Idées et débats : des entretiens et des reportages liés à l’actualité

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  • “Les Joies d’en bas”, le livre qui fait la peau aux mythes sur le sexe féminin (Télérama)
    http://www.telerama.fr/idees/les-joies-den-bas,-le-livre-qui-fait-la-peau-aux-mythes-sur-le-sexe-feminin

    Depuis, s’amusent-elles, du haut de leurs 31 et 28 ans, les choses n’ont pas beaucoup changé. Les petits et les grands garçons sont toujours aussi fiers de leur zizi. « Mais pour les filles, c’est plus compliqué… Le vagin, le clitoris, les règles restent des sujets de honte, et on perpétue les idées reçues, même quand on est médecins, comme nous ! »

    Les Joies d’en bas, de Nina Brochmann et Ellen Stokken Dahl, éd. Actes Sud, 446 p.
    https://www.actes-sud.fr/catalogue/societe/les-joies-den-bas

    #éducation #sexualité #SVT #ressources

    https://seenthis.net/messages/672185 via Pierre Coutil


  • Populisme, attentats : la #philosophie #politique ne dit plus un mot sur les maux - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/populisme-attentats-la-philosophie-politique-ne-dit-plus-un-mot-sur-les-mau
    http://images.telerama.fr/medias/2017/01/media_152382/plus-un-mot-sur-les-maux,M408956.jpg

    Face à la victoire de Donald Trump ou au vote en faveur du Brexit, que peuvent dire les philosophes sinon considérer, dans le cadre de la théorie du choix rationnel, qu’il s’agit d’un choix purement irrationnel ? Or cette réponse n’est pas satisfaisante car elle traduit un #mépris des classes populaires. En effet, cela revient à dire qu’une large partie de la population n’est pas à la hauteur de la #rationalité et que ses décisions ne sont pas prises en connaissance de cause. Si l’on ne veut pas creuser le fossé qui sépare les élites et le peuple, il faut éviter que la philosophie politique ne s’adresse qu’à des universitaires dans un champ disciplinaire donné. C’était d’ailleurs la grande promesse des philosophes des Lumières que de pénétrer l’opinion publique.

    https://seenthis.net/messages/560026 via Agnès Maillard


  • Boris Cyrulnik : “Moi je dis que tout se joue entre 0 et 120 ans” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/boris-cyrulnik-moi-je-dis-que-tout-se-joue-entre-0-et-120-ans,151616.php
    http://images.telerama.fr/medias/2016/12/media_151616/l-enfance-moi-je-dis-que-tout-se-joue-entre-0-et-120-ans-boris-cyrulnik-neuropsychiatre,M402931.jpg

    Non, on disait avant que tout se jouait entre 0 et 3 ans. Moi je dis que tout se joue entre 0 et 120 ans ! Un enfant battu n’est pas obligé de devenir un parent maltraitant. Tout se joue durant toute notre vie, mais ce n’est pas le même jeu, les mêmes règles du jeu. L’#enfance est un camp de base, comme on dit en montagne, le lieu qui permet justement d’aller dans différentes directions. A partir de ce point de départ, tout est possible. Freud disait bien que l’enfant, c’est le père de l’homme. Ce que l’homme a été dans son enfance, c’est sa base, ce socle qui oriente tous ses autres #développements et déplacements. Ceux qui ont un mauvais départ dans la vie pourront toujours le rattraper mais en étant privés de cette base de départ inscrite dans notre mémoire. On constate que ceux qui ont raté la première enfance auront plus de mal à être résilients, alors que ceux qui ont eu une petite enfance sécurisante, quand ils sont confrontés à un grand malheur dans leur existence, le supportent mieux, et reprennent plus facilement un ­développement résilient. Il faut donc offrir à nos enfants un bon camp de base par l’#affection et l’#éducation. Ce sont les deux mots clés.

