Collective de traduction de textes féministes radicaux

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  • #Andrea_Dworkin : « La pornographie : une réalité »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/28/andrea-dworkin

    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/12/lifedeath.jpg J’aimerais que vous réfléchissiez particulièrement aux points suivants. Premièrement : les pornographes font de nos corps leur langage. Tout ce qu’ils disent, ils ont besoin de nous pour le dire. Ils n’ont pas ce droit. Ils ne doivent pas avoir ce droit. Deuxièmement : protéger juridiquement la pornographie comme s’il s’agissait d’un simple discours signifie qu’il y a une nouvelle façon de faire légalement de nous des biens meubles. Si la Constitution protège la pornographie en tant que discours, alors nos corps appartiennent aux proxénètes qui ont besoin de nous utiliser pour s’exprimer. Eux, les êtres humains, possèdent un droit de parole humain et la dignité d’une protection constitutionnelle ; nous, qui sommes actuellement un cheptel, des biens meubles, nous sommes leurs caractères, leurs symboles sémantiques, les objets qu’ils disposent afin de communiquer. Nous ne sommes reconnues que comme le discours de proxénètes. La Constitution est du côté où elle a toujours été : celui du propriétaire de biens qui en tire profit, même quand sa propriété est une personne, définie comme propriété en raison de la collusion entre le droit et l’argent, le droit et le pouvoir. La Constitution n’est pas la nôtre à moins qu’elle ne fonctionne pour nous, notamment comme recours face aux exploiteurs et comme point d’appui pour accéder à la dignité humaine. Troisièmement : la pornographie utilise celles et ceux qui aux États-Unis ont été exclus de la Constitution. La pornographie utilise des Blanches, qui étaient alors des biens meubles. La pornographie utilise des Afro-américaines, qui étaient alors des esclaves. La pornographie utilise des hommes stigmatisés ; par exemple, les hommes afro-américains, qui étaient alors des esclaves et sont souvent sexualisés par les pornographes contemporains qui les dépeignent en violeurs et en animaux. La pornographie n’est pas faite à de vieux hommes blancs. Elle ne l’est pas. Personne n’éjacule sur eux. Ce sont eux qui éjaculent sur nous ou qui protègent ceux qui le font. Ils en tirent des profits réels, et nous devons réellement leur barrer la route.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/PornHappens.html et https://www.rapereliefshelter.bc.ca/learn/resources/pornography-happens-women-andrea-dworkin-1993
    #pornographie #violences_masculines #féminisme_radical #racisme #intersectionnalité #justice

    https://seenthis.net/messages/817759 via Tradfem


  • #Mary_Kate_FAIN : Il est temps de cesser de fréquenter les hommes consommateurs de #porno................ Ouais, je l’ai dit !
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/24/il-est-temps-de-cesser-de-frequenter-les-hommes-consommateurs-de-

    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/12/illust-its-time-to-stop-datin.png?w=700 Il y a deux ans, quand j’ai demandé à mon copain de cesser de consommer de la porno, j’avais peur. Je ne voulais pas rompre, mais dans les 15 mois ayant suivi notre rencontre, c’était devenu un facteur de rupture pour moi.

    J’avais peur qu’il le prenne personnellement, qu’il considère cela comme une attaque contre lui-même plutôt qu’une condamnation de cette industrie en général.

    J’avais peur de perdre de la valeur à ses yeux, qu’il pense que j’étais trop prude, trop critique ou trop contrôlante. Après tout, ce n’est pas comme s’il avait une habitude particulièrement envahissante de la porno. Qu’est-ce qui me donnait le droit de lui dire quoi faire de son temps ?

    J’avais peur qu’il se mette en colère, comme le font les hommes.

    Au début, il n’était pas d’accord avec moi. Il avait beaucoup de questions et a tenu à reparler de chaque point en détail, encore et encore pendant des semaines, ad nauseam.

    Finalement, après avoir réfléchi aux faits, il a accepté.

    Deux ans plus tard, notre relation, notre vie sexuelle, et l’amour et le respect que nous avons l’un pour l’autre n’ont jamais été aussi forts. Je ne peux m’imaginer fréquenter à nouveau un consommateur de pornographie.

