crack boursier et crise économique seront-ils au menu de 2019 ?

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  • Economie : crack boursier et crise économique seront-ils au menu de 2019 ?
    https://information.tv5monde.com/info/economie-crack-boursier-et-crise-economique-seront-ils-au-menu

    Economie : doit-on craindre les morts-vivants de la dette ?
    https://information.tv5monde.com/info/economie-doit-craindre-les-morts-vivants-de-la-dette-238025

    « La dette privée est donc devenue un problème plus important que la dette des Etats ? Pour autant les responsables politiques ne semblent pas alerter sur ce problème de dette privée et continuent de vouloir uniquement réduire la dette publique : pourquoi ?

    D.L : Ça l’était déjà à l’époque des subprimes (prêts immobiliers à taux d’intérêt variable aux États-Unis à l’origine de la crise financière de 2007-2008, ndlr). On nous fait de la dette publique une obsession, alors qu’on devrait être beaucoup moins inquiet à son propos : contrairement à un ménage, un Etat ne part jamais à la retraite. Il n’y a aucun moment où un Etat devra rembourser toute la dette qu’il a, puisqu’une fois qu’une dette arrive à échéance, un Etat peut toujours réemprunter. Une dette devient un problème pour un Etat quand le taux d’intérêt qu’il paye est supérieur à son taux de croissance économique (la France a depuis deux ans des taux d’intérêt d’emprunts à 10 ans de seulement 0,8% en moyenne et sa croissance actuelle du PIB est de 2%, ndlr). Là, ça peut devenir un problème et il faut se désendetter, mais on n’est pas du tout dans cette situation.

    Avant la crise des subprimes, la dette publique des Etats n’était pas élevée, comme celle de l’Irlande, qui était de 20%, ce qui est très peu. Mais la dette privée a été transformée en dette publique, c’est ce qui explique l’élévation de la dette de l’Irlande après la crise, par le sauvetage des banques en rachetant leurs créances douteuses. Si les dirigeants n’alertent pas sur ce problème de dette privée c’est qu’ils sont conseillés par des économistes néo-classiques. Dans les modèles utilisés par cette théorie, les banques n’existent pas. Donc, comme les banques n’existent pas, il n’y a pas de dette privée. Tout comme la monnaie qui n’est pas véritablement prise en compte. Etonnamment, les banques centrales commencent à ne plus utiliser cette théorie néo-classique et utilisent de plus en plus des modèles post-kéneysiens. »

    « En Chine, l’Etat a ordonné aux banques de continuer de prêter pour alimenter une bulle immobilière qui est absolument délirante.

    L’économie réelle ne se porte pas si bien que ça, en particulier dans des pays comme l’Irlande, qui malgré ce qui est dit, a une croissance du PIB absolument artificielle, puisqu’elle est liée à ce que des multinationales déclarent leur activité là-bas. »

    "Les économies « zombifiées » telles que nous les définissons sont le problème qui va créer le krach : ce sont des pays comme le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Japon, tous « shootés » au crédit avant la crise des subprimes et dans lesquels le niveau de la dette privée reste extrêmement élevé. Ce sont des « zombies de la dette ». Aux Etats-Unis, en ce moment, ils se sont remis à faire des subprimes, en particulier avec les véhicules Uber : les chauffeurs de VTC qui achètent des voitures Uber ont des taux d’intérêt de 25% ce qui est délirant et tout le monde sait qu’ils ne rembourseront jamais. Donc les banques titrisent pour passer ces emprunts à d’autres… Mais pour autant, on pense que le krach ne viendra pas des Etats-Unis, parce que malgré tout, leur taux de croissance du crédit est raisonnable par rapport à d’autres, comme la Suède, l’Irlande, la Norvège, l’Australie."

    " Nous suggérons donc que la Banque centrale procède à de la création monétaire directement sur les comptes des ménages et des entreprises surendettés, en posant comme condition que cette création monétaire soit utilisée pour rembourser les dettes. C’est ce qu’on appelle le « Quantitative easing for the people », (création monétaire pour les gens, par jeux d’écriture comptable, ndlr).

    Il faut aussi faire des politiques de relance et stopper celles d’austérité. Quand les ménages ne consomment pas, quand les entreprises n’investissent pas, il faut que l’Etat dépense. Le Portugal a depuis 2 ans et demi entamé cette politique là et va mieux : augmentation du salaire minimum, baisse des impôts pour les classes moyennes et populaires, hausse des pensions de retraite, etc. Le problème en Europe n’est pas un problème d’offre mais de demande, et la demande est relativement atone sur le continent. La question n’est donc pas de savoir s’il va y avoir une prochaine crise majeure, la question est de savoir quand. Nous, de notre côté, nous disons 36 mois."

    Dix ans après la crise financière, les ingrédients du choc (Le Monde diplomatique, septembre 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/dossier/krach2008

    Vers une nouvelle crise financière ? Philippe Lamberts- International - LeVif.be
    http://zinc.mondediplo.net/messages/90455

    Après « l’Europe sociale », « l’Europe démocratique »… (ou l’art de regarder ailleurs), par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 17 mai 2019)
    https://blog.mondediplo.net/apres-l-europe-sociale-l-europe-democratique-ou-l

    "en matière d’européisme à gauche, il faut partager avec ses interlocuteurs la même passion de la tache aveugle, le même désir de l’évitement. Auxquels il est plus loisible de s’adonner maintenant que la Grèce cesse de nous tympaniser et que le « consensus » s’entend à considérer que la crise de l’euro « est derrière nous »"

    "Malheureusement, il se pourrait que les conditions qui permettent de détourner le regard soient très bientôt détruites à nouveau. C’est que ces conditions sont tout entières liées à l’effacement graduel de la crise financière de 2008"

    "Tous les ressorts de la prise d’otage structurelle des pouvoirs publics par la finance sont donc réarmés"

    "si on commence à mettre quelques idées l’une derrière l’autre à partir de cette hypothèse, c’est tout le cauchemar des années 2010 qui revient aussitôt : crise financière / effondrement bancaire / contraction du crédit / récession monumentale / évaporation des recettes fiscales / creusement immédiat des déficits / explosion de la dette. Et toutes les alarmes de la zone euro qui commencent à striduler car, à ce moment-là, les règles foldingues des traités renforcés (two-pack, TSCG) s’activent toutes seules, et automatisent le pire : austérités sanglantes, hystérisation allemande qui se voit aussitôt « payer pour les autres », boulons serrés jusqu’à ce que Grèce s’ensuive, etc. À ce moment-là, il est à craindre qu’il (re)devienne difficile de parler d’Europe démocratique."

    "il faudra pouvoir se regarder en face, soi et ses impasses, ses impensés, et ses promesses en toc, lorsque le tsunami de mouscaille reviendra, et la dictature de la monnaie unique avec"

    Les clients institutionnels retirent 1 milliard de dollars par jour de la #Deutsche_Bank - Express Dominique Dewitte 17 juillet 2019
    https://fr.express.live/deutsche-bank-bank-run/?fbclid=IwAR3SEQ20EyDCT_MjAfFT9s_-byCIexwnWxiZErZya06vufdMU7PBSD4xw6o

    Vers une nouvelle crise financière ? Philippe Lamberts- International - LeVif.be
    http://zinc.mondediplo.net/messages/90455

    « Le défaut grec éclipse le krach boursier chinois »
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3830