    #paywall

    https://seenthis.net/messages/553239 via Agnès Maillard



  • La grande dégringolade des #classes moyennes - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/la-grande-degringolade-des-classes-moyennes,147185.php
    http://images.telerama.fr/medias/2016/09/media_147185/la-grande-degringolade-des-classes-moyennes,M371953.jpg

    Toutes proportions gardées, ce que je vois, c’est ce que voyait Theodor Geiger, le sociologue allemand qui, dans un article prophétique de 1930, inti­tulé « Panik im Mittelstand » (« panique dans la classe moyenne »), soulignait l’extrême #fragilité de la classe moyenne face aux #récessions. On sait quelles en furent les conséquences. La lente dégradation de notre civilisation de classe moyenne, support de notre démocratie, pourrait avoir, aujourd’hui encore, des conséquences politiques désastreuses. Si l’on ne soigne pas notre société malade, ce risque pourrait même devenir réalité.

    #démocratie #fascisme
    #paywall

    https://seenthis.net/messages/525437 via Agnès Maillard


  • “Il faudrait décréter l’anonymat obligatoire de tout auteur d’attentat” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/richard-rechtman-psychiatre-daech-se-comporte-comme-les-nazis,145555.php

    Pour certains, l’attentat de Nice est l’acte d’un déséquilibré. Pour d’autres, c’est un attentat terroriste. Vous ne semblez à l’aise avec aucune de ces deux interprétations...

    Permettez-moi d’abord de dire un mot sur l’acte pathologique : on n’a jamais vu un malade mental commettre un acte pareil avec une telle détermination. Ni un psychotique ni un psychopathe ne seraient capables de faire cela de cette manière. Un paranoïaque délirant ne massacrerait jamais des gens qui lui sont inconnus. Quant au psychopathe, c’est l’impulsivité et l’immé­diateté de la violence qui le caractérisent, et sûrement pas la préparation méthodique des jours à l’avance. Donc l’interprétation psychopathologique seule ne suffit pas. En revanche, il existe une offre — celle de #Daech — qui invite à commettre des #meurtres_de_masse, et qui rencontre un certain nombre de personnes susceptibles d’y répondre. J’emploie à dessein l’expression « meurtres de masse », car je ne crois pas qu’il s’agisse de terrorisme à proprement parler. L’attentat de Nice s’apparente plus, selon moi, à des meurtres de type #génocidaire, déterritorialisés depuis le #Proche-Orient, où ils sont désormais monnaie courante, et perpétrés avec les mêmes techniques ici que là-bas.

    “On est loin du terrorisme classique.”

    Qu’entendez-vous par meurtres génocidaires ?

    Tuer à la chaîne le plus de gens possible avec le minimum de moyens. ­S’attaquer à des personnes sans défense, qui ne peuvent ni parer les coups ni répondre. Des victimes innocentes, qui n’ont aucune raison de se méfier, aucune raison de réagir. A Mossoul et Raqqa, Daech se comporte comme les nazis, les Khmers rouges, les extrémistes hutu ou les nationalistes serbes à Sarajevo et Srebrenica. Avec la même technicité. On est loin du terrorisme classique : qu’ils soient basques, corses ou irlandais, les terroristes s’excusent en effet presque toujours de la mort donnée, au nom du symbole visé. Souvenez-vous de l’assassinat du préfet Erignac. Pendant des années, ses auteurs ont laissé entendre qu’ils regrettaient d’avoir tué l’homme, mais qu’il le fallait pour s’attaquer au symbole. Avec Daech, il y a plutôt une volonté de tuer en masse les impurs, tous les ­impurs, en Occident comme dans les pays musulmans. Le symbolisme du meurtre s’efface au profit du chiffre.

    Comment lutter contre ces crimes génocidaires ?

