• Jeudi 2 février 2017 au Cinéma AltiCiné 6, rue du Port 45200 Montargis. « Ciné-débat » à partir du film-documentaire « La Sociale » de Gilles Perret. - Avec le concours de Bernard Friot, sociologue, du "Réseau Salariat". Sur ce même thème, (re)lire l’article de Bernard Friot et Christine Jakse : "Une autre histoire de la Sécurité sociale" dans le "Diplo" de décembre 2015.
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395


  • Le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de #Colombie (#FARC) ont franchi un pas supplémentaire vers un cessez-le-feu définitif et le désarmement de la guérilla, le 23 juin à La Havane. Une fois l’accord de paix signé puis ratifié, la juridiction spéciale pour la paix voulue par les deux parties jugera tous ceux qui ont directement ou indirectement participé au conflit armé et sont impliqués dans des « crimes graves ». En décembre 2015, Maurice Lemoine disséquait les enjeux de cette justice de transition « qui promet une descente dans les tréfonds des égouts et des caniveaux… »

    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/LEMOINE/54397 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54397.jpg


  • « Printemps arabe », autant en emporte le vent ?, par Hicham Alaoui
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/ALAOUI/54368 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54368.jpg

    Depuis la vague de révoltes qui a débuté en Tunisie en janvier 2011, le « printemps arabe » semble pris dans un étau, entre retour des Etats autoritaires et menace djihadiste. Mais l’exigence de dignité et l’aspiration à la liberté n’ont pas disparu.


  • #Santé #Sécurité_Sociale
    Une autre histoire de la Sécurité sociale, par Bernard Friot & Christine Jakse (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395

    (Chiffres à recouper) :
    Pour la Fête du travail, France 2 s’en prend à la Sécurité sociale - Ma vie au poste - Télérama.fr
    http://television.telerama.fr/television/pour-la-fete-du-travail-france-2-s-en-prend-a-la-securite-social

    -"« Au lieu de payer ses 55 000 euros par an, elle souscrit à une assurance santé au Royaume-Uni qui ne lui coûte que 4 800 euros chaque année. » 4 800 au lieu de 55 000 euros, quelle bonne affaire ! La journaliste oublie simplement de préciser que ces 4 800 euros ne comprennent pas de cotisations pour la retraite, l’assurance-chômage, etc." ;

    -"« Mettons la Sécurité sociale en concurrence, suggère la partisane d’un système plus juste. Pourquoi ne la met-on pas en concurrence ? » Parce que la Sécu est beaucoup plus performante, rappelle Gilles Perret dans une interview à la chaîne 8 Mont-Blanc : elle n’utilise pour ses frais de fonctionnement que 6 % de l’argent collecté, contre 25 % pour les organismes privés (au budget grevé par les dépenses de marketing et de publicité, parfois aussi par les rémunérations et avantages mirobolants de leurs dirigeants). « Y a aucun problème, du moment où tout le monde est assuré. » Et les pauvres qui n’ont pas les moyens de cotiser ?"

    -"« Ma santé, c’est mon problème, soutient un auditeur. Le mec qui fume trois paquets de cigarettes par jour et qui a un cancer des poumons, je suis désolé, tant pis pour lui. C’est dégueulasse de dire ça mais il prend une assurance santé et s’il dit je suis fumeur, je picole et je me drogue, eh bien il paye. » Imparable. Les drogués ont choisi de l’être, ils doivent en assumer les conséquences." ;

    Quid de ceux qui ciblent des clients dès l’école au Brésil pour leur vendre de la malbouffe (http://zinc.mondediplo.net/messages/14317#message15058), ou de ceux qui empoisonnent (toujours ?) les consommateurs dans des DOM-TOM pour ne prendre que deux exemples ? http://zinc.mondediplo.net/messages/7820#message9285

    http://zinc.mondediplo.net/recherche?recherche=%23sant%C3%A9&tag=%23sant%C3%A9&follow=olivier_

    http://zinc.mondediplo.net/tag/marketing?follow=olivier_nahas

    Economisme :

    "« Peu à peu, la dimension politique de la Sécurité sociale a été marginalisée pour être ensuite oubliée, note Colette Bec, sociologue. On ne débat plus de la place de la Sécurité sociale dans la société mais on débat de la place de la Sécurité sociale dans l’économie. »"

    Sécurité sociale : ces professionnels qui fraudent
    http://www.francetvinfo.fr/sante/securite-sociale-ces-professionnels-qui-fraudent_2037527.html

    « À eux seuls, ils représentent 92% des fraudes à l’Assurance maladie : les établissements et professionnels de santé. Comment récupérer les 212 millions d’euros détournés l’an dernier des caisses de la Sécurité sociale ? »

    Vive la sociale !, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/DESCAMPS/56772
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/la-sociale-affiche-film-se_c.jpg

    « Sait-on, par exemple, que les coûts de gestion de l’assurance-maladie ne sont que de 3,7 % ? Rappelle-t-on, par comparaison, que les mutuelles de santé, si chères au président François Hollande, dépensent rien qu’en publicité une proportion plus importante de leur budget (5 %) et affichent des coûts de gestion très nettement supérieurs : 17 % ? Le bilan des assurances est encore plus défavorable, et l’inefficacité des systèmes privés en la matière a été démontrée avec le cas d’école des États-Unis, qui consacrent 16,9 % du produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de santé, contre 11 % en France »

