• Big Brother surveille l’Europe
    http://info.arte.tv/fr/big-brother-surveille-leurope

    L’attentat sur le marché de Noël à Berlin a relancé le débat sur la vidéosurveillance. Partout en Europe, le nombre de caméras a explosé ces dernières années mais l’utilisation faite par les autorités et l’acceptation des citoyens n’est pas la même dans tous les Etats européens. ARTE Info fait le point.

    #CCTV #talking_CCTV #écoutes #vidéo-surveillance #surveillance #verbalisation #géolocalisation

    https://seenthis.net/messages/556572 via etraces


  • La série documentaire #Capitalisme | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/clone-capitalisme-clone

    L’arène nue : Une idéologie à la source de nos problèmes : le #Néolibéralisme (The Guardian) Texte de George Monbiot traduit par Monique Plaza
    http://l-arene-nue.blogspot.fr/2016/06/une-ideologie-la-source-de-nos.html

    "Il peut sembler étrange qu’une doctrine glorifiant le choix individuel et la liberté ait été promue avec le slogan « il n’y a pas d’alternative ». Mais, comme Hayek l’a fait remarquer lors d’une visite au Chili de Pinochet - l’une des premières nations où le programme néolibéral a été complètement appliqué - « ma préférence personnelle penche vers une dictature libérale plutôt que vers un gouvernement démocratique dénué de libéralisme ». La liberté que le néolibéralisme offre et qui semble si séduisante lorsqu’elle est exprimée en termes généraux, signifie la liberté pour le brochet, et non pour les vairons." ;

    –"La liberté de la réglementation signifie la liberté d’empoisonner les rivières, de mettre en danger les travailleurs, d’imposer des tarifs iniques d’intérêt et de concevoir des instruments financiers exotiques. La liberté de l’impôt signifie la liberté de s’extraire de la redistribution des richesses qui permet de sortir des gens de la pauvreté.

    Comme le montre Naomi Klein dans La théorie du choc, les théoriciens néolibéraux ont préconisé d’utiliser les crises pour imposer des politiques impopulaires pendant que les gens étaient distraits comme, par exemple, à la suite du coup d’État de Pinochet, de la guerre en Irak et de l’ouragan Katrina, que Friedman a décrit comme « une occasion de réformer radicalement le système éducatif » à la Nouvelle Orléans.

    Lorsque les politiques néolibérales ne peuvent pas être imposées directement aux pays en interne, elles le sont iau niveau international, par le biais des traités commerciaux incorporant des ISDS" ;

    –"La financiarisation, comme le note Andrew Sayer dans Why We Can’t Afford the Rich, a eu un impact similaire. « Comme la rente », soutient-il, « l’intérêt est... un revenu du capital obtenu sans aucun effort ». Comme les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches, les riches acquièrent de plus en plus le contrôle d’un autre outil essentiel : la monnaie. Le paiements d’intérêt, à une écrasante majorité, permet un transfert financier des pauvres vers les riches. Comme les prix de l’immobilier et le retrait de l’État pèsent sur les personnes endettées (exemple : le remplacement des bourses d’études par des prêts aux étudiants), les banques et leurs dirigeants s’enrichissent à leur détriment." ;

    –"Or plus l’échec apparaît comme grand, plus l’idéologie se radicalise. Les gouvernements utilisent les crises du néolibéralisme lui-même pour l’approfondir, s’en servant comme occasion de réduire les impôts, de privatiser les services publics restants, d’agrandir les trous dans les filets de sécurité sociale, de déréglementer les sociétés et de re-réglementer les citoyens. La haine de soi de l’État plante maintenant ses crocs dans l’ensemble des services publics.

    L’effet le plus dangereux du néolibéralisme ne réside peut-être pas les crises économiques mais les crises politiques qu’il génère. Dans la mesure où le domaine de l’État se réduit, notre capacité à changer le cours de nos vies par le vote se réduit également. A la place, la théorie néolibérale affirme que les gens peuvent exercer leur liberté choix en orientant leurs dépenses. Mais certains ont plus à dépenser que d’autres : dans la grande démocratie du consommateur ou de l’actionnaire, un vote n’équivaut pas à un autre vote. Le résultat est une déresponsabilisation des pauvres et de la classe moyenne. Comme les partis de droite et de l’ex-gauche adoptent des politiques néolibérales similaires, la déresponsabilisation tourne à la privation effective des droits. Un grand nombre de personnes ont été exclues de fait du débat politique." ;

    –"la doctrine zombie continue sa route en bringuebalant. L’une des principales raisons est son l’anonymat, ou plutôt une série de choses qu’on omet de nommer.

    Des bailleurs de fonds invisibles maintiennent en vie la doctrine invisible de la main invisible. Lentement, très lentement, nous commençons à découvrir l’identité de quelques-uns d’entre eux. Nous constatons que l’Institut des affaires économiques, qui s’est opposé avec force dans les médias à toute nouvelle réglementation de l’industrie du tabac, a été secrètement financé par la British American Tobacco depuis 1963. Nous découvrons que Charles et David Koch, deux des hommes les plus riches le monde, ont fondé l’institut qui a lui-même mis sur pied le mouvement Tea Party. Nous constatons que Charles Koch, en fondant l’un de ses groupes de réflexion, avait noté que « dans le but d’éviter les critiques indésirables, la façon dont l’organisation est contrôlée et dirigée ne doit pas être largement diffusée ».

    Les concepts utilisés par le néolibéralisme dissimulent souvent plus qu’ils ne désignent. « Le marché » sonne comme un phénomène naturel, tout comme pourraient l’être comme la gravité ou la pression atmosphérique. Mais il se heurte à des relations de pouvoir. Ce que « le marché veut » tend à signifier « ce que les entreprises et leurs patrons veulent » Le terme « investissement », comme le note Sayer, peut désigner deux choses très différentes. La première est le financement d’activités productives et socialement utiles. La deuxième est le simple achat d’actifs existants pour percevoir des intérêts, des dividendes et des gains en capital. En utilisant le même mot pour différentes activités, on « camoufle les sources de richesse », ce qui conduit à confondre la création de richesse et la ponction opérée sur la richesse." ;

    –"Cette confusion verbale s’ajoute à l’absence de nom et de lieu qui caractérise le capitalisme moderne, et le modèle de la franchise qui garantit que les travailleurs ne savent pas pour qui ils triment. Certaines entreprises sont enregistrées à travers un réseau de régimes offshore si complexe que même la police ne peut pas en découvrir les véritables propriétaires. Des montages fiscaux embobinent les gouvernements. Des produits financiers sont créés, si complexes que personne n’y comprend rien." ;

    –"Le triomphe du néolibéralisme reflète d’ailleurs l’échec de la gauche. Lorsque l’économie du laissez-faire a conduit à la catastrophe en 1929, Keynes a conçu une théorie économique globale pour la remplacer. Lorsque la formule keynésienne de relance par la demande a atteint ses limites dans les années 70, une alternative était prête, le néolibéralisme. Mais lorsque celui-ci a semblé s’effondrer en 2008 il n’y avait ... rien. Voilà pourquoi le zombie continue de marcher. La gauche n’a produit aucun nouveau cadre général de la pensée économique depuis 80 ans."


  • Les archives mondiales aux mains des Chinois | ARTE Info (23 février 2016)
    http://info.arte.tv/fr/bill-gates-vend-sa-plateforme-photo-aux-chinois

    Le groupe chinois Visual China Group vient de mettre la main sur Corbis, l’une des plus importantes photothèques numériques du monde autrefois propriété du milliardaire Bill Gates. Plus d’un siècle d’histoire mondiale représenté par une centaine de millions de clichés passe ainsi sous contrôle de l’empire du milieu. Les Chinois deviennent propriétaires du célèbre portrait d’Einstein en train de tirer la langue ou des plus beaux portraits de Marilyn Monroe. La vente soulève de nombreuses questions car les spécialistes du secteur redoutent la censure de Pékin et s’inquiètent pour les droits d’auteurs.

    (ce titre, my god !) #les_chinois
    #photographie #copyright #histoire

    http://seenthis.net/messages/483923 via Fil


  • Sauver les peintures de « l’atelier du non faire »
    http://info.arte.tv/fr/sauver-les-peintures-de-latelier-du-non-faire

    Au sein de l’hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne, un atelier artistique a été créé il y a une trentaine d’années pour permettre à des patients de s’exprimer grâce à la peinture ou la musique. Un endroit baptisé « l’atelier du non-faire » et installé dans le pavillon 53 de l’hôpital.

    En 2005, l’institution psychiatrique a fermé ses portes. Depuis, une association cherche à conserver les milliers d’oeuvres des malades. Mais ce lieu unique est menacé de démolition. A la place, des logements sociaux doivent être construits.

    2 films :

    http://www.marcdruez.com/page-docus/madnessfull.html

    https://www.youtube.com/watch?v=Zqlz4LorcPg

    http://atelierdunonfaire.com/infos/wp-content/uploads/2016/02/Newsletter-Atelier-du-Non-Faire-2016-web.html

    http://seenthis.net/messages/468281 via touti


  • « Pratiquement tous les produits chinois bon marché proviennent d’un camp de travail »

    http://info.arte.tv/fr/pratiquement-tous-les-produits-chinois-bon-marche-proviennent-dun-camp-de-

    Hartmut Idzko, journaliste et correspondant pour l’Asie de la première chaîne allemande publique ARD pendant de nombreuses années, nous parle de son film, du travail forcé en Chine érigé en système et du poids des camps de travail dans l’économie du pays.

    En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

    La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

    http://seenthis.net/messages/460686 via Gastlag


  • Allemagne : la mafia de la viande

    En Allemagne, les éleveurs porcins résistent mieux à la crise que dans d’autres pays comme la France. Parmi les rouages de cette résilience se trouvent des travailleurs venus de l’est de l’Europe, détachés dans le meilleur des cas, exploités bien souvent et payés deux fois moins que le tarif légal. Au cœur du système, des sociétés d’intérim fournissent les #abattoirs en travailleurs précaires, en prélevant sur leurs paies des sommes parfois non justifiées.
    – See more at : http://info.arte.tv/fr/allemagne-la-mafia-de-la-viande#sthash.FK9L4Jha.dpuf

    http://info.arte.tv/fr/allemagne-la-mafia-de-la-viande

    http://tinyurl.com/z4v8c4o

    #viande #mafia #Eu #travail #précarieté

    http://seenthis.net/messages/454882 via albertocampiphoto


  • Bon, en attendant l’injonction à « l’union nationale » aux côtés de racistes, de démagos sauce racisme belliciste, et autres saboteurs des principes démocratiques élémentaires et des droits « fondamentaux » :

    –5 chiffres qui pourraient changer votre perception du terrorisme | 3millions7 ("élèves (...) du Centre de Formation des Journalistes")
    http://3millions7.cfjlab.fr/2015/05/14/5-chiffres-terrorisme
    http://3millions7.cfjlab.fr/wp-content/uploads/2015/02/2720296187_e86f412488_o-1024x681.jpg

    Mué, mais quelle est la définition d’une « attaque », et d’une « attaque faisant un blessé » ?

    -"Le graphique ci-dessous comptabilise les actes terroristes en Europe de l’Ouest entre 2000 et 2013. Un acte de terrorisme est défini comme une attaque commise pour diffuser un message à visée politique, économique, religieuse ou sociale, faisant au moins un mort ou un blessé." ;
    –"Les internautes protestaient contre l’emploi du terme “fou” pour qualifier l’auteur de la tuerie, alors que le mot “terroriste” aurait été immédiatement utilisé, selon eux, si l’homme avait été musulman." ;
    –"Si le terrorisme islamique reste très marginal en Europe par rapport aux autres formes de terrorisme, il est en revanche le plus meurtrier." ;
    –"À l’échelle du monde, peut-on dire que le terrorisme tue plus de musulmans que de chrétiens, de juifs et d’athées ? C’est ce que prétend un rapport de 2011 du Centre national du contreterrorisme (NCTC) des États-Unis. Les chiffres qui y sont présentés sont éloquents : entre 82 et 97 % des victimes du terrorisme (tous types confondus) entre 2005 et 2010 à travers le monde étaient musulmanes." ;
    –"D’après des chiffres de la Global Terrorism Database, entre 2000 et 2013, plus de 60 % des attentats terroristes ont eu lieu dans des pays où la population est en majorité musulmane." ;
    –"D’après un décompte de la BBC sur la même base de données entre 2004 et 2013, sept pays figurent parmi les 10 plus touchés par le terrorisme international, au premier rang desquels l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan, qui concentrent à eux trois les 2 / 3 des morts du terrorisme dans le monde." ;

    –L’Occident n’est pas au cœur du terrorisme islamiste | Slate.fr, Par Moisés Naím
    Editorialiste
    http://www.slate.fr/story/103617/fiez-pas-aux-apparences-du-terrorisme

    –Et l’origine des terroristes commettant le plus d’attaques dans le monde est... | Atlantico.fr, par Arnaud Blin
    http://www.atlantico.fr/decryptage/et-origine-terroristes-commettant-plus-attaques-dans-mondeest-alain-blin-1
    http://www.atlantico.fr/sites/atlantico.fr/files/styles/une/public/images/2014/09/rtr3wkoj.jpg

    -"Selon les statistiques d’Europol, sur les 5 dernières années 2 % des attaques terroristes en Europe ont été perpétrées pour des "raisons religieuses". La majorité de ces actes sont le fait de groupes séparatistes." ;
    –"il faut regarder les choses à plus long terme et de manière plus globale que l’instantané fourni par les données d’Europol. Surtout, il faut garder en tête que le terrorisme se définit par son caractère psycologico-émotionel et que la perception des faits et leur impact est beaucoup plus important que les données brutes. Et même si une majorité des attentats est motivée par des considérations séparatistes et que, en conséquence, la plupart des auteurs de ces actes ne sont pas des combattants islamistes, cela ne change pas grand-chose à la donne. Ce qu’il faut voir, c’est qu’une bombinette sur un bungalow en Corse ne va pas avoir la même charge émotionnelle que la tuerie de Charlie Hebdo. En matière de terrorisme, tout est dans le caractère de l’attentat et les séparatistes corses, par exemple, sont tout à fait conscients qu’un attentat trop violent nuirait à leurs intérêts et serait contre productif. Au contraire, dans la mesure où les militants islamistes cherchent à briser une société entière, leurs attentats vont avoir un caractère intolérable. Contrairement à ce qu’on pense souvent, les terroristes ne cherchent pas nécessairement à commettre l’acte le plus violent ou le plus atroce mais celui susceptible de provoquer une réaction en rapport avec leurs objectifs" ;
    –"Il faut tout d’abord s’entendre sur ce qui constitue un attentat terroriste. Est-ce que, par exemple, les actes de terreurs commis par des groupes maffieux tombent dans cette catégorie ? La réponse à cette question, et d’autres semblables, donnera des résultats très différents." ;
    –"Historiquement, ce qu’on voit, c’est que les motivations changent avec la période : au tournant du 20e siècle, ce sont les anarchistes qui dominent, durant l’entre deux-guerres, ce sont les groupuscules d’extrême droite téléguidés par des gouvernements, puis, après la guerre, les groupes indépendantistes, suivis dans les années 60-70 par les groupuscules d’extrême- gauche et puis par les islamistes radicaux à partir des années 1980." ;
    –"L’autre raison pour laquelle les autres attentats sont moins visibles, c’est la peur qu’ont les autres groupes désormais d’être assimilés aux islamistes." ;
    –"Récemment, en Occident tout au moins, le nombre de victimes a été relativement limité mais n’oublions pas les milliers de victimes irakiennes, syriennes ou nigérianes, sans parler des 3000 morts de New York et Washington. N’oublions pas non plus que les Tigres Tamouls au Sri Lanka ou les FARC en Colombie ont provoqué dans un passé récent la mort de milliers de personnes. ;
    –"Il n’y a pas vraiment de consensus au niveau de la définition puisqu’avec une définition large, on pourrait taxer certains Etats comme les Etats-Unis de mener des campagnes de terreur à l’extérieur. Israël, notamment, est jugé par certains comme un « Etat terroriste », notion inacceptable pour une partie de la communauté internationale.
    Par ailleurs, un certain nombre de dirigeants politiques furent à un moment de leurs vies engagés dans des activités incluant la pratique du terrorisme. C’est la vieille histoire de savoir si on a affaire à un combattant de la liberté ou à un terroriste. Donc, est-ce qu’on juge l’acte ou les motivations derrière cet acte et ses conséquences ? Est-ce qu’on juge l’acte par le caractère de ses victimes (civiles ou militaires) ?"

    –7 clés pour comprendre le terrorisme en France depuis 40 ans - Le Temps
    http://www.letemps.ch/monde/2015/01/09/7-cles-comprendre-terrorisme-france-40-ans

    -"Ces informations sont issues de la base de données de la Global Terrorism Database de l’Université du Maryland. Si cette base mondiale fait référence, elle est aussi critiquée principalement en raison de son changement de méthodologie en 2011. Avec pour conséquence l’impression - faussée d’après les auteurs -, d’une explosion des chiffres du terrorisme ces trois dernières années, notamment des attentats suicides. Le débat est important : ces chiffres, souvent repris dans les médias, ont été utilisés par les gouvernements américains successifs pour justifier leur politique antiterroriste. Dans le cas des données que nous utilisons, la question ne se pose pas."

    –Paris deux fois inscrite sur la longue liste des attentats terroristes perpétrés en 2015
    http://www.latribune.fr/economie/international/paris-deux-fois-inscrite-sur-la-longue-liste-des-attentats-terroristes-per

    –TERRORISME ET ISLAM : QUE DISENT LES CHIFFRES ? - Rédigé par Avner Bar-Hen
    http://images.math.cnrs.fr/Terrorisme-et-Islam-que-disent-les.html

    -"Le dictionnaire Larousse définit (ici) le terrorisme comme un ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système. Notons cependant qu’il existe plus de cent définitions du mot terrorisme (ici)." ;
    –"Europol note que les extrémistes de droite peuvent présenter des comportements violents et intimidants, mais ne sont en général pas qualifiés de terroristes (à l’exception, en 2013, d’une série de quatre attaques au Royaume-Uni réalisée par un même individu)." ;
    –"Les médias sociaux sont soupçonnés, selon Europol, d’avoir contribué à l’accélération des (auto) radicalisations parmi les ressortissants de l’UE." ;
    –"Le but de ce billet n’est pas de minimiser la vraie menace du terrorisme, et encore moins relativiser ou minimiser le choc des derniers attentats. Cependant, il faut se méfier de la peur irrationnelle du terrorisme et encore plus de l’utilisation de ces peurs pour justifier des restrictions de liberté."

