/2016

  • Europacity cultive l’ineptie et la censure
    https://reporterre.net/Europacity-cultive-l-ineptie-et-la-censure

    Le projet de mégacentre commercial et de loisirs d’Europacity, dans le Val-d’Oise, a ses thuriféraires qui y voient l’union heureuse du « commerce et de la culture ». « Abrutissement fasciné », commentent les auteurs de cette #Tribune. En racontant la censure d’un film détournant la com’ du projet, ils décrivent le « réel » de cette relation : la soumission de la culture au commerce. Quelques participant.es au collectif ZSD (Zad à Saint-Denis), lequel, en Seine-Saint-Denis, relaie les soutiens à la Zad de (...)

    Tribune

    / #Grands_projets_inutiles, #Culture_et_idées

    « http://www.liberation.fr/debats/2016/05/26/europacity-une-nouvelle-frontiere-culturelle_1455282 »
    « https://vimeo.com/224496339

     »


  • Une vérité à marteler : L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme - Agora Vox

    C’est toujours d’actualité, en attendant, un criminel de guerre (Bibi) invité d’honneur de Macron pour commémorer la rafle du Vel d’Hiv un 16 juillet 2017. Un comble de plus ! NRobin

    En attendant, la plus importante communauté victime d’antisémitisme, est la communauté palestinienne. La solution viendra peut-être des intellectuels faussaires qui sont dans l’action contrairement aux intellectuels intègres... NRobin

    http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-verite-a-marteler-l-182110

    mardi 21 juin 2016 - par chems eddine Chitour
    Une vérité à marteler : L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

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    « Sionisme et judaïsme ne sont pas la même chose, mais deux idées différentes et sûrement contradictoires. La Terre d’Israël a besoin d’une immigration sélective : le sionisme n’est pas une oeuvre de bienfaisance. Nous avons besoin de juifs de « qualité supérieure ». Cependant, je crois que l’antisémitisme, qui représente parmi les masses un courant puissant et inconscient, ne portera pas tort aux juifs. Je le tiens même pour un mouvement utile du point de vue de la formation du caractère des juifs. Il constitue l’éducation d’un groupe par les masses et conduira peut-être à son absorption. C’est à force de se durcir qu’on est éduqué. » « Les antisémites seront nos amis les plus dévoués et les pays antisémites nos alliés. »

    Théodore Herzl, cité par Hannah Arendt

    Il est devenu difficile par les temps qui courent de nommer les choses par leur nom de peur de se prendre une « fetwa » des bien- pensants pour qui toute critique d’Israël c’est de l’antisémitisme et à ce titre beaucoup de pays européens en ont fait un délit passible d’amende, voire de prison avec au minimum pour ceux qui veulent avoir une visibilité, une extinction sociale.

    Albert Camus a dit un jour que : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Comment, alors, nommer les choses sans s’attirer les foudres ? Comment passer à travers les gouttes de pluie du conformisme ambiant qui veut qu’Israël c’est la modernité et la liberté et c’est le dernier rempart de l’Occident en terre orientale baignant dans le chaos. Les paroles de Theodor Herzl, fondateur de l’Etat juif en puissance, sont pour nous une révélation car on peut comprendre que le moteur de la politique israélienne a comme carburant l’antisémitisme des autres, cela rend les Israéliens plus forts tout en faisant condamner les contrevenants par la police de la pensée occidentale.

    Qu’est-ce que l’antisémitisme ?

    Si l’on croit l’Encyclopédie Wikipédia : « L’antisémitisme (originellement : anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination et à l’hostilité manifestées à l’encontre des juifs en tant que groupe ethnique, religieux ou racial.Il s’agit, d’une forme de racisme dirigée nominalement contre les peuples sémites, regroupés en tant que tels sur la base de critères linguistiques, mais ne visant en réalité que les juifs. Bien que certains historiens comme Jules Isaac insistent pour distinguer antijudaïsme et antisémitisme, le second terme est cependant le plus souvent utilisé aujourd’hui pour qualifier tous les actes d’hostilité antijuive que leurs fondements soient raciaux ou non. Le terme fut utilisé pour la première fois en 1860 par l’intellectuel juif Moritz Steinschneider dans l’expression « préjugés antisémites » (« antisemitische Vorurteile »), afin de railler les idées d’Ernest Renan qui affuble les ’peuples sémites’’. de tares culturelles et spirituelles » (1)

    On voit que rien n’interdit de mettre sous le même vocable les autres ethnies sémites comme le sont les Arabes. Le glissement qui s’est opéré a permis de passer de l’aspect ethnique à l’aspect religieux et partant d’arriver à l’antijudaïsme excluant du même coup les Arabes. Pourtant, comme l’a si bien démontré Schlomo Sand dans son ouvrage : il n’y a pas de peuple juif, il y a une religion juive. Ce sont des sémites au même titre que les Palestiniens avec une ascendance cananéenne.

    Qu’est-ce que le sionisme et l’antisionisme ?

