• Débat sur les #subventions à l’#électricité au #Liban
    à la suite de ma tribune pour le LCPS, reprise dans l’Orient Le Jour sur la distribution inéquitable des subventions électriques au Liban, la journaliste Viviane Aqiqi fait un sérieux travail de synthèse, traduisant aussi mes données et graphiques en arabe. Elle ouvre le débat sur la question de savoir ce que cachent les appels à la réforme des subventions et exprime sa crainte que leur suppression se traduise simplement par une augmentation du fardeau pesant sur les ménages les plus fragiles.
    Elle accorde peu d’intérêt à ce que je considère comme la principale nouveauté de cette étude, à savoir la mise en évidence de l’énorme biais en faveur des habitants de Beyrouth dans la répartition de ces subventions. Peut être habite-t-elle Beyrouth ?

    إصلاح دعم الكهرباء وليس إلغاؤه
    https://al-akhbar.com/Capital/258434
    graphique en arabe : https://al-akhbar.com/ArticleFiles/2018923221424683636733376646839220.pdf

    انطلاقاً من هذه المعطيات، يجدر طرح السؤال: هل يجب إلغاء الدعم لأسعار الكهرباء وتحميل الفقراء عبء هذا «التقشّف»؟ أم يجب إصلاح الدعم وإعادة توجيهه نحو فئات الدخل الأدنى والمتوسط ومؤسّسات الإنتاج؟
    إن كلفة إنتاج الطاقة الكهربائية في لبنان مرتفعة جدّاً، بسبب عوامل كثيرة، أهمّها الاستخدام الكثيف لأغلى أنواع الوقود، واستجرار الطاقة من مصادر تجارية مؤقّتة (البواخر، سوريا)، وتلزيم عمليات التشغيل والصيانة والجباية لشركات خاصة عبر عقود سخيّة، وتقادم معامل الإنتاج والمحطّات، والهدر الكبير للطاقة المُنتجة الناجم عن عدم كفاءة شبكات النقل والتوزيع والتعدّيات الكثيرة على هذه الشبكات، بالإضافة إلى امتناع مشتركين كثر عن تسديد الفواتير المستحقّة، بما في ذلك إدارات ومؤسّسات عامّة وشركات خاصّة. لذلك، كل حديث عن خفض كلفة الدعم، من دون معالجة كل هذه العوامل، لا يعدو كونه طريقة لنقل الكلفة من الموازنة العامة إلى ميزانيات الأسر، وهذا يؤدّي إلى تعزيز التفاوتات أكثر بكثير مما يفعله الدعم القائم اليوم.

    cf. https://seenthis.net/messages/724115

    https://seenthis.net/messages/725092 via rumor


  • Dareen Tatour : Une ode à la résistance palestinienne - IFEX
    https://www.ifex.org/israel/2016/09/07/profile_dareentatour/fr
    https://www.ifex.org/israel/2016/09/12/dareen-looking-down__468x312.jpg

    Comme Tatour a vécu des exécutions extrajudiciaires de jeunes palestiniens dans son entourage, elle s’est reportée sur les médias sociaux pour exprimer son indignation et sa douleur. Elle a posté un poème sur YouTube intitulé « Résistez mon peuple, résister-leur ». Ce poème, qui, au moment de son arrestation, n’avait que 113 vues, deviendra plus tard l’argument principal de l’affaire contre elle.

    Selon Adalah-NY, une organisation basée à New York qui milite pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre Israël, au cours de la dernière année et surtout depuis le mois d’octobre 2015, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté plus de 400 Palestiniens à cause de leurs activités sur des médias sociaux. Tatour est l’une d’entre eux.

    Après son arrestation peu avant l’aube, menée sans mandat de recherche ni d’arrêt, la
poétesse a passé les trois premiers mois de détention allant d’une prison à une autre. Elle-même et sa famille n’ont pris connaissance des charges portées contre elle qu’au bout de 20 jours d’emprisonnement. Elle était détenue pour « incitation à la violence » à cause de deux messages postés sur Facebook et d’une vidéo sur YouTube comme indiqué plus haut. Si elle est reconnue coupable de tous ces faits, Tatour risque jusqu’ à huit ans de prison.

    Le 14 janvier 2017, Tatour a été libérée et placée en résidence surveillée en attendant son procès, qui a débuté en mars.