    –Attentats de Paris, l’onde de choc (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/A/52669

    –Après les tueries à Paris Le Monde diplomatique, 15 janvier 2015 (TERRORISME ET ANTITERRORISME, GÉOPOLITIQUE, FONDAMENTALISMES, ANTISÉMITISME, ISLAMOPHOBIE, RACISME, QUARTIERS POPULAIRES, LAÏCITÉ, MÉDIAS, IDÉES)
    http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/tueriesparis

    –Dossier, Etats fantômes au Proche-Orient (Le Monde diplomatique, juillet 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/07/A/50611

    –Pétrole et Moyen-Orient : le dessous des cartes … Par Benjamin Louvet.
    http://leseconoclastes.fr/2016/01/petrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petro

    –Dossier, Attentats de Paris : dans l’engrenage de la terreur (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/A/54361

    –Au Proche-Orient, cinq conflits entremêlés , par Pierre Conesa (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/CONESA/54363

    –Genèse du djihadisme, par Nabil Mouline (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MOULINE/54356

    –Cartes et chiffres sur le terrorisme et les attentats terroristes dans le monde. Graphiques et cartes sur le terrorisme et les attentats
    http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/terrorisme/terrorisme-cartes.htm

    –Carte interactive. Quels sont les pays les plus touchés par le terrorisme ? | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/grand-format/carte-interactive-quels-sont-les-pays-les-plus-touches-par-le

    -"la Global Terrorism Database de l’Université du Maryland, est, comme n’importe base de donnée, régulièrement contestée. L’une des questions qu’elle pose concerne la définition même de terrorisme. Concept idéologique et sujet à controverse, cette dernière diffère d’un Etat à un autre et fait l’objet de nombreux débats". ;
    –"“l’usage illégal de la force et de la violence par un acteur non-étatique afin d’atteindre une cible politique, économique, religieuse ou sociale en recourant à la peur, la coercition ou l’intimidation”"

    –DAECH - NAISSANCE D’UN ÉTAT TERRORISTE, Arte
    http://www.arte.tv/guide/fr/056621-000/daech-naissance-d-un-etat-terroriste

    –De Jésus à Mahomet, par Akram Belkaïd (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/BELKAID/54382

    –Les mondes de l’islam 2/10 : sunnites, chiites, etc., par Camille Renard France Culture
    http://www.franceculture.fr/2015-12-16-les-mondes-de-l-islam-210-sunnites-chiites-etc

    –Qu’est-ce qui oppose les sunnites et les chiites ? Par Louis Imbert
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/01/08/qu-est-ce-qui-oppose-les-sunnites-et-les-chiites_4844042_3218.html

    -"Les religieux chiites sont structurés en une véritable hiérarchie cléricale, à la différence des oulémas (théologiens) sunnites." ;
    –"Les divisions entre sunnites et chiites fluctuent à travers l’Histoire, selon les luttes politiques. Au XVIe siècle, la dynastie safavide, qui impose le chiisme en Iran, combat ainsi la Turquie ottomane, sunnite, même si la religion n’explique qu’en partie leur différend.
    A l’époque moderne, en 1979, la révolution islamique iranienne polarise le Moyen-Orient. La volonté iranienne d’exporter sa révolution et sa politique de soutien à des groupes armés chiites, en premier lieu le Hezbollah, au Liban, mais aussi au Koweït, cristallisent les rivalités avec les pays arabes sunnites de la région, qui soutiennent Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran (1980-1988). Au même moment l’Arabie saoudite, où le wahhabisme, un courant du sunnisme ultrarigoriste et antichiite, est religion d’Etat, soutient le djihad antisoviétique en Afghanistan. Al-Qaida s’y forgera.
    En 2003, l’invasion américaine de l’Irak déclenche une guerre civile entre chiites et sunnites irakiens. La branche irakienne d’Al-Qaida y développe un djihad spécifiquement antichiite, et forme, avec le renfort d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein, la matrice de l’actuelle organisation Etat islamique (EI). Celle-ci profite aujourd’hui du ressentiment des populations sunnites d’Irak contre le gouvernement dominé par les partis chiites, et sous influence iranienne. L’EI a par ailleurs mené des attentats terroristes contre des communautés chiites loin de ses lignes de front d’Irak et de Syrie, jusqu’en Arabie saoudite, au Koweït, au Yémen et au Liban.
    En 2011, dans la foulée des « printemps arabes », la Syrie bascule dans la guerre civile. La répression du régime, tenu par la minorité alaouite (une branche du chiisme) à laquelle appartient la famille Assad, a favorisé la montée en puissance d’un extrémisme sunnite, communauté dont est issue la quasi-totalité de la rébellion anti-Assad. Par la suite, le régime a libéré des prisonniers djihadistes sunnites, dont certains ont rejoint l’EI, le Front Al-Nosra (la branche syrienne d’Al-Qaida) et des groupes radicaux, afin de diviser et discréditer l’opposition comme la rébellion." ;
    –"Le conflit syrien est devenu un terrain d’affrontement, par alliés interposés, entre l’Iran, dont les forces et les milices chiites internationales (Liban, Irak, Afghanistan) combattent aux côtés des troupes régulières et de la Russie, et les puissances sunnites que sont l’Arabie saoudite, la Turquie et les monarchies du Golfe, qui appuient des groupes rebelles.
    Arrivé au pouvoir en janvier 2015 en Arabie saoudite, le roi Salmane a adopté une stratégie agressive pour contrer l’influence iranienne au Moyen-Orient. Ce raidissement s’est matérialisé par l’entrée en guerre de l’Arabie saoudite au Yémen, en mars 2015. Le royaume saoudien, qui a formé une coalition de neuf pays arabes sunnites, cherchait à empêcher la rébellion des houthistes, de confession zaïdite (une branche du chiisme), alliés à l’Iran, de s’emparer de son voisin du Sud."

    Vu que l’OEI a acquis des caractéristiques d’un état, ne devient-elle pas plus simple à atteindre qu’une constellation de terroristes anonymes et éparpillés ? Par exemple en s’attaquant à la manne pétrolière, à son économie, ou en menant des opérations de déstabilisation (?) pour lui faire perdre le contrôle sur la population ?
    #OEI #Terrorisme #Daesh #Relations_Internationales #Orient #Proche-Orient #Religions #Islam #Documentaires #Pétrole


  • Lutte contre l’évasion fiscale : six ans de fausses promesses européennes et françaises, PAR RACHEL KNAEBEL
    http://www.bastamag.net/Les-Etats-du-G20-vont-ils-enfin-prendre-des-mesures-efficaces-contre-l-eva

    -"A la veille du prochain G20 en Turquie, un rapport révèle que les pratiques d’évasion fiscale des entreprises états-uniennes opérant en France font perdre 4,5 milliards d’euros de recettes à l’Etat. Davantage que les coupes budgétaires imposées aux hôpitaux." ;

    –"L’étude des ONG se penche plus particulièrement sur les pertes d’argent public dues à l’évasion fiscale des multinationales états-uniennes. Conclusion : rien que pour l’année 2012 – la dernière année pour laquelle les chiffres sont disponibles... –, entre 500 et 700 milliards de dollars de bénéfices de ces firmes ont échappé aux fiscs des différents pays où elles sont actives." ;

    –"Ces multinationales ont ainsi déclaré 80 milliards de dollars de profits aux Bermudes, où les bénéfices des entreprises sont entièrement exonérés d’impôt. C’est plus que leurs profits cumulés au Japon, en Chine, en Allemagne et en France. On ne savait pas que les Bermudes étaient un marché aussi florissant !" ;

    –"« Les pays les plus pauvres comme le Honduras, l’Équateur ou les Philippines sont touchés beaucoup plus durement », rappelle le rapport. « (...) le budget de l’éducation ou de la santé du Honduras pourrait augmenter de 10 à 15 % en mettant un terme aux pratiques d’évasion fiscale des entreprises multinationales. » Le rapport (...) se concentre sur les entreprises états-uniennes car seuls les États-Unis obligent leurs entreprises à fournir ces informations. Si les multinationales d’autres pays étaient incluses, le montant des pertes fiscales serait faramineux !" ;

    –"L’essentiel des bénéfices transférés par les multinationales des États-Unis dans des territoires connus pour leurs avantages fiscaux se retrouve dans cinq pays, dont trois membres de l’Union européenne : aux côtés des exotiques Bermudes, trônent des pays bien moins lointains mais tout aussi fiscalement avantageux, comme la Suisse, les Pays-Bas, le Luxembourg, et l’Irlande." ;

    –"ces progrès sont contrebalancés par la création de nouvelles niches fiscales. L’Irlande a ainsi instauré de nouveaux avantages fiscaux cette année : des régimes préférentiels d’imposition pour les revenus des dépôts de brevets (les patent box). Le Luxembourg a abandonné son régime préférentiel réservé aux holdings, mais en a introduit un nouveau sur l’innovation. " ;

    –"Cette contrainte de publicité a d’ailleurs déjà été imposée aux banques française par la loi bancaire de 2013.

    C’est pourtant la version allégée de l’obligation de transparence que les députés français s’apprêtent à voter définitivement vendredi à l’Assemblée nationale. " ;

    –" pourquoi tant d’empressement du gouvernement français à vouloir adopter une mesure bien moins ambitieuse que celle défendue à Bruxelles ? », s’interroge aussi la députée européenne écologiste Eva Joly"

    « Bonne année la fraude fiscale ! » Par Chloé Dubois - Politis
    http://www.politis.fr/Les-voeux-des-finances-publiques-a,33555.html

    « Alors que la fraude fiscale coûte chaque année entre 60 et 80 milliards d’euros, Solidaires Finances Publiques, force syndicale de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), évalue dans un communiqué à 3.173 le nombre de suppressions d’emplois au sein des différents services de contrôle de la DGFIP en cinq ans. » ;
    –"Le syndicat rappelle les différentes mesures qui, depuis 2002, ont conduit à la suppression de plus de 32.000 postes au sein de la DGFIP"

    La grande évasion : Le vrai scandale des paradis fiscaux - Babelio
    http://www.babelio.com/livres/Harel-La-grande-evasion--Le-vrai-scandale-des-paradis-f/363929
    http://ecx.images-amazon.com/images/I/51dcYJl7VxL._SL460_.jpg

    Evasion fiscale | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/047158-000/evasion-fiscale
    Le jeu des fraudeurs - Évasion fiscale, le hold-up du siècle
    http://www.arte.tv/sites/fr/evasion-fiscale

    Le Prix à payer - film 2014 - AlloCiné
    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=232221.html
    http://fr.web.img2.acsta.net/pictures/14/11/20/15/46/123225.jpg
    #Fraude/évasion_fiscale #Documentaires

    Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial
    http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-

    -"Les milliers d’échanges internes entre les employés de Mossack Fonseca passés au crible par Le Monde et ses partenaires confirment que les artisans de l’offshore parviennent toujours à conserver un coup d’avance sur les tentatives de régulation mondiales.

    Ainsi quand, en 2011, les îles Vierges britanniques sont contraintes, sous la pression internationale, d’abandonner le système des actions au porteur anonymes, un mouvement de balancier s’opère au profit du Panama ou des Seychelles, où de telles pratiques sont encore autorisées.

    C’est par ces rebonds d’un paradis fiscal à l’autre, et en exploitant les failles de la régulation par des montages toujours plus complexes, que Mossack Fonseca et ses intermédiaires tiennent en respect les autorités de contrôle." ;
    –"Ce ne sont pas les lois contre le blanchiment qui manquent, mais le contrôle de leur application qui doit être renforcé, partout dans le monde.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/03/chefs-d-etat-sportifs-milliardaires-premieres-revelations-des-panama-papers-"

    http://zinc.mondediplo.net/messages/22677

    Tout comprendre à l’affaire des « Panama Papers » | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/finance/tout-comprendre-a-laffaire-des-panama-papers-201604051725-00003286.html

    #Panama #Leaks #Fraude/évasion_fiscale #Panama_papers

    #Fraude/évasion_fiscale_dons #Fraude/évasion_fiscale_fondations
    #Dette_publique #Finances_publiques #Public/privé
    Votre percepteur est coté en Bourse, par Christian de Brie (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BRIE/55466

    "Les « Panama papers » font suite à une série de scandales récents : UBS en 2008, LuxLeaks en 2014, SwissLeaks en 2015... Ils ont contribué à soulever un peu plus un coin du lourd tapis sous lequel se dissimulent évasion fiscale et criminalité financière."

    " Rien d’étonnant à ce que les centaines de milliers de tonnes de bananes consommées en Europe soient importées de… Jersey, mieux connue pour héberger fictivement des bénéfices en franchise d’impôts que pour sa production de fruits tropicaux. Ou à ce que la plupart des multinationales actives en France y paient moins de 10 % d’impôts sur les bénéfices, bénéfices que minorent déjà outrageusement des règles et pratiques comptables certifiées par les quatre principales sociétés d’audit internationales. Mais si la fraude, en France, représente 60 à 80 milliards d’euros— près de deux fois le montant de l’impôt sur les sociétés"

    "elles ont effectué sur vous un prélèvement pécuniaire, par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie directe, ce qui est la définition même de l’impôt. Il en est ainsi, entre autres, de toutes les dépenses de publicité — en France, près de 30 milliards d’euros, soit les trois quarts du produit de l’impôt sur les bénéfices —, intégrées dans le prix des biens et des services"

    "Mieux : vous payez deux fois. Car les coûts de la régate font partie des charges déductibles minorant d’autant le bénéfice imposable, réduisant l’impôt correspondant, donc les recettes de l’Etat, qui, pour les maintenir au même niveau, se rattrapera sur vous. Si les entreprises sont astucieuses — et elles le sont —, elles placeront l’événement sous le signe de quelque cause humanitaire à laquelle elles reverseront une partie des recettes, ce qui leur permettra de déduire du montant de leur impôt jusqu’à 60 % du don effectué."

    "En définitive, tout se passe comme si les pouvoirs publics, censés représenter en démocratie la volonté des citoyens, abandonnaient au secteur privé les moyens de financer les politiques culturelles, sportives, environnementales et autres, en lui transférant indirectement une partie des recettes fiscales et le pouvoir de lever l’impôt, au prétexte que l’Etat… n’a plus d’argent !"

    "Cette évolution s’inscrit dans un mouvement plus global de privatisation des moyens d’action des Etats au profit de ceux que Susan George appelle les « usurpateurs (3) »."

    "Tel un millefeuille, le code des impôts est truffé de dispositions pudiquement appelées « niches fiscales » "

    "Tous ces privilèges n’ont pas de quoi émouvoir la grande presse ; sans doute parce qu’elle en croque"

    Pour en finir avec l’impunité fiscale, par Eva Joly (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/JOLY/55770

    " Loin d’être fatale, celle-ci résulte de choix politiques. En particulier en France, où le verrou du ministère des finances sur les enquêtes, la baisse des effectifs et la culture de la conciliation favorisent la triche. "

    "Que peuvent-ils penser au Royaume-Uni, où la Royal Bank of Scotland a bénéficié de 45 milliards de livres (58 milliards d’euros) d’aides publiques pour son renflouement, alors que l’on vient d’apprendre que cet établissement aidait ses riches clients à se dérober à leurs obligations fiscales ?"

    "tolérer ainsi l’impunité fiscale, c’est faire le choix de la concentration des richesses plutôt que celui des services publics ou de la préservation de l’environnement… Car la question n’est pas que morale. Son coût pour les finances publiques atteint 60 à 80 milliards d’euros chaque année en France, soit l’équivalent du déficit budgétaire."

    " Ces entreprises implantées dans plusieurs pays ont la possibilité de jouer sur les différences de législation de l’un à l’autre. Certains membres de l’Union européenne ont fait de l’évasion, ou plutôt de l’« optimisation », une industrie. Les faveurs qu’ils accordent de manière discrétionnaire aux grandes compagnies finissent par mettre l’ensemble des nations en concurrence"

    "Cela conduit en définitive les ministères des finances à négocier pour ne pas voir les sièges sociaux s’envoler ailleurs"

    "Il faut parler de justice de classe lorsque les pouvoirs publics font le choix délibéré de la conciliation avec les fraudeurs. En 2009 par exemple, le ministère des finances obtenait grâce à M. Hervé Falciani des listes de détenteurs de comptes non déclarés en Suisse. La fraude était simple à établir. Pourtant, sur 2 846 individus et 86 sociétés concernés, à peine une centaine ont été poursuivis devant un juge, dont l’héritière de Nina Ricci. Le ministre des finances Éric Woerth a préféré mettre sur pied une cellule dite de « dégrisement » permettant aux contribuables fautifs de rapatrier leurs avoirs dissimulés en payant de simples pénalités, alors qu’une condamnation pénale aurait pu leur valoir de lourdes amendes, voire des peines d’emprisonnement."

    "Le choix de ne pas aller en justice, et plus généralement de ne pas s’attaquer aux grands fraudeurs, peut se mesurer à travers la baisse des effectifs."

    "Tolérance zéro" ?
    #UMP #Austérité

    « Le nombre d’enquêteurs spécialisés a aussi baissé. Cette tendance s’observe dans la plupart des pays européens. Selon la Fédération syndicale européenne des services publics, les politiques d’austérité ont conduit à la perte de 56 000 postes d’agent du fisc en Europe entre 2008 et 2012 (4). Des pays comme la Grèce ou le Royaume-Uni ont vu les effectifs de leurs administrations fiscales réduits de plus d’un cinquième durant cette période. En France, la direction générale des finances publiques a perdu 8,8 % de ses effectifs, c’est-à-dire plus de 11 000 agents, dont nombre d’enquêteurs fiscaux. Les présidences de MM. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont particulièrement affaibli la capacité de notre pays à combattre la fraude. »

    Coup double pour les ploutocrates ! (voire triple en fonction des catégories : sauvetages bancaires/privatisations bradées/TINA-laisser-faire)

    « Il faut voir dans cette justice de classe une victoire culturelle des possédants. En alimentant les discours anti-impôts et en dénonçant une pression fiscale présentée comme insoutenable, ils ont tenté de légitimer la fraude. Pourtant, diverses études internationales ont montré qu’il n’y a pas de corrélation entre le niveau moyen d’imposition et l’étendue de la triche ; le civisme fiscal tient davantage à une perception positive des institutions et des services publics »

    #Médias

    "L’anticipation des contraintes liées à l’action pénale et une certaine politique du chiffre ont fait de la conciliation la norme.

