http://geopolis.francetvinfo.fr

  • Tunisie : le mouvement BDS appelle au boycott d’un navire israélien
    Par Pierre Magnan@GeopolisAfrique | Publié le 03/08/2018
    http://geopolis.francetvinfo.fr/tunisie-le-mouvement-bds-appelle-au-boycott-d-un-navire-israel

    TACBI, mouvement tunisien de boycott d’Israël, appelle la Tunisie à empêcher l’arrivée d’un bateau que le mouvement considère comme israélien et demande au syndicat des travailleurs tunisiens UGTT d’« empêcher le déchargement de ce bateau au cas où il serait autorisé à entrer dans le port ».

    « La compagnie maritime israélienne ZIM fera une escale au port de Radès (Tunisie) le 4 ou 5 août avec un bateau battant pavillon turc nommé Cornelius A », affirme le mouvement TACBI (Tunisian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel). Radès est le port spécialisé dans les conteneurs du complexe portuaire de Tunis-La Goulette.

    « Il serait extrêmement scandaleux de permettre à ce bateau d’accoster à Radès, d’autant plus que dimanche dernier, la marine israélienne a intercepté la Flottille de la Liberté en eaux internationales et s’est pris à son équipage. L’Awda, le navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d’Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël. L’Awda apportait une cargaison de médicaments dont la Bande de Gaza manque cruellement, et devait elle-même être remise en cadeau aux pêcheurs palestiniens de Gaza », estime TACBI sur son site.

    #BDS

    https://seenthis.net/messages/712806 via Loutre


  • Algérie : des femmes abandonnées par leur mari après un cancer du sein
    http://geopolis.francetvinfo.fr/algerie-des-femmes-abandonnees-par-leur-mari-apres-un-cancer-d

    L’humiliation
    La plupart des femmes ayant subi une ablation du sein après un cancer souffrent énormément du regard des autres et notamment de celui des hommes. Elles sont souvent humiliées avant d’être abandonnées. « Je veux une femme entière, pas un trois-quarts de femme », a dit un homme à sa fiancée dès qu’elle lui a annoncé sa maladie et l’ablation du sein qu’elle venait de subir en urgence. Une autre jeune femme a préféré prendre les devants peu après une mastectomie en rompant elle-même ses fiançailles.

    L’accès à la reconstruction mammaire existe, mais il est difficile. Les hôpitaux publics où l’opération est gratuite sont surchargés et dans le secteur privé, l’intervention est très chère.
    Le cancer du sein touche chaque année entre « 9000 à 10.000 femmes », affirme Farid Cherbal, professeur de génétique du cancer à l’université d’Alger.

    https://seenthis.net/messages/656574 via vraiment


  • Les «#filles de ménage», des #enfants tenus en #esclavage
    http://geopolis.francetvinfo.fr/les-filles-de-menage-des-enfants-tenus-en-esclavage-151825

    Les employés de maison sont particulièrement nombreux en Afrique. Une tradition culturelle, mais aussi une nécessité avec l’accroissement du #travail des #femmes. Mais ce secteur est particulièrement opaque et les abus à l’encontre de mineurs sont fréquents. Il n’est pas rare de faire travailler des enfants de 10 ans et de leur faire subir un enfer.

    https://seenthis.net/messages/620591 via AF_Sobocinski


  • Les étudiants chiliens se mobilisent pour réclamer une accélération du projet de loi sur l’enseignement gratuit de la présidente socialiste Michelle Bachelet. Comme en 2011… À l’époque, le mouvement avait surpris. « Plus de deux cent mille personnes [étaient] descendues dans la rue. Les familles venaient manifester avec les jeunes ».

    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/10/KEMPF/21119 #st

    http://geopolis.francetvinfo.fr/chili-les-jeunes-manifestent-pour-des-etudes-gratuites-140627


  • Etats-Unis : la police new-yorkaise accusée d’espionner les musulmans
    http://geopolis.francetvinfo.fr/etats-unis-la-police-new-yorkaise-accusee-d-espionner-les-musu

    Selon un rapport publié le 23 août 2016 par le Département des investigations (DOI) de New York, la police de l’Etat aurait violé plusieurs réglementations concernant la surveillance de groupes politiques. De plus, elle aurait ciblé les groupes musulmans à 95%. « Cette enquête a démontré une faille de la police new-yorkaise (NYPD). Elle n’a pas suivi les règles déterminant la surveillance des activités politiques, que ce soit dans le respect de la durée ou des autorisations. » C’est ce que constate le (...)

    #NYPD #Islam #surveillance

    https://seenthis.net/messages/519016 via etraces


  • #blackface à la #brésilienne pendant les #manifs.
    http://jornalistaslivres.org/2016/03/15612
    http://jornalistaslivres.org/wp-content/uploads/2016/03/IMG_2016-03-13forca.jpg

    Ce dimanche 13 mars, ce n’est donc pas le Brésil tout entier qui est sorti dans les rues. Les rangs de manifestants ne comptaient (quasiment) ni noir, ni pauvre. A l’exception, bien entendu, des employés domestiques, des vendeurs ambulants et des employés de la Police Militaire. Les cris de colère étaient ceux d’une élite, la voix d’une minorité. (...)
    . Officiellement, les protestations du 13 mars se revendiquent porteuses de transparence, par opposition aux scandales de corruption entachant l’action du gouvernement. Mais elles expriment surtout un désir de préservation de l’ordre, une volonté de conserver la hiérarchie sociale actuelle. Les manifestations incarnent la réaction conservatrice d’une minorité soucieuse de maintenir ses privilèges, angoissée par les avancées sociales des plus vulnérables. « Cette marche n’est pas seulement contre Dilma et en faveur de sa destitution. Elle est aussi contre les droits de l’homme et les conquêtes sociales », analyse Antonio Nascimento. Sous couvert du combat politique, c’est donc une véritable lutte sociale que semble initier l’élite blanche.

    Une lutte qui s’est matérialisée à travers plusieurs scènes de racisme explicite. Dans les rues de São Paulo, un homme blanc a par exemple arboré un panneau représentant le visage de la présidente Dilma Roussef peint en noir, en allusion à l’artiste noir brésilien Mussum, accompagné d’un slogan imitant l’accent de ce dernier. Dans le même genre, un homme au visage barbouillé de noir a simulé un acte de pendaison, devant plusieurs familles amusées (voir ci-dessous). A Rio de Janeiro, des Noirs ont été traités d’ « infiltrés » et expulsés de la manifestation par la Police Militaire.

    La photo qui a secoué le Brésil
    http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-bresil/files/2016/03/viceflamengo-600x361.jpg

    Cette photo illustre parfaitement ce qu’il se passe aujourd’hui au Brésil", explique Vinicius, étudiant de 21 ans originaire de São Paulo. A l’instar de Vinicius, pour beaucoup de Brésiliens, ladite photo constitue un véritable symbole : le symbole d’un pays profondément inégalitaire, marqué par des divisions socio-raciales prégnantes.

    http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-bresil/2016/03/16/la-photo-qui-a-secoue-le-bresil.html
    #racisme #brésil #inégalités

    http://seenthis.net/messages/471782 via Melanine


  • Hezbollah état terroriste ?

    S’il y a, à mon humble avis, un pays qui doit être déclaré « état terroriste » et qui serait une menace pour le monde entier, c’est bien notre allié, ce Grand Daesh, l’Arabie Saoudite. Un allié sûr pour les gouvernements Hollande et Sarkozy mais pas pour les sociétés civiles !
    N Robin

    Et comment expliquer ce soutien réitéré par la France et l’Arabie Saoudite au Maroc ?...

    http://www.tsa-algerie.com/20160316/abdelaziz-rahabi-lalgerie-a-raison-hezbollah
    Abdelaziz Rahabi : « L’Algérie a raison sur le Hezbollah »
    http://www.tsa-algerie.com/wp-content/uploads/2015/05/rahabi-600x338.jpg

    Ancien ministre et diplomate, Abdelaziz Rahabi revient dans cet entretien sur plusieurs questions qui ont marqué la scène diplomatique et régionale ces derniers jours notamment la colère du Maroc contre Ban Ki-moon, le refus de l’Algérie de suivre l’Arabie saoudite sur la question du Hezbollah libanais, la guerre de Libye, etc.
    Le chef du parti tunisien, Ennahda, vient de nouveau de séjourner en Algérie. Il a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika. Qu’est-ce qu’il est venu faire en Algérie ?

    Je pense qu’au-delà du fait que notre Président entretient des relations de confiance avec Ghannouchi, l’Algérie se devait d’exprimer à un niveau approprié sa solidarité avec la Tunisie. Dommage que notre Président n’ait pas pu faire le déplacement à Tunis, cela aurait constitué un geste fondateur dans l’avenir des relations. L’Algérie souffre, en effet, depuis la mi-2012 d’une sous-représentation diplomatique de son chef d’État et cela se remarque davantage dans les situations de crise régionale dans lesquelles l’Algérie doit être présente au plus haut niveau.

    La coopération sécuritaire entre les deux pays se poursuit toujours, selon le ministre de l’Intérieur Nouredine Bedoui. Mais au-delà de cet aspect, n’y-a-t-il pas dans cette visite de Ghannouchi quelques soucis liés à la quête d’une approche commune pour une solution politique en Libye ?

    La coopération sécuritaire n’est pas nouvelle, elle l’était déjà sous Ben Ali, particulièrement pendant la crise politique et sécuritaire des années quatre-vingt-dix chez nous. Ce qui est nouveau, c’est la démultiplication des acteurs et des agendas en Libye, ce qui est de nature à éloigner la perspective d’une solution politique négociée, à affaiblir la coopération sécuritaire et à renforcer, par voie de conséquence, les groupes et factions armés. Ce que propose l’Algérie me parait le mieux adapté à la sortie de crise, mais nous devons patienter car dans les guerres irrégulières le degré de violence détermine de façon injuste le poids de chacun dans la négociation mais ne résiste pas à la réalité de la paix.

    Le général-major de corps d’armées, Gaïd Salah, vient, dans ce contexte, d’appeler depuis Ouargla, siège de la quatrième Région militaire, l’armée à la plus grande vigilance. Il soutient, selon ses mots, que ce que notre région vit actuellement comme troubles et aggravation inédite de la situation sécuritaire augurent, sans doute, d’issues défavorables sur la sécurité et la stabilité des pays de la région. Que signifie ce discours ?

    Ce discours peut refléter la réalité, mais il a un impact limité pour au moins deux raisons : la première est que l’armée, impliquée par le chef de l’État dans le débat de politique interne, délivre des messages politiques qui distendent ses liens avec le peuple et fragilisent le consensus qui doit être fait autour d’elle. La seconde raison est qu’il appartient à l’armée de faire la démonstration de sa force pour rassurer à l’intérieur et mettre en garde l’extérieur contre toute velléité belliqueuse contre le pays. L’armée a besoin de la cohésion interne de la société mais elle ne peut pas la construire toute seule car les frontières pour les Algériens représentent plus qu’une borne kilométrique, une sécurité émotionnelle.
    Peut-on conclure qu’une intervention étrangère se prépare contre la Libye ou alors le terrorisme devient-il plus menaçant sur le pays ?

    Les armées occidentales n’ont jamais quitté la Libye, elles sont présentes dans des formes qui n’engagent pas beaucoup d’hommes sur le terrain. C’est l’une des leçons qu’elles ont tirées de leurs expériences en Afghanistan et en Irak. Elles auraient souhaité que l’Algérie et l’Égypte s’engagent davantage sur le champ des opérations, mais cela a peu de chances de se faire. L’Algérie ne prend pas le risque de perdre sa carte maîtresse qui est celle de favoriser le dialogue entre toutes les factions libyennes. Quant à l’Égypte, elle a déjà réussi grâce à son alliance avec le général, Khalifa Haftar, à sécuriser ses frontières avec la Libye et à empêcher des groupes armés incontrôlés de prendre le pouvoir à Benghazi.

    Les déclarations de Ban Ki-moon en Algérie sur le conflit au Sahara occidental ont suscité une levée de boucliers au Maroc. Comment interprétez-vous cette réaction marocaine ?

    Elle était prévisible en raison de l’isolement diplomatique actuel du Maroc et des effets de la crise économique. Comme à l’accoutumée, le conflit du Sahara occidental reste le ferment indiqué pour galvaniser les troupes, car en fait le Secrétaire général de l’ONU n’a pas dit, ni fait plus que tous ses prédécesseurs qui ont visité la région depuis 40 ans. La perspective que le Conseil de sécurité rediscute de la question de l’extension du mandat de la Minurso aux droits humains constitue également une préoccupation sérieuse pour le Maroc.

    Et comment expliquer ce soutien réitéré par la France et l’Arabie Saoudite au Maroc ?

    Ce n’est pas nouveau et cela ne risque pas de changer de sitôt d’autant plus que nous n’en faisons plus un préalable dans les relations bilatérales algéro-françaises. La diplomatie française actuelle est dans la continuité de celle de Giscard d’Estaing : soutenir inconditionnellement les thèses marocaines et s’opposer à tout effort en vue de l’organisation d’un référendum d’autodétermination dont elle appréhende l’issue.

    Pour ce qui est des Saoudiens, la démarche est identique à une nuance près dans la mesure où ils ont essayé de promouvoir des médiations entre Chadli et Hassan II, mais sans apporter des propositions sérieuses. L’Algérie avait l’impression qu’ils cherchaient à faire gagner du temps au Maroc.
    Pour le cas saoudien, peut-on le lier avec le refus de l’Algérie de considérer le Hezbollah libanais comme organisation terroriste ?

    Je ne le pense pas, ils ont toujours financé et équipé une partie de l’armement marocain et investi dans le Sahara occupé beaucoup plus pour marquer une présence que pour faire des profits. Par ailleurs, l’Algérie avait raison de porter des réserves sur cette question marquant ainsi sa détermination à ne pas s’associer à une sorte de sainte alliance contre les chiites qui nous renvoient aux pages les plus sombres de l’histoire du monde arabo-musulman. Nos intérêts diplomatiques nous recommandent de préserver nos relations dans toute cette région appelée à connaître une mutation profonde et accélérée après la partition programmée de l’Irak.
    11:17 mercredi 16 mars 2016 | Par Sonia Lyes | Entretiens

    • GEOPOLIS
      Et pendant ce temps... Moyen-Orient, Tunisie, Algérie, Afrique
      L’Algérie refuse de classer le Hezbollah « groupe terroriste », la Tunisie divisée
      Par Mohamed Berkani@GeopolisFTV | Publié le 06/03/2016 à 14H46, mis à jour le 06/03/2016 à 14H45

      http://geopolis.francetvinfo.fr/l-algerie-refuse-de-classer-le-hezbollah-groupe-terroriste-la-

      Les six monarchies du Golfe, réunies autour du Conseil de coopération du Golfe (CCG), voulaient un front arabe aussi large que possible sur la condamnation du Hezbollah libanais et son classement comme « organisation terroriste ». Ce sera sans l’Algérie, et la Tunisie peut-être.

      Groupe terroriste pour certains, mouvement de résistance pour d’autres, le Hezbollah libanais divise les pays arabes. Les monarchies du Golfe, emmenées par une Arabie saoudite très remontée, ont classé l’organisation chiite comme « groupe terroriste » et demandé aux pays arabes d’en faire de même. Réponse catégorique de l’Algérie : « cela relève des affaires internes du Liban, et du Liban seul ». Au nom de la non ingérence, Alger avait déjà refusé de rejoindre une coalition panarabe armée, imaginée par le président égyptien et financée par l’Arabie saoudite.

      Deuxième refus donc pour les monarchies du Golfe. Pour le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, le Hezbollah est « mouvement politico-militaire qui active sur la scène politique interne au Liban. Nous devons dans le même temps respecter la Constitution du Liban et les dispositions sur lesquelles repose la coexistence dans ce pays ».

      Miliciens Hezbollah au Liban
      Des miliciens du Hezbollah libanais, qui vient d’être déclaré « organisation terroriste » par les six monarchies du Golfe, aux funérailles d’un des leurs, tombé au combat en Syrie, le 1er mars 2016. © MAHMOUD ZAYYA/AFP

      Guerre sunnites-chiites. « L’Algérie a raison de ne pas s’engager dans cette stratégie de formation d’une sainte alliance contre les chiites. Les pays du Golfe veulent nous entraîner dans une aventure dont eux-mêmes ne maitrisent pas les effets collatéraux », explique, pour TSA, l’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi. Alger met aussi en garde le Hezbollah à « ne pas s’ingérer dans les affaires des autres et d’éviter toute implication dans la déstabilisation de son environnement ».

      La Tunisie tiraillée
      La Tunisie, asphyxiée économiquement, se serait bien passé de cette polémique. « Terroriste » ou pas, le Hezbollah ? Pour le ministre de l’Intérieur, oui, sans aucun doute. Pas si évident que ça, pour le ministre des Affaires étrangères. Réuni à Tunis le 2 mars, le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur a confirmé la décision du Conseil de coopération du Golfe (CCG) de classer le parti du Hezbollah libanais comme « organisation terroriste ». La Tunisie, par la voix du ministre de l’Intérieur, donne son accord… et déclenche une vive réaction dans le pays.

      Portrait Hassan Nasrallah chef Hezbollah aux côtés Khomeini Khamene
      Aux côtés des Ayatollah Khomeini et Khamenei, le portrait de Hassan Nasrallah (à gauche), secrétaire général du Hezbollah, bras armé de Téhéran au Liban. Il accuse Ryad d’attiser la Fitna (la discorde) entre sunnites et chiites. © MAHMOUD ZAYYAT/AFP

      La centrale syndicale Union générale tunisienne du travail (UGTT), décorée du prix Nobel de la paix en 2015 pour son rôle joué dans la révolution puis la transition tunisienne, a appelé le gouvernement tunisien à se désolidariser de la décision des monarchies. « Y a-t-il un leadership politique dans ce pays ? A-t-on décidé de nous joindre à l’alliance saoudienne dans la guerre sunnite-chiite ? Où sont les bases de notre politique étrangère ? », s’indigne de son côté le secrétaire général du parti Afek Tounes, Faouzi Ben Abderrahman.

      Face au tollé, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, relativise la position de son collègue de l’Intérieur et affirme que la position officielle relève du président de la République. Qui ne s’est pas exprimé sur cette question.


  • Que se passe-t-il au Yemen ?

    Force militaire arabe : le cas algérien
    http://geopolis.francetvinfo.fr/force-militaire-arabe-le-cas-algerien-57475
    Le président égyptien, le maréchal al-Sissi, se voit à la tête d’une armée arabe pour mater « les groupes terroristes ». Les monarchies du Golfe, à l’origine de l’initiative, applaudissent en y voyant un moyen de contrer l’Iran. L’Algérie oppose un refus poli mais ferme : ni Téhéran, ni Riyad.

