• Les USA estiment détenir le droit inaliénable d’exploiter les nations en développement (par Noam Chomsky) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/01/les-usa-pensent-detenir-le-droit-inalienable-dexploiter-les-nations-en-d
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/01/droit21-600x315.png

    La préoccupation principale, concernant le Tiers-Monde, est de défendre le droit de piller et d’exploiter, pour protéger « nos » matières premières. Plus généralement, la préoccupation consiste à maintenir la « Grande Zone » subordonnée aux besoins des élites des États-Unis et de s’assurer que les autres puissances soient limitées à leurs « intérêts régionaux » à l’intérieur de la « structure de l’ordre mondial » maintenue et contrôlée par les États-Unis. Pour reprendre les termes de George Kennan, figure de proue des premiers stratèges de l’après-guerre, nous devons mettre de côté « les objectifs vagues et irréels tels que les droits de l’homme, l’élévation du niveau de vie et la démocratisation », et être prêts à user de violence si cela s’avère nécessaire à l’accomplissement de nos objectifs, sans être « gênés par des slogans idéalistes. »

    Les principaux ennemis sont les populations #indigènes qui tentent de voler nos #ressources qui se trouvent par le plus grand des hasards dans leurs pays, et qui se préoccupent des objectifs vagues et idéalistes tels que les droits de l’homme, l’élévation du niveau de vie et la démocratisation, et qui, du fait de leur arriération et de leur folie, peinent à comprendre que leur « fonction » consiste à « enrichir les économies industrielles de l’occident » (y compris le Japon) et à répondre aux besoins des groupes privilégiés qui dominent ces sociétés. Le plus grand danger que ces ennemis indigènes représentent est, sauf si on les arrête à temps, qu’ils puissent propager le virus de l’indépendance, de la liberté, du souci du bien-être humain, en contaminant des régions avoisinantes ; il faut les empêcher de transformer leurs sociétés en pommes pourries qui risquent de contaminer le baril entier et donc menacer la stabilité de la « Grande Zone ». Ainsi que l’ont exprimé d’autres stratèges, les États-Unis doivent « empêcher la propagation de la pourriture ». Ils doivent prévenir ce qui est parfois appelé — sur la base d’autres hypothèses définissant ce qu’on peut considérer comme bien et juste — « la menace du bon exemple ». La menace du pourrissement et de la contamination est une menace sérieuse qui requiert des mesures sérieuses, la #violence s’il le faut, qui sont toujours présentées comme la défense des valeurs les plus nobles, selon la méthode classique.

    #exploitation #domination #impérialisme #colonialisme

    http://seenthis.net/messages/452647 via Agnès Maillard


  • Pourquoi les #ONG sont un problème (par Stephanie McMillan) – Le Partage
    http://partage-le.com/2016/01/pourquoi-les-ong-et-le-complexe-industriel-non-lucratif-de-gauche-sont-u
    http://partage-le.com/wp-content/uploads/2016/01/ngoizzz-583x315.png
    Lundi, au supermarché, j’ai justement croisé Jérémy, le petit soldat de l’#humanitaire dont j’avais écrit le portrait (http://blog.monolecte.fr/post/2010/01/14/limposture-humanitaire ). Il a laissé tombé cette vocation, parce qu’il en arrive au même constat : quoi que l’on fasse, les ONG sont structurellement nuisibles et il est impossible de travailler directement avec les bénéficiaires des programmes humanitaires et de les aider à s’organiser pour qu’ils décident réellement de ce qu’ils ont besoin et non pas de ce que nous décidons qu’ils ont besoin.
    Du coup, il bosse dans son coin et il bricole des trucs…

    Les soi-disant agences “d’aide” financées par les gouvernements capitalistes et impérialistes ont récupéré les fonctions des États dans les pays dominés, qui ont été forcés à couper les prestations sociales comme condition des crédits de la part de ces États impérialistes. Conflit d’intérêt, un peu, non ?

    Au cœur de l’empire comme en sa périphérie, les ONG prennent en charge les responsabilités de l’État pour répondre aux besoins sociaux. La « déliquescence » des programmes sociaux d’État ne signifie pas que les états capitalistes s’affaiblissent (désolé, chers anarchistes et libertaires). Cela signifie simplement qu’ils peuvent allouer une part plus importante de leurs ressources à la conquête, à la répression et à l’accumulation, et moins à la prévention et gestion de la populace pour éviter les soulèvements de masse liés au mécontentement.

    Nous sommes désormais conditionnés afin que nos besoins soient comblés par des cliniques bon marché, des banques alimentaires et une myriade d’autres agences de la « société civile ». Les soins médicaux, la nourriture, l’eau, le logement, les soins aux enfants et une activité ayant du sens sont les nécessités fondamentales de la vie humaine. Toute société décente devrait prodiguer tout cela, mais on nous fait nous sentir comme des mendiants humiliés tandis que nous pataugeons à travers la paperasse bureaucratique et que nous nous disputons avec des fonctionnaires. C’est foutrement n’importe quoi. Nous avons droit à des vies décentes. Nous devons nous organiser et lutter pour ça, ensemble.

    #capitalisme #impérialisme

    http://seenthis.net/messages/449358 via Agnès Maillard