*On ne peut pas effacer les ordres de virement, ou alors il faut mettre le feu aux banques. On ne…

/477356

  • On ne peut pas effacer les ordres de virement, ou alors il faut mettre le feu aux banques. On ne peut empêcher certains guichetiers d’avoir vu. Ou alors il faut éliminer les banquiers. Je veux dire les éliminer physiquement.

    C’est de Denis Robert. On a beaucoup de chance d’avoir eu et d’avoir toujours un Denis Robert. Je vous fais une petite confidence : il y a dix ans alors que Denis Robert était violenté par Philippe Val et la direction du Monde qui faisait tout son possible pour le discréditer, je travaillais avec deux grands magistrats spécialisés dans la criminalité financière dans le cadre d’un projet éditorial, lesquels deux magistrats ne cachaient pas leur admiration pour lui : pour le sérieux de son travail, son courage (je veux dire son vrai courage parce qu’il était seul et ménacé. Aujoud’hui on parle des journalistes courageux qui dévoilent les Panamapapers, cette vanité obscène me fait doucement marrer), et enfin ses résultats, terriblement vrais et terriblement confirmés.

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10153419257101960&set=a.49908841959.74827.702736959&type=3

    « Ça ne tiendra plus longtemps. Le ministère chargé de la gestion des affaires en cours pare au plus pressé, colmate les brèches. J’ai idée que ça viendra par la Suisse, le jour où le bon juge tombera sur le bon réseau. On ne peut pas effacer les ordres de virement, ou alors il faut mettre le feu aux banques. On ne peut empêcher certains guichetiers d’avoir vu. Ou alors il faut éliminer les banquiers. Je veux dire les éliminer physiquement. Après, il faudra faire la même chose avec les juges et les journalistes. Ils multiplient les sociétés écrans, les panaméennes aux noms mystérieux. Electronic Thermic and Climatic Company Limited. Spalding. Suchy. Henley. Porwood. Rickmar. Jumbo. Farco. Ouranos. Cléo. Charlot. Belette Agency. Reste que l’argent entre et sort. Qu’il appauvrit certains bougres et en enrichit d’autres. Je fais partie des premiers. Eux des seconds. C’est peut être ce qui me motive. Au fond. On finira par savoir. Ils doivent penser qu’ils ont le temps devant eux. Ils se trompent. Le temps joue contre eux. Ils doivent mal dormir depuis quelques mois. Moi, je dors bien. De mieux en mieux. »

    Pendant les affaires, les affaires continuent (Stock, 1996).

    #denis_robert #banques #criminalité_financière

    http://seenthis.net/messages/477356 via Reka