    « Le mot ’sionisme’’ apparaît à la fin du XIXe siècle pour désigner un ensemble de mouvements différents dont l’élément commun est le projet de donner à l’ensemble des juifs du monde un centre spirituel, territorial ou étatique, en général localisé en Palestine. Le sionisme politique a atteint son but, la création d’un État juif en Palestine. Initialement, le sionisme d’essence laïque n’avait pas encore formalisé le projet d’un Etat aseptisé des Palestiniens spoliés en 1967 de leurs territoires et voire encore. Depuis, le leitmotiv du gouvernement actuel est de faire reconnaître un Etat strictement juif ; de ce fait, les Arabes israéliens n’auront pas vocation à rester dans ce qui est appelé Israël.

    Manuel Valls associe antisionisme et antisémitisme

    Devant les quelque 800 personnes qui se pressaient lundi 7 mars dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du Crif, président un "tribunal dinatoire" selon le bon mot de Alain Finkelkraut a déclaré : « Nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Manuel Valls lui a répondu : « Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur, C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas. » « La grille de lecture déformante et injuste » appliquée, selon lui, à Israël, pour faire de ce pays « le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation. Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau, Un antisémitisme d’extrême droite, mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers, il y a aussi l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis (...), il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël. » (2)

    L’antisionisme n’est pas de l’antisémitisme

    L’amalgame, écrit Eric Hazan, avec l’anti-sionisme c’est-à-dire le refus de la politique actuelle d’Israël de quitter les territoires occupés depuis 1967, n’est pas l’antisémitisme. Les Palestiniens qui sont eux aussi des Sémites ne peuvent pas être contre eux-mêmes. D’un côté il y a ceux qui défendent un Etat juif tout puissant ; de l’autre, des partisans d’un Etat commun où juifs et Arabes vivraient en égaux. Entre les deux, la question de la souveraineté d’Israël. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que « l’antisionisme ? ». Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Crif, repose sur deux assertions successives : l’Etat d’Israël parle au nom des juifs du monde entier ; par conséquent, être « antisioniste », critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les juifs - c’est de l’antisémitisme. Cette façon de voir occulte deux points essentiels : la grande majorité des juifs vit ailleurs qu’en Israël et parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique ; d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme »(...). (3)

    « La deuxième réponse poursuit Eric Hazan, à la question ’qu’est-ce que l’antisionisme ?’’ est d’ordre historique. Au début du XXe siècle, quand Theodor Herzl invitait les juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais du Bund. Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui. Par la suite, dans l’entre-deux guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’ONU, Arendt prit la parole devant la commission internationale et plaida en faveur d’une fédération, d’un Etat binational sur le territoire de la Palestine mandataire. Le boycott d’Israël est un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la « destruction d’Israël », d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits, à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié. » (3)

    La coexistence pacifique des juifs et des musulmans

    Pourtant, on sait que les juifs ont toujours trouvé en terre musulmane la sécurité et la paix, notamment dans les périodes récurrentes des pogroms ; ils n’eurent jamais la paix qu’ils trouvèrent en terre musulmane, notamment dans l’Espagne des Ommeyades. On sait que Maïmonide, le grand écrivain juif, a écrit son livre « Dalil al Ha’irine », « Le livre des égarés », en langue arabe. A titre d’exemple de ce vivre-ensemble qui a traversé les siècles, le grand écrivain Mostefa Lacheraf parle de la bonne entente entre juifs et musulmans en Algérie : « (…) Et puis, l’école officielle du village de Sidi Aïssa était une école dite indigène’’ où il n’y avait pas un seul élève européen, mais une majorité d’élèves musulmans en même temps qu’une douzaine de petits israélites parlant l’arabe comme leur langue maternelle et fortement arabisés dans leurs genres de vie. Eux et leurs familles appartenaient à la communauté juive du Sud algérien et portaient cinq ou six noms parmi ceux de l’ancienne diaspora andalouse judaïque réfugiée au Maghreb entre les XIVe et XVIIe siècles. (...) » (4)

    « Peut-être que la mode religieuse n’était pas, à l’époque, pour le « m’as-tu vu » et le côté spectaculaire de la simple pratique, de l’observance rituelle exagérée comme aujourd’hui. (...) il n’existait ni mosquée officielle ni église ni synagogue connue en tant que telle. Femmes juives et femmes musulmanes se rendaient visite pendant les fêtes religieuses et leurs familles partageaient parfois l’usage de la même cour dans la grande maison (...). Je me rappelle encore ce que chantaient quelques femmes israélites venues offrir à ma mère du pain azym de la Pâque juive en entonnant sur le pas de la porte, en partant, un air célèbre d’origine andalouse, le chant nostalgique de « l’Au revoir ». Les relations entre les deux communautés allaient sans doute changer à l’avènement du sionisme agressif, militaire et colonial lors de la spoliation de la Palestine par le nouvel Etat d’Israël (...) ». (4)

    Intimidation et amalgame d’Israël sur l’« antisémitisme »