    Leur objectif, rappelons-le, est de créer le #chaos, la scission tous azimuts dans la société. Ils ont donc impérativement besoin d’une très grande #publicité autour de leurs #crimes. Or, malgré tous ses relais sur les réseaux sociaux, Daech ne dispose pas des mêmes moyens de diffusion que l’Occident. C’est dire à quel point ils ont besoin de nos canaux de diffusion pour donner l’ampleur qu’ils souhaitent à leurs actions et, par là même, recruter encore plus de candidats. L’#information est donc bien dans ce contexte un enjeu stratégique, pour ne pas dire #militaire. Cela veut dire que les informations dont nous disposons sur l’identité des auteurs d’attentats devraient être tenues secrètes quand ces crimes ont déjà eu lieu. Que l’on cherche à comprendre qui sont les personnes susceptibles d’agir, pour essayer d’anticiper et de prévenir leurs actes, c’est évidemment utile, et les travaux du psychanalyste tunisien Fethi Benslama, par exemple, nous éclairent beaucoup sur les candidats potentiels au martyre. En revanche, une fois le meurtre accompli, dire qui était la personne, raconter son passé et diffuser sa photo, c’est se transformer en caisse de résonance du crime et devenir l’allié objectif de Daech. La bonne question n’est pas de savoir pourquoi ces gens sont capables de commettre ces actes, mais bien pourquoi ils s’imaginent obtenir, grâce à leur forfait, une célébrité que rien ni personne ne peut leur offrir si ce n’est... nous-mêmes, et surtout les politiques et les médias. L’homme qui a brisé tant de vies à Nice s’est préparé pendant plusieurs mois à ce moment glorieux — et non religieux. Il a anticipé cette jouissance #narcissique dont il s’imaginait pouvoir profiter post mortem, en se projetant sur le moment où, après la mort, il pourrait observer les effets de son acte sur la population. En offrant une tribune exceptionnelle à ce fantasme, les politiques et les médias créent le terreau nécessaire à la naissance de dizaines d’autres candidats à la gloire. On le sait très bien avec le #suicide des #adolescents par exemple, plus on glorifie le sui­cidé, plus on en parle (en bien ou en mal), et plus on crée des vocations chez des jeunes et des moins jeunes qui parviennent à s’imaginer défier la mort en se représentant leurs propres obsèques ou ce que l’on dira d’eux une fois morts.

    “Les tueurs de Daech rêvent d’abord d’une mort glorieuse, et nous devons tuer cet espoir.”

    Que faire, alors ?

    Puisque nous sommes en guerre avec Daech, il faut commencer par identifier le cœur de sa stratégie de propagande, et la contrer. Cette stratégie consiste à utiliser toutes les chaînes de fonctionnement de la société occidentale pour donner une ampleur démesurée aux actes commis par les djihadistes. Je suggère donc que les responsables politiques décrètent l’#anonymat obligatoire de tout auteur d’atrocités, l’interdiction de diffuser ses images, ou tout renseignement sur son identité, l’interdiction de relayer le moindre élément permettant de l’identifier, bref de classer secret-défense tout ce qui concerne les personnes commettant ces attentats. La démocratie exige certes un libre accès à l’information, notamment sur le déroulement et les conséquences de ces crimes, mais elle exige aussi que l’on interdise de divulguer des informations susceptibles de mettre en danger la population. Or rendre impossible l’identification des assassins est une façon de faire que personne ne puisse s’identifier à eux. Que celui qui souhaite mourir avec la gloire sache qu’il mourra dans l’anonymat le plus total.

    Il faut donc « dé-héroïser » les auteurs d’attentats ?

    Ceux qui s’imaginent que les tueurs de Daech rêvent de trouver des vierges disponibles à leur arrivée au paradis se trompent. Ils rêvent d’abord d’une #mort_glorieuse, et nous devons tuer cet espoir en annonçant qu’ils ne sont pas des héros en devenir, mais des lâches qui retourneront à leur condition ­initiale d’anonymes, et le resteront pour l’éternité.

    Est-ce compatible avec le désir, légitime dans un pays démocratique, de donner du sens aux événements qui frappent ce pays en identifiant les criminels pour savoir ce qui a motivé leur geste ?