    Partager les renseignements oui, mais pas de soldats algériens à l’étranger. La position officielle de l’Algérie n’a pas changé depuis son indépendance en 1962 : aucune ingérence dans les pays souverains. Pour le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, la solution à tout conflit est d’abord politique avant d’être militaire. Au président égyptien Abdelfettah al-Sissi, soutenu par les monarchies du Golfe à l’initiative d’une force militaire arabe, le chef de la diplomatie algérien a renouvelé sa défiance : « L’Algérie n’autorisera aucune participation de ses troupes armées à des opérations militaires en dehors de ses frontières, mais pourrait toutefois apporter un soutien en logistique au-delà de ses frontières sans pour autant impliquer ses troupes armées. »

    N Robin


  • #Energies et #Relations_Internationales
    Pétrole et paranoïa, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, avril 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/04/RIMBERT/52870

    Gaz de schiste, la grande escroquerie, par Nafeez Mosaddeq Ahmed (Le Monde diplomatique, mars 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823

    Maudit pétrole bon marché, par Michael T. Klare (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/KLARE/55199

    Choc pétrolier : les finances des producteurs africains dans le rouge. Par Martin Mateso
    http://geopolis.francetvinfo.fr/choc-petrolier-les-finances-des-producteurs-africains-dans-le-
    #Cemac #Tchad #Angola #Portugal #Afrique

    Le Nigeria renonce à 90 représentations diplomatiques pour réduire ses dépenses
    http://geopolis.francetvinfo.fr/le-nigeria-renonce-a-90-representations-diplomatiques-pour-red

    Le Nigéria prévoit de se retirer de certaines organisations internationales pour limiter les dépenses - Agence Afrique
    http://www.agenceafrique.com/11517-nigeria-prevoit-de-se-retirer-de-certaines-organisations-intern

    « Le Nigéria vient à peine de sortir de la récession dans laquelle il était plongé depuis presque deux ans. Ce premier producteur de pétrole sur le continent africain a été frappé par la chute des cours de l’or noir »

    Batailles commerciales pour éclairer l’Afrique, par Aurélien Bernier (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/BERNIER/58354

    Une dépendance aux matières premières jamais résolue, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/LAMBERT/54474
    #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Amérique_latine #Amérique_du_Sud

    Pétrole et Moyen-Orient : le dessous des cartes … par Benjamin Louvet
    http://leseconoclastes.fr/2016/01/petrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petro

    « en Syrie aussi, ce sont les ressources énergétiques qui sont au centre des raisons du conflit. Plus précisément, le gaz du champ géant de South Pars, plus grand champ de gaz au monde, situé au milieu du Golfe Persique, et dont les droits d’exploitation sont répartis entre le Qatar et l’Iran. Ces deux pays exploitent donc ce champ chacun de leur côté et cherchent un moyen d’exporter leur gaz sur le marché international.

    Et c’est là que la Syrie joue un rôle central. Car pour rejoindre le marché international du gaz, l’Iran et le Qatar ont tous deux un projet de pipeline qui passe, à un moment donné, par le territoire syrien, mais avec des ambitions stratégiques totalement différentes. Le pipeline qatari prévoit ainsi de se connecter au projet de gazoduc Nabucco, ouvrage pensé par les européens pour alimenter leur marché en énergie en s’affranchissant du gaz… russe.

    De son côté, la Russie envisage plutôt un projet de pipeline partant de Syrie pour se raccorder au gazoduc South Stream, projet de pipeline russe. »

    La guerre d’Irak était BIEN une guerre du pétrole (cette fois, c’est prouvé !) par Matthieu Auzanneau | Oil Man
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/06/14/la-guerre-dirak-etait-bien-une-guerre-du-petrole-cette-fois-ces

    « Après avoir quitté le gouvernement, Lady Symons, aujourd’hui âgée de 59 ans, est devenue conseillère de la banque d’affaires MerchantBridge, qui a réalisé d’importants profits dans des contrats de reconstruction dans l’Irak d’après-guerre, précise The Independent. »

    #Mers :

    La guerre du pétrole se joue en mer, par Michael T. Klare (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/KLARE/52621

    Course au gaz en Méditerranée, par Bachir El-Khoury (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/EL_KHOURY/53934

    Litige frontalier en mer entre Israël et le Liban, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/litigegazmediterranee
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/gaz-liban-israel.jpg
    #Orient #Relations_internationales_Orient_Arabie_Saoudite #OPEP #Pétrole #Hydrocarbures #Gaz #Israël #Liban #Méditerranée #Chypre #Mers #Organisations_Internationales

    #Documentaires Mer de Chine, la guerre des archipels | ARTE
    http://www.arte.tv/guide/fr/054777-000-A/mer-de-chine-la-guerre-des-archipels
    Mer de Chine, la guerre des archipels ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=3sGNZDrPMbY

    Et pour quelques rochers de plus…, par Didier Cormorand (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/CORMORAND/55728
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton55728.png

    Le Vietnam, son encombrant voisin et l’ami américain, par Martine Bulard (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/BULARD/57045

    De la mer en partage au partage de la mer, par Nicolas Escach (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/ESCACH/55919
    #Aménagement_du_territoire #Conflits_d'intérêts_fondations #Environnement

    20 ans de mutations des routes maritimes en 4 pages — Géoconfluences
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/20-ans-mutations-routes-maritimes #Mers_Commerce #Commerce_International_Mers #Lectures

    Nord Stream 2 : Plus qu’un pipeline #Russie #UE
    https://www.tdg.ch/monde/europe/nord-stream-2-qu-pipeline/story/11494268


  • En Afrique, le retour des présidents à vie, par Tierno Monénembo (Le Monde diplomatique, décembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/MONENEMBO/54360

    Le Bénin carbure à la contrebande, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, janvier 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/01/CESSOU/54506
    #Bénin #Togo #Nigéria #Pétrole #Energies
    #Afrique #Relations_Internationales

    Croissance sans réconciliation en Côte d’Ivoire, par Vladimir Cagnolari (Le Monde diplomatique, octobre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/CAGNOLARI/53965

    Le Tchad, puissance de circonstance, par Delphine Lecoutre (Le Monde diplomatique, juin 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/LECOUTRE/55774

    Au Burundi, les racines de la colère, par Pierre Benetti (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/BENETTI/53067

    L’Afrique du Sud lassée de ses libérateurs, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/CESSOU/57568

    Métamorphoses de la dette africaine, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/MBAYE/52950
    #Dette #Dette_publique

    L’Afrique francophone piégée par sa monnaie unique, par Sanou Mbaye (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/11/MBAYE/50931

    #DataGueule S5E7 - Le Franc CFA : une monnaie de plomb IRL
    http://irl.nouvelles-ecritures.francetv.fr/datagueule-S5E7-1.html

    Une croissance économique inégale en Afrique de l’Ouest, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, novembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/afrique-francophone
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/Afrique-croissance-2.jpg
    #Monnaie

    Choc pétrolier : les finances des producteurs africains dans le rouge. Par Martin Mateso
    http://geopolis.francetvinfo.fr/choc-petrolier-les-finances-des-producteurs-africains-dans-le-

    L’Angola au secours du Portugal, par Augusta Conchiglia (Le Monde diplomatique, mai 2012)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/05/CONCHIGLIA/47660
    #Cemac #Tchad #Angola #Portugal

    Cocktail meurtrier en Afrique centrale, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/PRUNIER/54746

    La Corne de l’Afrique dans l’orbite de la guerre au Yémen, par Gérard Prunier (Le Monde diplomatique, septembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56229
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/09/PRUNIER/56230

    Transition à haut risque en République démocratique du Congo, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56889

    "pour de nombreux observateurs congolais, la « communauté internationale » pratique une diplomatie à géométrie variable. « Du point de vue de Joseph Kabila, ces pressions relèvent d’une profonde injustice, dans la mesure où la plupart de ses voisins s’éternisent au pouvoir dans une relative impunité », relève une source diplomatique africaine (5).

    Le secrétaire d’État américain John Kerry a maintes fois mis en garde Kinshasa. Pour Washington, il s’agit de préserver des intérêts stratégiques et de ne pas se couper des jeunes Africains, à la fois nombreux (327 millions de 15-24 ans, 32 % de la population totale) et impatients. En août 2014, en marge du premier sommet États-Unis - Afrique à Washington, le chef de la diplomatie américaine a reçu M. Kabila et trois autres présidents en tête-à-tête pour évoquer la nécessité de respecter la limitation du nombre de mandats. Trois mois plus tard, le Burkinabé Blaise Compaoré était chassé du pouvoir par la rue après vingt-sept ans de présidence. En revanche, le Burundais Pierre Nkurunziza s’est fait réélire en juillet 2015 pour un troisième mandat, sans même changer la Constitution, en recourant à une répression massive. De son côté, M. Denis Sassou-Nguesso, au Congo-Brazzaville, a organisé en octobre 2015 un référendum constitutionnel, suivi en mars dernier de sa réélection, avec un score officiel de 60 % des voix. Contesté par l’opposition, le scrutin a été suivi d’une vague de répression."

    Omniprésence des intérêts étrangers en RDC, par Sabine Cessou (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/CESSOU/56890

    « Depuis 2003, plusieurs rapports du groupe d’experts des Nations unies sur les causes économiques du conflit dans l’est de la RDC (2) ont mis en lumière le lien entre les milices armées et l’exploitation, pour le compte de sociétés étrangères, de minerais stratégiques indispensables à la fabrication de certains appareils électroniques comme les téléphones portables. »

    Trafics d’influence en Afrique, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, janvier 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/ROBERT/56968
    #Asie #Golfe #Mondialisation #Organisations_internationales #Multinationales

    "Le changement majeur pour l’Afrique contemporaine réside dans une diversification inédite de ses partenaires"

    "Multinationales et puissances étrangères, traditionnellement attirées par les matières premières, sont désormais séduites par la multiplication d’alléchants programmes d’investissement"

    "Grâce aux cours élevé des minerais et des produits de base au début du millénaire, l’Afrique a en effet bénéficié d’une manne suffisante pour entamer son désendettement et lancer de spectaculaires projets financés sur les marchés mondiaux"

    " les pays arabes souhaitent diversifier leurs économies, trop dépendantes du pétrole et du gaz [...]. Dans les années 2000, les États du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, ont pris part au mouvement d’accaparement des terres dans le but d’assurer leur sécurité alimentaire ou de s’inscrire dans la production d’agrocarburants "

    "si cette nouvelle géoéconomie confère des marges de manœuvre aux capitales africaines, leur fournissant des partenaires et des financements, elle demeure le fruit d’une insertion passive dans le concert mondial."

    "Pékin se voit désormais contraint de déroger à sa règle de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays hôtes. Cette réserve, qui contrastait avec le paternalisme des anciens colonisateurs, était plutôt bien perçue. Mais, comme toutes les puissances, la Chine doit protéger ses intérêts et ses expatriés."

    "En 2013, l’opération « Serval », au Mali, a conforté Paris dans son rôle de gendarme du continent. L’ancienne puissance coloniale n’oublie pas les intérêts de groupes tels que celui de M. Vincent Bolloré, souvent sollicité pour assurer la logistique de ses opérations."

    "Les organisations régionales [...] créent des zones de libre-échange sur les bons conseils des institutions financières internationales, mais se révèlent incapables de définir des politiques concertées de développement et une vision des intérêts continentaux. "

    "l’acheminement d’un conteneur du Kenya au Burundi coûte toujours plus cher que de la Belgique ou du Royaume-Uni vers Nairobi "

    Le #Maghreb entre autoritarisme et espérance démocratique, par Hicham Alaoui (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/ALAOUI/56776

    Les entreprises françaises défiées dans leur pré carré, par Olivier Piot (Le Monde diplomatique, avril 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/04/PIOT/57344
    #Economie_Statistiques #Statistiques #Traités_commerciaux_APE #Multinationales

    "Dans son dernier livre (13), Alain Deneault dissèque les mécanismes de « perversion du droit » utilisés par un fleuron français. Ses armes, selon ce professeur de sciences politiques à l’université de Montréal ? « La fixation des cours du pétrole et le partage des marchés ; la collaboration avec des régimes politiques officiellement racistes ; la corruption de dictateurs et de représentants politiques ; la conquête de territoires à la faveur d’interventions militaires ; la délocalisation d’actifs dans des paradis fiscaux ; la pollution de vastes territoires au point de menacer la santé publique... »"


  • La Finlande prête à expérimenter la fin du travail ? | Geopolis
    http://geopolis.francetvinfo.fr/la-finlande-prete-a-experimenter-la-fin-du-travail-71493

    Une première en Europe, la Finlande veut expérimenter une forme de revenu universel. Le nouveau gouvernement de centre droit évoque une allocation de base pour tous les citoyens. Si son montant devait atteindre les 1000 euros mensuels, le travail deviendrait alors « un choix de vie ». La Finlande en a peut-être les moyens (voir en bas de p.) mais certains hésitent devant cette révolution culturelle.


  • Cap sur l’austérité (Le Monde diplomatique, juillet 2011)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/A/20798

    Mesures prises ou annoncées depuis 2010, date des premiers plans officiellement destinés à faire face à la crise financière

    De Lisbonne à Dublin, à la recherche du prochain Syriza, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, mai 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/LAMBERT/52910

    #Portugal : -"« (...) La production de richesse a reculé à son niveau d’il y a environ dix ans ; l’emploi, à son niveau d’il y a vingt ans ; l’investissement, qui prépare la croissance de demain, à son niveau d’il y a trente ans. En conséquence, l’émigration est comparable à celle d’il y a quarante ans"

    –"entre 2006 et 2012, nous dit le politiste André Freire, auteur d’une étude sur le sujet (7), « le nombre de salariés percevant le salaire minimum est passé de 133 000 à 400 000, sur une population active d’environ cinq millions de personnes ». Près de 30 % sont privés d’emploi"

    –"« Et pourtant, comme en Grèce, la dette continue d’augmenter », soupire Paes Mamede. De 96,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010, elle a bondi à 128,9 % en 2014. Un tel fardeau conduit à la ponction de 4,5 % de l’ensemble des richesses produites chaque année pour le simple remboursement des intérêts"

    –" le premier ministre portugais, pour qui « les réformes des comptes publics et de l’économie constituent un nouveau mode de vie qu’il s’agit désormais d’adopter de façon permanente (10) »."

    #Irlande : -"« Certes, les choses ont commencé à s’améliorer, mais c’est en grande partie parce que la chute a été particulièrement sévère », commente-t-il, avant de glisser : « Quand on le lance d’assez haut, même un chat mort rebondit. » Alors que le PIB a reculé de plus de 12 % entre 2008 et 2010, « le pays a perdu un emploi sur sept. Et ceux qui ont été créés sont en général mal rémunérés, à temps partiel et concentrés dans la capitale »."

    –"le président de l’association des consultants hospitaliers, le Dr Gerard Crotty, a dénoncé « les coupes claires dans les budgets de la santé », qui ont engendré selon lui une « surmortalité des patients en attente d’un lit d’hôpital (12) ». Le développement des contrats « zéro heure »,(...) et l’augmentation des emplois à temps partiel ont fait basculer un salarié sur six sous le seuil de pauvreté."

    –"« Mais les chiffres du PIB irlandais sont trompeurs, poursuit McDonnell. Le poids des multinationales est tel et les profits rapatriés si importants que le PIB surévalue la production de richesse réelle. »"

    –"31 milliards d’euros, soit environ 20% du PIB. « Dans les faits, il s’agit d’une opération de monétisation de la dette, résume McDonnell. La Banque centrale a tout simplement créé 31 milliards d’euros sur un écran d’ordinateur. » Une opération réputée illégale au sein de la zone euro…"

    –"En janvier 2010, l’ancien directeur de la BCE Jean-Claude Trichet avait appelé le ministre des finances irlandais de l’époque pour lui demander de « sauver les banques à tout prix ». « D’une certaine façon, poursuit M. Hannigan, l’Irlande a accepté de se sacrifier pour le reste de l’Europe. Cela méritait bien un petit coup de main ! » Le type de coup de main que la Grèce ne semble pas mériter en 2015."

    –"Pourquoi, dans ces conditions, ne pas joindre sa voix à celle d’Athènes pour exiger davantage de souplesse de la part de Bruxelles et de Francfort ? « De crainte, nous répond le député Seán Kyne, du Fine Gael, qu’un autre pays n’obtienne un traitement préférentiel alors que les Irlandais ont déjà avalé une sévère dose d’austérité. » "

    –"l’Irlande devance désormais les Bermudes sur la liste des principaux paradis fiscaux de la planète."

    –"Pour Goldman Sachs, c’est déjà trop : « L’essor du Sinn Féin représente la principale menace pour la croissance irlandaise (15). »"

    –"C’est ce que démontre l’expérience grecque. Nous savons désormais que la zone euro ne tolérera pas de gouvernement de gauche. (...) L’idée de changer le PSP pour que lui-même change l’Europe, c’est une stratégie du désespoir ! "

    http://zinc.mondediplo.net/messages/4352
    http://zinc.mondediplo.net/messages/2838
    http://zinc.mondediplo.net/messages/3959
    #UE #Austérité #Grèce #Portugal #Irlande

    Idée reçue : l’austérité est le seul remède à la crise, par Allan Popelard & Paul Vannier (Le Monde diplomatique, septembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/publications/manuel_d_histoire_critique/a53293
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/jpg/IMGMAN01-163.jpg

    "Entre 2008 et la fin de l’année 2013, le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie a chuté de 8,3 % ; celui du Portugal, de 7,8 % ; celui de l’Espagne, de 6,1 %. Quant à la dette publique, depuis 2007, elle est passée de 25 % du PIB à 117 % en Irlande ; de 64 % à 103 % en France ; de 105 % à 175 % en Grèce."

    "le taux de chômage s’élève, en Grèce, à 27,9 % en 2013 contre 10 % en 2007 ; en Espagne, à 26,7 % contre 7,3 % ; au Portugal, à 16 % contre 6,1 % ; et en Irlande, à près de 15 % contre 4,7 %"

    "en Grèce, la baisse de 23,7 % du budget du ministère de la santé entre 2009 et 2011"

    "Le nombre des suicides s’est envolé, quant à lui, de 22,7 %."

    "La « troïka » a favorisé la mise en place d’un gouvernement technocratique en Italie."

