Madrid, première capitale européenne à auditer sa dette

/Madrid-premiere-capitale

  • « Centre d’actualités de l’ONU - L’ONU décide de créer un cadre juridique de restructuration de la dette souveraine »
    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=33262
    http://www.un.org/News/dh/photos/large/2011/September/483666-ga-911.jpg

    « Dettes publiques : une résolution de l’Onu pour les restructurer »
    http://www.politis.fr/Dettes-publiques-une-resolution-de,32337.html

    « Résolution des Nations Unies pour restructurer les dettes des Etats »
    http://www.pressenza.com/fr/2015/09/resolution-des-nations-unies-pour-restructurer-les-dettes-des-etats

    -"À l’instar du représentant des États-Unis, qui s’est inquiété des incertitudes qu’un tel texte pourrait faire peser sur les marchés financiers, ceux de l’Union européenne, du Japon, de l’Australie et de la Norvège ont dit qu’ils ne pouvaient l’appuyer compte tenu de la précipitation avec laquelle il a été présenté à quelques jours de la fin de la session de l’Assemblée générale. Ils ont rappelé que le Fonds monétaire international (FMI) et le Club de Paris se penchaient déjà sur cette question d’un cadre contractuel relatif à la question de la dette."

    –"« Une initiative comparable avait échoué en 2003 au FMI. Cette fois encore, le doute plane sur la position des Etats européens. Celle-ci est pourtant fondamentale pour la mise en application de cette résolution. Jusqu’ici, ils sont restés à l’écart du processus, ne soutenant pas la mise en place du comité »"

    –"Jeudi 10 septembre 2015, l’assemblée générale des Nations Unies (ONU) a voté une résolution de 9 principes fondamentaux [1] concernant l’encadrement de la restructuration de la dette souveraine des États. Le texte a été adopté par 136 voix pour, 6 contre (Allemagne, Canada, États-Unis, Israël, Japon et Royaume-Uni) et 41 abstentions."

    –"« Voulez-vous savoir pourquoi ces 11 pays ont voté contre ? Car ils détiennent moins de 10 % des voix à l’Assemblée générale, mais possèdent 45 % des voix au Fonds monétaire international »"

    –"Extrait de la résolution du 09/09/2014 [5] :

    […] Considérant que tout État a le droit souverain de restructurer sa dette souveraine, droit dont nulle mesure émanant d’un autre État ne saurait contrarier ou gêner l’exercice"

    –"Un comité spécial est créé dans lequel tous les États Membres et observateurs des Nations Unies sont invités à participer. Surprise, à la première réunion de la nouvelle commission aucun pays de l’UE n’était présent."

    –"Revenons au 10/09/2015, que dit le texte ?

    1) Tout État a le droit, dans l’exercice de son pouvoir discrétionnaire, d’élaborer sa politique macroéconomique, et notamment de restructurer sa dette souveraine, droit dont nulle mesure abusive ne saurait empêcher ou gêner l’exercice. La restructuration doit être un dernier recours et préserver d’emblée les droits des créanciers.[7]

    Les mots ont un sens et cette phrase dans le premier principe fondamentale est très claire.

    Elle annihile le sens que tous les pays du G77 avaient donné à la résolution du 09/09/2014 pour remettre au centre les intérêts financiers. "

    #ONU #Dette #Dette_publique

    • « Madrid, première capitale européenne à auditer sa dette »
      http://cadtm.org/Madrid-premiere-capitale

      -"Alors que l’État espagnol a consacré plus de 60 milliards d’euros à sauver des banques responsables de leur situation, en raison de spéculations inconsidérées, il abandonne les plus vulnérables. Notamment ceux qui s’étaient endettés pour acquérir leur logement principal et qui, en raison de la crise, ne sont plus en mesure de rembourser leur emprunt. Ils se voient non seulement expulsés, la banque récupérant leur bien, mais restent par dessus tout redevables de cette dette qui n’a pourtant plus lieu d’être."