    Dans les crimes génocidaires, le véritable ennemi n’est pas la petite main qui commet le crime, mais le responsable qui l’inspire ou le commandite. J’ai pu le constater pendant les longues années que j’ai passées à étudier les Khmers rouges. Cela ne signifie pas que les acteurs sur le terrain ne sont pas responsables de leurs actes. Cependant, nous devons nous rappeler que nous ne luttons pas contre un individu mais contre une organisation qui développe des moyens gigantesques pour faire connaître sa cause. Tuer le plus de monde possible à moindre coût, en recevant la plus grande publicité disponible, c’est quasiment une stratégie commerciale pour Daech — et ça marche. Tous les régimes génocidaires ont fait cela. Les Einsatzgruppen assassinaient des milliers de Juifs à la chaîne au bord de fosses communes qu’ils leur avaient fait creuser ou avaient demandé aux villageois de préparer. Ils pensaient la mort à grande échelle et à rentabilité maximale. Sortons donc de la logique de focalisation sur les origines du soldat de Daech pour nous concentrer sur le rôle qu’il joue dans l’organisation génocidaire et le priver du bénéfice anticipé de ses actes. Il faut décréter — et le dire haut et fort — que ces « #soldats » mourront ici dans l’oubli le plus total, pour créer le doute dans la tête des candidats au martyre, et leur faire entrevoir le néant d’une mort anonyme.

    “Si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris.”

    Pourquoi les responsables politiques n’ont-ils pas pensé à cette stratégie ?

    Parce qu’ils n’ont pas saisi où réside le véritable danger de Daech. Ils pensent encore que si l’on décortique les motivations de ceux qui rejoignent l’organisation de l’Etat islamique, on va enfin comprendre et mieux protéger la population. Le phénomène est bien plus complexe, car ceux qui vont devenir des tueurs de masse ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui ont souhaité partir. Parmi ces derniers, beaucoup ne deviendront pas des tueurs. Dès lors, si on imagine que les tueurs de Daech sont simplement des produits de nos cités frappées par les difficultés sociales, on n’a rien compris. Certains viennent de la banlieue, c’est vrai, mais le meurtre de masse n’est pas le produit de ces difficultés ! C’est comme si vous disiez que les SS étaient le simple produit des circonstances de leur enfance, et que vous cherchiez à expliquer le nazisme, le polpotisme et leurs effets dévastateurs à partir de cette seule composante vaguement psychosociologique ! Une fois que la barrière génocidaire est franchie, ce ne sont plus les origines sociales préexistantes qui sont déterminantes. L’anonymat est la réponse adaptée car elle contre la propagande de Daech sur son propre terrain. C’est l’anthropologue en moi qui arrive à cette conclusion. Quant au psychiatre, il vous dira que tout ce qu’il a pu lire sur le tueur de Nice ces derniers jours ne lui apprend strictement rien sur les motivations de son acte. Il battait sa femme ? Plein d’hommes battent leur femme, c’est très grave mais cela ne fait pas d’eux de futurs criminels de masse. L’offre de Daech s’adresse à des gens qui peuvent être issus de n’importe quel quartier, qui peuvent être des convertis récents ou des pratiquants de longue date, des gens posés ou des personnes instables, des gens tristes ou des personnes heureuses... Le génocidaire hutu était capable de tuer ses voisins simplement parce que Radio Mille Collines lui avait dit : « Ce sont des cafards, il faut aller les tuer. » Il était responsable de son acte, ce n’était pas un malade mental, chacun avait ses propres raisons de commettre ces atrocités. L’important, c’est donc bien la rencontre d’un individu avec l’offre qui lui est faite — et ce qu’il espère en retirer. En l’occurrence, pour celui qui répond à Daech, une semaine de gloire médiatique que rien ni personne ne pourrait lui offrir...

    Craignez-vous qu’une partie de la population ne finisse par se retourner contre les Français musulmans ?

    La situation se tend. La population arabo-musulmane issue de l’immigration postcoloniale — désormais française à part entière — n’a pourtant rien à voir avec ces histoires et compte de très nombreuses victimes dans les attentats. Mais il faut un bouc émissaire... Quand j’entends un homme politique proposer comme première mesure après le massacre de Nice d’interdire le voile, alors qu’on sait que plusieurs femmes portant le voile ont été tuées à Nice, je me dis : « Quelle indécence ! Quelle irresponsabilité ! » Etre candidat à la présidentielle et faire exactement ce que Daech attend de vous...