    On sait que la dette ad vitam aeternam de l’Europe a fait que cette dernière a laissé Israël occuper totalement la Palestine sans partage . On comprend alors que cette impunité a fait dire à Aba Eban ancien ministre des Affaires étrangères israélien les frontières d’Israël sont les frontières d’Auschwitz » Ilan Pappe israélien progressiste, professeur à l’université d’Exeter écrit à ce propos : « Nous qui nous trouvons dans la zone de confort occidentale ne devons pas battre en retraite ou céder aux fausses accusations d’antisémitisme (...) Les jours à venir seront très éprouvants et nous devrons non seulement être patients mais aussi retourner à la tribune, sur les sites Web, à la radio et à la télévision pour expliquer de nouveau ce qui est évident pour bon nombre d’entre nous : le sionisme n’est pas le judaïsme et l’antisionisme n’est pas synonyme d’antisémitisme. Le sionisme n’a pas été le remède au pire épisode antisémite qu’a vécu l’Europe : l’Holocauste. Le sionisme n’a pas été la bonne réponse à cette atrocité. (...) Comment expliquer autrement que l’Europe n’ait rien fait alors que le régime nazi exterminait les juifs et qu’elle ait demandé pardon en soutenant un nouveau plan visant à se débarrasser des juifs en les envoyant coloniser la Palestine ? Rien de surprenant à ce que cette logique absurde n’ait pas mis un terme à cet élan antisémite. Elle l’a plutôt entretenu.(...) » (5)

    Non ! antisionisme et antisémitisme ne sont pas synonymes
    Pour Rony Brauman, ancien président de « Médecins sans frontière » qui a tenu à répondre, à réagir après les propos de Valls (...) Intéressons-nous plutôt aux rapports entre sionisme et antisémitisme, en nous souvenant en premier lieu que la majorité des juifs du monde, et notamment les Français, furent opposés au sionisme jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et que même alors, la majorité des juifs d’Europe ne choisit pas la Palestine après la shoah. Pas plus que les juifs russes fuyant les pogroms à la fin du XIXe siècle, dont seul 1% se rendit en « Terre promise ». (...)Que l’on puisse sans contradiction être prosioniste et antisémite devrait tomber sous le sens, puisqu’il s’agissait, dès l’origine, de débarrasser l’Europe de ses juifs, projet commun des uns et des autres avant que surgisse la folie hitlérienne Ce que notre Premier ministre semble ignorer. Estimer que la création d’Israël fut une décision funeste, y compris pour les juifs, relève de la liberté d’opinion, au même titre que l’opinion contraire. Les saisies de terres, destructions de maisons, emprisonnements administratifs, extensions de colonies, voilà ce qui nourrit aujourd’hui la critique d’Israël et de sa politique du fait accompli. Si le sionisme historique est pluriel, sa forme contemporaine est monocolore, largement sous le contrôle des colons. » (6)

    L’antisémitisme : arme d’intimidation massive.

    Bruno Guigue normalien, professeur parle d’arme d’intimidation massive, il écrit :

    « Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. (...) Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. (...) En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine. Ce rachat par procuration de la conscience européenne, Israël s’y prêta doublement. (...) On a beau rappeler que la Palestine n’est pas la propriété d’une ethnie ou d’une confession, que la résistance palestinienne n’a aucune connotation raciale, que le refus du sionisme est fondé sur le droit des peuples à l’autodétermination, (...) L’assimilation frauduleuse de l’antisémitisme et de l’antisionisme, il est vrai, procure deux avantages symboliques. Le premier est à usage interne. Cette assimilation limite drastiquement la liberté d’expression, Elle vise alors à disqualifier l’opposition politique et militaire à l’occupation sioniste. Cible privilégiée de cet amalgame, la résistance arabe se voit renvoyée à la haine supposée ancestrale qu’éprouveraient les musulmans pour les juifs. (...) Terroriste parce qu’antisioniste, antisioniste parce qu’antisémite, la résistance arabe cumulerait donc les infamies. »(7)
    Même à l’intérieur d’Israël des voix dissonantes

    Enfin, à l’intérieur du premier cercle du pouvoir, des voies dénoncent les dérives actuelles. D’abord, celle du général Golan en activité qui déclare : « Si quelque chose m’inquiète par rapport à la Shoah, c’est de reconnaître qu’il existe parmi nous aujourd’hui en 2016 des signes des mêmes processus nauséabonds qui existaient en Europe en général, et plus particulièrement en Allemagne, il y a 70, 80, 90 ans. » (8)

    « De même, lors de la Conférence annuelle sur la sécurité d’Israël du 14 juin à Herzliya, l’ancien Premier ministre Ehud Barak, a mis en garde contre une politique qui conduit Israël à sa perte, il a détaillé le plan secret de son successeur : Israël prévoit de contrôler pour toujours les territoires conquis en 1967. Israël n’est pas intéressé par la solution à deux États, et s’oppose à la création d’un État palestinien à sa frontière. Israël attend que le reste du monde s’adapte et accepte cette réalité. Israël accepte l’autonomie pour les Palestiniens, mais pas le droit à un État. Israël construit patiemment des colonies pour créer progressivement des faits irréversibles sur le terrain. Ce programme, s’il est appliqué, conduira inévitablement Israël à devenir « un État d’apartheid ». (9)

    On le voit , rien de nouveau sous le soleil ! D’autant qu’avec l’équipe actuel au sein de l’autorité palestinienne c’est la compromission en rase compagne. Winston Churchill apostrophant le premier ministre Chamberlain à son retour de Munich où il signa l’acte de reddition morale- en abandonnant à son sort la Tchécoslovaquie- avec le premier ministre français Daladier : « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre » Nul doute que l’Autorité Palestinienne et ses chefs termineront une vie sans dignité laissant dans la détresse un peuple qui ne demande qu’à vivre moins de 20% qui lui reste de la Palestine originelle.

