذلك الدمار، زرع نظام حكم بوتفليقة ما لا يعد ولا يحصى من قنابل موقوتة فيما تبقى من جسد الجزائر المريض والهش. التأطير بالعنف والفساد والجهوية والعصب والعصابات صار يحاصر البلاد من كل جانب. فبين الجيش و آل بوتفليقة ولوبيهات المال الفاسد وأحزاب الموالاة والدعم وواجهات برلمانية زائفة و شراء الذمم من أجل السلم الاجتماعي، أصبحت الجزائر رهينة كل من هب ودب.
    قوائم العار طويلة عريضة وكل يوم تتسع رقعتها وتصاحبها شتى أنواع الفضائح بالأطنان.
    حالة النائب و البزناسي الكبير المسمى بهاء الدين طليبة تعكس ذلك بجلاء. فالرجل يشكل لوحده، كالكثيرين مثله، « موسوعة فساد » في مختلف القطاعات. وأخطر تمظهرات الفساد تلك انها تملك حماية وحصانة رسمية من جهة و مدعومة بما يشبه الميليشيا على مستوى المعني نفسه من جهة أخرى.
    وفي هذا الباب تحديدا، انتقل السيد النائب والعضو الفاعل في الحزب-الفيروس( ح.ج.ت.و) من البلطجة بمعناها العنفي البشري كما في بلدان اللادولة واللاقانون إلى البلطجة الإلكترونية للاعتداء على كل من يكشف تجاوزاته وفساده. وذلك مع حدث مؤخرا بعنابة حيث جند هذا الشخص بلطجية للاعتداء على حركة عمالية ضده بالحجار كما جند عن طريق المال بلطجية إلكترونية على الشبكة العنكبوتية للتشويش على الصفحات التي كشفت بالتسجيلات الصوتية تورطه المباشر ولم لا محاولة غلقها نهائيا.
    هي سلطة طليبة في دولة فخامته في جمهورية الخرشف!!!!
    يحصل كل ذلك جهارا نهارا دون أن يحرك القضاء أو الأمن أو حتى المجلس الشعبي الذي ينتمي إليه ساكنا. فلا الاول استدعاه للتحقيق معه ولا الثاني يوقف شبكة بلطجيته ولا الثالث يسائله ولو عن طريق قلة قليلة من نواب ما يسمى بالمعارضة الرسمية ولم لا طلب رفع الحصانة عنه ولو شكليا.
    بلد رهينة وجوه العار…بلد رهينة سكوت الفواعل الحقيقيين وتواطئهم بالصمت المريب..وبلد رهينة اتجاهاته الانتحارية التي تنتهجها قوى الفساد والطغيان.
    العب يا طليبة كما يحلو لك…وعيش يا بلارج في بلاد الهزز كما يقول المثل الشعبي.
                                                                               
     فضيل بوماله