  • Yves Sintomer : “La #démocratie devient un #spectacle, pendant que l’essentiel se déroule en coulisses” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/yves-sintomer-la-democratie-devient-un-spectacle-pendant-que-l-essentiel-se
    http://images.telerama.fr/medias/2016/06/media_144690/yves-sintomer-la-democratie-devient-un-spectacle-pendant-que-l-essentiel-se-deroule-en-coulisses,M352489.jpg
    Je pense que ceci est le fond du problème

    Dans cette optique, la démocratie devient une sorte de leurre ?

    Elle devient un spectacle, avec ses acteurs, ses récits et ses intrigues installés sur le devant de la scène, pendant que l’essentiel se déroule en coulisses. Un exemple éclatant est celui des élections grecques de 2015. Syriza est porté au pouvoir sur la foi d’un programme de rupture avec la politique d’austérité libérale de ses prédécesseurs et à peine élu se trouve contraint à renoncer à ses projets. Qu’importe le choix des citoyens grecs, les véritables décisions sont prises ailleurs. De même, le rejet, par référendum, du projet de constitution européenne par les Français et les Néerlandais en 2005 a-t-il été suivi du traité de Lisbonne qui en reprenait sans vergogne les principales dispositions. Là encore qu’importe le vote des citoyens.

    https://seenthis.net/messages/505391 via Agnès Maillard


  • Violences dans les manifs : mais que fait la police ? - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/violences-dans-les-manifs-mais-que-fait-la-police,142000.php
    http://images.telerama.fr/medias/2016/05/media_142000/violences-dans-les-manifs-mais-que-fait-la-police,M331422.jpg

    « Depuis vingt ans, on nous répète que de nouvelles formes de violence poussent à repenser la réponse, grince Fabien Jobard. Mais dans les manifestations contre le contrat d’insertion professionnelle en 1994 ou celles contre le CPE en 2006, c’était déjà une réalité. Et les groupes autonomes n’ont jamais retrouvé leur masse critique des années 70 ».

    #Maintien_Ordre #CRS #police

    http://seenthis.net/messages/486380 via Davduf


  • Paul Jorion, économiste : “Les fuites des ’Panama Papers’ ne surviennent par hasard”
    http://www.telerama.fr/idees/paul-jorion-economiste-les-fuites-des-panama-papers-ne-surviennent-pas-par-

    C’est une bonne chose, bien sûr, et je m’en réjouis. Mais je ne pense pas que ces fuites surviennent par hasard. Le Monde et Süddeutche Zeitung ne sont pas des journaux révolutionnaires.

    En février 2010, Der Spiegel avait eu des fuites, qui révélaient que la Grèce avait trafiqué ses comptes pour entrer dans la zone euro. Quelle en était l’origine : Angela Merkel elle-même, ou Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande ? Des choses sont sues dont personne ne s’indigne, puis l’indignation apparaît soudainement...

    http://seenthis.net/messages/477119 via Nidal


  • Etat d’urgence : pourquoi nous souhaitons être surveillés
    http://www.telerama.fr/idees/etat-d-urgence-pourquoi-nous-souhaitons-etre-surveilles,138222.php

    Pour le magistrat Antoine Garapon, l’état d’urgence instaure une suspicion généralisée. Combien de temps accepterons-nous de sacrifier nos libertés à la peur ? « La sécurité est la première des libertés », martèlent le Président et le Premier ministre depuis le mois de novembre, reprenant à leur compte un vieux slogan de la droite. Comment sortir de cette ornière rhétorique ? Réponse d’Antoine Garapon, magistrat et secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la (...)

    #surveillance #contrôle #algorithme #surveillance

    http://seenthis.net/messages/471744 via etraces


  • Comment le monde actuel a privatisé le silence - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/comment-le-monde-actuel-a-privatise-le-silence,138904.php
    http://images.telerama.fr/medias/2016/02/media_138904/pour-le-philosophe-matthew-crawford-penser-exige-le-silence-ok-isa,M309798.jpg

    Les technologies modernes nous sollicitent de plus en plus, et chacun semble s’en réjouir. Or, cela épuise notre faculté de penser et d’agir, estime le philosophe-mécano Matthew B. Crawford.

