• La nouvelle version US sur les colonies israéliennes est conforme à « Vous tuerez »
    Par Gideon Levy. Traduction MDH pour l’UJFP de l’article paru dans Haaretz, le 21 novembre 2019.
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7532

    Donald Trump est en train de devenir l’un des plus dangereux ennemis d’Israël ; il fait tout son possible pour le corrompre, en augmenter la pourriture, et le rendre de plus en plus répugnant aux yeux du monde éclairé. Et pour aggraver cette corruption, son Secrétaire d’État vient de retourner les Dix Commandements à l’envers.

    A présent dites : « Vous commettrez des pillages » et bientôt « Vous tuerez ».

    Sans aucune posture morale ni autorité légale – derniers domaines où l’administration Trump est capable de juger- Mike Pompeo vient d’annoncer que les colonies de peuplement en Cisjordanie ne constituent pas une violation du droit international.

    Difficile d’imaginer une plaisanterie plus amère. Aux États Unis une déclaration est actuellement en cours pour statuer que le viol n’est pas contraire à la loi. Cela veut dire que le viol deviendra légal, ou moral ? Certainement pas. Il en va de même pour les colonies.

    Pas un seul juriste international d’envergure ne peut accepter cette déclaration américaine. Pas un seul homme d’état à travers le monde ne peut l’accepter, sauf l’extrême droite en Israël et aux USA. Cette intimité idéologique entre l’administration Trump et Israël n’est qu’une nouvelle infamie. Trump et Pompeo, tout comme la plupart des Israéliens, n’ont pas la moindre idée au sujet des colonies, de la manière dont elles se sont implantées, de leur expansion sauvage, et de leurs objectifs, ils n’ont en tête que la propagande diffusée par les lobbies juifs, israéliens et chrétiens évangéliques. (...)

    https://seenthis.net/messages/813339 via Loutre


  • Va en paix, Yann Moix, le sionisme pardonne l’antisémitisme ordurier !
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7365

    Le moindre dérapage ou la moindre ambiguïté face à l’antisémitisme, le moindre soupçon de complaisance avec l’islamisme radical, la moindre critique des crimes israéliens vous fait écarter rapidement des ondes et des plateaux de télévision. C’est arrivé à des humoristes ou à des journalistes des quartiers populaires ou encore à l’inspecteur du travail Gérard Filoche, le plus souvent injustement. Source : UJFP

    https://seenthis.net/messages/800129 via Rezo


  • Gaza au-delà de toute limite - [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7165

    Ainsi donc la même rengaine est repartie, en boucle dans nos médias et dans les réactions des gouvernements occidentaux, 437 attaques de roquettes sur Israël qui répond en bombardant le territoire. Engrenage de la violence, spirale de la violence, on compte les morts de chaque côté, dans une symétrie parfaite 5 en Israël, 20 à Gaza, et toujours pas de contexte, ni aucune mise en perspective.



  • Nous sommes juifs et nous sommes antisionistes - [UJFP]
    Nous sommes Juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité.

    Nous sommes antisionistes parce que nous refusons la séparation des Juifs du reste de l’humanité.

    Nous sommes antisionistes parce la Nakba, le nettoyage ethnique prémédité de la majorité des Palestiniens en 1948-49 est un crime qu’il faut réparer.

    Nous sommes antisionistes parce que nous sommes anticolonialistes.

    Nous sommes antisionistes par ce que nous sommes antiracistes et parce que nous refusons l’apartheid qui vient d’être officialisé en Israël.

    Nous sommes antisionistes parce que nous défendons partout le « vivre ensemble dans l’égalité des droits ».

    Au moment où ceux qui défendent inconditionnellement la politique israélienne malgré l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les enfants arrêtés, les emprisonnements massifs, la torture officialisée dans la loi … préparent une loi liberticide assimilant l’antisémitisme qui est notre histoire intime à l’antisionisme,

    Nous ne nous tairons pas.

    La Coordination nationale de l’UJFP, le 18 février 2019
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6938


  • AHMED SAADAT : « RECONSTRUIRE LA RÉSISTANCE PAR LE MOUVEMENT POPULAIRE » - [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6810

    Mercredi, 28 Novembre, 2018. Par Stefano Mauro.
    Entretien avec le secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat, emprisonné en Israël, en collaboration avec le quotidien italien Il Manifesto et le réseau des prisonniers de cette organisation palestinienne.

