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  • Nantes. Grenades de la Zad renvoyées à la préfecture : deux militantes relaxées
    Thomas HENG. | Modifié le 08/01/2019 à 17h07 | Publié le 08/01/2019 à 10h02
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    Le 19 avril 2018, lors d’une action symbolique, des militants anti-aéroport ont déposé plusieurs mètres cubes de douilles de grenades lacrymogènes ramassées sur la ZAD, devant la préfecture, à Nantes. Deux femmes étaient poursuivies pour dépôt d’ordures.

    Deux femmes étaient convoquées, ce mardi matin 8 janvier, devant le tribunal de police de Nantes. Le ministère public demandait leur condamnation pour « dépôt d’ordures » sur la voie publique.

    Il leur était reproché d’avoir pris place, le 19 avril 2018, dans le tracteur chargé de douilles de grenades lacrymogènes tirées sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes pendant son évacuation. Ce chargement avait été vidé par de nombreuses personnes, devant les grilles de la préfecture. Une forme de « retour à l’envoyeur » symbolique.

    Pour leur avocat, Maître Pierre Huriet, cette affaire pose deux problèmes. D’abord, rien ne permet de dire que ces deux femmes, si elles avaient pris place dans le tracteur, auraient elle-même déposé des déchets sur la voie publique. Il s’agissait d’une action collective et « politique » . Et pour pouvoir condamner, il faut pouvoir imputer un fait précis à une personne précise.
    « Pas de manifestation sans une certaine gêne »

    En outre, l’avocat déplore le manque de « proportionnalité des poursuites », lesquelles envoient deux militantes au tribunal pour une action pacifique.

    Le juge a retenu ces deux arguments pour relaxer, plutôt deux fois qu’une, les militantes. « Il n’y a pas de manifestation sans une certaine gêne » a-t-il indiqué, tout en précisant que le sol n’avait pas été dégradé.

    #NDDL

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