La protection des civils (Le Monde diplomatique, juillet 2000)

/2016

  • Les FARC et le gouvernement colombien célèbrent aujourd’hui le dépôt des 7.132 armes stockées par l’ONU. C’est une étape importante de l’Accord Final. A partir d’aujourd’hui la réintégration des FARC dans la vie civile -encore rassemblées dans 26 zones de transition- est fixée à 60 jours.
    Cependant, de nombreux défis persistent quant à l’application des Accords de paix signés en décembre. Il reste, entre autres, la question de substitution de cultures illicites et le développement rural intégral et durable, la bonne mise en place de la juridiction spéciale pour la paix (JEP) chargée de faire lumière, juger les responsables et contribuer à la reconnaissance des victimes, la validation du statut de l’opposition par la Chambre des Représentants et la garantie de sa sécurité, la constitution du parti politique des FARC etc

    Relire Avec la guérilla des FARC, en attendant la paix : http://www.monde-diplomatique.fr/2016/08/RAMIREZ/56070 @mdiplo @medelu

    #Colombie
    #FARC
    #AmériqueLatine
    #Paix



  • « La guerre est une force qui nous octroie du sens », de Chris Hedges (Actes sud) — Par Sébastien Lapaque
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/LAPAQUE/56945
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/la_guerre_est_une_force_qui_nous_octroie_du_sens.jpg

    Il y a ceux qui prétendent faire la guerre sans l’aimer… et ceux qui ne l’aiment plus après l’avoir faite. Engagé sur le théâtre des opérations au Salvador, au Koweït, dans l’ancienne Yougoslavie, en Algérie et en Afghanistan, l’écrivain et reporter américain Chris Hedges ne portait pas d’armes. Cela ne l’a pas empêché de voir la mort de près et de revenir de ces campagnes avec une conviction énoncée dans ce livre publié aux États-Unis en 2002 et traduit aujourd’hui par Nancy Huston : « Pour servir la cause de la guerre, on démantèle notre univers moral. Et, une fois démantelé, il est presque impossible de le reconstituer. » Son plaidoyer pour la paix ne rejette pas la raison — et notamment l’ultima ratio regum dont parlaient les Anciens — ni ne met en question la nécessité de défendre ses amis contre ses ennemis. Cela ne l’empêche pas d’observer avec effroi que la guerre, aujourd’hui comme hier, peut faire office de stimulant destiné à « divertir une société au bord de la faillite ». Courageux et surprenant.

    Chris Hedges : «  La démocratie américaine n’est plus qu’une façade  »
    http://lemonde.fr/international/article/2017/01/03/chris-hedges-la-democratie-americaine-n-est-plus-qu-une-facade_5056866_3210.

    Par rapport à la guerre du Vietnam, comment la société américaine vit-elle la guerre en cours ?

    Le conflit au Vietnam était contenu là-bas, alors que celui qui est en cours se traduit par des actes de terrorisme sur le sol américain ou européen. L’autre différence, c’est qu’il n’y a plus de service militaire ni de conscription. La guerre actuelle est menée par les pauvres. Seule une assez petite partie de la population est touchée, contrairement à l’époque du Vietnam. Les gens n’ont pas vu leurs enfants partir ou leurs impôts augmenter. Il n’y a pas d’effet majeur, les Américains peuvent faire comme si la guerre n’existait pas. La preuve, c’est que la presse ne la couvre presque plus, et pas seulement pour des raisons économiques.

    (…)

    Trump va-t-il inaugurer une ère de repli sur soi et d’isolationnisme ?