    Incarcéré à Jéricho par l’Autorité palestinienne suite à l’assassinat d’un ministre israélien en représailles à celui d’Abou Ali Mustafa, alors secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat a été enlevé par les Israéliens en 2006 et condamné à trente ans de prison. Une campagne internationale demande sa libération. (...)

    https://seenthis.net/messages/739772 via Loutre


  • Déclaration de la Coalition sur la Flottille de la Liberté - [UJFP]
    mardi 31 juillet 2018 par Freedom Flotilla
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6552
    http://www.ujfp.org/local/cache-vignettes/L466xH263/djw4v_luyaifpjn-8a621.jpg?1533022698 Photo de basse résolution transmise depuis le Al-Awda pendant les dernières heures de navigation

    Bien que les forces d’occupation israéliennes affirment que la capture de notre navire s’est déroulée « sans incident exceptionnel », Zohar Chamberlain Regev, témoin oculaire, rapporte qu’au moment de l’embarquement : « Les gens à bord ont reçu des décharges électriques par taser et ont été frappés par des soldats masqués. Nous n’avons pas eu nos passeports ou nos effets personnels avant de descendre du bateau. Ne croyez pas les rapports sur une interception pacifique. »

    Nous avons besoin d’urgence de connaître les détails sur qui a été blessé, le degré de gravité des blessures et quel traitement reçoivent les blessés, le cas échéant. Une attaque militaire contre un navire civil est un acte violent et une violation du droit international. Emmener 22 personnes des eaux internationales vers un pays qui n’est pas leur destination constitue un acte d’enlèvement, ce qui est également illégal en vertu de la Convention internationale sur le droit de la mer.

    Depuis le moment où nous avons perdu le contact vers 13h15 heure locale dimanche, nous savons que l’IOF a bloqué tous les signaux de communication, y compris les téléphones satellites. Nous sommes très préoccupés par cette violation du droit des journalistes de se présenter librement et nous restons gravement préoccupés par leur capacité à conserver leur équipement professionnel et leurs supports de stockage.

    Comme l’a récemment observé le journaliste australien Chris Graham : « Des choses graves se produisent lorsque de bonnes personnes gardent le silence, comme le prouve l’histoire. Mais des choses horribles se produisent lorsque les médias sont empêchés de scruter les actions d’un État. »

    Deux de nos participants, citoyens israéliens, ont été accusés d’avoir tenté d’entrer à Gaza et d’avoir comploté pour commettre un crime, et ils ont été libérés sous caution ce matin. L’un d’eux, le chef de bateau Zohar Chamberlain Regev, rapporte avoir vu du sang sur le pont de l’’Al Awda’ alors que les derniers participants étaient traînés hors du navire.

    #FlottilleGaza

    https://seenthis.net/messages/711905 via Loutre


  • La fabrique du coupable musulman.
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6473
    http://www.ujfp.org/IMG/arton6473.png?1529410872

    Depuis une quinzaine d’années [1], les populations musulmanes sont au cœur de débats publiques virulents en France, comme dans de nombreux pays européens. Ils portent aussi bien sur l’organisation et la représentation de l’Islam, sur les formes d’expression religieuse dans l’espace public et dans les institutions, que sur les modalités de participation dans l’école (élèves et parents) ou les entreprises, et plus généralement tout ce qui rend visible l’existence de musulman.e.s . Les unes de la presse magazine s’enchaînent sans discontinuer, faisant mine de s’inquiéter comme l’Express du 26 septembre 2012 avec « La peur de l’islam » ou dénonçant cet « Islam sans gêne » (Le Point du 30 Octobre 2012), voire la « Conquête islamique » (Valeurs Actuelles du 4 octobre 2017). Les cassandres médiatiques diagnostiquent l’irrémédiable incompatibilité de l’islam et de la République et l’inassimilabilité des musulman.e.s, tandis que des responsables politiques de premier plan, dont un ancien premier ministre, convertissent la laïcité en machine d’exclusion massive. Le choc des attentats de 2015 a renforcé ce contexte de chasse aux sorcières et pendant que la spirale à stigmatisation s’emballe, les antiracistes se déchirent sur le vocabulaire approprié pour qualifier la situation : islamophobie ou racisme anti-musulman ?