    Traduction : #Tradfem

    https://seenthis.net/messages/817532 via Tradfem


  • #William_J._Malone, #Colin_M._Wright et #Julia_D._Robertson : Personne n’est né dans « le mauvais corps »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/11/personne-nest-ne-dans-le-mauvais-corps

    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/12/sharon-mccutcheon-6sj6d2ytwuy-unsplash-e1569301690958.jpg?w=700 Dans la plupart des cas, ce que l’on appelle maintenant « identité de genre » est probablement simplement la perception par un individu de sa propre personnalité liée au sexe et influencée par l’environnement comparé au reste des gens du même sexe et de sexe opposé.. En d’autres termes, c’est une auto-évaluation du degré stéréotypé de « masculinité » ou de « féminité », et on la confond à tort avec le sexe biologique. Cette confusion résulte de l’incapacité culturelle à comprendre la large distribution des personnalités et des préférences au sein des sexes et le chevauchement entre les sexes.

    Lorsqu’une fille déclare qu’elle « se sent comme un garçon » ou « est un garçon », ce sentiment peut refléter sa perception de la différence entre sa personnalité et ses préférences par rapport à celles de ses pairs. Si cette fille a un trouble du spectre autistique, elle peut même percevoir un comportement « sexuellement atypique » qui n’existe pas réellement, et ainsi faussement s’auto-diagnostiquer en tant qu’homme, même sans éprouver de traits de personnalité masculins réels.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://quillette.com/2019/09/24/no-one-is-born-in-the-wrong-body
    #dysphorie_de_genre #transgenre #identité_sexuelle

    https://seenthis.net/messages/815665 via Tradfem


  • DERNIÈRE HEURE : Sept manifestantes arrêtées hier en Turquie risquent deux ans de prison pour avoir chanté l’hymne « Un violeur sur votre chemin »
    https://tradfem.wordpress.com/2019/12/10/derniere-heure-sept-manifestantes-arretees-hier-en-turquie-risque

    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/12/photo-manif-turquie.jpg?w=700 Le parquet turc a accusé sept féministes arrêtées hier d’avoir « offensé l’Etat » après avoir chanté lors d’une manifestation à Istanbul l’hymne contre les violences faites aux femmes, « Un violeur sur votre chemin », comme l’ont confirmé lundi des membres du groupe organisateur.

    La police a dispersé hier une manifestation au cours de laquelle quelque 300 femmes ont interprété la chanson du groupe chilien Lastesis en turc et en espagnol, qui est devenu populaire ces derniers jours comme protestation contre la violence sexiste dans de nombreux pays du monde, du Pérou jusqu’en Inde.

    Sept militantes ont été arrêtées et, comme l’a confirmé leur avocat, Tuba Torun, au journal numérique Bianet, ont été accusées d’avoir violé la loi sur les manifestations, pour « insulte au président » et en application de l’article 301 du Code pénal.

    Cet article sanctionne par des peines allant de six mois à deux ans de prison « l’infraction publique contre la nation turque, l’Etat, le Parlement, le gouvernement et les organes judiciaires ».

    #Turquie #justice_patriarcale #mobilisation_féministe

    https://seenthis.net/messages/815229 via Tradfem


  • Le glissement sémantique de Foodporn et la banalisation du viol

    Je suis super larguée niveau hightech-words-in, hier je regarde la télé et le présentateur de capital te vante le foodporn pour te parler de recettes de cuisine.
    Je suis scotchée, hein mais c’est quoi encore ce truc pour faire passer le porno comme top cool sympa.
    Le terme de foodporn a été inventé en 1984 par la féministe Ros Coward https://en.wikipedia.org/wiki/Ros_Coward (la cherche pas sur WP français, elle existe pas) pour dénoncer la bouffe industrielle desgueu présentée dans les pubs des années 70.
    Aujourd’hui ça n’a rien à voir avec ça puisque le terme désigne, semble-t-il assez couramment, chez les jeunes des réseaux sociaux web12 des photos ou vidéos de plats cuisinés.
    Euh … raa, je m’étrangle, héé les mômes, grâce à ce vocabulaire détourné, vous êtes en train d’accepter de glisser insidieusement vers une banalisation et donc une acceptation de la pornographie.

    Je m’explique, l’étymologie de pornographie c’est pórnê (πόρνη), « prostitution », et gráphô (γράφω), « écrire ». Sauf que gráphô étant également à la racine de graphisme, photographie, on considére que pornographie est la représentation visuelle de la prostitution, et le mot porno est le diminutif de pornographie.

