cinq questions sur le xénoféminisme

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  • « Les femmes ont été traitées comme des machines » : cinq questions sur le #xénoféminisme
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    Pourquoi une telle confiance en la technologie ?

    A cette question que nous leur posons par mail, en ajoutant que celle-ci a longtemps exclu les femmes, et continue parfois de reproduire les stéréotypes sexistes, les membres de Laboria Cuboniks ont une réponse ferme : « Les femmes et la technologie sont des alliées de longue date. L’une des leçons que nous tirons du cyberféminisme est qu’historiquement, les femmes ont été traitées en tant qu’”infrastructure” facilitant une économie qui les a largement exclues. Pour le dire succinctement, elles ont été traitées comme des machines - des machines reproductives, des machines à écrire, des machines à effectuer du travail domestique, des machines à produire du capital social masculin. Au début du XXe siècle, on parlait d’“ordinateurs” pour parler des dactylographes, souvent des femmes. Le travail féminin et le travail des machines ont été invisibles et imperceptibles. Et nous ne commençons qu’aujourd’hui à rectifier les récits autour du rôle des femmes dans les développements scientifiques et technologiques : la contribution des femmes à l’informatique par exemple est absolument fondamentale. Il est important de ne pas être pessimiste sur la place que vont occuper les femmes dans un futur technologique. Nous tentons de le promouvoir dans le manifeste à travers l’idée d’une raison non-genrée (“Prétendre que la raison ou la rationalité est “par nature” l’affaire du patriarcat revient à s’avouer vaincu.e.s”, y lit-on, ndlr). La technologie n’est pas fondamentalement hostile aux femmes. Mais elle n’est pas fondamentalement émancipatrice non plus. Le risque existe. Il faut le considérer pour les évolutions à venir, comme celles de l’intelligence artificielle. »

    https://seenthis.net/messages/812759 via Agnès Maillard