• Quand le printemps s’éveille aux quatre coins du monde
    http://www.reporterre.net/Quand-le-printemps-s-eveille-aux-quatre-coins-du-monde

    Le voyage enrichit quiconque accepte la « douce violence » de quitter sa zone de confort. Parmi ses vertus, la réaffirmation du sentiment d’unicité et de diversité du monde, alors que le printemps l’éveille. Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes. Il en va de l’éloignement en politique comme pour les amants, il est parfois nécessaire de prendre un peu de distance et de temps, pour se réaiguiser les sens et laisser (...)

    #Chronique

    / #Chroniques_de_Corinne_Morel_Darleux

    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Norouz »
    « http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2016/03/24/Retour-de-Diyarbakir-%3A-Newroz%2C-l-%C3%A9quinoxe-de-Print »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/hanami »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/Frida_Kahlo »
    « http://www.arte.tv/guide/fr/063685-000-A/kurdistan-la-guerre-des-filles »
    « https://en.wikipedia.org/wiki/Sherko_Bekas »
    « http://www.revue-ballast.fr/bookchin-ecologie-radicale-et-municipalisme-libertaire »
    « http://www.jaures.eu/syntheses/jaures-et-la-patrie »


  • Quand le printemps s’éveille aux quatres coins du monde
    http://www.reporterre.net/Quand-le-printemps-s-eveille-aux-quatres-coins-du-monde

    Le voyage enrichit quiconque accepte la « douce violence » de quitter sa zone de confort. Parmi elles, la réaffirmation du sentiment d’unicité et de diversité du monde, alors que le printemps l’éveille. Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes. Il en va de l’éloignement en politique comme pour les amants, il est parfois nécessaire de prendre un peu de distance et de temps, pour se réaiguiser les sens et laisser grandir (...)

    #Chronique

    / #Chroniques_de_Corinne_Morel_Darleux

    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Norouz »
    « http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2016/03/24/Retour-de-Diyarbakir-%3A-Newroz%2C-l-%C3%A9quinoxe-de-Print »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/hanami »
    « http://fr.wikipedia.org/wiki/Frida_Kahlo »
    « http://www.arte.tv/guide/fr/063685-000-A/kurdistan-la-guerre-des-filles »
    « https://en.wikipedia.org/wiki/Sherko_Bekas »
    « http://www.revue-ballast.fr/bookchin-ecologie-radicale-et-municipalisme-libertaire »
    « http://www.jaures.eu/syntheses/jaures-et-la-patrie »


  • Le capitalisme porte en lui la guerre -
    http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/le-capitalisme-porte-en-lui-la-guerre-1895
    http://www.jaures.eu/wp-content/uploads/2014/05/plaie_petit-journal_1903.jpg

    Le capitalisme est d’essence guerrière

    Au risque de vous paraître affligé de la plus cruelle monotonie, je dois dire ici tout d’abord quelle est, selon nous, la raison profonde de cette contradiction, de ce perpétuel péril de #guerre au milieu de l’universel désir de la paix. Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la #concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques ; tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre, écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant ensuite, au moyen de la #bourgeoisie gorgée d’affaires, le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la #division profonde des #classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. [...]

    Jean Jaurès, quoi doit faire le ventilo dans sa tombe…

    http://seenthis.net/messages/430732 via Agnès Maillard


  • Jean Jaurès :

