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  • De quoi Zemmour est-il le nom ? Les chroniques d’un pyromane impuni – Salimsellami’s Blog
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    « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » Guy Bedos

    L’un des grands malheurs des pays occidentaux en général et de la France en particulier , c’est de permettre au nom de la liberté d’expression à des pyromanes haineux, des intellec-cruels communautaristes dénoncés en vain notamment par Pascal Boniface, mais qui continuent à sévir à la fois sur les ondes, les plateaux de télé à telle enseigne qu’ils sont devenus indispensables d’autant que leur fond de commerce plait à cette élite française qui pour se maintenir est capable de s’allier avec le diable pour avoir une visibilité. Nonobstant les lignes rouges encadrées par quelques lois dont la célèbre loi Gayssaut qui interdit de parler de la Shoah, la religion juive, l’Etat d’Israël d’avoir un avis différent, tout est permit et là on a le choix , le fond de commerce est copieux il s’agit de l’émigré, du noir , de l’arabe , du musulman. Ces intellectuels ont table ouverte partout.

    L’entartré BHL, Finkielkraut L’académicien qui s’est fait payer son habit grâce à une collecte, Pascal Bruckner avec sa « tyrannie de la repentance » livre de chevet des hommes politiques, et enfin le sniper tout terrain je veut citer Eric Zemmour qui s’est fait une réputation par les procès qu’il perd et qui contribue à une réputation qui fait vendre sa logorrhée avec toujours un fil conducteur : La France est en perdition, elle risque d’être submergée par les Arabes les musulmans les noirs le grand remplacement –une idée de Renaud Camus recyclée et bonifiée- La France perd sa pureté….  Tout ces ouvrages -quand on a eu un seul on les as tous lu- sont en fait des mises en garde à chasser l’allogène… au profit de l’indigène, celui de souche.. Justement le risible de tout cela est que Eric Zemmour se veut plus royaliste que le roi, « plus français que moi tu meurs » dirait –on. Il est toujours en train à tout prix de se vouloir français de souche envers des Français qui doivent le mépriser solidement mais comme il fait le job qu’ils ne peuvent pas faire- celui de dénoncer et d’insulter ad nauséam les Arabes, les Musulmans,.- ils laissent faire ! Deux affaires récentes nous permettent de connaitre de mieux en mieux le personnage en espérant qu’un jour il soit mis fin à ces attaques récurrentes ad hominem

    Zemmour insulte la mémoire de Maurice Audin

    Les Faits : Le président Macron annonce que la France reconnait sa responsabilité dans le meurtre sous la torture de Maurice Audin ce mathématicien communiste qui s’était engagé pour l’indépendance de l’Algérie. Réaction de Zemmour ,Maurice Audin est un traitre , il mérite douze balles dans la peau ». Ces paroles sont très graves ! Zemmour brandit le glaive de la justice, juge et condamne à la peine de mort Maurice Audin pour avoir en conscience apporté son aide aussi modeste soit elle au peuple algérien dans sa lutte pour la libération

    « Le polémiste était l’invité de L’Opinion et a été interrogé sur Maurice Audin, Eric Zemmour a été « scandalisé par le comportement d’Emmanuel Macron », qui a reconnu le rôle de la France dans la mort de ce mathématicien de 25 ans. « Je pense que ce M. Audin, mort dans des conditions tragiques évidemment […] Ce type a pris les armes contre la France ». : « La torture, vous savez, ça a permis quand même d’arrêter les attentats ». (…) Il y a quelques jours, au micro de RTL, il disait au sujet de la guerre d’Algérie, des attaques sanglantes commises par le FLN et au sujet de l’acte d’Emmanuel Macron sur Maurice Audin : « Il n’a pas reconnu un fait historique, il reconnaît la responsabilité de la France, c’est pas la même chose »(1)

    Zemmour remue la fange du racisme identitaire

    Non content d’insulter la mémoire et de développer une vision partiale de la guerre d’Algérie, dans une autre sortie il invective les Français ayant des prénoms qui ne sont pas français en leur disant qu’ils en devraient avoir honte C’est le cas du conflit avec Hapsatou-sy Chroniqueuse à la télévision à qui il déclare : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. « Ceux qui suivent avec attention Eric Zemmour savent que le polémiste tient à ce que sa position sur le sujet soit bien claire pour tout le monde. En janvier dernier, il faisait le même reproche à Fatima Benomar, de l’association « Les effondrées ». « L’assimilation, ça veut dire que vous ne vous prénommez pas Fatima. Vous vous prénommez Françoise ou Martine. Vous prenez un prénom du calendrier », insistait-il. Sur LCI, en septembre 2016, alors qu’on lui demandait si Zinedine Zidane, Omar Sy ou Jamel Debbouze étaient « moins français » que lui, il répondait : « Sur le plan juridico-politique, évidemment qu’ils sont aussi Français que moi. Ils ont une carte d’identité, ils sont français, comme vous, comme moi, il n’y a pas de différence, heureusement. En revanche, pour le corps social, c’est-à-dire sur comment ils sont reçus par la population, par le peuple qui est là depuis 1000 ans, oui, ils sont moins français que moi, mes parents ont fait l’effort de me donner un prénom dans le calendrier, c’est à dire français » Hapsatou Sy, elle, n’entend pas laisser sous-entendre qu’elle est moins française qu’Eric Zemmour et que son prénom est « une insulte à la France ». La chroniqueuse a lancé une pétition en ligne pour « interdire de médias » le journaliste « Je ne peux absolument pas tolérer que la libre expression d’une opinion soit une excuse pour se permettre de formuler impunément des messages de haine »(1).

    Hamdi Baala rapportant quelques réactions de journaux écrit :«  »Abject », titrait l’Humanité un billet mercredi 19 septembre, en réaction à des propos d’Eric Zemmour sur Maurice Audin. (…) Mais c’était compter sans Eric Zemmour. En pleine promotion d’un nouveau livre, l’écrivain a affirmé être « scandalisé » par le comportement du président français. « Moi je pense qu’il [Audin] méritait 12 balles dans la peau. C’était un traître, c’était un type qui était contre la France », a-t-il lancé. Ces propos largement critiqués font suite à une autre polémique causée par Eric Zemmour. Invité ce weekend de l’émission « Les Terriens du dimanche » de Thierry Ardisson, il a lancé à la chroniqueuse Hapsatou Sy que sa mère « a eu tort » de lui donner ce prénom. Les deux polémiques s’ajoutent à deux nombreux dérapages jugés « racistes » du polémiste à travers les années. Des journalistes, des militants anti-racistes et des internautes s’étonnent que, malgré cet historique riche en dépassements, les médias français continuent d’inviter Eric Zemmour et à donner « libre antenne à son racisme ». (2)

    Pour David Nakache qui a réagit à ces deux affaires, la coupe est pleine : « Eric Zemmour : trop c’est trop. La légitimation de la torture « qui a permis d’éviter des attentats » contre la France et de l’assassinat de Maurice Audin « qui méritait 12 balles dans la peau » est absolument inadmissible. J’ai suffisamment critiqué Emmanuel Macron par ailleurs pour saluer et son geste vis à vis de la famille de Maurice Audin et l’ouverture des archives concernant les disparus durant la guerre d’Algérie. La censure est une question complexe et délicate, mais le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Ce n’est pas le prénom d’Hapsatou Sy qui « fait honte à la France », ce sont les propos d’Eric Zemmour. Dans l’attente de condamnations par la justice de ses propos, j’espère des médias qu’ils auront la décence de ne plus l’inviter »(3).