    La pornographie c’est donc de la prostitution filmée https://tradfem.wordpress.com/2019/10/01/la-pornographie-cest-de-la-prostitution-filmee-et-totalement-depe
    et la prostitution c’est aussi du viol parce que La prostitution et la culture du viol sont indissociables http://sisyphe.org/spip.php?article5358.

    La plupart des spams vendant des sites pornographiques inclut un autre diminutif de pornographie qui est porn.

    Une fois cela posé si on réfléchit à ce que signifie réellement foodporn, c’est juste l’apologie masquée de la culture du viol par le biais anodin des photographies de cuisine et ça passe dans le langage courant au point que des crétins de la télé la diffuse sans vergogne et sans cerveau. A ce rythme là, quand je pars en voyageporn, je quitte ma maisonporn, je prends ma valiseporn, je pars en carporn ou en trainporn. Comment en est-on arrivé à ce point d’insignifiance détournée pour vanter la pornographie, faire croire en plus que c’est un truc qui donnerait envie, hé ho vous êtes certain·e de ce que vous racontez ?

    Avant de le prononcer à tout va, pensez seulement à ce que ce terme signifie réellement et comment on peut évitez de perpétuer l’acceptation de l’asservissement des femmes et des violences qui leur sont faites avant de reprendre sans réfléchir ce mot atroce.

    Merci de refuser d’alimenter l’industrie du sexe.

    @cuisinelibre

    https://seenthis.net/messages/808302 via touti


  • #Greta_Thunber : Si les dirigeants du monde choisissent de nous abandonner, ma génération ne leur pardonnera jamais.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/24/si-les-dirigeants-du-monde-choisissent-de-nous-abandonner-ma-gene

    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/09/greta_thunberg-rose-e1569315122231.png Vous dites que vous nous « entendez » et que vous comprenez l’urgence. Mais peu importe à quel point je suis triste et en colère, je ne veux pas vous croire. Parce que si vous compreniez entièrement la situation et que vous continuiez à ne pas agir, alors vous seriez méchants. Et cela, je refuse de le croire.

    L’idée populaire de réduire nos émissions de moitié en 10 ans ne nous donne que 50% de chances de demeurer en dessous d’un réchauffement de 1,5°C, et du risque de déclencher des réactions en chaîne irréversibles hors du contrôle humain.

    Vous trouvez peut-être acceptable ce pourcentage de 50%. Mais ces chiffres n’incluent pas les points de basculement, la plupart des boucles de rétroaction, le réchauffement additionnel masqué par la pollution atmosphérique toxique ou les enjeux de justice et d’équité. Ces chiffres comptent aussi sur ma génération et celle de mes enfants pour aspirer hors de l’atmosphère des centaines de milliards de tonnes de votre CO2 avec des technologies qui existent à peine. Voilà pourquoi un risque de 50 % n’est tout simplement pas acceptable pour nous – nous qui devons vivre avec ses conséquences.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.youtube.com/watch?v=TMrtLsQbaok


    #urgence_climatique

    https://seenthis.net/messages/803397 via Tradfem


  • Il se passe au Canada une affaire assez extraordinaire qui révèle ce que nous prépare la notion d’"identité de genre". Un mec normalement membré a intenté des poursuites à SEIZE esthéticiennes après leur avoir réclamé une épilation du maillot. Informé qu’elles ne faisaient pas d’épilation des organes masculins, pour diverses raisons techniques et personnelles, il a menacé ces travailleuses racisées et précaires de les poursuivre pour discrimination en raison de son « identité de genre », soutenant que son pénis et ses couilles sont ceux d’une « femme »... Plusieurs d’entre elles, terrifiées, ont cédé et ont « réglé » c.-a.-d. qu’elles lui ont donné des milliers de dollars. Les autres ont effectivement été traînées la semaine dernière au Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique. Les comptes rendus des audiences de ce Jonathan (Jessica) Yaniv accompagné de sa mère (qui menace de déterrer son défunt mari et de retourner vivre en Israël) sont ubuesques, mais ce masculiniste réclame 8000$CA à chacune des femmes qu’il a ciblées, tout en annon¸ant d’autres poursuites après cette première salve. Une levée de fonds a été organisée par des féministes locales pour soutenir ces femmes, dont cinq ont déjà mis la clé sous la porte de leur petite entreprise.
    Pour en savoir plus et commenter, lire les récents textes affichés à ce sujet sur le portail de la collective de traduction TRADFEM, au https://tradfem.wordpress.com et sur le site https://www.feministcurrent.com

    https://seenthis.net/messages/793895 via martin dufresne


  • Les acheteurs de sexe sont de plus en plus violents, de plus en plus influencés par ce qu’ils voient dans le porno ; par une travailleuse de #RUHAMA
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/23/les-acheteurs-de-sexe-sont-de-plus-en-plus-violents-de-plus-en-pl

    Je ne savais pas grand-chose de la prostitution lorsque j’ai commencé à travailler pour Ruhama il y a 17 ans.