    Dans ce contexte de surenchère où les faits divers déformés tiennent lieu de vérité sociologique, on attend des sciences sociales qu’elles informent le débat public avec des recherches documentées en prise avec les dynamiques sociales et politiques, nourries de travaux empiriques. Contrairement aux commentaires fréquents des pouvoirs publics, les recherches sur l’Islam et les musulmans en France se sont beaucoup développées, et le cumul des connaissances atteint désormais une masse critique très significative. C’est en revanche du côté des recherches quantitatives que le déficit perdure. Or les données statistiques tendent à fournir des arguments d’autorité dans les débats publics, et leur absence ne permet pas de contrer la contestation de nombre de travaux monographiques de qualité quand ils ne vont pas dans le sens des attentes politiques.

    Commentant en 2010 les données disponibles sur les personnes musulmanes, Claude Dargent relevait qu’elles étaient très largement lacunaires : non seulement la religion est rarement renseignée dans les grandes enquêtes de la statistique publique, mais même quand c’est le cas, les musulmans qui ne représentent que 7% de la population française ne constituent que de très petits effectifs dans les enquêtes et sondages en population générale. Le nombre de personnes musulmanes lui-même fait l’objet d’estimations les plus diverses et fantaisistes, avec des fourchettes de 5 à 10 millions de personnes pour l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant, 8 millions pour le polémiste très droitier Jean-Paul Gourevitch qui voit des musulmans cachés partout, voire près de 30 millions pour les contempteurs du grand remplacement qui ont intérêt à faire du nombre pour crédibiliser leur rhétorique.

    Ces surenchères se nourrissent de l’idée qu’il n’est pas possible de connaître vraiment le nombre de musulmans, précisément parce que les données manquent, ou lorsqu’elles existent, qu’il y a un intérêt à minimiser leur présence. Les Français sont d’ailleurs ceux qui surestiment le plus la proportion de musulmans dans leur pays (à 31% au lieu de 7,5%) si l’on en croit le sondage « The perils of misperceptions » réalisé par Ipsos-Mori en 2016.

    https://seenthis.net/messages/703327 via unagi



  • CRIF, une escroquerie de trop ! Mélenchons-nous. NRobin

    UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6289
    Mireille Knoll, tristesse, colère et inquiétude
    Communiqué de l’UJFP

    C’est avec une très grande tristesse et inquiétude que l’Union Juive Française pour la Paix a pris connaissance du meurtre de Mireille Knoll. Nous condamnons ce crime odieux dont le caractère antisémite est le motif retenu par le Parquet. Âgée de 85 ans, elle avait survécu à l’horreur nazie et aux déportations, menées avec la complicité de l’État français, qui avaient touché nombre de membres de sa famille et coreligionnaires.

    Dans ce climat tendu et alors que le fils de la défunte invite celles et ceux qui le souhaitent à participer à la marche blanche prévue à 18h30 Place de la Nation, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) n’en finit pas de semer la division et s’octroie même le droit de désigner les personnes qui ont leur place à ce moment de recueillement.

    Pourtant, en prétendant faire de la lutte contre l’antisémitisme la mère de toutes les batailles, et en amalgamant sciemment l’opposition à la politique israélienne et la haine des Juifs, son agenda se résume en réalité à relayer la propagande de cet État et à discréditer le mouvement de solidarité avec la Palestine en faisant de lui le ventre fécond de la bête immonde. Son inénarrable président, Francis Kalifat, ne recule devant rien – et sûrement pas devant la diffamation. Il l’a en effet prouvé une fois encore hier soir en revoyant dos à dos le Front National et la France Insoumise : les « deux extrêmes » (sic) ne seraient pas les bienvenus à la Marche blanche organisée à la mémoire de Mireille Knoll. La critique d’Israël à gauche, cette « forme réinventée de l’antisémitisme » pour reprendre la dangereuse formule du Président Macron, et l’antisémitisme, bien réel celui-ci, de l’extrême-droite, ce serait la même chose ! Si la ficelle est un peu grosse, elle n’est certainement pas nouvelle : c’est le carburant de la machine de propagande des soutiens hexagonaux hystériques à Israël.

    L’UJFP milite et continuera de militer inlassablement contre l’antisémitisme, toujours en récusant ces tentatives minables et obscènes d’instrumentalisation, et avec la conviction que la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être isolée du reste de la lutte contre le racisme : il est essentiel qu’elle soit portée par tou-te-s – victimes du racisme ou allié-e-s, Juifs/Juives ou non –, pour qu’enfin nous l’arrachions des mains de ceux qui l’exploitent et la dégradent au profit de la seule satisfaction d’autres agendas.