    Les belges parlent du « trou de la sécu » dans une vidéo hilarante !
    https://mrmondialisation.org/trou-de-la-secu-dans-une-video-hilarante

    La bataille de la Sécu - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://fakirpresse.info/La-bataille-de-la-Secu-707

    Pauvreté et fraude au RSA : le coup de gueule salutaire de Claire Hédon
    http://positivr.fr/claire-hedon-atd-fraude-rsa-fiscale-28-minutes
    Prestations sociales : les « dérives » de la chasse à la fraude. Par Raphaëlle Besse Desmoulières
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/07/prestations-sociales-les-derives-de-la-chasse-a-la-fraude_5182321_823448.htm

    Comment démonter le mythe de la pseudo « France des assistés » - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-demonter-le-mythe-de-la-pseudo-France-des-assistes
    #DataGueule S5E9 - Assistanat : un mythe qui ronge la solidarité #DATAGUEULE 66 IRL
    http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S5E9-1.html
    Le « cancer » de l’assistanat : origine d’un préjugé
    http://zinc.mondediplo.net/messages/89973

    Faut-il changer le statut de l’hôpital public ?, par Anne Gervais & André Grimaldi (Le Monde diplomatique, 26 mars 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2017-03-26-privatisation-hopital-public

    Fillon / Sécu : le Canard publie (en ligne !) le document disparu - Arrêt sur images #UMP
    http://www.arretsurimages.net/breves/2016-12-21/Fillon-Secu-le-Canard-publie-en-ligne-le-document-disparu-id20355
    Fillon a déjà supprimé la Sécu | Le Canard Enchainé
    http://www.lecanardenchaine.fr/fillon-a-deja-supprime-la-secu

    Assurance chômage : la "révolution" très libérale d’Emmanuel #Macron - regards.fr
    http://www.regards.fr/web/article/assurance-chomage-la-revolution-tres-liberale-d-emmanuel-macron

    « Historiquement, les cotisations employeurs et salariés formaient respectivement trois quart et un quart des ressources. Quand on augmentait la cotisation salarié (qui est déduite du salaire brut et donc réduit le salaire net) d’un euro, on augmentait la cotisation employeur (qui s’ajoute au salaire brut et donc réduit les profits) de trois euros. La CSG change tout : elle ancre l’idée que toute hausse future des dépenses pour la santé ou la famille sera financée par son intermédiaire et non plus par les cotisations. Or si on augmente la CSG d’un euro, l’effort repose à 75% sur les salaires, 15% sur le chômage et les retraites et seulement 10% sur le capital. »

    Modèle social. La Macronie veut supprimer la Sécu de la Constitution | L’Humanité Aurélien Soucheyre, avec Stéphane Guérard et Audrey Loussouarn
    https://www.humanite.fr/modele-social-la-macronie-veut-supprimer-la-secu-de-la-constitution-657752

    "« Le but est de stabiliser la part des dépenses sociales par rapport au PIB. C’est purement budgétaire. On passe d’une logique de droits associés au travail à une logique de solidarité qui passe par l’impôt. »"

    "le « privé lucratif » pourra « s’engouffrer » dans l’espace laissé"

    "« la Sécu, d’une incroyable modernité, a été mise en place dans une France en ruines. Nous sommes aujourd’hui dans une France riche. Nous avons donc les moyens de garantir la santé gratuite pour tous, à 100 % »

    Sécurité Sociale. LREM renonce à supprimer la référence à la Sécu dans la Constitution | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/securite-sociale-lrem-renonce-supprimer-la-reference-la-secu-dans-la-consti

    Traitement de choc pour tuer l’hôpital public, par André Grimaldi, Thomas Papo & Jean-Paul Vernant (Le Monde diplomatique, février 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/GRIMALDI/15627

    "C’est sur ce fond de pénurie, au moins relative, qu’a lieu le débat récurrent sur le « trou de la Sécu ». Pour une part, il s’agit d’un faux débat car les comptes de la Sécurité sociale dépendent non seulement des sorties, mais aussi des rentrées financières. Or le déficit de la branche maladie – 6 milliards d’euros cette année – s’explique largement par le manque de recettes, le chômage entraînant une diminution de celles qui proviennent des cotisations sociales."

    "le gaspillage de l’industrie pharmaceutique, qui consacre environ 25 % de son chiffre d’affaires au marketing"

    "les partisans de la libéralisation des services restent muets sur les résultats de la privatisation partielle des soins, déjà réalisée dans certains domaines"

    "la France détient le record européen des hospitalisations en milieu privé à but lucratif (23 %)"

    "C’est dans ce contexte qu’a été mis en œuvre le financement des hôpitaux appelé T2A (tarification à l’activité), dont le but déclaré est de diminuer le coût des hôpitaux. Et l’objectif, inavoué, d’augmenter le financement des cliniques."

    "Conçue à l’évidence en faveur des cliniques, la mise en place de la T2A a entraîné une augmentation de 9 % du codage d’activité desdits établissements. Certaines disposent d’ailleurs d’un logiciel permettant de trouver le codage correspondant à la facturation maximale pour la Sécurité sociale."

    "Ce déficit servira d’argument pour tenter d’augmenter encore la productivité."