    Le temps des colères, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, mars 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/HALIMI/54932
    #Portugal #Austérité #Espagne #Grèce #Sociaux-démocrates #Conflits_d'intérêts #Ploutocratie #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #Novlangue

    "« Aujourd’hui, se réjouit M. Jean-Claude Trichet, ancien gouverneur de la Banque de France puis de la Banque centrale européenne, nous avons un quasi-consensus au sein des grandes sensibilités politiques de gouvernement sur au moins trois points : nos dépenses publiques doivent diminuer, notre économie a encore beaucoup trop de rigidités et nous ne sommes pas assez compétitifs (12). » Si le « quasi-consensus » des dirigeants crève les yeux, ses résultats aussi. M. Trichet est assurément incapable de les comprendre, mais ceux qui se cabrent sont de plus en plus nombreux. Rien ne leur sera concédé. Ainsi, après avoir soumis la Grèce, l’Union européenne cible à présent le Portugal. « A la tête d’une fragile coalition, relève Le Figaro, António Costa, le chef du gouvernement socialiste, a promis à son allié communiste et aux Portugais, épuisés par des années de récession, de desserrer l’étau de l’austérité. Sauf que les garants bruxellois du pacte de stabilité ne l’entendent pas de cette oreille. Sous la pression européenne, surtout du gendarme allemand, et des marchés, le gouvernement portugais a dû revoir sa copie (13). »

    En revanche, lorsque le gouvernement conservateur de M. David Cameron a exigé que ses « partenaires européens » protègent les intérêts de la City des effets de la monnaie unique et que Londres soit autorisé à réduire les aides sociales dues aux travailleurs migrants membres de l’Union, la « copie » britannique n’a pas dû être revue."

    Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10737

    Dans les villes rebelles espagnoles, par Pauline Perrenot & Vladimir Slonska-Malvaud (Le Monde diplomatique, février 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/02/PERRENOT/57096
    http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/arton57096.jpg
    #Finance #Dette_publique #Austérité #Alternatives

    « Une motion qu’ils portent depuis des mois vient d’être adoptée. Elle dénonce une clause prévoyant l’indexation des intérêts de certains prêts immobiliers sur un indice dont la méthode de calcul a été revue de manière très favorable aux banques par une loi de septembre 2013 »

    « Adeptes du concept d’empowerment, repris et développé par Podemos, les nouvelles mairies pensent le terrain institutionnel comme un champ d’expérimentation politique. Elles misent sur la conception de plates-formes numériques citoyennes »

    A encadrer :
    =>

    "la loi de rationalisation et durabilité de l’administration locale, dite loi Montoro, du nom du ministre des finances de M. Mariano Rajoy, M. Cristóbal Montoro, qui l’a fait adopter en 2013. La première phrase de son préambule ne laisse planer aucun doute sur ses visées : « La réforme de l’article 135 de la Constitution espagnole (…) consacre la stabilité budgétaire comme principe directeur devant présider à l’action de toutes les administrations publiques. » Dictée par le « respect des engagements européens en matière de consolidation fiscale » et arrivant dans le sillage des politiques d’austérité, cette loi impose, en plus de la réduction du déficit, de consacrer tout éventuel excédent budgétaire au remboursement de la dette."

    "Cette situation oblige les coalitions progressistes à d’étranges contorsions en matière de communication. Si toutes peuvent se vanter d’avoir assaini les comptes publics et dégagé un confortable excédent budgétaire depuis leur prise de pouvoir (5), elles ont dû, en vertu de la loi Montoro, reverser celui-ci aux banques (2,3 milliards d’euros cumulés (6))"

    Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux | www.cnewsmatin.fr
    http://www.cnewsmatin.fr/monde/2017-04-13/portugal-la-gauche-anti-austerite-divise-le-deficit-par-deux-753187

    La #France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ? - Basta !
    https://www.bastamag.net/La-France-va-t-elle-suivre-le-modele-allemand-et-transformer-ses-chomeurs-
    https://www.bastamag.net/IMG/arton6233.jpg?1497879556
    #Statistiques #Stats #Emploi #Macron #Allemagne #Chômage

    L’enfer du miracle allemand, par Olivier Cyran (Le Monde diplomatique, septembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
    #Allemagne #Discours_orthodoxes

    Au #Portugal, la gauche essaye, par Marie-Line Darcy & Gwenaëlle Lenoir (Le Monde diplomatique, octobre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/10/DARCY/58000

    Economie : en 2018 le Portugal continue sa course vers le plein emploi et la réduction des inégalités sociales
    https://information.tv5monde.com/info/economie-en-2018-le-portugal-continue-sa-course-vers-le-plein-

    « L’UE souffre d’un déficit de #Démocratie comme un astronaute sur la Lune souffre d’un déficit d’oxygène » - L’analyse de l’économiste F. Farah #Lectures #Grèce
    http://lvsl.fr/l-ue-souffre-dun-deficit-de-democratie

    Portugal : le seul pays à avoir rejeté l’austérité se porte mieux que jamais
    https://mrmondialisation.org/portugal-le-seul-pays-a-avoir-rejete-lausterite-se-porte-mieux-que

    « La lecture de la crise par les élites européennes a été un coup communicationnel hors pair, puisqu’il s’agissait de faire oublier l’origine bancaire et privée de la crise, en affirmant au contraire que l’origine de la contraction économique se trouvait dans des dépenses publiques élevées et un État social trop coûteux. De la sorte, l’austérité a pour but de redimensionner à la baisse l’État social à des fins politiques. La question grecque a été un affreux test réussi, puisque la population grecque a plié, a fui, mais ne s’est finalement pas révoltée. La stratégie du choc, pour le dire avec Naomi Klein, a fonctionné. »

    Le déficit public du Portugal au plus bas depuis 45 ans de démocratie
    https://www.courrierinternational.com/article/le-chiffre-du-jour-le-deficit-public-du-portugal-au-plus-bas-
    2018

    "Deux raisons expliquent cette amélioration, selon l’INE : “La hausse des recettes fiscales et celle des contributions à la sécurité sociale, reflétant l’évolution de l’activité économique et de l’emploi.” Du côté de l’opposition, rapporte Eco, on salue ce résultat “positif”, mais les principaux partis de droite (PSD et CDS-PP) rappellent qu’il a été obtenu grâce à “des impôts maximums et des services publics minimums”"

    Ni austérité, ni populisme : le Portugal suit sa voie de gauche
    https://information.tv5monde.com/info/portugal-gauche-austerite-143226?fbclid=IwAR38FnMpBKSb7gpNc3CA
    https://information.tv5monde.com/sites/info.tv5monde.com/files/assets/images/AP_527739428331.jpg

    Hold-up social : comment le droit du travail a été démantelé en Europe, sans aucun bénéfice sur l’emploi et les gens - Basta !
    https://www.bastamag.net/Hold-up-social-comment-le-droit-du-travail-a-ete-demantele-en-Europe-sans-

    "C’est ainsi qu’en octobre 2011, par exemple, Pierre Deleplanque, patron du producteur de ciment Heracles, lui-même filiale du leader mondial des matériaux de construction #Lafarge, a pu transmettre directement ses exigences au chef de la délégation du FMI à Athènes"

    "En #Roumanie, les lobbies patronaux rédigent des lois
    Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), la fin imposée des négociations salariales contrevenait pourtant aux conventions internationales. Ce qui n’a pas suscité d’états d’âme du côté de la Commission européenne."

    "La Commission européenne en a pris bonne note. Lorsqu’un gouvernement ultérieur à Bucarest a annoncé en 2012 qu’il souhaitait encourager à nouveau les accords salariaux nationaux contraignants, les émissaires du commissaire Olli Rehn, avec ceux du FMI, ont mis leur veto. « Nous pressons fortement les autorités de s’assurer que les accords collectifs nationaux ne contiennent pas d’éléments relatifs aux salaires et ne remettent en cause les progrès obtenus avec le nouveau code du travail adopté en mai 2011 », ont-ils écrits au gouvernement."

    • En sortir, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 26 septembre 2012)
      http://blog.mondediplo.net/2012-09-26-En-sortir

      "On rappellera tout de même que la dette publique espagnole passe de 36,1 points de PIB en 2007… à 68,5 en 2011 – multipliée par deux. Celle de l’Irlande, de 25 à 108 % sur la même période – multipliée par quatre, qui dit mieux ! On défendra difficilement la thèse qu’Espagnols, ou Irlandais se sont jetés frénétiquement sur les médicaments ou bien ont décidé de partir en retraite à 40 ans (comme les traders, au passage) : c’est le désastre de systèmes bancaires irresponsables qu’ils ont sur les bras. La France, dont la dette passe de 63,8 % de PIB à 85,8 %, le Portugal de 62,7 % à 107,8 % (10), payent eux aussi les dégâts de la finance, mais indirectement et par récession de credit crunch interposée – faut-il redire que tout ceci a commencé avec la crise des subprime en 2007-2008 et que, médiatement ou immédiatement, les populations européennes éclusent les petits désastres de la finance privée (que l’Union a si gentiment déréglementée pour elles) ? De tout ce surplus de dette, indiscutablement né de la crise financière, il faut dire que nous ne sommes pas comptables. Et par conséquent que nous ne le payerons pas.
      Le paysage de la politique économique, notamment budgétaire, ne commencera à changer vraiment qu’avec, oui, des taux d’intérêt souverains équivalents à ceux que les banques centrales accordent gracieusement aux banques privées pour les tenir à bout de bras, mais surtout avec 20 à 40 points de PIB de dette publique en moins. Il est vrai que pour que ce paysage-là change ainsi, il faudra préalablement en avoir chamboulé un autre, celui de l’Union européenne elle-même. Mais tout ça va du même pas en vérité puisqu’il suffirait d’annoncer le refus d’« honorer » tout ou partie de la dette publique pour qu’aussitôt explosions financière, monétaire et institutionnelle s’entraînent l’une l’autre. C’est bien là le genre d’idée propre à dégonder les amis de l’Europe (telle qu’elle est), qui hurleront à l’insanité mentale, peut-être au nihilisme des irresponsables attachés à tout détruire. Pour ne rien leur cacher, sinon tout détruire, du moins détruire tout ça, c’est en effet un peu le but de la manœuvre…" ;
      "surendettement généralisé – et passons sur le fait que ce surendettement de tous les agents (ménages, institutions financières, Etats) est le produit même du néolibéralisme… – : les ménages se surendettent sous l’effet de la compression salariale ; les banques se surendettent pour tirer, par « effet de levier », le meilleur parti des opportunités de profit de la déréglementation financière ; les Etats se surendettent par abandon de recettes fiscales sous le dogme de la réduction des impôts (pour les plus riches)." ;
      –"Mais que faut-il entendre par « la puissance publique » préposée à cette opération, ou plus exactement quelle pourrait être sa capacité financière ? L’Etat n’est-il pas ruiné, par construction même de ce scénario ? Seul le lavage de cerveau à grande eau libérale a pu nous faire croire que la personnalité financière de la puissance publique s’épuise dans l’Etat fiscal – alors qu’elle inclut notoirement la banque centrale. C’est donc à elle, évidemment reprise en main par le pouvoir souverain, qu’il appartiendrait de rattraper le déséquilibre délibérément organisé par le défaut. D’une part, mais à la manière dont la BCE et la Fed agissent déjà, en octroyant de très amples concours au secteur bancaire pour le maintenir dans la liquidité (éventuellement en admettant temporairement à ces concours certaines institutions financières non bancaires). D’autre part en se chargeant de l’apurement des pertes et de la recapitalisation nécessaires au redémarrage des opérations bancaires ordinaires – évidemment redéfinies sur des bases toute nouvelles, dont les activités spéculatives seraient exclues."

      L’Europe mal-traitée | Les Économistes Atterrés
      http://www.atterres.org/livre/leurope-mal-trait%C3%A9e
      #UE_TSCG #BCE #Dette_publique #Libéralisme #Orthodoxie

    • –Zone euro : le trou noir de l’économie mondiale
      http://www.marianne.net/les-eco-att/zone-euro-trou-noir-economie-mondiale-100239185.html

      -"Depuis 2008, indépendamment des évènements conjoncturels, il faut bien reconnaître que la zone euro est très loin d’avoir apporté la prospérité promise à ses membres. Même les pays soi-disant performants comme l’Allemagne, l’Autriche ou les Pays-Bas ont connu une croissance plus faible que les États-Unis, pourtant à l’origine de la crise de 2008-2009." ;
      –"Partout en Europe, la politique menée est la même. Seule l’intensité de l’austérité varie : plus légère dans les pays du nord, plus brutale dans les pays du sud. La France est dans une situation intermédiaire, mais l’effort accompli au service des entreprises est considérable. Le « Pacte de responsabilité » vise à distribuer près de 40 milliards d’euros aux entreprises. Pour se faire une idée, la totalité du RSA coûte environ 9 milliards d’euros et le budget de la recherche et de l’enseignement supérieur en France représente 23 milliards d’euros. Avec cette somme, on pourrait facilement créer au moins un million d’emplois." ;
      –"la baisse des coûts généralisée a fini par annihiler toute inflation en zone euro. Cela n’est pas une bonne nouvelle. Une inflation zéro signifie que le poids des dettes dans l’économie ne se réduit pas. Cela rend très délicat le rétablissement des finances publiques et pousse à renforcer encore les mesures d’austérité." ;
      –"On voit là l’absurdité d’une politique économique qui appuie sur l’accélérateur en menant une politique monétaire très favorable à la croissance… mais qui en même temps freine de toute ses forces en réduisant les dépenses publiques. Voilà la conséquence de la gouvernance européenne fondée sur des règles arbitraires et intangibles qui impliquent l’irresponsabilité absolue des décideurs. Chaque institution suit donc sa logique propre sans s’intéresser au bien commun. La BCE gère l’inflation, la Commission gère les déficits publics, les États se mènent entre eux une guerre économique sans fin et les marchés « libres et non faussés » s’occupent du reste. Brillant résultat !" ;
      –"L’Europe à 28 est devenue un vaste terrain de luttes entre des États qui sont loin de se considérer solidaires. Et la crise a simplement accéléré ce processus en déversant sur les peuples le sentiment que la logique de la concurrence et de la compétitivité intra-européenne s’apparentait en réalité à un vaste système d’affrontements nationaux.
      Les entreprises profitent évidemment de ces rivalités en organisant une fraude de plus en plus décomplexée. Pour faire apparaître les profits là où les impôts sont les plus faibles elles jouent sur les prix de transfert ou de licence entre filiales." ;

      –"On connaît très bien les effets d’une politique de l’offre généralisée, où chacun cherche à diminuer ses coûts pour être plus compétitif que son voisin. La diminution des coûts entraîne la baisse des revenus qui conduit à la compression de la demande. Aussi, pour ne pas voir leur part de marché s’effondrer, les entreprises sont contraintes de baisser leurs prix, ce qui diminue leurs marges. C’est ce qu’on appelle la déflation. On y est."

      –PartiPris.info Compétitivité : le retour de l’idéologie de la guerre économique. Par David Cayla
      http://www.partipris.info/2012/12/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique

      -"En Italie, Mario Monti engagea ses réformes dès le début de l’année 2012. Il commença par s’attaquer aux retraites avec une réforme particulièrement brutale qui réussit à la fois à rallonger la durée de cotisation (de 40 à 42 ans), à reculer l’âge minimal de départ à la retraite (66 ans en 2018) et à réduire le montant des pensions. Au printemps, le gouvernement italien s’attaqua à la réforme du marché du travail. L’objectif, clairement affiché, était de faciliter les licenciements des entreprises en échange d’une indemnisation et d’une sécurisation sociale des salariés. La fameuse « flexi-sécurité ». Les aides directes aux entreprises ne furent pas écartées : réduction des cotisations sociales pour certains emplois, aide à l’investissement des entreprises, instauration d’un crédit d’impôt pour les dépenses de recherche ou d’économie d’énergie. Tout cela fut financé en ponctionnant le pouvoir d’achat des ménages" ;
      –"En dehors des mesures d’austérité qui touchèrent particulièrement les fonctionnaires et les classes moyennes, le gouvernement espagnol s’est attelé, dès le mois de février, à faire passer une réforme du marché du travail encore plus drastique, puisque non seulement elle visait, comme sa cousine italienne, à faciliter les licenciements, mais elle permettait aussi aux employeurs d’imposer des baisses de salaire ou de redéfinir à leur guise la fonction, les horaires et le lieu de travail de leurs salariés. " ;
      –" en 2010, la Troika imposa pas moins de quatre réformes du marché du travail. Chacune apporta sa contribution en matière de flexibilisation des horaires de travail, de facilitation des licenciements ou de diminution les salaires, en particulier du salaire minimal. Comme ces mesures échouèrent à redresser l’économie grecque qui s’enfonça encore davantage dans la crise, deux nouvelles lois furent adoptées en 2011, en échange de rares sursis financiers de la Troïka, et avec la même logique et le même succès. Enfin, en février 2012, la Grèce instaura une septième réforme du marché du travail qui imposa la diminution du salaire minimum de 22 % (32 % pour les moins de 25 ans) et qui suspendit toute augmentation automatique des salaires prévus par les accords de branche. Malgré ces mesures, il semblerait que les autorités européennes et le FMI considèrent que l’effort grec est encore insuffisant. Dans un récent rapport, la Commission exige d’assouplir davantage la durée hebdomadaire du travail pour permettre aux salariés de travailler six jours par semaine." ;
      –"Au nom de la lutte pour l’emploi et pour la croissance, l’ensemble des pays européens est en train de s’engager dans ce que les économistes appellent des « politiques de l’offre », et qu’ils enrobent du doux nom de « compétitivité ».
      Mais à bien y réfléchir, ce mot même de compétitivité cache une formidable régression intellectuelle. Recyclage conceptuel du monde de l’entreprise, il renvoie à l’idée de compétition. Or, être compétitif, ce n’est pas être efficace, c’est être meilleur. De l’efficacité à la compétitivité, on passe donc de l’absolu au relatif. Si l’on peut comprendre que pour une entreprise individuelle, la performance implique souvent un gain dans le cadre d’une lutte concurrentielle, du point de vue d’une Nation, l’efficacité nécessiterait plutôt un équilibre, ou à tout le moins l’achèvement d’un collectif organisé de manière harmonieuse.
      Car s’il est une leçon à retenir de la crise de 2009, c’est que les économies sont bien davantage interdépendantes qu’elles ne sont concurrentes.(...) Ce qu’un pays perd en croissance économique ne se fait pas au bénéfice d’un autre pays, bien au contraire ! Voilà pourquoi la logique des États, la logique macroéconomique, n’a rien à voir avec la logique des entreprises. Au niveau macroéconomique, la notion de compétitivité relève donc davantage d’un argument fallacieux au service d’intérêts particuliers que d’une analyse économique sérieuse." ;
      –" Au sortir d’une effroyable guerre mondiale, les « pères fondateurs » de la construction européenne avait bien conscience qu’en matière économique la coopération est bien plus efficace que la compétition." ;
      –"entre 1995 et 2012, alors que la productivité du travail en Allemagne a évolué au même rythme que dans le reste de l’Europe, l’écart relatif entre les salaires allemands et ceux du reste de l’Europe s’est creusé de plus de dix points. Cette politique, que l’on peut qualifier de « dévaluation salariale », a permis à l’Allemagne d’engranger des excédents commerciaux records… au détriment de ses partenaires européens" ;
      –"Pourtant, à aucun moment, les responsables européens qui mettent aujourd’hui en œuvre des politiques de compétitivité en totale contradiction avec la logique coopérative qu’ils promouvaient jadis ne s’interrogent sur le sens économique de ces mesures. Car si pour une petite économie individuelle une telle politique peut éventuellement fonctionner en permettant à ce pays de gagner des parts de marché sur ces concurrents, à l’échelle du continent en entier personne ne peut croire qu’il soit possible de généraliser les excédents commerciaux intra-européens. Tout ce que l’Espagne pourra gagner avec la relance de ses exportations sera nécessairement pris sur ses partenaires commerciaux, dont l’immense majorité se situe en Europe. La logique qui nous est proposée est donc proprement suicidaire : elle consiste à appauvrir systématiquement les salariés européens pour que chaque pays tente de récupérer une part plus importante d’un gâteau dont la taille ne cesse de se réduire.
      Car c’est bien là le drame de la situation actuelle : poussée jusqu’à l’absurde, la logique de la compétitivité n’aboutit qu’à la disparition de la prospérité générale, sans créer le moindre emploi supplémentaire, et participe à l’effondrement de la demande des ménages et à l’intensification de la concurrence. L’Europe est en train de réinventer le mercantilisme le plus obtus ; celui qui confond la logique marchande avec la logique économique, et la balance commerciale avec la prospérité. Aveuglé par l’idéologie, elle conduit une guerre commerciale contre elle-même.
      Nous sommes en 1914 et nous envoyons nos salariés dans une boucherie absurde, à la conquête de victoires qui n’existent pas."