    Pourtant, l’impunité fiscale n’est pas une fatalité. J’en veux pour preuve le sursaut du peuple islandais au lendemain de l’effondrement bancaire de 2008. Les citoyens de ce petit pays ont refusé par référendum de payer la dette laissée par les dérives d’une banque, et une enquête d’ampleur a été lancée pour rechercher les coupables de cette fuite en avant dans la financiarisation de l’économie insulaire."

    "L’Islande est le seul pays s’étant vraiment attaqué à la responsabilité personnelle des « banksters », alors qu’elle n’avait pas l’expérience des affaires financières ou bancaires, et pas d’équipes expérimentées pour engager des poursuites. Aux États-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les gouvernements ont consacré l’essentiel de leur capacité d’action à sauver les banques et surtout à empêcher la mise en cause des dirigeants. Si l’Islande a pu mener ces enquêtes, tous les pays auraient pu le faire."

    "L’exemple de ce pays montre que la lutte contre la criminalité financière peut s’avérer efficace, surtout quand on dispose, comme en France, de compétences exceptionnelles dans l’administration fiscale. Ne pas rechercher les responsables de cette crise monumentale, qui a coûté plus de 2 000 milliards d’euros aux pays européens, sans compter les années de récession et de chômage, résulte bien d’un choix politique."

    "Si l’absence d’harmonisation des règles en Europe et dans le monde favorise l’exode et la fraude, il est possible d’agir dès maintenant en France."

    "Tout cela implique un renforcement des moyens humains et financiers. Mais n’oublions pas que les enquêteurs, policiers, juges d’instruction ont en commun de rapporter plus au budget de la nation qu’ils ne lui coûtent. Seule manque la volonté politique de leur donner le pouvoir d’agir."

    #Islande #Finance #Fraude/évasion_fiscal #Crise_financière2007/2008

    Cash investigation - "Panama Papers" Paradis fiscaux : le casse du siècle / intégrale - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=L3ZIO-mBxfE

    « Sans domicile fisc » : le livre choc sur les paradis fiscaux (1/2) | Public Sénat
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/sans-domicile-fisc-livre-choc-paradis-fiscaux-12-1473463
    #Conflits_d'intérêts

    "Le rappel des scandales successifs, HSBC, UBS, Luxleaks, le cas Mc Donald’s et bien sûr les « Panama papers », donnent froid dans le dos. Le rôle des Etats est tout aussi troublant : les parlementaires pointent l’hypocrisie, voire le double jeu qui règne en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou même en France."

    "Le pantouflage des fonctionnaires vers le secteur privé et l’embauche de conseiller issus du monde bancaire et de la finance – Emmanuel Macron en est l’exemple – illustre cette proximité, voire cette connivence entre politiques et banquiers. Dès lors, comment changer le système de l’intérieur si le système est vérolé ?"

    "L’échange automatique de données fiscales entre Etats, qui se généralise petit à petit, y compris avec certains paradis fiscaux, est encourageant. Il sera appliqué en 2017. Trop mou, trop lent, selon les frères Bocquet : « Aujourd’hui, on tire avec un pistolet à eau (...)"

    "« Les évaluations des ONG sont édifiantes : cette situation génère chaque année un manque de recettes de 60 à 80 milliards d’euros pour le budget de la République française, dont le montant total des recettes est de 300 milliards pour 2016. Une perte à comparer avec la trentaine de milliards d’euros de recettes de l’impôt sur les sociétés, ou encore les 73 milliards du déficit budgétaire annoncé pour 2016. Le sujet devrait s’imposer comme la priorité des priorités. La chasse aux économies cible tous les domaines, des crédits de la recherche aux aides destinées aux handicapés, alors que des ressources existent mais échappent à la nation. Le calcul est simple ! Ne soyons pas naïfs, cela ne peut se régler d’un coup de baguette magique, mais le rapprochement est spectaculaire. Il désigne un but ; voilà le mobile de la lutte. Sans évasion fiscale, pas de déficit, plus de dette. Le logiciel budgétaire peut être reconfiguré, ainsi que toute la logique des politiques menées en France, en Europe, dans le monde. On change les cartes : tout devient possible »."

    "Le crime organisé aussi s’est branché sur le tuyau. C’est une simple nécessité : le crime est présent dans le jeu des commissions et des rétrocommissions. Le blanchisseur de même. Toutes ces masses d’argent se retrouvent dans les places offshore connues, Bahamas, Caïmans, Chypre mais aussi à la City, à Vienne ou au Delaware… "

    "« Il est plus facile de créer une société écran aux États-Unis que dans n’importe quel autre pays du monde, à l’exception du Kenya », ont conclu trois chercheurs américains après avoir testé toutes les formules à travers le monde, et celle de l’offshore en particulier. Parmi les clients du Delaware ont figuré des profils peu recommandables, comme l’ancien officier soviétique russe et trafiquant d’armes Viktor Bout, ou El Chapo, le baron de la drogue mexicain. Hillary Clinton et Donald Trump y ont pignon sur rue ! L’ancienne secrétaire d’État de Barack Obama s’y fait payer ses conférences dans le monde, et le milliardaire et magnat de l’immobilier y gère son patrimoine."

    "« Autre particularité de notre cher Hexagone, les conditions fiscales tout à fait particulières dont y jouit le Qatar. À l’initiative de Nicolas Sarkozy a été voté en 2008 un avenant à la convention fiscale liant les deux pays. Résultat : un bouquet de faveurs tout à fait exceptionnelles dont l’exonération totale des plus-values immobilières réalisées par l’émirat, la suppression de la retenue à la source sur les dividendes perçus par des sociétés qataries, l’exonération d’impôt sur la fortune pendant cinq ans. Le coup a porté : la France est désormais la deuxième destination des dollars venus de l’émirat après le Royaume-Uni. Parmi ces investissements, le rachat du Paris Saint-Germain (...)"

    "Ce type d’accord à géométrie variable se retrouve dans l’exonération attribuée à l’UEFA (Union des associations européennes de football), à la tête du dernier Championnat d’Europe de football. L’Union dont le siège est à Nyon, en Suisse, a engagé, via la société en charge de l’organisation basée à Paris, environ 600 millions d’euros de dépenses pour mettre sur pied cet Euro 2016 et elle en attendait 1,9 milliard de recettes. Résultat attendu, et sans tir au but, de 1,3 milliard de bénéfices. Rien ne reviendra au budget national puisque la société a été exonérée de l’impôt sur le revenu, de la taxe sur les salaires ! "
    #Paradis_fiscaux
    "« Exemple avec la présence en Belgique d’EDF, de Sanofi, de Total et de Danone, qui placent leur trésorerie dans des filiales faisant office de banques au service des autres entités. Les intérêts des prêts sont déduits des bases imposables des sociétés emprunteuses, tandis qu’en Belgique les intérêts perçus sont très faiblement taxés. Les groupes bénéficient de ce concept financier et fiscal purement belge dit « des intérêts notionnels ». (...) Au total, ces ruses feraient perdre au fisc national de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros selon les estimations du Syndicat national unifié des impôts »."

    "Dans la catégorie des fortunes les plus élevées, supérieures à 5 milliards de francs suisses, soit environ 4,6 milliards d’euros, figurent ainsi la famille Wertheimer (Chanel), les Castel (boissons et eaux minérales) et Patrick Drahi (Numéricable-SFR) »"

    « Sans domicile fisc » : le livre choc sur les paradis fiscaux (2/2) | Public Sénat
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/sans-domicile-fisc-livre-choc-paradis-fiscaux-22-1473849
    http://www.publicsenat.fr/sites/default/files/c6153be928af22b53d725abfcbaf9b8b.jpg

    "en France les meilleurs lobbyistes des grands banquiers, ce sont finalement le Trésor et Bercy. Cela paraît stupéfiant : l’administration publique est le grand défenseur de ces intérêts privés. Et pourquoi ? Simplement parce que la plupart des hauts fonctionnaires vont un jour passer de l’autre côté. [...] On pense vivre dans un système démocratique, or, en fait, il dérive à grands pas vers la #ploutocratie. Le pouvoir de l’argent et cette consanguinité dans l’autoreproduction des élites. Nous avons le droit de vote, mais dans les faits tout est verrouillé aux étages supérieurs »"

    "« Les Américains ont fait plier les banques et les autorités avec une arme absolue entrée en action en janvier 2014 : la loi FATCA est une disposition fédérale destinée à vérifier la conformité fiscale des actifs de tous les citoyens américains déposés sur des comptes aux quatre coins du monde. Elle oblige toutes les institutions financières opérant aux États-Unis mais disposant d’établissements à l’étranger à communiquer aux services fiscaux les données personnelles, le montant des avoirs au-delà de 50 000 dollars et le détail des transactions de leurs clients, citoyens des États-Unis ou étrangers résidant sur le sol américain. Le risque du retrait de l’autorisation d’opérer sur le sol des États-Unis en cas de refus de coopérer a fini par convaincre les réseaux récalcitrants. Effet collatéral : environ 9 000 contribuables américains auraient décidé de renoncer à leur nationalité pour tenter de garder au secret leurs avoirs ! Et parmi eux, la chanteuse Tina Turner, installée en Suisse, ou Eduardo Saverin, cofondateur de Facebook"

    "Le baron de la drogue Mexicain adepte des sociétés écrans"

    "Sanofi, Danone, Vivendi, Axa, LVMH, Schneider, France Telecom, Vinci et Saint-Gobain sont dans les paradis. La présence de filiales de ces fleurons de l’économie française s’explique sans doute par le développement d’activités à l’international, mais surtout par la recherche des meilleures places du hard discountfiscal. Engie (ex-GDF Suez), Sanofi, Danone, LVMH et Société générale auraient économisé en 2012 plus de 300 millions d’euros d’impôts chacun en moyenne"

    "le club britannique d’Arsenal est géré par un trust basé à Jersey. Et la FIFA et l’UEFA se retrouvent dans les dossiers troubles des « Panama Papers » comme des présidents de clubs professionnels français »"

    "le garde des Sceaux, qui souhaitait faire exercer des poursuites pénales, avait demandé à son collègue chargé du Budget de déposer une plainte dans le dossier portant sur la dissimulation de sommes importantes distribuées aux joueurs du club de football de Saint-Étienne. Ce ministre fit savoir qu’il ne serait pas “le fossoyeur du football français” ! »"

    "Comment justifier la nomination de François Villeroy de Galhau comme gouverneur de la Banque de France alors qu’il s’agit de l’ancien directeur général délégué de BNP Paribas, dont le bilan est de l’ordre de 2 000 milliards d’euros ? Évidemment, c’est une personnalité indépendante, un expert, fin connaisseur de la monnaie. Il m’a répondu lors de son audition au Sénat : « Je veux continuer de servir mon pays comme je le faisais à BNP Paribas. Les deux tiers de ma carrière, je les ai faits dans le service public. J’ai le service public au fond de moi. » Comment Pierre Moscovici, alors ministre du Budget, peut-il proposer de nommer à la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers Françoise Bonfante, qui vient de la banque UBS ? » demandent les deux frères, qui précisent que face à la polémique, Françoise Bonfante a finalement renoncé."

    "« De même, comment peut-on nommer au Haut Conseil des finances publiques Mathilde Lemoine, de la banque HSBC, Marguerite Bérard-Andrieu, de la banque BPCE, ou encore Valérie Plagnol, qui vient du Crédit suisse, banque privée ? Je ne mets pas en cause la qualité de ces personnes. Mais ces choix posent question ! La Banque centrale européenne est dirigée par Mario Draghi ; Mario Monti a été aux affaires en Italie et Loukás Papadímos, gouverneur de la Banque de Grèce. Or, tous ont travaillé chez Goldman Sachs » rappelle Eric et Alain Bocquet, qui finisse par le cas de « l’ancien président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui a accepté en juillet 2016 d’être recruté par la sulfureuse banque d’affaires Goldman Sachs »."

    " les fraudeurs ne sont pas forcément ceux qu’on nous désigne. Les fraudeurs au RSA, aux allocations existent, et ce n’est évidemment ni justifiable ni négligeable. Mais cela ne représente rien, tout juste le trait du crayon à côté des chiffres de l’évasion fiscale, de la fraude, qui se mesurent en milliers de milliards ! Le second objectif est de contester l’idée selon laquelle il n’y aurait plus de ressources pour les budgets publics. Le travail de la commission sénatoriale dont j’étais rapporteur a permis de montrer en 2013 que ces deux idées étaient tout à fait infondées. C’est une réalité de notre société : les fraudeurs, les vrais, sont des gens en costume trois-pièces avec jolie cravate et tous les signes de l’insolence du luxe ! L’argent dont on nous dit qu’il manque déborde de partout mais échappe à la puissance publique »."

    #Discours_orthodoxes

    Un calcul qui sera à coup sûr autant commenté sur les plateaux que celui concernant la dette grecque...
    L’évasion fiscale nous coûte à chacun 136.24 € par mois - Chronique Mediapart #3 - Osons Causer
    http://osonscauser.com/levasion-fiscale-coute-a-chacun-136-24-e-mois-chronique-mediapart-3

    Comment les géants de l’audit ont pris le pouvoir - Basta !
    http://www.bastamag.net/Comment-les-geants-de-l-audit-ont

    "La multiplication des « réformes structurelles » libérales dans les pays du Sud, sous l’impulsion du FMI ou de la Banque mondiale, a ouvert un marché prometteur aux Big Four. Les pays africains, notamment, mandatent les géants de l’audit pour les conseiller lors de la privatisation de leurs secteurs publics."

    #Réformes_structurelles
    #Conflits_d'intérêts #Multinationales_audit #Lobbying #UE

    Evasion fiscale : Juncker, ce loup dans la bergerie | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/evasion-fiscale-juncker-ce-loup-dans-la-bergerie

    « Des millions d’Européens ont souffert des politiques d’austérité qui ont créé la division sociale. Ils ont désormais le parrain du dumping fiscal à la tête de la commission de l’Union européenne »

    « Des grandes multinationales comme Apple, Amazon, Pepsi ou encore Ikea ont bénéficié d’accords avantageux avec le fisc luxembourgeois. Très avantageux même : ces dernières ont pu profiter d’un taux d’imposition sur les bénéfices d’1%, bien en dessous du taux officiel de 29% »

    Paradise Papers : Au coeur d’un scandale mondiale - Cash investigation (intégrale) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=GHuMcxLtghY

    "Dubaï Papers" : révélations sur un réseau international de fraude fiscale et de blanchiment. Par Caroline Michel-Aguirre Publié le 05 septembre 2018
    https://www.nouvelobs.com/justice/dubai-papers/20180905.OBS1818/dubai-papers-revelations-sur-un-reseau-international-de-fraude-fiscale-et

    Les conditions de l’amende de 300 millions d’euros payée par HSBC rendues publiques - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2017/11/27/les-conditions-de-l-amende-de-300-millions-d-euros-payee-par-hsbc-rendues

    « Une exigence inscrite dans la loi Sapin II qui autorise les transactions financières entre les entreprises et la justice, afin de raccourcir les délais de procédure et les voies de recours. »


  • Dossier : comment éviter le chaos climatique ? (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/A/54130

    Climat : de la science à la politique, par Philippe Descamps (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/DESCAMPS/54135

    "La préparation de cette 21e conférence se caractérise par le rôle croissant qu’y jouent les multinationales, avec un credo : le droit du commerce doit toujours primer sur l’ambition sociale et environnementale. Et les dirigeants qui viendront plaider la main sur le cœur pour un accord sur le climat négocient dans l’ombre l’instauration d’un grand marché transatlantique (GMT) qui vise à « garantir un environnement économique ouvert, transparent et prévisible en matière d’énergie et un accès illimité et durable aux matières premières (8) »."

    Au commencement étaient les bulles d’air de l’Antarctique, par Dominique Raynaud (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/RAYNAUD/54137

    -"j’ai pu expérimenter l’extraordinaire richesse intellectuelle et scientifique de l’interdisciplinarité" ;
    –"Des milliers de scientifiques du monde entier ont contribué aux travaux du GIEC depuis sa formation. Mises en commun, leurs expertises couvrent l’ensemble des domaines nécessaires à l’établissement de l’état des connaissances." ;
    –"On peut difficilement imaginer que les 259 chercheurs en science du climat qui ont participé au dernier rapport du groupe 1 du GIEC puissent tous être coupables de connivences ; d’autant que le processus d’évaluation de ce document a rassemblé près de 50 000 commentaires d’experts de tous horizons, auxquels les auteurs ont eu obligation de répondre.
    Aujourd’hui, 195 pays sont membres du GIEC et participent aux travaux" ;
    –"le GIEC représente une expérience institutionnelle unique. Il fait aujourd’hui école pour l’étude de la vulnérabilité de la biodiversité, et peut-être demain pour d’autres domaines tels que les risques technologiques." ;
    –"alors que, presque partout, les institutions investissent essentiellement dans la recherche appliquée, nous pouvons attester à partir de notre propre expérience qu’il ne peut y avoir de découvertes majeures ni d’analyses crédibles sur le risque climatique sans l’apport de la recherche fondamentale. Au-delà du climat, nous avons également pu mesurer les bénéfices d’une coopération internationale déconnectée des rivalités politiques, telle que celle que nous avons su nouer avec les Soviétiques en pleine guerre froide."

    Croissance, un culte en voie de disparition, par Jean Gadrey
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/GADREY/54141

    -"Les dévots de la croissance sont enfermés dans des schémas de pensée où l’avenir ne peut ressembler qu’à une réactivation du passé. Ils n’imaginent pas que l’on puisse « relancer » autre chose que des quantités produites et consommées à grand renfort de campagnes publicitaires, d’obsolescence programmée et de vie à crédit. " ;
    –"Le triangle idéologique du libéral-croissancisme — la compétitivité des entreprises fait la croissance, qui fait l’emploi — est d’un simplisme affligeant. Pourtant, il continue d’orienter les décisions politiques.