    Personne n’échappe aux insultes impunies de Zemmour

    Bruno Roger-Petit nous rappelle une autre polémique celle de Zemmour accusant La ministre garde des sceaux de racisme anti-blanc et de favoriser les banlieues ; il écrit : « Eric Zemmour s’en est pris à l’action de la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, qu’il accuse d’angélisme, de communautarisme, et qui, selon lui, s’apprête à rétablir une loi sur le harcèlement sexuel visant les hommes blancs. Bas du formulaire Le corpus de ce billet d’anthologie mérite que l’on reproduise ici la majeure partie des propos tenus par l’éditorialiste de la station familiale. Qu’on en juge : « Dès son arrivée place Vendôme, Christine Taubira s’est montrée impitoyable. Avec des accents presque sarkozystes, elle s’est émue de la souffrance des victimes, et a promis de pourchasser leurs bourreaux, d’être dure avec le crime et les criminels. (…) Mais Christine Taubira sait aussi redevenir douce et compatissante, compréhensive, une maman pour ses enfants. Ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi, parfois. Ils sont encore des adolescents, mais certains sont encore des chefs de gangs redoutés. D’autres sont encore des apprentis, mais ils apprennent vite. (…) C’est peut être en raison de ce rôle social que notre nouvelle ministre de gauche est pleine de sollicitude pour eux (…) En quelques jours, Christiane Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger. Les hommes blancs dans le mauvais » (4).

    « Résumons écrit Bruno Rene Petit donc la pensée de notre éditorialiste : « -Les jeunes de banlieue ? On les reconnait à ce qu’ils volent, torturent, violentent et tuent, sans exception ou presque. (…) – L’annonce de la volonté de supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs délinquants ? Les tribunaux sont d’ores et déjà supprimés nous dit l’éditorialiste. C’est faux, mais cela fait de l’effet. L’action de Christine Taubira ? Des propos de l’éditorialiste, on conclut que c’est une action marquée du double sceau d’un racisme anti-homme blanc et du communautarisme puisque visant à défendre des jeunes de banlieue issus de l’immigration et par conséquent, pour beaucoup d’entre eux, ontologiquement délinquants et/ou criminels. (…) Est-ce le signe que la lépénisation des esprits, du vocabulaire et des comportements sont à ce point actés dans la vie publique de ce pays que celui-ci en vient à ne plus produire les anticorps démocratiques indispensables ? » (4)

    Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire

    Plusieurs écrivains et hommes de lettre ont tenu à rappeler à Zemmour d’où il vient et la vanité de tout chercher à plaire à ceux qui divisent au nom de la « limpieza de sangre » La pureté du sang « Nul doute écrit dans un beau texte, que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s’abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou. Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l’histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C’était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l’attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle ».(5) « Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s’appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d’aller dans la vie en portant le nom d’Isaac Zemmour peut s’avérer être, dans certains cas, une véritable source d’emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l’agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l’huile d’olive. (…) Nul doute que Zemmour eût préféré s’appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l’Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin.Seulement voilà, Zemmour s’appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l’être –chacun dans son style– et cet héritage, s’il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu’on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d’Auvergne » (5).

    Laurent Sagalovitsch lui fait ensuite la leçon en lui montrant que ses « contorsions à faire le beau pour se faire bien voir par les bien pensants français de « souche », sont vaines et qu’il est marqué : « Qu’un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c’eût déjà été de trop mais qu’un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c’est non seulement risible, grotesque et absurde mais c’est en plus une sorte de crachat que Zemmour s’adresse à lui-même. Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l’ai croisé un jour, il m’arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s’en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu’à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l’Hexagone, de s’époumoner à chanter l’inaltérable gloire du coq français, de dénoncer l’immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d’apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ? » (3)

    « Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d’oublier d’où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d’un pays où, quoi qu’il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu’il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c’est que ce juif-là est soit fou, soit sot. Soit les deux à la fois. Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d’un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l’arbitraire de l’exil, la mise au rebut et l’enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l’enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d’Hapsatou : « Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien… C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » (5)

    Laurent Sagalovitsch conclut en le prévenant que son tour arrivera et ceci malgré ta servilité si par malheur l’extrême droite prenait le pouvoir : « Tu n’as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout « frankaoui » que tu auras essayé d’apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ? Tu penses vraiment qu’à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu’il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l’histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d’une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais. Zemmour, tu es un cancre de l’Histoire. Et le dernier des Juifs. » (5)

    Je m’appelle Elise et j’emmerde Eric Zemmour

    Elise Thiebault répond a sa façon franche et surtout généreuse aux dérives de Zemmour. Elle rappelle sa généalogie mais surtout le combat pour la dignité humaine de ses parents qui lui ont transmis l’amour du prochain. Elle écrit : « Je suis née en mars 1962 à Marseille et mon prénom à l’état civil est Elisabeth, un prénom hébraïco-biblique qui signifie « le serment de Dieu » (Elisheba). Au nom de tous les miens, Françaises et Français depuis plusieurs siècles, j’ai deux ou trois choses à dire à M. Zemmour. (…) Ce qui fait pleurer M. Zemmour, c’est la défaite de Napoléon au fond de la glaciale Russie en 1812. Et c’est cet individu qui est invité partout pour distiller son fiel et, surtout, délivrer ses certificats de francité dont nous nous battons la moule, ( ;..) cet obsédé identitaire, qui s’est rendu coupable de tant de viols de l’histoire de France que l’Hexagone en a encore mal au cul (oui, j’aime Rabelais, ce génie français ) (…) Quand Zemmour ose dire ce qu’est la France, de son point de vue, c’est-à-dire un délire de nationaliste xénophobe au petit pied, je suis révoltée de voir que seuls lui répondent les Français.es aux origines manifestement mêlées (bravo et merci), alors que les personnes blanches de peau comme moi, qui ne se feront jamais arrêter pour un contrôle au faciès, qui auront un appartement facilement, dont le CV passera sur le haut de la pile, qu’on n’interrogera jamais sur leurs origines, qui ne se feront jamais regarder de travers en raison de leur orientation sexuelle ou de leur handicap – ces personnes-là ne vacillent pas sur leurs celtitudes et restent, pour mon goût, un peu trop silencieuses.(…) » (6)

    « L’identité, ma mère m’en avait donné une version que je chéris encore aujourd’hui. Quand on était petits, elle prenait toujours en stop, sur le chemin de l’école, les enfants gitans qui venaient chaque année installer leur campement près de l’ancien temple d’Artémis, à côté de chez nous. On lui demandait pourquoi elle s’arrêtait, alors qu’ils étaient sales et souvent pieds nus, et pourquoi elle leur donnait notre goûter. Elle nous avait expliqué, sérieuse comme une papesse, que nous aussi on était gitans, mais que ça se voyait moins parce qu’on vivait dans une maison, alors qu’eux vivaient dans une caravane, ce qui leur permettait de voyager tout le temps (…) Elle et mon père appartenaient à cette génération de baby-boomers soixante-huitards que Zemmour fustige dans ses livres et sur tous les plateaux où il est invité. Je l’emmerde et je les admire d’avoir tenté de changer le monde, même s’ils n’y sont pas toujours arrivés (…). Aujourd’hui, je me reconnais dans ces femmes et ces hommes qui défendent les réfugiés à la frontière au nom d’un principe d’humanité qui n’a rien de national, et je me retrouve davantage dans la France qui a remporté la coupe du monde cet été, même si je me fous du foot comme de ma dernière culotte. (…) Le sang impur qui abreuve nos sillons célébré par la Marseillaise n’a pas mes faveurs et je préfère de loin l’Internationale, qui appelle les damnés de la Terre et les forçats de la faim à se mettre debout pour défendre le genre humain. (…)Mais ces derniers temps, c’est Douce France qui caresse mon humeur patriotique dans le sens du poil, surtout chantée par Rachid Taha, de Carte de séjour. Je vous invite à l’écouter. Par les temps qui courent, on en a bien besoin. Qu’on s’appelle Hapsatou, Corinne, Eric ou Rachid ». (6)