      Zone euro : qui doit réformer d’abord, la France ou l’Allemagne ? « Le Mouvement Réel. Romaric Godin
      https://lemouvementreel.com/2017/04/19/zone-euro-qui-doit-reformer-dabord-la-france-ou-lallemagne
      #Macron

      "Car l’Allemagne sait parfaitement jouer sur le registre de la confiance que l’on perd aisément, mais que l’on retrouve difficilement. Il faudra faire preuve non seulement de volonté, mais aussi prouver des résultats. Et quand bien même ces résultats seront obtenus, alors il faudra encore sans doute en faire davantage. Si l’on observe les attitudes face à l’Espagne, au Portugal ou à la Grèce, on remarque que ces pays ne vont jamais assez loin dans les réformes. La Grèce en est l’exemple caricatural puisqu’on en est encore à réclamer des gages de confiance sous la forme de nouveaux plans d’austérité après sept ans d’ajustements. Mais l’Espagne, dont on loue tant les « réformes », qu’a-t-elle obtenu ? Deux ans pour réduire son déficit public au lieu d’une sanction immédiate."

      "cet excédent pose clairement plusieurs problèmes majeurs. D’abord, il est le symptôme d’une économie allemande qui vit en dessous de ses moyens"

      "Il conviendrait donc de mettre en place un système permettant de réduire les excédents excessifs en zone euro. En théorie, ce système existe puisque la Commission européenne peut demander des politiques correctrices depuis 2013 lorsque l’excédent courant dépasse 6 % du PIB. Mais si Bruxelles blâme régulièrement Berlin, elle n’engage pas une politique du même ordre dans ce domaine que dans celui des déficits."

      "Le CEPR publie ce mardi 18 avril une note de recherche qui conclut qu’il existe « de nombreuses preuves qui soutiennent l’idée que le chômage de masse et la stagnation en France sont le résultat d’une demande inadéquate plutôt que de problèmes structurels sur le marché du travail ou d’une dette publique trop élevée. »"

      "Baisser le coût du travail serait-il alors la solution ? On ne saurait réussir une montée de gamme par ce biais qui, au contraire, à tendance à maintenir la France dans son point faible : un niveau de gamme moyen qui subit la concurrence directe des pays à bas coût."

      Europe : 4 idées reçues - Osons Causer #Vidéos
      http://osonscauser.com/europe-4-idees-recues

    • Contre le FMI : le triomphe des insoumis (1) Par Antoine Dumini, François Ruffin, 30/06/2013 - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Contre-le-FMI-le-triomphe-des.html

      -"Tout se passe comme si les recommandations du FMI servaient de programme au gouvernement. Il faut se préparer, alors, comme le préconise l’institution internationale, à « revoir les allocations chômage », à une « déréglementation des services », à une nouvelle « révision du régime des retraites qui devra reposer sur une augmentation de l’âge du départ à la retraite », etc.

      En France, le FMI agit en sous-main. Il influence, oriente les ministres, participe d’un climat libéral – parmi d’autres institutions : la Commission, les agences de notation, la Banque centrale européenne, le Médef, etc., dont les voix accordées fixent la norme économique. Y déroger réclame du courage politique. Mais ailleurs en Europe, le FMI ne recommande plus : il tient les commandes. En Grèce, évidemment. Mais au Portugal, en Espagne, en Irlande, à Chypre également." ;

      –" Le gouvernement espagnol, socialiste à l’époque, a aussitôt approuvé : « L’analyse du FMI correspond à la nôtre (…) Le gouvernement ne doit pas retarder les réformes structurelles annoncées. »" ;

      –"Ça coince en 2011, avec le chômage, la récession, les déficits ? « Cela signifie que les réformes menées doivent être renforcées » ! Et de le faire « courageusement », avec une négociation collective plus flexible, des indemnités de licenciement diminuées, etc. Ça empire en 2012, avec un taux de chômage de 24,4 %, le plus élevé du monde industrialisé ? Réponse : « Le FMI exige plus d’austérité en Espagne » !(...)et ce « pour aider à rétablir la confiance et remettre l’économie sur le chemin de la croissance ». Le triomphe n’a pas tardé : le chômage s’établit désormais à 26,2 %..." ;

      –"Seul hic : le Portugal va connaître sa troisième année de récession. Le chômage crève tous les mois un plafond, il est au-dessus de 16 % désormais.
      Sa jeunesse fuit, 100 000 Portugais quittent leur pays chaque année. Et même, l’endettement public grimpe encore : 93 % du PIB fin 2010, 107 % fin 2011, 118 % en vue pour 2013." ;

      –"Un jour viendra où l’on se moquera de la novlangue du FMI comme de la Pravda soviétique : quels que soient le taux de chômage, l’endettement, les désaveux électoraux, voire les suicides, le « programme reste globalement sur la bonne voie », notent granitiquement les chefs de mission." ;

      –"Et bien sûr, la privatisation des terres, de l’eau, du sous-sol.
      Le FMI et la Banque mondiale sont ravis : un élève modèle.
      Deux décennies durant, le Ghana suit les consignes à la lettre. Et à la place de retrouver « la voie de la croissance, de l’emploi », comme le promettaient les experts, il s’enfonce dans le marasme." ;

      –"Comme les institutions internationales ont délivré à peu près les mêmes conseils aux nations alentours, tout miser sur l’exportation, le Nigeria, le Cameroun, et surtout la Côte d’Ivoire se sont lancés à fond, à leur tour, dans le cacao, les cours ont encore été divisés par deux. Mais les compagnies du nord peuvent se fournir en chocolat à bas coût… " ;

      –"L’eau, même à la pompe, est devenue payante." ;

      –"Cette jeune femme, elle, est retenue prisonnière. Elle vient d’accoucher de deux jumeaux, dont l’un est décédé. Elle doit payer pour les journées d’hospitalisation, pour les soins, pour les médicaments. Et comme elle n’a pas un sou, elle est retenue en otage. Son mari, au chômage, est parti depuis cinq jours pour quémander un prêt à son oncle, ses cousins. « Quand j’étais petit, se souvient le médecin, je n’ai jamais payé pour des frais médicaux. Pourtant, j’ai été admis plusieurs fois à l’hôpital universitaire. »
      Tout ça va néanmoins dans le bon sens, estime le FMI : « Le libre-échange, et tout ce qui contribue au libre-échange, est juste », assène son représentant." ;

      –"epuis trois ans que la récession s’est installée, l’Argentine suit, au mieux, les conseils du FMI et des États-Unis, d’un « plan de rigueur » à un « programme de privatisations ». C’est un échec patent. Malgré cette déconfiture (...) le Fonds demeure droit dans ses certitudes" ;

      –"Durant tout ce temps, évidemment, les loups de Washington ont hurlé au « populisme ». Avant de, sur le tard, adresser un satisfecit à l’Argentine pour son redressement : entre 2003 et 2011, son PIB a triplé. "

      Contre le FMI : le triomphe des insoumis (2) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
      http://www.fakirpresse.info/Contre-le-FMI-le-triomphe-des-600.html

      -"Sept jours ont suffi, néanmoins, aux experts du FMI pour, en décembre 1997, appréhender cette longue histoire, saisir ses particularités, établir un diagnostic, et dresser leur feuille de route. C’est simple : tout le passé est à balayer. Eux le raient d’un trait de plume : le marché du travail à flexibiliser, les flux financiers à libéraliser, les conglomérats à restructurer…" ;

      –" Avec quels brillants résultats ? Un marasme : la fuite des capitaux s’accélère, le taux de croissance passe de + 5 % à – 6 %, et le chômage triple, de 2,5 % à 8,5 %. En un an de direction par le FMI !" ;

      –"Chan Keun Lee, dresse un réquisitoire fort bien argumenté, qui mérite d’être cité longuement :

      « Premièrement, le FMI est incapable de prévoir les crises financières (...) Deuxièmement, le FMI n’a absolument pas su gérer la crise. (...) Troisièmement, le FMI outrepasse ses statuts (...) Si le FMI s’arroge autant de domaines régaliens, en quoi un état-nation reste-t-il nécessaire ? (...) » ;

      –"Le FMI lui-même s’est senti un peu péteux. Dès janvier 1999, dans un rapport, ses conseilleurs admettent des « erreurs », notamment en sousestimant la « sévérité des revers économiques ». Mais que dire lorsque l’ « erreur » se reproduit dix fois ?" ;

      –"en Malaisie, au sommet de l’État, ne règne pas le consensus. Deux thèses s’affrontent – et Camdessus veut soutenir son favori : ici comme ailleurs, le ministre des Finances et Vice-Premier ministre, Ibrahim Anwar, souhaite « moderniser » le pays, main dans la main avec le FMI. Mais le président Mahathir, un archaïque, dénonce au contraire les organisations internationales, qui déstabiliseraient les « structures saines » du pays. Il limoge son dauphin et l’accuse de corruption. Tandis que le viré lance un « mouvement de la réforme », bien sûr soutenu par l’Occident." ;

      –"Le président Mahathir prend alors, en ce mois de septembre, des mesures « désastreuses », complètement dépassées (...) Les experts ricanent, du n’importe quoi, des recettes d’un autre temps (..) Sauf que l’inverse se produit. (...) Même, le FMI doit faire amende honorable (...) Juste un oubli, dans ces textes : comment, en Malaisie, cette « gestion de la crise a été bien conduite » ? En désobéissant aux recommandations du FMI, qui emmenait les pays alentours dans le mur !" ;

      –"« La Grèce a mené à bien 60 % des réformes qui lui étaient demandées, relève l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Quelques 20 % sont encore en discussion au sein du gouvernement, et les autres restent à programmer. » Voilà un pays plutôt obéissant, donc." ;

      –"À l’arrivée, le pays est en lambeaux. La récession s’installe, avec un PIB en chute de 12 % depuis 2008. Du coup, l’endettement s’accroît plus qu’il ne se résorbe : 158 % en 2011, 175 % en 2012, 190 % prévu en 2013 (hors banqueroute). Le chômage dépasse les 20 %. Le taux de suicide a triplé, devenant le plus important de toute son histoire. Et sans même des chiffres, c’est une société, avec ses hôpitaux, sa solidarité, son espoir, qui s’écroule." ;

      –"Quelle solution propose alors le FMI dans un énième audit ? « La Grèce va devoir encore mener à bien 150 nouvelles réformes de son économie » ! Et en échange, on lui accordera « deux ans de plus pour ramener son déficit sous la barre des 3 % en 2016 – au lieu de 2014 comme prévu jusque-là »." ;

      –"ils mettent un pays genoux, à feu et à sang, et parlent de quoi ? De quelle priorité ? Un déficit sous les 3 % ! (...) Et le FMI n’en démord pas : « Le programme peut placer la dette grecque dans une trajectoire viable. »" ;

      –"Et à quoi est dû ce relatif succès ? Parce que l’Islande n’a pas adopté les recettes traditionnelles du FMI ! Elle a même fait tout le contraire !"

      #Austérité #Discours_orthodoxes #Orthodoxie #PS #FMI #IFI #Espagne #PSOE #Espagne_PSOE #Portugal #Novlangue #Afrique #Amérique_du_Sud #Asie #Grèce #Islande

      Comme quoi, même un petit pays ayant la folie de « s’isoler » en refusant le bonheur et l’avancée civilisationnelle que représentent l’appartenance à l’UE et ses « réformes structurelles » peut naviguer hors des ténèbres promises à ceux qui voudraient quitter la belle union.
      Ah oui c’est vrai, « petit pays », « petite population », « pas comparable » etc.

      Miracle à l’islandaise : à Reykjavik, le taux de chômage est tombé à 1,9%. Par Pierre Magnan
      http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tomb

      -"Selon le Premier ministre, « nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été menbre de l’Union européenne », avait-il dit en novembre 2015. Sigmundur Davíð Gunnlaugsson avait même été plus loin en affirmant que ne pas être membre de la zone euro avait été une chance pour l’Islande : « Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l’Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique. »" ;
      –"Le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd’hui maîtrisée... et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières."

      « L’Islande a laissé ses banques faire faillite, et jeté des banquiers en prison. Et voici ce qui s’est produit »
      http://www.express.be/business/fr/economy/lislande-a-laisse-ses-banques-faire-faillite-et-jete-des-banquiers-en-prison-et-voici-ce-qui-sest-produit/214182.htm
      #Islande #UE #Finance

      CADTM - Belgique : 50 milliards d’austérité en 5 ans, pour quels résultats ?
      http://www.cadtm.org/Belgique-50-milliards-d-austerite
      #UE_Belgique_Austérité

      "Les plans d’austérité prescrits aujourd’hui aux pays européens ressemblent à s’y méprendre aux plans d’ajustement structurel imposés depuis trente ans par la Banque mondiale et le FMI aux pays dits pauvres, avec les résultats que l’on connaît : une dette impayable et des peuples entiers dépossédés de leur souveraineté et plongés dans une pauvreté extrême. Plusieurs études, et les chiffres d’Eurostat, le montrent sans détour : plus les pays européens ont appliqué d’austérité, plus leur dette a augmenté |10|"

      "Tout citoyen-ne est en droit de se demander pourquoi, malgré le fait que ces politiques ont prouvé leur inefficacité partout sur la planète, et alors que des institutions comme la Commission européenne ou le FMI ont elles-mêmes reconnu leurs erreurs à plusieurs reprises |12|, nos gouvernements persistent et signent dans cette orientation. Une bonne partie de la réponse se trouve dans le fait que ce n’est pas le bon sens qui dirige le monde, mais bien les rapports de force. Or, lorsqu’on analyse les politiques d’austérité sous cet angle, on se rend très vite compte que celles-ci servent les intérêts des « 1% »."

      "- 13.000 entreprises belges ont envoyé 62 milliards au Luxembourg en 2014 |16| ;
      – Les quelques 732 citoyens qui ont fondé des sociétés offshores dans des paradis fiscaux (affaire Panama Papers) ne seront apparemment pas inquiétés ;
      – Le gouvernement décide d’aller en appel contre la décision de la Commission européenne demandant à la Belgique de récupérer 700 millions d’euros indûment octroyés à des multinationales dans le cadre du système des rulings fiscaux."

    • Le plan de bataille des financiers (souvenirs) - Les Mutins de Pangée
      http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers.html
      #UE #Démocratie #PS #Vidéos

      “Le Parlement est à la botte de Macron qui va mettre en place la purge sociale exigée par l’UE” : entretien avec Frédéric Farah - Le Vent Se Lève
      http://lvsl.fr/parlement-a-botte-de-macron-va-mettre-place-purge-sociale-exigee-lue-entretien-
      #Italie #Economie_Orthodoxie #Austérité #UE #Lectures

      "On l’aura compris : députés et sénateurs sont acquis à la politique que souhaite mener Emmanuel Macron. Pendant cinq ans, Macron aura les mains libres pour « réformer » l’économie française, « libérer les énergies » et « mettre fin aux entraves » qui bloquent la société. Derrière cette novlangue technocratique fourre-tout, on trouve un projet néolibéral cohérent, mûrement pensé et réfléchi. Il s’agit pour Emmanuel Macron d’appliquer en France les réformes que l’Union Européenne et les grandes puissances économiques réclament depuis des années, et que les gouvernements successifs ont eu du mal à mettre en oeuvre du fait de la forte mobilisation du peuple français. C’est l’analyse que propose Frédéric Farah, économiste, auteur d’Europe, la grande liquidation démocratique, paru en février 2017."

      "le gouvernement technique, dont la version la plus aboutie se trouvait en Italie avec Monti. #Monti est arrivé au pouvoir sans aucune légitimité populaire et a engagé des réformes (retraites, droit du travail…) qui ont modifié en profondeur le contrat social italien"

      "Berlusconi (quoi qu’on en pense par ailleurs) a été victime d’un coup d’Etat de la #BCE et a été asphyxié par la dette italienne. Napolitano, président de la République italienne (qui n’est pas élu par le peuple), a nommé Mario Monti sénateur à vie pour rendre possible sa nomination comme président du Conseil. C’est la même chose avec Lukas Papademos en #Grèce, qui a succédé à Papandréou après que celui-là ait été contraint à la démission."

      "Ensuite, il existe une façon déguisée de mettre au pas la démocratie, qui a pour objectif d’annihiler le conflit en politique"

      "il suffit de voir à quel point les préjugés les plus racistes sont ressortis. On nous a expliqué que les peuples du Sud sont paresseux ; Monsieur Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, a déclaré par exemple que les peuples du Sud dépensaient l’argent de l’Europe pour consommer « de l’alcool et des femmes »… À l’inverse, on nous a expliqué que les peuples du Nord étaient disciplinés, purs… Ce sont des personnalités publiques, des gouvernants, des opinions soi-disant éclairées qui ont inondé les médias de ce genre de propos pendant la crise grecque. Défaire les nations et ne rien faire par la suite, c’est recréer les conditions d’un conflit plutôt que les résoudre.

      Je ne crois pas que l’Union Européenne apporte cette fameuse paix puisque les derniers projets européens (le marché unique et l’euro) n’ont cessé d’éloigner les peuples les uns des autres et de les mettre en concurrence."

      "La France est devenue monétairement allemande en 1983 avec le culte du franc fort et de la lutte contre l’inflation. Or, combattre l’inflation, c’est produire du chômage. C’est une force de discipline terrible pour le salariat ; s’il y a du chômage, ils ne peuvent pas trop revendiquer."