    En réalité, les acteurs dominants du capitalisme néolibéral adorent le chômage comme dispositif disciplinaire" ;
    –"Et pourtant, la croissance n’est nécessaire à la création d’emplois que dans le modèle actuel, qui repose sur la quête perpétuelle de gains de productivité" ;
    –"Pour cela, il faut plutôt troquer le vieux logiciel du « partage des gains de productivité », héritage des « trente glorieuses » ou du fordisme, contre celui du partage des gains de qualité et de soutenabilité." ;
    –"Cette vision d’une autre « grande transformation » est-elle irréaliste ? Non, car de telles solutions sont déjà mises en œuvre un peu partout dans le monde."

    Le théâtre d’ombres des négociations internationales, par Agnès Sinaï (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/SINAI/54142

    Les tractations autour de l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada qui se déroulent depuis 2013 portent une ombre sur les politiques climatiques : l’Europe ouvre ses portes au pétrole non conventionnel de l’Alberta (6). Selon une étude de l’association américaine Natural Resources Defense Council (NRDC), les importations européennes de sables bitumineux, qui s’élevaient à 4 000 barils par jour en 2012, sont appelées à augmenter de manière spectaculaire : jusqu’à 700 000 barils par jour d’ici à 2020 (7). Le pipeline Energy East, construit par TransCanada, approvisionnera les raffineries européennes sur un marché transatlantique libéré de toute entrave.

    La « grande muraille verte » d’Afrique, par Mark Hertsgaard (Le Monde diplomatique, novembre 2011)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/HERTSGAARD/46896

    #Sciences #Climat #Environnement #TAFTA #Multinationales #GIEC #Discours_orthodoxes #Orthodoxie
    http://zinc.mondediplo.net/messages/8579



  • –Sur Arte, documentaire de Quatremer et Pierre Bourgeois, qui a la parole ? Juncker, Moscovici, Schauble et d’autres, qui sont sur une ligne une seule pour l’instant : Syriza = démagogues-populistes-pas-sérieux-manipulateurs-qui-ne-veulent-pas-négocier-etc-etc
    Les grecs ne sont pas les plus mal lotis ; Tsipras a rompu la confiance ; etc, etc (lassitude), etc
    En fait, il s’agit d’un long déroulé des arguments des orthodoxes-austéritaires-plouto...bref.
    http://info.arte.tv/fr/grece-le-jour-dapres

    –Coulisses de Bruxelles - « Grèce, le jour d’après » - Libération.fr
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/10/20/grece-le-jour-dapres

    Un détail qui a son importance : en dépit de nos demandes d’entretiens répétés pendant six mois, un seul membre du gouvernement Syriza a accepté de nous recevoir

    Aaah tout s’éclaire, impossible donc de donner la parole à ceux qui, en Europe ou ailleurs, condamnent l’attitude des ploutocrates envers Athènes... (Exception faite de micro-trottoirs en Grèce, certes.)

    En com’, QTM : « Varoufakis était en campagne de promotion de son livre et n’est plus un interlocuteur fiable. C’est son successeur et véritable homme fort que nous voulions itw, mais il a refusé de nous parler avant le 20/09, trop tard pour nous.... C’était notre dead line et on lui avait dit. Syriza a pris ses responsabilités. »

    –Attention, foutage de gueule imminent (chose tellement rare au demeurant) :

    Blog QTM : "Nous nous sommes heurtés à un rideau de fer, un fait sans précédent dans ma longue carrière de journaliste où je suis habitué à traiter avec des gouvernements démocratiques qui savent qu’il ne faut pas seulement parler à ses « amis »..."

    « gouvernements démocratiques » : ces gens ne me lasseront jamais.

    Dans le reportage, Juncker semble triste de devoir constater que le gouvernement grec est cynique. Le démocrate qu’il est en est visiblement triste et déçu.

    –Ah oui, pour compléter ce tableau :
    Coulisses de Bruxelles - « Grèce, le jour d’après » - Libération.fr
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/10/20/grece-le-jour-dapres

    « au départ, j’étais parti sur l’idée de montrer comment Syriza changeait la Grèce. Mais, rapidement, nous avons du constater que ce parti dit de gauche radicale ne bougeait pas sur le plan intérieur et se concentrait uniquement sur les négociations avec la zone euro. »

    On sent la surprise, le désarroi et surtout l’incompréhension de l’auteur. Il est vrai que les « partenaires européens » et autres « gouvernements démocratiques » dans l’UE ont pourtant retourné ciel et terre afin d’aider l’exécutif grec à tenir ses promesses...
    #Grèce #Médias #Documentaires

    • Sur Arte, le procureur Jean Quatremer instruit le procès à charge de Syriza - Acrimed | Action Critique Médias
      http://www.acrimed.org/Sur-Arte-le-procureur-Jean-Quatremer-instruit-le-proces-a-charge-de-Syriza

      -"Or le récit qui est donné de ces huit mois (...) a pour particularité de ne faire entendre qu’un seul et même refrain : celui des contempteurs de Syriza et des adorateurs de l’Union européenne et de ses politiques d’austérité." ;
      –"Pour preuve, le décompte édifiant des tours et du temps de parole offerts aux différents intervenants sollicités par Quatremer" ;

      –"Face au refus de la plupart des ministres de Syriza de s’exprimer, n’y avait-il pas d’autres recours pour exposer les opinions anti-austérité, ou au moins offrir un contrepoint aux élucubrations bruxelloises de Moscovici et Juncker ? Pourquoi Georgios Katrougalos et à Elias Nikolakopoulos apparaissent-ils si peu et si brièvement tout au long du film ? Au-delà, n’était-il pas possible de trouver d’autres militants ou figures de la vie politique, intellectuelle et sociale grecque critiques des diktats européens ? Pourquoi aucun des nombreux économistes hétérodoxes s’étant prononcés publiquement contre les positions et les potions des institutions européennes n’a-t-il été invité à s’exprimer ? " ;

      –"Si l’on peut douter de la crédibilité d’ex-ministres appartenant à des formations politiques ayant conduit le pays à la ruine pendant des décennies, et qui, revenus dans l’opposition, attribuent tous les maux de la Grèce à un parti au pouvoir depuis six mois" ;

      –"La critique est savoureuse venant de Pierre Moscovici, cet ennemi universellement reconnu des grandes fortunes, et surtout, de Jean-Claude Juncker, ex-Premier ministre du Luxembourg, paradis fiscal patenté et éden de la finance la plus débridée, siège de Clearstream, et havre de toutes les formes d’évasion fiscale…"


  • –Le pétrole, carburant de l’économie de guerre de Daech
    http://www.latribune.fr/economie/international/le-petrole-carburant-de-l-economie-de-guerre-de-daech-513972.html

    -"La vente, y compris à ses ennemis, lui rapporterait 1,5 million de dollars par jour."

    –" La production totale de Daech s’établit entre 34.000 et 40.000 barils par jour de brut. Il est commercialisé entre 20 dollars et 45 dollars (le prix international varie autour de 50 dollars actuellement).

    - La vente rapporte en moyenne 1,5 million de dollars par jour à l’Etat islamique."

    - « Daech peut compter sur un large marché local, non seulement sur son territoire mais également dans d’autres zones tenues par des forces qui le combattent, comme le nord de la Syrie. En effet, il est le seul fournisseur de pétrole pour produire de l’électricité pour les hôpitaux, le commerce, les machines outils, ou alimenter les transports. »

    –Peut-on asphyxier financièrement Daech ? Par Fabien Piliu
    http://www.latribune.fr/economie/france/peut-on-asphyxier-financierement-daech-523358.html
    http://static.latribune.fr/full_width/446384/bpifrance-petrole.jpg

    -"Lui couper les vivres est une tâche délicate, encore plus délicate que dans le domaine militaire où la coordination entre les pays de la coalition est déjà complexe. Lors du G20, Vladimir Poutine a mis les pieds dans le plat en expliquant que plusieurs pays de l’organisation permettaient à Daech de se financer en fermant les yeux sur les trafics en cours.

    Dans son viseur, à mots couverts ? La Turquie, qui organise le G20, et à qui les membres de la coalition anti-Daech reproche la porosité de ses frontières. Avant le président russe, Michel Sapin, le ministre des Finances avait déclaré lundi que la France voulait « des décisions concrètes en matière de lutte contre le financement du terrorisme »."

    #Syrie : la coalition menée par les Etats-Unis détruit 116 camions-citernes de l’EI | Connaissance des Énergies, AFP, paru le 16 nov. 2015
    http://www.connaissancedesenergies.org/afp/syrie-la-coalition-menee-par-les-etats-unis-detruit-116-cam
    #OEI #Daesh

    Qui sont les rebelles syriens ?, par Bachir El-Khoury (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/EL_KHOURY/56922

    Retrait américain de Syrie : Paris et Londres inquiets, Moscou jubile | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-se-desengage-du-moyen-orient-poutine-se-rejouit.afp.com


  • Netanyahu, la gauche israélienne et le boycott | Le blog de Charles Enderlin

    Voici mon dernier papier sur ce blog de correspondant de France 2 à Jérusalem. je le publie également sur le nouveau blog que je suis en train de mettre en place sur charlesenderlin.wordpress.com

    Il y a trois décennies, en débutant sa carrière politique, Benjamin Netanyahu s’est fixé deux objectifs. Empêcher la création d’un état palestinien. Neutraliser ou détruire l’influence de la gauche israélienne.. Il était armé de la solide idéologie familiale développée par son père, le professeur Benzion Netanyahu qui, jusqu’à son décès en 2012, à l’âge de 102 ans, en a défini les lignes de force. La première étant l’impossibilité de conclure la paix.

    Le 2 avril 2009, cet universitaire a déclaré au quotidien Maariv : « La solution à deux États n’a aucune pertinence. Il n’y a pas ici deux peuples. Il y a le peuple juif d’un côté, une population arabe, de l’autre. Il n’y a pas de peuple palestinien, et on ne crée pas un État au profit d’une nation imaginaire. Ils ne se considèrent comme un peuple que pour combattre les Juifs. […] Les Juifs et les Arabes sont comme deux boucs qui s’affrontent sur un pont étroit. L’un d’entre eux finira dans la rivière, en danger mortel. Le plus fort obligera l’autre à sauter. Et je crois que la force juive vaincra. »

    La conspiration Olp

    Son fils, Benjamin traduit cela en termes politiques dans son livre (Makom Tahat Ha Shemesh) publié en 1995 : « Certains pays arabes ont réalisé qu’ils ne parviendront pas à détruire Israël dans ses frontières élargies et donc ont accepté de fait l’existence d’Israël. Mais, en parallèle une conception différente a vu le jour chez certains Arabes. […] S’il n’est pas possible de détruire Israël dans ses frontières actuelles, il faudra le ramener aux frontières étroites d’avant la guerre de Six jours, puis l’attaquer par le terrorisme et la violence ». L’OLP aurait la mission de « réduire » Israël par la négociation. Et, le 16 mars dernier, en pleine campagne électorale, il a lancé : « Toute personne qui œuvre pour créer un état palestinien et évacuer des territoires, les offre à l’Islam radical pour attaquer Israël. » et d’ajouter : « la gauche s’est caché la tête dans le sable et ne veut pas le voir. mais, nous sommes réalistes… » Car, selon la vision de son père Benzion : « Une des choses les plus graves chez nous, en Israël, c’est la croyance gauchiste que les Arabes ont renoncé à leur détermination à nous détruire. » ( En 1998 au quotidien Haaretz, r epublié le 30.4.2012)

    Israël Munich et la Tchécoslovaquie

    Benjamin Netanyahu, friand de comparaisons historiques explique dans son ouvrage A Place Among the Nations que la situation ressemble à celle qui prévalait à la veille de la seconde guerre mondiale. Israël, c’est la Tchécoslovaquie. Les Palestiniens sont les allemands du Sudetenland, que la propagande nazie présentait comme une minorité opprimée. Face aux menaces guerrières d’Hitler et pour éviter un conflit, Chamberlain et Dalladier ont signé l’accord de Munich, devenu le symbole de la lâcheté occidentale face au nazisme. Le message est clair : les nations capitulent face aux palestiniens et au monde arabe

    Après la signature des accords d’Oslo en septembre 1993, au cours du débat à la Knesset, Benjamin Netanyahu a lancé à Shimon Pérès : « Vous êtes bien pire que Chamberlain qui avait porté atteinte à la sécurité et à la liberté d’une autre nation. Vous, vous l’avez fait au détriment de votre propre peuple. » C’était le thème de la droite : « L’accord avec l’OLP est un nouveau Munich. » Arafat serait donc un nouvel Hitler.

    La suite est connue. L’assassinat d’Yitzhak Rabin par un jeune extrêmiste religieux en novembre 1995, l’élection de Netanyahu l’année suivante, la relance de la colonisation. La seconde Intifada débutée sous Ehoud Barak, les attentats suicides du Hamas lorsqu’Ariel Sharon était Premier ministre. L’échec du processus de paix d’Oslo. Aujourd’hui avec près de 400 000 Israéliens habitants la Cisjordanie et l’impossibilité d’aboutir à un accord sur Jérusalem Est et les lieux saints, la création d’un état palestinien indépendant et viable paraît pratiquement improbable.

    La communication de la droite a réussi : Selon les sondages du « Peace Index » de l’Institut israélien pour la démocratie, plus des deux tiers des Israéliens juifs répondent oui aux questions « êtes vous certain ou pensez vous que le monde est contre nous ? »

    Les ONG

    Le discours de la gauche israélienne en faveur d’une solution à deux états est devenu inaudible, à l’intérieur et à l’étranger. En raison de la collusion des travaillistes qui ont participé à des gouvernements de droite, ceux de Sharon et de Netanyahu. En raison aussi de son soutien à des opérations militaires justifiées ou non. Reste la gauche non sioniste ou, sioniste jusqu’à la ligne verte, c’est à dire opposée à la colonisation. Ces diverses ONG de défense des droits l’homme font l’objet de campagnes incessantes lancées par la droite pour les déclarer anti-patriotiques, ennemies de l’Etat, et les priver de financement. L’Europe, la France, les soutiennent à peine. Plusieurs d’entre elles, sont en train de disparaître. Par exemple « Keshev » qui combat la propagande et la désinformation dans les médias israéliens ou IPCRI, le centre d’information israélo-palestinien.

    Le boycott

    Là se pose le problème du boycott mené par BDS dont le discours est souvent dirigé contre l’ensemble de la population israélienne. Pour le vieux combattant de la paix, Ouri Avneri : « Il y a une énorme différence entre appeler au boycott de l’Etat d’Israël et à celui des produits fabriqués dans les colonies. Je suis personnellement contre un boycott de l’Etat d’Israël, parce qu’il ne ferait que précipiter la population israélienne dans les bras des colons et renforcerait l’extrême-droite. C’est la mauvaise politique parce qu’elle brouillerait le message. Il est très important de faire la différence entre la population israélienne dans son ensemble et les colons » : (http://info.arte.tv/fr/boycott-desinvestissement-et-sanctions#sthash.UECjTxLC.dpuf) Des chanteurs, comme Achinoam Nini et Yonathan Geffen, sont attaqués par la droite en Israël et à l’étranger par des militants BDS. Le boycott d’universités et d’artistes israéliens où se trouvent la plupart des opposants à la politique de colonisation est contre-productive et renforce l’argument de la droite au pouvoir : « Cela n’a rien à voir avec les implantations, c’est dirigé contre le pays tout entier. » Et donc, réduit encore l’influence de la gauche opposée à l’occupation au sein de la population israélienne.

    Signe des temps, Benjamin Netanyahu qui a conservé le portefeuille des Affaires étrangères a nommé au poste d’ambassadeur aux Nations Unies, Danny Danon, l’actuel ministre de la Science, dirigeant du Likoud, féroce opposant à la solution à deux états, critique virulent de Barak Obama et proche de Rick Perry le très républicain gouverneur du Texas. A Rome, ce sera l’italo-israélienne Fiamma Nirenstein, qui occupera l’ambassade d’Israël à Rome. Membre du parti de Silvio Berlusconi, ancienne députée au parlement italien, elle milite en Israël au sein du Likoud dont elle partage l’idéologie.