    "« Seul un traitement de choc au travers d’un changement de statut permettra aux CHU d’acquérir la souplesse indispensable à leur compétitivité dans un environnement concurrentiel (8). » "

    "Le déficit permettra également de justifier l’abandon de certaines activités"

    "on ne voit qu’une cohérence : la limitation de la part du financement par la Sécurité sociale au profit d’un rôle de plus en plus important laissé aux assurances complémentaires, et en particulier aux assureurs privés. "

    "Le « bon sens » comptable. Il permet de dissimuler l’objectif du profit et d’occulter l’idéologie"

    "Au bout de la route, on fera appel aux assureurs privés pour mettre de l’ordre dans le système et stopper l’arbitraire des dépassements d’honoraires..."

    "De ce point de vue, si l’on peut accepter, voire souhaiter, que coexistent un service public et des établissements privés à but non lucratif, il n’y a aucune raison que le financement public continue à enrichir les actionnaires de sociétés à but lucratif"


  • L’agroécologie pour sauver le climat
    Et si les vaches mangeaient de l’herbe...
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/LE_PUILL/54377
    Le Monde diplomatique
    Décembre 2015 p21

    L’agroécologie pour sauver le climat
    Et si les vaches mangeaient de l’herbe...

    Dans le cadre de la conférence de Paris sur le climat, l’Union européenne réfléchira-t-elle à son modèle agricole, qui accompagne plus que jamais la mondialisation libérale ? En développant l’agroécologie, une idée neuve, la France pourrait réduire considérablement son empreinte carbone tout en produisant des aliments de qualité en quantité suffisante.
    par Gérard Le Puill

    L’agriculture contribue bien davantage au réchauffement climatique qu’on ne l’imagine généralement. A l’échelle mondiale, on estime à 14 % la part de la production agricole dans les émissions de gaz à effet de serre (GES). En France, cette proportion aurait atteint 21 % en 2012 (1). Le secteur agricole français disposerait d’un immense potentiel de réduction des GES s’il sortait de son sillon pour explorer d’autres voies.

    En 2014, le ministre de l’agriculture a fait voter une « loi d’avenir » dont le but affiché était de promouvoir l’agroécologie, laquelle doit favoriser des pratiques vertueuses permettant de réduire les intrants chimiques et la consommation d’énergies fossiles. Mais cela implique de profonds changements d’approche, qui, pour le moment, ne sont mis en œuvre que par une petite minorité de paysans et oubliés dans les solutions de crise. Cela suppose aussi de rompre avec la logique du libre-échange et du productivisme.

    Quelques exemples permettent d’éviter d’en rester aux incantations. Ainsi, la technique des semis sans labour et sous couverts végétaux permet à la fois d’économiser du carburant, de limiter la libération de carbone et d’enrichir le sol en matière organique issue des végétaux broyés au moment d’implanter une nouvelle culture. Mais, jusqu’à présent, cette pratique progresse seulement lorsque le prix du pétrole est haut et celui des céréales en baisse ; deux phénomènes qui se produisent rarement en même temps.

    Dans les élevages d’herbivores ruminants producteurs de lait et de viande, les meilleurs résultats économiques s’obtiennent dans les fermes qui optimisent l’autonomie fourragère en semant des mélanges appropriés de graminées et de légumineuses. Les travaux du Centre d’étude pour un développement agricole plus autonome (Cedapa), fondé en 1982 par un groupe d’éleveurs bretons, dont M. André Pochon (2), confirmés depuis par ceux de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’ont démontré. Dans les prairies temporaires, ces mélanges peuvent être constitués de plusieurs variétés de trèfle avec un peu de luzerne, à laquelle s’ajouteront trois ou quatre espèces de graminées comme le ray-grass, la fétuque et le dactyle. La prairie n’a dès lors pas besoin d’engrais azotés, puisque les légumineuses captent l’azote contenu dans l’air par leur système racinaire afin de s’en nourrir, ce qui profite aussi aux graminées qui leur sont associées. Ce système très écologique fonctionne également pour produire du grain si l’on associe au blé, à l’orge et au triticale des graines de pois protéagineux, de féverole, de soja ou de lupin, en fonction de la qualité des sols.
    Planter des arbres au milieu des cultures

    Agir de la sorte permet de limiter les labours, les apports d’engrais azotés et les traitements chimiques en réduisant la production de maïs destiné à l’ensilage (c’est-à-dire conservé en silos pour nourrir les animaux, principalement les bovins). Or, parce qu’il réduit la charge de travail sur les exploitations, ce maïs broyé et fermenté est depuis plusieurs décennies l’aliment de base dans 80 % des élevages laitiers. Comme il est très énergétique mais pauvre en protéines, l’éleveur doit acheter de grandes quantités de tourteaux de soja pour compléter. Cette solution lui permet de produire beaucoup de lait par vache, mais avec une faible marge par litre. La baisse sensible du prix du lait payé au producteur — de l’ordre de 15 à 20 % en 2015 — a confirmé l’extrême fragilité économique de ce système fourrager. Ajoutons que l’extension des surfaces consacrées à la culture du soja en Amérique du Sud pour alimenter la demande en Asie et en Europe pousse aussi à la déforestation et au retournement des prairies dans cette région du monde, ce qui accélère le réchauffement climatique.