    L’UJFP répond donc à l’invitation de Daniel Knoll et appelle ses militant-e-s et adhérent-e-s à lui apporter leur soutien, dans la dignité que requièrent les marches blanches organisées à la mémoire de sa mère, Mireille Knoll.

    Nous espérons que le CRIF, entre autres, saura garder à ces démonstrations de solidarité le recueillement nécessaire. Nous nous y engageons pour notre part.

    Le Bureau national de l’UJFP le 28 mars 2018



  • Les villages #mizrahi détruits par l’establishment israélien - [UJFP]

    http://www.ujfp.org/spip.php?article6100

    Il est bien connu que depuis les premiers temps de l’immigration sioniste en Palestine, la bourgeoisie israélienne et ses diverses branches ont détruit des centaines de villages et de villes palestiniens et syriens, qui ont été jugés ennemis de l’État. Sur la nouvelle carte de la « destruction coloniale » publiée par De-Colonizer, un centre de recherche alternatif sur Palestine/Israël, figurent les villages mizrahi – dont la moitié environ étaient yéménites – détruits par les autorités sionistes avant la fondation d’Israël et par l’État d’Israël après 1948.

    Le terme « destru(A)ction » renvoie à des communautés chassées contre leur volonté – souvent par la violence physique, et toujours avec l’aide de la violence légale et économique. D’autres villes et quartiers, tels les quartiers Mahlul et Nordia de Tel Aviv ou la cité de transit Neve Amal d’Herzliya ont aussi été détruits, quoique leurs habitants aient finalement reçu des indemnités.

    D’un autre côté, il y a eu des villages israéliens démolis contre la volonté des habitants – dans la péninsule du Sinaï par exemple – même si ces démolitions allaient à l’encontre de l’expansion coloniale d’Israël, étant donné qu’elles se produisaient dans le contexte d’un traité de paix avec l’Égypte et, de ce fait ne figurent pas sur la carte. La destruction de ces villages peut être considérée comme une forme de décolonisation.

    La destruction de ces villages juifs ne devrait pas nous étonner, en particulier si l’on considère la façon dont la bourgeoisie sioniste a toujours considéré et traité ceux de l’Est, qu’ils fussent juifs, musulmans ou chrétiens – tous Arabes.

    #israël #palestine #destruction #démolition #occupation #colonisation #expulsion

    https://seenthis.net/messages/656882 via Reka



  • Le CRIF ne représente pas les Juifs de France. Il nous mène à la catastrophe.
    http://www.ujfp.org/spip.php?article6053

    L’UJFP s’adresse solennellement aux Juifs de France. Donald Trump vient de violer un peu plus le droit international en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël et en mettant fin pour longtemps à toute perspective de paix fondée sur l’égalité des droits et la justice au Proche-Orient. Il confirme son alignement complet sur les Chrétiens sionistes américains (qui sont des antisémites) et sur un gouvernement israélien d’extrême droite qui a totalement libéré la parole raciste ou la déshumanisation de « l’Autre ». Source : UJFP

    https://seenthis.net/messages/650670 via Rezo


  • http://www.ujfp.org/spip.php?article5936

    Un article de Pierre Stambul, initialement paru dans la revue Émancipation.

    La division de la Palestine qui n’a pas d’État, mais a deux gouvernements rivaux, c’est la grande victoire d’un l’occupant qui a programmé la fragmentation de la Palestine.
    Des gouvernements d’Union Nationale, il y en a déjà eu. En 2006, il y avait eu un gouvernement d’union dirigé par Ismail Haniyeh du Hamas puisque ce parti avait gagné les élections. L’Europe et la « communauté internationale » avaient alors puni collectivement la Palestine d’avoir « mal » voté et avaient coupé les vivres, provoquant le chaos. Cette même « communauté internationale » avait incité le Fatah à tenter un coup d’État à Gaza et par contrecoup, le Hamas avait pris le pouvoir.

    En avril 2014, nouvelle tentative de gouvernement d’union. Cette union est certainement une des raisons de l’attaque israélienne deux mois plus tard. L’opération « Bordure Protectrice » dévastera Gaza (2400 mortEs) et le gouvernement d’union n’y survivra pas. De toute façon, soyons sans illusion : un gouvernement d’union, ce sont souvent des ministres proches du FMI. En deux mois d’existence, ce gouvernement éphémère de 2014 aura eu le temps de supprimer la formation des maîtres.

