/union-europeenne

  • –"Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html

    –"Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »" http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu

    –"Le fonds à la sauce allemande imposé à la Grèce"
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/13/le-fonds-a-la-sauce-allemande-impose-a-la-grece_1347249

    –"UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités"
    http://www.politis.fr/UE-Grece-la-gauche-europeenne-face,31909.html

    –"Les parlementaires se prononcent sur l’asservissement d’une nation"
    http://www.politis.fr/Les-parlementaires-se-prononcent,31911.html

    –"Cinq preuves que le plan de réformes imposé à la Grèce n’est pas réaliste"
    http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realis

    –"GRÈCE / RÉFORMES : 900 PAGES "QUE PERSONNE NE LIRA JAMAIS" ?"
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-23/Grece-reformes-900-pages-que-personne-ne-lira-jamais-id19095

    –"PILLER LA GRÈCE
    Par Julien Mercille"
    http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

    –« La Grèce est mise au même régime sec que l’Afrique »
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/07/21/la-grece-est-mise-au-meme-regime-sec-que-lafrique-234810

    –"L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif" (YÁNIS VAROUFÁKIS)
    http://www.alterecoplus.fr/grece/leurope-impose-a-la-grece-un-plan-de-privatisation-punitif-201507231651

    -J.Sachs : " Il y a juste un choix politique, idéologique, de casser la Grèce. Il y a un choix économique, fondamentaliste, de soumettre ce pays. Il n’y a aucune raison pour que le pays s’en sorte avec la batterie de « réformes » passées en force. "

    –Kako Nubukpo, économiste togolais, ancien ministre de la Prospective (DR) :« Cela étant dit, quel est l’agenda caché derrière ces mesures ? Pourquoi fait-on tout cela à la Grèce, un petit pays dont on pourrait facilement effacer la dette sans rien changer à la vie de l’Europe ? En fait, l’Allemagne envoie un signal clair à la France, pour lui dire de faire attention à ses dérapages budgétaires, à son Etat providence, etc. La guerre est déclarée : on doit casser l’Etat social. » ;
    « Par les économistes hétérodoxes, oui. Le fameux « cercle de la raison » des néolibéraux vit sans doute ses dernières heures. La réalité va les obliger à revoir leur doctrine. On l’a bien vu avec la réponse qu’ont apporté les Etats occidentaux à la crise des subprimes, fin 2008... On l’oublie souvent, mais cette crise de la dette est due au fait que l’Etat est allé à la rescousse des banques fin 2008, partout en Europe.
    On est dans la socialisation des pertes (les Etats nationalisent ou renflouent les banques en perdition) et la privatisation des bénéfices : c’est le modèle politique du néo-libéralisme... »

    -Varoufakis : « Notre proposition a été accueillie par un silence assourdissant. Plus précisément, l’Eurogroupe et la troïka ont continué à laisser entendre à la presse mondiale que les autorités grecques n’avaient aucune proposition novatrice et crédible à fournir – leur rengaine habituelle. »

    Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030420449881-quand-varoufakis-devoile-les-coulisses-de-leurope-2099055.php#
    #PS #Grèce #Allemagne

    • Premiers plaisirs ?
      –"La Grèce contrainte d’augmenter le prix des préservatifs"
      http://www.marianne.net/grece-contrainte-augmenter-prix-preservatifs-100235615.html

      Pinocchio, menace, marche arrière, film d’horreur (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/A/56891

      « Inflexibles défenseurs de la propriété privée contre les réquisitions d’appartements en Union soviétique, les pères fondateurs de l’Union européenne auraient-ils frémi à la lecture de cet article du New York Times ? »

      « En dépit d’un inquiétant pic de contaminations au sida depuis 2010, la Grèce a augmenté ce lundi le prix des préservatifs dans ses pharmacies. Cette mesure, exigée par les créanciers, frappera — c’est devenu une habitude — les populations les plus démunies. »

    • « Grèce : rions un peu avec les producteurs d’armes français et allemands »
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2015/07/16/grece-rions-un-peu/#more-1354

      « La Grèce et ses créanciers s’opposent sur le niveau de taxation des plus riches » http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/31/grece-les-negociations-avec-les-creanciers-achoppent-sur-la-question-des-imp

      -"Dans le secteur des dépenses militaires aussi, les choses sont sensibles. Des économies à hauteur de 200 millions d’euros sont prévues pour 2015 et de 300 millions pour 2016.

      Les créanciers aimeraient que ces efforts portent surtout sur les coûts de fonctionnement (salaires et volume du personnel) et non sur les achats d’armes."

      –"Plongés dans la soi-disant « crise des dettes souveraines » depuis 2009, les pays européens n’ont pourtant pas l’air de s’inquiéter de cette énorme ponction sur leurs budgets.

      Peu est fait pour lutter contre l’évasion fiscale"

      _"Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale." (belle illustration de l’expression "foutage de gueule")

      –"Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans.
      Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pour tant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? »"

      "Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS."

      "Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute."

    • « Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ? »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-creanciers-imposeront-ils-une-grande-coalition-504170.html

      "dans son « discours sur l’état de l’union », le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a clairement réaffirmé :

      « Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs. »
      Du reste, Jean-Claude Juncker, comme à son habitude avant chaque élection grecque, il est allé de sa petite menace avec des accents dignes de Wolfgang Schäuble :

      « Nous ne garderons pas la Grèce dans la zone euro à n’importe quel prix. Je suis sérieux et je parle pour de vrai », a-t-il ajouté."

    • CADTM - L’économiste James Galbraith raconte les coulisses du plan B grec
      http://cadtm.org/L-economiste-James-Galbraith

      -"colonisation et liquidation. « C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Une perte d’indépendance totale et une liquidation de l’État grec. La Grèce est un pays qui n’est plus indépendant. Le gouvernement a perdu toute marge de manœuvre. Il lui est interdit d’introduire la moindre loi sans l’accord préalable de ses créanciers », dit l’économiste américain."

      –"« Ces 48 projets de loi prioritaires sont dictés à Bruxelles et traduits ensuite en grec », dit-il. « Ce ne sont pas des réformes pour améliorer les conditions économiques de la Grèce. Ce sont des réformes construites par les lobbies », poursuit-il."

      –" Les dates de fraîcheur du lait ont été repoussées de 3 à 7 jours pour que les entreprises hollandaises puissent exporter leur lait. Les grands groupes pharmaceutiques se sont arrangés pour être avantagés face à l’industrie locale, en invoquant une concurrence en fait « manipulée au travers des paradis fiscaux et des prix de transfert ». Les privatisations sont conçues pour « créer des monopoles privés pour les entreprises étrangères » sur les biens les plus intéressants, à l’image de l’aéroport d’Athènes, détenu par le groupe allemand de BTP Hochtief."

      –"Car il y aura une prochaine fois, James Galbraith en est persuadé, que ce soit en Irlande, au Portugal, en Grèce ou ailleurs. « J’étais très attaché au projet européen. Je le suis beaucoup moins maintenant. Un système qui n’admet pas la discussion, qui est catégoriquement opposé à tout gouvernement de gauche, qui est catégoriquement engagé dans la déstabilisation, ce n’est pas possible. Que signifie une Europe qui a pour programme de couper les retraites des plus vulnérables, de réduire la syndicalisation à zéro, de libéraliser le marché du travail jusqu’à l’informalisation ? » dit-il. Avant de prédire : « La prochaine fois qu’un gouvernement de gauche est élu, il viendra d’emblée avec un plan B dans la poche. »"

    • « Les créanciers arrivent à Athènes et exigent plus de réformes » | EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/les-creanciers-arrivent-athenes-et-exigent-plus-de-reformes-318757

      « Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-lance-un-premier-train-de-reformes-513995.html

      Par Romaric Godin

      -"Les créanciers réclament que les prêteurs qui ne peuvent rembourser soient expulsés, afin de pouvoir revendre le bien immobilier concerné et établir précisément l’ampleur des pertes à éponger sur chaque prêt. Jusqu’à présent, les ménages avec des revenus modestes étaient protégés des expulsions lorsque leur résidence principale était évaluée à moins de 250 000 euros. Cette mesure a permis à de nombreuses familles frappées par le chômage de conserver un logement. Mais les créanciers voudraient abaisser cette limite pour pouvoir toucher davantage de prêts bancaires.
      (...)
      Cette question s’était posée à Chypre l’an dernier. Le parlement chypriote avait refusé de durcir les conditions d’expulsion comme l’exigeait la troïka. Finalement, la BCE avait exclu Chypre de son assouplissement quantitatif, faisant de ce durcissement une condition sine qua non pour la réintégration de l’île dans le QE. De son côté, la troïka avait gelé les versements vers Nicosie, plaçant l’île au bord de la faillite. Sous la pression du gouvernement, le parlement avait fini par accepter de rendre les expulsions plus aisées."

    • "Moscovici prévient la Grèce de « décisions lourdes » d’ici fin 2015"
      http://www.boursorama.com/actualites/moscovici-previent-la-grece-de-decisions-lourdes-d-ici-fin-2015-4ec64273

      Le projet de loi qui sera soumis au Parlement grec doit inclure une réforme du système des retraites, avec de nouvelles coupes dans les pensions, et des mesures de dérégulation du secteur des pharmacies. Il pourrait aussi réduire la protection contre les saisies de leur résidence principale dont jouissent les ménages endettés.

    • Grèce : Alexis Tsipras renonce à son plan anti-austérité, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-renonce-a-son-plan-anti-austerite-537005.html

      -"Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs. Ce programme avait pour but de compenser les mesures d’austérité réclamées par les créanciers et que le gouvernement avait fait adopter depuis juillet dernier. Ce jeudi 17 décembre, le texte a été retiré. Selon des médias grecs, la cellule technique de l’Eurogroupe, l’Euro working group (EWG) aurait rejeté ce programme. Un rejet qui menaçait de compromettre la libération du milliard d’euros que le vote de mesures par la Vouli, le parlement grec, mardi, permettait d’envisager" ;
      –"Ceci est d’autant plus étonnant que le gouvernement grec en novembre a affiché un excédent primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif de 2,6 milliards d’euros. Autrement dit, le gouvernement d’Alexis Tsipras joue les bons élèves budgétaires et est en passe de faire mieux que les objectifs"

      CADTM - Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras. par Angélique Kourounis
      http://cadtm.org/Le-grand-renoncement-social-d

      -"Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un
      excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

      On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

      Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette." ;

      –"Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte."

