Battisti et les siens : la fin d’une mystification

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  • *Battisti et les siens : la fin d’une mystification*

    À la fin, donc, Cesare Battisti a reconnu sa responsabilité dans quatre homicides commis au nom des « Prolétaires armés pour le Communisme » (PAC) en 1978 et 1979 et pour lesquels il avait été condamné par contumace par les tribunaux italiens. De même il a confirmé la version qu’a donné la justice de ces évènements. Extradé de Bolivie en janvier dernier (1) dans des conditions indignes et emprisonné en Sardaigne après 37 années de fuite et d’exil, Battisti a fait ces déclarations lors d’une rencontre organisée à sa demande avec le magistrat responsable de l’antiterrorisme à Milan. Il présente ses excuses aux familles des victimes, évoque « une guerre civile » de l’époque et reconnaît que « la lutte armée a empêché le développement de la révolution culturelle, politique et sociale née dans les années 60 ». Une page est ainsi presque tournée. Mais une page seulement, car, au-delà des responsabilités individuelles et collectives, l’Italie doit encore toujours faire les comptes avec l’histoire des années de plomb. Avec l’histoire en mettant à jour toutes les responsabilités y compris étatiques et avec la justice en mettant enfin à l’ordre du jour une loi d’amnistie.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/03/31/battisti-et-les-siens-la-fin-dune-mystification

    #italie