    Est-ce que ça peut marcher cette fois-ci ?

    Tous les interlocuteurs palestiniens interrogés disent (et espèrent) que, cette fois, c’est du sérieux. La principale raison, c’est que les deux grands partis, Fatah et Hamas, ont chacun des projets politiques qui sont en échec.

    Le Hamas a pu avoir par moments des soutiens politiques étrangers importants : il les a tous perdus ces derniers temps, et son allié qatari est dans une situation difficile. Son impopularité à Gaza va croissant, à la fois parce que sa répression sur le plan « moral » est refusée par une fraction significative de la population et parce que son exercice du pouvoir engendre clientélisme et corruption sur fond de pénurie généralisée.

    L’Autorité Palestinienne et surtout son dirigeant, Mahmoud Abbas, sont de plus en plus discrédités comme des auxiliaires de l’occupant. La décision d’Abbas de provoquer le chaos à Gaza en cessant de payer le pétrole israélien, en baissant les salaires et en mettant des milliers de fonctionnaires à la retraite anticipée, a accru son impopularité.
    S’y est ajoutée l’intervention de Mahmoud Dahlan. Ce dirigeant mafieux issu du Fatah est devenu le grand rival de Mahmoud Abbas. Alors que c’est lui qui a provoqué la défaite du Fatah à Gaza en 2007, il a signé un accord avec le Hamas. Mahmoud Abbas n’avait plus le choix.

    Parmi les points de désaccord qui entretenaient la division, il y en a qui semblent faciles à résoudre : le contrôle des frontières, tous les partis y participeront. Les branches militaires, tous les partis en ont, même le Fatah.

    L’Égypte a parrainé l’accord, ça devrait théoriquement permettre une réouverture de la frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte, aussi bien pour les humains que pour les marchandises. Là aussi, c’est l’incertitude : la frontière donne sur le Sinaï et Daesh y a tué plusieurs soldats égyptiens quelques jours après l’accord.

    Sans doute le problème qui semble le plus insurmontable, c’est celui de la fonction publique. Il y en a 3 à Gaza : il y a les fonctionnaires qui travaillent (enseignantEs et personnels médicaux) et qui sont payés par Ramallah. Il y a ceux qui sont payés par Ramallah depuis 2007 à la condition express qu’ils ne travaillent pas (pour le Hamas). Et il y a des dizaines de milliers de fonctionnaires recrutés sur base clientéliste et payés par le Hamas. Jusqu’à présent, l’Autorité Palestinienne a toujours refusé de prendre en charge leur salaire. On ne sait pas si l’accord prévoit quelque chose pour eux.

    Pour les Palestiniennes, la division est une honte, nous avons souvent entendu dans les rues : « les partis ne pensent qu’à leurs intérêts particuliers et il manque à la Palestine un Mandela ». Si la pression populaire fait vivre cette réunification, il restera une inconnue : que va faire le gouvernement israélien ? Attaquer comme en 2014 ?

    Pierre Stambul

    Articles de cet auteur

    Il y a 100 ans, la déclaration Balfour
    Derrière les fronts : résistances et résilience en Palestine
    À Limoges, le 1er avril 2017 : "Gaza : la vie en cage", vidéo-conférence et débat
    Boycotter et sanctionner Israël, il n’y a pas d’alternative.
    L’intolérable révisionnisme sur le colonialisme


  • Enfant juif caché pendant la guerre : « Avec les migrants, l’Histoire se répète »
    http://www.ujfp.org/spip.php?article5816

    Georges Gumpel est un ancien enfant caché pendant la Seconde guerre mondiale. La semaine dernière, avec cinq collègues de l’Union juive française pour la paix, il a conduit depuis la Roya vers Nice une quinzaine de migrants qui souhaitaient déposer leurs demandes d’asile en France. Une manière symbolique de dénoncer la politique menée contre les migrants. Source : UJFP

    https://seenthis.net/messages/624505 via Rezo


  • Bravo à l’UJFP. NRobin

    http://www.ujfp.org/spip.php?article5805

    Il y a 75 ans comme aujourd’hui, la solidarité est toujours un délit !
    dimanche 20 août 2017
    Souvenons-nous. En pleine seconde guerre mondiale, les nazis, le régime de Vichy, sa police et ses milices traquaient les Juifs, l’arrestation précédant le plus souvent l’extermination. Les enfants n’étaient pas épargnés. Au péril de leurs vies, des milliers de gens simples se sont opposés à la loi pour les aider, les cacher ou tout simplement n’ont rien dit.