      Grèce : le gouvernement présente sa réforme des retraites. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

      -"Ce week-end, la Banque de Grèce - dirigée par l’ancien ministre des Finances conservateur Yannis Stournaras - a fait savoir qu’elle jugeait dangereux pour la « compétitivité, l’emploi et la croissance » cette hausse des cotisations. Ceci ne manque certes pas de piquant lorsque l’on se souvient des hausses d’impôts imposées par les créanciers depuis 2010 et encore dans le troisième mémorandum" ;
      –" les partis d’opposition ont faits avoir leur rejet de ces mesures. On a, du reste, vu un spectacle assez singulier : le Pasok, qui avait promu et soutenu les précédentes coupes dans les pensions, a fortement critiqué ces nouvelles baisses"

    • CADTM - Zoé Konstantopoulou : « La Commission de Vérité sur la dette publique subit une chasse politique de la part des nouveaux partisans des memoranda »
      http://cadtm.org/Zoe-Konstantopoulou-La-Commission

      -"Zoé Konstantopoulou a fait en particulier mention des attaques dont la Commission pour la Vérité a récemment fait l’objet de la part de l’actuel gouvernement. Elle a ainsi évoqué la disparition du rapport préliminaire de la Commission du site web du Parlement, la façon dont la fin des travaux de la Commission avait été annoncée- s’apparentant à un véritable« coup d’État », mais aussi l’entrée par infraction dans les bureaux de la Commission, ainsi que dans son propre bureau, sur ordre de l’actuel président du Parlement, N. Voutsis." ;
      –"des initiatives similaires et des demandes d’audit de la dette avaient d’ores et déjà été déposées dans des pays comme l’Argentine, l’Espagne, la Tunisie, la France et le Royaume-Uni.

      Enfin, elle a fait état de la rencontre de la Commission avec l’expert indépendant des Nations Unies sur la dette et les droits humains, lequel a donné une conférence de presse le 08/12/2015 soulignant l’importance de la création de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, l’importance de ses travaux, la nécessité de poursuivre l’audit de la dette, la nécessité absolue d’un allègement de la dette pour que les droits des citoyens soient protégés."

    • Le FMI pourrait réduire en miettes l’accord sur la dette grecque. Par Daniel Marans.
      http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/28/fmi-accord-dette-grecque_n_9090636.html

      -"D’après une source bien informée sur les négociations entre l’État grec et les créanciers, le #FMI a fait savoir qu’il s’opposerait aux mesures prévues par le gouvernement, qui prévoient de réduire le déficit des retraites en partie par l’augmentation des cotisations patronales. En lieu et place, affirme cette source, le FMI estime que le rééquilibrage du système des retraites ne peut être obtenu que par une réduction moyenne de 15 % des pensions.

      Même si le refus du FMI n’est pas encore officialisé, poursuit cette source, l’institution de Washington avance que l’augmentation des cotisations pénalisera la compétitivité de l’économie grecque.

      Interrogé sur le sujet, le FMI n’a pas démenti les affirmations de la source en question. Il nous a plutôt renvoyés vers les commentaires de Gerry Rice, porte-parole du Fonds, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée jeudi dernier. Gerry Rice avait alors déclaré que le FMI était « en train d’évaluer attentivement les propositions [de réforme des retraites faites par le gouvernement grec] et n’avait pas encore terminé cette évaluation »." ;
      –"En mai 2014, un tribunal portugais –le #Portugal fait également partie des récipiendaires des fonds de renflouement de l’eurozone– a jugé les baisses des retraites et des salaires inconstitutionnelles. Et les créanciers du pays l’ont autorisé à atteindre par d’autres moyens les objectifs budgétaires qui lui avaient été fixés." ;
      –"Des économistes issus de toutes les chapelles idéologiques ont critiqué l’approche adoptée par les créanciers du pays, avançant que l’austérité budgétaire imposée à la Grèce en échange des prêts avait empêché l’économie du pays de redémarrer. Les créanciers, affirment les critiques, ont de plus refusé d’admettre que ces plans de renflouement avaient pour but premier de sauver les banques allemandes et françaises qui détenaient d’énormes quantités de dette grecque dans leurs comptes." ;
      –"Le Fonds a notamment publié un rapport début juillet –suscitant des objections européennes– affirmant que la Grèce serait incapable de rembourser ses dettes sans une restructuration substantielle. Mais c’est avec réticence que l’institution a rendu ce rapport public, cédant à l’insistance du département américain du Trésor, d’après une source proche de cette décision.

      Peter Doyle, l’ancien cadre du FMI, affirme que les divergences entre le FMI et l’Allemagne n’ont été au final que superficielles, depuis ce moment où le Fonds n’a pas utilisé son poids pour protéger la Grèce d’un accord insoutenable sur la dette. « Penser que le FMI est moins rigide que l’Allemagne est de la pure fiction », affirme Peter Doyle. « S’ils le font croire, c’est uniquement de la com’ »."

      #Austérité

    • CADTM - Et pendant ce temps-là, en Grèce. Par Michel Husson
      http://cadtm.org/Et-pendant-ce-temps-la-en-Grece#nh2

      -"C’est oublier que la Grèce a déjà fait des réformes, saluées par le Fonds monétaire international (FMI) |3| ou par l’OCDE, qui signalait en 2013 que « la Grèce a le taux le plus élevé de l’OCDE de réponse aux réformes structurelles recommandées » |4|. Cela n’a pas empêché le pays de plonger dans une terrible récession, et on voit mal comment le troisième plan pourrait avoir d’autres effets." ;
      –"Les résultats économiques pour 2015 apparaissant moins mauvais que prévu, Alexis Tsipras avait alors préparé un programme d’urgence humanitaire (couverture médicale, soupes populaires, « facture sociale » d’électricité, classes de soutien). Mais le mémorandum stipule qu’aucune mesure budgétaire ne peut être prise sans l’accord des créanciers, et ce projet de « programme parallèle » a été retiré sous la pression de l’eurogroupe, qui menaçait de ne pas assurer son dernier versement d’un milliard d’euros" ;
      –"L’enjeu est clairement politique : en rappelant au gouvernement grec l’étroitesse – sinon l’absence – de marges de manœuvre, les créanciers veulent lui retirer toute possibilité de se faire le garant d’une application moins brutale du mémorandum."

    • Le « retour » de la crise grecque en 7 questions. Par Manuel Borras - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/le-retour-de-la-crise-grecque-en-7-questions

      Grèce : l’Eurogroupe parle de restructuration de la dette, mais pose ses conditions. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-parle-de-restructuration-de-la-dette-mais-pose-ses-cond

      -"Pour la première fois, l’Eurogroupe évoque aussi le reversement des bénéfices réalisés par la BCE sur la détention de la dette grecque (estimé à 7,7 milliards d’euros), mais seulement à moyen terme et après la bonne réalisation du programme." ;
      –" Les mesures votées dimanche étaient, globalement sinon entièrement, en accord avec les demandes des créanciers"
      –"Les créanciers de la zone euro étant plus que jamais déterminés à obtenir l’entrée du FMI dans le programme, il faut rendre crédible l’objectif d’un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB en 2018. Pour cela, l’Eurogroupe a inventé un nouveau mécanisme des « mesures contingentes ». Si l’objectif est en danger, ces mesures seront mises en œuvre automatiquement sans qu’il soit besoin de repasser devant les institutions grecques. Alexis Tsipras avait refusé toute mesure de ce type, les jugeant contraires à la loi grecque. Finalement, Athènes a proposé un mécanisme proche, ce lundi, incluant des mesures automatiques et non automatiques. "

    • La Grèce obtient un prêt de 7 milliards d’euros… pour rembourser d’autres prêts
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/16/la-grece-beneficiera-d-un-pret-d-urgence-de-7-milliards-d-euros_4685607_3234

      "La Commission européenne a indiqué jeudi qu’Athènes avait « satisfait » aux exigences de l’accord, quelques heures après que le Parlement grec a adopté une première série de réformes."

      "C’est à cette date, le 20 juillet, qu’Athènes doit verser 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE). Elle pourra également s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès du FMI, soit 2 milliards d’euros au total."

      "Le mécanisme de prêt-relais validé jeudi par l’Eurogroupe consiste à prélever 7 milliards d’euros dans le FESM, un fonds européen d’urgence mis en place pendant la crise financière, alimenté par les pays de l’Union européenne et destiné à aider les Etats qui sont en difficulté.
      Le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera le plus gros contributeur au prochain plan d’aide à la Grèce (à hauteur de 40 à 50 milliards d’euros, selon une source européenne), remboursera ensuite le FESM, dès que ce troisième plan sera bouclé. Les 7 milliards d’euros de prêt-relais seront ainsi déduits des sommes qu’avancera le MES à Athènes."

      "La Commission propose ainsi que, pour les pays « hors zone euro », les 7 milliards d’euros avancés soient garantis par une partie des profits réalisés par la BCE sur les obligations souveraines grecques. Pour les pays de la zone euro, la garantie proviendra des fonds structurels alloués à la Grèce."

      Grèce : la logique des créanciers, jusqu’au bout de l’absurde. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-logique-des-creanciers-jusqu-au-bout-de-l-absurde-587661.html

      "Dans l’indifférence, la Grèce, qui dégage de forts excédents primaires, vient de rembourser une dette due à la BCE. Alors que l’économie est au plus mal, la logique des créanciers continue d’étrangler le pays."

      " un nouveau plan d’austérité de 5,5 milliards d’euros avec des augmentations d’impôts, de cotisations et de TVA, une douloureuse réforme des retraites et une abdication de sa souveraineté budgétaire par l’acceptation de mesures « automatiques » de baisse des dépenses pour atteindre ces objectifs."

      "Le budget grec a affiché sur le premier semestre un brillant résultat, un excédent primaire, hors service de la dette, de 2,47 milliards d’euros, soit près de 3 % du PIB semestriel, alors que l’on attendait un seul milliard d’euros."

      " les dépenses publiques ont reculé de 3,35 milliards d’euros, ce qui est autant qui ne sera pas versé dans une économie en récession. De plus, ce recul s’explique principalement en raison du renoncement de l’Etat à appliquer son programme d’investissement public. Seul 1,3 milliard d’euros a ainsi été dépensé sur les 6,75 milliards d’euros prévus sur l’année."

      " selon le troisième mémorandum signé en août 2015, un tiers de cet excédent devra automatiquement être consacré à la réduction de la dette et non à l’économie hellénique."