    1. Antisémitisme : Encyclopédie Wikipédia
    2. http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/08/au-diner-du-crif-m-valls-assimile-antisionisme-et antisemitisme_4878208_1653130.html#c147rBSvVRlCzwGF.99

    3.Eric Hazan http://www.liberation.fr/debats/2016/05/04/le-boycott-d-israel-n-est-pas-de-l-antisemitisme_1450552

    4. Mostefa Lacheraf : Des noms et des lieux, éditions Casbah, pages 19 (1998)

    5. http://www.middleeasteye.net/fr/opinions/ne-c-dons-pas-maintenant-l-intimidation-d-isra-l-sur-l-antis-mitisme-

    6. http://www.alterecoplus.fr/chronique/rony-brauman/non-antisionisme-et-antisemitisme-ne-sont-pas-synonymes-201603290924-00

    7.Bruno Guigue http://arretsurinfo.ch/lantisemitisme-arme-dintimidation-massive-par-bruno-guigue

    8.Jean Shaoul https://www.wsws.org/fr/articles/2016/mai2016/isra-m14.shtml

    9. http://www.voltairenet.org/article192386.html

    Article de référence http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur _chitour /244033-l-antisionisme-n-est-pas-de-l-antisemitisme.html

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique enp-edu.dz


  • Quand le FN s’inspire d’un intellectuel édité par le libéral Marcel Gauchet
    https://reporterre.net/Quand-le-FN-s-inspire-d-un-intellectuel-edite-par-le-liberal-Marcel-Gauc

    Reporterre a découvert le nom de l’auteur du discours sur l’environnement prononcé par Marine Le Pen fin janvier. Il s’agit d’Hervé Juvin, essayiste édité par Marcel Gauchet, éminent intellectuel libéral. Qui se commet lui-même dans une revue d’extrême-droite. Quelle perméabilité y a-t-il entre l’intelligentsia et le parti d’extrême droite ? C’est ce que nous avons cherché à comprendre. C’est l’histoire de Reporterre qui va à la conférence de Marine Le Pen sur la « France durable », un soir d’hiver, le 26 (...)

    #Info

    / #Culture_et_idées, #Politique

    « https://www.lesechos.fr/14/04/2008/LesEchos/20151-061-ECH_pourquoi-il-faut-produire-le-monde.htm »
    « http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/07/04/31002-20140704ARTFIG00161-herve-juvin-le-malheur-identitaire-est-plus-grave »
    « http://www.lemonde.fr/recherche/?keywords=herv%C3%A9+juvin&page_num=1&operator=and&exclude_keywords=&qt=rech »
    « https://www.franceculture.fr/personne/herve-juvin »
    « http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-idees/herve-juvin-je-suis-un-decu-de-l-europe_1761893.html »
    « https://www.tvlibertes.com/2017/01/06/13116/zoom-juvin-revolution-desir »
    « http://cerclearistote.com/tag/herve-juvin »
    « http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nddl-marine-le-pen-est-contre-mais-respectera-le-oui-du-vote-4819659 »
    « https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_remplacement »
    « http://www.liberation.fr/debats/2016/03/23/l-insaisissable-monsieur-gauchet_1441543 »
    « http://www.tommydessine.com »


  • Jean-Christophe Victor : « On s’est aperçu que Google Maps mentait » - Libération

    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/25/jean-christophe-victor-on-s-est-apercu-que-google-maps-mentait_1537394

    Jean-Christophe Victor vient de faire la « découverte » du siècle dont tout le monde parle depuis dix ans (Google maps ment. Oh la la c’est malhonnête...) et il en est tout bouleversé. Il devrait sans doute lire un peu plus souvent les journaux et les réseaux.

    #journalisme #accroche_putassière

    http://md1.libe.com/photo/977974-3_220-20carte20120v220cs5.jpg?modified_at=1482748288&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Quelle découverte avez-vous faite ?

    On s’est aperçu que Google Maps mentait. C’est très embêtant parce qu’il est de plus en plus pris comme référence. Un pays s’exprime par le positionnement de ses frontières, qui peuvent être stables ou bien en litige. Par exemple, Pékin édite des cartes d’après la vision de ses frontières avec le Japon ou avec l’Inde. New Delhi, de son côté, produit ses propres cartes. Or, Google Maps a choisi de ne pas prendre la référence internationale, que sont les cartes des Nations unies, et de s’adapter à la vision de chaque partie.

    On a demandé à des chercheurs chinois, japonais, indiens de faire des tests, et on a pu voir que si vous êtes à Pékin, vous avez une certaine frontière dans l’Himalaya et qu’à Delhi, vous en avez une autre. Le même problème existe sur la représentation du Sahara occidental, du Chili, de la Crimée, d’Israël… Google accepte de faire disparaître des territoires entiers pour conquérir des marchés. C’est une profonde malhonnêteté intellectuelle.