    J’estime que l’action légale peut être aujourd’hui plus puissante, plus efficace que l’action convulsive. Nous voulons demander à la classe ouvrière de s’organiser légalement pour échapper à toute tentative et à toute possibilité de violence ; mais, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, nous ne sommes pas, nous ne pouvons pas être les dupes de l’hypocrisie sociale des classes dirigeantes. […]
    Ce qu’elles entendent par le maintien de l’ordre…, ce qu’elles entendent par la répression de la violence, c’est la répression de tous les écarts, de tous les excès de la force ouvrière ; c’est aussi, sous prétexte d’en réprimer les écarts, de réprimer la force ouvrière elle-même et laisser le champ libre à la seule violence patronale.
    Ah ! Messieurs, quand on fait le bilan des grèves, quand on fait le bilan des conflits sociaux on oublie étrangement l’opposition de sens qui est dans les mêmes mots pour la classe patronale et pour la classe ouvrière. Ah ! les conditions de la lutte sont terriblement difficiles pour les ouvriers ! La violence, pour eux, c’est chose visible…
    M. le Ministre de l’Intérieur (Georges Clemenceau) : Fressenneville (1) se voit, ce n’est pas un écart de langage, cela !
    Jean Jaurès : Oui, Monsieur le Ministre, la violence c’est chose grossière…
    M. le Ministre de l’Intérieur : Cependant, elle ne vous frappe pas !
    Jean Jaurès : … palpable, saisissable chez les ouvriers : un geste de menace, il est vu, il est retenu. Une démarche d’intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges. Le propre de l’action ouvrière, dans ce conflit, lorsqu’elle s’exagère, lorsqu’elle s’exaspère, c’est de procéder, en effet, par la brutalité visible et saisissable des actes. Ah ! Le patronat n’a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l’intimité d’un conseil d’administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers ; ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l’universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c’est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l’homme palpitant et criant ; la machine ne grince même pas et c’est en silence qu’elle le broie. […]
    La même opposition, elle éclate dans la recherche des responsabilités. De même que l’acte de la violence ouvrière est brutal, il est facile au juge, avec quelques témoins, de le constater, de le frapper, de le punir ; et voilà pourquoi toute la période des grèves s’accompagne automatiquement de condamnations multipliées.
    Quand il s’agit de la responsabilité patronale – ah ! laissez-moi dire toute ma pensée, je n’accuse pas les juges, je n’accuse pas les enquêteurs, je n’accuse pas, parce que je n’ai pas pu pénétrer jusqu’au fond du problème, je n’accuse pas ceux qui ont été chargés d’enquêter sur les responsabilités de Courrières (2), et je veux même dire ceci, c’est que quel que soit leur esprit d’équité, même s’ils avaient le courage de convenir que de grands patrons, que les ingénieurs des grands patrons peuvent être exactement comme des délinquants comme les ouvriers traînés par charrettes devant les tribunaux correctionnels, même s’ils avaient ce courage, ils se trouveraient encore devant une difficulté plus grande, parce que les responsabilités du capital anonyme qui dirige, si elles sont évidentes dans l’ensemble, elles s’enveloppent dans le détail de complications, de subtilités d’évasion qui peuvent dérouter la justice. […]
    Ainsi, tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours, est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité.
    Vous me disiez, monsieur le ministre, que nous vous accusions d’avoir caché un cadavre ; non, nous ne vous avons pas accusé d’avoir caché un cadavre, mais il y a 1 400 cadavres que la société capitaliste est en train de cacher !

    http://www.jaures.eu/ressources/de_jaures/violence-patronale-violence-ouvriere-jaures-et-clemenceau-1906

    On reconnait ici les deux constats, ceux qui pensent que les ouvriers, les travailleurs exploités qui se révoltent sont dans leur droit même si cette violence peut être regrettable et ceux qui pensent que ce sont des “voyous” comme le dit monsieur valls, qui se réclame de Clemenceau,

    Clemenceau le briseur de grèves qui en 1907 lors de la grève des vignerons du Languedoc ordonnera une répression armée qui conduira à sept morts, dont une jeune femme de 20 ans et un garçon de 14 ans.

    Clemenceau le premier flic de France,

    Clemenceau le Sinistre de L’interieur,

    Clemenceau le capitulard face au capital,

    Clemenceau membre des radicaux de gauche toute sa vie et qui ne sera jamais membre du parti socialiste,

    Manuel Valls se réclame de cet homme, il attaque les ouvriers qui certes font une action violente, mais il omet l’autre violence, celle de 2900 licenciements qui mènent à une chemise arrachée, celle de cette femme au bord des larmes, celle de ces gens “de bien” qui la méprise lorsque elle décrit sa situation https://www.youtube.com/watch?v=pU0l0KfYlqk

    cette violence-la est ignorée, cachée, minimisée, alors qu’un rapport vient de sortir annonçant que le chômage tue selon les estimations les plus basses 20 000 personnes chaque année en France, en excluant les suicides, juste par le dépérissement des conditions de vie.

    Sinistre gouvernement “socialiste” qui prend avec lui des figures sinistres pour commettre des actes terribles en utilisant des mots si doux.