      "alors que la Grèce est décidément un des pays le plus vertueux d’Europe en matière budgétaire, si l’on exclut le poids de la dette, les créanciers de ce pays refusent toujours de lui faire confiance. Pour preuve, ce mécanisme d’ajustement mécanique prévu pour 2018 si le pays n’est pas dans les clous de l’objectif d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB. Et, en visite à Athènes en début de semaine, le commissaire européen Pierre Moscovici a prévenu qu’il ne voulait pas rouvrir le dossier sur la pertinence de cet objectif, que le gouvernement grec aimerait bien voir réduit. L’objectif des créanciers, malgré les performances budgétaires, reste donc le même : orienter l’économie grecque non pas vers la croissance, mais vers le remboursement des créanciers."

      "Avec des salaires en recul de 24 % au dernier trimestre de 2015 sur six ans et un chômage en recul, mais demeurant à 23,3 % de la population active, la demande intérieure demeure naturellement faible et sera encore soumis aux conséquences de la baisse des dépenses publiques et à la hausse de la TVA."

      "Résultat de ce sous-investissement : les exportations restent peu performantes sur les marchés internationaux, quoique meilleur marché et les importations demeurent élevées, car l’économie intérieure est incapable de répondre à ses propres besoins."

      " la même logique reste à l’œuvre : ce seront les « réformes structurelles » qui devront relancer l’économie grecque. Peu importe que la Grèce, qui selon l’OCDE est le pays le plus « réformé » de l’organisation, n’ait pas vu les bénéfices de ses efforts après six ans. En réalité, derrière ce glorieux vocable de « réformes », les créanciers dissimulent une version purement comptable de la réalité et a un revers : la volonté d’imposer à la Grèce la priorité au remboursement de ses dettes sur son propre développement. Là encore, l’imposition du mécanisme automatique de baisse des dépenses est l’illustration parfaite de cette logique. Pour éviter d’avoir recours à ce mécanisme, le gouvernement grec devra de toutes façons poursuivre la baisse de ses dépenses. Toute richesse grecque sera donc ponctionnée tant qu’il faudra rembourser la dette."

      Un nouveau plan de sauvetage asséné à une Grèce assommée - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/05/25/un-nouveau-plan-de-sauvetage-assene-a-une-grece-assommee_1455224

      "les 10,3 milliards d’euros concédés à la Grèce par l’Eurogroupe auront vite fait de retourner dans les poches des créanciers. C’est en effet sur cette somme qu’Athènes prélèvera les 7,2 milliards d’euros nécessaires pour rembourser ses prochaines échéances de remboursement de la dette jusqu’en novembre, dont 2,2 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) dès juillet."

      "le Parlement a dû valider la création d’un mécanisme qui enclenche une baisse automatique des dépenses de l’Etat, dans le cas où ne serait pas atteint l’objectif budgétaire exigé par les créanciers d’ici à 2018 : à savoir un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB."

      "Une deuxième mesure adoptée dimanche soir par le Parlement confirme la mainmise des créanciers sur le pays : un nouveau fonds de privatisation devra engranger 13 milliards d’euros d’ici à 2018, sans aucun contrôle parlementaire. Pas besoin d’être expert ou devin pour prédire que les privatisations à venir s’apparenteront à un bradage à vil prix ou affecteront des biens qui auraient pu constituer des recettes importantes pour l’Etat. « Les guerres modernes ne se font plus grâce aux armes, mais par la force de l’argent », répètent souvent les Grecs, qui ne se font plus aucune illusion sur la bienveillance de l’Europe"

      "depuis six ans, l’Etat grec n’a touché que 5 % des 220 milliards d’euros accordés au nom des plans de sauvetage. Les 95 % restant ont servi à recapitaliser les banques grecques, et surtout payer la dette et ses intérêts."

      Grèce : Berlin remporte une victoire décisive sur le dossier de la dette
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-berlin-remporte-une-victoire-decisive-sur-le-dossier-de-la-dette-606

      "Certes, la facture sera plus élevée pour les contribuables allemands et européens puisque c’est le Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui devra assumer le versement complet du programme. Mais c’est un moindre mal pour Wolfgang Schäuble dans la mesure où il ne s’agit que d’une garantie donnée au MES. Ce dernier se contentera, grâce à ladite garantie, dans un premier temps, de lever de l’argent sur les marchés pour le reverser à Athènes. Le gouvernement grec utilisera ensuite largement cet argent pour rembourser le FMI (sur les prêts versés dans le cadre des programmes précédents), la BCE et... le MES."

      "La Grèce dégage un excédent budgétaire primaire désormais considérable (3,3 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2016), un excédent obtenu par des rentrées fiscales record, mais ces « efforts » ne paient pas : les créanciers ne sont guère plus « compréhensibles » et ont réclamé en mai un système « d’ajustement automatique » des dépenses en cas de non-respect des objectifs de 2018"

      CADTM - Grèce : le monde sans pitié de l’Eurogroupe
      http://www.cadtm.org/Grece-le-monde-sans-pitie-de-l

      "Rappelons que, hors service de la dette, l’Etat grec a dégagé entre janvier et juin près de 3 milliards d’euros d’excédent « primaire », mais que cet argent ne peut être utilisé pour solder ces arriérés et doit être consacré entièrement au paiement de la dette. Dans la logique du « programme », ces arriérés sont donc payées par de la dette nouvelle afin que la dette ancienne puisse être remboursée. Il ne s’agit donc pas réellement d’un « cadeau » fait aux Grecs."

      Athènes dénonce les demandes « illégales » du FMI sur les droits des travailleurs – EurActiv.fr
      https://www.euractiv.fr/section/europe-sociale-emploi/news/mongreek-labour-minister-unthinkable-that-eu-goes-against-european-social-c

    • Grande braderie en Grèce, par Niels Kadritzke (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954
      #UE_Privatisations

      "Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe (1), publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace »"

      "Exiger d’un État en crise qu’il privatise ses sociétés l’amène nécessairement à les brader, observent les auteurs de l’étude."

      "Ce constat s’impose indépendamment de l’idée que l’on se fait des avantages ou des inconvénients d’un secteur public. En Grèce, ce dernier souffrait de dysfonctionnements incontestables"

      "L’État grec se prive ainsi des loyers qu’il lui restait à encaisser jusqu’au terme de la concession des terminaux, soit au moins 700 millions d’euros, qu’il serait logique par conséquent de soustraire à la valeur totale de la privatisation du Pirée."

      "Par ailleurs, rien ne garantit que Cosco réalisera les investissements promis, puisque l’acte de vente contient une clause interdisant pour cinq ans toute sanction à son encontre en cas de non-respect de ses engagements (4)."

      "Les quatorze aéroports dégagent aujourd’hui déjà un bénéfice annuel de 150 millions d’euros, soit 6 milliards sur la durée entière de la concession. Mais ces revenus sont appelés à augmenter considérablement, de l’aveu même de Fraport"

      " D’abord, il y a cette surprenante décision de céder un réseau aéroportuaire qui rapporte de l’argent. Jusqu’au début de 2013, l’État envisageait une autre façon de procéder : les trente-sept aéroports du pays étaient répartis en deux lots regroupant chacun des installations bénéficiaires et déficitaires. Il s’agissait de faire en sorte que l’acheteur ne se contente pas d’empocher les profits réalisés grâce aux destinations en vogue, mais qu’il en réinvestisse une partie dans le développement des aéroports mal desservis des îles les plus reculées. Ce schéma équilibré, conçu pour éviter un effet d’aubaine trop éclatant, s’est heurté à un refus catégorique de la « troïka ». Laquelle a insisté pour que le « paquet » à privatiser ne contienne que les pièces de choix hautement profitables.

      Il est tentant de supposer que la puissance la plus influente au sein de la « troïka », à savoir l’Allemagne, n’est pas étrangère à cette décision. Et le soupçon se renforce lorsqu’on découvre l’autre bizarrerie du dossier : dans la procédure d’appel d’offres, le Taiped a choisi comme « conseiller technique » Lufthansa Consulting, filiale de la compagnie aérienne allemande fort soucieuse des intérêts de Fraport, puisqu’elle en est coactionnaire à hauteur de 8,45 %… En somme, il y a là les ingrédients d’un conflit d’intérêts flagrant, en violation de toutes les règles européennes en matière d’appels d’offres — sans parler de l’infrac-tion à la décence la plus élémentaire."

      " Fraport appartient majoritairement au Land de Hesse et à la ville de Francfort, qui détiennent ensemble 51,3 % de ses parts. La plus grande partie des profits accumulés grâce à la liquidation des biens publics de la Grèce viendra donc alimenter les recettes de collectivités locales en Allemagne, pays qui, coïncidence, est le principal créancier d’Athènes."

      "l’État grec se retrouve privé d’une source de revenus à long terme qui aurait été bien plus utile à la stabilisation de ses finances que le produit immédiat d’une privatisation au rabais, aussitôt absorbé par les traites de sa dette."

      "Fraport s’exonère non seulement du paiement des taxes foncières et locales, mais aussi de toutes sortes d’autres obligations financières de base. Elle peut par exemple annuler d’un trait de plume les baux et les contrats souscrits par les anciens prestataires des quatorze aéroports (...) sans verser un centime de dédommagement (...) : ce sera à l’État grec d’y pourvoir. Et ce n’est pas tout. Les pouvoirs publics s’engagent aussi à indemniser les employés licenciés par Fraport, à prendre en charge les futures victimes d’accidents du travail, même lorsque la responsabilité de l’entreprise ne fait aucun doute, ou encore à financer les expertises environnementales requises pour les travaux d’extension des aéroports. Il est même prévu que l’État mette la main à la poche au cas où des découvertes archéologiques malencontreuses retarderaient un chantier"

      "Cet usage illimité de fonds publics pour couvrir n’importe quelle dépense du concessionnaire ne trahit pas seulement un cynisme des plus débridés ; il contrevient aussi aux principes édictés par l’Union européenne elle-même"

      "Dans le cas de Fraport, cela se passe un peu différemment : le concessionnaire des quatorze aéroports jouit d’une réserve presque illimitée de subventions, de transferts de fonds et de garanties de la part d’un État grec pris à la gorge."