      "Beppe Grillo, est illisible sur la question européenne. Podemos est illisble sur l’Europe. Tsipras, anéanti, était illisible sur la question. Et le Bloc des Gauches portugais amène beaucoup d’eau dans son vin pour constituer une alliance avec le Parti Socialiste…"

      "Comme le disait Galbraith, Macron représente en France la “Troïka de l’intérieur”. On se retrouverait avec une troika de l’intérieur : c’est #Macron et son gouvernement technique. On ne peut pas apporter en France, comme en Grèce, des experts du FMI en cravate dans les hôtels parisiens pour importer leur politique. En revanche, on peut l’imposer de l’intérieur."

    • Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe. PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      http://www.bastamag.net/Partout-en-Europe-les-reformes-du-travail-facilitent-les-licenciements-et
      #UE #Grèce #Espagne #Portugal #Italie #Royaume-Uni #Irlande #Discours_orthodoxes #Réformes_structurelles

      -"« Les programmes de réformes du droit du travail sont différents selon les pays. Il y ceux qui ont été imposés d’une façon assez claire et publique dans le cadre de la troïka, en Irlande, en Grèce, au Portugal, à Chypre. Mais il y a aussi eu des réformes faites avec moins de publicité, dans les pays de l’Est à la suite de leur entrée dans l’UE. Dans ces cas-là, le Fonds monétaire international a aussi exercé une pression forte pour libéraliser leur marché du travail, souligne Isabelle Schömann, chargée de recherches à l’Institut syndical européen. Par exemple, le programme économique qui a accompagné l’entrée dans l’UE de la Croatie, en 2013, prévoyait que le pays « simplifie ses procédures de licenciements collectifs, élargisse l’éventail d’activités autorisées aux agences d’emploi intérimaires et abolisse la limite mensuelle d’heures supplémentaires [2]. »" ;
      _" les réformes des dernières années réalisées à travers l’UE se concentrent sur quelques axes principaux. À chaque fois, la flexibilité tant vantée se fait au profit des employeurs : licenciements plus faciles et moins coûteux, possibilités accrues de déroger aux conventions collectives. Deux piliers qui se retrouvent aussi dans le projet de loi en discussion en France." ;
      –"Au Royaume-Uni, les procédures auprès des tribunaux du travail ont même été rendues payantes : les frais pour le salarié s’élèvent à 300 euros environ pour le simple dépôt d’un recours, jusqu’à 1200 euros si l’affaire est inscrite à une audience [5].(...)

      Le Royaume Uni a aussi créé un contrat d’un genre bien particulier : les salariés renoncent à leurs droits en échange d’une participation à l’intéressement. Avec ce contrat d’« employé actionnaire », les salariés reçoivent des actions de l’entreprise s’ils renoncent au droit de contester un licenciement abusif et à toute indemnité de licenciement. Outre-Manche, les contrats dits “à 0 heure” sont par ailleurs de plus en plus utilisés depuis 2012." ;
      –"Plus de 740 000 personnes travaillaient avec ce type de contrat en 2015, trois fois plus qu’en 2012" ;
      –"Le projet de loi El Khomri prévoit de faire passer les accords d’entreprises avant les conventions collectives sur toute une série de sujets, comme le temps de travail. Là encore, c’est une des tendances suivie dans toute l’Europe, en partie sous pression de Bruxelles. Cela s’appelle la « décentralisation » de la négociation" ;
      –"« Cette idée de retirer aux partenaires sociaux la possibilité de fixer les salaires est une constante de la Commission européenne », observe Isabelle Schömann. Résultat : dans les pays qui sont passés par les programmes d’austérité de la troïka, de moins en moins de salariés sont couverts par des conventions collectives." ;
      –" En Grèce, le taux de chômage était de 26 % en 2014 contre 18 % en 2011 et 12 % en 2010. Le taux de chômage des moins de 15 ans plafonne toujours à 48 %. En Espagne, le taux de chômage était de 22 % en 2015, toujours au-dessus de son niveau de 2010 (20 %). Et 45 % des jeunes espagnols sont toujours sans travail"

      « Jobs Act », le grand bluff de Matteo Renzi, par Andrea Fumagalli (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/FUMAGALLI/55955
      #Austérité #Italie #Novlangue #Stats #Orthodoxie

      "le contrat à durée indéterminée (CDI) « à protection croissante », entré en vigueur en 2015, n’a pas grand-chose de pérenne ni de protecteur. Au cours des trois premières années, les employeurs peuvent y mettre fin à tout moment et sans motivation. Leur seule obligation est de verser au salarié licencié une indemnité proportionnelle à son ancienneté"

      "Le Jobs Act a donc créé un effet d’aubaine : faire signer un contrat « à protection croissante », puis licencier son salarié sans justification, devient plus rentable que de recourir à un CDD. Grossière entourloupe statistique, le basculement des CDD vers les CDI permet de gonfler artificiellement les chiffres de l’emploi dit « stable », alors même que la précarité continue d’augmenter."

      "Par ailleurs, la diminution du chômage en 2015 masque le recours exponentiel au système des vouchers"

      " le « degré de protection de l’emploi » — un indice imaginé par l’OCDE pour mesurer la « rigidité » du marché du travail — y a baissé d’un tiers en dix ans…"

      "M. Renzi a tout misé sur une politique de l’offre. (...) Selon la philosophie qui guide ces mesures (7), l’augmentation des profits et la baisse des coûts entraîneraient automatiquement une hausse des investissements, donc de la production et de l’emploi."

      " l’Italie n’a pas de salaire minimum, sauf pour les professions couvertes par des conventions collectives, qui protègent un nombre toujours plus faible de travailleurs (moins de 50 % aujourd’hui). Par ailleurs, le « principe de faveur » n’y existe pas"

      "le travail gratuit, alimenté par l’« économie de la promesse (9) » qui remet toujours à plus tard l’obtention d’un emploi rémunéré et stable, devient la nouvelle frontière de la déréglementation du marché du travail italien. Les réformes de M. Renzi ont consacré le statut de précaire, lui conférant une nature à la fois structurelle et généralisée. Or le développement de la précarité figure justement parmi les premières causes de la stagnation économique de l’Italie, laquelle sert à justifier les mesures visant à accroître la précarité du travail…"

    • Un dernier french cancan devant le capital ?, par Laurent Cordonnier (Le Monde diplomatique, 31 mars 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2016-03-31-loi-travail-french-cancan-capital

      -"Premièrement : comment se dépêtrer de ce jeu à somme nulle, puisque tous les pays européens s’évertuent à baisser leur coût unitaire de production en même temps, à moins d’enchinoiser chaque jour un peu plus notre économie, ou d’exporter vers la planète mars ? Deuxièmement : est-ce bien pour cela que nous avons construit l’Europe ?" ;
      –"faisons un peu le compte : les taux d’intérêt sont négatifs, le taux de change de l’euro est au plus bas, les prix du pétrole sont rentrés sous terre, les revendications salariales sont au niveau d’avant la création de la CGT, les abattements de charges sociales et les ristournes fiscales en faveur des entreprises ont atteint le firmament, les coûts salariaux ont explosé en Chine, l’évasion fiscale institutionnalisée des multinationales fait tous les jours la « une » des journaux, les travailleurs terrorisés par le chômage remplissent les urgences… et l’investissement reste malgré tout cela au point mort. Que l’on demande dans ces conditions à la société de soulever encore un peu plus haut ses jupons pour réanimer la libido défaillante du capital a quelque chose d’indécent !" ;

    • « Ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut », par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juillet 2011)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/HALIMI/20760

      -"Loin d’être folles, les politiques mises en œuvre sont rationnelles. Et, pour l’essentiel, elles atteignent leur objectif. Seulement, celui-ci n’est pas de mettre un terme à la crise économique et financière, mais d’en recueillir les fruits, incroyablement juteux." ;
      –"le 11 juin, l’un des éditorialistes de The Economist signalait que « les Grecs soucieux de réformes voient dans la crise une occasion de remettre le pays sur le bon chemin. Ils louent en silence les étrangers qui serrent la vis à leurs élus (2) ». Dans le même numéro de l’hebdomadaire libéral, on pouvait aussi découvrir une analyse du plan d’austérité que l’UE et le FMI infligent au Portugal. « Les hommes d’affaires jugent de façon catégorique qu’il ne faut pas s’en écarter. Pedro Ferraz da Costa, qui dirige un think tank patronal, estime qu’aucun parti portugais n’aurait proposé au cours des trente dernières années un programme de réformes aussi radical. Il ajoute que le Portugal ne doit pas laisser passer une telle occasion (3). » Vive la crise, en somme." ;
      –"Krugman estime que les préférences de ces détenteurs de capitaux s’imposent d’autant plus naturellement qu’« ils versent des sommes importantes lors des campagnes électorales et ont accès aux décideurs politiques qui, sitôt qu’ils n’exerceront plus de responsabilité publique, viendront souvent travailler pour eux (4) »..
      –"Le Honduras a créé des zones franches où la souveraineté de l’Etat ne s’applique pas (13). L’Europe institue à présent des « sujets francs » (économie, social) à propos desquels le débat entre partis politiques s’évanouit, puisqu’il s’agit de domaines de souveraineté limitée ou nulle. La discussion se concentre alors sur les « thèmes de société » : burqa, légalisation du cannabis, radars sur les autoroutes, polémique du jour à propos de la phrase malencontreuse, du geste impatient, du juron d’un homme politique étourdi ou d’un artiste qui a trop bu. Ce tableau d’ensemble confirme une tendance déjà perceptible depuis deux décennies : la délocalisation du pouvoir politique réel vers des lieux d’apesanteur démocratique."

    • Dès les années 1950, un parfum d’oligarchie, par François Denord & Antoine Schwartz (Le Monde diplomatique, juin 2009) #UE
      http://www.monde-diplomatique.fr/2009/06/DENORD/17243

      -"l’économiste libéral Daniel Villey se montre enchanté par la « méthode » Monnet, qui « non seulement défend la France et l’Italie contre le péril communiste intérieur, mais encore les contraint, sous la pression de la concurrence, à rendre leur économie plus efficiente et plus libérale (9) »." ;
      –"En l’absence d’harmonisation sociale « par le haut », la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux affaiblit l’intervention publique et somme les systèmes de protection sociale de se plier aux règles d’une économie de marché concurrentielle. « On invoquera les dures lois de la compétition internationale pour démontrer qu’un niveau d’emploi élevé ne pourra être assuré que si les travailleurs se montrent “raisonnables” », remarque, visionnaire, Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la Confédération générale du travail (CGT)" ;
      –"Sans doute le Marché commun ne produit-il pleinement ses effets qu’avec l’adoption de l’Acte unique de 1986. Néanmoins, lors de la signature du traité de Rome, les observateurs les plus avertis comprennent qu’il dépossédera à terme les Etats d’une partie appréciable de leur pouvoir de contrôle sur l’économie. Mendès France y voit même l’« abdication de la démocratie ». Un système reposant principalement sur l’action supposée bienfaisante de la libre concurrence paraît, en effet, difficilement compatible avec une politique de transformation sociale audacieuse. Mais il n’interdit pas de promettre scrutin après scrutin la réalisation prochaine d’une « Europe sociale »."

    • Bruxelles confirme que la zone euro possède une politique économique : l’austérité. Par Romaric Godin
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/bruxelles-confirme-que-la-zone-euro-possede-une-politique-economique-l-aus

      -"Selon les informations publiées sur les sites bruxellois Euractiv et Politico et dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, l’Espagne et le Portugal devraient faire face à de nouvelles exigences de Bruxelles sur le plan budgétaire. Le collège des commissaires mardi 10 mai se serait mis d’accord sur ce principe. Les budgets espagnols et portugais avaient été validés avec des réserves lors du semestre européen et la Commission estime désormais que les deux pays n’ont pas fait suffisamment d’efforts pour réduire leur déficit et le ramener dans les clous du « pacte de croissance et de stabilité » qui prévoit un déficit public inférieur à 3 % du PIB." ;
      –" selon les nouvelles règles européennes, le Conseil européen doit, pour « casser » la décision de la Commission disposer d’une majorité qualifiée deux deux tiers, ce qui donne beaucoup de poids à Bruxelles." ;
      –"Au #Portugal, le nouveau gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale arrivé au pouvoir en novembre avait proposé un budget revenant sur un certain nombre de mesures d’austérité, mais en théorie dans les clous des 3 %." ;
      –"L’#Espagne connaît un vide gouvernemental depuis les élections du 20 décembre et revotera le 26 juin. Il est donc difficile pour le gouvernement Rajoy de procéder à un collectif budgétaire. Pour le moment, les autorités espagnoles estiment pouvoir suivre la trajectoire budgétaire tracée, mais les Communautés autonomes (régions) contestent les réductions de dépenses qui leur sont imposées." ;
      –"de nombreuses discussions sont en cours pour établir une nouvelle réforme de la zone euro et se doter notamment d’un « ministre des Finances de la zone euro » qui, comme l’avait proposé le ministre allemand Wolfgang Schäuble cet été, pourrait être chargé de la surveillance budgétaire des Etats membres à la place de la Commission." ;
      –" la Commission confirme que, pour elle, la crise de la zone euro n’est que le fruit de « dérapages budgétaires » pour éviter sa répétition, il suffit de resserrer la surveillance et de sanctionner les récalcitrants. Chacun aura un budget bien géré et il n’y aura plus de crise. Ce schéma est abondamment défendu dans la presse allemande, notamment la Süddeutsche Zeitung. Or, il s’agit largement d’une réécriture de l’histoire. La crise de la zone euro est une seconde phase de la crise financière de 2008. Plusieurs économistes ont souligné que c’était l’endettement privé et le transfert de cet endettement vers le public qui était à l’origine de la crise. L’Espagne dégageait avant la crise des excédents budgétaires. D’autres ont aussi montré que les déficits publics étaient le fruit déséquilibres structurels au sein de la zone euro, les excédents des uns étant les déficits des autres, et de la politique agressive de réduction du coût du travail en Allemagne." ;
      –" Sans vraies perspectives d’inflation, il sera difficile pour les États de se désendetter et les investissements resteront faibles. Pour désendetter un État, l’inflation est une méthode beaucoup plus efficace que la réduction rapide des déficits. Or, une réduction rapide des déficits ne peut que peser sur l’inflation en pesant sur la demande." ;
      –"Si DBRS relègue le pays au rang d’obligation « pourrie », alors la BCE cessera de racheter des titres portugais. Les taux du pays s’envoleront et le Portugal devra accepter les conditions de la BCE pour bénéficier d’une dérogation. La Commission prend donc le risque de déclencher une attaque des marchés contre le Portugal." ;
      –"Sous couvert d’une application des « règles », qui se fait en réalité au cas par cas, la Commission vise bel et bien des objectifs politiques. Et confirme que l’austérité demeure la ligne politique officielle de la zone euro" ;
      –"Si, dans les mois qui viennent, le contexte international se détériore à nouveau avec la hausse des taux étasuniens et un essoufflement chinois qui se confirme et si les gains de pouvoir d’achat des ménages dus à la baisse du prix de l’énergie se réduisent ou disparaissent, Bruxelles pourrait avoir commis une de ses plus grandes erreurs politique en ce printemps 2016. La Commission confirme en tout cas n’avoir rien retenu de ses erreurs passées."

      En plein mouvement social, la Commission européenne demande à la France d’être encore plus néolibérale. PAR RACHEL KNAEBEL - Basta !
      https://www.bastamag.net/En-plein-mouvement-social-la-Commission-europeenne-recommande-a-la-France

      "À nouveau, les prescriptions de Bruxelles transmises mercredi ressemblent à s’en méprendre à un argumentaire du plus dogmatique des néolibéraux. « Dans le contexte actuel de chômage élevé, le coût du travail au salaire minimum risque de freiner l’emploi des personnes peu qualifiées, dit la Commission. Qui préconise de « veiller à ce que les réductions du coût du travail soient pérennisées et que les évolutions du salaire minimum soient compatibles avec la création d’emplois et la compétitivité »."

      L’Union européenne assume : la loi El Khomri, c’est elle. Par Coralie Delaume
      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/26/31001-20160526ARTFIG00104-l-union-europeenne-assume-la-loi-el-khomri-c-est-

      -"on pourrait s’attendre à ce que les « Européens de métier » fassent profil bas. Par décence. Par souci de ne pas attiser la colère. Parce que le fait de bénéficier de pouvoirs exorbitants dont ils ne doivent la titulature qu’à une série d’erreurs d’aiguillage de l’Histoire, devrait suffire à les contenter.
      Mais non. (...) Il faut encore qu’ils portent en bandoulière leur bonheur niais d’être là où ils sont, et qu’ils l’ouvrent à tout propos. Sans se rendre compte qu’à la fin, « les gens » commencent à comprendre. Et à s’agacer.
      L’ouvrir très grand, c’est l’une des choses que Jean-Claude - « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » - Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets : « à voir les réactions que suscite la « loi travail », je n’ose pas m’imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs ». Ah, ces Français rétifs ! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on à usé contre l’économie grecque !" ;
      –"« La Grèce est un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins », avait-il osé. Pour (Yanis Varoufakis), les cibles terminales étaient l’État-providence et le droit du travail français." ;
      –"Autre grand bavard : Pierre Moscovici (...) « Tout ce que je peux dire, c’est que la réforme est indispensable et qu’y renoncer serait une erreur lourde (…) les Français ont souvent le même réflexe quand une réforme se présente : celui de s’y opposer. Cela ne signifie pas que la réforme n’est pas nécessaire et qu’elle ne doit pas être menée (…) En outre, je pense que la volonté du peuple doit s’exprimer dans les élections, pas dans les sondages »." ;
      –"Au passage, ils se hâtent d’oublier que le dernier des traités, celui de Lisbonne, a tout de même nécessité pour être signé que l’on s’assoie en 2005 sur les résultats de deux référendums, le néerlandais et le français. Tout comme on s’est assis sur le résultat de la consultation grecque de juillet 2015. Autrement, c’était début du détricotage de la zone euro.
      Au sujet du mouvement social actuellement en cours, Myriam El Khomri a eu ces mots très contestés : « il n’est pas question que l’économie de notre pays soit prise en otage ». Ils sont pourtant incontestables : l’économie de notre pays est, depuis longtemps, en situation de captivité."

      #Discours_orthodoxes #Novlangue #PS #Bêtisier

      Juncker rappelle à la France la nécessité de la rigueur budgétaire – EurActiv.fr
      http://www.euractiv.fr/section/politique/news/juncker-rappelle-a-la-france-la-necessite-de-la-rigueur-budgetaire

      Bruxelles et l’Eurogroupe mettent fin aux dissonances sur la France
      http://www.les-crises.fr/bruxelles-et-leurogroupe-mettent-fin-aux-dissonances-sur-la-france

      -"“Nous serons vigilants, nous serons exigeants et il n’y a pas d’autre alternative que d’être en-dessous de 3% en 2017”, a affirmé le commissaire européen Pierre Moscovici sur LCP" ;
      –"la France, malgré ses promesses, n’a pas réussi à ramener sous 3% du PIB son déficit public et a obtenu plusieurs délais de grâce, le dernier en date jusqu’à 2017.