    C’est ce qu’il dit, mais on verra. C’est le problème des empires : ils s’étendent au-delà de leurs capacités et finissent par s’écrouler de l’intérieur. Traversez les Etats-Unis : c’est une épave, une ruine. Allez à Cleveland, quittez le centre-ville, c’est le tiers-monde ! Pour survivre, l’empire doit alors rapatrier sur le territoire national ses forces répressives : notre police se militarise, s’équipe de drones, use de la force létale sans discernement. Nous déclinons, comme Rome, qui ne parvenait plus à mobiliser ses citoyens pour se défendre et a dû, à la fin de la république, faire appel à des mercenaires qui ont fini par désigner un empereur. Nous avons la même élite gouvernante corrompue et dévoyée. Notre démocratie n’est plus qu’une façade.

    via @opironet #conflit #guerre #États-Unis

    https://seenthis.net/messages/575402 via tbn


  • Dénoncer la colonisation comme crime de guerre en Algérie, c’est tout à son honneur mais Macron n’est-il pas une escroquerie de trop à gauche sachant ses appuis ultra-capitalistes ?

    Je conseille cet excellent article du Monde diplomatique : Des missionnaires aux mercenaires
    par Jean-Michel Quatrepoint

    Il y est question de capitalisme débridé qui se substitue au capitalisme d’Etat, de capitalisme de connivence, stratégie Soft power chez les énarques de gauche comme de droite. Plus besoin de corrompre ! Peu importe pour eux que la France se désindustrialise, que les salariés soient licenciés pour accroître le rendement du capital...L’ENA, une école jadis de bonne réputation, forme désormais, depuis les années 90, non des élites au service de la nation mais des directeurs de banques et pas n’importe lesquelles...

    Let’s have a look.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/QUATREPOINT/56762

    > Novembre 2016, page 28
    Des missionnaires aux mercenaires
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L650xH868/IMGDPL11-28-2-0dbbd.jpg
    Aurélie piau. « Le Sacré Pouvoir d’H A », 2011
    aurelie-piau.blogspot.fr

    Quel fil peut bien relier les ministres ou anciens ministres Emmanuel Macron, Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem, la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse, les journalistes Jean-Marie Colombani et Christine Ockrent, l’homme d’affaires Alain Minc, le banquier Matthieu Pigasse (l’un des propriétaires du Monde SA) ou encore l’ancien premier ministre Alain Juppé ? Tous ont effectué un passage par la French-American Foundation dans le cadre de son programme « Young Leaders ». Tout comme cinq cents autres personnalités françaises, parmi lesquelles le président François Hollande lui-même.

    Depuis 1981, cette fondation privée organise des séminaires de deux ans où une douzaine de jeunes Français côtoient les élites américaines de la même classe d’âge. Officiellement, l’objectif est de favoriser le dialogue franco-américain. En réalité, il s’agit de bien faire comprendre aux futurs décideurs français — entrepreneurs, responsables politiques, journalistes — les bienfaits de la mondialisation à l’anglo-saxonne. Certes, on constatera ultérieurement que, ici ou là, l’opération de séduction a échoué (avec M. Nicolas Dupont-Aignan, par exemple). Mais, dans l’ensemble, ces jeunes gens effectueront une brillante carrière au sein des structures de pouvoir et dans les affaires. Des personnalités qui ne feront pas dans l’antiaméricanisme…

    Ce programme est révélateur de la stratégie d’influence des États-Unis. Celle-ci s’exerce de manière encore plus spectaculaire à travers le pantouflage des élites, notamment européennes, dans de grandes entreprises américaines. Dernier exemple en date — ô combien symbolique : la décision de M. José Manuel Barroso de rejoindre la banque Goldman Sachs. L’ancien président de la Commission européenne va mettre son expérience et son carnet d’adresses — où figurent notamment tous les dirigeants politiques de l’Union — au service de ce prestigieux établissement… qui a participé au maquillage des comptes de la Grèce pour lui faire intégrer l’euro.

    M. Barroso n’est pas le seul commissaire à se reconvertir dans des fonctions lucratives : ce fut le cas récemment de Mme Neelie Kroes (Bank of America) et de M. Karel De Gucht, négociateur et thuriféraire du grand marché transatlantique (CVC Partners). M. Mario Draghi est, quant à lui, directement passé de Goldman Sachs à la présidence de la Banque d’Italie, puis à celle de la Banque centrale européenne (BCE) (1).