    Je savais qu’un acte avait lieu et que de l’argent changeait de mains, mais peu d’autres choses sur la réalité de la vie des femmes.

    Je ne savais rien non plus du genre d’hommes qui achetaient du sexe aux femmes. Quand j’y pense maintenant, j’avais mené une vie très protégée.

    Quand j’ai commencé à travailler avec Ruhama, j’ai lu beaucoup de choses sur la prostitution pour en apprendre le plus possible – mais c’est dans notre camionnette que j’ai le plus appris.

    Je me souviens de ma première soirée dans la camionnette – j’ai été tout à fait choquée. L’une des premières femmes que j’ai rencontrées était très enceinte et je n’arrivais pas à me faire à cette idée.

    Elle était visiblement mal à l’aise et je me souviens m’être demandé : quel genre d’homme trouverait acceptable d’acheter du sexe à cette femme ?
    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/05/run-for-ruhama.jpg

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.thejournal.ie/readme/opinion-i-support-women-in-prostitution-and-their-reality-is-one-of-pover
    #système_prostitutionnel #violences_masculines #exploitation_sexuelle #prostitueurs

    https://seenthis.net/messages/782991 via Tradfem


  • #Julie_Bindel : Andrea Dworkin est la féministe radicale et visionnaire dont nous avons besoin en ces temps difficiles. Voici pourquoi.
    https://tradfem.wordpress.com/2019/05/14/andrea-dworkin-est-la-feministe-radicale-et-visionnaire-dont-nous

    J’ai connu la vraie Dworkin, et notre amitié de dix ans m’a appris beaucoup plus sur l’amour que sur la haine. « Je conserve dans mon cœur les récits des femmes », me répondait-elle quand je lui demandais comment elle arrivait à demeurer saine d’esprit dans le travail qu’elle faisait. « Ces récits m’exhortent à continuer et à rester concentrée sur ce qui doit être fait. »

    Elle était motivée par un désir inné de débarrasser le monde de la douleur et de l’oppression. Si nous avions été plus nombreuses à écouter Dworkin pendant ses décennies de militantisme et à prendre son travail plus au sérieux, plus de femmes auraient adhéré à un féminisme intransigeant, par opposition au féminisme fun, qui se prête au genre de slogans qu’on peut lire sur les T-shirts de mode, celui qui vante le « girl power » individuel des filles et l’audace de porter le pantalon, plutôt qu’un mouvement collectif pour libérer toutes les femmes de la tyrannie de l’oppression.

    Nous nous sommes rencontrées en 1996. J’étais l’une des organisatrices d’une conférence internationale sur la violence faite aux femmes, et Dworkin était l’une des oratrices principales. Nous nous sommes tout de suite bien entendues, à cause d’un humour semblable et de quelques amies en commun. Le premier soir, nous sommes allées souper avec d’autres conférencières et nous avons rigolé haut et fort de nos différentes listes de souhaits sur des moyens de mettre fin au patriarcat. « Avez-vous remarqué, nous a dit Dworkin le lendemain matin, qu’on nous appelées « ladies » à notre arrivée, « you guys » quand ils ont pris notre commande, et qu’on a probablement été bannies à vie en repartant ? »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2019/apr/16/why-andrea-dworkin-is-the-radical-visionary-feminist-we-need-in-our-ter
    #Andrea_Dworkin #féminisme_radical #misandrie #patriarcat #violences_masculines #femmes_de_droite

    https://seenthis.net/messages/780766 via Tradfem


  • #SAMANTHA_BERG : Fiche aide-mémoire : dix preuves que la prostitution n’est pas un travail
    https://tradfem.wordpress.com/2019/01/24/fiche-aide-memoire-dix-preuves-que-la-prostitution-nest-pas-un-tr

    Un nouveau compte rendu de recherche vient d’être publié en appui à la légalisation de la prostitution comme mesure bénéfique. Intitulée « Associations entre les lois sur le travail du sexe et la santé des travailleurs du sexe : une revue systématique et méta-analyse d’études quantitatives et qualitatives », cette étude a été subventionnée par l’Open Society Foundation, une organisation résolument favorable à la légalisation, « au service de la lutte contre les facteurs structurels du VIH ».