    L’idéologie meurtrière promue par Zemmour

    Dans une analyse lumineuse de la production littéraire de d’Eric Zemmour Edwy Plenel débusque tout les non dits du discours d’Eric Zemmour il cite les idéologues qui l’inspirent : « Dans le sillage de l’écrivain Renaud Camus, Éric Zemmour prétend que le peuple français subit un « grand remplacement » dont il devrait se défendre en expulsant de son territoire les musulmans. Cette pensée, déclinée en fiction par Michel Houellebecq, n’est pas une opinion dont il faudrait débattre mais une idéologie potentiellement meurtrière qui renoue avec les pires aveuglements de la catastrophe européenne. Dans l’entretien au quotidien Corriere della Sera Zemmour ne faisait que redire, de façon abrupte, ce qu’il n’a cessé d’énoncer ou de suggérer ces dernières années, y compris sur iTélé à savoir que « les musulmans » n’ont pas leur place en France, formulation générale qui exclut de notre peuple plusieurs millions de personnes en raison de leur origine, de leur culture ou de leur religion. » (7)

    « C’est Jean-Luc Mélenchon poursuit il qui, le 15 décembre 2014, a exhumé sur son blog cet entretien paru en Italie un mois et demi plus tôt, le 30 octobre. La polémique organisée en contrefeu autour du mot « déporter » est une diversion grossière qui ne résiste pas à l’examen des faits, tant elle ne change rien aux propos de Zemmour lui-même « Les musulmans ont leur code civil, c’est le Coran. Ils vivent entre eux, dans les périphéries. Les Français ont été obligés de s’en aller », déclare Zemmour au fil de cet entretien avec Stefano Montefiori. « « Mais alors que suggérez-vous de faire ? Ne pensez-vous pas qu’il est irréaliste de mettre sur des avions (« ou sur des bateaux », ajoute Zemmour) cinq millions de musulmans français pour les chasser ? » (…) Cette mise au point ne concerne donc en rien les propos de Zemmour qui, loin de repousser l’hypothèse suggérée d’une expulsion de leur propre pays de « cinq millions de musulmans français », répond : « Je sais, c’est irréaliste mais l’Histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 qu’un million de pieds-noirs, vingt ans plus tard, seraient partis d’Algérie pour revenir en France ? Ou bien qu’après la guerre, cinq ou six millions d’Allemands auraient abandonné l’Europe centrale et orientale où ils vivaient depuis des siècles ? » « Vous parlez d’exodes provoqués par des tragédies immenses », lui rétorque le journaliste italien. Or la réponse de Zemmour est, tout simplement, un appel à la répétition de ces tragédies : « Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation d’un peuple dans le peuple, des musulmans dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. Des millions de personnes vivent ici, en France, et ils ne veulent pas vivre à la française. » (7)

    « Les mots d’Éric Zemmour installent un imaginaire semblable, par la construction arbitraire d’une question musulmane : celui d’un « peuple dans le peuple », d’allogènes qui menacent les indigènes, d’individus étrangers par essence, naissance et nature, vivant à part et tenus à distance, qu’il faut rendre invisibles en les excluant de la cité, puis en les expulsant du pays. (…) Du témoin Victor Klemperer au philosophe Jean-Pierre Faye, en passant par l’historien Johann Chapoutot une littérature abondante nous avertit de ce piège : l’idéal démocratique, c’est au contraire l’affirmation que tout n’est pas possible, et notamment pas la destruction de l’humanité par l’homme. Tout n’est pas possible, et tout n’est donc pas dicible dans l’espace public comme s’il s’agissait d’une opinion en valant une autre – et notamment pas que les Noirs sont inférieurs aux Blancs, que l’Islam est inférieur à la Chrétienté, que les musulmans ne sont pas européens, que les Juifs dominent les médias, que l’expulsion des Français d’origine étrangère est une solution, que la stigmatisation d’une religion est légitime, que la discrimination à l’embauche l’est tout autant, tout comme le contrôle au faciès,(…) ». (7)

    « Il est aisé conclut Plenel de faire porter la principale responsabilité à Nicolas Sarkozy dont la présidence a libéré tous les monstres du passé, se plaçant d’emblée sous la terrifiante promesse d’un « ministère de l’identité nationale et de l’immigration » tenu par un transfuge socialiste. De fait, la radicalisation, entre 2007 et 2012, de la droite anciennement gaulliste fut la double mort symbolique de Charles de Gaulle : en ouvrant grand la porte aux nostalgiques du pétainisme et de l’OAS, aux héritiers de la collaboration et de la colonisation, le sarkozysme a tué le gaullisme résistant de 1940 et le gaullisme décolonisateur de 1962. (…) Les mots de Zemmour, Camus, Houellebecq ne sont pas hors sol. Ils accompagnent des politiques étatiques et des vulgates médiatiques qui, depuis dix ans, légitiment une désignation négative de nos compatriotes musulmans, de leur croyance, de leur culture et de leur histoire. C’est ainsi que commence l’apprentissage des ségrégations, et cette propédeutique infernale de l’inégalité est sans fin, n’épargnant dès lors aucune minorité, aucune différence, aucune dissemblance. (…) Loin d’être une idée abstraite, cette défense appelle des solidarités concrètes. Une politique de l’empathie, un souci des causes communes, un refus des silences complices. Car rien n’est plus désolant, aujourd’hui, que la solitude qui entoure l’humanité, ces hommes, ces femmes, ces enfants que les idéologies racistes ici inventoriées envisagent d’exclure, d’expulser, de déporter. (…) Notre silence, votre silence. Si d’aventure, nous ne réussissons pas collectivement à empêcher la catastrophe qu’appellent de leurs vœux Camus, Zemmour et Houellebecq, nous nous souviendrons avec honte de cette alarme. » (7)

    Je suis Eric Zemmour et mon nom est une honte pour la France

    A sa façon Rachid Barbouch parodie Zemmour : « Mon nom de famille est « Zemmour » . C’est un nom porté par les Berbères d’Afrique du Nord J’ai entendu quelqu’un de chez les « Terriens » déclarer que le nom Eric Zemmour est une « insulte à la France ». Il n’a pas tort. Je suis la honte de la France. (…) En plus de m’appeler Eric Zemmour, je n’incarne pas les valeurs qui font sa grandeur. Liberté, Egalité et Fraternité, quelle horreur ! Du kif kif bourricot Je ne respecte ni ne supporte la diversité. Je ne respecte ni ne supporte les Droits de l’Homme. Je suis un semeur de haine. J’aime pas mon dissemblable. Et la justice m’en a puni deux fois. Pas qu’une seule fois. Je n’en ai tiré aucune leçon. J’ai été condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018. Pourtant je suis invité presque sur toutes les télés. C’est dingue ! Hein ? Y en a que ma présence rend heureux. Je persiste et signe. Mon nom fait honte à la France. Mais y en a qui m’aiment. Ils aiment quand je m’en prends aux Arabes. Ils aiment quand je m’en prends aux mouslims. Ils aiment quand je m’en prends aux Africains. J’aime. Mes fans aiment ça aussi. Pourtant je présente des signes de déséquilibre qui ne trompent personne »(8)