    #Silence @mdiplo


  • Flexibilité, compétitivité... Les quatre mythologies économiques de la “loi travail”
    http://www.telerama.fr/idees/flexibilite-competitivite-les-quatre-mythologies-economiques-de-la-loi-trav

    Le projet de loi sur la réforme du travail portée par la ministre Myriam El Khomri repose sur un discours dominé truffé de “fausses évidences”, que dénonce l’économiste Eloi Laurent. Source : Télérama.fr

    http://seenthis.net/messages/467950 via Rezo


  • Comment le monde actuel a privatisé le #silence - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/comment-le-monde-actuel-a-privatise-le-silence,138904.php
    http://images.telerama.fr/medias/2016/02/media_138904/pour-le-philosophe-matthew-crawford-penser-exige-le-silence-ok-isa,M309798.jpg

    C’est en assurant la promotion de son best-seller que Crawford a été frappé par ce qu’il appelle « une nouvelle frontière du #capitalisme ». « J’ai passé une grande partie de mon temps en voyage, dans les salles d’attente d’aéroports, et j’ai été frappé de voir combien notre espace public est colonisé par des technologies qui visent à capter notre attention. Dans les aéroports, il y a des écrans de pub partout, des haut-parleurs crachent de la musique en permanence. Même les plateaux gris sur lesquels le voyageur doit placer son bagage à main pour passer aux rayons X sont désormais recouverts de publicités... »

    Le voyageur en classe affaires dispose d’une échappatoire : il peut se réfugier dans les salons privés qui lui sont réservés. « On y propose de jouir du silence comme d’un produit de luxe. Dans le salon "affaires" de Charles-de-Gaulle, pas de télévision, pas de publicité sur les murs, alors que dans le reste de l’aéroport règne la cacophonie habituelle. Il m’est venu cette terrifiante image d’un monde divisé en deux : d’un côté, ceux qui ont droit au silence et à la concentration, qui créent et bénéficient de la reconnaissance de leurs métiers ; de l’autre, ceux qui sont condamnés au bruit et subissent, sans en avoir conscience, les créations publicitaires inventées par ceux-là mêmes qui ont bénéficié du silence... On a beaucoup parlé du déclin de la classe moyenne au cours des dernières décennies ; la #concentration croissante de la richesse aux mains d’une élite toujours plus exclusive a sans doute quelque chose à voir avec notre tolérance à l’égard de l’exploitation de plus en plus agressive de nos ressources attentionnelles collectives. »

    http://seenthis.net/messages/467440 via Agnès Maillard


  • Pierre Joxe : “Voir réapparaître des discriminations, un demi-siècle après Guy Mollet, est une blessure” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/pierre-joxe-s-indigne-contre-la-politique-securitaire-de-la-gauche,138584.p
    http://images.telerama.fr/medias/2016/02/media_138584/pierre-joxe-s-indigne-contre-la-politique-securitaire-de-la-gauche-ok-isa,M307484.jpg

    La mesure est symbolique, comme la prolongation de l’état d’urgence, dit Manuel Valls. Que pensez-vous de cette invasion du symbole en politique ?
    Les catégories intellectuelles de cet homme pour qui « réfléchir » aux phénomènes sociaux revient à les « excuser », c’est un mystère. Ce sont des propos stupéfiants dans un pays qui se veut non seulement celui des Droits de l’homme, mais aussi du culte de la Raison. Il faut réaffirmer l’unité de la nature humaine, à l’opposé des idées racistes, et l’unité de notre nation, consubstantiellement composée de vagues migratoires successives – Germains, Bretons, Belges, Italiens, Polonais... – qui retracent des étapes de notre histoire commune.