      "Pour qui se soucie de la stabilisation durable des finances publiques grecques, l’opération Fraport représente de toute évidence la pire des options possibles. On pourrait en dire de même de la plupart des dix-neuf privatisations (gaz, électricité, port de Salonique…) engagées ou programmées"

    • CADTM - Grèce : La mort sociale des retraités. par Stathis Kouvelakis
      http://www.cadtm.org/Grece-La-mort-sociale-des

      « La réforme des retraites votée par la majorité Syriza et Anel de la Vouli est hautement symbolique. Elle est la troisième de ce genre depuis le premier Mémorandum de 2010. Les retraités grecs (27% de la population du pays) ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50% au cours des six dernières années. La pension moyenne en Grèce, avant la mise en œuvre de cette troisième réforme, s’élevait à 882 euros, dans un pays où le coût de la vie hors logement est comparable à celui des pays européens les plus développés. »

      « selon les chiffres communiqués par Savas Robolis, un universitaire expert de la question, proche par ailleurs du gouvernement, 350 000 familles ne disposent d’aucune source de revenu provenant de l’activité de leurs membres, 500 000 familles ne comptent qu’un seul actif et seuls 105 000 parmi les 1,35 million de chômeurs sont indemnisés |1|. »

      « Les retraités qui ont un emploi verront leur retraite diminuer de 60%.
      Hausse brutale cotisations retraites des professions libérales, des indépendants et des auto-entrepreneurs, catégories très développées en Grèce où seulement 66% de la population active est constituée de salariés et dont la plupart ont des revenus moyens et faible. »

      La Grèce commence à expulser ses citoyens les plus endettés | ARTE Info
      http://info.arte.tv/fr/la-grece-commence-expulser-ses-citoyens-les-plus-endettes

      « Jusqu’ici et contrairement à ce qui s’est passé en Espagne, la loi et le gouvernement grecs protégeaient les plus touchés par la crise. La loi protégeait la résidence principale et il y avait un moratoire interdisant de procéder à l’expropriation de personnes endettées et qui ne payent plus leur loyer ou leur prêt, ce qui évitait aux familles de se retrouver à la rue. Sous la pression des créanciers (UE, FMI et BCE), qui veulent éviter l’effondrement des banques en les nettoyant de leurs actifs pourris, le gouvernement est en train de plier. La contestation s’organise. »

      CADTM - Quelques vérités sur les banques, les retraites et la dette grecque. 7 décembre par Anouk Renaud
      http://www.cadtm.org/Quelques-verites-sur-les-banques

      "L’évaluation du bureau indépendant du FMI, IEO (Independent Evaluation Office), publiée en juillet dernier |2| est un document clé, qui ne fait que corroborer les conclusions de la commission, en montrant que le premier programme de mai 2010 n’a en aucun cas été construit dans l’intérêt de la Grèce. Et cela en connaissance de cause."

      " l’explosion des crédits pourris relève bien de la responsabilité des banques qui ont piétiné délibérément plusieurs règles, telle qu’une circulaire de 2005 qui plafonnait le remboursement des prêts octroyés entre 30 et 40% des revenus des ménages |3|.[...] Le cadre de gestion des NPL mis en place sous la tutelle de Troïka entend réduire de 40% ces crédits insolvables…. Mais cette liquidation des NPL va se traduire par des ventes aux enchères massives et donc des expulsions de logements, qui ont déjà d’ailleurs débuté en Grèce dès septembre 2016. [...] ces ventes de logements seront largement insuffisantes pour assainir les comptes des banques amenant sans doute à une énième recapitalisation de ces dernières, avec l’argent du contribuable grec."

      "en plus de ces attaques directes (allongements de l’âge de départ à la retraite, révision du calcul des pensions….), les memoranda successifs ont aussi affaibli indirectement ce système des retraites en mettant en péril sa viabilité"

      "si les banques grecques ont pu profiter « d’adoucisseurs » ce ne fut pas le cas de plusieurs caisses de sécurité sociale, qui avaient investi dans la dette publique"

      " à y regarder de plus près, l’accord |10| conclu entre la Grèce et l’Eurogroupe en mai dernier entérine :
      – qu’un accord potentiel sur la dette ne viendra pas avant 2018 et la fin du 3e mémorandum ;
      – qu’il n’y aurait aucun accord sur la dette non conditionné, c’est-à-dire sans une nouvelle vague de mesures d’austérité ;
      – que le gouvernement grec s’engage à ne pas exiger une décote de la valeur nominale de la dette publique. Il sera question de simples mesures cosmétiques comme l’allongement des durées de remboursement qui, par ailleurs, peuvent avoir un coût… ;
      – que le gouvernement grec s’engage à dégager un excédent budgétaire de 3,5% à partir de 2018"

      "derrière les effets d’annonce d’un allègement de la dette, les mesures validées par l’Eurogroupe restent complètement superficielles et ne vont en rien changer la situation. Par ailleurs, l’Eurogroupe confirme qu’il n’y aura pas d’annulation de la dette grecque"

      "Rappelons que le QE de la BCE est bien entendu conditionné à la mise en place de mesure d’austérité et que malgré le 3e mémorandum qui impose un niveau d’ajustement sans précédent, la Grèce n’est toujours pas intégrée à ce programme de rachat de titres. Et que de toute manière, les grandes gagnantes de ce programme de la BCE demeurent bel et bien les banques privées"

      "En 2010, ELSTAT et EUROSTAT décidèrent le transfert des dettes de 17 entreprises du secteur des entreprises non financières vers le budget de l’État, ce qui augmenta la dette publique de 18,2 Mds d’euros en 2009. Ces entités avaient été considérées comme des entreprises non financières, après qu’EUROSTAT eut approuvé leur classement dans ce secteur. Il convient de souligner que les règles de l’ESA95 en matière de classement n’ont pas changé entre 2000 et 2010.

      Ce reclassement a été effectué sans études préalables ; il a de plus été réalisé en pleine nuit, une fois les membres de la direction d’ELSTAT partis. Le président d’ELSTAT eut alors tout le loisir de procéder à ces modifications sans être confronté aux questions des membres de l’équipe de direction. Ainsi, le rôle des experts nationaux fut complètement ignoré, ce qui est en totale contradiction avec la réglementation ESA95. Par conséquent, l’adoption par l’institution du critère pour rattacher une entité économique au budget de l’État constituait une violation de la réglementation. Un procès est actuellement en cours contre ELSTAT."

    • Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d’austérité ?
      http://www.marianne.net/moscovici-aux-grecs-vous-reprendrez-bien-peu-austerite-100248222.html
      #PS

      « Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque »

      "Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été « collectivement » acté, rappelle Le Monde, il y a 6 mois par les créanciers"

      « Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d’euros. »

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l’impasse économique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-13-grece-limpasse.html

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 2/3 ] - Grèce : l’impasse géostratégique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-23-grece-limpasse.html?m=1
      #Relations_Internationales_UE

      "Or cet effort a participé au premier chef à la « construction de la dette » comme à la corruption de la classe politique, dont les marchés d’armement ont été le moteur essentiel, dont le contribuable grec a supporté le coût et dont les industries de défense allemande et française figurent parmi les principaux bénéficiaires puisque la Grèce est régulièrement leur deuxième et troisième clients."

      Pourquoi la Grèce doit renoncer à l’euro
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/03/09/31007-20170309ARTFIG00300-pourquoi-la-grece-doit-renoncer-a-l-euro.php
      #Lectures_livres #UE

      "les statuts du Fonds lui interdisent de renflouer un pays non solvable sans en avoir préalablement restructuré la dette. En 2010, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur de l’institution, avait passé outre l’avis de ses experts et imposé un prêt considérable à une économie en déroute. L’urgence était alors de sauver le système bancaire européen, très engagé en Grèce. Depuis, le FMI est tiraillé entre les impératifs politiques de sa direction et les analyses sans concession de ses économistes. En décembre dernier, deux d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à affirmer publiquement leurs positions en déclarant que l’institution de Washington « ne demande pas plus d’austérité à la Grèce »."

      "Ce n’est donc pas au nom d’une quelconque rationalité économique que les Européens imposent une austérité mortifère, mais parce qu’ils sont incapables de prendre leurs pertes."

      "une rupture avec les créanciers impliquerait mécaniquement un défaut grec et une sortie de la Grèce de la zone euro. Il n’est en effet pas envisageable pour la BCE d’accepter un défaut unilatéral de la part de la Grèce. Au premier semestre 2015, Mario Draghi avait montré jusqu’où il était capable d’aller dans la défense des intérêts des créanciers en choisissant d’étrangler financièrement le système bancaire grec lors des difficiles négociations"

      "Alors qu’il était conseiller de Yannis Varoufakis, l’économiste américain James Galbraith avait mis au point un plan détaillé de sortie, le plan X, dont il a rendu public les grandes lignes dans un récent ouvrage, Crise grecque, tragédie européenne (Le Seuil, 2016)"

      "La Grèce tire en plus comme un fardeau le taux de change d’une monnaie indexée sur les performances moyennes des principaux pays de l’Union monétaire alors qu’elle-même est entourée de pays hors zone euro."

      "plutôt que de laisser filer son épargne et ses moyens financiers dans les banques étrangères, elle devrait s’attacher à reconstruire un système financier autonome afin de redonner à ses entreprises et aux pouvoirs publics un moyen de se financer sans dépendre des marchés. Depuis 2015, la balance courante de la Grèce est revenue à l’équilibre et le pays ne dépend donc plus de financements externes."

      "La crise de la zone euro de 2011-2013 est souvent présentée comme une crise de l’endettement public. Or, comme nous l’avons montré avec Coralie Delaume dans notre ouvrage La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), celle-ci est surtout la conséquence de l’unification économique engagée dans les années 1980. La constitution du marché unique et la libre circulation des hommes et des capitaux ont contribué à concentrer en Europe du nord les infrastructures industrielles du continent, rendant les pays du Sud dépendants des financements du nord. En l’absence de mécanismes compensatoires, l’endettement du sud a fini par exploser, plongeant l’Union européenne dans la crise."

      "Il est vrai qu’entre 2002 et 2007 l’économie grecque avait largement bénéficié de la monnaie unique via la baisse de ses taux d’emprunt. Malheureusement, comme dans d’autres pays du sud de l’Europe, la faiblesse du coût de l’argent n’a pas profité au capital productif mais à l’immobilier résidentiel et à l’investissement public."

      "En faisant surgir des institutions supranationales toutes puissantes, celle-ci a cherché à effacer juridiquement (par le droit) et économiquement (par le marché) les spécificités nationales sans tenir compte du fait que des différences culturelles, historiques et géographiques persisteraient malgré tout. Il en est résulté un droit, une économie et une monnaie qui furent plaqués sur des réalités nationales profondément hétérogènes."

    • Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/12/14/grece-tsipras-vote-des-mesures-sociales-la-zone-euro-se-fache_1535275

      « L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d’octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes. »

      Dette : Athènes ose des mesures sociales, l’UE suspend son aide - Le Point
      http://www.lepoint.fr/monde/dette-athenes-ose-des-mesures-sociales-l-ue-suspend-son-aide-14-12-2016-2090
      La Grèce résistera à ses créanciers sur la prime de Noël | Économie | Reuters
      http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1442Q1

      Grèce : Alexis Tsipras une nouvelle fois humilié par les créanciers
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-une-nouvelle-fois-humilie-par-les-creanciers-627134.h

      Grèce : le ton monte entre l’Eurogroupe et le gouvernement
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-gele-les-mesures-sur-la-dette-624867.html

      "Dès lors, cette mesure de rétorsion n’est qu’une décision purement politique visant à désarmer entièrement le gouvernement grec, à annihiler toute prétention à une politique sociale et économique autonome, mais aussi à achever de détruire la crédibilité politique d’Alexis Tsipras et de Syriza."

      "Comme cela s’est déjà vu plusieurs fois depuis dix-huit mois, sur les expulsions des résidences principales ou sur le principe de baisses automatiques des dépenses en 2018, une nouvelle humiliation est donc la voie la plus probable. Et comme toujours, les créanciers ne manqueront pas alors de relever leurs exigences, notamment en demandant une nouvelle réforme du marché du travail visant à réduire l’influence des syndicats"

      " la stratégie de l’Eurogroupe qui, rappelons-le, est le conseil d’administration du MES, vise à maintenir le joug de la dette sur la Grèce."

      " pourquoi la France laisse-t-elle faire ? François Hollande ne cesse pourtant de vanter son amitié avec la Grèce et son action pour « sauver la Grèce » en 2015. Il l’a encore répété lors de son discours de non-candidature. Le groupe des socialistes français du parlement européen protestent. Mais dans l’Eurogroupe, depuis janvier 2015, la France est entièrement absente. Elle laisse faire, se contentant de vouloir récupérer le « beau rôle » une fois la pièce jouée sans elle."

      Syriza remettrait peut-être le Grexit à l’agenda selon Médiapart
      L’arène nue - blog sous programme de la Troïka - Journal
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1309363305774275&id=189537414423542

      ❝"À chaque déboursement de crédits supplémentaire prévus dans le plan, les créanciers se montrent toujours plus exigeants. La dernière réunion de l’Eurogroupe qui s’est tenue le 26 janvier en présence de responsables du FMI, n’a pas échappé à la règle. Alors qu’Athènes attend un déblocage des crédits européens pour l’aider à refinancer environ 6 milliards de dettes en juillet, la discussion a donné lieu aux mantras habituels, où il n’est question dans la novlangue chère aux responsables que « de tenir les engagements, de mettre en œuvre les réformes, de diminuer les déficits, de retrouver une croissance soutenable, etc. ». Elle s’est achevée par une nouvelle humiliation pour la Grèce."

      "La dispute porte comme d’habitude sur ces fameux ratios financiers qui tiennent lieu de politique pour les responsables européens et du FMI. Alors que le gouvernement grec est parvenu, dans un effort budgétaire surhumain, à réaliser un excédent budgétaire (avant paiement de la dette et des frais financiers) de 1,5 % en 2016, les responsables européens ont conditionné leur nouvelle aide de juillet à un surplus budgétaire primaire de 3,5 % à partir de 2018 et ce pendant au moins vingt ans !"

      "L’Allemagne faisant de la présence du FMI au plan de sauvetage grec un préalable à sa propre participation, Berlin est prêt à accepter les conditions imposées par l’institution internationale. D’autant qu’elles ne lui semblent pas exorbitantes. Tous les Européens se sont alignés sur la position allemande"

      La crise grecque a rapporté plus de 1 milliard d’euros aux finances allemandes
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-crise-grecque-a-rapporte-plus-de-1-milliard-d-euros-aux-finances-allema

      Grèce : grève et manifestations contre une réforme du droit à la grève
      http://www.boursorama.com/actualites/grece-greve-et-manifestations-contre-une-reforme-du-droit-a-la-greve-47d
      http://s.brsimg.com/static-000/cache/i/content/images/8/5/3/8534c21c1fc24f09fdb3d326e0eea87d-300x170.jpg



  • –Suspension de la démocratie à la faveur de la crise
    Vers un césarisme européen"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/11/DURAND/48383

    –"Contre une austérité à perpétuité
    Sortir de l’euro ?" (F.Lordon)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/08/LORDON/49561

    –La Malfaçon
    http://boutique.monde-diplomatique.fr/la-malfacon.html

    –"L’économiste Frédéric Lordon : "Il faut sortir de l’euro""
    http://www.dailymotion.com/video/x1ozyjq_l-economiste-frederic-lordon-il-faut-sortir-de-l-euro_news

    Frédéric Lordon chez Médiapart
    “Pour une autre Europe, faut il-sortir de l’euro ?
    https://www.les-crises.fr/frederic-lordon-chez-mediapart

    –"Débat : et si la Grèce disait NON à l’Europe ?" sur i24news
    http://www.i24news.tv/fr/tv/revoir/i24newsfr/4338732333001

    –""L’échec de Syriza, c’est l’échec de l’idée d’une réforme de l’UE de l’intérieur"" (Aurélien Bernier)
    http://www.marianne.net/echec-syriza-c-est-echec-idee-reforme-ue-interieur-100235495.html
    #Grèce #UE

    –L’euro, ou la haine de la démocratie, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 29 juin 2015)
    http://blog.mondediplo.net/2015-06-29-L-euro-ou-la-haine-de-la-democratie

    "Prononcer le mot « référendum », c’est en effet immanquablement faire resurgir le spectre du Traité constitutionnel de 2005, celui de l’acharnement jusqu’à ce que ça dise oui, ou du contournement si ça persiste à dire non. Celui du putsch également, à l’image du débarquement en 2011 de Georges Papandréou"

    "Appliquant une doctrine en fait formée de longue date puisqu’elle est intrinsèque à l’Union monétaire même, mais dont la formulation pleinement explicite attendra 2015 et l’inénarrable Juncker – « il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens »"

    "nommer directement le banquier central Papademos premier ministre ! – c’est tellement plus simple –, qui plus est à la tête d’une coalition faisant, pour la première fois depuis les colonels, entrer au gouvernement un parti ouvertement d’extrême-droite (Laos), particularité qui n’avait pas davantage ému le journalisme d’accompagnement à l’époque"

    "la Troïka ne se contente pas d’imposer un cadrage macroéconomique délirant, elle entend également en imposer le détail"

    "l’augmentation du taux d’imposition sur les sociétés de 26 % à 29 %, ainsi que la taxe exceptionnelle de 12 % sur les profits supérieurs à 500 000 euros ont été refusées par la Troïka au motif qu’elles étaient… de nature à tuer la croissance ! – ou quand l’étrangleur déconseille à ses victimes le port du foulard. En revanche la Troïka tient beaucoup à ce qu’on en finisse avec la petite allocation de solidarité servie sur les retraites les plus pauvres – le décile inférieur a perdu jusqu’à 86 % de revenu disponible de 2008 à 2012"

    "On peut le dire dès maintenant puisque la grande vidange est déjà à l’œuvre : l’oligarchie dégondée va montrer son vrai visage, et parler son vrai langage. Jean-Louis Bourlanges sur France Culture traite Tsipras de « terroriste révolutionnaire » (11) (sic), Quatremer relaie, écumant, les errances de Kathimerini, quotidien de droite qui qualifie le référendum de « coup d’Etat de bolcheviks », formidable moment de vérité où l’on va voir sans fard qui est qui et qui dit quoi."

    • https://www.facebook.com/atterres/posts/971081412943037
      http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/07/16/donald-tusk-l-accord-avec-la-grece-a-permis-d-eviter-le-risque-de-chaos-d-un
      –"INTERVIEW TUSK : POURQUOI LE MONDE A PUBLIÉ DEUX VERSIONS"
      http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-21/Interview-Tusk-pourquoi-Le-Monde-a-publie-deux-versions-id19091

      "Bel aveu du président du Conseil européen : « Je suis surtout inquiet des risques de contagion politique et idéologique. Avec ce qui se passe en Grèce, est apparue l’illusion idéologique qu’il est désormais possible de changer le cours de l’Europe, qu’on peut construire une alternative à la vision traditionnelle de l’Europe, au discours sur l’austérité. Je trouve l’atmosphère très similaire à celle de l’après 1968. Je sens un état d’esprit, peut-être pas révolutionnaire, mais un sentiment d’impatience en Europe »"

    • « L’Europe ne peut et ne devrait pas tenir très longtemps » (James K. Galbraith)
      http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150731.OBS3541/l-europe-ne-peut-et-ne-devrait-pas-tenir-tres-longtemps.html

      -"les Allemands réaliseraient avec stupéfaction que les dettes considérables amassées afin de financer leurs exportations tout au long des quinze dernières années ne seront jamais remboursées."

      –"Le fait que Syriza y soit parvenu, éclipsant ainsi les nazis du parti Aube dorée, a été à sa manière un miracle démocratique. La destruction de Syriza conduira maintenant, partout sur le continent, à un réexamen du « projet européen ». Une Europe progressiste – l’Europe de la croissance durable et de la cohésion sociale – serait une chose. L’Europe bloquée dans l’impasse, réactionnaire, mesquine, et perverse, que nous observons à l’heure actuelle, en est une autre. Elle ne peut et ne devrait tenir très longtemps."

      –"Que va-t-il advenir de l’Europe ? Cela est très clair, il en est désormais fini des espoirs de la gauche pro-européenne et réformiste. Les partis qui incarnent un autre avenir sont les partis anti-européens, dont l’UKIP, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, le Front national en France, et Aube dorée en Grèce. Il s’agit de mouvances extrêmement antipathiques, racistes et xénophobes – Aube dorée a ainsi proposé dans sa plateforme électorale que des camps de concentration soient créés en Grèce afin qu’y soient regroupés les immigrés. Les forces progressistes et démocratiques n’ont désormais, pour les contrecarrer, qu’une seule chose à faire : se regrouper sous la bannière d’une réinstauration de la démocratie au niveau national. Ce qui signifie que la gauche en Europe devra également, désormais, se retourner contre l’euro."