    Rendre les terres plus résilientes face aux conséquences du réchauffement à venir — sécheresses, inondations et autres événements climatiques extrêmes — implique aussi de renouer avec la mise en place de haies et le développement de l’agroforesterie. Dans les zones d’élevage, les haies sont précieuses pour protéger les animaux des intempéries comme de la chaleur extrême. Puits de carbone, elles sont aussi des vecteurs de biodiversité et peuvent fournir du combustible sous la forme d’un bois déchiqueté qu’il est possible de récolter dans une rotation longue, ce qui fait entrer cette gestion dans une forme d’économie circulaire.

    L’agroforesterie consiste à planter une cinquantaine d’arbres par hectare, qu’il s’agisse de prairies ou de parcelles cultivées (3). Des pratiques d’agroforesterie comme les vergers de pommiers à haute tige, ou les châtaigniers sur des parcelles pâturées par le bétail, ont existé en France des siècles durant. La châtaigne était alors l’aliment de base des populations de certaines zones rurales. Ce fruit, qui se mange surtout en légume, a été délaissé au profit du blé dans le courant du XXe siècle, mais il convient de reconsidérer sa place dans notre bol alimentaire en ce début de XXIe siècle. La consommation annuelle de châtaignes par Français est de deux cents grammes, toutes préparations confondues ; il y a donc des marges de progrès. Le châtaignier pousse et donne des rendements corrects sur les terres pauvres, pentues et acides, dont le potentiel est trop faible pour que l’on y développe des cultures céréalières. Sa présence n’empêche pas la présence d’herbe pour faire pâturer le bétail. Les châtaignes non utilisées pour la consommation humaine fournissent un aliment de choix pour les chèvres, les brebis et les porcs. Enfin, la présence permanente d’arbres sur une prairie naturelle ou temporaire augmente la quantité de carbone séquestrée.

    Mais l’agroforesterie doit aussi être vue comme une technique d’avenir dans les zones de grandes cultures. Les essais conduits par l’INRA depuis un quart de siècle ont montré que la présence d’arbres bien alignés sur des rangs distants d’une trentaine de mètres ne réduit quasiment pas les rendements céréaliers. Elle peut même les améliorer en cas de grosses chaleurs en évitant l’échaudage, accident dû à un excès de chaleur provoquant la malformation et la réduction des grains. Là encore, l’arbre capte du carbone et contribue à la biodiversité. Il purifie les eaux de pluie qui migrent vers les nappes phréatiques en récupérant en profondeur les résidus de nitrates que les céréales n’ont pas toujours absorbés.

    Lutter efficacement contre le réchauffement climatique implique enfin de moins faire voyager les produits. Cela suppose de rompre avec l’importation massive de fruits et de légumes cultivés à des milliers de kilomètres de leur lieu de consommation. Un accord de libre-échange négocié au début de la décennie entre l’Union européenne et le Maroc nous inonde de melons, tomates et autres courgettes produits dans ce pays, avec un bilan carbone désastreux, tandis que l’irrigation de ces cultures d’exportation gourmandes en eau va poser de plus en plus de problèmes aux générations futures de Marocains, qui doivent importer nos céréales au prix fort...

    Jadis, les ceintures vertes étaient des zones de maraîchage autour de toutes nos grandes villes. Aujourd’hui, seules 0,5 % des terres agricoles de la région Ile-de-France font du maraîchage, alors que 50 % de la superficie de cette même région est consacrée à l’agriculture, la production céréalière destinée à l’exportation y étant prédominante. Y compris sur les terres les plus proches du marché d’intérêt national (MIN) de Rungis !

    Pourtant, la production alimentaire de proximité va redevenir impérative si nous voulons réduire le bilan carbone de notre assiette. Ce bilan peut aussi être réduit par une moindre consommation de protéines animales. La planète ne pourra pas nourrir une population mondiale de plus de neuf milliards d’humains sans une réduction sensible de la consommation des produits carnés dans les pays développés et la plupart des pays émergents. En outre, la croissance de l’élevage industriel aboutit à fournir une alimentation de plus en plus granivore aux animaux de boucherie et aux troupeaux laitiers, à commencer par les herbivores ruminants. Est-il utopique d’exiger que les vaches mangent de l’herbe ?

    S’achevant sur la tenue de la 21e conférence mondiale sur le climat (COP 21) en France, 2015 aura été une année à la fois paradoxale et trompeuse sur l’état de l’agriculture dans le monde. Les récoltes de céréales, de graines à huile et de plantes sucrières ayant été abondantes en 2014 et 2015, l’indice global du prix des produits de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est tombé à 155,7 points en août 2015, contre 198,3 points en août 2014. Ces volumes élevés de production ont été obtenus grâce à des conditions climatiques favorables, en dépit d’une tendance lourde à la dégradation de 40 % des terres agricoles dans toutes les régions du monde, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il a suffi que l’offre dépasse légèrement la demande solvable durant douze mois pour que les prix de marché baissent sévèrement et fragilisent beaucoup d’exploitations dans le monde, à commencer par celles qui ont besoin des marchés d’exportation pour écouler une partie de leur production.