    La diplomatie israélienne va désormais parler clairement le langage de l’annexion de fait.

    http://geopolis.francetvinfo.fr/charles-enderlin/2015/08/14/netanyahu-la-gauche-israelienne-et-le-boycott.html

    #israel#annexion#extreme_droite#gauche#etat#palestine

    http://seenthis.net/messages/398534 via Turck


  • –"Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum"
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-vraie-nature-du-troisieme-memorandum-492098.html

    –"Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »" http://www.liberation.fr/monde/2015/07/14/jeffrey-sachs-les-etats-puissants-seront-rattrapes-par-les-souffrances-qu

    –"Le fonds à la sauce allemande imposé à la Grèce"
    http://www.liberation.fr/monde/2015/07/13/le-fonds-a-la-sauce-allemande-impose-a-la-grece_1347249

    –"UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités"
    http://www.politis.fr/UE-Grece-la-gauche-europeenne-face,31909.html

    –"Les parlementaires se prononcent sur l’asservissement d’une nation"
    http://www.politis.fr/Les-parlementaires-se-prononcent,31911.html

    –"Cinq preuves que le plan de réformes imposé à la Grèce n’est pas réaliste"
    http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realis

    –"GRÈCE / RÉFORMES : 900 PAGES "QUE PERSONNE NE LIRA JAMAIS" ?"
    http://www.arretsurimages.net/breves/2015-07-23/Grece-reformes-900-pages-que-personne-ne-lira-jamais-id19095

    –"PILLER LA GRÈCE
    Par Julien Mercille"
    http://iris-recherche.qc.ca/blogue/piller-la-grece

    –« La Grèce est mise au même régime sec que l’Afrique »
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/rues-dafriques/2015/07/21/la-grece-est-mise-au-meme-regime-sec-que-lafrique-234810

    –"L’Europe impose à la Grèce un plan de privatisation punitif" (YÁNIS VAROUFÁKIS)
    http://www.alterecoplus.fr/grece/leurope-impose-a-la-grece-un-plan-de-privatisation-punitif-201507231651

    -J.Sachs : " Il y a juste un choix politique, idéologique, de casser la Grèce. Il y a un choix économique, fondamentaliste, de soumettre ce pays. Il n’y a aucune raison pour que le pays s’en sorte avec la batterie de « réformes » passées en force. "

    –Kako Nubukpo, économiste togolais, ancien ministre de la Prospective (DR) :« Cela étant dit, quel est l’agenda caché derrière ces mesures ? Pourquoi fait-on tout cela à la Grèce, un petit pays dont on pourrait facilement effacer la dette sans rien changer à la vie de l’Europe ? En fait, l’Allemagne envoie un signal clair à la France, pour lui dire de faire attention à ses dérapages budgétaires, à son Etat providence, etc. La guerre est déclarée : on doit casser l’Etat social. » ;
    « Par les économistes hétérodoxes, oui. Le fameux « cercle de la raison » des néolibéraux vit sans doute ses dernières heures. La réalité va les obliger à revoir leur doctrine. On l’a bien vu avec la réponse qu’ont apporté les Etats occidentaux à la crise des subprimes, fin 2008... On l’oublie souvent, mais cette crise de la dette est due au fait que l’Etat est allé à la rescousse des banques fin 2008, partout en Europe.
    On est dans la socialisation des pertes (les Etats nationalisent ou renflouent les banques en perdition) et la privatisation des bénéfices : c’est le modèle politique du néo-libéralisme... »

    -Varoufakis : « Notre proposition a été accueillie par un silence assourdissant. Plus précisément, l’Eurogroupe et la troïka ont continué à laisser entendre à la presse mondiale que les autorités grecques n’avaient aucune proposition novatrice et crédible à fournir – leur rengaine habituelle. »

    Quand Varoufakis dévoile les coulisses de l’Europe
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030420449881-quand-varoufakis-devoile-les-coulisses-de-leurope-2099055.php#
    #PS #Grèce #Allemagne

    • Premiers plaisirs ?
      –"La Grèce contrainte d’augmenter le prix des préservatifs"
      http://www.marianne.net/grece-contrainte-augmenter-prix-preservatifs-100235615.html

      Pinocchio, menace, marche arrière, film d’horreur (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/A/56891

      « Inflexibles défenseurs de la propriété privée contre les réquisitions d’appartements en Union soviétique, les pères fondateurs de l’Union européenne auraient-ils frémi à la lecture de cet article du New York Times ? »

      « En dépit d’un inquiétant pic de contaminations au sida depuis 2010, la Grèce a augmenté ce lundi le prix des préservatifs dans ses pharmacies. Cette mesure, exigée par les créanciers, frappera — c’est devenu une habitude — les populations les plus démunies. »

    • « Grèce : rions un peu avec les producteurs d’armes français et allemands »
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2015/07/16/grece-rions-un-peu/#more-1354

      « La Grèce et ses créanciers s’opposent sur le niveau de taxation des plus riches » http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/31/grece-les-negociations-avec-les-creanciers-achoppent-sur-la-question-des-imp

      -"Dans le secteur des dépenses militaires aussi, les choses sont sensibles. Des économies à hauteur de 200 millions d’euros sont prévues pour 2015 et de 300 millions pour 2016.

      Les créanciers aimeraient que ces efforts portent surtout sur les coûts de fonctionnement (salaires et volume du personnel) et non sur les achats d’armes."

      –"Plongés dans la soi-disant « crise des dettes souveraines » depuis 2009, les pays européens n’ont pourtant pas l’air de s’inquiéter de cette énorme ponction sur leurs budgets.

      Peu est fait pour lutter contre l’évasion fiscale"

      _"Les créanciers exigent notamment que l’impôt sur la solidarité soit ramené de 8 % à 6 % maximum pour les revenus supérieurs à 500 000 euros. Car, selon eux, le taux actuel encouragerait l’évasion fiscale." (belle illustration de l’expression "foutage de gueule")

      –"Les premiers veulent forcer les Grecs à adopter de nouvelles réformes dans les tout prochains jours, en préalable à la conclusion de l’accord global portant sur une aide de 86 milliards d’euros sur trois ans.
      Afin de lancer ce cycle de négociations, le premier ministre, Alexis Tsipras, a pour tant déjà fait adopter, les 15 et 22 juillet, de difficiles mesures au Parlement grec. Il ne souhaite pas aller plus loin à ce stade. « Nous nous y étions engagés lorsque nous avons accepté l’accord du 13 juillet, explique-t-on au gouvernement. Nous avons donc rempli notre part du contrat et maintenant on veut nous imposer de nouveaux préalables ? »"

      "Ils veulent accélérer la suppression des retraites anticipées ou celle d’une prime spéciale aux faibles retraites, l’EKAS."

      "Les créanciers, et notamment le Fonds monétaire international (FMI), insistent pour assouplir la législation des licenciements collectifs. En décembre 2014, c’est sur ce point précis qu’avaient déjà échoué les négociations avec le précédent gouvernement conservateur, entraînant d’ailleurs sa chute."

    • « Grèce : les créanciers imposeront-ils une grande coalition ? »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-les-creanciers-imposeront-ils-une-grande-coalition-504170.html

      "dans son « discours sur l’état de l’union », le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a clairement réaffirmé :

      « Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs. »
      Du reste, Jean-Claude Juncker, comme à son habitude avant chaque élection grecque, il est allé de sa petite menace avec des accents dignes de Wolfgang Schäuble :

      « Nous ne garderons pas la Grèce dans la zone euro à n’importe quel prix. Je suis sérieux et je parle pour de vrai », a-t-il ajouté."

    • CADTM - L’économiste James Galbraith raconte les coulisses du plan B grec
      http://cadtm.org/L-economiste-James-Galbraith

      -"colonisation et liquidation. « C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui. Une perte d’indépendance totale et une liquidation de l’État grec. La Grèce est un pays qui n’est plus indépendant. Le gouvernement a perdu toute marge de manœuvre. Il lui est interdit d’introduire la moindre loi sans l’accord préalable de ses créanciers », dit l’économiste américain."

      –"« Ces 48 projets de loi prioritaires sont dictés à Bruxelles et traduits ensuite en grec », dit-il. « Ce ne sont pas des réformes pour améliorer les conditions économiques de la Grèce. Ce sont des réformes construites par les lobbies », poursuit-il."

      –" Les dates de fraîcheur du lait ont été repoussées de 3 à 7 jours pour que les entreprises hollandaises puissent exporter leur lait. Les grands groupes pharmaceutiques se sont arrangés pour être avantagés face à l’industrie locale, en invoquant une concurrence en fait « manipulée au travers des paradis fiscaux et des prix de transfert ». Les privatisations sont conçues pour « créer des monopoles privés pour les entreprises étrangères » sur les biens les plus intéressants, à l’image de l’aéroport d’Athènes, détenu par le groupe allemand de BTP Hochtief."

      –"Car il y aura une prochaine fois, James Galbraith en est persuadé, que ce soit en Irlande, au Portugal, en Grèce ou ailleurs. « J’étais très attaché au projet européen. Je le suis beaucoup moins maintenant. Un système qui n’admet pas la discussion, qui est catégoriquement opposé à tout gouvernement de gauche, qui est catégoriquement engagé dans la déstabilisation, ce n’est pas possible. Que signifie une Europe qui a pour programme de couper les retraites des plus vulnérables, de réduire la syndicalisation à zéro, de libéraliser le marché du travail jusqu’à l’informalisation ? » dit-il. Avant de prédire : « La prochaine fois qu’un gouvernement de gauche est élu, il viendra d’emblée avec un plan B dans la poche. »"

    • « Les créanciers arrivent à Athènes et exigent plus de réformes » | EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/les-creanciers-arrivent-athenes-et-exigent-plus-de-reformes-318757

      « Grèce : Alexis Tsipras lance un premier train de réformes »
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-lance-un-premier-train-de-reformes-513995.html

      Par Romaric Godin

      -"Les créanciers réclament que les prêteurs qui ne peuvent rembourser soient expulsés, afin de pouvoir revendre le bien immobilier concerné et établir précisément l’ampleur des pertes à éponger sur chaque prêt. Jusqu’à présent, les ménages avec des revenus modestes étaient protégés des expulsions lorsque leur résidence principale était évaluée à moins de 250 000 euros. Cette mesure a permis à de nombreuses familles frappées par le chômage de conserver un logement. Mais les créanciers voudraient abaisser cette limite pour pouvoir toucher davantage de prêts bancaires.
      (...)
      Cette question s’était posée à Chypre l’an dernier. Le parlement chypriote avait refusé de durcir les conditions d’expulsion comme l’exigeait la troïka. Finalement, la BCE avait exclu Chypre de son assouplissement quantitatif, faisant de ce durcissement une condition sine qua non pour la réintégration de l’île dans le QE. De son côté, la troïka avait gelé les versements vers Nicosie, plaçant l’île au bord de la faillite. Sous la pression du gouvernement, le parlement avait fini par accepter de rendre les expulsions plus aisées."

    • "Moscovici prévient la Grèce de « décisions lourdes » d’ici fin 2015"
      http://www.boursorama.com/actualites/moscovici-previent-la-grece-de-decisions-lourdes-d-ici-fin-2015-4ec64273

      Le projet de loi qui sera soumis au Parlement grec doit inclure une réforme du système des retraites, avec de nouvelles coupes dans les pensions, et des mesures de dérégulation du secteur des pharmacies. Il pourrait aussi réduire la protection contre les saisies de leur résidence principale dont jouissent les ménages endettés.

    • Grèce : Alexis Tsipras renonce à son plan anti-austérité, par ROMARIC GODIN
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-renonce-a-son-plan-anti-austerite-537005.html

      -"Lundi 14 décembre, un projet de « programme parallèle » a été soumis aux députés grecs. Ce programme avait pour but de compenser les mesures d’austérité réclamées par les créanciers et que le gouvernement avait fait adopter depuis juillet dernier. Ce jeudi 17 décembre, le texte a été retiré. Selon des médias grecs, la cellule technique de l’Eurogroupe, l’Euro working group (EWG) aurait rejeté ce programme. Un rejet qui menaçait de compromettre la libération du milliard d’euros que le vote de mesures par la Vouli, le parlement grec, mardi, permettait d’envisager" ;
      –"Ceci est d’autant plus étonnant que le gouvernement grec en novembre a affiché un excédent primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif de 2,6 milliards d’euros. Autrement dit, le gouvernement d’Alexis Tsipras joue les bons élèves budgétaires et est en passe de faire mieux que les objectifs"

      CADTM - Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras. par Angélique Kourounis
      http://cadtm.org/Le-grand-renoncement-social-d

      -"Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un
      excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

      On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

      Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette." ;

      –"Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte."

      Grèce : le gouvernement présente sa réforme des retraites. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-gouvernement-presente-sa-reforme-des-retraites-540424.html

      -"Ce week-end, la Banque de Grèce - dirigée par l’ancien ministre des Finances conservateur Yannis Stournaras - a fait savoir qu’elle jugeait dangereux pour la « compétitivité, l’emploi et la croissance » cette hausse des cotisations. Ceci ne manque certes pas de piquant lorsque l’on se souvient des hausses d’impôts imposées par les créanciers depuis 2010 et encore dans le troisième mémorandum" ;
      –" les partis d’opposition ont faits avoir leur rejet de ces mesures. On a, du reste, vu un spectacle assez singulier : le Pasok, qui avait promu et soutenu les précédentes coupes dans les pensions, a fortement critiqué ces nouvelles baisses"

    • CADTM - Zoé Konstantopoulou : « La Commission de Vérité sur la dette publique subit une chasse politique de la part des nouveaux partisans des memoranda »
      http://cadtm.org/Zoe-Konstantopoulou-La-Commission

      -"Zoé Konstantopoulou a fait en particulier mention des attaques dont la Commission pour la Vérité a récemment fait l’objet de la part de l’actuel gouvernement. Elle a ainsi évoqué la disparition du rapport préliminaire de la Commission du site web du Parlement, la façon dont la fin des travaux de la Commission avait été annoncée- s’apparentant à un véritable« coup d’État », mais aussi l’entrée par infraction dans les bureaux de la Commission, ainsi que dans son propre bureau, sur ordre de l’actuel président du Parlement, N. Voutsis." ;
      –"des initiatives similaires et des demandes d’audit de la dette avaient d’ores et déjà été déposées dans des pays comme l’Argentine, l’Espagne, la Tunisie, la France et le Royaume-Uni.

      Enfin, elle a fait état de la rencontre de la Commission avec l’expert indépendant des Nations Unies sur la dette et les droits humains, lequel a donné une conférence de presse le 08/12/2015 soulignant l’importance de la création de la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque, l’importance de ses travaux, la nécessité de poursuivre l’audit de la dette, la nécessité absolue d’un allègement de la dette pour que les droits des citoyens soient protégés."

    • Le FMI pourrait réduire en miettes l’accord sur la dette grecque. Par Daniel Marans.
      http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/28/fmi-accord-dette-grecque_n_9090636.html

      -"D’après une source bien informée sur les négociations entre l’État grec et les créanciers, le #FMI a fait savoir qu’il s’opposerait aux mesures prévues par le gouvernement, qui prévoient de réduire le déficit des retraites en partie par l’augmentation des cotisations patronales. En lieu et place, affirme cette source, le FMI estime que le rééquilibrage du système des retraites ne peut être obtenu que par une réduction moyenne de 15 % des pensions.

      Même si le refus du FMI n’est pas encore officialisé, poursuit cette source, l’institution de Washington avance que l’augmentation des cotisations pénalisera la compétitivité de l’économie grecque.

      Interrogé sur le sujet, le FMI n’a pas démenti les affirmations de la source en question. Il nous a plutôt renvoyés vers les commentaires de Gerry Rice, porte-parole du Fonds, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée jeudi dernier. Gerry Rice avait alors déclaré que le FMI était « en train d’évaluer attentivement les propositions [de réforme des retraites faites par le gouvernement grec] et n’avait pas encore terminé cette évaluation »." ;
      –"En mai 2014, un tribunal portugais –le #Portugal fait également partie des récipiendaires des fonds de renflouement de l’eurozone– a jugé les baisses des retraites et des salaires inconstitutionnelles. Et les créanciers du pays l’ont autorisé à atteindre par d’autres moyens les objectifs budgétaires qui lui avaient été fixés." ;
      –"Des économistes issus de toutes les chapelles idéologiques ont critiqué l’approche adoptée par les créanciers du pays, avançant que l’austérité budgétaire imposée à la Grèce en échange des prêts avait empêché l’économie du pays de redémarrer. Les créanciers, affirment les critiques, ont de plus refusé d’admettre que ces plans de renflouement avaient pour but premier de sauver les banques allemandes et françaises qui détenaient d’énormes quantités de dette grecque dans leurs comptes." ;
      –"Le Fonds a notamment publié un rapport début juillet –suscitant des objections européennes– affirmant que la Grèce serait incapable de rembourser ses dettes sans une restructuration substantielle. Mais c’est avec réticence que l’institution a rendu ce rapport public, cédant à l’insistance du département américain du Trésor, d’après une source proche de cette décision.

      Peter Doyle, l’ancien cadre du FMI, affirme que les divergences entre le FMI et l’Allemagne n’ont été au final que superficielles, depuis ce moment où le Fonds n’a pas utilisé son poids pour protéger la Grèce d’un accord insoutenable sur la dette. « Penser que le FMI est moins rigide que l’Allemagne est de la pure fiction », affirme Peter Doyle. « S’ils le font croire, c’est uniquement de la com’ »."

      #Austérité

    • CADTM - Et pendant ce temps-là, en Grèce. Par Michel Husson
      http://cadtm.org/Et-pendant-ce-temps-la-en-Grece#nh2

      -"C’est oublier que la Grèce a déjà fait des réformes, saluées par le Fonds monétaire international (FMI) |3| ou par l’OCDE, qui signalait en 2013 que « la Grèce a le taux le plus élevé de l’OCDE de réponse aux réformes structurelles recommandées » |4|. Cela n’a pas empêché le pays de plonger dans une terrible récession, et on voit mal comment le troisième plan pourrait avoir d’autres effets." ;
      –"Les résultats économiques pour 2015 apparaissant moins mauvais que prévu, Alexis Tsipras avait alors préparé un programme d’urgence humanitaire (couverture médicale, soupes populaires, « facture sociale » d’électricité, classes de soutien). Mais le mémorandum stipule qu’aucune mesure budgétaire ne peut être prise sans l’accord des créanciers, et ce projet de « programme parallèle » a été retiré sous la pression de l’eurogroupe, qui menaçait de ne pas assurer son dernier versement d’un milliard d’euros" ;
      –"L’enjeu est clairement politique : en rappelant au gouvernement grec l’étroitesse – sinon l’absence – de marges de manœuvre, les créanciers veulent lui retirer toute possibilité de se faire le garant d’une application moins brutale du mémorandum."

    • Le « retour » de la crise grecque en 7 questions. Par Manuel Borras - regards.fr
      http://www.regards.fr/web/article/le-retour-de-la-crise-grecque-en-7-questions

      Grèce : l’Eurogroupe parle de restructuration de la dette, mais pose ses conditions. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-parle-de-restructuration-de-la-dette-mais-pose-ses-cond

      -"Pour la première fois, l’Eurogroupe évoque aussi le reversement des bénéfices réalisés par la BCE sur la détention de la dette grecque (estimé à 7,7 milliards d’euros), mais seulement à moyen terme et après la bonne réalisation du programme." ;
      –" Les mesures votées dimanche étaient, globalement sinon entièrement, en accord avec les demandes des créanciers"
      –"Les créanciers de la zone euro étant plus que jamais déterminés à obtenir l’entrée du FMI dans le programme, il faut rendre crédible l’objectif d’un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB en 2018. Pour cela, l’Eurogroupe a inventé un nouveau mécanisme des « mesures contingentes ». Si l’objectif est en danger, ces mesures seront mises en œuvre automatiquement sans qu’il soit besoin de repasser devant les institutions grecques. Alexis Tsipras avait refusé toute mesure de ce type, les jugeant contraires à la loi grecque. Finalement, Athènes a proposé un mécanisme proche, ce lundi, incluant des mesures automatiques et non automatiques. "

    • La Grèce obtient un prêt de 7 milliards d’euros… pour rembourser d’autres prêts
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/16/la-grece-beneficiera-d-un-pret-d-urgence-de-7-milliards-d-euros_4685607_3234

      "La Commission européenne a indiqué jeudi qu’Athènes avait « satisfait » aux exigences de l’accord, quelques heures après que le Parlement grec a adopté une première série de réformes."

      "C’est à cette date, le 20 juillet, qu’Athènes doit verser 3,5 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE). Elle pourra également s’acquitter de ses arriérés de paiement auprès du FMI, soit 2 milliards d’euros au total."