      –"Pourquoi donc, dans ces conditions, l’euro – ce rêve qui, manifestement, va désormais en se flétrissant – devrait-il être soutenu ? Pour quelles raisons en sortir ne constituerait-il pas une option ?"

      La fin de l’Union européenne, de Coralie Delaume et David Cayla
      https://www.les-crises.fr/la-fin-de-lunion-europeenne-de-coralie-delaume-et-david-cayla
      #Lectures

      "Les manipulations statistiques et financières qui font du Luxembourg (qui n’a plus d’usines) une puissance industrielle alors qu’il n’est qu’une lessiveuse à blanchiment fiscal, ou qui font de l’Irlande une grande puissance exportatrice avec une croissance extraordinaire du PIB avec des marchandises qui ne circulent que sur le papier et un niveau de vie qui stagne désespérément, sont clairement exposées et démontées."

      "Ce qui permet aux auteurs de nous rappeler que la crise des pays périphériques de l’Europe, élégamment appelés PIGS par les eurocrates (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) n’est pas liée à une quelconque tare anthropologique et raciale, mais à une poursuite de l’effet de polarisation qui trouve sa source dans le développement de l’Europe depuis le XVI° siècle, et que le libre-échange, comme l’avait clairement expliqué Friedrich List dans son irremplaçable « Système National d’Economie Politique » de 1841, combiné à la funeste et impérialiste Théorie de avantages comparatifs de Ricardo, ne fait qu’accroitre. On renverra à l’indispensable ouvrage de Erik Reinert « Comment les pays riches sont devenus riches et pourquoi les pays pauvres restent pauvres »."

      "Il faut d’emblée préciser que l’Union européenne n’est pas l’Europe. L’Europe est un continent, un ensemble de pays. L’Union européenne c’est d’abord un écheveau de règles qui encadrent l’action de ses États membres. Elle n’existe donc que si ces règles sont respectées."

      "de nombreux pays – parce qu’ils y sont poussés par les circonstances et non par “populisme”, par quelques viles passions “anti-européennes” ou par volonté de “repli national” – transgressent ces règles ou les contournent"

      "S’il n’y a plus le moindre esprit de solidarité en Europe, c’est que le projet européen d’unir le continent sous les auspices du marché, de la monnaie et de la jurisprudence de la Cour de Luxembourg, a échoué."

      "des traités organisant implicitement la compétition de tous contre tous n’ont pas permis – oh surprise ! – de rapprocher les peuples. Quant aux promesses de mettre en place “l’Europe sociale”, elles ne savent que faire rire désormais."

      "dans la situation actuelle, il n’y a plus de choix possible. L’euro, c’est l’impossibilité de dévaluer et donc de faire autre chose qu’une austérité perpétuelle et un arrimage éternel de l’économie française à celle de l’Allemagne."

      "Aujourd’hui, les flux financiers sont parfaitement sécurisés dans la zone euro. Les investisseurs ne risquent plus de subir des pertes de change. Mais le prix à payer c’est l’austérité, la désindustrialisation des régions périphériques et le chômage"

      "Nous croyons que cette méthode est la bonne, même si elle séduit moins les rêveurs en panne de “grand dessein” et attachés à cette idéologie de substitution qu’est devenu l’européisme. Nous pensons qu’il faut substituer la souplesse et le pragmatisme à la foi"

      "L’Europe supranationale empêche l’Europe des projets coopératifs de ré-émerger. Ce n’est pas le moindre des paradoxes : en tuant à petit feu les pays qui la composent et sous prétexte de “dépasser les nations”, l’Union européenne détruit l’Europe."

    • Leçon de Grèce : « La thérapie de choc exige l’opacité », par Philippe Lamberts (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/LAMBERTS/53935
      http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton53935.jpg

      -"Ce qui est en jeu ici est ni plus ni moins que l’affaiblissement, voire la suspension, de moins en moins dissimulée, de la légitimation démocratique de la politique économique et sociale."

      –"A la mi-février 2012, (...) les négociations entre Athènes et la « troïka » (Fonds monétaire international [FMI], Banque centrale européenne [BCE] et Commission européenne) butent sur un dernier effort budgétaire de 325 millions d’euros. Alors que le gouvernement grec de l’époque avait envisagé de les prélever sur les dépenses de fonctionnement du ministère de la défense, la « troïka » refusa ce choix et imposa des coupes dans le budget des pensions de retraite. Avant cela, en octobre 2010 puis en août 2011, M. Jean-Claude Trichet, alors patron de la BCE, avait écrit secrètement aux ministres des finances d’Irlande, puis d’Espagne et d’Italie, pour leur enjoindre de prendre des mesures précises, non seulement financières, mais aussi budgétaires et sociales."

      –"L’accord du 13 juillet 2015 fait tomber toute précaution oratoire et inscrit noir sur blanc la logique coloniale de la « troïka » en Grèce. Il précise en effet que « le gouvernement [grec] doit consulter et obtenir l’accord des Institutions [nouvelle appellation officielle de la « troïka »] sur tout projet législatif dans les domaines relevant de l’accord, avec un délai adéquat, avant de le soumettre à consultation publique ou au Parlement »."

      –"Quant à la motivation profonde de cette humiliation, je suis convaincu qu’elle relève avant tout de la volonté d’hégémonie des partis de ce qu’on appelle la « grande coalition » — conservateurs/chrétiens-démocrates (PPE), sociaux-démocrates (PSE) et libéraux (ALDE) — face à l’émergence de toute alternative à la pensée unique. Comment interpréter autrement la rhétorique de la « confiance perdue » à l’égard du gouvernement grec, exprimée dès la première ligne de l’accord politique du 13 juillet ? « Confiance perdue » en moins de cinq mois par un gouvernement de gauche radicale au motif qu’il n’avait pas su réformer dans cet infime laps de temps un pays gangrené par plus de quarante ans de clientélisme établi par le duopole Nouvelle Démocratie/Pasok, c’est-à-dire précisément par les chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates grecs. Que ceux-ci aient maquillé les comptes de la Grèce pour lui permettre d’accéder à l’euro, et maintenu en place l’essentiel du système clientéliste, non seulement avant 2010, mais pendant les cinq premières années des programmes d’assistance à la Grèce, n’avait pas suffi à ce que leurs amis politiques européens leur retirent leur confiance."

      –"On peut légitimement s’interroger sur les moyens que s’est donnés le gouvernement Tsipras au moment d’aller au bras de fer avec les créanciers."

      –"La priorité donnée au respect de l’orthodoxie économique sur celui des règles démocratiques se manifeste également dans l’attitude du Conseil européen, qui n’hésite pas à agiter la menace de sanctions à l’égard des Etats membres qui ne respecteraient pas leurs objectifs budgétaires, tout en laissant en paix ceux qui, comme la Hongrie — gouvernée par M. Viktor Orban, dont le parti reste envers et contre tout membre du PPE —, foulent aux pieds les valeurs démocratiques de l’Union européenne. Dans le cénacle des chefs d’Etat et de gouvernement européens, on ménage Orban et on écrase Tsipras."

    • Dans la même veine : « L’avenir de l’Europe se discute à huis clos », par Christophe Deloire & Christophe Dubois (Le Monde diplomatique, septembre 2012)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2012/09/DELOIRE/48137

      En 2010, Sarkozy se rallie à l’idée de Merkel de sanctionner les pays ne respectant pas les critères financiers du Pacte de Stabilité et de Croissance de 1997 (Amsterdam) en suspendant leur droit de vote au Conseil de l’UE. Cette idée se fonde sur l’article 7 « du traité », qui prévoit cette sanction en cas de « violation grave et persistante » des valeurs de l’UE, relative au respect de la dignité humaine, à la liberté, la démocratie et l’égalité.

      Est-il encore nécessaire de commenter ?

    • Mettons ça ici...
      Le ministre allemand des Finances défend la formation d’une armée européenne
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/le-ministre-allemand-des-finances-defend-la-formation-d-une-armee-europeen

      « Les Grecs ne devraient pas rejeter uniquement la responsabilité des problèmes sur les autres, ils devraient également regarder ce qu’ils peuvent faire pour s’améliorer  »


  • La défaite de la Grèce, la défaite de l’Europe
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-defaite-de-la-grece-la-defaite-de-l-europe-491792.html
    http://static.latribune.fr/article_page/491653/la-chanceliere-allemande-angela-merkel-le-president-francais-francois-hollande-et-le-premier-ministre-grec-alexis-tsipras-le-12-juillet-a-bruxelles.jpg

    Il est cependant un point sur lequel Alexis Tsipras a clairement gagné : il a mis à jour par ses six mois de résistance et ce déchaînement de « vengeance » comme le note ce lundi matin le quotidien britannique The Guardian en une, la nature de la zone euro. Ce lundi 13 juillet, on y voit plus clair sur ce qu’est la zone euro. A l’évidence, les gouvernants européens ont agi comme aucun Eurosceptique n’aurait pu l’espérer.



  • « Et pendant ce temps, l’Autriche restructure sa dette...

    Par Romaric Godin »
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/et-pendant-ce-temps-l-autriche-restructure-sa-dette-491019.html

    « La Grèce au bal des hypocrites » http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/19/la-grece-au-bal-des-hypocrites_1308476_3214.html

    -" chacun a ses petites tricheries légales, ses zones grises de comptabilité, ses tours de passe-passe comptables. La France a bénéficié d’un versement exceptionnel de France Télécom, lors du changement de statut de l’opérateur. L’Allemagne a fait de même avec les recettes des licences pour l’exploitation de la norme de téléphonie mobile UMTS, et joue sur la séparation des budgets de l’Etat fédéral et des Länder.

    Dans cet exercice, pour profiter des ambiguïtés du langage comptable et pratiquer la débudgétisation, l’Italie reste la grande championne. Avec l’accord de Bruxelles, elle multiplie les opérations de titrisation de ses dettes : revendues au marché sous la forme de titres financiers, ses créances disparaissent de son déficit. "C’était conforme. Mais quand l’Italie faisait ça, on rigolait bien, se souvient René Defossez, opérateur sur les marchés. On se disait : « Ils sont encore en train de tripatouiller leurs comptes !’’ »"

    "Et la banque JP Morgan, explique un banquier, « faisait pareil avec l’Italie »."