    Ces allers-retours entre public et privé relèvent de pratiques courantes aux États-Unis. Sous la présidence de M. William Clinton, les instigateurs de l’abrogation — réclamée par Wall Street — du Glass-Steagall Act de 1933, qui séparait banques de dépôt et banques d’affaires, se sont facilement reconvertis dans de grands établissements financiers. Le big business sait récompenser ceux qui l’ont bien servi. À la tête de la Réserve fédérale (FED) de 2006 à 2014, M. Ben Bernanke a favorisé la création monétaire au profit des acteurs financiers en déversant 8 000 milliards de dollars dans l’économie au nom du sauvetage des banques. En 2015, il a intégré Citadel, l’un des principaux fonds d’investissement du pays. La même année, M. Timothy Geithner, l’un des protégés de M. Clinton, ancien secrétaire au Trésor de M. Barack Obama, a rejoint Warburg Pincus, un grand fonds d’investissement.

    Le monde des affaires sait aussi miser sur ceux qui, demain, pourront faire prévaloir ses intérêts, lui ouvrir les portes des administrations, relayer son discours. Aux États-Unis, bien sûr, mais aussi dans le reste du monde. Cette stratégie permet de rendre désuet le recours aux pots-de-vin et autres enveloppes. Plus besoin de corrompre ! Fini aussi le chantage direct, les menaces, pour obtenir un marché ou des renseignements. On fait désormais dans le soft power, le lobbying.

    Le coup d’envoi en France de cette stratégie de l’influence, que d’aucuns pourraient qualifier de trafic d’influence, a été donné en 1986 lorsque Simon Nora, figure tutélaire et emblématique de la haute administration, a intégré à 65 ans la banque d’affaires Shearson Lehman Brothers, devenue par la suite Lehman Brothers. Au cours de la décennie 1990, la mondialisation a accéléré le pantouflage. Désormais, les grands établissements financiers américains, qui veulent pénétrer le marché français et européen, font leurs emplettes au sein de l’élite hexagonale. Toute une génération d’énarques et d’inspecteurs des finances approche de l’âge de la retraite. Leur salaire en tant que hauts fonctionnaires, dirigeants de banques hier nationalisées ou de grandes entreprises, pour être correct, n’avait cependant rien à voir avec ceux pratiqués outre-Atlantique. Banques et fonds d’investissement leur font miroiter la perspective de gagner en quelques années autant que durant toute leur carrière passée. Tentant ! D’autant qu’ils éprouvent le sentiment d’aller dans le sens de l’histoire.

    C’est ainsi qu’en 1989 Jacques Mayoux, lorsqu’il était fonctionnaire, président de la Société générale, est devenu le représentant de Goldman Sachs à Paris. Il a été suivi de beaucoup d’autres. À commencer par M. Philippe Lagayette, ancien directeur de cabinet de M. Jacques Delors lorsqu’il était ministre de l’économie, des finances et du budget, ancien directeur général de la Caisse des dépôts, qui rejoignit JP Morgan en 1998. Les énarques dits « de gauche » ne sont pas les derniers à succomber aux sirènes de ce capitalisme de connivence. Ces personnalités sont choisies et touchent de confortables honoraires pour ouvrir les portes et pour faciliter les fusions et les rachats d’entreprises françaises que lanceront les banques.