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    Pour sa part l’écrivain Ben Jelloun s’est senti lui aussi interpellé par la logorrhée de Zemmour concernant l’identité Il propose de se rebaptiser François…il écrit : « Aujourd’hui, je change de prénom. L’an prochain, une fois habitué à être interpellé par un bon prénom bien français, quelque chose de souche, je changerai de nom. J’hésite entre Durant et Dupont. (…) J’ai pensé l’arabiser, mais ne voulant pas m’attirer les foudres d’Éric Zemmour, je me suis abstenu. Au fait, Zemmour, ce n’est pas très français. Ça sent Maghreb, Berbérie, Arabie. Qu’importe, puisqu’il rêve de voir l’Assemblée nationale voter une nouvelle loi pour que tous les Français d’origine étrangère, forcément non contrôlée, soient dans l’obligation de franciser leurs nom et prénom. Même si elle n’existe pas sur le papier, j’obéis en bon républicain. François. Durant. l’obsession de Zemmour de voir tous les Français pas très blancs, pas très catholiques, changer de nom pour paraître ce qu’ils ne sont pas est tout simplement stupide. Benalla a transformé Maroine en Alexandre. Cela n’a pas empêché une certaine presse de le révéler et de rappeler ses origines marocaines ». (9)

    « M. Zemmour croit en l’existence des races. Il a même déclaré qu’il y en a qui sont moins français que d’autres En francisant les noms, deviendrait-on un vrai et bon Français ? On devrait demander à Zidane de changer lui aussi de nom. Ça sonne kabyle. Pas bon ! Je comprends qu’un comédien d’origine arabe ou berbère (le cas de Dany Boon ou de Daniel Prévost) veuille changer son nom dans une société où il y a de nombreux préjugés. Auraient-ils fait la carrière qu’ils ont faite avec un Mohamed comme prénom, puis un nom en kabyle imprononçable ? Peut-être. La preuve : Adjani, Debbouze, Omar Sharif, et des centaines d’autres artistes ont réussi malgré le nom qu’ils portent, comment expliquer cela ? » (9)

    « Dans le même ordre cela me rappelle effectivement le plafond de verre véritable épée de Damoclès au dessus de ces français à part entière qui veulent émerger Mustapha Kessous journaliste au monde raconte. : « Brice Hortefeux a trop d’humour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? » (…) Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences (…) Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu’« un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! (…) « Ça fait bien longtemps, avoue Mustapha Kessous, que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». J’ai dû amputer une partie de mon identité, (…) Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! (…) Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé- y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court. » (10)

    La haine de soi de Zemmour avec l’humour d’El Manchar

    Le journal atirique El Manchar imagine le pire : « Le polémiste très français, Eric Zemmour, a tenté de mettre fin à ses jours ce mercredi 14 septembre, il aurait posé sa tête sur un rail en attendant le passage du train dans le but manifeste de se suicider. (…) Eric Zemmour en serait arrivé au suicide après avoir découvert qu’il était d’origine algérienne. lui qui croyait dur comme fer qu’il était plus français que Charles Martel.

    Le polémiste essayiste aurait été pris de doutes quant à sa francitude en se regardant dans une glace. Eric aurait découvert que non seulement il n’était pas français de souche mais qu’en plus il était d’origine algérienne, et cela aussi loin qu’il serait remonté dans son arbre généalogique. Pris d’un accès de démence, il serait sorti nu de sa maison en courant dans tous les sens : direction la voie ferrée où il aurait tenté de mettre fin à son existence par décapitation à l’algérienne.

    Un suicide pas très français, en somme. Mais manque de bol, des passants l’auraient secouru juste à temps lui évitant ainsi une mort certaine. Selon des témoignages concordants, une fois mis à l’abri, Eric Zemmour aurait crié en sanglotant « maintenant que je suis devenu arabe, je rate jusqu’à mon suicide !! ». A l’heure qu’il est, l’auteur est interné dans un asile psychiatrique à Paris où il s’occupe comme il peut en écrivant des choses délirantes qui seront certainement compilées et publiées par son éditeur lors de la prochaine rentrée littéraire » (11).

    Zemmour continuera à sévir ses condamnations à des amendes sont largement compensées par les revenus de ses ouvrages laudateurs. La droite y trouve son compte la Gauche proteste. Zemmour engrange et soigne sa visibilité. Le racisme est un délit affirme Guy Bedos . Amen
    par Chems Eddine Chitour*
    *Professeur.Ecole Polytechnique Alger

    Note

    1.https://www.linternaute.com/actualite/personnalites/1414541-eric-zemmour-le-conflit-avec-hapsatou-sy-se-durcit-les-phrases-

    2.Hamdi Baala https://www.huffpostmaghreb.com/entry/audin-hapsatou-sy-des-appels-en-france-a-bannir-zemmour-des-antenne

    3. David Nakache https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/190918/eric-zemmour-trop-cest-trop-1

    4.http://leplus.nouvelobs.com/contribution/557079-quand-eric-zemmour-accuse-christiane-taubira-de-s-en-prendr

    5.Laurent Sagalovitsch — https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire ;

    6. Elise Thiebaut https://blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog/180918/je-m-appelle-elise-et-j-emmerde-eric-zemmour

    7.Edwy PlenelHttps://www.mediapart.fr/journal/france/040115/l-ideologie-meurtriere-promue-par-zemmour

    8.Https://blogs.mediapart.fr/rachid-barbouch/blog/210918/je-suis-eric-zemmour-et-mon-nom-est-une-honte-pour-la-france

    9. Tahar Ben Jelloun http://www.lepoint.fr/invites-du-point/tahar-ben-jelloun/ben-jelloun-ne-m-appelez-plus-tahar-21-09-2018-2253140_1921.php?boc=1717051&

    10. Moi, Mustapha Kessous, journaliste au Monde victime du racisme. Le Monde 23 09 2009

    11.Nazim Baya https://el-manchar.com/2016/09/14/eric-zemmour-tentative-de-suicide-decouvrant-quil-dorigine-algerienne http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2018-09-30&news=5266808


  • Je suis journaliste parlementaire depuis 25 ans : Penelope Fillon est indéfendable - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1644344-je-suis-journaliste-parlementaire-depuis-25-ans-penelope-f
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/3851480331641.jpg

    Cela fait 25 ans qu’avec mes confrères et consœurs, nous sommes les témoins de pratiques népotiques de la part de députés et de sénateurs – heureusement très minoritaires – peu sourcilleux de la morale publique, qui emploient abusivement des membres proches de leur famille (épouses, filles, fils, gendres, sans oublier les maîtresses) comme assistant(e)s parlementaires . Et cela fait 25 ans que nous entendons le même plaidoyer arrogant, et parfois sans complexes : « C’est légal ».

    #népotisme

    https://seenthis.net/messages/563929 via Agnès Maillard


  • Abolir le droit à la #fortune : je travaille sur ce sujet tabou et je me sens bien seul - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1633681-abolir-le-droit-a-la-fortune-je-travaille-sur-ce-sujet-tab
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9161483548756.jpg

    Dans nos sociétés, nous avons des droits. Ils sont généralement bornés, avec des règles strictes, afin de respecter le « vivre ensemble ». Chez soi, en voiture, dans la rue, au travail... nous devons nous conformer à de nombreuses #règles, qui limitent nos #droits pour respecter ceux des autres. Mais concernant la richesse, il n’existe aucune #limite.
     