    Enquêter sur les facteurs structurels de la transmission du VIH est un noble objectif de santé publique ; cependant, ce n’est pas un objectif féministe. Le féminisme centre ses efforts de plaidoyer et de conscientisation sur l’amélioration de la vie des femmes et des filles. J’écris depuis plusieurs années des analyses féministes de recherches sur la prostitution, c’est-à-dire que je lis la recherche sur la prostitution en posant avant tout la question suivante : « Comment cela sert-il les femmes et les filles ? »

    S’attendre à ce que les gens examinent avec soin des statistiques et des méthodologies décourageantes – même pour moi qui suis universitaire – est irréaliste et même inutile. Des statistiques comme celles assemblées par Prostitution Research & Education sont utiles pour quantifier les dommages graves causés par la prostitution, mais j’ai eu plus de succès à convaincre les gens que la légalisation exacerbe ces dommages lorsque j’arrête parler chiffres et que je livre à mon auditoire des raisonnements de sens commun qui leur parlent d’éléments reconnaissables de leur propre vie.

    J’ai rédigé en 2005 la « Fiche Genderberg sur la prostitution » pour mettre l’accent sur la raison plutôt que sur les statistiques, et cette page reste la plus populaire de mon site web archivé, Genderberg.com. Peu de choses me font plus plaisir que de voir de temps à autre quelqu’un répéter après moi : « Il n’y a pas d’autre « emploi » où une jeune fille de 13 ans sans aucune expérience peut être vendue 100 fois plus cher qu’une femme de 23 ans ayant dix ans d’expérience professionnelle. »

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/12/17/prostitution-not-work-crib-sheet
    https://tradfem.files.wordpress.com/2019/01/photo-samantha-berg.jpg?w=220&h=126&crop=1
    #système_prostitutionnel #domination_masculine #travail_du_sexe #féminisme #abolitionnisme

    https://seenthis.net/messages/755107 via Tradfem


  • 29 ans après le massacre de l’#École_Polytechnique, voici 1112 DES FEMMES ET ENFANTS TUÉES PAR DES HOMMES EN TANT QU’HOMMES (OU PAR DES INCONNUS), AU #QUÉBEC, DEPUIS LE 6 DÉCEMBRE 1989
    https://tradfem.wordpress.com/2018/11/23/29-ans-apres-le-massacre-de-lecole-polytechnique-1112-femmes-et-e
    https://tradfem.files.wordpress.com/2018/11/feminicide-getty.jpg
    Liste tenue à jour par Martin Dufresne
    #féminicide #violences_masculines #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/738203 via Tradfem


  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid

    http://tradfem.files.wordpress.com/2017/08/look-kitten-i-am-a-man.jpg
    Quelle situation tragique et tout à fait inutile ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot « trans ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de « non binaire »… Ils se retrouvent tous sous le « parapluie trans ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    https://seenthis.net/messages/716558 via Tradfem


  • La cour Suprême espagnole ordonne à l’État de dédommager la mère d’une enfant assassinée par son père lors d’une visite non surveillée
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/01/la-cour-supreme-espagnole-ordonne-a-letat-de-dedommager-la-mere-d

    Andrea, la fille d’Ángela, est née en 1996. Le partenaire d’Ángela l’a soumise à de fréquentes violences physiques et psychologiques. Ángela a déposé pas moins de 30 plaintes à la police et au tribunal. Son partenaire a été reconnu coupable d’une infraction mineure et a été condamné à payer une petite amende pour harcèlement. Une seule ordonnance judiciaire a protégé la mineure et a duré deux mois.

    La séparation conjugale a été ordonnée en novembre 2001. Le juge n’a pas mentionné la violence comme cause de la séparation. L’ordre autorisait des visites non supervisées entre père et fille, et le père avait droit à l’utilisation de l’habitation familiale. Ángela a interjeté appel de la décision mais a échoué. Andrea avait exprimé à plusieurs reprises son désir de ne pas voir son père. En avril 2003, le père a tué la fillette de 7 ans et s’est suicidé lors d’une visite non surveillée.

