greek crisis : Époque et délai

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  • greek crisis : Époque et délai
    http://www.greekcrisis.fr/2016/02/Fr0494.html

    Admettons enfin l’essentiel. La grande mutation anthropologique en Grèce est celle liée à la gestion du temps et de l’horizon du futur, imaginaire devenu impossible et cela, dès 2012, l’année II du mémorandum. Je l’avais senti, dit et suffisamment écrit déjà à l’époque, sans être pourtant toujours compris devant “mon” public des colloques et des rencontres organisées autour du thème de la crise, en France, en Italie et en Suisse par exemple.

    Pourtant les analyses disponibles... plus globales ne manquent pas. Le philosophe Michael Fœssel, rappelle à ce propos ce “que suggère Bourdieu lorsqu’il assimile les ’sous prolétaires’ à des ’hommes sans avenir’ abandonnés au hasard et à de vaines espérances en une transformation miraculeuse du monde” (...) Car “le temps des ’sous prolétaires’ est un temps présent effondré parce qu’il n’est pas régi par un rythme ordonné socialement (régularité des horaires, signification des dates) qui neutralise le caractère angoissant de l’avenir”.

    “L’individu ou la communauté qui se voit reconnaître le droit d’annoncer la catastrophe et d’en fixer la date s’empare du temps : il détermine les échéances et il qualifie le présent comme celui de l’urgence. Le pouvoir ainsi obtenu ne prétend pas seulement infléchir l’ordre des événements, il va jusqu’à nommer le temps et décider de son essence. Par là, il vise la souveraineté absolue”.

    Le peuple grec poursuit pour autant son combat, avec une journée de grève générale le 4 février parmi les plus suivies depuis la mise en oeuvre des premiers mémorandum... Même si la Grèce ne fait plus la Une des journaux en France, passés à une autre actualité pressante comme il se doit, n’oublions pas nos amis grecs et leur combat si vaillant (hélas perdant... pour le moment) contre la dictature des marchés.


  • Époque et délai
    http://www.greekcrisis.fr/2016/02/Fr0494.html

    Journée de grève générale largement suivie, comme cela n’a pas été le cas depuis les premières années du troïkanisme réellement appliqué. Dans les villes thessaliennes, kiosques et cafés sont restés fermés, et à Athènes, dans la plupart des cas, les boulangers du coin comme de chaque coin, ont une fois n’est pas coutume observé à la lettre les consignes de leur Union professionnelle : “Fermeture durant la journée du 4 février”. Tout simplement, pas de pain. Source : greek crisis

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