    Ainsi s’explique la baisse du prix du lait de vache, de la viande bovine et de la viande porcine en Europe et en France, qui a entraîné les manifestations de l’été dernier. Les baisses touchent la production céréalière pour les mêmes raisons. Face à cette crise de débouchés, les recherches de solutions qui ont animé les débats entre les différents intervenants que sont les paysans, les transformateurs, les distributeurs et le gouvernement en France n’ont pas porté sur l’adaptation de l’offre à la demande, mais sur les mesures à mettre en place pour exporter plus et pour concentrer davantage la production en vue d’illusoires économies d’échelle. On a ainsi vu la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) réclamer au gouvernement un plan d’aides de 3 milliards d’euros sur trois ans afin de « moderniser » l’agriculture. De l’argent censé servir à financer les regroupements de productions dans l’élevage porcin, l’engraissement des jeunes bovins et, bien sûr, la production laitière. Cette approche suggère que la très contestée « ferme des mille vaches », en baie de Somme, serait un modèle de compétitivité à promouvoir. Une fuite en avant qui ignore les enjeux environnementaux, sanitaires et climatiques.

    Dans ce type d’élevage, les vaches ne vont plus au pré, et cette formule du « zéro pâturage » augmente considérablement le bilan carbone de chaque litre de lait produit. Faute d’herbe, les animaux mangent plus de grain, et le rendement du grain à l’hectare est très inférieur à celui de l’herbe et des plantes potagères. Ce modèle implique aussi le recours massif aux tourteaux de soja importés, tandis que les fourrages produits à vingt ou trente kilomètres à la ronde doivent aussi être transportés par tracteurs et camions sur de longues distances. Ce type d’élevage peut certes produire de l’électricité, via la méthanisation des effluents d’élevage. Mais ce procédé n’a rien d’écologique, puisqu’il impose de doubler les superficies consacrées à la culture du maïs pour en déverser directement dans la fosse à purin la même quantité que celle qui transite par la panse des vaches.

    A une époque marquée par une offre de produits agricoles à peine supérieure à la demande solvable, le marché libéral mondialisé fragilise durablement un nombre considérable d’exploitations. La politique agricole commune (PAC) repose désormais sur une concurrence intracommunautaire fondée sur le dumping social et environnemental, qui va à l’encontre de l’agroécologie. Pis, l’Europe ne cesse de fragiliser la situation de ses agriculteurs en négociant des accords bilatéraux de libre-échange avec des pays tiers. L’ouverture du marché européen sert de monnaie d’échange dans la recherche de profits dans l’industrie et les services, des secteurs qui disposent de puissants lobbyistes à Bruxelles.

    Plus grave encore, l’ampleur accrue du phénomène El Niño (élévation de la température de l’océan Pacifique) pourrait entraîner en 2016 et 2017 de nouveaux aléas climatiques et des sécheresses historiques. Faute de stocks céréaliers de sécurité en quantité suffisante dans 90 % des pays de la planète, il suffirait que les pertes de récoltes soient importantes pour que l’on assiste de nouveau à une flambée des cours des matières premières agricoles et à des émeutes de la faim, comme en 2007-2008.

    Le changement ou le désastre

    Réchauffement de la planète, montée des océans, pollution des sols, de l’eau et de l’air : par leurs activités, les humains sont devenus les acteurs d’une crise environnementale sans frontières dont ils sont aussi les victimes. La responsabilité des accidents, du gaspillage ou des dégâts du productivisme incombe essentiellement aux pays industrialisés, quand ceux du Sud en subissent les conséquences.

    Alors que les représentants de 195 pays se réunissent à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, pour tenter de trouver un accord dans le cadre de la 21e conférence mondiale sur le climat (COP21), Manière de voir présente dans sa dernière livraison un éventail des désordres planétaires qui va bien au-delà de cette seule question. Accompagné de cartes, d’une chronologie des engagements internationaux, d’extraits de romans de science-fiction et de bandes dessinées, ce numéro lance des pistes de réflexion et montre comment la résistance surgit des mobilisations citoyennes et des actions militantes, souvent ancrées dans des territoires.

    Car, alors qu’elle s’impose sur la Terre au point d’y laisser une trace géologique, l’humanité doit faire des choix pour assurer sa survie : va-t-elle repeindre en vert un capitalisme qui s’accommoderait des contraintes écologiques ou changer de système en recherchant un nouveau rapport à son environnement ?

    Gérard Le Puill
    Journaliste et essayiste. Dernier ouvrage paru : L’écologie peut encore sauver l’économie, Pascal Galodé Editeurs-L’Humanité, Saint-Malo-Saint-Denis, 2015.

    (1) Selon les chiffres fournis en mars 2015 par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

    (2) Agriculteur breton (né en 1931), promoteur de l’« agriculture paysanne ».

    (3) Lire Mark Hertsgaard, « Comment le Sahel reverdit », Le Monde diplomatique, août 2010.


  • Myanmar Elects Aung San Suu Kyi’s Aide as Its New President | VICE News
    https://news.vice.com/article/myanmar-elects-aung-san-suu-kyis-aide-as-president-1
    https://news-images.vice.com/images/articles/meta/2016/03/15/myanmar-elects-aung-san-suu-kyis-aide-as-president-1458036162.jpg?crop=0.66796875xw:1xh;0.1484375xw,0xh

    Myanmar’s parliament elected a close friend and confidant of Nobel laureate Aung San Suu Kyi as president on Tuesday, making Htin Kyaw the first head of state who does not hail from a military background since the 1960s.