    Au fil des ans, des centaines de sociétés sont passées de main en main par le biais d’achats à effet de levier (leverage buy-out ou LBO). Chaque fois, les banques d’affaires touchent une commission, leurs dirigeants français ayant bien mérité leurs émoluments. Peu importe, finalement, que la France se désindustrialise, que les salariés soient licenciés pour accroître le rendement du capital, que les déficits commerciaux se creusent. L’essentiel n’est-il pas de saisir la vague de cette finance triomphante ? Hier, ou plutôt avant-hier, les fonctionnaires issus des grands corps de l’État — s’ils pantouflaient déja — s’estimaient investis d’une mission : ils servaient la nation. À partir des années 1990, les mentalités changent. La mondialisation a transformé les missionnaires en mercenaires. Le capitalisme débridé a remplacé le capitalisme d’État.

    Ce mouvement s’est amplifié au fil des ans. En 2004, M. Charles de Croisset, ancien président du Crédit commercial de France (CCF), a marché dans les traces de Mayoux en devenant conseiller international chez Goldman Sachs et vice-président de Goldman Sachs Europe. Les branches françaises des cinq grandes banques d’investissement américaines sont toutes dirigées par un énarque (2). M. Jean-François Cirelli, ex-dirigeant de Gaz de France et d’Engie, ancien membre du cabinet du président Jacques Chirac, vient de rejoindre la filiale pour la France et le Benelux de BlackRock. Peu connu du grand public, ce fonds est le premier gestionnaire d’actifs du monde (5 000 milliards de dollars).

    Tout aussi symbolique est le parcours de Mme Clara Gaymard. Cette énarque, épouse de M. Hervé Gaymard, ministre de M. Chirac, avait été nommée en 2003 déléguée aux investissements internationaux. De quoi étoffer son carnet d’adresses, l’un des plus fournis de l’énarchie. En 2006, General Electric (GE) lui proposa de prendre la tête de son antenne France, puis la vice-présidence de GE International, l’entité chargée des grands comptes et des relations avec le gouvernement. Elle a servi d’intermédiaire lors du rachat par GE de la division énergie d’Alstom, au printemps 2014. Une fois l’opération achevée, le président du groupe, M. Jeffrey R. Immelt, s’est séparé d’elle brusquement, mais, soyons-en sûrs, avec de bonnes compensations. Pendant dix ans, Mme Gaymard a été l’un des relais essentiels de l’influence américaine en France : membre de la Trilatérale (3), présidente de la Chambre américaine de commerce, membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

    Proposer de belles fins de carrière aux seniors, miser sur quelques personnages-clés dans le Tout-Paris médiatico-politique, investir dans de jeunes cadres prometteurs : tels sont les axes de ce soft power qui s’exerce aux quatre coins de la planète. Cet investissement dans la jeunesse se retrouve dans le cas d’Alstom : à la demande du gouvernement français, GE a promis de créer 1 000 emplois nets en France sur trois ans. Mais le groupe s’est au passage engagé à recruter 240 jeunes de haut niveau à la sortie des grandes écoles pour ses « programmes de leadership ». Ces derniers se verront proposer une carrière accélérée chez GE, aux États-Unis et dans le reste du monde. Une opération fort habile de captation des cerveaux ; une manière aussi de vider un peu plus la France de ses forces vives.

    Car l’expatriation des capitaux s’accompagne désormais d’un exode des jeunes diplômés vers les États-Unis, mais aussi vers Londres, Singapour ou ailleurs. Ce sont bien souvent les enfants de cette nouvelle caste de managers mercenaires, les relations des parents aidant à leur trouver des postes intéressants dans les multinationales. Dans ce monde globalisé, les élites françaises ont adopté les mêmes comportements et les mêmes ambitions que leurs homologues américaines.

    Jean-Michel Quatrepoint
    Journaliste ; auteur notamment d’Alstom, scandale d’État, Fayard, Paris, 2015



  • Inégalités territoriales et incurie des pouvoirs publics — Cette #France en mal de #médecins, par Pierre Souchon (septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/SOUCHON/56209 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/local/cache-vignettes/L890xH581/IMGDPL09-22-dca7b.jpg

    Entre 2007 et 2016, le nombre de généralistes en France a diminué de 8,7%. Plus de trois millions de personnes peinent désormais à trouver un médecin traitant. D’abord apparu dans les zones rurales, ce problème touche désormais de petites villes comme Lamballe, une commune bretonne gagnée par le désert médical.