    #découverte_extraordinaire

    https://seenthis.net/messages/555275 via Reka


  • Alep, Robespierre et John Locke
    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/07/alep-robespierre-et-john-locke_1533687

    « Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple, pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme, doivent être poursuivis partout, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates, les tyrans quels qu’ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers qui est la nature. » Robespierre, projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen, présenté le 24 avril 1793, l’an I de la République française, devant la Convention nationale.

    Vous pensez que Robespierre est mal placé pour donner des leçons de morale à Bachar-al-Assad et à Poutine ? Vraiment ? Reprenons.

    https://seenthis.net/messages/551410 via Vacarme


  • Il faut avoir le courage de sortir de l’état d’urgence ! - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/13/il-faut-avoir-le-courage-de-sortir-de-l-etat-d-urgence_1534939

    4 292 perquisitions, 612 mesures d’assignation à résidence, 1 657 mesures de contrôles d’identité ou de fouilles de véhicules ont, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, mobilisé les forces de sécurité depuis un an. Elles ont donné lieu à 20 enquêtes préliminaires pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

    Pendant ce temps, entre novembre 2015 et juillet 2016, le parquet antiterroriste, dans le cadre de ses prérogatives habituelles, a ouvert 96 procédures judiciaires pour les mêmes charges. Où est le besoin d’un régime dérogatoire ?
    Leurres sécuritaires

    Si l’efficacité de l’état d’urgence dans la durée pose sérieusement question, les conséquences sur la vie des personnes visées par ses mesures sont bien réelles. En son nom, des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants ont vécu des perquisitions souvent traumatisantes. En son nom, 612 personnes ont été assignées à résidence sans qu’aucune ne soit poursuivie en justice pour des faits liés au terrorisme. En son nom, des centaines de personnes ont été empêchées de manifester, des dizaines de manifestations ont été interdites.

    S’il est de leur devoir de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population, les dirigeants ont la responsabilité de s’assurer que l’état d’exception ne devienne pas la norme et de questionner la nécessité de renouveler l’état d’urgence. Or la politique de la peur semble avoir pris le pas sur celle de la raison. Et la peur a entraîné l’aveuglement et l’absence de courage politique.

    Car le courage, ce n’est pas de se réfugier systématiquement derrière des leurres sécuritaires. Le courage, c’est de réaffirmer les principes fondamentaux de l’Etat de droit dans la lutte contre la menace terroriste, parmi lesquels la nécessité d’un réel contrôle par l’autorité judiciaire. Le courage, c’est de savoir dire stop quand pointe la tentation de l’arbitraire comme réponse aux peurs légitimes de la population. Le courage, c’est parfois de choisir le chemin qui paraît ardu, exigeant, mais qui est celui de la cohérence. Car on ne peut défendre l’Etat de droit en y renonçant.

    https://seenthis.net/messages/551309 via mad meg


  • Le cannabis pour relancer la croissance

    Par Pierre-Yves Geoffard, Professeur à l’Ecole d’économie de Paris, directeur d’études à l’EHESS.

    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/12/le-cannabis-pour-relancer-la-croissance_1534774

    Une étude sur la légalisation de la marijuana dans l’Etat du Colorado, il y a déjà quatre ans, démontre ses effets positifs sur l’économie : créations d’emplois et hausse des recettes fiscales.

    http://md1.libe.com/photo/974498-prodlibe-cannabis.jpg?modified_at=1481634504&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    La transposition à l’échelle de la France n’est pas immédiate, tant les modes de culture et de distribution que les taxes seront différentes. Mais rapportée à la population française, il s’agirait de 200 000 emplois, non subventionnés, et de près de 1,5 milliard de recettes fiscales. Alors que les arguments sécuritaires et sanitaires plaident eux aussi contre la prohibition, la France peut-elle se priver d’une telle source de richesse, d’emplois, et de croissance ?

    https://seenthis.net/messages/551131 via enuncombatdouteux


  • Jean Malaurie : «Il faut sacraliser l’Arctique, sinon nous allons le payer»

    http://www.liberation.fr/debats/2016/12/02/jean-malaurie-il-faut-sacraliser-l-arctique-sinon-nous-allons-le-payer_15

    Jean Malaurie est infatigable. Premier homme au monde, avec l’Inuit Kutsikitsoq, à avoir atteint le pôle géomagnétique Nord, en 1951, avec deux traîneaux à chiens, ce jeune homme de bientôt 94 ans connaît l’Arctique comme personne. Il y a mené 31 missions, du Groenland à la Sibérie en passant par le Canada, le plus souvent en solitaire. Il a partagé la vie des Inuits, appris leur langue, écouté leurs mythes, étudié les minorités boréales, défendu leur « pensée sauvage ».

    http://statics.lecourrierderussie.com/wp-content/uploads/2015/01/3_opt.jpg

    « La chance de ma vie - sancta humilitas ! -, c’est que je suis très pauvre. Lors de ma première mission au Groenland avec Paul-Emile Victor, en 1948, j’ai été frappé par la dictature des sciences dures. L’expédition comptait des physiciens, des géophysiciens, mais pas de biologiste ni d’ethnographe. Une grande expédition polaire qui oublie les habitants ! En 1950, je pars à Thulé, au Nord du Groenland, où vit le peuple le plus au Nord du monde, seul, sans crédit, sans équipement et ne connaissant pas la langue de cette population. Il faut que les Inuits chassent pour moi, je suis à leur merci. Je les paie très peu, ça ne les intéresse pas, ce qu’ils veulent, c’est que je les comprenne. Ils me disent : "Douze expéditions t’ont précédé. On les connaît, ils ont des carnets, ils notent. Ils ne comprennent rien, ils ne savent pas le mystère qu’il y a chez nous."