    Après des mois de deuil, Ángela a déposé une demande d’indemnisation pour erreur judiciaire. Le ministère de la Justice a rejeté la demande en 2005. Des appels administratifs et judiciaires ont suivi jusqu’à la Cour suprême, en 2010, et la Cour constitutionnelle, en 2011, a rejeté la demande.

    Ángela a alors déposé une plainte auprès du Comité CEDAW des Nations Unies en 2012 après avoir épuisé tous les recours internes. Dans sa décision finale sur le fond de 2014 (affaire 47/2012), le Comité a conclu que « la décision d’autoriser des visites non supervisées avait été prise sans les garanties nécessaires et sans tenir compte (…) de la violence domestique qui caractérisait les relations familiales pendant des années « (paragraphe 9.5) ; Ángela « a subi un préjudice de la plus grande gravité et un préjudice irréparable à la suite de la perte de sa fille et des violations décrites » (paragraphe 9.8). L’Espagne n’a pas agi avec la diligence voulue dans un cas particulièrement tragique de violence sexiste et cela équivaut à de la discrimination et à la violation des droits humains d’Ángela.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.ejiltalk.org/supreme-court-of-spain-un-treaty-body-individual-decisions-are-legally-binding/comment-page-1/#comment-261297

    #justice #cour_Suprême #droit #féminicide #violence_sexiste

    https://seenthis.net/messages/712638 via Tradfem


  • #JULIE_BINDEL : La dépénalisation de la prostitution était censée protéger les travailleuses du sexe – au contraire, elle les met en plus grand danger.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/30/la-depenalisation-de-la-prostitution-etait-censee-proteger-les-tr

    Je fais campagne contre l’industrie mondiale du sexe depuis plus de 20 ans. J’ai passé de longues journées dans des bordels légaux ou semi-légaux en Australie, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Nevada.

    J’ai également visité des « quartiers chauds » dans de nombreux pays en développement, notamment en Afrique du Sud et en Asie, où le même libéralisme bien intentionné mais erroné a conduit les autorités locales à décriminaliser l’exploitation de la prostitution.

    Dans tous ces endroits, tout comme dans le quartier de Holbeck à Leeds*, au Royaume-Uni, la déréglementation a non seulement échoué à actualiser ses promesses, condamnant la majorité des femmes impliquées à une vie de dégradation physique et mentale épouvantable, mais elle a également provoqué une augmentation de la demande masculine et considérablement aggravé le problème.

    Dans les pires cas, maintenant évidents en Europe et dans une grande partie du monde en développement, cela a entraîné une explosion de la traite de jeunes femmes et de jeunes filles.

    Pour chaque prostituée heureuse (s’il en existe vraiment), il y en a des milliers pour qui la vie est sordide et dangereuse.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.telegraph.co.uk/news/2018/07/23/decriminalising-prostitution-supposed-keep-sex-workers-safe

    Julie Bindel est une auteure et commentatrice féministe de premier plan et elle est l’auteure de The Pimping of Prostitution, Abolishing the Sex Work Myth (Palgrave Macmillan, 2017).
    #prostitution #travail_du_sexe #réglementarisme #abolition #modèle_nordique

    https://seenthis.net/messages/711899 via Tradfem


  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles « manquent à l’appel » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme. https://tradfem.files.wordpress.com/2018/07/why-isnt-it.jpg?w=700

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat

    https://seenthis.net/messages/710915 via Tradfem


  • #Kathleen_Stock : Ce que je crois (et ne crois pas) à propos du sexe et du genre
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/22/ce-que-je-crois-et-ne-crois-pas-a-propos-du-sexe-et-du-genre

    On me demande aussi, plus généralement, ce que veut dire être une femme selon moi. Je suis assez certaine que ce n’est pas un sentiment subjectif, ou un ensemble de préférences et de comportements « féminisés ». Je n’ai pas particulièrement l’impression d’être une femme, et la plupart de mes préférences et de mes comportements ne sont absolument pas féminisés. Je suis néanmoins une femme. Pour le reste, j’y réfléchis encore. Je regrette beaucoup le caractère restreint des choix offerts par la littérature savante. Les philosophes qui, dans d’autres contextes, sont très créatifs dans leur théorisation de questions ontologiques tendent dans ce domaine à énoncer dogmatiquement des mantras plutôt simplistes, sans doute en partie par crainte des critiques. (De fait, il n’est pas clair que tout autre type d’assertion serait publiée.)