    #Birmanie cf. @mdiplo http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/EGRETEAU/54358


  • Perdre en liberté sans gagner en sécurité, par Patrick Baudoin (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BAUDOIN/54366
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54366.jpg

    La sécurité est une liberté essentielle, et l’Etat a le devoir d’assurer la protection des citoyens. Encore faut-il qu’il le fasse par des mesures appropriées et efficaces. A cet égard, si le recours à l’#état_d’urgence était sans doute justifié pour une période de douze jours, il est stupéfiant de voir que le Parlement ne s’est pas interrogé sur l’opportunité de sa prorogation pour trois mois. Le blanc-seing donné pour une durée aussi longue fait fi de la tradition républicaine de la proportionnalité et du contrôle en cas de mesures d’exception. Il en dit long sur la perte des repères démocratiques. [#st]


  • En #Syrie, une issue politique bien incertaine, par Akram Belkaïd (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BELKAID/54365

    Même si, selon certaines sources diplomatiques, la nécessité de passer la main, voire de quitter le pays, lui aurait été signifiée lors de sa rencontre à Moscou avec le président russe en octobre dernier, cette issue ne correspond toujours pas aux projets du dirigeant syrien. Bien que laborieuse, la reprise par son armée de certains territoires, notamment dans le nord du pays, l’a convaincu qu’une défaite militaire était impossible à long terme tant qu’il bénéficierait de l’appui de la #Russie et de l’#Iran. Les attentats commis par l’#OEI à Paris n’ont fait que renforcer sa détermination à tenir coûte que coûte. La mise en place d’un processus diplomatique aux perspectives incertaines lui offre un levier supplémentaire pour durer en attendant le retour hypothétique de jours meilleurs. [#st]



  • Décentralisation, dernier round, par Evelyne Pieiller (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/PIEILLER/54390

    De façon captivante, deux décisions majeures viennent d’engager la politique culturelle française sur des voies qui méritent une attention soutenue : le projet de loi relatif à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine, adopté le 6 octobre 2015, et quelques articles de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) du 7 août 2015. Il apparaît entre ces textes une convergence cristallisant une véritable volonté politique. [#st]


  • Verrouillage fiscal en Amérique centrale, par Mikaël Faujour (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FAUJOUR/54388

    Manifestations contre la corruption, démission de l’ancien président Otto Pérez Molina, installation d’une commission de l’Organisation des Etats américains (OEA) sous la pression de la rue : au Guatemala, l’année 2015 a été marquée par le retour des revendications populaires. Mais l’entrée du premier milliardaire guatémaltèque au classement Forbes et l’adoption du plan Alliance pour la prospérité dans le triangle nord (Salvador, Guatemala, Honduras) rappellent aussi que le néolibéralisme fleurit dans une région structurellement inégalitaire. Trois essais récemment parus en analysent l’essor à travers le rôle et les stratégies des élites économiques. [#st]


  • Traders au bord de la crise de nerfs, par Xavier Lapeyroux (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/LAPEYROUX/54387
    A propos de « Le Printemps des barbares », de Jonas Lüscher
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/le-printemps-des-barbares_9782746737235-4a8f7.jpg

    Oasis au milieu du désert, le luxueux complexe hôtelier où séjourne Preising offre des services haut de gamme et une sécurité sans faille derrière ses murs hérissés de tessons. Les clients sont pour la plupart des Britanniques venus pour un mariage. Amis, famille, collègues : une horde de golden boys. La mère du marié, enseignante, initie Preising aux « subtilités de l’organisation sociale du club » : au sud de la piscine, les banquiers de la City ; au nord, les classes moyennes. Dans ce milieu, tous sont prêts « à clamer que leur motivation n’est pas l’argent ». Mieux : l’argent « n’a aucune valeur intrinsèque ». La donne change brutalement pour ce microcosme douillet qui se croyait à l’abri des turbulences du monde quand, en plein cœur de la fête, déferlent des courriels de licenciement. [#st]


  • Jusqu’au silence de la neige, par Marie-Noël Rio (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/RIO/54386

    A propos de « Mer Noire », de Dov Lynch
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/512BtOrbeBL-_SX311_BO1_204_203_200_.jpg

    Dov Lynch est irlandais, de cette diaspora dispersée dans le monde depuis si longtemps à cause de la misère, de la violence britannique, de la guerre civile. Né à New York, il suit une formation académique et politique à Yale et à Oxford. Chargé de recherche sur les conflits dans l’ex-URSS à l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, négociateur entre cette dernière et la Géorgie, il est aujourd’hui conseiller politique à l’Unesco, spécialiste du Caucase. Cette carrière de chercheur et de diplomate est jalonnée de livres et d’articles. Passer d’une écriture ultraspécialisée à l’écriture romanesque, voilà une aventure peu commune. [#st]



  • Bachar Al-Assad et les girouettes françaises (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/A/54364

    En 2005, le président Jacques Chirac avait rompu toute relation avec le régime syrien après l’attentat contre le premier ministre libanais Rafic Hariri. Son successeur Nicolas Sarkozy invite M. Bachar Al-Assad à l’Elysée : « Vous avez bien compris que nous entamons de nouvelles relations. Pas pour quelques jours, pas pour quelques semaines : des relations structurelles, stratégiques » (12 juillet 2008). 