      L’Espagne et le Portugal ont échappé récemment à des sanctions, Bruxelles ayant reporté de quelques mois sa décision sur le sujet, notamment en raison d’une échéance électorale en Espagne."

      Pourquoi la fermeté de Bruxelles contre l’Espagne et le Portugal est une erreur majeure
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/pourquoi-la-fermete-de-bruxelles-contre-l-espagne-et-le-portugal-est-une-e

      "La Commission européenne a lancé la procédure de sanctions contre la politique budgétaire de l’Espagne et du Portugal"

      " l’Allemagne qui, depuis plusieurs jours n’hésite plus à faire passer le message de son agacement vis-à-vis d’une Commission jugée trop laxiste et qui, par son ministre des Finances Wolfgang Schäuble n’hésite plus à proposer de « court-circuiter » Bruxelles pour imposer le « respect des règles »."

      "Cette décision est essentielle : elle est le premier pas pour entamer des sanctions contre les deux pays qui peuvent s’élever jusqu’à 0,2 % du PIB. Certes, il n’est pas question dans l’immédiat de sanctions. Le conseil des ministres des Finances (Ecofin) doit confirmer l’appréciation de la Commission pour lancer officiellement la procédure. Il sera ensuite demandé ensuite de "nouveaux efforts" aux pays. Mais in fine, dans le cadre des directives Two-Pack et Six-Pack, la Commission peut demander des sanctions et il faudra une « majorité inversée » pour bloquer cette décision, autrement dit, il faudra que deux tiers des voix pondérés du conseil européen contre les sanctions pour qu’elles soient abandonnées. Surtout, c’est bien un message envoyé à Madrid et Lisbonne : corrigez vos trajectoires ou vous serez sanctionnés. C’est donc bien une invitation à l’austérité."

      "Bruxelles vient confirmer bel et bien que la zone euro dispose d’une politique économique fondée sur l’austérité et l’obéissance aveugle à des règles « métaphysiques » prises hors de toute réalité économique concrète. Cette obéissance aux règles est une des structures fondatrices de la pensée ordo-libérale"

      "Les deux pays ont vu l’émigration accélérer, les inégalités exploser et ont des taux d’inflation très bas. La cure que propose la Commission ne saurait soigner ces maux causés en grande partie par la même médication. Elle menace d’affaiblir la croissance et d’augmenter encore la dette et les déficits."

      "la Commission envoie un message au reste de la zone euro : le respect des règles est la seule « aiguille dans sa boussole ». Elle tire donc clairement en sens inverse de la BCE."

      " le Portugal, en particulier. La dette de ce pays n’est maintenue dans l’assouplissement quantitatif (« QE ») de la BCE, son programme de rachat de titres publics, que par le fait que l’agence de notation canadienne DBRS lui attribue encore une note « d’investissement ». Avec cette décision de la Commission, l’agence sera sous pression pour abaisser la note portugaise. Or, si elle le fait, le Portugal sera immédiatement exclu du QE. Le taux de sa dette risque d’exploser."

      "Ce 7 juillet 2016 marque la victoire de Wolfgang Schäuble dans la zone euro. Les règles sont certes respectées, mais ceux qui croient que ce respect sauvera la zone euro pourraient bien faire erreur. Car les déficits ne sont que le reflet des déséquilibres internes à la zone euro. Refuser de régler ces déséquilibres, de voir l’impact de l’inflation faible sur les comptes publics, de prendre en compte les effets désastreux de l’inflation passée sur le capital productif des pays touchés et de comprendre que la zone euro ne peut survivre avec un excédent courant allemand de 8 % du PIB, c’est refuser de vouloir vraiment « réformer » la zone euro."

      Déficits excessifs : l’UE enclenche le processus de sanctions contre Madrid et Lisbonne
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/12/deficits-la-zone-euro-va-declarer-l-espagne-et-le-portugal-en-derapage-budge

      "Ce constat de l’« Ecofin » ouvre la voie à une procédure de sanctions, dans des contextes politiques délicats pour les deux pays visés. L’Espagne n’a toujours pas de gouvernement stable à l’issue des élections législatives du 26 juin. Le premier ministre, Mariano Rajoy, dont le parti (conservateur) est arrivé en tête, ne parvient toujours pas à former une coalition. Au Portugal, une coalition de gauche installée depuis le début de 2016 refuse de « payer » pour la recapitalisation d’une seule grosse banque, la Banco Internacional do Funchal S.A. (Banif), expliquant une grosse part du déficit. Une décision du gouvernement précédent."

      "Elle est d’autant plus difficile à justifier que l’Espagne et le Portugal ont beaucoup souffert de la crise, qu’ils ont connu d’années d’austérité très dures et que le taux de chômage en Espagne était encore de 19,8 % de la population active en mai (dernières données Eurostat disponibles). A partir du constat des ministres, la Commission dispose de vingt jours pour rédiger une « recommandation » de sanctions, pouvant aller de 0 % à 0,2 % du PIB des pays concernés.

      Les sanctions doivent être validées par les ministres. S’ils veulent s’opposer aux recommandations de la Commission, ils doivent pour cela réunir une majorité qualifiée inversée."

      L’Espagne et le Portugal réagissent face aux risques de sanctions de l’UE - La Croix
      http://www.la-croix.com/Economie/Monde/L-Espagne-et-le-Portugal-reagissent-face-aux-risques-de-sanctions-de-l-UE-

      "L’Espagne aborde son septième mois de blocage politique, depuis décembre, après des élections qui ont laissé un parlement fragmenté entre quatre grandes forces politiques et incapable de se trouver un nouveau gouvernement."

      "La Commission européenne, le FMI et Wolfgang Schäuble – « le très respecté ministre allemand des Finances », dixit Antonio Costa – avaient à maintes reprises présenté le précédent gouvernement comme « un modèle de bon élève ». « Proposer maintenant de punir le Portugal car le gouvernement précédent n’a pas pris les mesures nécessaires, cela décrédibilise » le ministre allemand, a fait valoir le premier ministre portugais."

      Une Europe à refaire, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HALIMI/55948

      « L’Union eût alors opposé au triomphe de la concurrence planétaire un modèle de coopération régionale, de protection sociale, d’intégration par le haut des populations de l’ex-bloc de l’Est.

      Mais au lieu d’une communauté, elle a créé un grand marché. Bardé de commissaires, de règles pour les États, de punitions pour les populations, mais grand ouvert à une concurrence déloyale pour les travailleurs. »

      La relance budgétaire revient en grâce, mais la zone euro l’ignore
      http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-relance-budgetaire-revient-en-grace-mais-la-zone-euro-l-ignore-590581.h

      « L’air du temps change fondamentalement durant cet été 2016 : les limites de l’orthodoxie budgétaire et de son complément monétaire deviennent si patents que l’idée d’une relance par la dépense publique revient en force. Mais pas en zone euro, où l’on croit encore à la vertu budgétaire. »

      « Voici quelques années, quiconque eût osé évoquer un retour de l’idée de relance par la dépense publique et l’investissement de l’Etat eût été qualifié de fou furieux et d’irresponsable conduisant les Etats et les marchés à la ruine »

      Hmm, note : remettre son nez dans la bouse d’"actu" pour voir si ça a chngça a changé.

      "La crise financière de 2008-2009 avait été relativement contenue par une réponse vigoureuse des Etats. Plusieurs plans de relance, notamment en Chine, avait permis de réduire la crise à moins d’un an et de relancer la demande mondiale à partir d’avril 2009. Les taux de croissance mondiaux relativement forts de 2010 (5,4 %) et de 2011 (4,2 %) et assez proches de ceux de l’avant-crise, ne s’expliquent pas sans l’effet de cette relance. Mais, entre-temps est arrivée la crise grecque qui s’est rapidement propagée à l’Europe, puis au reste du monde. Dès lors, le discours a radicalement changé. La dette et le déficit publics ont alors été proclamés « ennemis publics numéro un »"

      "La croissance, la vraie, ne pouvait naître que d’un retour à la pensée du père du libéralisme, Ricardo, et sa fameuse « neutralité » : consolider les budgets rassurent les investisseurs sur la baisse future de la pression fiscale et renforce la confiance. A cela s’ajoutait une politique de libéralisation appelée « réformes structurelles » destinées à assurer la rentabilité future des investissements. Bref une politique centrée sur l’offre mélangeant Ricardo et Helmut Schmidt. La zone euro est la région où cette politique a été menée avec le plus de détermination, mais elle n’a pas été la seule"

      "une étude de juin 2016 titrée « Les effets permanents des consolidations budgétaires », les économistes Lawrence Summers et Antonios Fatas."

      "Du reste, l’échec de cette politique « orthodoxe » est si patent qu’elle a dû réclamer l’appui de la politique monétaire. Pour contrer les effets de cette politique menée par les Etats, les banques centrales ont dû agir. Massivement."

      "C’est que la politique monétaire est en réalité aussi une politique de l’offre : elle part du principe que les taux déterminent l’investissement et l’emploi et ainsi, en favorisant l’offre favorise la demande."

      "Le monde changerait donc de base. Tout le monde ? Non. Une région résiste encore et toujours : la zone euro. L’effet de la politique budgétaire est neutre désormais. Mais, la politique économique de la zone euro reste la même : l’apport de la puissance publique y est quasi prohibé."

      "le pacte de stabilité et de croissance, le pacte budgétaire et le semestre européen sont des cadres renforcés au cours de la période 2011-2013 et qui rendent toute relance budgétaire quasiment impossible au niveau national. Les défenseurs de l’orthodoxie budgétaire se sont émus de l’absence de sanctions financières contre les « dérapages » budgétaires espagnols et portugais, mais ces cris d’orfraies sont pleins d’hypocrisie : ces deux pays ont largement déjà réduits leurs déficits, ils contractent actuellement les investissements privés et l’absence de sanctions s’est accompagnée d’un plan de consolidation budgétaire sévère (5 milliards d’euros par exemple pour l’Espagne dès 2017)"

      "L’obsession de l’orthodoxie budgétaire et de la lutte contre les déficits reste d’actualité."

      " la BCE, plutôt que de déverser des milliards pour soutenir une baisse des taux improductive, pourrait financer des plans massifs conçus et financer par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) sur les priorités déjà citées."

      " Il n’y a pas besoin ici de changer les traités : la BCE achète déjà une partie de la dette de la BEI. Mais l’Allemagne veille au grain. Elle est la force principale de réaction à ce nouvel air du temps, avec ses alliés traditionnels. Elle ne veut pas de relance, surtout pas de relance européenne et la BEI, dirigée par un ancien adjoint du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, est obsédée par sa notation et se montre inflexible dans sa prudence.

      Mais si la zone euro ne prend pas le train en marche, c’est sa survie qui sera en jeu."

      Après Trump, l’UE doit sortir de « l’impasse néolibérale » - L’Express L’Expansion
      http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/apres-trump-l-ue-doit-sortir-de-l-impasse-neoliberale_1849424.ht
      #UE #Libéralisme

      « Le libre-échange a comprimé la demande et le néolibéralisme l’a soutenue par l’endettement privé. On a dit aux ménages de continuer de dépenser non pas grâce à des hausses de salaire, mais par l’endettement. Ce château de cartes de dette privée a explosé en 2008, la plus grande crise depuis les années 30. »

      « Après la crise de 2008, elle a fait une petite parenthèse keynésienne qu’elle a rapidement refermée en 2010 pour prendre un nouveau tournant néolibéral avec l’austérité budgétaire et salariale. L’Europe est la zone qui a le moins tiré les leçons de la faillite du modèle néolibéral en 2008. »

    • #UE_Dumping_social ; #Multinationales_sous-traitance ; dilution des responsabilités #Documentaires
      Cash investigation : Salariés à prix cassé : le grand scandale / intégrale - YouTube
      https://www.youtube.com/watch?v=_VsumzgKu7E


      Et deux prétendants au prix compétitivité/foutage de gueule du #Bêtisier : 57ème minute, pointer le dumping social est de la xénophobie ; 107ème minute, ce dumping se justifie par le maintien de la pérennité de l’entreprise (publique, en l’occurrence).
      Quant à Myriam El Khomri, elle met en avant les baisses de "charges" (CICE ; "Pacte de Responsabilité") pour pointer les fraudes comme étant le problème, plus que les règles existantes : réjouissons nous, l’harmonisation est en marche, par le bas.

      #Dumping_social #Allemagne
      Travailleurs détachés : l’Allemagne enfin prête à jouer le jeu ?
      http://www.marianne.net/travailleurs-detaches-allemagne-enfin-prete-jouer-jeu-100239547.html

      "Jusqu’à présent, la directive en question, qui date de 1996, permet certes au travailleur détaché de recevoir le salaire du pays où il est employé - soit au minimum en France le SMIC - mais les cotisations sociales appliquées restent celles de son pays d’origine. Un travailleur originaire des pays de l’Est coûtera par conséquent bien moins cher à son employeur. Un biais existe tout particulièrement en Allemagne qui, pendant longtemps n’a imposé aucun salaire minimum à ses entreprises. Les travailleurs détachés pouvaient donc y être payés une misère. C’est à peine si l’introduction du SMIC généralisé (le 1er janvier 2015) a pu changer la donne. Selon un témoignage recueilli cet été par l’Obs, ce SMIC n’est pas très difficile à « contourner », par exemple dans l’agroalimentaire où les travailleurs Roumains, Polonais ou encore Ukrainiens sont légions, tout particulièrement dans les abattoirs."

      Travail détaché, travailleurs enchaînés, par Gilles Balbastre (Le Monde diplomatique, avril 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/BALBASTRE/50292

      Une directive européenne trop cruciale pour être débattue publiquement, par Pierre Souchon (Le Monde diplomatique, avril 2014)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/04/SOUCHON/50303

      Bouchers roumains pour abattoirs bretons, par Mathilde Goanec (Le Monde diplomatique, novembre 2011)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/GOANEC/46899

      Syndicats phagocytés, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, mars 2009)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/ROBERT/17150

      Dans le Nord, emploi en miettes et sentiment d’abandon, par Gilles Balbastre (Le Monde diplomatique, mai 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/BALBASTRE/55433

      "Depuis une vingtaine d’années, la sous-traitance est venue perturber les solidarités d’antan. La logistique du transport des bobines a été confiée à une centaine d’ouvriers employés par la société ISS Logistique & Production. La sécurité et le ménage, à une trentaine d’agents embauchés par Elior. « Notre direction a travaillé à fractionner certaines tâches. A ISS, la majorité des salariés sont d’origine maghrébine. A Elior, ce sont plutôt des Italiennes et des Portugaises. La sous-traitance n’a pas seulement divisé les tâches , elle a divisé les gens. L’ennemi, ça devient peu à peu l’autre, qui n’est plus réellement ton collègue. » Une aubaine pour les employeurs… et pour Mme Le Pen."

      "Pour la plupart des militants syndicaux, l’insécurité chronique qui règne dans les entreprises, l’emploi massif de salariés précaires comme les travailleurs détachés et la menace qu’ils incarnent pour les titulaires de CDI expliquent au moins en partie la montée de l’extrême droite. « Le FN joue sur la peur, oppose les salariés entre eux et désigne des boucs émissaires, par exemple les travailleurs détachés, tempête M. Croquefer. Il ne dénonce jamais les grands donneurs d’ordres et les multinationales responsables de ce désordre économique. Son grand silence actuel sur la réforme du code du travail est bien la preuve que ce parti n’est pas du côté des salariés. »"

      Vers un salaire minimum obligatoire au sein de toute l’Europe ? - Express [FR]
      https://fr.express.live/2016/09/26/48576

      #Pologne
      Le carburant social de la droite polonaise, par Cédric Gouverneur (Le Monde diplomatique, mars 2016)
      https://www.monde-diplomatique.fr/2016/03/GOUVERNEUR/54918

      L’Europe est une promesse trahie, selon le président du Parlement | Europe
      http://www.lapresse.ca/international/europe/201605/05/01-4978551-leurope-est-une-promesse-trahie-selon-le-president-du-parlement.
      Le temps des aveux – RussEurope
      https://russeurope.hypotheses.org/4935

      #UE #Libéralisme #Privatisations :

      Electricité, le montant de la facture | ARTE
      http://www.arte.tv/guide/fr/052400-000-A/electricite-le-montant-de-la-facture
      #Documentaires #Conflits_d'intérêts #Espagne

      Trente-six compagnies pour une ligne de chemin de fer, par Julian Mischi & Valérie Solano (Le Monde diplomatique, juin 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/MISCHI/55775
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55772
      #Transports #Transport_ferroviaire

      http://zinc.mondediplo.net/messages/3959
      http://zinc.mondediplo.net/messages/9745

      Inversion de la « hiérarchie des normes » : la longue histoire du dumping social européen
      http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/18/31007-20170718ARTFIG00216-inversion-de-la-hierarchie-des-normes-la-longue-h
      #UE_Dumping_social #Dumping_social #Macron

      "la BCE, dans une lettre adressée à Berlusconi le 5 août 2011, d’abord tenue secrète mais désormais consultable ici, conditionnait son soutien à la dette italienne sur les marchés par la réalisation d’un certain nombre de « mesures audacieuses » : réduire le déficit public, diminuer le nombre et les salaires des fonctionnaires, privatiser les services publics, libéraliser la législation sur les licenciements. Elle exigeait surtout une réforme du système de négociation collective dans le sens d’une décentralisation, pour « adapter les salaires et les conditions de travail aux besoins des entreprises »."

      "C’est dans ce cadre que des réformes du marché du travail ont été entreprises, d’abord en Italie et en Grèce en 2011, puis en Espagne et au Portugal à partir de 2012."

      "La France, disposant d’un niveau de gamme de son industrie semblable à celui de l’Espagne, ne cesse de perdre des parts de marché à l’exportation depuis que l’Espagne s’est engagée dans une politique de compétitivité salariale. La loi El Khomri de 2016, qui devait déjà tant à l’Europe , et la « super loi travail » en préparation, doivent être comprises dans ce cadre : il s’agit de modérer la progression des salaires pour retrouver la compétitivité à l’export."