    Voici une liste de choses dont je suis par contre plus certaine. Je crois que les échanges d’ordre philosophique et éthique perdent au change si on en omet des enjeux comme ceux-ci. Les propos qui suivent ne s’adressent donc pas aux personnes déjà engagées dans le débat : celles qui adoptent la position critique du genre, ou celles qui sont « pro-trans » (ce qui est déjà une fausse dichotomie, au moins sur le plan théorique). Contrairement à nous, ces personnes réfléchissent déjà à tout cela. Ces phrases s’adressent plutôt à mes collègues philosophes, dans une tentative de souligner certains éléments qui semblent évidemment pertinents à tout point de vue adopté sur l’identité sexuelle ou les questions appliquées connexes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/what-i-believe-about-sex-and-gender-and-what-i-dont-15da1cba88c6

    _Kathleen Stock enseigne la philosophie à l’Université du Sussex. Ses essais brisent un silence qu’elle déplore au sein de cette communauté concernant les enjeux associés aux revendications transgenristes. Elle subit présentement une cabale du lobby trans : piquetage de ses cours, diffamations diverses, revendication qu’elle soit congédiée, etc. On peut lire d’autres textes (ici et en cours de traduction) détaillant sa position sur le site medium.com/@kathleenstock et s’abonner à son fil Twitter : https://twitter.com/Docstockk._

    #transfemme #philosophie #LGBT #misogynie

    https://seenthis.net/messages/709761 via Tradfem


  • #Meghan_Murphy : Tant que les hommes feront aussi peu d’efforts, l’empathie des femmes a besoin de limites.
    https://tradfem.wordpress.com/2018/06/01/tant-que-les-hommes-feront-aussi-peu-defforts-lempathie-des-femme

    https://tradfem.files.wordpress.com/2018/06/photo-mariage.png?w=700
    Les femmes sont avant tout appelées à donner. Donner du plaisir, des soins, de la nourriture, des enfants, un soutien interminable et du travail domestique. On nous demande d’être des sources d’empathie désintéressée, qui comprennent et tolèrent la douleur et la souffrance de ceux qui nous entourent. Même si, bien sûr, rien de tout cela n’est mauvais en soi – l’empathie est certainement une valeur que le monde pourrait mieux mettre à profit –, ces comportements défavorisent les femmes.

    Il semble incroyablement injuste d’être punies pour notre tolérance ou notre compréhension – pour supporter de mauvaises attitudes parce que nous savons qu’elles viennent d’un lieu de souffrance – et pourtant nous le sommes. Nous nous retrouvons captives d’un piège où nous devons soit nous endurcir pour éviter d’être blessées une fois de plus par un homme en souffrance – et on nous punit de le faire en nous accusant d’être trop « dures » et froides – soit continuer à absorber les violences affectives (ou physiques) qui nous sont infligées lorsque nous restons sur place à tenter de soutenir un homme « blessé ». Le fait que les femmes croient en la bienveillance des hommes – croient en leur capacité à changer, à surmonter leurs traumatismes et leurs problèmes affectifs, à cesser de nous faire du mal – est bien sûr une qualité admirable, même si c’en est une qui nous nuit.

    J’ai toujours été incapable de trouver un équilibre sain entre mon empathie et ma colère envers les hommes. Demeurer dans des relations pour tenter de compenser la douleur masculine – qui se manifeste par la dépendance aux drogues, la colère, la violence, l’infidélité, le mensonge, les « difficultés à s’engager » ou la simple distance affective – m’a inévitablement amenée à souffrir, à développer une perte de confiance en l’autre et, oui, parfois à de la colère.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/05/22/long-men-arent-stepping-womens-empathy-needs-limits

    #empathie #colère #féminisme #InCel #misogynie #souffrance_des-hommes #mariage

    https://seenthis.net/messages/699040 via Tradfem


  • #Claire_Potter : Harvey Weinstein et la question des complices
    https://tradfem.wordpress.com/2017/12/04/claire-potter-harvey-weinstein-et-la-question-des-complices

    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/12/imrs.jpg Moi, j’aimerais savoir ce qu’aurait dit Andrea Dworkin à propos de Harvey Weinstein.