    « Les Inuits ne parlent pas, ou très peu. L’essentiel, ils ne vous le diront pas. Ce sont des hommes très difficiles, rudes et cruels. Ils ont tout pour se suicider. C’est tellement dur, il fait - 40° C, il n’y a rien à manger, il faut chasser. Celui qui n’est pas bon chasseur, croyez-moi, il n’est pas aidé par les autres. Dans les périodes difficiles, une mère étrangle sa petite fille sans hésitation. Je l’ai connu. Un nouveau-né. Parfois, c’est pire, une petite de 2 ans, on la chasse toute nue dans le froid, il faut qu’elle meure. Un estropié, un vieillard, il vaut mieux qu’il disparaisse. Le chaman qui se trompe, on le tue. Ils sont implacables.

    Pour les Inuits, la nature n’est pas bonne, elle est comme elle est. Et ils doivent s’adapter à tout prix. Il faut supprimer ? Je supprime. Et c’est comme ça qu’ils ont survécu. Un Inuit a essayé de me tuer. Mais ils sont aussi capables de gestes inoubliables. Comme cette nuit où l’un d’eux a ajusté une fourrure sous mon cou, c’est ce que j’aurais aimé que ma mère fasse, mais elle était froide, que voulez-vous. Mon maître chaman, Uutaq, de Thulé, a tué deux chasseurs pour prendre leurs femmes. Il n’était pas facile. Mais il m’a adoubé, il m’a chamanisé afin de faire de moi un allié des Inuits pour l’éternité. C’est lui qui m’a dit : "Tu parles avec les pierres." Les Inuits m’ont formé. Thulé est au cœur de ma pensée, ma tombe sera là-bas. »

    https://seenthis.net/messages/549416 via enuncombatdouteux


  • Quand les multinationales forcent la porte des collèges - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/11/30/quand-les-multinationales-forcent-la-porte-des-colleges_1531992
    http://md1.libe.com/photo/970274-a-view-shows-the-total-tower-french-oil-giant-total-headquarters-at-the-la-defense-business-and-fina.jpg?modified_at=1480520327&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    Au plus haut sommet de l’Etat, la digue a donc cédé et rien ne protège désormais nos établissements de l’avenir que les multinationales ont rêvé pour eux : des vitrines commerciales et des professeurs ambassadeurs qui seront légion pour peu qu’on leur propose quelques rétributions puisqu’il est de notoriété publique que les salaires des enseignants français sont les plus bas d’Europe.

    Comme de hasard, ces kits pédagogiques arrivent dans le contexte de la réforme du collège avec la mise en place des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) pour lesquels les enseignants n’ont pas été formés (et aucun horaire supplémentaire ne leur est accordé pour mettre en musique cette interdisciplinarité). Ce que le ministère n’a pas anticipé, Total l’a fait, la multinationale propose un « EPI – clé en main et conforme aux nouveaux programmes » (sic).

    https://seenthis.net/messages/547567 via Agnès Maillard


  • Une expérience trompe-l’œil - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/11/28/une-experience-trompe-l-oeil_1531521?refresh=637044

    Ce qu’on présente comme une innovation et un progrès de la participation démocratique [les #primaires] est, en réalité, un trompe-l’œil. Certes, on peut lire dans le nombre de participants une certaine appétence des citoyens pour la politique mais elle est loin - sociologiquement parlant - d’être également répartie dans l’ensemble de la population. Et surtout, il s’agit d’un trompe-l’œil au regard de ce qu’est (de ce que devrait être) le projet démocratique. Même habité en son cœur par les mécanismes représentatifs, ce projet ne se réduit pas au vote : il est plus et autre chose qu’un ensemble de procédures électorales. On vote dans des régimes qui ne sont pas des démocraties : on y produit, par le biais des élections qui les « légitiment », des leaders qui sont des despotes ou des autocrates. Le vote ne suffit pas à faire démocratie. Quant à la représentation, elle ne consiste pas seulement à déléguer des pouvoirs à ceux qui les exerceront à notre place. Elle ne se réduit pas à la désignation, par des voies plus ou moins appropriées, plus ou moins obliques, de ceux qui nous gouverneront. Elle implique que les citoyens - même s’ils n’exercent pas directement le pouvoir - inscrivent, dans la durée, quelque chose de leur pouvoir d’agir et que la représentation retrouve son caractère d’acte.

    https://seenthis.net/messages/546579 via Sylvain Manyach





  • Le sommeil des enfants, un enjeu politique (Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2016/09/19/le-sommeil-des-enfants-un-enjeu-politique_1502951

    Les départements leur ont offert des tablettes, ils ont des smartphones, on attend d’eux qu’ils se projettent dans l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde. Ils sont notre avenir, ils paieront nos dettes, nos retraites et ils sauveront le climat. Avec un peu de chance, ils se sont bien reposés, et ils vont même peut-être réussir à reprendre le rythme. Eux ? Ce sont les 12,3 millions d’écoliers, de collégiens et de lycéens qui viennent de reprendre les cours.