      "Le mécanisme de prêt-relais validé jeudi par l’Eurogroupe consiste à prélever 7 milliards d’euros dans le FESM, un fonds européen d’urgence mis en place pendant la crise financière, alimenté par les pays de l’Union européenne et destiné à aider les Etats qui sont en difficulté.
      Le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera le plus gros contributeur au prochain plan d’aide à la Grèce (à hauteur de 40 à 50 milliards d’euros, selon une source européenne), remboursera ensuite le FESM, dès que ce troisième plan sera bouclé. Les 7 milliards d’euros de prêt-relais seront ainsi déduits des sommes qu’avancera le MES à Athènes."

      "La Commission propose ainsi que, pour les pays « hors zone euro », les 7 milliards d’euros avancés soient garantis par une partie des profits réalisés par la BCE sur les obligations souveraines grecques. Pour les pays de la zone euro, la garantie proviendra des fonds structurels alloués à la Grèce."

      Grèce : la logique des créanciers, jusqu’au bout de l’absurde. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-la-logique-des-creanciers-jusqu-au-bout-de-l-absurde-587661.html

      "Dans l’indifférence, la Grèce, qui dégage de forts excédents primaires, vient de rembourser une dette due à la BCE. Alors que l’économie est au plus mal, la logique des créanciers continue d’étrangler le pays."

      " un nouveau plan d’austérité de 5,5 milliards d’euros avec des augmentations d’impôts, de cotisations et de TVA, une douloureuse réforme des retraites et une abdication de sa souveraineté budgétaire par l’acceptation de mesures « automatiques » de baisse des dépenses pour atteindre ces objectifs."

      "Le budget grec a affiché sur le premier semestre un brillant résultat, un excédent primaire, hors service de la dette, de 2,47 milliards d’euros, soit près de 3 % du PIB semestriel, alors que l’on attendait un seul milliard d’euros."

      " les dépenses publiques ont reculé de 3,35 milliards d’euros, ce qui est autant qui ne sera pas versé dans une économie en récession. De plus, ce recul s’explique principalement en raison du renoncement de l’Etat à appliquer son programme d’investissement public. Seul 1,3 milliard d’euros a ainsi été dépensé sur les 6,75 milliards d’euros prévus sur l’année."

      " selon le troisième mémorandum signé en août 2015, un tiers de cet excédent devra automatiquement être consacré à la réduction de la dette et non à l’économie hellénique."

      "alors que la Grèce est décidément un des pays le plus vertueux d’Europe en matière budgétaire, si l’on exclut le poids de la dette, les créanciers de ce pays refusent toujours de lui faire confiance. Pour preuve, ce mécanisme d’ajustement mécanique prévu pour 2018 si le pays n’est pas dans les clous de l’objectif d’un excédent primaire de 3,5 % du PIB. Et, en visite à Athènes en début de semaine, le commissaire européen Pierre Moscovici a prévenu qu’il ne voulait pas rouvrir le dossier sur la pertinence de cet objectif, que le gouvernement grec aimerait bien voir réduit. L’objectif des créanciers, malgré les performances budgétaires, reste donc le même : orienter l’économie grecque non pas vers la croissance, mais vers le remboursement des créanciers."

      "Avec des salaires en recul de 24 % au dernier trimestre de 2015 sur six ans et un chômage en recul, mais demeurant à 23,3 % de la population active, la demande intérieure demeure naturellement faible et sera encore soumis aux conséquences de la baisse des dépenses publiques et à la hausse de la TVA."

      "Résultat de ce sous-investissement : les exportations restent peu performantes sur les marchés internationaux, quoique meilleur marché et les importations demeurent élevées, car l’économie intérieure est incapable de répondre à ses propres besoins."

      " la même logique reste à l’œuvre : ce seront les « réformes structurelles » qui devront relancer l’économie grecque. Peu importe que la Grèce, qui selon l’OCDE est le pays le plus « réformé » de l’organisation, n’ait pas vu les bénéfices de ses efforts après six ans. En réalité, derrière ce glorieux vocable de « réformes », les créanciers dissimulent une version purement comptable de la réalité et a un revers : la volonté d’imposer à la Grèce la priorité au remboursement de ses dettes sur son propre développement. Là encore, l’imposition du mécanisme automatique de baisse des dépenses est l’illustration parfaite de cette logique. Pour éviter d’avoir recours à ce mécanisme, le gouvernement grec devra de toutes façons poursuivre la baisse de ses dépenses. Toute richesse grecque sera donc ponctionnée tant qu’il faudra rembourser la dette."

      Un nouveau plan de sauvetage asséné à une Grèce assommée - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/05/25/un-nouveau-plan-de-sauvetage-assene-a-une-grece-assommee_1455224

      "les 10,3 milliards d’euros concédés à la Grèce par l’Eurogroupe auront vite fait de retourner dans les poches des créanciers. C’est en effet sur cette somme qu’Athènes prélèvera les 7,2 milliards d’euros nécessaires pour rembourser ses prochaines échéances de remboursement de la dette jusqu’en novembre, dont 2,2 milliards à la Banque centrale européenne (BCE) dès juillet."

      "le Parlement a dû valider la création d’un mécanisme qui enclenche une baisse automatique des dépenses de l’Etat, dans le cas où ne serait pas atteint l’objectif budgétaire exigé par les créanciers d’ici à 2018 : à savoir un excédent primaire (hors service de la dette) de 3,5 % du PIB."

      "Une deuxième mesure adoptée dimanche soir par le Parlement confirme la mainmise des créanciers sur le pays : un nouveau fonds de privatisation devra engranger 13 milliards d’euros d’ici à 2018, sans aucun contrôle parlementaire. Pas besoin d’être expert ou devin pour prédire que les privatisations à venir s’apparenteront à un bradage à vil prix ou affecteront des biens qui auraient pu constituer des recettes importantes pour l’Etat. « Les guerres modernes ne se font plus grâce aux armes, mais par la force de l’argent », répètent souvent les Grecs, qui ne se font plus aucune illusion sur la bienveillance de l’Europe"

      "depuis six ans, l’Etat grec n’a touché que 5 % des 220 milliards d’euros accordés au nom des plans de sauvetage. Les 95 % restant ont servi à recapitaliser les banques grecques, et surtout payer la dette et ses intérêts."

      Grèce : Berlin remporte une victoire décisive sur le dossier de la dette
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-berlin-remporte-une-victoire-decisive-sur-le-dossier-de-la-dette-606

      "Certes, la facture sera plus élevée pour les contribuables allemands et européens puisque c’est le Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui devra assumer le versement complet du programme. Mais c’est un moindre mal pour Wolfgang Schäuble dans la mesure où il ne s’agit que d’une garantie donnée au MES. Ce dernier se contentera, grâce à ladite garantie, dans un premier temps, de lever de l’argent sur les marchés pour le reverser à Athènes. Le gouvernement grec utilisera ensuite largement cet argent pour rembourser le FMI (sur les prêts versés dans le cadre des programmes précédents), la BCE et... le MES."

      "La Grèce dégage un excédent budgétaire primaire désormais considérable (3,3 milliards d’euros sur les six premiers mois de 2016), un excédent obtenu par des rentrées fiscales record, mais ces « efforts » ne paient pas : les créanciers ne sont guère plus « compréhensibles » et ont réclamé en mai un système « d’ajustement automatique » des dépenses en cas de non-respect des objectifs de 2018"

      CADTM - Grèce : le monde sans pitié de l’Eurogroupe
      http://www.cadtm.org/Grece-le-monde-sans-pitie-de-l

      "Rappelons que, hors service de la dette, l’Etat grec a dégagé entre janvier et juin près de 3 milliards d’euros d’excédent « primaire », mais que cet argent ne peut être utilisé pour solder ces arriérés et doit être consacré entièrement au paiement de la dette. Dans la logique du « programme », ces arriérés sont donc payées par de la dette nouvelle afin que la dette ancienne puisse être remboursée. Il ne s’agit donc pas réellement d’un « cadeau » fait aux Grecs."

      Athènes dénonce les demandes « illégales » du FMI sur les droits des travailleurs – EurActiv.fr
      https://www.euractiv.fr/section/europe-sociale-emploi/news/mongreek-labour-minister-unthinkable-that-eu-goes-against-european-social-c

    • Grande braderie en Grèce, par Niels Kadritzke (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/KADRITZKE/55954
      #UE_Privatisations

      "Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe (1), publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace »"

      "Exiger d’un État en crise qu’il privatise ses sociétés l’amène nécessairement à les brader, observent les auteurs de l’étude."

      "Ce constat s’impose indépendamment de l’idée que l’on se fait des avantages ou des inconvénients d’un secteur public. En Grèce, ce dernier souffrait de dysfonctionnements incontestables"

      "L’État grec se prive ainsi des loyers qu’il lui restait à encaisser jusqu’au terme de la concession des terminaux, soit au moins 700 millions d’euros, qu’il serait logique par conséquent de soustraire à la valeur totale de la privatisation du Pirée."

      "Par ailleurs, rien ne garantit que Cosco réalisera les investissements promis, puisque l’acte de vente contient une clause interdisant pour cinq ans toute sanction à son encontre en cas de non-respect de ses engagements (4)."

      "Les quatorze aéroports dégagent aujourd’hui déjà un bénéfice annuel de 150 millions d’euros, soit 6 milliards sur la durée entière de la concession. Mais ces revenus sont appelés à augmenter considérablement, de l’aveu même de Fraport"

      " D’abord, il y a cette surprenante décision de céder un réseau aéroportuaire qui rapporte de l’argent. Jusqu’au début de 2013, l’État envisageait une autre façon de procéder : les trente-sept aéroports du pays étaient répartis en deux lots regroupant chacun des installations bénéficiaires et déficitaires. Il s’agissait de faire en sorte que l’acheteur ne se contente pas d’empocher les profits réalisés grâce aux destinations en vogue, mais qu’il en réinvestisse une partie dans le développement des aéroports mal desservis des îles les plus reculées. Ce schéma équilibré, conçu pour éviter un effet d’aubaine trop éclatant, s’est heurté à un refus catégorique de la « troïka ». Laquelle a insisté pour que le « paquet » à privatiser ne contienne que les pièces de choix hautement profitables.

      Il est tentant de supposer que la puissance la plus influente au sein de la « troïka », à savoir l’Allemagne, n’est pas étrangère à cette décision. Et le soupçon se renforce lorsqu’on découvre l’autre bizarrerie du dossier : dans la procédure d’appel d’offres, le Taiped a choisi comme « conseiller technique » Lufthansa Consulting, filiale de la compagnie aérienne allemande fort soucieuse des intérêts de Fraport, puisqu’elle en est coactionnaire à hauteur de 8,45 %… En somme, il y a là les ingrédients d’un conflit d’intérêts flagrant, en violation de toutes les règles européennes en matière d’appels d’offres — sans parler de l’infrac-tion à la décence la plus élémentaire."

      " Fraport appartient majoritairement au Land de Hesse et à la ville de Francfort, qui détiennent ensemble 51,3 % de ses parts. La plus grande partie des profits accumulés grâce à la liquidation des biens publics de la Grèce viendra donc alimenter les recettes de collectivités locales en Allemagne, pays qui, coïncidence, est le principal créancier d’Athènes."

      "l’État grec se retrouve privé d’une source de revenus à long terme qui aurait été bien plus utile à la stabilisation de ses finances que le produit immédiat d’une privatisation au rabais, aussitôt absorbé par les traites de sa dette."

      "Fraport s’exonère non seulement du paiement des taxes foncières et locales, mais aussi de toutes sortes d’autres obligations financières de base. Elle peut par exemple annuler d’un trait de plume les baux et les contrats souscrits par les anciens prestataires des quatorze aéroports (...) sans verser un centime de dédommagement (...) : ce sera à l’État grec d’y pourvoir. Et ce n’est pas tout. Les pouvoirs publics s’engagent aussi à indemniser les employés licenciés par Fraport, à prendre en charge les futures victimes d’accidents du travail, même lorsque la responsabilité de l’entreprise ne fait aucun doute, ou encore à financer les expertises environnementales requises pour les travaux d’extension des aéroports. Il est même prévu que l’État mette la main à la poche au cas où des découvertes archéologiques malencontreuses retarderaient un chantier"

      "Cet usage illimité de fonds publics pour couvrir n’importe quelle dépense du concessionnaire ne trahit pas seulement un cynisme des plus débridés ; il contrevient aussi aux principes édictés par l’Union européenne elle-même"

      "Dans le cas de Fraport, cela se passe un peu différemment : le concessionnaire des quatorze aéroports jouit d’une réserve presque illimitée de subventions, de transferts de fonds et de garanties de la part d’un État grec pris à la gorge."

      "Pour qui se soucie de la stabilisation durable des finances publiques grecques, l’opération Fraport représente de toute évidence la pire des options possibles. On pourrait en dire de même de la plupart des dix-neuf privatisations (gaz, électricité, port de Salonique…) engagées ou programmées"

    • CADTM - Grèce : La mort sociale des retraités. par Stathis Kouvelakis
      http://www.cadtm.org/Grece-La-mort-sociale-des

      « La réforme des retraites votée par la majorité Syriza et Anel de la Vouli est hautement symbolique. Elle est la troisième de ce genre depuis le premier Mémorandum de 2010. Les retraités grecs (27% de la population du pays) ont déjà vu leurs pensions diminuer de 30 à 50% au cours des six dernières années. La pension moyenne en Grèce, avant la mise en œuvre de cette troisième réforme, s’élevait à 882 euros, dans un pays où le coût de la vie hors logement est comparable à celui des pays européens les plus développés. »

      « selon les chiffres communiqués par Savas Robolis, un universitaire expert de la question, proche par ailleurs du gouvernement, 350 000 familles ne disposent d’aucune source de revenu provenant de l’activité de leurs membres, 500 000 familles ne comptent qu’un seul actif et seuls 105 000 parmi les 1,35 million de chômeurs sont indemnisés |1|. »

      « Les retraités qui ont un emploi verront leur retraite diminuer de 60%.
      Hausse brutale cotisations retraites des professions libérales, des indépendants et des auto-entrepreneurs, catégories très développées en Grèce où seulement 66% de la population active est constituée de salariés et dont la plupart ont des revenus moyens et faible. »

      La Grèce commence à expulser ses citoyens les plus endettés | ARTE Info
      http://info.arte.tv/fr/la-grece-commence-expulser-ses-citoyens-les-plus-endettes

      « Jusqu’ici et contrairement à ce qui s’est passé en Espagne, la loi et le gouvernement grecs protégeaient les plus touchés par la crise. La loi protégeait la résidence principale et il y avait un moratoire interdisant de procéder à l’expropriation de personnes endettées et qui ne payent plus leur loyer ou leur prêt, ce qui évitait aux familles de se retrouver à la rue. Sous la pression des créanciers (UE, FMI et BCE), qui veulent éviter l’effondrement des banques en les nettoyant de leurs actifs pourris, le gouvernement est en train de plier. La contestation s’organise. »

      CADTM - Quelques vérités sur les banques, les retraites et la dette grecque. 7 décembre par Anouk Renaud
      http://www.cadtm.org/Quelques-verites-sur-les-banques

      "L’évaluation du bureau indépendant du FMI, IEO (Independent Evaluation Office), publiée en juillet dernier |2| est un document clé, qui ne fait que corroborer les conclusions de la commission, en montrant que le premier programme de mai 2010 n’a en aucun cas été construit dans l’intérêt de la Grèce. Et cela en connaissance de cause."

      " l’explosion des crédits pourris relève bien de la responsabilité des banques qui ont piétiné délibérément plusieurs règles, telle qu’une circulaire de 2005 qui plafonnait le remboursement des prêts octroyés entre 30 et 40% des revenus des ménages |3|.[...] Le cadre de gestion des NPL mis en place sous la tutelle de Troïka entend réduire de 40% ces crédits insolvables…. Mais cette liquidation des NPL va se traduire par des ventes aux enchères massives et donc des expulsions de logements, qui ont déjà d’ailleurs débuté en Grèce dès septembre 2016. [...] ces ventes de logements seront largement insuffisantes pour assainir les comptes des banques amenant sans doute à une énième recapitalisation de ces dernières, avec l’argent du contribuable grec."

      "en plus de ces attaques directes (allongements de l’âge de départ à la retraite, révision du calcul des pensions….), les memoranda successifs ont aussi affaibli indirectement ce système des retraites en mettant en péril sa viabilité"

      "si les banques grecques ont pu profiter « d’adoucisseurs » ce ne fut pas le cas de plusieurs caisses de sécurité sociale, qui avaient investi dans la dette publique"

      " à y regarder de plus près, l’accord |10| conclu entre la Grèce et l’Eurogroupe en mai dernier entérine :
      – qu’un accord potentiel sur la dette ne viendra pas avant 2018 et la fin du 3e mémorandum ;
      – qu’il n’y aurait aucun accord sur la dette non conditionné, c’est-à-dire sans une nouvelle vague de mesures d’austérité ;
      – que le gouvernement grec s’engage à ne pas exiger une décote de la valeur nominale de la dette publique. Il sera question de simples mesures cosmétiques comme l’allongement des durées de remboursement qui, par ailleurs, peuvent avoir un coût… ;
      – que le gouvernement grec s’engage à dégager un excédent budgétaire de 3,5% à partir de 2018"

      "derrière les effets d’annonce d’un allègement de la dette, les mesures validées par l’Eurogroupe restent complètement superficielles et ne vont en rien changer la situation. Par ailleurs, l’Eurogroupe confirme qu’il n’y aura pas d’annulation de la dette grecque"

      "Rappelons que le QE de la BCE est bien entendu conditionné à la mise en place de mesure d’austérité et que malgré le 3e mémorandum qui impose un niveau d’ajustement sans précédent, la Grèce n’est toujours pas intégrée à ce programme de rachat de titres. Et que de toute manière, les grandes gagnantes de ce programme de la BCE demeurent bel et bien les banques privées"

      "En 2010, ELSTAT et EUROSTAT décidèrent le transfert des dettes de 17 entreprises du secteur des entreprises non financières vers le budget de l’État, ce qui augmenta la dette publique de 18,2 Mds d’euros en 2009. Ces entités avaient été considérées comme des entreprises non financières, après qu’EUROSTAT eut approuvé leur classement dans ce secteur. Il convient de souligner que les règles de l’ESA95 en matière de classement n’ont pas changé entre 2000 et 2010.