    Cela fait un demi-siècle que #Dworkin – participante controversée à la première génération de féministes radicales à réfléchir aux violences sexuelles – et ses consœurs de la deuxième vague du féminisme ont amorcé la conversation contemporaine à propos de ces violences, et j’ai parfois l’impression que cette conversation piétine. Voyez par exemple le fait que les agressions sexuelles répétées de #Weinstein contre les femmes étaient un secret de polichinelle dans le monde du cinéma, du journalisme et de la politique depuis au moins 30 ans. C’est dire que des centaines de personnes ont conspiré pour dissimuler son comportement de prédateur.

    Oui, conspiré. C’est cette conspiration, ainsi que la façon dont elle a pris fin, qui m’amène à me demander ce que Dworkin elle-même aurait pu écrire dans ce contexte. Féministe souvent rejetée et vilipendée par les féministes libérales, Dworkin comprenait que les collègues et les camarades de travail, les amis et les membres de la famille des prédateurs jouent un rôle clé pour permettre et dissimuler la #violence_sexuelle. Mais elle croyait aussi que le son de la voix des femmes était un puissant antidote contre ce qu’elle reconnaissait comme une forme d’oppression omniprésente.

    Dworkin aurait sans doute trouvé dans l’affaire Weinstein une certaine confirmation de son analyse.

    C’est notamment vrai parce que la conspiration entourant Weinstein s’est effondrée lorsque les femmes se sont mises à parler.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.washingtonpost.com/news/made-by-history/wp/2017/10/20/harvey-weinstein-and-the-problem-of-collaborators

    Claire Potter est professeur d’histoire et rédactrice en chef de la revue Public Seminar à la New School.
    #meetoo

    https://seenthis.net/messages/649501 via Tradfem


  • Souvenez-vous, résistez, ne cédez pas !, par Andrea Dworkin (TRADFEM)
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/26/souvenez-vous-resistez-ne-cedez-pas
    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/11/photo-dworkin-couleur_signe-de-la-main.jpg

    Nous avons identifié le #viol ; nous avons identifié l’#inceste ; nous avons identifié la #violence conjugale ; nous avons identifié la #prostitution ; nous avons identifié la #pornographie – comme autant de #crimes contre les #femmes, de façons d’exploiter les femmes, de façons de faire souffrir les femmes qui sont systématiques et soutenues par les pratiques des sociétés où nous vivons. Nous avons identifié l’exploitation sexuelle comme une forme de violence. Nous avons identifié l’objectification des femmes et leur transformation en produits marchands comme des pratiques déshumanisantes, profondément déshumanisantes. Nous avons identifié l’objectification et l’exploitation sexuelle comme des mécanismes servant à créer de l’infériorité, de l’infériorité réelle : pas un concept abstrait mais une vie vécue en tant que personne inférieure dans une société civile. Nous avons identifié les modèles de violence qui se produisent dans les rapports intimes. Nous savons que la plupart des viols ne sont pas commis par l’étranger dangereux et prédateur mais par le copain, l’amant, l’ami, le mari ou le voisin dangereux et prédateur, par l’homme dont nous sommes le plus proches et non le plus éloignées.

    https://seenthis.net/messages/647763 via Agnès Maillard


  • Au-delà des gentils et des méchants. | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2017/11/07/au-dela-des-gentils-et-des-mechants
    https://tradfem.files.wordpress.com/2017/11/robert-jensen.jpg

    S’il faut en juger par les normes établies par ces hommes qui encourent aujourd’hui la réprobation générale, la plupart d’entre nous les hommes semblons presque être des saints, et là se situe un danger. La divulgation publique du comportement de ces hommes – qu’il s’agisse d’offenses routinières ou de crimes occasionnels – est une excellente chose, et toutes les personnes à avoir été harcelées ou violées devraient continuer à le dire haut et fort.

    Mais nous ne devrions pas laisser les cas les plus flagrants faire déraper l’analyse de la façon dont un large éventail de comportements sexuels masculins intrusifs et violents envers les femmes (ainsi qu’envers les filles, les garçons et les hommes vulnérables) sont à ce point imbriqués dans le tissu quotidien de la vie dans une société patriarcale que ces intrusions et ces violences sont souvent invisible pour les hommes.

    #patriarcat #domination_masculine #culture_du_viol

    https://seenthis.net/messages/643088 via Agnès Maillard