    Mais si, au lieu de parler de révolutions technologiques, on parlait de qualité d’attention, de force de concentration ? Si au lieu de rythmes scolaires, on parlait aussi de leur socle : le sommeil des enfants ? Sans un sommeil suffisant et de qualité, c’est toute la vie sociale qui se trouve minée. Mal dormir entraîne des souffrances physiques, psychiques et sociales ainsi que des difficultés scolaires importantes. Pas d’enfance heureuse sans sommeil heureux. N’oublions jamais que c’est allongés, chaque nuit, que nos enfants grandissent, mémorisent, mûrissent leurs émotions.

    Cette nécessité est scientifiquement documentée.

    […]

    Mais, ce n’est pas parce que notre sommeil a une dimension intime que les conditions qui le favorisent ne concernent pas la société dans son ensemble. Le bruit, des voisins comme de la rue, la lumière, du magasin d’en face ou d’un écran allumé dans la chambre, les horaires de travail, l’organisation de la vie de famille, l’alimentation, les rythmes sociaux : tous ces facteurs ont une incidence sur le sommeil.

    La soi-disant liberté de se coucher à l’heure qu’on veut, comme on veut, est un mirage. On sait notamment que les familles les plus défavorisées sont celles où les enfants accumulent les plus grosses dettes de sommeil.

    […]

    Que faire ? Commencer par encourager la sieste à l’école élémentaire au-delà de la moyenne section ; promouvoir une véritable éducation au sommeil comme sur les autres questions liées à l’hygiène ; introduire dans le carnet de santé de l’enfant des repères de sommeil ; décaler l’heure de début des enseignements, notamment au lycée ; aborder avec les parents la question du sommeil des enfants pendant la grossesse et durant le séjour à la maternité ; cesser enfin de vendre à la jeunesse l’ouverture des villes vingt-quatre heures sur vingt-quatre comme le summum de la modernité, alors que tous ceux qui travaillent de nuit de façon régulière paient leurs horaires décalés en années d’espérance de vie.

    #éducation #enfants #élèves #familles #inégalités #sommeil #réforme_rythmes_scolaires

    https://seenthis.net/messages/526106 via Heautontimoroumenos


  • Considérer l’élève au-delà de sa confession (Le Cercle des enseignant.e.s laïques, Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2016/09/19/considerer-l-eleve-au-dela-de-sa-confession_1502973

    Nous gardons la conviction que les projets contre le sexisme et l’homophobie, l’accompagnement des jeunes filles dans des projets d’orientation ambitieux et une éducation sexuelle de qualité seront toujours plus efficaces auprès des enfants et des adolescents que des éditoriaux hurlant au péril vert.

    Soyons vigilants, dans la période difficile que nous traversons, à ne pas réduire nos élèves à leur seule appartenance religieuse réelle ou supposée. Derrière le refus d’une jeune fille d’aller à la piscine, y a-t-il toujours la volonté de se conformer à un dogme ? Ou est-ce simplement le désir de se protéger des moqueries de certains camarades et de ses complexes, produits des pressions sociales sur le corps des femmes ? Pour le savoir et permettre à l’élève de suivre sa scolarité, le dialogue est bien plus efficace que l’invocation désincarnée des grands principes et l’application aveugle de sanctions.

    La laïcité doit rester le principe d’apaisement et de liberté pour tous et toutes qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être.

    #éducation #laïcité

    https://seenthis.net/messages/526010 via Heautontimoroumenos


  • La sexualité des ados n’est pas une affaire de morale (Libération)
    http://www.liberation.fr/debats/2016/09/11/la-sexualite-des-ados-n-est-pas-une-affaire-de-morale_1493482

    C’est une entreprise de rappel à l’ordre moral et conservateur, assignant les filles à l’« amour romantique » et les garçons à des besoins sexuels irrépressibles, hiérarchisant les valeurs entre « bons » et « mauvais » jeunes, filles de « grande ou petite vertu », sexualité « amoureuse » ou plaisir du sexe. Pourtant, encore récemment, le rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a confirmé le rôle de l’éducation à la sexualité pour lutter contre les inégalités. Il recommande, entre autres, une meilleure reconnaissance de la sexualité des jeunes, le renforcement de la politique interministérielle d’éducation à la sexualité à l’école, mais aussi une attention accrue aux espaces de socialisation extrascolaires, afin de permettre aux jeunes d’acquérir des connaissances et des compétences tout le long de leur parcours de vie.