    • Yanis Varoufakis, l’Europe malgré tout, par Antoine Schwartz (Le Monde diplomatique, novembre 2016)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2016/11/SCHWARTZ/56769
      #Sauvetages_bancaires #Orthodoxie #Discours_orthodoxes #UE #Grèce

      "Lors de la crise de 2008, les États membres ont ainsi redoublé d’ingéniosité — et d’hypocrisie — pour venir en aide aux banques privées tout en faisant mine de respecter le cadre de la concurrence libre et non faussée. Les subterfuges de la Banque centrale européenne (BCE), destinés à contourner l’interdiction qui lui est faite de prêter directement aux États, indignent tout particulièrement l’auteur. Ainsi, des reconnaissances de dettes garanties par les États permettent à des banques parfois insolvables d’obtenir des liquidités. « À tout moment, explique l’ancien ministre, mes signatures garantissaient plus de 50 milliards d’euros de dettes des banques privées, alors que notre État ne pouvait gratter quelques centaines de millions d’euros pour financer nos hôpitaux publics, nos écoles ou les pensions des retraités. »"

    • Les pays du sud réclament la démission de Dijsselbloem
      http://www.ouest-france.fr/europe/ue/les-pays-du-sud-reclament-la-demission-de-dijsselbloem-4878709
      #Bêtisier

      « Durant la crise de l’euro, les pays du nord ont fait montre de solidarité avec les pays touchés par la crise. En tant que social-démocrate, j’accorde une importance exceptionnelle à la solidarité. Mais on a aussi des obligations. Je ne peux pas dépenser tout mon argent en ‘schnaps’ et en femmes et ensuite vous demander de l’aide », déclare-il. « Ce principe vaut aux niveaux personnel, local, national et même européen. »

      Feu de critiques sur Dijsselbloem pour ses propos sur l’Europe du Sud, Europe
      https://www.lesechos.fr/monde/europe/0211903081691-feu-de-critiques-sur-dijsselbloem-pour-ses-propos-sur-leurope

      « de façon significative, dans ce concert de protestations, un soutien s’est manifesté : celui de Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand »

    • Faire l’Europe par le marché et par la monnaie, c’était à l’évidence faire une Europe de classe - Entretien avec Coralie Delaume | LVSL
      https://lvsl.fr/faire-leurope-par-le-marche-et-par-la-monnaie-cetait-a-levidence-faire-une-euro

      "l’Europe telle qu’elle a été construite est une Europe du capital, où l’austérité tous azimuts a été érigée en principe quasi-constitutionnel. Mécaniquement et en raison des structures qui ont été choisies, cette Europe ne peut être que celle de la déflation salariale sans fin. En effet, privés de tout levier d’action économique (plus de politique monétaire ni de politique de change possibles avec l’euro, plus de relance budgétaire possible dans le cadre du nécessaire respect des « critères de convergence », plus de politique commerciale possible puisque la politique commerciale est une « compétence exclusive » de l’Union), les États membres n’ont plus d’autre possibilité d’ajustement macroéconomique que le « coût du travail »"

      "Depuis l’Acte unique de 1986, funeste héritage laissé par la Commission Delors, les capitaux et les personnes circulent désormais librement sur le continent, alors que ce n’était le cas que des seules marchandises à l’époque du Marché commun. Or, comment ne pas voir à quel point cela avantage le capital, plus mobile, plus rapide que le travail, et que l’on peut déplacer un en clic de souris ? Comment ne pas voir d’autre part que la libre circulation des personnes met en concurrence les différents pays membres, ceux ayant le coût du travail le plus faible s’adonnant à un dumping social incessant au détriment de leurs « partenaires ». Faire l’Europe par le Marché et par la monnaie, c’était à l’évidence faire une Europe de classe."

      "Concernant le rapport ambigü de la gauche à la construction européenne, je pense qu’elle tient à une sorte d’internationalisme dévoyé. L’européisme idéologique a beaucoup travaillé à faire en sorte que la critique de l’Union européenne soit associée à la haine de l’Europe, et la gauche, hélas, a marché. Elle confond encore trop souvent l’UE, qui est un édifice économico-juridique, un grand marché et un ensemble de règles, avec l’Europe, qui est une réalité géographique et civilisationnelle composée d’un certain nombre de pays. L’Europe telle que nous la connaissons est une Europe de la stabilité de la monnaie, de la libre circulation du capital et de la mise en concurrence des travailleurs. Si c’est une internationale, c’est une internationale de l’argent. Il faut arriver à faire comprendre que l’Union n’est pas l’Europe et que pour sauver la seconde il faut justement tuer la première. Ce qui s’est passé en Grèce en 2015 ne laisse d’ailleurs pas place au doute. Dans cette Europe de l’austérité constitutionnalisée, un gouvernement de gauche essayant de mettre en place une politique alternative ne peut qu’être broyé."


  • –Le pétrole, carburant de l’économie de guerre de Daech
    http://www.latribune.fr/economie/international/le-petrole-carburant-de-l-economie-de-guerre-de-daech-513972.html

    -"La vente, y compris à ses ennemis, lui rapporterait 1,5 million de dollars par jour."

    –" La production totale de Daech s’établit entre 34.000 et 40.000 barils par jour de brut. Il est commercialisé entre 20 dollars et 45 dollars (le prix international varie autour de 50 dollars actuellement).

    - La vente rapporte en moyenne 1,5 million de dollars par jour à l’Etat islamique."

    - « Daech peut compter sur un large marché local, non seulement sur son territoire mais également dans d’autres zones tenues par des forces qui le combattent, comme le nord de la Syrie. En effet, il est le seul fournisseur de pétrole pour produire de l’électricité pour les hôpitaux, le commerce, les machines outils, ou alimenter les transports. »

    –Peut-on asphyxier financièrement Daech ? Par Fabien Piliu
    http://www.latribune.fr/economie/france/peut-on-asphyxier-financierement-daech-523358.html
    http://static.latribune.fr/full_width/446384/bpifrance-petrole.jpg

    -"Lui couper les vivres est une tâche délicate, encore plus délicate que dans le domaine militaire où la coordination entre les pays de la coalition est déjà complexe. Lors du G20, Vladimir Poutine a mis les pieds dans le plat en expliquant que plusieurs pays de l’organisation permettaient à Daech de se financer en fermant les yeux sur les trafics en cours.

    Dans son viseur, à mots couverts ? La Turquie, qui organise le G20, et à qui les membres de la coalition anti-Daech reproche la porosité de ses frontières. Avant le président russe, Michel Sapin, le ministre des Finances avait déclaré lundi que la France voulait « des décisions concrètes en matière de lutte contre le financement du terrorisme »."

    #Syrie : la coalition menée par les Etats-Unis détruit 116 camions-citernes de l’EI | Connaissance des Énergies, AFP, paru le 16 nov. 2015
    http://www.connaissancedesenergies.org/afp/syrie-la-coalition-menee-par-les-etats-unis-detruit-116-cam
    #OEI #Daesh

    Qui sont les rebelles syriens ?, par Bachir El-Khoury (Le Monde diplomatique, décembre 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/EL_KHOURY/56922

    Retrait américain de Syrie : Paris et Londres inquiets, Moscou jubile | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/depeche/trump-se-desengage-du-moyen-orient-poutine-se-rejouit.afp.com


  • La Suède teste la semaine de 30 heures… et ça carbure ! | Geopolis
    http://geopolis.francetvinfo.fr/la-suede-teste-la-semaine-de-30-heures-et-ca-carbure-83033

    « La municipalité de Göteborg tente une expérience révolutionnaire : travailler moins pour produire plus et mieux. Une partie de son personnel est passée à 6 heures par jour. Et les résultats sont époustouflants. Et pourtant, la nouvelle majorité de droite veut y mettre fin. »


  • Netanyahu, la gauche israélienne et le boycott | Le blog de Charles Enderlin

    Voici mon dernier papier sur ce blog de correspondant de France 2 à Jérusalem. je le publie également sur le nouveau blog que je suis en train de mettre en place sur charlesenderlin.wordpress.com

    Il y a trois décennies, en débutant sa carrière politique, Benjamin Netanyahu s’est fixé deux objectifs. Empêcher la création d’un état palestinien. Neutraliser ou détruire l’influence de la gauche israélienne.. Il était armé de la solide idéologie familiale développée par son père, le professeur Benzion Netanyahu qui, jusqu’à son décès en 2012, à l’âge de 102 ans, en a défini les lignes de force. La première étant l’impossibilité de conclure la paix.

    Le 2 avril 2009, cet universitaire a déclaré au quotidien Maariv : « La solution à deux États n’a aucune pertinence. Il n’y a pas ici deux peuples. Il y a le peuple juif d’un côté, une population arabe, de l’autre. Il n’y a pas de peuple palestinien, et on ne crée pas un État au profit d’une nation imaginaire. Ils ne se considèrent comme un peuple que pour combattre les Juifs. […] Les Juifs et les Arabes sont comme deux boucs qui s’affrontent sur un pont étroit. L’un d’entre eux finira dans la rivière, en danger mortel. Le plus fort obligera l’autre à sauter. Et je crois que la force juive vaincra. »

    La conspiration Olp

    Son fils, Benjamin traduit cela en termes politiques dans son livre (Makom Tahat Ha Shemesh) publié en 1995 : « Certains pays arabes ont réalisé qu’ils ne parviendront pas à détruire Israël dans ses frontières élargies et donc ont accepté de fait l’existence d’Israël. Mais, en parallèle une conception différente a vu le jour chez certains Arabes. […] S’il n’est pas possible de détruire Israël dans ses frontières actuelles, il faudra le ramener aux frontières étroites d’avant la guerre de Six jours, puis l’attaquer par le terrorisme et la violence ». L’OLP aurait la mission de « réduire » Israël par la négociation. Et, le 16 mars dernier, en pleine campagne électorale, il a lancé : « Toute personne qui œuvre pour créer un état palestinien et évacuer des territoires, les offre à l’Islam radical pour attaquer Israël. » et d’ajouter : « la gauche s’est caché la tête dans le sable et ne veut pas le voir. mais, nous sommes réalistes… » Car, selon la vision de son père Benzion : « Une des choses les plus graves chez nous, en Israël, c’est la croyance gauchiste que les Arabes ont renoncé à leur détermination à nous détruire. » ( En 1998 au quotidien Haaretz, r epublié le 30.4.2012)

    Israël Munich et la Tchécoslovaquie

    Benjamin Netanyahu, friand de comparaisons historiques explique dans son ouvrage A Place Among the Nations que la situation ressemble à celle qui prévalait à la veille de la seconde guerre mondiale. Israël, c’est la Tchécoslovaquie. Les Palestiniens sont les allemands du Sudetenland, que la propagande nazie présentait comme une minorité opprimée. Face aux menaces guerrières d’Hitler et pour éviter un conflit, Chamberlain et Dalladier ont signé l’accord de Munich, devenu le symbole de la lâcheté occidentale face au nazisme. Le message est clair : les nations capitulent face aux palestiniens et au monde arabe

    Après la signature des accords d’Oslo en septembre 1993, au cours du débat à la Knesset, Benjamin Netanyahu a lancé à Shimon Pérès : « Vous êtes bien pire que Chamberlain qui avait porté atteinte à la sécurité et à la liberté d’une autre nation. Vous, vous l’avez fait au détriment de votre propre peuple. » C’était le thème de la droite : « L’accord avec l’OLP est un nouveau Munich. » Arafat serait donc un nouvel Hitler.

    La suite est connue. L’assassinat d’Yitzhak Rabin par un jeune extrêmiste religieux en novembre 1995, l’élection de Netanyahu l’année suivante, la relance de la colonisation. La seconde Intifada débutée sous Ehoud Barak, les attentats suicides du Hamas lorsqu’Ariel Sharon était Premier ministre. L’échec du processus de paix d’Oslo. Aujourd’hui avec près de 400 000 Israéliens habitants la Cisjordanie et l’impossibilité d’aboutir à un accord sur Jérusalem Est et les lieux saints, la création d’un état palestinien indépendant et viable paraît pratiquement improbable.

    La communication de la droite a réussi : Selon les sondages du « Peace Index » de l’Institut israélien pour la démocratie, plus des deux tiers des Israéliens juifs répondent oui aux questions « êtes vous certain ou pensez vous que le monde est contre nous ? »

    Les ONG

    Le discours de la gauche israélienne en faveur d’une solution à deux états est devenu inaudible, à l’intérieur et à l’étranger. En raison de la collusion des travaillistes qui ont participé à des gouvernements de droite, ceux de Sharon et de Netanyahu. En raison aussi de son soutien à des opérations militaires justifiées ou non. Reste la gauche non sioniste ou, sioniste jusqu’à la ligne verte, c’est à dire opposée à la colonisation. Ces diverses ONG de défense des droits l’homme font l’objet de campagnes incessantes lancées par la droite pour les déclarer anti-patriotiques, ennemies de l’Etat, et les priver de financement. L’Europe, la France, les soutiennent à peine. Plusieurs d’entre elles, sont en train de disparaître. Par exemple « Keshev » qui combat la propagande et la désinformation dans les médias israéliens ou IPCRI, le centre d’information israélo-palestinien.

    Le boycott

    Là se pose le problème du boycott mené par BDS dont le discours est souvent dirigé contre l’ensemble de la population israélienne. Pour le vieux combattant de la paix, Ouri Avneri : « Il y a une énorme différence entre appeler au boycott de l’Etat d’Israël et à celui des produits fabriqués dans les colonies. Je suis personnellement contre un boycott de l’Etat d’Israël, parce qu’il ne ferait que précipiter la population israélienne dans les bras des colons et renforcerait l’extrême-droite. C’est la mauvaise politique parce qu’elle brouillerait le message. Il est très important de faire la différence entre la population israélienne dans son ensemble et les colons » : (http://info.arte.tv/fr/boycott-desinvestissement-et-sanctions#sthash.UECjTxLC.dpuf) Des chanteurs, comme Achinoam Nini et Yonathan Geffen, sont attaqués par la droite en Israël et à l’étranger par des militants BDS. Le boycott d’universités et d’artistes israéliens où se trouvent la plupart des opposants à la politique de colonisation est contre-productive et renforce l’argument de la droite au pouvoir : « Cela n’a rien à voir avec les implantations, c’est dirigé contre le pays tout entier. » Et donc, réduit encore l’influence de la gauche opposée à l’occupation au sein de la population israélienne.

    Signe des temps, Benjamin Netanyahu qui a conservé le portefeuille des Affaires étrangères a nommé au poste d’ambassadeur aux Nations Unies, Danny Danon, l’actuel ministre de la Science, dirigeant du Likoud, féroce opposant à la solution à deux états, critique virulent de Barak Obama et proche de Rick Perry le très républicain gouverneur du Texas. A Rome, ce sera l’italo-israélienne Fiamma Nirenstein, qui occupera l’ambassade d’Israël à Rome. Membre du parti de Silvio Berlusconi, ancienne députée au parlement italien, elle milite en Israël au sein du Likoud dont elle partage l’idéologie.

    La diplomatie israélienne va désormais parler clairement le langage de l’annexion de fait.

    http://geopolis.francetvinfo.fr/charles-enderlin/2015/08/14/netanyahu-la-gauche-israelienne-et-le-boycott.html

    #israel#annexion#extreme_droite#gauche#etat#palestine

    http://seenthis.net/messages/398534 via Turck


  • –"Austérité : quatre erreurs qui ont contribué à l’aveuglement collectif" http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20141015trib1ee92ae1d/austerite-quatre-erreurs-qui-ont-contribue-a-l-aveuglement-collectif.html

    –"L’austérité, qu’est-ce que c’est ?" http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2012/11/15/lausterite-quest-ce-que-cest.html

    –"L’austérité, un "nouveau colonialisme"pour le pape François" http://www.latribune.fr/economie/international/l-austerite-un-nouveau-colonialisme-pour-le-pape-francois-491257.html

    –"Les disqualifiés", par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, novembre 2008)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2008/11/LORDON/16500

    –"Aux sources morales de l’austérité"http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/CHOLLET/47512

    –"Manipulations statistiques : les racines de la crise dans la zone euro expliquées par ses présidents" http://www.regards.fr/economie/les-economistes-ne-sont-pas-tous/article/manipulations-statistiques-les

    –"Et l’intégrisme économique, on le combat ?" http://blogs.rue89.nouvelobs.com/chez-les-economistes-atterres/2015/03/23/et-lintegrisme-economique-le-combat-234379

    –"Économie : Marx in the City"
    http://cqfd-journal.org/Economie-Marx-in-the-City

    –"L’économiste italienne Mariana Mazzucato a remporté la première édition du Prix New Statesman – SPERI, pour ses travaux en faveur d’un "État entrepreneur". Femme et à contre-courant de la doxa : deux raisons d’être injustement sous-médiatisée." http://www.regards.fr/web/article/les-economistes-ne-sont-pas-tous-8015

    –"L’affreux doute des libéraux"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/VERGOPOULOS/50204

    –"La double peine des classes populaires" http://www.liberation.fr/economie/2015/03/23/la-double-peine-des-classes-populaires_1226833

    –"La domination des orthodoxes stérilise le débat public
    Police de la pensée économique à l’Université" http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/RAIM/53196

    –"Quand l’Europe impose son credo
    La compétitivité, un mythe en vogue"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2012/10/ARDINAT/48241

    –"La compétitivité, ou la loi des multinationales" http://blogs.mediapart.fr/edition/leur-dette-notre-democratie/article/031112/la-competitivite-ou-la-loi-des-multinational

    –"La consternante passion des médias pour les « palmarès » en tous genres" http://www.acrimed.org/article4236.html

    –Zone euro : le trou noir de l’économie mondiale
    http://www.marianne.net/les-eco-att/zone-euro-trou-noir-economie-mondiale-100239185.html

    –PartiPris.info Compétitivité : le retour de l’idéologie de la guerre économique. Par David Cayla
    http://www.partipris.info/2012/12/competitivite-le-retour-de-lideologie-de-la-guerre-economique

    #Austérité #UE #PS

    –Les pays qui ont appliqué l’austérité ont vu leurs dettes publiques exploser. Par Romain Renier | 23/07/2013
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20130723trib000777080/les-pays-qui-ont-applique-l-austerite-ont-vu-leurs-dettes-publiques-explos



  • "Le défaut grec éclipse le krach boursier chinois" http://geopolis.francetvinfo.fr/le-defaut-grec-eclipse-le-krach-boursier-chinois-68685

    "Chine : le gouvernement ne parvient pas à endiguer la chute des Bourses" http://www.latribune.fr/economie/international/chine-le-gouvernement-ne-parvient-pas-a-endiguer-la-chute-des-bourses-4904

    "Bientôt des yuans dans toutes les poches ?"
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DING/53198

    "A la veille d’une nouvelle crise financière..."
    http://www.capital.fr/enquetes/economie/a-la-veille-d-une-nouvelle-crise-financiere-1051218#4kbemZKWvbd3sJR7.99

    « Vous avez aimé la crise financière de 2008, vous allez adorer la prochaine » http://www.lenouveleconomiste.fr/vous-avez-aime-la-crise-financiere-de-2008-vous-allez-adorer-la-p

    "La nouvelle crise arrive"
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2015/07/23/la-nouvelle-crise-arrive/#more-447

    "Le retour des crises bancaires ? Andorre est au bord de la catastrophe" http://www.express.be/business/fr/economy/le-retour-des-crises-bancaires-andorre-est-au-bord-de-la-catastrophe/212435.htm

    "Le Crédit Agricole veut se lancer dans la titrisation de crédits immobiliers" http://www.lesechos.fr/journal20150326/lec2_finance_et_marches/0204215307968-le-credit-agricole-veut-se-lancer-dans-la-titrisation-de-cred

    "L’automne de tous les dangers !"
    http://www.latribune.fr/opinions/editos/l-automne-de-tous-les-dangers-503565.html

    Ca vaut ce que ça vaut :
    La crise économique mondiale s’aggrave. Attention, 11 indicateurs critiques viennent d’être déclenchés ! | BusinessBourse
    http://www.businessbourse.com/2015/12/07/la-crise-economique-mondiale-saggrave-attention-11-indicateurs-criti ! ( By Michael Snyder http://theeconomiccollapseblog.com/archives/alarm-bells-go-off-as-11-critical-indicators-scream-the-glo )

    « L’activité économique ralentit partout dans le monde. Un grand nombre de signes indiquent que nous nous trouvons exactement là où nous étions juste avant le grand krach de 2008. » ;
    –"Les défauts sur les créances de sociétés ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la dernière récession. Ceci est un énorme problème parce que l’endettement des entreprises aux États-Unis a presque doublé depuis seulement la dernière crise financière." ;
    –"En 2008, les prix des matières premières s’étaient effondrés juste avant que les marchés financiers suivent. A la fin du mois dernier, l’indice Bloomberg des matières premières avait atteint un plus bas de 16 ans." ;
    –"Si on regarde ce qui s’est passé en 2008, vous verrez que les obligations pourries(junk bonds) s’étaient effondrées. C’est important car à l’époque, les obligations pourries(à haut rendement) avaient commencé à chuter avant les marchés financiers, et actuellement, ils ont chuté à leur niveau le plus bas depuis la dernière crise financière." ;
    –" Selon John Williams, de shadowstats.com, les vrais chiffres montreraient que l’économie américaine a toujours été en récession depuis 2005."