    Une personne peut posséder 5, 20, ou 100 millions d’euros, voire plusieurs milliards... c’est incroyable quand on y pense ! Surtout quand un tiers des français possède moins de 10 000 euros chacun, et la moitié de l’humanité presque rien. Finalement, nos problèmes actuels ne viendraient-ils pas de ce droit sans limite à l’#enrichissement personnel et financier ? Car ce droit offre des cercles vertueux pour les nantis, tout en générant des cercles vicieux pour les moins bien lotis.

    https://seenthis.net/messages/558698 via Agnès Maillard


  • Un tribunal correctionnel incompétent à juger un viol : une décision exceptionnelle | Azur Schmitt
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1630575-un-tribunal-correctionnel-incompetent-a-juger-un-viol-une-

    Le tribunal correctionnel de Valenciennes s’est déclaré incompétent pour juger un viol, rapporte « La Voix du Nord ». Une décision exceptionnelle qui doit inciter les victimes à refuser coûte que coûte la correctionnalisation des viols, qui doivent être jugés pour ce qu’ils sont, des crimes, en cour d’assises, rappelle la juriste Azur Schmitt. Source : Le Plus

    https://seenthis.net/messages/549283 via Rezo


  • « Mais monsieur, ce n’est pas vous ! » : 24 heures dans la vie d’une personne trans - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1566701-mais-monsieur-ce-n-est-pas-vous-24-heures-dans-la-vie-d-un
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/3801476461745.jpg

    Ils te demandent de leur envoyer ta pièce d’identité et ton numéro de Sécurité sociale pour pouvoir faire le contrat de travail. Tu leurs envoie avec, bien sûr, en accompagnement, un petit mail explicatif, afin qu’ils ne pensent pas que, par inattention, tu t’es trompé et a donné la pièce d’identité de ta sœur.
     
    Ça fait trois semaines que tu n’as pas de leurs nouvelles, malgré tes relances écrites et téléphoniques... Finalement, la personne que tu avais rencontrée, super sympa, t’appelles en OFF pour te dire qu’en fait il y a un problème : ils ne veulent pas de trans…

    https://seenthis.net/messages/533563 via Agnès Maillard


  • Le cerveau des victimes de violences sexuelles serait modifié : ce n’est pas irréversible - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/889153-le-cerveau-des-victimes-de-violences-sexuelles-serait-modif
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/4301371565838.jpg

    LE PLUS. Des modifications anatomiques de certaines aires du cerveau seraient observées chez les femmes ayant subi dans leur enfance des violences sexuelles. C’est la conclusion d’une étude publiée par l’"American Journal of Psychiatry". Comment expliquer ce processus ? Explications de Muriel Salmona, psychiatre spécialiste de psychotraumatologie.

    https://seenthis.net/messages/528255 via Agnès Maillard


  • Soumission, dévotion et abus sexuels : j’ai enquêté sur le bouddhisme en France

    Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd’hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1559967-soumission-devotion-et-abus-sexuels-j-ai-enquete-sur-le-bo

    Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de « yak ». Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. [...]

    Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. [...]
    Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. [...]
    La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de « folle sagesse » : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est « obscurci ».

    On trouve le résumé de sa thèse détaillé ici :
    https://www.academia.edu/7714028/R%C3%A9sum%C3%A9_de_th%C3%A8se_d%C3%A9taill%C3%A9

    Je suis athée et antithéiste (contre les religions, mais pas contre les croyants). Le bouddhisme est assez à la mode en France (alors que la version que l’on connaît a travers le bouddhisme tibétain, ne représente qu’en fait 5% du bouddhisme réel. Beaucoup de bouddhisme applique la violence, notamment au Sri Lanka contre les musulmans ou ils sont un peu en conflit).
    Un autre article récemment pointait le sexisme de leur leader (qui n’est pas humouristique) :
    Le dalaï-lama veut que la femme qui lui succède soit ”très séduisante, sinon elle sera inutile”…
    http://www.lesinrocks.com/2015/09/24/actualite/le-dalai-lama-veut-que-la-femme-qui-lui-succede-soit-tres-seduisante-sin

    https://seenthis.net/messages/525480 via bug_in



  • L’hystérie anti-burkini, symptôme d’un mal profond. Non à un républicanisme autoritaire - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1555055-l-hysterie-anti-burkini-symptome-d-un-mal-profond-non-a-un
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/5391472565260.jpg

    S’en prendre aux femmes musulmanes est incontestablement un acte discriminatoire à caractère raciste/islamophobe, mais c’est aussi un acte sexiste. Ne pas accepter l’altérité culturelle ou considérer que les porteuses de burkini ne peuvent être que des idiotes manipulées, est la marque d’un esprit autoritaire et misogyne.
     
    Les hommes politiques qui se soucient de la « soumission » des femmes musulmanes sont pourtant moins regardants lorsqu’il s’agit de défendre la condition des femmes en général : la France est l’un des pays d’Europe où les inégalités socio-économiques entre hommes et femmes sont les plus criantes et où certains qualifient le sexisme le plus crû « d’actes galants » !

    #racisme #sexisme #domination

    Il faut, au contraire, souligner l’#intersectionnalité des #discriminations : racisme-sexisme-exploitation capitaliste sont les trois faces indissociables d’un processus de mise au pas des catégories populaires en France.

    #philippe_marlière

    https://seenthis.net/messages/520110 via Agnès Maillard


  • La gauche de l’entre-soi et le burkini
    http://www.contretemps.eu/interventions/gauche-entre-soi-burkini

    Dans cet article, Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à University College London, revient sur les récentes controverses sur le port du burkini en France et montre la ligne de fracture qu’elles ont créé au sein de la gauche française.

    date : 26/08/2016 - 08:56

    Lire la suite

    #Interventions
    http://www.contretemps.eu/image/view/2983/preview


  • Arrêtés anti-burkini, femmes voilées verbalisées : la laïcité, ultime refuge du raciste -
    Par Shlomo Sand, Historien, (Traduit de l’hébreu par Michel Bilis)
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1552646-arretes-anti-burkini-femmes-voilees-verbalisees-la-laicite

    LE PLUS. Arrêtés anti-burkini, femmes voilées verbalisées... L’été, en France, a été rythmé par d’incessantes polémiques. La France a-t-elle un problème avec l’islam et les musulmans ? « La laïcité, comme autrefois le patriotisme, s’avère, de nos jours, l’ultime refuge de l’infâme », écrit Shlomo Sand, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv.

    https://seenthis.net/messages/518649 via Loutre


  • La colonisation, le mépris et l’expropriation ne seront jamais des principes. Ca ne pourrait même pas m’effleurer l’esprit ! Sont-ils devenus fous la-haut ? NR

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1551438-prevention-des-attentats-pourquoi-israel-n-est-certainemen

    Face à la désinformation visant à comparer ce qu’il se passe en France avec Israël, après l’attentat de Nice, plusieurs personnalités ont cosigné une tribune sur « le Plus » du Nouvel Observateur pour expliquer « Pourquoi Israël n’est pas le modèle à suivre ».