    #Grèce #Autriche #Dette #UE


  • Grèce : où Alexis Tsipras veut-il en venir ?
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-ou-alexis-tsipras-veut-il-en-venir-491234.html

    Au final, le plan d’Alexis Tsipras semble plus élaboré qu’il n’y paraît au premier regard. La fonction du référendum ne semble pas non plus si futile qu’on pourrait le croire. Mais le premier ministre grec prend néanmoins un risque majeur, car les Grecs vont à nouveau devoir accepter des sacrifices importants et douloureux. Le risque, c’est aussi que le gouvernement Tsipras ne soit dépendant des « revues » de la troïka et ne devienne qu’un fondée de pouvoir des créanciers comme ses prédécesseurs. Au-delà de l’accord, son application sera donc un élément à surveiller de près...



  • Et pendant ce temps, l’Autriche restructure sa dette...
    Par Romaric Godin | 09/07/2015
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/et-pendant-ce-temps-l-autriche-restructure-sa-dette-491019.html

    Vienne a été un des plus féroces adversaires de la restructuration de la dette grecque. Mais, parallèlement, elle organise celle de la banque Hypo Alpe Adria, nationalisée en 2009, aux dépens, notamment de la Bavière...
    (...)
    Accord avec Munich

    Logiquement, si l’on en croit la dureté de l’Allemagne vis-à-vis de la dette grecque et l’inquiétude supposée par la presse française des retraités bavarois, le gouvernement régional bavarois aurait dû se montrer ferme face aux méthodes autrichiennes. Mais il n’en a pas été ainsi. Munich et Vienne ont discuté et la Bavière a accepté de ne recevoir que 1,3 milliard d’euros, soit 45 % de la créance de BayernLB. En réalité, cette somme est un seuil. Si le règlement de la dette de HETA amène une annulation de la dette supérieure à 45 %, Munich touchera cette somme quand même. Si les pertes sont moindres, la Bavière touchera la différence, si elles sont supérieures, la Bavière conservera ses 1,3 milliard d’euros.

    http://seenthis.net/messages/388495 via Loutre


  • Tsipras : « nous sommes devenus un laboratoire d’austérité »
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-eurogroupe-fixe-encore-un-ultimatum-a-la-grece-490417.html

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’ensemble de l’Union européenne se réuniront dimanche à Bruxelles pour un sommet au cours duquel la Grèce pourrait se voir accorder un nouveau plan d’aide. En attendant, la Grèce doit respecter un calendrier et présenter ses propositions jeudi 9 juillet.

    Dossier : le laboratoire grec (février 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/A/48768

    A l’avant-garde de la démolition sociale, la Grèce est aussi un laboratoire du redressement. La débâcle hellénique signe l’échec de l’austérité. Et donne raison aux partisans d’une autre voie, d’une autre Europe. L’heure est au réarmement intellectuel, aux mobilisations susceptibles de graver un nouveau cours dans la cire de l’histoire.




  • Grèce : la BCE durcit encore le ton - Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-bce-durcit-encore-le-ton-490053.html

    Crise grecque La BCE a durci les conditions d’accès à la liquidité d’urgence des banques grecques. La BCE a durci les conditions d’accès à la liquidité d’urgence des banques grecques.

    La BCE agit donc d’ores et déjà comme le gardien futur d’un éventuel accord, s’il devait en avoir un. Le « nœud coulant » reste en place, et il ne se desserrera que si la Grèce exécute les réformes promises. Une surveillance sans doute encore plus efficace que celle de l’ancienne troïka, mais dont on peut se demander s’il relève du rôle de la BCE.



  • « Crise : Trichet se justifie devant les parlementaires irlandais » http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/irlande-la-tentative-de-justifcation-de-jean-claude-trichet-devant-les-par

    "La BCE a-t-elle menacé l’Irlande d’une « bombe » en 2011 ?"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-bce-a-t-elle-menace-l-irlande-d-une-bombe-en-2011-504577.html

    « Grèce : le plan B à l’irlandaise » http://www.politis.fr/Grece-le-plan-B-a-l-irlandaise,31815.html

    « Presse et télévision ont-elles contribué à la crise bancaire ?
    Médias, le Parlement irlandais accuse »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/08/A/53550

    « Ce débat pose aussi la question du rôle de la BCE depuis 2008 dans la crise européenne et, notamment des pressions politiques qu’elle a pu exercer sur des gouvernements élus. Le cas irlandais n’est pas isolé : outre les affaires grecques et chypriotes, on se souvient que c’est une menace de la BCE qui avait provoqué la chute du gouvernement de Silvio Berlusconi en Italie à l’automne 2011. Au final, la responsabilité de Jean-Claude Trichet ne concerne guère l’homme lui-même, mais bien, plus largement, la question de la réelle indépendance de la BCE et de la responsabilité de cette institution devant les représentants démocratiques. Depuis 2008, la BCE a clairement pris l’habitude d’exercer des pressions sur le pouvoir politique. »

    #Irlande #UE #BCE #Démocratie #Austérité

    Irlande : la Commission d’enquête sur la crise financière met en cause la BCE. Par Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/irlande-la-commission-d-enquete-sur-la-crise-financiere-met-en-cause-la-bc
    Rapport évoqué dans « l’actu » française ?

    -"La commission d’enquête parlementaire irlandaise sur la crise bancaire a rendu son rapport mercredi. Le rôle de la BCE et de son président Jean-Claude Trichet y est décrit négativement : l’institution aurait utilisé des menaces contre deux gouvernements." ;
    –"Les conclusions du rapport sont sans concession : « la position de la BCE en novembre 2010 et en mars 2011 sur l’imposition des pertes aux créanciers séniors a contribué à transférer de façon inappropriée la charge d’importantes dettes bancaires sur le citoyen irlandais. » La BCE de Jean-Claude Trichet a donc fait pression sur deux gouvernements élus pour protéger les créanciers au détriment des citoyens." ;
    –" la BCE n’a pas participé à cette enquête, ne se jugeant pas responsable devant le parlement d’un Etat membre." ;
    –" Il est frappant que ces faits ne soient guère évoqués dans le pays d’origine de Jean-Claude Trichet, la France." ;
    –"Ce rapport intervient quelques jours après un autre rapport, publié par la Cour des Comptes européenne (CCE) qui critique ouvertement la Commission européenne, estimant que sa « gestion de la crise n’a pas été optimale. »" ;
    –".A #Chypre en 2013 ou en Grèce à l’été 2015, l’arme de l’ELA a aussi été utilisée pour des motivations politiques et pour faire céder des parlements ou des gouvernements nationaux"

    Les caprices du Murdoch irlandais, par Julien Mercille (Le Monde diplomatique, mars 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/MERCILLE/54960

    -"En toute logique, la société de M. O’Brien, et non pas la banque IRBC, devrait hériter du fardeau. Pas cette fois. Car la banque irlandaise annule généreusement 119 millions d’euros de la dette de Siteserv. Le fardeau retombe sur les épaules... des contribuables." ;
    _"en 2013, soit un an après son rachat, Siteserv signe plusieurs contrats pour installer des compteurs d’eau en Irlande dans le cadre d’un projet gouvernemental visant à introduire une taxe sur l’eau courante (5). Autrement dit : non seulement la population finance une partie des pertes de Siteserv lors de sa vente à M. O’Brien, mais ce dernier doit devenir l’un des principaux bénéficiaires de la taxation de l’eau..." ;
    –"Les médias sont autorisés par la Constitution irlandaise (article 15.12) à relayer tout ce qui se dit au Parlement ; mais ils ont renoncé à ce droit sur une simple injonction de M. O’Brien. Autrement dit, le Murdoch irlandais a suspendu la Constitution du pays durant quelques jours"

    #Médias #Austérité #Dette #Ploutocratie #Conflits_d'intérêts #Finance #Irlande

    L’incroyable diktat de Trichet à Berlusconi - Challenges.fr
    https://www.challenges.fr/economie/l-incroyable-diktat-de-trichet-a-berlusconi_301344
    #BCE #Démocratie #Ploutocratie #UE #Italie

    « Nous étions en présence de dysfonctionnements importants sur les marchés de la dette publique de certains pays de la zone euro. Nous avons dit à leurs gouvernements ce qui, à notre sens, était nécessaire pour un retour à une crédibilité vis-à-vis des investisseurs. C’était un message, ce n’était pas une négociation »

    « mettre en place une régulation et des systèmes fiscaux mieux adaptés au soutien de la compétitivité des entreprises »

    « Un mécanisme de réduction automatique du déficit devrait être mise en place, stipulant que tout dérapage par rapport aux objectifs sera automatiquement compensé par des coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires. »

    « Au vu de la gravité de la situation actuelle des marchés financiers, nous considérons qu’il est crucial que toutes les mesures énumérées dans les sections 1 et 2 ci-dessus soient adoptées aussi vite que possible par décret-lois, suivies d’une ratification du Parlement d’ici fin septembre 2011. Une réforme constitutionnelle visant à durcir la législation fiscale serait également appropriée. »


  • Grèce : les options de la BCE
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-options-de-la-bce-489709.html
    http://static.latribune.fr/article_page/476711/la-bce-satisfaite-des-effets-de-son-programme-d-assouplissement-quantitatif.jpg

    Le « non » grec, franc, clair et massif pose désormais un problème d’envergure à la BCE. Lundi 6 juillet, le conseil des gouverneurs de l’institution de Francfort va se réunir pour examiner une nouvelle fois la demande de la Banque de Grèce déposée ce dimanche de relever le plafond de la liquidité d’urgence mis à la disposition des banques helléniques dans le cadre du programme ELA. Or, de cette décision dépend très concrètement l’avenir de la Grèce dans la zone euro. Quelles sont les options possibles ?