      Ce reclassement a été effectué sans études préalables ; il a de plus été réalisé en pleine nuit, une fois les membres de la direction d’ELSTAT partis. Le président d’ELSTAT eut alors tout le loisir de procéder à ces modifications sans être confronté aux questions des membres de l’équipe de direction. Ainsi, le rôle des experts nationaux fut complètement ignoré, ce qui est en totale contradiction avec la réglementation ESA95. Par conséquent, l’adoption par l’institution du critère pour rattacher une entité économique au budget de l’État constituait une violation de la réglementation. Un procès est actuellement en cours contre ELSTAT."

    • Moscovici aux Grecs : vous reprendrez bien un peu d’austérité ?
      http://www.marianne.net/moscovici-aux-grecs-vous-reprendrez-bien-peu-austerite-100248222.html
      #PS

      « Encore un effort. C’est ce que demande, sans gêne, le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici à la population grecque »

      "Des discussions sur la réduction de la dette grecque dont le principe avait pourtant été « collectivement » acté, rappelle Le Monde, il y a 6 mois par les créanciers"

      « Il prévoit également de nouvelles coupes dans les salaires et les retraites du public, à hauteur de 5,7 milliards d’euros. »

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 1/3 ] - Grèce : l’impasse économique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-13-grece-limpasse.html

      L’arène nue : [ Vers le Grexit ? 2/3 ] - Grèce : l’impasse géostratégique
      http://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/03/vers-le-grexit-23-grece-limpasse.html?m=1
      #Relations_Internationales_UE

      "Or cet effort a participé au premier chef à la « construction de la dette » comme à la corruption de la classe politique, dont les marchés d’armement ont été le moteur essentiel, dont le contribuable grec a supporté le coût et dont les industries de défense allemande et française figurent parmi les principaux bénéficiaires puisque la Grèce est régulièrement leur deuxième et troisième clients."

      Pourquoi la Grèce doit renoncer à l’euro
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/03/09/31007-20170309ARTFIG00300-pourquoi-la-grece-doit-renoncer-a-l-euro.php
      #Lectures_livres #UE

      "les statuts du Fonds lui interdisent de renflouer un pays non solvable sans en avoir préalablement restructuré la dette. En 2010, Dominique Strauss-Kahn, alors directeur de l’institution, avait passé outre l’avis de ses experts et imposé un prêt considérable à une économie en déroute. L’urgence était alors de sauver le système bancaire européen, très engagé en Grèce. Depuis, le FMI est tiraillé entre les impératifs politiques de sa direction et les analyses sans concession de ses économistes. En décembre dernier, deux d’entre eux n’ont d’ailleurs pas hésité à affirmer publiquement leurs positions en déclarant que l’institution de Washington « ne demande pas plus d’austérité à la Grèce »."

      "Ce n’est donc pas au nom d’une quelconque rationalité économique que les Européens imposent une austérité mortifère, mais parce qu’ils sont incapables de prendre leurs pertes."

      "une rupture avec les créanciers impliquerait mécaniquement un défaut grec et une sortie de la Grèce de la zone euro. Il n’est en effet pas envisageable pour la BCE d’accepter un défaut unilatéral de la part de la Grèce. Au premier semestre 2015, Mario Draghi avait montré jusqu’où il était capable d’aller dans la défense des intérêts des créanciers en choisissant d’étrangler financièrement le système bancaire grec lors des difficiles négociations"

      "Alors qu’il était conseiller de Yannis Varoufakis, l’économiste américain James Galbraith avait mis au point un plan détaillé de sortie, le plan X, dont il a rendu public les grandes lignes dans un récent ouvrage, Crise grecque, tragédie européenne (Le Seuil, 2016)"

      "La Grèce tire en plus comme un fardeau le taux de change d’une monnaie indexée sur les performances moyennes des principaux pays de l’Union monétaire alors qu’elle-même est entourée de pays hors zone euro."

      "plutôt que de laisser filer son épargne et ses moyens financiers dans les banques étrangères, elle devrait s’attacher à reconstruire un système financier autonome afin de redonner à ses entreprises et aux pouvoirs publics un moyen de se financer sans dépendre des marchés. Depuis 2015, la balance courante de la Grèce est revenue à l’équilibre et le pays ne dépend donc plus de financements externes."

      "La crise de la zone euro de 2011-2013 est souvent présentée comme une crise de l’endettement public. Or, comme nous l’avons montré avec Coralie Delaume dans notre ouvrage La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), celle-ci est surtout la conséquence de l’unification économique engagée dans les années 1980. La constitution du marché unique et la libre circulation des hommes et des capitaux ont contribué à concentrer en Europe du nord les infrastructures industrielles du continent, rendant les pays du Sud dépendants des financements du nord. En l’absence de mécanismes compensatoires, l’endettement du sud a fini par exploser, plongeant l’Union européenne dans la crise."

      "Il est vrai qu’entre 2002 et 2007 l’économie grecque avait largement bénéficié de la monnaie unique via la baisse de ses taux d’emprunt. Malheureusement, comme dans d’autres pays du sud de l’Europe, la faiblesse du coût de l’argent n’a pas profité au capital productif mais à l’immobilier résidentiel et à l’investissement public."

      "En faisant surgir des institutions supranationales toutes puissantes, celle-ci a cherché à effacer juridiquement (par le droit) et économiquement (par le marché) les spécificités nationales sans tenir compte du fait que des différences culturelles, historiques et géographiques persisteraient malgré tout. Il en est résulté un droit, une économie et une monnaie qui furent plaqués sur des réalités nationales profondément hétérogènes."

    • Grèce : Tsípras vote des mesures sociales, la zone euro se fâche - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2016/12/14/grece-tsipras-vote-des-mesures-sociales-la-zone-euro-se-fache_1535275

      « L’Eurogroupe a annoncé ce mercredi que le minuscule allégement de dette accordé au pays était suspendu après la décision du gouvernement grec d’octroyer, grâce à un excédent budgétaire au-dessus des objectifs, une hausse des pensions pour les retraités modestes. »

      Dette : Athènes ose des mesures sociales, l’UE suspend son aide - Le Point
      http://www.lepoint.fr/monde/dette-athenes-ose-des-mesures-sociales-l-ue-suspend-son-aide-14-12-2016-2090
      La Grèce résistera à ses créanciers sur la prime de Noël | Économie | Reuters
      http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1442Q1

      Grèce : Alexis Tsipras une nouvelle fois humilié par les créanciers
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-alexis-tsipras-une-nouvelle-fois-humilie-par-les-creanciers-627134.h

      Grèce : le ton monte entre l’Eurogroupe et le gouvernement
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-l-eurogroupe-gele-les-mesures-sur-la-dette-624867.html

      "Dès lors, cette mesure de rétorsion n’est qu’une décision purement politique visant à désarmer entièrement le gouvernement grec, à annihiler toute prétention à une politique sociale et économique autonome, mais aussi à achever de détruire la crédibilité politique d’Alexis Tsipras et de Syriza."

      "Comme cela s’est déjà vu plusieurs fois depuis dix-huit mois, sur les expulsions des résidences principales ou sur le principe de baisses automatiques des dépenses en 2018, une nouvelle humiliation est donc la voie la plus probable. Et comme toujours, les créanciers ne manqueront pas alors de relever leurs exigences, notamment en demandant une nouvelle réforme du marché du travail visant à réduire l’influence des syndicats"

      " la stratégie de l’Eurogroupe qui, rappelons-le, est le conseil d’administration du MES, vise à maintenir le joug de la dette sur la Grèce."

      " pourquoi la France laisse-t-elle faire ? François Hollande ne cesse pourtant de vanter son amitié avec la Grèce et son action pour « sauver la Grèce » en 2015. Il l’a encore répété lors de son discours de non-candidature. Le groupe des socialistes français du parlement européen protestent. Mais dans l’Eurogroupe, depuis janvier 2015, la France est entièrement absente. Elle laisse faire, se contentant de vouloir récupérer le « beau rôle » une fois la pièce jouée sans elle."

      Syriza remettrait peut-être le Grexit à l’agenda selon Médiapart
      L’arène nue - blog sous programme de la Troïka - Journal
      https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1309363305774275&id=189537414423542

      ❝"À chaque déboursement de crédits supplémentaire prévus dans le plan, les créanciers se montrent toujours plus exigeants. La dernière réunion de l’Eurogroupe qui s’est tenue le 26 janvier en présence de responsables du FMI, n’a pas échappé à la règle. Alors qu’Athènes attend un déblocage des crédits européens pour l’aider à refinancer environ 6 milliards de dettes en juillet, la discussion a donné lieu aux mantras habituels, où il n’est question dans la novlangue chère aux responsables que « de tenir les engagements, de mettre en œuvre les réformes, de diminuer les déficits, de retrouver une croissance soutenable, etc. ». Elle s’est achevée par une nouvelle humiliation pour la Grèce."

      "La dispute porte comme d’habitude sur ces fameux ratios financiers qui tiennent lieu de politique pour les responsables européens et du FMI. Alors que le gouvernement grec est parvenu, dans un effort budgétaire surhumain, à réaliser un excédent budgétaire (avant paiement de la dette et des frais financiers) de 1,5 % en 2016, les responsables européens ont conditionné leur nouvelle aide de juillet à un surplus budgétaire primaire de 3,5 % à partir de 2018 et ce pendant au moins vingt ans !"

      "L’Allemagne faisant de la présence du FMI au plan de sauvetage grec un préalable à sa propre participation, Berlin est prêt à accepter les conditions imposées par l’institution internationale. D’autant qu’elles ne lui semblent pas exorbitantes. Tous les Européens se sont alignés sur la position allemande"

      La crise grecque a rapporté plus de 1 milliard d’euros aux finances allemandes
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-crise-grecque-a-rapporte-plus-de-1-milliard-d-euros-aux-finances-allema

      Grèce : grève et manifestations contre une réforme du droit à la grève
      http://www.boursorama.com/actualites/grece-greve-et-manifestations-contre-une-reforme-du-droit-a-la-greve-47d
      http://s.brsimg.com/static-000/cache/i/content/images/8/5/3/8534c21c1fc24f09fdb3d326e0eea87d-300x170.jpg


  • "Le défaut grec éclipse le krach boursier chinois" http://geopolis.francetvinfo.fr/le-defaut-grec-eclipse-le-krach-boursier-chinois-68685

    "Chine : le gouvernement ne parvient pas à endiguer la chute des Bourses" http://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-gouvernement-ne-parvient-pas-a-endiguer-la-chute-des-bourses-4904

    "Bientôt des yuans dans toutes les poches ?"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DING/53198

    "A la veille d’une nouvelle crise financière..."
    http://www.capital.fr/enquetes/economie/a-la-veille-d-une-nouvelle-crise-financiere-1051218#4kbemZKWvbd3sJR7.99

    « Vous avez aimé la crise financière de 2008, vous allez adorer la prochaine » http://www.lenouveleconomiste.fr/vous-avez-aime-la-crise-financiere-de-2008-vous-allez-adorer-la-p

    "La nouvelle crise arrive"
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2015/07/23/la-nouvelle-crise-arrive/#more-447

    "Le retour des crises bancaires ? Andorre est au bord de la catastrophe" http://www.express.be/business/fr/economy/le-retour-des-crises-bancaires-andorre-est-au-bord-de-la-catastrophe/212435.htm

    "Le Crédit Agricole veut se lancer dans la titrisation de crédits immobiliers" http://www.lesechos.fr/journal20150326/lec2_finance_et_marches/0204215307968-le-credit-agricole-veut-se-lancer-dans-la-titrisation-de-cred

    "L’automne de tous les dangers !"
    http://www.latribune.fr/opinions/editos/l-automne-de-tous-les-dangers-503565.html

    Ca vaut ce que ça vaut :
    La crise économique mondiale s’aggrave. Attention, 11 indicateurs critiques viennent d’être déclenchés ! | BusinessBourse
    http://www.businessbourse.com/2015/12/07/la-crise-economique-mondiale-saggrave-attention-11-indicateurs-criti ! ( By Michael Snyder http://theeconomiccollapseblog.com/archives/alarm-bells-go-off-as-11-critical-indicators-scream-the-glo )

    « L’activité économique ralentit partout dans le monde. Un grand nombre de signes indiquent que nous nous trouvons exactement là où nous étions juste avant le grand krach de 2008. » ;
    –"Les défauts sur les créances de sociétés ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la dernière récession. Ceci est un énorme problème parce que l’endettement des entreprises aux États-Unis a presque doublé depuis seulement la dernière crise financière." ;
    –"En 2008, les prix des matières premières s’étaient effondrés juste avant que les marchés financiers suivent. A la fin du mois dernier, l’indice Bloomberg des matières premières avait atteint un plus bas de 16 ans." ;
    –"Si on regarde ce qui s’est passé en 2008, vous verrez que les obligations pourries(junk bonds) s’étaient effondrées. C’est important car à l’époque, les obligations pourries(à haut rendement) avaient commencé à chuter avant les marchés financiers, et actuellement, ils ont chuté à leur niveau le plus bas depuis la dernière crise financière." ;
    –" Selon John Williams, de shadowstats.com, les vrais chiffres montreraient que l’économie américaine a toujours été en récession depuis 2005."

    A l’aube d’un cataclysme monétaire et financier, par Michel Santi -
    http://www.michelsanti.fr/?p=6472

    Une chute catastrophique déclenche pour la première fois la fermeture des Bourses chinoises — RT en français
    https://francais.rt.com/economie/13154-bourses-chinoises-ferment-apres-chute
    #Chine #Crise #Finance #Crise_financière #FED #Monnaie

    Tous aux abris face à la crise qui vient ? Pourquoi le "plus jamais ça" de l’après-désastre financier de 2008 s’est transformé en mini-réformes préventives | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/tous-aux-abris-face-crise-qui-vient-pourquoi-plus-jamais-apres-desastre-fi

    -"Si les discours qui ont suivi la crise financière mondiale de 2007-2008 étaient remplis d’alarmisme et de volonté de réformer de fond en comble le système bancaire, la réalité politique et économique a grandement édulcoré tout embryon de révolution de ce point de vue-là. A tel point qu’une nouvelle crise de grande ampleur pourrait bien voir le jour prochainement." ;
    –"En tout cas, tous les éléments d’un nouveau maelstrom financier sont réunis : des acteurs privés (aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, en Chine) surendettés, des cours financiers complètement découplés de l’économie réelle et qui, tôt ou tard, subiront une correction. Si cette dernière est brutale, les Etats occidentaux auront beaucoup moins de marges de manoeuvre budgétaires pour sauver le secteur bancaire qu’en 2008. Et les deux grands émergents que sont la Chine et le Brésil, qui sont déjà dans une situation délicate, seront vraisemblablement emportés dans la tourmente. De sorte que l’on peut se demander d’où viendra le moteur productif susceptible d’enrayer la chute de l’économie mondiale tout entière dans la récession." ;
    –"J’ai rendu, en juin dernier, un rapport au Parlement européen sur le coût présumé du prochain krach bancaire en zone euro." ;
    –"le rapport européen Liikanen de 2012 a fait des recommandations extrêmement raisonnables en matière de séparation bancaire. Séparer les départements liés aux banques de crédit et de dépôt (la banque au coin de votre rue) et les banques d’investissement est une mesure que chaque pays peut prendre à l’échelon national, sans en référer à Bruxelles, et qui résoudrait, disons, la moitié des problèmes que nous pose la finance aujourd’hui. Cela supprimerait en effet la garantie publique implicite dont jouissent les banques « mixtes », qui cumulent ces deux types de métiers (deux métiers qui n’avaient jamais été réunis dans un même établissement avant le début des années 1990). En effet, l’Etat étant légalement contraint de se porter garant des comptes de dépôts des citoyens, est obligé de voler au secours d’une banque mixte qui menace de faire faillite. Cette garantie implicite permet aux banques concernées d’emprunter à des prix bradés sur les marchés (une rente qui n’a tout juste rien à voir avec l’efficacité présumée d’un secteur concurrentiel), et les incite à prendre des risques insensés, sachant fort bien qu’elles ont une assurance tout risque qui s’appelle le contribuable. (C’est d’ailleurs le même mécanisme qui est sous-jacent à la crise grecque : les banques françaises et allemandes ont prêté entre 2001 et 2010 des sommes absurdes à ce tout petit pays, sachant pertinemment qu’il serait incapable de rembourser, mais comptant bien sur le contribuable européen pour payer à la place des Grecs, ce qui a fini par arriver. Ces sont les Etats, la France notamment, qui ont prêté à la #Grèce pour lui permettre de rembourser sa dette aux banques. De sorte qu’à présent, c’est à nous que les Grecs doivent de l’argent.)" ;
    –"Le bilan de BNP-Paribas avoisine le PIB de la France... et c’est sans compter les positions hors-bilan de cette même banque sur les marchés d’actifs dérivés, qui représentent environ vingt fois le PIB français." ;
    –"nous ne sommes pas à l’abri d’une réédition d’un krach financier analogue à celui de 2008. L’oeil du cyclone peut se trouver en Chine mais il peut aussi provenir de la dette des étudiants nord-américains, par exemple : elle s’élève à 1500 milliards de dollars, et il est clair que ces étudiants ne pourront pas la rembourser si le marché du travail américain ne leur offre pas des postes suffisamment nombreux et bien rémunérés - ce qui suppose une forte croissance. La tempête peut aussi être provoquée par la faiblesse du prix du pétrole. Un baril à 30$ met en grande difficulté la Russie aujourd’hui mais s’il persiste à ce niveau ou, pire, diminue encore, cela ferait plonger la plupart des pays exportateurs du Sud et pourrait déstabiliser fortement le fragile équilibre macro-économique qui permet aujourd’hui aux pays émergents de tirer l’économie mondiale hors de la déflation."

    ’Un tsunami de défaillances sur dettes va s’abattre sur le monde’. Audrey Duperron - Express [FR]
    http://fr.express.live/2016/01/21/37303

    "White critique les politiques de "QE" menées par les grandes banques centrales au lendemain de la crise financière, dont il dit qu’elles ont encouragé l’endettement et créé des bulles de crédit dans le monde entier, ce qui signifie que le problème des dettes excessives a gagné les pays émergents. “Les pays émergents faisaient partie de la solution après la crise Lehman. Maintenant, ils font aussi partie du problème”, a-t-il dit.