    Prévention des attentats : pourquoi Israël n’est certainement pas le modèle à suivre
    Publié le 19-08-2016
    LE PLUS. Depuis le massacre du 14 juillet à Nice, l’attention s’est tournée vers Israël et ses techniques pour prévenir les attentats. Écrivains, dessinateurs, cinéastes, entre autres, signent cette tribune. Ils appellent à la vigilance face à la confusion des termes, et nous mettent en garde : « Non, Israël n’est certainement pas le ’modèle’ à suivre. »

    Commémoration en hommage aux victimes de l’attentat de Nice, le 7 août. (L. Urman/SIPA)
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6621471598889.jpg

    Cette tribune est co-signée par
    Julien Cendres, écrivain
    Monique Chemillier- Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique à l’Université Paris-Diderot
    Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur
    Tardi, dessinateur
    Myriam Martin, porte parole d’Ensemble
    Rony Brauman, médecin et essayiste
    Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires
    Philippe Poutou, porte parole du NPA
    Dominique Grange, chanteuse engagée
    Eric Hazan, éditeur

    Depuis le terrible massacre à Nice, plus de 84 victimes et des centaines de blessés, des discours médiatiques et politiques de plus en plus nombreux comparent ce qui se produit en France et en Europe à la situation en Israël.

    Ainsi, des recommandations de s’inspirer du « modèle israélien » sont énoncées par de nombreux intellectuels et représentants politiques, repris dans certains médias.

    Cette analyse largement diffusée veut occulter une première différence fondamentale : Israël est une puissance occupante aux termes de toutes les normes du droit international et des décisions des Nations unies.

    Elle occupe illégalement des territoires palestiniens depuis 1967. Il s’agit en réalité de la plus longue occupation militaire du XXe siècle.

    Il y a deux ans, l’opération « bordure protectrice »

    Israël serait donc passé maître dans la gestion du « terrorisme » et la « sécurisation » de ses sites et de ses citoyens.

    Alors que l’occupation répond d’abord à une volonté expansionniste et colonialiste, c’est au nom de la « sécurité » qu’il justifie sa politique de colonisation des territoires palestiniens, qui a encore considérablement augmenté en 2016 : main de fer militaire et coloniale sur les territoires de Cisjordanie, expropriation de milliers de palestiniens à Jérusalem-Est, des villages de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza depuis dix ans, l’annexion du Golan syrien...

    Il y a deux ans presque jour pour jour, Israël, dans l’opération « bordure protectrice » assassinait plus de 2.200 personnes dont 500 enfants, selon les chiffres des Nations Unies. Enfermés et sans recours dans Gaza assiégée, dans leur immense majorité des civils non armés, ils n’avaient nulle part ou fuir. Même les hôpitaux et les bâtiments de l’ONU étaient bombardés et détruits par l’aviation israélienne.

    La résistance palestinienne n’a rien à voir avec Daech

    Le second amalgame dangereux auquel procèdent ces discours est celui d’identifier la résistance populaire palestinienne au terrorisme de Daech, ou à toute attaque d’individus déséquilibrés qui s’y réfèrent.

    La résistance populaire palestinienne n’a rien à voir avec la cruauté et la violence de Daech. Ni dans les causes ni dans les effets. Ceux qui cherchent à les assimiler sont avant tout des défenseurs de la politique israélienne dont ils adoptent le récit : il n’y a pas de Palestiniens opprimés, il n’y a que des terroristes violents.

    Ce déni de la réalité et de la violence de l’occupation n’échappe pas aux sociétés civiles.

    En réalité, Israël, par sa politique de conquête et d’annexion, participe considérablement à l’insécurité de cette région du monde. Cela a aussi pour conséquence de durcir la nature du régime israélien, de plus en plus ségrégatif et discriminant, qui utilise constamment le profilage ethnique et racial au nom de la sécurité. C’est ce modèle que certains marchands de peur veulent imposer à notre société : un régime raciste et discriminant , un modèle de guerre civile.

    Israël : l ’impasse sécuritare

    Pour notre part, nous appelons à la vigilance face à cette redoutable confusion des termes, qui consiste non seulement à faire oublier la source de la violence, l’occupation illégale d’un peuple et la colonisation de ses territoires, mais aussi à nous présenter comme un modèle la répression de la résistance du peuple palestinien.

    Israël est aussi tout au contraire le constat patent de l’échec de la politique sécuritaire. Le mur de séparation construit par Israël, les centaines de checkpoints pour ne citer que ces exemples, n’ont jamais pu empêcher des Palestiniens de se révolter contre leur oppresseur. Si cette politique répressive payait cet État ne devrait-il pas vivre en paix depuis longtemps ?

    Faut-il rappeler que l’insécurité permanente de cet état due à sa politique est aussi une arme de gouvernance ? Israël vit en effet sous État d’urgence permanent depuis des décennies.

    Non, Israël n’est certainement pas le « modèle » à suivre. Bien au contraire, c’est l’impasse sécuritaire dans laquelle nous ne voulons surtout pas nous retrouver pris au piège à l’avenir.


  • Les Pokemon nous rapprochent-ils de la #Nature ?
    https://reporterre.net/Les-Pokemon-nous-rapprochent-ils-de-la-nature

    Les chasseurs de Pokemon sont partout, cet été, et cette douce folie a saisi une partie de l’équipe de Reporterre. Qui s’est interrogée : le jeu Pokémon Go permet-il de nous intéresser à notre environnement, ou nous en détourne-t-il ? Des philosophes et des naturalistes répondent. Ah, qu’il est drôle ce petit jeu qui s’est saisi de nos smartphones en à peine quelques jours ! Pokémon Go consiste à se promener, téléphone à la main, un peu partout. L’écran affiche exactement ce qui se trouve en face de vous, (...)

    Enquête

    / Nature, #Pédagogie_Education, #Informatique_et_internet

    #Enquête_
    « http://www.jeuxvideo.com/forums/42-3005016-47584006-6-0-1-0-pour-ceux-qui-habitent-dans-la-campagne.htm »
    « http://www.numerama.com/pop-culture/182777-jai-joue-a-pokemon-go-a-la-campagne-et-cest-bien-galere.html »
    « http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/11/parait-pokemon-go-cest-bon-sante-mentale-264609 »
    « http://www.seuil.com/ouvrage/pour-une-ecologie-de-l-attention-yves-citton/9782021181425 »
    « http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1542741-pokemon-go-indifference-nefaste-ironie-morbide-dedain-mort »
    « https://inpn.mnhn.fr/actualites/lire/6201 »


  • Les Pokemon nous rapprochent-ils de la #Nature ?
    https://reporterre.net/Pokemon-Go-nous-rend-il-davantage-ou-moins-sensibles-a-l-environnement-P

    Les chasseurs de Pokemon sont partout, cet été, et cette douce folie a saisi une partie de l’équipe de Reporterre. Qui s’est interrogée : le jeu Pokémon Go permet-il de nous intéresser à notre environnement, ou nous en détourne-t-il ? Des philosophes et des naturalistes répondent. Ah, qu’il est drôle ce petit jeu qui s’est saisi de nos smartphones en à peine quelques jours ! Pokémon Go consiste à se promener, téléphone à la main, un peu partout. L’écran affiche exactement ce qui se trouve en face de vous, (...)