    Leur crime est aujourd’hui reconnu et célébré. À quoi bon ? Le temps des traques, des camps et des rafles est toujours là.

    Des migrants arrivent en Europe fuyant la famine, les guerres, les dictatures, le racisme, la misère… Ils se tournent vers l’Occident qui, avec les guerres menées en Afghanistan, en Irak ou en Libye, avec la mondialisation libérale et le dérèglement climatique, en est largement responsable.

    Et au lieu de les accueillir, que fait la France ?
    Elle a fermé ses frontières. Elle a décidé de violer ses propres lois : le droit d’asile et la protection des mineurs.

    Depuis toujours, l’UJFP a affirmé son soutien aux Sans Papiers et aux migrants. Elle a signé l’appel des Délinquants solidaires et est engagée aux côtés de toutes celles et ceux qui, de Calais à la vallée de la Roya, à Vintimille ou à Nice, se battent quotidiennement contre l’insupportable : depuis le rétablissement de la frontière il y a deux ans, on en est à 18 morts connus (sans compter les disparus). Elle a été présente lors des procès honteux intentés contre Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni. Elle salue ces solidaires et leurs avocats.

    Au mois d’avril 2017, le « Manifeste des enfants cachés » (signé par 70 personnes) établissait le lien entre Délinquants d’hier et aujourd’hui : « sans la solidarité des délinquants, nous ne serions pas là ».

    Le 16 août, une quinzaine de migrants et une trentaine de solidaires se sont retrouvés devant la gendarmerie de Breil-sur-Roya. Le but ? Les Alpes-Maritimes sont devenues une zone de non-droit. Les autorités violent délibérément la loi en empêchant les demandeurs d’asile et les mineurs de se déclarer. Il s’agissait de demander aux gendarmes de le faire.

    Parmi les solidaires présents, 6 membres de l’UJFP (les âges allant de 60 à 85 ans) étaient là avec 4 calicots affichant publiquement les identités et rappelant le passé : enfants cachés, parent de disparu ou de résistant déporté.

    Devant le refus (sur ordre) de la gendarmerie, un convoi de voitures est parti pour Nice. Il a dû franchir un véritable check-point à Sospel.
    Les demandeurs d’asile majeurs ont pu (difficilement) être enregistrés à Nice. Les mineurs sont partis à Marseille avec les membres de l’UJFP. Là, ils ont pu être enregistrés, mais rien n’est réglé. Il y a entre 60 et 160 enfants migrants dans les rues de Marseille et le département n’a que 21 places d’hébergement ! Pour ces enfants très jeunes qui ont connu parfois deux ans d’errance, d’emprisonnement, de sévices et qui sont passés très près de la mort, la France offre de vivre à la rue sans grand espoir.

    Répétons-le. Hier comme aujourd’hui, il y a toujours le choix entre la complicité avec l’innommable ou la solidarité. L’UJFP est et restera aux côtés des migrants.

    Bureau national de l’UJFP le 19-08-2017



  • Le sionisme contre les juifs...

    " On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable..."

    Israël contre les Juifs :
    http://www.ujfp.org/spip.php?article3885

    Marek Edelman, L’insurgé perpétuel
    http://www.courrierinternational.com/article/2006/04/13/l-insurge-perpetuel

    Le judaïsme marocain et le sionisme (Abraham Serfati) : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2011/07/de-la-symbiose-judeo-arabe-et-de-ses.html

    Des juifs irakiens rejettent la « manipulation cynique » de leur histoire par Israël : http://www.ujfp.org/spip.php?article3931

    Au nom des juifs d’Égypte :
    http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/au-nom-des-juifs-d-egypte,0446

    Le sionisme du point de vue de ses victimes juives : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2012/07/le-sionisme-du-point-de-vue-de-ses.html

    Les Pantheres noires israeliennes : http://bougnoulosophe.blogspot.be/2010/10/les-pantheres-noires-israeliennes.html

    L’« Etat juif » contre les juifs : http://blog.mondediplo.net/2011-05-18-L-Etat-juif-contre-les-juifs

    https://seenthis.net/messages/345335 via Le Bougnoulosophe