    Les prédictions de White sont d’autant plus menaçantes qu’il fait partie d’une minorité d’experts qui ont averti l’Occident de l’imminence d’une très grave crise financière entre 2005 et 2008."

    Finance. Les Bourses prises dans une spirale baissière | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/une/finance-les-bourses-prises-dans-une-spirale-baissiere

    http://zinc.mondediplo.net/messages/8349#message8732

    Sommes-nous en train d’assister à un krach boursier des banques ? - Express [FR]. Audrey Duperron
    http://fr.express.live/2016/02/08/38178

    -"Jeudi, les actions de la banque Credit Suisse se sont écroulées à leur niveau le plus faible en 24 ans dans un contexte de volatilité des marchés, de faiblesse de la croissance mondiale, et d’intérêts de base négatifs, rapporte le Financial Times. Credit n’est pas la seule dans la tourmente : la Deutsche Bank et l’UBS ont toutes deux publié des résultats décevants pour le 4e trimestre 2015." ;
    –"les 90 plus grands établissements financiers américains ont perdu près de 330 milliards de dollars de valeur boursière cumulée depuis le début de cette année. Les banques Morgan Stanley, Citigroup et Bank of America ont toutes trois vu s’évaporer un cinquième de leur capitalisation."

    Deutsche Bank : demain la faillite de l’Etat allemand ? | AlterEco+ Alterecoplus #Allemagne
    http://www.alterecoplus.fr/deutsche-bank-demain-la-faillite-de-letat-allemand/00012196

    Deutsche Bank : un dilemme cruel pour Angela Merkel
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/deutsche-bank-un-dilemme-cruel-pour-angela-merkel-602687.html

    De quoi la Deutsche Bank est-elle le nom ?
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/de-quoi-la-deutsche-bank-est-elle-le-nom-550364.html

    "Pour remplir leurs engagements, les banques allemandes investissent à tout va dans ce qui rapporte le plus. Et qui, donc, est le plus risqué. Les subprimes aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l’immobilier irlandais et espagnol ou la dette publique grecque. Les milliards des excédents allemands viennent alimenter des bulles qui explosent les unes après les autres entre 2007 et 2010. Parfois, on n’hésite pas à franchir certaines limites. Deutsche Bank, là encore, est en première ligne, comme les nombreux scandales, du Libor au financement illicite des pays sous embargo étasunien dans lesquels elle a été condamnée, l’a montré."

    "Lorsque la crise financière survient, le secteur financier allemand est clairement un des plus exposés. Et ce n’est pas un hasard. L’Etat fédéral doit oublier ses principes (qu’au besoin il a pourtant utilisé lorsque cela l’arrangeait dans les autres pays de la zone euro) : il vient au secours des banques. Commerzbank et Dresdner Bank fusionnent en janvier 2009 grâce au renflouement de Berlin qui prend 25 % du capital de la nouvelle entité. En juin 2009, la banque Hypo Real Estate, de taille équivalente à Lehman Brothers, est nationalisée"

    "Ce sauvetage a permis de réduire la facture de la crise pour la Deutsche Bank, qui n’a pas fait appel directement à l’Etat. D’autant que, fortement exposée aux dettes périphériques, elle a bénéficié de l’appui du gouvernement allemand et de la BCE qui ont tout fait pour éviter une restructuration de la dette irlandaise, et ont repoussé suffisamment celle de la dette grecque pour que la Deutsche Bank puisse vendre ses titres (en grande partie, du reste, à la BCE, dans le cadre du programme appelé SMP en 2010-2011)"

    "il ne fait aucun doute aux acteurs du marché que Berlin ne la laissera pas aller à la faillite. Il y aura alors sauvetage de la Deutsche Bank. Mais comment renflouer un tel colosse ? L’union bancaire interdit les renflouements directs par l’Etat, mais l’Allemagne acceptera-t-elle de faire payer les créanciers et les déposants de Deutsche Bank ? Entre sauver l’union bancaire et sauver son modèle économique, le choix devrait être rapide. On cherche cependant d’autres solutions. La dernière rumeur de marché veut que la BCE rachète des titres bancaires... Le gouvernement allemand, si opposé aux rachats de titres par la banque centrale, y trouverait soudain un certain charme. La « culture de la stabilité » serait alors bien oubliée..."

    "Deutsche Bank n’est qu’un symptôme : celui d’un modèle économique néfaste et dangereux, mais pourtant érigé en référence dans la zone euro. Et celui d’un système financier européen qui n’a pas été aussi maîtrisé qu’on le croyait et qui continue à s’appuyer sur la garantie implicite des Etats. Si l’on en finit avec Deutsche Bank, une autre banque prendra le relais. La menace sur la stabilité n’est pas toujours où Wolfgang Schäuble et Jens Weidmann voudraient qu’elle soit. Tant que les excédents allemands ne se réduiront pas, c’est la stabilité économique de l’Europe qui sera en danger."

    Deutsche Bank, le prochain Lehman Brother ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/deutsche-bank-le-prochain-lehman-brother
    #Crise_financière #Crise_bancaire

    "Quand le Brexit a gagné, certains se sont demandés si on allait vers un moment Lehman, finalement non. Cette fois, ce sont les difficultés de la Deutsche Bank qui ravivent cette inquiétude, et il y a beaucoup plus de souci à se faire que pour le Brexit, car la banque allemande coche toutes les cases pour remplacer dignement Lehman Brother."

    " Depuis des mois, Berlin fait la leçon aux « mauvais élèves » de la zone euro sur ses banques et exige l’application du nouveau processus de résolution de l’union bancaire européenne qui rejette l’aide publique après la participation des déposants, créanciers et actionnaires. L’Italie a donc dû trouver une solution bancale et provisoire pour « sauver » Monte dei Paschi di Siena cet été devant le refus obstiné de Berlin de lui accorder une dérogation. Cet attachement au nouveau système a une fonction pour la stratégie allemande en Europe : elle permet de repousser la mise en place du « troisième pilier » de l’union bancaire, autrement dit la garantie paneuropéenne des dépôts de moins de 100.000 euros."

    "Quelques jours avant la faillite de Lehman Brothers, la Deutsche Post, propriété de l’Etat fédéral, acceptait de vendre la Postbank, la banque postale, troisième réseau de banque de détail du pays, à Deutsche Bank. Un accès direct à l’épargne des ménages allemands qui a sauvé la banque en 2008-2009. En 2010, le « sauvetage de la Grèce » était en réalité un sauvetage de Deutsche Bank, dont le bilan regorgeait de titres helléniques et qui a pu les céder à bon compte avec l’aide du programme SMP de la BCE pour échapper quasiment à la faillite de 2012 de l’Etat grec."

    BILD : "La Deutsche Bank n’est pas parvenue à trouver un accord avec les Américains" - Express [FR]
    https://fr.express.live/2016/10/10/deutsche-bank-echec-negociations-justice-americaine

    « la Deutsche Bank a été pendant longtemps engagée en permanence dans toutes sortes de scandales mafieux : elle est partie prenante dans plus de 6.000 procès à travers le monde. La plupart portent sur des suspicions de fraude sur des taux d’intérêt ou la manipulation des taux de change.

    Un stress-test récent de la BCE montre que la Deutsche Bank – comme ABN Amro et Société Générale – ont exactement 3 euros de capital pour 100 euros engagés. La plupart des experts préconisent un taux de 10 pour 100. »

    Coucou, c’est moi, la crise financière, je suis de retour… : Reflets
    https://reflets.info/coucou-cest-moi-la-crise-financiere-je-suis-de-retour

    Dix ans après la crise, où en est-on ? | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/dix-ans-apres-la-crise-ou-en-est

    "Aujourd’hui, plusieurs signaux inquiètent les économistes, et leur font craindre une nouvelle crise. Aux Etats-Unis, la crise immobilière des « subprimes » a laissé place à la dette étudiante, une bulle qui ne cesse de grossir. Au niveau mondial, certaines pratiques très risquées et peu réglementées ont continué de se développer. Explications."

    CADTM - La montagne de dettes privées des entreprises sera au coeur de la prochaine crise financière. par Eric Toussaint
    http://www.cadtm.org/La-montagne-de-dettes-privees-des

    « Dans le monde réel, les entreprises capitalistes empruntent du capital sur les marchés financiers ou auprès des banques centrales pour racheter leurs actions en Bourse afin d’augmenter la richesse de leurs actionnaires et donner l’impression que la santé de l’entreprise est excellente »

    « Les entreprises empruntent pour acheter des créances. Elles achètent des produits structurés composés de crédits octroyés à d’autres entreprises ou à des particuliers. Elles achètent surtout des obligations émises par d’autres entreprises privées ainsi que des titres publics. »

    « Le marché des dettes à risque s’amplifie »

    « pour financer ces achats de dettes, Apple comme les autres entreprises ont emprunté »

    « lorsque les taux d’intérêts montent, la valeur des titres de dette des entreprises baisse »

    Et si les banques craquaient à nouveau ? - L’Express L’Expansion
    https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/et-si-les-banques-craquaient-a-nouveau_2070517.html?fbclid=IwAR1

    « Le projet d’union bancaire, et notamment la mise en place d’un système de garantie des dépôts des particuliers en cas de faillite qui serait financé par les banques, et non par les contribuables, est toujours dans les limbes. L’Allemagne s’y oppose »

    CADTM - Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10737

    • Et si on fermait la Bourse..., par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, février 2010)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789

      -"C’était il y a un peu plus d’un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable. Mission accomplie. Mais à quel prix ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes mobilisées par ce sauvetage. Soit 1 676 dollars par être humain..." ;
      –" Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective" ;
      –" Et si les médiations qui séparent les deux bouts de la chaîne font souvent perdre de vue la chaîne même, et ce que les souffrances à l’une des extrémités doivent aux pressions exercées depuis l’autre, si cette distance demeure la meilleure ressource du déni, ou des opportunes disjonctions dont le débat médiatique est coutumier"

      Dilution de la responsabilité ; idem pour la sous-traitance en cascade.

      -" la Bourse aura bientôt quitté le domaine des institutions sociales pour devenir quasiment un fait de nature — une chose dont la suppression est simplement impensable. Il est vrai que deux décennies et demie de matraquage continu ont bien œuvré à cette sorte de naturalisation, et notamment pour expliquer qu’une économie « moderne » ne saurait concevoir son financement autrement que par des marchés et, parmi eux, des marchés d’actions" ;
      –"La sous-consommation chronique qui en résulte a poussé les géniaux stratèges de la finance à proposer aux ménages de « faire l’appoint » avec du crédit, devenu la béquille permanente de la demande manquante — on connaît la suite." ;
      –"quant aux dividendes, on peut mesurer leur croissance à la part qu’ils occupent désormais dans le produit intérieur brut, où ils sont passés de 3,2 % à 8,7 % entre 1982 et 2007, et ceci, il faut le redire, du fait même de l’exercice du pouvoir actionnarial, pour qui la déréglementation boursière a été faite... sur la foi d’une baisse du coût de financement des entreprises !" ;
      –" Les start-up, la révolution technologique en marche, celle qui nous a donné Internet (juste après que l’armée eut posé les tuyaux et les chercheurs inventé les protocoles...)"


  • #Boycott d’Orange : dérapages dans la #Communication israélienne
    http://orientxxi.info/magazine/boycott-d-orange-derapages-dans-la-communication-israelienne,0932

    Une liste de plus de 1000 comptes Twitter avec un appel à les bloquer circule sur le réseau social Twitter depuis le 17 mai. Présenté comme une riposte à la campagne du mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) autour d’Orange, le compte qui relaie la liste, illégale au regard du droit, a été popularisé par plusieurs membres de l’ambassade d’Israël en #France. #Enquête. À l’origine, le compte du réseau Twitter @_OrangeSanguine se présentait comme un robot destiné à « faire taire les islamistes ». (...)

    #Magazine

    / #Israël, #Palestine, France, Communication, #Réseaux_sociaux, Enquête, Boycott, Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), (...)

    #Boycott_Désinvestissement_Sanctions_BDS_ #Diplomatie
    « https://twitter.com/manhack »
    « http://www.arretsurimages.net/chroniques/2015-06-10/Les-droles-de-missiles-de-l-ambassade-d-Israel-en-France-id7806 »
    « http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/rapport_orange-web_05052015.pdf »
    « https://www.fidh.org/IMG/pdf/rapport_orange-web.pdf »
    « http://www.orange.com/fr/content/download/31006/931923/version/2/file/R%C3%A9ponses+du+Conseil+d%27administration+aux+questions+%C3%A9crites+%C3%A »
    « http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/06/israel-fifa-delegitimization-campaign-bds-berko-interview.html#ixzz3cKYE »
    « https://www.facebook.com/YairLapid/videos/953998611325157/?permPage=1 »
    « http://www.france-palestine.org/Lettre-a-Madame-Taubira-Garde-des »
    « http://info.arte.tv/fr/israel-tu-ne-boycotteras-point »
    « http://www.haaretz.com/news/israel/.premium-1.541142 »
    « http://www.haaretz.com/blogs/diplomania/israel-s-foreign-ministry-gives-envoys-a-lesson-on-twitter-diplomacy-1.4584 »
    « http://www.liberation.fr/societe/2014/07/16/un-manifestant-propalestinien-consamne-a-quatre-mois-ferme-pour-rebellion »


  • #Boycott d’Orange : dérapages dans la #Communication israélienne
    http://orientxxi.info/magazine/une-campagne-illegale-contre-le-boycott-d-orange,0932

    Une liste de plus de 1000 comptes Twitter avec un appel à les bloquer circule sur le réseau social Twitter depuis le 17 mai. Présenté comme une riposte à la campagne du mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) autour d’Orange, le compte qui relaie la liste, illégale au regard du droit, a été popularisé par plusieurs membres de l’ambassade d’Israël en #France. #Enquête. À l’origine, le compte du réseau Twitter @_OrangeSanguine se présentait comme un robot destiné à « faire taire les islamistes ». (...)

    #Magazine

    / #Israël, #Palestine, France, Communication, #Réseaux_sociaux, Enquête, Boycott, Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), (...)

    #Boycott_Désinvestissement_Sanctions_BDS_ #Diplomatie
    « https://twitter.com/manhack »
    « http://www.arretsurimages.net/chroniques/2015-06-10/Les-droles-de-missiles-de-l-ambassade-d-Israel-en-France-id7806 »
    « https://www.fidh.org/IMG/pdf/rapport_orange-web.pdf »
    « http://www.orange.com/fr/content/download/31006/931923/version/2/file/R%C3%A9ponses+du+Conseil+d%27administration+aux+questions+%C3%A9crites+%C3%A »
    « http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/06/israel-fifa-delegitimization-campaign-bds-berko-interview.html#ixzz3cKYE »
    « https://www.facebook.com/YairLapid/videos/953998611325157/?permPage=1 »
    « http://info.arte.tv/fr/israel-tu-ne-boycotteras-point »
    « http://www.haaretz.com/news/israel/.premium-1.541142 »
    « http://www.haaretz.com/blogs/diplomania/israel-s-foreign-ministry-gives-envoys-a-lesson-on-twitter-diplomacy-1.4584 »
    « http://www.liberation.fr/societe/2014/07/16/un-manifestant-propalestinien-consamne-a-quatre-mois-ferme-pour-rebellion »


  • Le théâtre des négociations climatiques | ARTE Info

    « Paris accueillera à la fin de l’année la conférence des Nations unies sur le climat, la COP 21. Dans le passé, ces conférences internationales se sont plutôt soldées par des échecs. Afin d’imaginer des issues aux blocages, l’université de Sciences politiques de Paris a réuni à Nanterre deux cents étudiants du monde entier pour essayer de trouver de nouvelles façons de travailler ensemble. »

    http://info.arte.tv/fr/le-theatre-des-negociations-climatiques

    http://info.arte.tv/sites/default/files/thumbnails/image/theatre-climat.jpg

    #Latour #Cop21 #science_po


  • Littérature : les complots d’Umberto Eco | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/litterature-les-complots-dumberto-eco
    http://info.arte.tv/sites/default/files/thumbnails/image/eco.jpg

    Une court entretien avec Umberto Eco sur les théories du complot et le journalisme, thèmes phares de son dernier livre

    Déjà best-seller en Italie, le septième roman d’Umberto Eco, « Numéro Zéro », parait en France aux éditions Grasset, après le cultissime « Nom de la rose », « Le Pendule de Foucault » ou « Le cimetière de Prague ». Dans ce nouveau livre, l’auteur italien imagine le meurtre d’un journaliste de presse à scandale qui enquêtait sur les traces de Mussolini : ce dernier n’aurait pas été assassiné en 1945, mais aurait été exfiltré et protégé par la CIA opérant sur le territoire italien…

    A lire sur cette question du « complot » le dossier du diplo en kiosque...

    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/MAESTRUTTI/53079

    #journalisme
    #lecture
    #théorie_du_complot


  • Le Nouvel Obs et Arte s’intéressent aux enjeux du trafic de captagon dans le conflit syrien :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150522.OBS9435/le-captagon-la-potion-magique-des-djihadistes.html

    C’est une petite pilule blanche qui permet d’oublier la douleur et la peur, très prisée en Syrie : le Captagon est le meilleur allié des djihadistes de l’Etat islamique (EI). Mais Daech n’est pas le seul à avoir recours à cette drogue à base d’amphétamine : sur le front militaire syrien, les membres d’Al-Nosra et les soldats de l’Armée syrienne libre (ASL) l’utilisent également pour se donner du courage. [...]
    Le Captagon n’est donc pas seulement une drogue de terrain. Son trafic a entraîné la naissance d’une véritable économie de guerre, selon Radwan Mortada, spécialiste des mouvements djihadistes : « Les milices en Syrie en consomment une partie mais elles l’exportent aussi vers l’étranger, notamment vers les pays du Golfe. Les gains leur permettent de financer l’achat de leurs armes et leurs opérations militaires. »

    L’interview (en vidéo) d’un trafiquant libanais qui revend aux habitants d’Ersal (et de là à al-Nusra, Daech et l’ASL) est édifiante :
    http://info.arte.tv/fr/la-drogue-de-daech

    Ça donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer, tu marches droit devant toi, tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et augmenter leurs performances sexuelles." Et peu importe que son utilisation soit interdite par l’islam, puisqu’"aujourd’hui tout le monde s’en fiche de la religion."

    http://seenthis.net/messages/374054 via Souriyâm