    En définitive, c’est 5 ans de prison.

    https://al-akhbar.com/Literature_Arts/255295

    #poésie_arabe #palestine #israël

    https://seenthis.net/messages/712096 via gonzo


  • جريدة الأخبار
    https://al-akhbar.com/Celebrities/250504

    Une Libanaise redonne sa fierté au LIban. Non, ce n’est pas Nadine Labaki et son film bien pensant mais Feirouz qui chante, à 83 ans, pour les vivants et les morts de Gaza. La chanson s’appelle « Jusqu’à quand Seigneur ? ». Le clip est réalisé par sa fille Rima.

    https://www.youtube.com/watch?v=U2eHfV_uMw4&feature=player_embedded

    #liban #gaza #feirouz

    https://seenthis.net/messages/695901 via gonzo


  • Al-Akhbar publie un document (lettre du min. des AE saoudien à son boss, MbS) qui donne plus de détails sur un accord entre Saoudiens et Israéliens (et USA) dont on sait qu’il est négocié depuis le printemps dernier. Pour faire court, l’AS cherche le soutien de ses deux partenaires contre l’Iran (et le Hezbollah) et pour cela elle offre un accord de paix en bonne et due forme avec, en prime, son engagement à "contribuer à l’installation des réfugiés palestiniens (de 48) là où ils se trouvent (fin du droit au retour par conséquent). Pour sauver la face, la concession israélienne, l’internationalisation de Jérusalem prévue en 1937 et 47 !!!

    وثيقة سرية عن مراسلة بين الجبير ومحمد بن سلمان | الأخبار
    https://al-akhbar.com/node/286434

    #palestine

    https://seenthis.net/messages/644541 via gonzo


  • سوريو أوروبا : أخوة الوطن... أعداء الشتات ! | الأخبار
    https://al-akhbar.com/node/253395

    Article, à prendre un peu avec des pincettes, à propos des tensions entre migrants/réfugiés, notamment syriens, dès lors qu’ils se trouvent sur le territoire européen. En cause dans ces tensions, qui provoquent parfois des bagarres et même davantage dans les points de regroupement, l’existence de points de vue très différents sur la situation dans leur pays d’origine, et éventuellement (comme il est dit dans l’article, la présence, dans les migrants, de tendances radicales dangereuses). Dans un exemple cité dans cet article, lorsque les autorités entendent vaguement raconter qu’il y aurait des trucs religieux pas clairs (bonjour l’ambiance entre réfugiés), les interprètes expliquent (sciemment ou par méconnaissance, l’article ne le dit pas) que les chants pro-Daesh qu’ils entendent sont juste religieux et pas plus méchants que cela...

    Ce qui est intéressant de mon point de vue, et qu’il m’a été donné de constater moi-même, c’est qu’on se trouve, notamment dans les pays du nord de l’Europe mais pas seulement, devant une situation potentiellement très dangereuse. A savoir que les agences officielles et officieuses qui viennent en aide aux réfugiés sont totalement dépendantes, dans leurs relations aux personnes aidées, des intermédiaires qu’elles emploient. En l’occurrence, il s’agit notamment des interprètes, souvent jeunes, d’origine étrangère (Maghreb plus que Proche ou Moyen-Orient), presque toujours (au moins culturellement) musulman(e)s, et eux-même en situation de (relative) marginalisation sociale et économique dans les pays où ils/elles résident et qui les emploient à ces tâches. A la différence des travailleurs sociaux « normaux », ces nouveaux professionnels sont très souvent occasionnels, peu formés pour autant que je le sache, et placés dans une situation étrange où ils sont les seuls filtres, de par leurs compétences linguistiques, entre les arrivants et les institutions officielles qui peuvent tout (ou rien) pour eux.

    Placé(e)s dans des situations extrêmement délicates et lourdes de conséquences pour les personnes en situation de grave précarité avec lesquelles ils/elles sont en contact, ces intermédiaires sont soumis(e)s à des pressions extrêmes qui les placent, quoi qu’ils/elles fassent, dans une situation particulièrement difficile à gérer, entre le respect de ce qui constitue le cadre de la mission pour laquelle ils bénéficient d’une sorte de délégation de la puissance publique, quelle qu’elle soit (gérer l’urgence humanitaire), et la fidélité à un certain nombre de commandements moraux, liés (au moins en partie) à leurs propres références identitaires.