    A l’aube d’un cataclysme monétaire et financier, par Michel Santi -
    http://www.michelsanti.fr/?p=6472

    Une chute catastrophique déclenche pour la première fois la fermeture des Bourses chinoises — RT en français
    https://francais.rt.com/economie/13154-bourses-chinoises-ferment-apres-chute
    #Chine #Crise #Finance #Crise_financière #FED #Monnaie

    Tous aux abris face à la crise qui vient ? Pourquoi le "plus jamais ça" de l’après-désastre financier de 2008 s’est transformé en mini-réformes préventives | Atlantico.fr
    http://www.atlantico.fr/decryptage/tous-aux-abris-face-crise-qui-vient-pourquoi-plus-jamais-apres-desastre-fi

    -"Si les discours qui ont suivi la crise financière mondiale de 2007-2008 étaient remplis d’alarmisme et de volonté de réformer de fond en comble le système bancaire, la réalité politique et économique a grandement édulcoré tout embryon de révolution de ce point de vue-là. A tel point qu’une nouvelle crise de grande ampleur pourrait bien voir le jour prochainement." ;
    –"En tout cas, tous les éléments d’un nouveau maelstrom financier sont réunis : des acteurs privés (aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, en Chine) surendettés, des cours financiers complètement découplés de l’économie réelle et qui, tôt ou tard, subiront une correction. Si cette dernière est brutale, les Etats occidentaux auront beaucoup moins de marges de manoeuvre budgétaires pour sauver le secteur bancaire qu’en 2008. Et les deux grands émergents que sont la Chine et le Brésil, qui sont déjà dans une situation délicate, seront vraisemblablement emportés dans la tourmente. De sorte que l’on peut se demander d’où viendra le moteur productif susceptible d’enrayer la chute de l’économie mondiale tout entière dans la récession." ;
    –"J’ai rendu, en juin dernier, un rapport au Parlement européen sur le coût présumé du prochain krach bancaire en zone euro." ;
    –"le rapport européen Liikanen de 2012 a fait des recommandations extrêmement raisonnables en matière de séparation bancaire. Séparer les départements liés aux banques de crédit et de dépôt (la banque au coin de votre rue) et les banques d’investissement est une mesure que chaque pays peut prendre à l’échelon national, sans en référer à Bruxelles, et qui résoudrait, disons, la moitié des problèmes que nous pose la finance aujourd’hui. Cela supprimerait en effet la garantie publique implicite dont jouissent les banques « mixtes », qui cumulent ces deux types de métiers (deux métiers qui n’avaient jamais été réunis dans un même établissement avant le début des années 1990). En effet, l’Etat étant légalement contraint de se porter garant des comptes de dépôts des citoyens, est obligé de voler au secours d’une banque mixte qui menace de faire faillite. Cette garantie implicite permet aux banques concernées d’emprunter à des prix bradés sur les marchés (une rente qui n’a tout juste rien à voir avec l’efficacité présumée d’un secteur concurrentiel), et les incite à prendre des risques insensés, sachant fort bien qu’elles ont une assurance tout risque qui s’appelle le contribuable. (C’est d’ailleurs le même mécanisme qui est sous-jacent à la crise grecque : les banques françaises et allemandes ont prêté entre 2001 et 2010 des sommes absurdes à ce tout petit pays, sachant pertinemment qu’il serait incapable de rembourser, mais comptant bien sur le contribuable européen pour payer à la place des Grecs, ce qui a fini par arriver. Ces sont les Etats, la France notamment, qui ont prêté à la #Grèce pour lui permettre de rembourser sa dette aux banques. De sorte qu’à présent, c’est à nous que les Grecs doivent de l’argent.)" ;
    –"Le bilan de BNP-Paribas avoisine le PIB de la France... et c’est sans compter les positions hors-bilan de cette même banque sur les marchés d’actifs dérivés, qui représentent environ vingt fois le PIB français." ;
    –"nous ne sommes pas à l’abri d’une réédition d’un krach financier analogue à celui de 2008. L’oeil du cyclone peut se trouver en Chine mais il peut aussi provenir de la dette des étudiants nord-américains, par exemple : elle s’élève à 1500 milliards de dollars, et il est clair que ces étudiants ne pourront pas la rembourser si le marché du travail américain ne leur offre pas des postes suffisamment nombreux et bien rémunérés - ce qui suppose une forte croissance. La tempête peut aussi être provoquée par la faiblesse du prix du pétrole. Un baril à 30$ met en grande difficulté la Russie aujourd’hui mais s’il persiste à ce niveau ou, pire, diminue encore, cela ferait plonger la plupart des pays exportateurs du Sud et pourrait déstabiliser fortement le fragile équilibre macro-économique qui permet aujourd’hui aux pays émergents de tirer l’économie mondiale hors de la déflation."

    ’Un tsunami de défaillances sur dettes va s’abattre sur le monde’. Audrey Duperron - Express [FR]
    http://fr.express.live/2016/01/21/37303

    "White critique les politiques de "QE" menées par les grandes banques centrales au lendemain de la crise financière, dont il dit qu’elles ont encouragé l’endettement et créé des bulles de crédit dans le monde entier, ce qui signifie que le problème des dettes excessives a gagné les pays émergents. “Les pays émergents faisaient partie de la solution après la crise Lehman. Maintenant, ils font aussi partie du problème”, a-t-il dit.

    Les prédictions de White sont d’autant plus menaçantes qu’il fait partie d’une minorité d’experts qui ont averti l’Occident de l’imminence d’une très grave crise financière entre 2005 et 2008."

    Finance. Les Bourses prises dans une spirale baissière | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/une/finance-les-bourses-prises-dans-une-spirale-baissiere

    http://zinc.mondediplo.net/messages/8349#message8732

    Sommes-nous en train d’assister à un krach boursier des banques ? - Express [FR]. Audrey Duperron
    http://fr.express.live/2016/02/08/38178

    -"Jeudi, les actions de la banque Credit Suisse se sont écroulées à leur niveau le plus faible en 24 ans dans un contexte de volatilité des marchés, de faiblesse de la croissance mondiale, et d’intérêts de base négatifs, rapporte le Financial Times. Credit n’est pas la seule dans la tourmente : la Deutsche Bank et l’UBS ont toutes deux publié des résultats décevants pour le 4e trimestre 2015." ;
    –"les 90 plus grands établissements financiers américains ont perdu près de 330 milliards de dollars de valeur boursière cumulée depuis le début de cette année. Les banques Morgan Stanley, Citigroup et Bank of America ont toutes trois vu s’évaporer un cinquième de leur capitalisation."

    Deutsche Bank : demain la faillite de l’Etat allemand ? | AlterEco+ Alterecoplus #Allemagne
    http://www.alterecoplus.fr/deutsche-bank-demain-la-faillite-de-letat-allemand/00012196

    Deutsche Bank : un dilemme cruel pour Angela Merkel
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/deutsche-bank-un-dilemme-cruel-pour-angela-merkel-602687.html

    De quoi la Deutsche Bank est-elle le nom ?
    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/de-quoi-la-deutsche-bank-est-elle-le-nom-550364.html

    "Pour remplir leurs engagements, les banques allemandes investissent à tout va dans ce qui rapporte le plus. Et qui, donc, est le plus risqué. Les subprimes aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l’immobilier irlandais et espagnol ou la dette publique grecque. Les milliards des excédents allemands viennent alimenter des bulles qui explosent les unes après les autres entre 2007 et 2010. Parfois, on n’hésite pas à franchir certaines limites. Deutsche Bank, là encore, est en première ligne, comme les nombreux scandales, du Libor au financement illicite des pays sous embargo étasunien dans lesquels elle a été condamnée, l’a montré."

    "Lorsque la crise financière survient, le secteur financier allemand est clairement un des plus exposés. Et ce n’est pas un hasard. L’Etat fédéral doit oublier ses principes (qu’au besoin il a pourtant utilisé lorsque cela l’arrangeait dans les autres pays de la zone euro) : il vient au secours des banques. Commerzbank et Dresdner Bank fusionnent en janvier 2009 grâce au renflouement de Berlin qui prend 25 % du capital de la nouvelle entité. En juin 2009, la banque Hypo Real Estate, de taille équivalente à Lehman Brothers, est nationalisée"

    "Ce sauvetage a permis de réduire la facture de la crise pour la Deutsche Bank, qui n’a pas fait appel directement à l’Etat. D’autant que, fortement exposée aux dettes périphériques, elle a bénéficié de l’appui du gouvernement allemand et de la BCE qui ont tout fait pour éviter une restructuration de la dette irlandaise, et ont repoussé suffisamment celle de la dette grecque pour que la Deutsche Bank puisse vendre ses titres (en grande partie, du reste, à la BCE, dans le cadre du programme appelé SMP en 2010-2011)"

    "il ne fait aucun doute aux acteurs du marché que Berlin ne la laissera pas aller à la faillite. Il y aura alors sauvetage de la Deutsche Bank. Mais comment renflouer un tel colosse ? L’union bancaire interdit les renflouements directs par l’Etat, mais l’Allemagne acceptera-t-elle de faire payer les créanciers et les déposants de Deutsche Bank ? Entre sauver l’union bancaire et sauver son modèle économique, le choix devrait être rapide. On cherche cependant d’autres solutions. La dernière rumeur de marché veut que la BCE rachète des titres bancaires... Le gouvernement allemand, si opposé aux rachats de titres par la banque centrale, y trouverait soudain un certain charme. La « culture de la stabilité » serait alors bien oubliée..."

    "Deutsche Bank n’est qu’un symptôme : celui d’un modèle économique néfaste et dangereux, mais pourtant érigé en référence dans la zone euro. Et celui d’un système financier européen qui n’a pas été aussi maîtrisé qu’on le croyait et qui continue à s’appuyer sur la garantie implicite des Etats. Si l’on en finit avec Deutsche Bank, une autre banque prendra le relais. La menace sur la stabilité n’est pas toujours où Wolfgang Schäuble et Jens Weidmann voudraient qu’elle soit. Tant que les excédents allemands ne se réduiront pas, c’est la stabilité économique de l’Europe qui sera en danger."

    Deutsche Bank, le prochain Lehman Brother ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/le-billet-economique/deutsche-bank-le-prochain-lehman-brother
    #Crise_financière #Crise_bancaire

    "Quand le Brexit a gagné, certains se sont demandés si on allait vers un moment Lehman, finalement non. Cette fois, ce sont les difficultés de la Deutsche Bank qui ravivent cette inquiétude, et il y a beaucoup plus de souci à se faire que pour le Brexit, car la banque allemande coche toutes les cases pour remplacer dignement Lehman Brother."

    " Depuis des mois, Berlin fait la leçon aux « mauvais élèves » de la zone euro sur ses banques et exige l’application du nouveau processus de résolution de l’union bancaire européenne qui rejette l’aide publique après la participation des déposants, créanciers et actionnaires. L’Italie a donc dû trouver une solution bancale et provisoire pour « sauver » Monte dei Paschi di Siena cet été devant le refus obstiné de Berlin de lui accorder une dérogation. Cet attachement au nouveau système a une fonction pour la stratégie allemande en Europe : elle permet de repousser la mise en place du « troisième pilier » de l’union bancaire, autrement dit la garantie paneuropéenne des dépôts de moins de 100.000 euros."

    "Quelques jours avant la faillite de Lehman Brothers, la Deutsche Post, propriété de l’Etat fédéral, acceptait de vendre la Postbank, la banque postale, troisième réseau de banque de détail du pays, à Deutsche Bank. Un accès direct à l’épargne des ménages allemands qui a sauvé la banque en 2008-2009. En 2010, le « sauvetage de la Grèce » était en réalité un sauvetage de Deutsche Bank, dont le bilan regorgeait de titres helléniques et qui a pu les céder à bon compte avec l’aide du programme SMP de la BCE pour échapper quasiment à la faillite de 2012 de l’Etat grec."

    BILD : "La Deutsche Bank n’est pas parvenue à trouver un accord avec les Américains" - Express [FR]
    https://fr.express.live/2016/10/10/deutsche-bank-echec-negociations-justice-americaine

    « la Deutsche Bank a été pendant longtemps engagée en permanence dans toutes sortes de scandales mafieux : elle est partie prenante dans plus de 6.000 procès à travers le monde. La plupart portent sur des suspicions de fraude sur des taux d’intérêt ou la manipulation des taux de change.

    Un stress-test récent de la BCE montre que la Deutsche Bank – comme ABN Amro et Société Générale – ont exactement 3 euros de capital pour 100 euros engagés. La plupart des experts préconisent un taux de 10 pour 100. »

    Coucou, c’est moi, la crise financière, je suis de retour… : Reflets
    https://reflets.info/coucou-cest-moi-la-crise-financiere-je-suis-de-retour

    Dix ans après la crise, où en est-on ? | ARTE Info
    http://info.arte.tv/fr/dix-ans-apres-la-crise-ou-en-est

    "Aujourd’hui, plusieurs signaux inquiètent les économistes, et leur font craindre une nouvelle crise. Aux Etats-Unis, la crise immobilière des « subprimes » a laissé place à la dette étudiante, une bulle qui ne cesse de grossir. Au niveau mondial, certaines pratiques très risquées et peu réglementées ont continué de se développer. Explications."

    CADTM - La montagne de dettes privées des entreprises sera au coeur de la prochaine crise financière. par Eric Toussaint
    http://www.cadtm.org/La-montagne-de-dettes-privees-des

    « Dans le monde réel, les entreprises capitalistes empruntent du capital sur les marchés financiers ou auprès des banques centrales pour racheter leurs actions en Bourse afin d’augmenter la richesse de leurs actionnaires et donner l’impression que la santé de l’entreprise est excellente »

    « Les entreprises empruntent pour acheter des créances. Elles achètent des produits structurés composés de crédits octroyés à d’autres entreprises ou à des particuliers. Elles achètent surtout des obligations émises par d’autres entreprises privées ainsi que des titres publics. »

    « Le marché des dettes à risque s’amplifie »

    « pour financer ces achats de dettes, Apple comme les autres entreprises ont emprunté »

    « lorsque les taux d’intérêts montent, la valeur des titres de dette des entreprises baisse »

    Et si les banques craquaient à nouveau ? - L’Express L’Expansion
    https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/et-si-les-banques-craquaient-a-nouveau_2070517.html?fbclid=IwAR1

    « Le projet d’union bancaire, et notamment la mise en place d’un système de garantie des dépôts des particuliers en cas de faillite qui serait financé par les banques, et non par les contribuables, est toujours dans les limbes. L’Allemagne s’y oppose »

    Les clients institutionnels retirent 1 milliard de dollars par jour de la #Deutsche_Bank - Express Dominique Dewitte 17 juillet 2019
    https://fr.express.live/deutsche-bank-bank-run/?fbclid=IwAR3SEQ20EyDCT_MjAfFT9s_-byCIexwnWxiZErZya06vufdMU7PBSD4xw6o

    CADTM - Enterrées, les leçons de la crise ! par Finance Watch
    http://zinc.mondediplo.net/messages/10737

    • Et si on fermait la Bourse..., par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, février 2010)
      http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789

      -"C’était il y a un peu plus d’un an : les gouvernements secouraient les banques aux frais du contribuable. Mission accomplie. Mais à quel prix ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évalue à 11 400 milliards de dollars les sommes mobilisées par ce sauvetage. Soit 1 676 dollars par être humain..." ;
      –" Il a fallu la « mode du suicide » si délicatement diagnostiquée par M. Didier Lombard, président-directeur général (PDG) de France Télécom, pour offrir l’occasion, mais si peu saisie dans le débat public, de se souvenir de ce dégât quotidien de la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux, destruction méthodique de toute possibilité de revendication collective" ;
      –" Et si les médiations qui séparent les deux bouts de la chaîne font souvent perdre de vue la chaîne même, et ce que les souffrances à l’une des extrémités doivent aux pressions exercées depuis l’autre, si cette distance demeure la meilleure ressource du déni, ou des opportunes disjonctions dont le débat médiatique est coutumier"

      Dilution de la responsabilité ; idem pour la sous-traitance en cascade.

      -" la Bourse aura bientôt quitté le domaine des institutions sociales pour devenir quasiment un fait de nature — une chose dont la suppression est simplement impensable. Il est vrai que deux décennies et demie de matraquage continu ont bien œuvré à cette sorte de naturalisation, et notamment pour expliquer qu’une économie « moderne » ne saurait concevoir son financement autrement que par des marchés et, parmi eux, des marchés d’actions" ;
      –"La sous-consommation chronique qui en résulte a poussé les géniaux stratèges de la finance à proposer aux ménages de « faire l’appoint » avec du crédit, devenu la béquille permanente de la demande manquante — on connaît la suite." ;
      –"quant aux dividendes, on peut mesurer leur croissance à la part qu’ils occupent désormais dans le produit intérieur brut, où ils sont passés de 3,2 % à 8,7 % entre 1982 et 2007, et ceci, il faut le redire, du fait même de l’exercice du pouvoir actionnarial, pour qui la déréglementation boursière a été faite... sur la foi d’une baisse du coût de financement des entreprises !" ;
      –" Les start-up, la révolution technologique en marche, celle qui nous a donné Internet (juste après que l’armée eut posé les tuyaux et les chercheurs inventé les protocoles...)"