    #éducation #sexualité #Planning_familial

    https://seenthis.net/messages/524025 via Heautontimoroumenos


  • « Nous sommes tous des placés sous surveillance électronique en puissance »
    http://www.liberation.fr/debats/2016/08/31/nous-sommes-tous-des-places-sous-surveillance-electronique-en-puissance_1

    Pour le philosophe Tony Ferri, la surveillance électronique n’empêche pas le passage à l’acte. Et elle est aussi inefficace que la prison pour prévenir la récidive. Loin d’être une mesure laxiste, c’est une peine totale, psychique, et qui guette désormais chaque citoyen. Le bracelet, c’est l’institution pénitentiaire qui emménage au domicile du « surveillé », qui habite sa conscience, et finit par le déposséder de son (...)

    #bracelet #surveillance

    https://seenthis.net/messages/520458 via etraces


  • Laïcité ou identité ? Par Etienne Balibar, Philosophe
    http://www.liberation.fr/debats/2016/08/29/laicite-ou-identite_1475306
    http://referentiel.nouvelobs.com/file/2518253-balibar-le-philosophe-de-l-egaliberte.jpg Alors que le Conseil d’Etat vient d’invalider l’interdiction du burkini, il faut mettre fin au développement de la « laïcité identitaire ». Cette conception, obsédée par le communautarisme en vient à construire un « communautarisme d’Etat ».

    Grâce à l’ordonnance du Conseil d’Etat, on évitera de voir en France une police des mœurs, chargée non de forcer les femmes à porter le voile, mais de les forcer à l’ôter. L’exercice des libertés doit primer dans toute la mesure du possible sur les exigences de l’ordre public, qui par définition les restreignent. En démocratie les droits des femmes relèvent de leur décision, et non d’une grille d’interprétation plaquée sur leur comportement pour les « forcer d’être libres ». La laïcité est une obligation de neutralité de l’Etat envers les citoyens et non pas une obligation idéologique des citoyens envers l’Etat.

    Je considère, avec beaucoup d’autres, ces démonstrations comme fondamentales. Comme elles portent un coup d’arrêt à la tentative d’exploiter les sentiments suscités par la série des attentats perpétrés au nom de l’islam pour combiner un laïcisme intégriste avec une stratégie d’exacerbation du nationalisme, elles vont susciter une contre-offensive. Plus importante que la guérilla de certains élus contre l’ordre judiciaire sera la proposition de légiférer en franchissant un nouveau pas dans l’interdiction de l’espace public aux signes d’appartenance d’une certaine religion, mais les enjeux en seront élevés, car il devient clair qu’une telle législation ne requiert pas seulement une révision constitutionnelle, elle signifie qu’on dérive de l’Etat de droit vers l’Etat d’exception.

    Tout aussi importantes sont les implications en matière de conception et d’institution de la laïcité. Mais ici une difficulté commence à surgir, qui suppose une élucidation philosophique. Il faut un travail « généalogique » sur ce qu’a été la laïcité en France, et sur ce qu’elle est en passe de devenir dans le moment actuel. Et, sur cette base, il faut débattre de ce qui doit être conservé, prolongé ou restitué, mais aussi réformé pour que la signification du principe ne se trouve pas retournée en son contraire.

    #burkini#Balibar

    http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20111005.OBS1761/balibar-le-philosophe-de-l-egaliberte.html


  • La gauche de l’entre-soi et le burkini
    http://www.contretemps.eu/interventions/gauche-entre-soi-burkini

    Dans cet article, Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à University College London, revient sur les récentes controverses sur le port du burkini en France et montre la ligne de fracture qu’elles ont créé au sein de la gauche française.

    date : 26/08/2016 - 08:56

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    #Interventions
    http://www.contretemps.eu/image/view/2983/preview


  • (5) Marie-Carmen Garcia : « Dans l’adultère, l’égalité des sexes ne prévaut pas » - Libération
    http://www.liberation.fr/debats/2016/07/29/marie-carmen-garcia-dans-l-adultere-l-egalite-des-sexes-ne-prevaut-pas_14
    http://md1.libe.com/photo/897694-adulterejpg.jpg?modified_at=1469815729&picto=fb&ratio_x=191&ratio_y=100&width=600

    C’est l’une de mes conclusions majeures. Ces jardins secrets sont attrayants, imaginés comme des paradis perdus, secrets, très érotiques, stimulants. Mais la norme d’égalité entre les sexes, qui travaille le couple contemporain officiel, n’y prévaut pas. Même inégalitaire, il est entouré d’une législation, d’un cadre normatif. Alors que l’adultère est le lieu où l’on s’arroge le droit de ne pas être égaux. L’homme dicte les règles, fixe les rendez-vous, les annule, s’absente, part en vacances avec sa femme. Les maîtresses, elles, calent leurs congés et week-ends en fonction de ceux de l’amant. Elles ne sont plus la cadre supérieure, la chirurgienne ou la magistrate, elles se soumettent à certaines attentes archaïques : se faire belle, accourir dès qu’il est là, être gentille, toujours disponible, même sexuellement. Les hommes expriment un bien-être psychologique. Les femmes ne nagent pas dans le bonheur. Mais n’est-ce pas difficile aussi dans les couples officiels ? Et puis, l’amour est intranquille.

    https://seenthis.net/messages/514411 via Agnès Maillard