    Inévitablement, ces intermédiaires sont appelé(e)s à « tricher », pour le dire de manière plus positive à « négocier » au mieux (ou au moins mal) entre ce qu’ils savent, entendent, connaissent, de la situation des arrivants, et ce qu’il est possible de « traduire », à tous les niveaux, dans le langage des sociétés dites « d’accueil »...

    Terriblement difficile, une telle mission est donc confiée à des personnes, très jeunes pour la plupart (je parle essentiellement des « interprètes » qui, pour ce que j’ai pu voir, sont des jobs confiés à des étudiants ou assimilés). Sans doute, on peut estimer que leur trajectoire sociale est, dans une telle circonstance, un atout car elle leur donne une réelle capacité à percevoir la vulnérabilité de ceux qu’ils/elles interprètent. Mais il y a aussi à l’évidence toutes sortes de dangers, de risques, en leur confiant, dans le contexte que j’ai essayé de rappeler rapidement, de telles responsabilités, en les soumettant à de telles pressions. Que faire lorsqu’on sait, ou pire lorsqu’on croit deviner, la présence d’arrivant(e)s très (ou trop ?) radicaux par exemple, mais la question se pose aussi très certainement par rapport à des situations terriblement complexes (exploitation sexuelle, y compris des enfants) ?...

    Quelqu’un a-t-il vu passer une réflexion intéressante à ce propos ?

    #migrants #réfugiés

    http://seenthis.net/messages/466480 via gonzo


  • من هو الشيخ النمر، وما يمثل؟ | الأخبار
    https://al-akhbar.com/node/249256

    Quelques extraits d’une bio du cheikh Al-Nimr :
    Après la chute des régimes tunisien et égyptien [en 2011] et avec le début de la révolution à Bahreïn, Al-Nimr brise les limites imposées par les autorités saoudiennes depuis août 2008 sur ce qui peut se dire lors des prêches religieux et en enseignement [religieux]. Ses prônes commencent par un discours sur la liberté et tournent autour de la question du changement politique tandis que le mouvement de lajeunesse dans la région du Qatif organise de nombreuses marches pour réclamer la libération de 9 prisonniers, internés depuis 16 années et connus sous le nonm des « prisionniers oubliés ». Lorsque les forces d’intervention du Golfe entrent au Bahreïn, l’agitation et les protestation s’étendent dans la région du Qatif. Le pouvoir [saoudien] répond par l’incarcération de centaines de jeunes activistes. Al-Nimr se bat de toutes ses forces pour le droit du peuple du Qatif à la liberté d’expression et à son droit à protester. Les événements d’octobre 2011, connus par la suite sous le nom des événements de Al-Awamia, confirment son rôle de leader tout en faisant comprendre aux autorités que sa parole est écoutée et que son discours pacifique est une valve de sécurité qui empêche la région de sombrer dans le chaos de la violence.
    Alors que le pouvoir saoudien saugmente la répression et l’usage des armes, provoquant la mort de nombreuses victimes, le discours d’Al-Nimr se radicalise. Il s’oppose clairement à la discrimination [entre chiites et sunnites au sein des Saoudiens], à la suppression des libertés, à l’appropriation par certains des richesses et des hautes fonctions, et appelle à une réforme politique.
    Le 8 juillet 2012, des forces de sécurité saoudiennes ouvrent le feu sur lui. Il reçoit quatre balles dans la cuisse droite et est transféré à l’hôpital militaire de Dhahran puis à celui des forces armées à Riyadh avant d’être incarcéré dans la prison de Haer.
    En mars 2013 commence son procès, sans que sa famille soit prévenue. Le procureur réclame la peine capitale (hadd al-hirâraba) sur la base de preuves falsifiées. Le 15 octobre 2014, le tribunal le condamne à la peine capitale, sentence mise en pallicatin dans le communiqué du ministère de l’Intérieur du 2 janvier 2016, à cpoté de l’éxécution de 46 autres condamnés pour terrorisme, dans 12 régions du Royaume.

    #arabie_saoudite #al-nimr

    http://seenthis.net/messages/445578 via gonzo