  • Trump ou le triomphe du style paranoïaque, par Ibrahim Warde (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/WARDE/56924
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton56924.jpg

    Les ambitions présidentielles de Donald Trump ne datent pas d’hier. Dès 1988, le promoteur immobilier avait tenté de devenir le colistier de George H. W. Bush. Les convictions de celui qui, le 20 janvier prochain, deviendra le quarante-cinquième président des États-Unis demeuraient cependant floues.


  • Dans le Nord, emploi en miettes et sentiment d’abandon, par Gilles Balbastre (mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BALBASTRE/55433 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton55433.jpg

    Flexibilité, travail le dimanche, horaires décalés : dans ce domaine, le nord de la France fait figure de laboratoire. Une évolution dont seul le Front national semble tirer profit, comme lors des élections régionales de décembre 2015.


  • Le procès de l’homme d’affaires, sénateur et propriétaire du Figaro Serge Dassault, accusé de fraude fiscale, a repris. Dans les vœux qu’il adressait à ses lecteurs le 1er janvier dernier, M. Dassault fustigeait la fiscalité confiscatoire de la France — « il est absolument indispensable d’accompagner [la] remise en ordre financière d’une vigoureuse baisse des impôts » — sans évoquer le coût de l’évitement de l’impôt pour les finances publiques françaises, estimé entre 60 à 80 milliards d’euros. Son procès illustre les lacunes de la lutte contre l’évasion fiscale (des grandes fortunes) : « nous ne sommes pas tous égaux devant l’impôt », soulignait la député européenne Eva Joly en juin dernier.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/JOLY/55770 #st


  • Soleil, plage et plus à Lesbos, par Dimitri Verhulst
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/VERHULST/55957 #st
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton55957.jpg

    Son roman Hôtel Problemski (Christian Bourgois, 2005) décrivait de façon mordante la vie des demandeurs d’asile hébergés dans le centre d’accueil belge d’Arendonk. Avec cette nouvelle, rédigée au début de l’année 2016, l’écrivain flamand Dimitri Verhulst choisit au contraire de ne les évoquer qu’en faisant briller cruellement leur absence : dans les îles grecques, les vacanciers ont de tout autres préoccupations.


  • Plus de deux mois après les élections, trois partis ont annoncé pouvoir former un gouvernement de centre droit en #Islande. En dépit de son engagement à ne pas gouverner avec l’équipe sortante et de leur divergence sur l’Union européenne, le parti Régénération a accepté de former une coalition avec le parti de l’indépendance conservateur et eurosceptique (qui a participé à tous les gouvernements depuis 1944, excepté entre 2009 et 2013). Le chanteur punk Óttar Proppé, proche de l’ancien maire de Reykjavík, Jón Gnarr, devrait devenir ministre de la santé après le ralliement de sa formation politique, Avenir radieux, à cette coalition qui ne disposera que d’une voix de majorité. Avant même d’être officiellement désigné premier ministre, le chef du parti de l’indépendance, Bjarni Benediktsson, a dû reconnaître avoir dissimulé les résultats d’une enquête sur l’impact de la fraude fiscale, laquelle représenterait environ 50 millions d’euros par an dans ce pays de 330 000 habitants. Issu d’une riche famille de l’île, lui-même titulaire d’une société basée aux Seychelles et ministre des finances dans le précédent gouvernement, il s’était bien gardé de rendre ce rapport public jusqu’au scrutin. Avant lui, la cheffe du mouvement gauche-vert, Katrín Jakobsdóttir, puis celle du parti pirate, Birgitta Jónsdóttir, ont échoué à former une coalition regroupant les cinq partis de la gauche et du centre.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/DESCAMPS/56432 #st