  • Après Cologne : « Nous voyons en Europe les signes précurseurs de la montée de l’extrême droite intégriste » - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/apres-cologne-nous-voyons-en-europe-les-signes-precurseurs-de-la-montee-de-
    http://images.telerama.fr/medias/2016/02/media_137685/les-femmes-en-premiere-ligne,M300291.jpg
    Ce papier me pose d’énormes problèmes, parce qu’il crée in fine l’idée que le viol de masse, c’est un truc d’intégristes arabes et que d’intégristes arabes. Que ce soit une forme de coercition envers les femmes utilisées par les intégristes musulmans, peut-être bien, mais là, ça revient à dire deux choses assez remarquables :
    1. Que dans les endroits où il y a eu les viols du nouvel an et plus spécifiquement sur la place de Köln (qui est une très grande place, très animées, très passante que j’ai eu la chance de découvrir lors de mon voyage en Allemagne), il n’y avait QUE des intégristes musulmans… Genre, les intégristes se sont filé des RDV, ont viré les mecs normaux et sont venus faire une rape party dans le genre de celles que voulait organisé l’autre tâche masculiniste. Cette idée qu’il n’y avait QUE des hommes racisés et donc par conséquent (et amalgame), QUE des musulmans et par conséquent (et amalgame), QUE des intégristes… comment dire… ça ne passe pas du tout.

    Après Cologne, la sociologue algérienne Marieme Helie Lucas prévient : les agressions contre les femmes traduisent la montée d’un intégrisme musulman, qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle forme d’extrême droite.

    http://seenthis.net/messages/458869 via Agnès Maillard




  • En politique comme dans les entreprises, “les médiocres ont pris le pouvoir” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,1
    http://images.telerama.fr/medias/2015/12/media_135205/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,M282104.jpg

    La médiocratie vient d’abord de la division et de l’industrialisation du travail qui ont transformé les métiers en emplois. Marx l’a décrit dès 1849. En réduisant le travail à une force puis à un coût, le capitalisme l’a dévitalisé, le taylorisme en a poussé la standardisation jusqu’à ses dernières logiques. Les métiers se sont ainsi progressivement perdus, le travail est devenu une prestation moyenne désincarnée.

    Aux yeux d’un grand nombre de salariés, qui passent de manière indifférente d’un travail à un autre, celui-ci se réduit à un moyen de subsistance. Prestation moyenne, résultat moyen, l’objectif est de rendre les gens interchangeables au sein de grands ensembles de production qui échappent à la conscience d’à peu près tout le monde, à l’exception de ceux qui en sont les architectes et les bénéficiaires.

    A l’origine de la médiocratie, vous insistez également sur la montée en puissance de la « gouvernance »…

    C’est le versant politique de la genèse de la médiocratie. D’apparence inoffensive, le terme de gouvernance a été introduit par Margaret Thatcher et ses collaborateurs dans les années 80. Sous couvert de saine gestion des institutions publiques, il s’agissait d’appliquer à l’Etat les méthodes de gestion des entreprises privées supposées plus efficaces.

    http://seenthis.net/messages/438506 via Aude V


  • Bernard Lahire, sociologue : “Nos responsables politiques ont tendance à refuser toute explication” - Idées - Télérama.fr
    http://www.telerama.fr/idees/bernard-lahire-sociologue-nos-responsables-politiques-ont-tendance-a-refuse
    http://images.telerama.fr/medias/2015/12/media_135178/bernard-lahire-nos-responsables-politiques-ont-tendance-a-refuser-toute-explication,M281696.jpg

    Un premier ministre qui lance au Sénat le 26 novembre 2015 qu’il en a « assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses ou des explications culturelles ou sociologiques à ce qui s’est passé », non seulement confond « justifier » et « comprendre », mais dénie toute légitimité à la connaissance. C’est donc à la fois l’expression d’une profonde ignorance quant à ce que font réellement les chercheurs en sciences sociales, et la victoire du registre émotionnel et guerrier. Savoir comment nous en sommes arrivés là n’aurait aucune espèce d’utilité, il s’agirait juste de désigner le mal et de le combattre. Si Manuel Valls veut par là prouver aux électeurs de droite et d’extrême droite qu’il est intransigeant, c’est un populisme très dangereux. Mais c’est surtout le signe d’une grande confusion intellectuelle et d’un abandon de l’idéal de connaissance des Lumières.

    #sociologie #confusionnisme #état_d'urgence

    http://seenthis.net/messages/436869 via Agnès Maillard