      –"Alors que Madrid, avec ses 3,165 millions d’habitants, représente moins de 7% du total de la population du pays, sa dette s’est élevée à plus de 17% des dettes de toutes les municipalités |2|. Elle est en effet passée de 1,45 milliards en 2003 à près de 6 milliards en 2015 (42% du total de la dette de toutes les capitales des 50 provinces espagnoles) et le service de la dette a presque triplé entre 2011 et 2014, passant de 523 millions à 1,49 milliards d’euros. "

      –"Dans une étude sur le sujet, le conseiller Sánchez Mato montre qu’alors que les dotations aux différents quartiers ont diminué en l’espace de 4 ans de 98 millions, le service de la dette a, lui, augmenté de plus de 1,1 milliard d’euros. Le montant affecté aux quartiers sur les 5 derniers exercices est monté à 2,6 milliards alors que le coût du service de la dette a été bien plus élevé avec 4,8 milliards d’euros "

      –"Alors que le service de la dette sur la période a englouti 4,42 milliards d’euros, les dépenses liées à la promotion et protection sociale n’ont, elles, représenté que 1,1 milliard d’euros soit 4 fois moins. Et pourtant le discours véhiculé par les médias est généralement le même : « nous avons vécu au dessus de nos moyens » ; « on a trop dépensé, il faut se serrer la ceinture ». Jamais on n’entend parler du service de la dette comme la première dépense celle qui entretient et aggrave les déficits publics créés par des cadeaux fiscaux et des dépenses inappropriées dont la majorité des citoyens n’est nullement responsable. "

      –"L’annonce de l’organisation d’un audit a ainsi donné lieu à la dégradation de la note de la dette de Madrid par l’agence de notation Standard & Poors"

    • La dette mondiale atteint 286% du PIB de la planète
      http://www.express.be/business/fr/economy/la-dette-mondiale-atteint-286-du-pib-de-la-planete/213518.htm

      -"nous sommes dans une situation bien pire que celle dans laquelle nous nous trouvions juste avant la crise financière, affirme Michael Snyder du blog économique The Economic Collapse."

      –"D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ».

      « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il.

      Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes."

      192.000.000.000.000 d’euros, le poids de la dette mondiale
      http://www.latribune.fr/economie/international/192-000-000-000-000-d-euros-le-poids-de-la-dette-mondiale-755700.html

    • CADTM - Le nouveau piège de la dette
      http://cadtm.org/Le-nouveau-piege-de-la-dette

      « Les crises de la dette sont devenues considérablement plus fréquentes dans le monde entier, depuis la déréglementation des prêts et des flux financiers internationaux intervenue dans les années 70. Une cause sous-jacente à la dernière crise financière mondiale qui a débuté en 2008, a été la montée des inégalités et la concentration des richesses. Plus de gens et de pays ont été rendus dépendants de l’endettement, ce qui a provoqué une augmentation des fonds affectés à la spéculation sur des actifs financiers risqués. »

      http://zinc.mondediplo.net/messages/2775

    • CADTM - Quand les économistes libéraux volent au secours des banques
      http://cadtm.org/Quand-les-economistes-liberaux

      -"Dexia, la plus impliquée dans ce scandale. Lorsque cette banque fut mise en faillite, le gouvernement français accepta de reprendre 90 milliards d’euros d’encours de prêts qu’elle avait consentis aux acteurs publics locaux, dont 10 milliards d’euros considérés comme très risqués." ;
      –" le pouvoir dit « socialiste », entièrement acquis au lobby bancaire, avait bien refusé de séparer les banques de dépôts des banques d’affaires avec sa pseudo-réforme de 2012, il était logique deux ans plus tard qu’il persiste dans cette politique en y ajoutant une forfaiture supplémentaire." ;
      –" FitchRatings et son fameux rapport spécial, « La dette structurée des collectivités locales : gestion active ou spéculation ? » |4|. Cet oubli « sélectif » est loin d’être anodin car dans leur étude, les analystes de la fameuse agence de notation, que l’on ne peut suspecter de nourrir des liens avec l’ultragauchisme, insistent sur la responsabilité des banques dans la mise en place de « produits… extrêmement risqués pour leurs souscripteurs » |5|. Ces analystes relèvent que du fait de pratiques comptables inadaptées, « les collectivités… sont… incitées à une véritable fuite en avant consistant à masquer leurs pertes potentielles par la souscription de nouveaux financements encore plus risqués. » |6| Il fallait donc faire silence sur une étude qui lève le voile sur les pratiques machiavéliques des banques dont l’essentiel est résumé en une simple phrase : « Les prêteurs ont donc réussi à imposer une situation paradoxale où, au lieu d’être rémunérés pour prendre un risque (de crédit) supplémentaire, ils l’ont été pour faire prendre un risque (de taux) à leurs clients. »" ;
      –"Considérant la thèse défendue par les auteurs, on n’est pas surpris de voir Philippe Manière, ancien directeur de l’Institut Montaigne, le think tank libéral bien connu, venir assurer la promotion de l’étude de Christophe Pérignon et Boris Vallée sur les ondes de France Culture où il a table ouverte tous les mardis dans la matinale, « Le monde selon Philippe Manière », dont l’intitulé, à défaut d’exhaler la modestie, annonce pour le moins la couleur."

      #PS #Finance