    A la suite des révoltes arabes, le ministre des affaires étrangères Alain Juppé marque le changement de cap : « La France a dit, la première, que Bachar Al-Assad devait quitter le pouvoir » (27 août 2011).

    Le 13 novembre 2012, M. François Hollande demande la levée de l’embargo afin de pouvoir livrer des armes à l’opposition. « La France reconnaît la Coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique. »

    Fin août 2013, Paris se retrouve seul à vouloir bombarder les troupes de M. Al-Assad. Pendant trois ans, le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a défendu une position extrême, allant jusqu’à critiquer la décision américaine de placer le Front Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes : « Parce que, sur le terrain, ils font du bon boulot » (13 décembre 2012).

    Quand, le 28 septembre 2015, le président russe Vladimir Poutine propose une coalition devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président français lui répond à la même tribune : « Bachar Al-Assad est à l’origine du problème ; il ne peut pas faire partie de la solution. »

    Mais il change radicalement de position le 16 novembre, devant le Congrès réuni à Versailles, après les tueries de Paris : « Aujourd’hui, il faut plus de frappes — nous en faisons —, plus de soutien à tous ceux qui se battent contre Daech — nous l’apportons, nous, la France —, mais il faut un rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre cette armée terroriste dans le cadre d’une grande et unique coalition — c’est ce à quoi nous travaillons. » [#st]


  • #Indonésie 1965, mémoire de l’impunité, par Lena Bjurström (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BJURSTROM/54359

    Cinquante ans après le massacre par l’armée indonésienne de centaines de milliers de citoyens communistes ou soupçonnés de l’être, les survivants et leurs familles luttent pour obtenir justice. A ce jour, aucun des responsables de cette campagne de terreur n’a été jugé. Et le gouvernement du président Joko Widodo, arrivé au pouvoir en octobre 2014, hésite à ouvrir de véritables enquêtes.


  • La kinésithérapie piégée par les mages, par Richard Monvoisin & Nicolas Pinsault (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONVOISIN/54379
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54379.jpg

    En septembre dernier, la Cour des comptes dénonçait la progression des dépenses en #kinésithérapie. Ostéopathie, chiropractie, haptonomie : l’engouement pour les thérapies manuelles conduit à s’interroger plus largement sur l’information des patients et sur l’efficacité de certaines pratiques. Ne faudrait-il pas replacer la démarche scientifique au cœur de ce type de soins ?


  • En Afrique, le retour des présidents à vie, par Tierno Monénembo (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONENEMBO/54360

    Le Bénin carbure à la contrebande, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/CESSOU/54506
    #Bénin #Togo #Nigéria #Pétrole #Energies
    #Afrique #Relations_Internationales

    Croissance sans réconciliation en Côte d’Ivoire, par Vladimir Cagnolari (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/CAGNOLARI/53965

    Le Tchad, puissance de circonstance, par Delphine Lecoutre (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/LECOUTRE/55774

    Au Burundi, les racines de la colère, par Pierre Benetti (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BENETTI/53067

    L’Afrique du Sud lassée de ses libérateurs, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/CESSOU/57568

    Métamorphoses de la dette africaine, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/MBAYE/52950
    #Dette #Dette_publique

    L’Afrique francophone piégée par sa monnaie unique, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/MBAYE/50931

    #DataGueule S5E7 - Le Franc CFA : une monnaie de plomb IRL
    http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S5E7-1.html

    Une croissance économique inégale en Afrique de l’Ouest, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/afrique-francophone
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/Afrique-croissance-2.jpg
    #Monnaie

    Choc pétrolier : les finances des producteurs africains dans le rouge. Par Martin Mateso
    http://geopolis.francetvinfo.fr/choc-petrolier-les-finances-des-producteurs-africains-dans-le-

    L’Angola au secours du Portugal, par Augusta Conchiglia (Le Monde diplomatique, mai 2012)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/CONCHIGLIA/47660
    #Cemac #Tchad #Angola #Portugal

    Cocktail meurtrier en Afrique centrale, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/PRUNIER/54746

    La Corne de l’Afrique dans l’orbite de la guerre au Yémen, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56229
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56230

    Transition à haut risque en République démocratique du Congo, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56889

    "pour de nombreux observateurs congolais, la « communauté internationale » pratique une diplomatie à géométrie variable. « Du point de vue de Joseph Kabila, ces pressions relèvent d’une profonde injustice, dans la mesure où la plupart de ses voisins s’éternisent au pouvoir dans une relative impunité », relève une source diplomatique africaine (5).

    Le secrétaire d’État américain John Kerry a maintes fois mis en garde Kinshasa. Pour Washington, il s’agit de préserver des intérêts stratégiques et de ne pas se couper des jeunes Africains, à la fois nombreux (327 millions de 15-24 ans, 32 % de la population totale) et impatients. En août 2014, en marge du premier sommet États-Unis - Afrique à Washington, le chef de la diplomatie américaine a reçu M. Kabila et trois autres présidents en tête-à-tête pour évoquer la nécessité de respecter la limitation du nombre de mandats. Trois mois plus tard, le Burkinabé Blaise Compaoré était chassé du pouvoir par la rue après vingt-sept ans de présidence. En revanche, le Burundais Pierre Nkurunziza s’est fait réélire en juillet 2015 pour un troisième mandat, sans même changer la Constitution, en recourant à une répression massive. De son côté, M. Denis Sassou-Nguesso, au Congo-Brazzaville, a organisé en octobre 2015 un référendum constitutionnel, suivi en mars dernier de sa réélection, avec un score officiel de 60 % des voix. Contesté par l’opposition, le scrutin a été suivi d’une vague de répression."