    Enquête

    / Nature, #Pédagogie_Education, #Informatique_et_internet

    #Enquête_
    « http://www.jeuxvideo.com/forums/42-3005016-47584006-6-0-1-0-pour-ceux-qui-habitent-dans-la-campagne.htm »
    « http://www.numerama.com/pop-culture/182777-jai-joue-a-pokemon-go-a-la-campagne-et-cest-bien-galere.html »
    « http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/11/parait-pokemon-go-cest-bon-sante-mentale-264609 »
    « http://www.seuil.com/ouvrage/pour-une-ecologie-de-l-attention-yves-citton/9782021181425 »
    « http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1542741-pokemon-go-indifference-nefaste-ironie-morbide-dedain-mort »
    « https://inpn.mnhn.fr/actualites/lire/6201 »


  • Ma mère musulmane a été tuée à Nice. Un passant m’a dit que c’était « tant mieux » | Hanane Charrihi
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1541449-ma-mere-musulmane-a-ete-tuee-a-nice-un-passant-m-a-dit-que

    Jeudi 14 juillet, Fatima Charrihi était sur la Promenade des Anglais pour admirer les feux d’artifice. Cette Marocaine de 60 ans fait partie des 84 victimes qui ont péri dans l’attaque au camion conduit par Mohamed Lahouiaiej Bouhlel à Nice. Hanane, sa fille, était en banlieue parisienne quand elle a appris la nouvelle. Aujourd’hui, la jeune femme de confession musulmane souhaite rendre hommage à sa mère. Source : Le Plus

    https://seenthis.net/messages/510860 via Rezo


  • De la fabrique médiatique des héros

    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/1781469004091.jpg

    "Lundi 18 juillet. « Libération » affiche sa une. À côté d’une photo imprécise de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le terroriste islamiste de Nice, ces mots : « 31 ans, 84 victimes, adoubé par l’EI ». Les réactions pleuvent sur les réseaux sociaux : beaucoup sont choqués de cet affichage du visage de l’auteur de l’attentat du 14 juillet.

    Cette une en rappelle une autre, celle du 19 novembre 2015, qui offrait à nos regards le visage souriant d’Abaaoud. « Le visage de la terreur », était-il écrit aux côtés de la photo. Pourtant, cette une là, si elle pouvait émouvoir (à toute époque, le visage souriant de l’ennemi est inéluctablement choquant) pouvait aussi être comprise comme l’illustration de l’effrayante banalité du mal ; François Jost, dans ces colonnes, s’était fait l’écho de cette interprétation.

    Cette fois-ci, c’est différent. Les mots qui accompagnent la photo, si floue et si peu déterminante en elle-même, sont d’une autre nature. « 31 ans, 84 victimes » : nous sommes là dans le domaine de la performance ; on dirait presque un palmarès sportif. « Adoubé par l’EI » : le vocabulaire est chevaleresque. Dans notre imaginaire, celui qui est adoubé le mérite par sa valeur et son courage.

    Ce registre est celui de la fabrique du héros

    La figure d’un héros, ça se fabrique (selon le titre du passionnant livre, déjà ancien mais toujours à lire, de Pierre Centlivres, Daniel Fabre, Françoise Zonabend). Un héros naît d’une alchimie complexe, d’une conjonction entre un destin hors-norme ou spectaculaire au regard d’un certain nombre de critères sociaux du lieu et du moment et de la mise en branle d’instances de récits (médias, autorités, artistes, voies d’expression populaire, etc.) qui vont ériger ce destin en une histoire structurée et largement connue.

    Les mots de la une de « Libération » sont bien du registre de la fabrique du héros. Chez l’immense majorité des Français, ils ne vont évidemment déclencher aucun réflexe d’admiration, mais ils ne sont pas anodins alors qu’existe bien « en face » des mécanismes parfaitement huilées de mise en scène de figures héroïques.

    Cette une a cependant un mérite, malgré elle : nous renvoyer à nos propres représentations du héros. Qui sont nos héros, dans le contexte que traverse la France ? Où les trouvons-nous ?

    Le lendemain, le 19 juillet, « Libération » affichait un titre : « Soyons à la hauteur », au-dessus d’une nouvelle photo, celle de la foule assemblée en hommage sur la Promenade des Anglais. Le sens y est : la réponse est dans le collectif, raconte cette image, dans une société unie et forte. Mais aucun visage ne se détache.

    Aux visages très identifiables des ennemis qui frappent sur notre territoire, ne répondent que rarement des visages de héros. Aux histoires décortiquées de ces destins mortifères (nécessaires, car il est utile que nous connaissions l’ennemi) ne répondent que les portraits des victimes et des proches survivants."

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1540766-le-tueur-de-nice-en-une-des-medias-nous-manquons-de-figure

    #heroisation

    https://seenthis.net/messages/510632 via Le Bougnoulosophe


  • Faire des #enfants avant 35 ans : une injonction sexiste malgré la réalité biologique - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/890976-faire-des-enfants-avant-35-ans-une-injonction-sexiste-malgr
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/9741371824396.jpg

    À mon sens, cette thématique de l’âge de limite de la #procréation pour les #femmes, s’exerçant comme une sorte de memento mori qui s’adresserait à nos ovaires, est l’expression de l’injonction à la #maternité comme réalisation de soi qu’est censée accomplir une femme. Une femme normale, équilibrée, en contact avec sa féminité, en contact avec la #société, ayant trouvé l’accomplissement de soi matériel autant qu’affectif, s’emploie à gravir une dernière marche sur le chemin de sa réalisation en tant que femme : devenir mère.

    #patriarcat
    Dans un tel contexte injonctif, on comprend bien pourquoi il ne paraît pas comme relevant d’une certaine rigueur scientifique que d’actualiser les données statistiques dont la médecine se sert pour dire aux femmes de ne pas oublier de faire des enfants.

    http://seenthis.net/messages/502723 via Agnès Maillard



  • Connaître ses droits est une infraction : un écrit d’avocat à lire à vos risques et périls
    par Par Laure Heinich, avocate, via le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1527640-connaitre-ses-droits-est-une-infraction-un-ecrit-d-avocat-
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6411465985084.jpg

    Devant donner sa position sur la demande de mise en liberté d’un individu soupçonné d’avoir participé à des violences lors d’une manifestation, le procureur général de Paris choisit de s’y opposer. Parmi les raisons invoquées, un tract trouvé en perquisition. Il s’agit d’un document d’un syndicat d’avocats donnant des conseils en cas d’interpellation. Sur ce tract, sont énoncés les droits des personnes placées en garde à vue (le droit au silence, le droit de se faire assister d’un avocat, de prévenir sa famille, de bénéficier d’un examen médical), il y est aussi prescrit de ne pas insulter les forces de l’ordre ni d’avoir un comportement violent envers eux.

    http://seenthis.net/messages/500392 via ValK


  • http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1524662-du-judeo-bolchevisme-a-l-islamo-gauchisme-une-meme-tentati
    Du « judéo-bolchévisme » à « l’islamo-gauchisme » : une même tentative de faire diversion
    08-06-2016 à
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/1261465313141.jpg
    Par Shlomo Sand
    Historien
    LE PLUS. « L’islamo-gauchisme », voilà l’ennemi. C’est le message envoyé régulièrement Manuel Valls dans ses différentes prises de parole publiques. Un concept assez flou dans lequel le Premier ministre englobe à la fois Clémentine Autain et Tariq Ramadan. Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand s’interroge sur l’utilisation de cette rhétorique.
    Édité par Sébastien Billard
    http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/8171455625611.jpg
    Le Premier ministre Manuel Valls, le 6 février 2016 (N. MESSYASZ/SIPA).

    Dans les années 1930, en France comme dans d’autres pays d’Europe, les communistes et diverses personnalités de la gauche radicale étaient fréquemment qualifiés de « judéo-bolcheviks ». Ainsi, par exemple, mon père qui, avant la Seconde Guerre mondiale, était un communiste polonais, était considéré par les autorités et la presse du pays comme faisant partie de la « Zydokomuna ».

    Étant donné que plusieurs dirigeants de la Révolution d’Octobre, tout comme nombre de communistes et de défenseurs de l’URSS, dans toute l’Europe, étaient d’origine juive, l’association langagière entre judaïsme et menées subversives était très populaire parmi les judéophobes.