  • Grèce : le « non » grec place Angela Merkel au pied du mur
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-non-grec-place-angela-merkel-au-pied-du-mur-489692.html

    Désormais, le bluff n’est plus possible pour Angela Merkel. Après une semaine de campagne réalisée dans des conditions inimaginables de banques fermées, d’argent rationné, de retraités angoissés et de matraquage médiatique angoissant, les Grecs ont dit une nouvelle fois « non. » On pourra certes relativiser la portée de ce non par le taux d’abstention. Mais il n’empêche. Dans les conditions décrites ci-dessus, il s’est trouvé plus d’électeurs grecs pour refuser l’ultimatum posé par les créanciers à leur pays que pour l’accepter.
    […]
    Ce soir donc, les Grecs placent clairement Angela Merkel face à ses responsabilités. La journée de lundi sera décisive. La chancelière rencontrera François Hollande en soirée. Mais elle devra auparavant faire savoir si elle accepte ou non la réouverture des négociations. Sans son accord, le Bundestag refusera toute discussion. Or, sans feu vert du Bundestag, le MES ne peut pas engager de discussions sur un nouveau programme. La chancelière est donc ce soir au pied du mur.

    http://seenthis.net/messages/387438 via Simplicissimus


  • « En Espagne, austérité et privatisations détruisent le système de santé publique et nuisent à la qualité des soins » http://www.bastamag.net/En-Espagne-austerite-et-privatisations-detruisent-le-systeme-de-sante-publ

    « En Espagne, un bâillon sur la colère »
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/VALDEZ/53224

    CADTM -" Le changement constitutionnel du PSOE qui nous soumet à l’esclavage de la dette est illégal"
    http://cadtm.org/Le-changement-constitutionnel-du

    -"septembre 2011, à l’encontre tant du droit international que du droit national, le projet de révision de la Constitution espagnole du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, est adopté avec le soutien du Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy, faisant du remboursement de la dette une « priorité absolue » (article 135.3) devant tout autre nécessité." ;
    –" Il s’agit d’une concession inédite accordée aux créanciers, un pas de plus qui garantit leur suprématie et satisfait leurs prérogatives en les inscrivant dans l’édifice constitutionnel. L’accord entre le PSOE et le PP va plus loin que les seuils redoutables de déficit et d’endettement public établis par le pacte de stabilité et de croissance (PSC) de l’Union européenne en 1997. Constitutionnaliser la « priorité absolue » du paiement des intérêts et du capital de la dette, devant tout autre type d’investissement, est très grave, car d’autres objectifs constitutionnels comme l’exercice des droits sociaux sont alors sacrifiés. Inscrire cette suprématie de la dette dans la Constitution démontre le caractère fermé et exclusif de l’idéologie néolibérale qui balaye les modèles alternatifs" ;

    –"1. Toutes les administrations publiques conformeront leurs actions au principe de stabilité budgétaire." ;
    –"Les crédits correspondant aux intérêts et au capital de la dette publique des administrations devront toujours être inclus dans le montant des dépenses de leurs budgets et leur paiement jouira de la priorité absolue." ;

    –" La violation du droit est récurrente chez les créanciers, mais nous avons des arguments juridiques solides pour la condamner."

    Le douloureux coût humain de l’austérité pour certains malades en Espagne
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-sante/le-douloureux-cout-humain-de-l-austerite-pour-certains-malades-en-espagne

    -"Cet homme est l’un des nombreux exemples des conséquences humaines de la crise financière en Espagne et des mesures d’austérité qu’elle a déclenchées dans ce pays, doté d’un des meilleurs systèmes de santé au monde en 2000 selon l’OMS.
    « Nous avons constaté une hausse des délais de prise en charge, la détérioration de l’attention, un personnel médical décimé, se plaignant d’épuisement et de burn outs », déclare Helena Legido-Quigley, membre de l’école de Santé publique Saw Swee Hock de Singapour, qui a étudié en profondeur le système de santé espagnol.
    « Les mesures d’austérité ont particulièrement touché les plus vulnérables, qui ont perdu l’accès aux soins et ont commencé à ne plus pouvoir prendre des traitements essentiels, faute de moyens, en raison d’un système de co-paiement de plus en plus étendu », explique-t-elle.
    Selon des données officielles, les dépenses de santé sont passées de 70 milliards d’euros en 2009 à quelque 53 milliards en 2014, avec les licenciements, fermetures de services et la fin de la médecine entièrement gratuite pour les retraités." ;
    –"Au final, assurent les experts, le coût pour le système n’est pas moins élevé.
    Manuel Espinel, médecin urgentiste d’un hôpital public madrilène, voit défiler ce genre de patients, comme cet homme, atteint de tuberculose, ayant dû rester dix jours en soins intensifs faute d’avoir été pris en charge à temps. « Cela multiplie les coûts par 20 ou 30 », estime-t-il.
    « Certains patients ont dû séjourner aux urgences pendant deux ou trois jours car d’autres étages avaient fermé, faute de personnel », témoigne le docteur Espinel.
    On les surnomme « les malades des couloirs », raconte le médecin, dont le salaire a été réduit de 20% et les horaires allongés."
    –"pour le gouvernement, aucune autre solution n’était possible en raison de l’ampleur des déficits de l’Espagne."

    En Espagne, les manifestants anti-expulsions taxés de nazisme 14.04.2013
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/04/14/en-espagne-les-manifestants-anti-expulsions-taxes-de-nazisme_3159531_3214.ht

    L’exclusion sociale en forte hausse en Espagne, par Valérie Demon 31/3/14 | La-Croix.com - Europe
    http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/L-exclusion-sociale-en-forte-hausse-en-Espagne-2014-03-31-1158993

    En Espagne, une reprise économique à double face, par Marie Dancer | La-Croix.com - Europe
    http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/En-Espagne-une-reprise-economique-a-double-face-2015-12-20-1395248
    #Espagne #Austérité #Réformes_structurelles #Démocratie #Dette #Espagne_Austérité #Austérité_Espagne
    #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #UE
    Espagne : les dessous du « miracle » de l’emploi. Par Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-les-dessous-du-miracle-de-l-emploi-547626.html
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9951

    Espagne : la crise a provoqué une épidémie de suicides - Express [FR]
    http://fr.express.live/2016/04/01/espagne-la-crise-a-provoque-une-epidemie-de-suicides

    « Selon l’Agence espagnole de statistiques, on a dénombré 3910 suicides en 2014, contre 3263 en 2007. Cette augmentation spectaculaire est le résultat de la crise profonde que vit l’Espagne, avec les mesures d’austérité, un chômage élevé et une forte augmentation des saisies immobilières réalisées par les banques. »

    En Espagne, la crise ne tue pas, l’austérité, si | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/56355/espagne-austerite-suicide

    "en #Italie et en #Grèce, les médias n’ont pas eu le temps d’épiloguer sur la question : les « veuves blanches » italiennes ont établi un lien direct entre le suicide de leurs maris et l’insoutenable poids de la dette qui pesait sur leurs têtes. En Grèce, Dimitris Christoulas a aussi été clair sur les raisons qui l’ont poussé à se donner la mort : « Je ne laisserai pas de dettes à ma fille », ont été les dernières paroles de l’ex-pharmacien grec de 77 ans, qui s’est tiré une balle dans la tête sur la combative place Syntagma le 5 avril." ;
    –"« La tendance régulière à la baisse des taux de suicide observée (…) avant 2007, s’est soudain inversée », affirme David Stuckler, sociologue à l’université de Cambridge qui mène une étude sur les effets de la crise sur la santé publique." ;
    –"Ce qui tue ne serait donc pas tant la situation économique que la réponse adoptée par les élus nationaux." ;
    –"Aujourd’hui, l’Espagne a toujours un taux de suicide presque trois fois inférieur à celui de la France, et le nombre de morts par suicide a même diminué de 3.429 à 3.158 entre 2009 et 2010 selon l’Institut national de statistiques espagnol.
    Des chiffres qui s’opposent au lien établi entre hausse du chômage et hausse du suicide par l’étude de David Stuckler, lequel défend d’une part que les dernières statistiques ne sont pas encore tombées, et de l’autre que « le suicide n’est que la partie visible de l’iceberg »." ;
    –"on ne sait pas pourquoi les gens se suicident. Les statistiques officielles n’offrent d’ailleurs aucune donnée sur les causes du suicide" ;
    –"Difficile d’inviter les habitants d’Andalousie vers un centre de prévention, car jusqu’à récemment, le seul programme de prévention était déployé à l’hôpital Sant Pau de Barcelone. Des programmes identiques sont nés en Asturies et en Galice, mais face aux coupes budgétaires exigées dans la santé publique, ils risquent d’être vidés de leur contenu. Alors quand tomberont les chiffres du suicide de 2011 réclamés par Cayo Lara au gouvernement, les journalistes pourraient bien reprendre la mise en garde de David Stuckler : « La récession n’est qu’un facteur de risque, c’est la politique d’austérité qui a un effet direct sur l’aggravation des chiffres du suicide. »"

    Carte des suicides dus aux expulsions en Espagne : l’Andalousie très touchée | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/pepites/carte-suicides-dus-aux-expulsions-en-espagne-andalousie-tres-touchee-64047

    « Cela fait pas moins de 11 suicides lors des derniers six mois. Du coup, le Parlement débattra sur une initiative citoyenne comptant l’appui de 1,4 millions de signatures et qui propose une solution durable pour les personnes menacées par les expulsions pour impayé. Mariano Rajoy (PP) avait annoncé qu’il n’accepterait pas le débat avant de faire machine arrière après le suicide du couple de retraités. »

    Espagne : la lourde facture de la crise bancaire. Par Romaric Godin
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-la-lourde-facture-de-la-crise-bancaire-598697.html
    #Sauvetages_bancaires #Réformes_structurelles

    "Au total, ce sont pas moins de 38,1 milliards d’euros qui reviendront à la charge du contribuable espagnol, soit environ 4,2 % du PIB espagnol."

    "Certes, on est loin de la charge du sauvetage bancaire pour l’Irlande (18,2 % de son PIB) ou de la Grèce (16,8 %), mais l’Espagne arrive, après la Slovénie, Chypre et le Portugal, en sixième position dans l’UE concernant le coût net du sauvetage de ses banques. La moyenne européenne est de 1,4 % du PIB et plusieurs pays, dont la France, ont finalement gagné de l’argent avec les prêts accordés aux banques."

    "Le problème est que ce « coût pour le contribuable » ne s’est pas uniquement traduit par des hausses d’impôts, c’est un coût pour la société espagnole dans son ensemble. D’autant que, en s’endettant pour sauver ses banques, l’Espagne, comme les autres pays, a dû se soumettre à un programme « d’ajustement » défini par l’UE qui a accéléré la récession causée par l’éclatement de la bulle immobilière. Les coupes claires dans les dépenses publiques ont ainsi touché des secteurs essentiels pour l’avenir du pays comme la santé, l’éducation ou la recherche."

    "les conditions des bulles financières restent d’actualité : l’isolement de la BCE dans sa lutte contre l’inflation faible, en raison de l’opposition des Etats européens à toute relance d’envergure est le premier carburant d’une telle crise. La facture espagnole pourrait donc ne pas être la dernière."