    Omniprésence des intérêts étrangers en RDC, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56890

    « Depuis 2003, plusieurs rapports du groupe d’experts des Nations unies sur les causes économiques du conflit dans l’est de la RDC (2) ont mis en lumière le lien entre les milices armées et l’exploitation, pour le compte de sociétés étrangères, de minerais stratégiques indispensables à la fabrication de certains appareils électroniques comme les téléphones portables. »

    Trafics d’influence en Afrique, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/ROBERT/56968
    #Asie #Golfe #Mondialisation #Organisations_internationales #Multinationales

    "Le changement majeur pour l’Afrique contemporaine réside dans une diversification inédite de ses partenaires"

    "Multinationales et puissances étrangères, traditionnellement attirées par les matières premières, sont désormais séduites par la multiplication d’alléchants programmes d’investissement"

    "Grâce aux cours élevé des minerais et des produits de base au début du millénaire, l’Afrique a en effet bénéficié d’une manne suffisante pour entamer son désendettement et lancer de spectaculaires projets financés sur les marchés mondiaux"

    " les pays arabes souhaitent diversifier leurs économies, trop dépendantes du pétrole et du gaz [...]. Dans les années 2000, les États du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, ont pris part au mouvement d’accaparement des terres dans le but d’assurer leur sécurité alimentaire ou de s’inscrire dans la production d’agrocarburants "

    "si cette nouvelle géoéconomie confère des marges de manœuvre aux capitales africaines, leur fournissant des partenaires et des financements, elle demeure le fruit d’une insertion passive dans le concert mondial."

    "Pékin se voit désormais contraint de déroger à sa règle de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays hôtes. Cette réserve, qui contrastait avec le paternalisme des anciens colonisateurs, était plutôt bien perçue. Mais, comme toutes les puissances, la Chine doit protéger ses intérêts et ses expatriés."

    "En 2013, l’opération « Serval », au Mali, a conforté Paris dans son rôle de gendarme du continent. L’ancienne puissance coloniale n’oublie pas les intérêts de groupes tels que celui de M. Vincent Bolloré, souvent sollicité pour assurer la logistique de ses opérations."

    "Les organisations régionales [...] créent des zones de libre-échange sur les bons conseils des institutions financières internationales, mais se révèlent incapables de définir des politiques concertées de développement et une vision des intérêts continentaux. "

    "l’acheminement d’un conteneur du Kenya au Burundi coûte toujours plus cher que de la Belgique ou du Royaume-Uni vers Nairobi "

    Le #Maghreb entre autoritarisme et espérance démocratique, par Hicham Alaoui (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/ALAOUI/56776

    Les entreprises françaises défiées dans leur pré carré, par Olivier Piot (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/PIOT/57344
    #Economie_Statistiques #Statistiques #Traités_commerciaux_APE #Multinationales

    "Dans son dernier livre (13), Alain Deneault dissèque les mécanismes de « perversion du droit » utilisés par un fleuron français. Ses armes, selon ce professeur de sciences politiques à l’université de Montréal ? « La fixation des cours du pétrole et le partage des marchés ; la collaboration avec des régimes politiques officiellement racistes ; la corruption de dictateurs et de représentants politiques ; la conquête de territoires à la faveur d’interventions militaires ; la délocalisation d’actifs dans des paradis fiscaux ; la pollution de vastes territoires au point de menacer la santé publique... »"


  • Au #Burundi, les racines de la colère, par Pierre Benetti (juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BENETTI/53067

    « Pour une fois qu’on était sortis de la question ethnique et qu’on était plus ou moins en paix ! », se lamentent des manifestants des quartiers périphériques de Bujumbura, capitale du Burundi, où la contestation a démarré. La candidature du président Pierre Nkurunziza à sa propre succession a suscité un profond sentiment de révolte chez de nombreux jeunes Burundais. Ils sont nés pendant ou après la guerre civile qui a ravagé le pays de 1993 à 2008, faisant trois cent mille morts. Pour eux, l’accord d’Arusha (Tanzanie), signé le 28 août 2000 par le gouvernement et les groupes armés hutus, constitue un cadre essentiel pour la paix. Or il stipule que le chef de l’Etat, élu au suffrage universel direct, ne peut effectuer que deux mandats.

    Mais cette crise dépasse les enjeux électoraux. [#st]

    Et dans le numéro de décembre 2015, voir « En Afrique, le retour des présidents à vie », par Tierno Monénembo
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONENEMBO/54360
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54360.jpg


  • Qui a peur de la vérité en Colombie ?, par Maurice Lemoine (décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/LEMOINE/54397
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton54397.jpg

    Le 23 septembre dernier, la guérilla des Forces armées révolutionnaires de #Colombie (#FARC) et le gouvernement se sont entendus pour conclure des accords de paix dans un délai de six mois. Un tribunal spécial devra juger les acteurs du #conflit… Reste à savoir s’il aura l’audace (et les moyens) de remonter la chaîne des responsabilités jusqu’à son sommet.