    Une symbiose propagandiste très efficace

    D’Adolf Hitler à Carl Schmitt et Martin Heidegger, de Charles Maurras à Louis-Ferdinand Céline et Pierre Drieu-La Rochelle, l’identification rhétorique entre juifs et bolcheviks a toujours été empreinte de tonalités effrayantes puisées dans une vieille tradition religieuse, mêlée à des menaces pleinement modernes et laïques.

    Cette symbiose propagandiste s’avéra très efficace, et elle conduisit, entre autres, à ce que plus de 5 millions de Juifs croyants, et leurs descendants, ainsi que 2 millions de soldats soviétiques furent exterminés, en même temps, dans les camps de la mort nazis. Hitler avait ainsi espéré enrayer le « danger » d’une conquête judéo-bolchévique de l’Europe.

    Si, à la fin du XXe siècle, la judéophobie n’a pas totalement disparu, elle a, cependant, très notablement régressé dans les centres de communication des capitales européennes. Les élites intellectuelles et politiques ont voulu oublier et ont aspiré à se fondre dans leur civilisation blanche, à l’aide d’une nouvelle politique des identités. À toutes fins morales utiles, cette civilisation a même troqué son appellation de « chrétienne » en « judéo-chrétienne ».

    Les juifs survivants et les bolchéviks, quasiment disparus, ont cessé de constituer une menace pour la position et l’identité des élites dominantes, mais l’état de crise permanent du capitalisme, et l’ébranlement de la culture nationale, consécutif à la mondialisation, ont incité à la quête fébrile de nouveaux coupables.

    Une appellation qui émerge dès 2002

    La menace se situe désormais du côté des immigrés musulmans et de leurs descendants, qui submergent la civilisation « judéo-chrétienne ». Et voyez comme cela est étonnant : de nouveaux incitateurs propagandistes les ont rejoints ! Tous ces gens de gauche qui ont exprimé une solidarité avec les nouveaux « misérables » ont fini par s’éprendre ouvertement des invités indésirables venus du sud.

    Ces antipatriotes extrémistes trahissent une nouvelle fois la glorieuse tradition de la France dont ils préparent l’humiliante soumission « houellebecquienne ». L’appellation « islamo-gauchiste » a émergé parmi les intellectuels, avant de passer dans l’univers de la communication, pour, finalement, être récupérée par des politiciens empressés.

    Pierre-André Taguieff, futur conseiller du CRIF, fut, semble-t-il, le premier à recourir à la formule « islamo-gauchisme » (dans le sens actuel de terme), déjà en 2002. Caroline Fourest, Elisabeth Badinter, Alain Finkielkraut et Bernard-Henry Lévy s’emparèrent du terme et veillèrent à lui assurer une diffusion à longueur d’interviews et d’articles. Des figures comme Alain Gresh, Edwy Plenel, Michel Tubiana et Raphael Liogier devinrent des « islamo-gauchistes » archétypiques.

    Une marche supplémentaire vient cependant d’être franchie. Cela a commencé avec Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, qui, au nom du républicanisme universel, dans un article intitulé : « La gauche qui vient », s’en est pris à la gauche de la gauche, accusée de soumission au pluralisme culturel. Il a particulièrement ciblé Clémentine Autain, la porte-parole d’Ensemble, l’une des composantes du Front de gauche.

    La lourde charge de Manuel Valls

    Mais c’est de Manuel Valls qu’est venue la charge la plus lourde, dans la vague de stigmatisation de « l’islamo-gauchisme ». À l’occasion d’une interview accordée, le 21 mai, à Radio J, une radio communautaire juive, n’a-t-il pas déclaré :

    « Il y a ces capitulations intellectuelles… Les discussions entre Madame Clémentine Autain et Tariq Ramadan, les ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de cette violence et de cette radicalisation. »

    Et Manuel Valls de ne pas hésiter à ajouter : « Il n’y a aucune raison pour que M. Tariq Ramadan obtienne la nationalité française ».

    Il convient tout d’abord de préciser que Clémentine Autain n’a jamais rencontré Tariq Ramadan, dont, évidemment, elle n’approuve pas le discours idéologique. Il faut ensuite se féliciter qu’en France, le droit d’obtenir la citoyenneté relève de la loi, et non pas d’une décision d’un chef du gouvernement. Tariq Ramadan réside en France où il est actif ; il est marié, depuis plusieurs années, avec une citoyenne française, ses enfants sont français, et, à ma connaissance, il n’a pas enfreint la loi ni prêché la violence.

    Enfin, les auditeurs de Radio J, à Paris et à Jérusalem, ont certainement apprécié cette flatteuse interview, et si d’aventure, elle a été diffusée en Arabie saoudite, il est probable qu’elle y aura également été reçue avec sympathie, puisque Tariq Ramadan y est interdit de séjour. Après cette interview passionnée de Manuel Valls, je suis persuadé que Tariq Ramadan n’a aucune chance de se voir décerner la Légion d’Honneur, contrairement au prince héritier du roi d’Arabie saoudite.

    Une formule qui permet de faire diversion

    Lorsque j’ai entendu ces propos de Manuel Valls, je n’ai pas pu m’empêcher de m’interroger sur ce qui se serait passé si Tariq Ramadan avait été un fidèle juif et non pas musulman.

    Si, par exemple, comme l’ensemble des fidèles juifs (mais non pas juives), il avait dû dire, dans sa prière du matin : « Sois béni de ne pas m’avoir fait femme, et sois béni de ne pas m’avoir fait goy (non-juif) ». Autrement dit : un authentique fidèle juif, dont les valeurs fondamentales diffèrent totalement de ma conception du monde républicaine et laïque.

    Malgré tout, même s’il s’agissait d’un juif conservateur, porteur d’un système de valeurs réactionnaire, je me serais, sans aucun doute, employé de toutes mes forces pour que lui soit attribués des droits d’égalité citoyenne. Je l’aurais combattu au plan de la réflexion théorique, mais j’aurais vu en lui un compagnon politique légitime, dans la lutte contre toute forme de judéophobie et de discrimination raciale, sous le masque d’une laïcité culturelle.

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    Tariq Ramadan lors d’une conférence à Bordeaux, le 26 mars 2016 (M. FEDOUACH/AFP).

    J’ai, envers la philosophie de Tariq Ramadan, une vision fortement critique, tout comme, pour d’autres raisons, envers celle d’Alain Finkielkraut. Mais exploiter des positions conservatrices de l’intellectuel musulman afin de salir ceux qui luttent contre la propagation du racisme, en faire un dangereux épouvantail pour utiliser le terme stigmatisant d’islamo-gauchiste, n’est pas à l’honneur d’un chef de gouvernement socialiste, qui, par ailleurs, commet une erreur en assimilant antisionisme et antisémitisme (je suis quasiment sûr que le républicain Manuel Valls ne soutient pas la politique communautaire d’un État qui, par principe, appartient, non pas à tous ses citoyens mais aux juifs du monde entier, qui n’y résident pas).

    Certes, le terme d’"islamo-gauchisme" n’est pas encore identique ni proche de la vieille appellation du « judéo-bolchévisme ». Il est destiné, pour le moment, à clouer le bec, et à faire diversion dans le débat public, par rapport à d’autres problèmes sociaux et politiques un peu plus sérieux. Toutefois, qui peut affirmer que le recours à la formule « islamo-gauchisme » n’est pas promis à un sombre futur imprévu ? Il se pourrait qu’elle constitue une contribution rhétorique, non marginale, vers l’approche d’un trou noir supplémentaire dans l’histoire moderne de l’Europe.